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  • : In hoc signo vinces. Parousie by ROBLES Patrick
  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 15:45

20. De l'amour de la solitude et du silence



1.Cherchez un temps propre à vous occuper de vous-même et pensez souvent aux

bienfaits de Dieu.

Laissez là ce qui ne sert qu'à nourrir la curiosité. Lisez plutôt ce qui touche le coeur

que ce qui amuse l'esprit.

Retranchez les discours superflus, les courses inutiles; fermez l'oreille aux vains bruits

du monde, et vous trouverez assez de loisir pour les saintes méditations.

Les plus grands saints évitaient autant qu'il leur était possible le commerce des hommes

et préféraient vivre en secret avec Dieu.

2.Un ancien a dit: Toutes les fois que j'ai été dans la compagnie des hommes, j'en suis

revenu moins homme que je n'étais.

C'est ce que nous éprouvons souvent lorsque nous nous livrons à de longs entretiens.

Il est plus aisé de se taire que de ne point excéder dans ses paroles.

Il est plus aisé de se tenir chez soi que de se garder de soi-même suffisamment

au-dehors.

Celui donc qui aspire à la vie intérieure et spirituelle doit de retirer de la foule avec

Jésus.

Nul ne se montre sans péril s'il n'aime à demeurer caché.

Nul ne parle avec mesure s'il ne se tait volontiers.

Nul n'est en sûreté dans les premières places s'il n'aime les dernières.

Nul ne commande sans danger s'il n'a pas appris à bien obéir.

3.Nul ne se réjouit avec sécurité s'il ne possède en lui-même le témoignage d'une bonne

conscience.

Cependant la confiance des saints a toujours été pleine de la crainte de Dieu: quel que

fût l'éclat de leurs vertus, quelque abondantes que fussent leurs grâces, ils n'en étaient

ni moins humbles ni moins vigilants.

L'assurance des méchants naît, au contraire, de l'orgueil et de la présomption, et finit

par l'aveuglement.

Ne vous promettez point de sûreté en cette vie, quoique vous paraissiez être un saint

religieux ou un pieux solitaire.

4.Souvent les meilleurs dans l'estime des hommes ont couru les plus grands dangers à

cause de leur trop de confiance.

Il est donc utile à plusieurs de n'être pas entièrement délivré des tentations et de souffrir

des attaques fréquentes, de peur que, tranquilles sur eux-mêmes, ils ne s'élèvent avec

orgueil ou qu'ils ne se livrent trop aux consolations du dehors.

Oh ! si l'on ne recherchait jamais les joies qui passent, si jamais l'on ne s'occupait du

monde, qu'on posséderait une conscience pure !

Oh ! qui retrancherait toute sollicitude vaine, ne pensant qu'au salut et à Dieu, et

plaçant en lui toute son espérance, de quelle paix et de quel repos il jouirait !

5.Nul n'est digne des consolations célestes s'il ne s'est exercé longtemps dans la sainte

componction.

Si vous désirez la vraie componction du coeur, entrez dans votre cellule et bannissez-en

le bruit du monde; selon qu'il est écrit: Même sur votre couche, que votre coeur soit

plein de componction.

Vous trouverez dans votre cellule ce que souvent vous perdrez au-dehors.

La cellule qu'on quitte peu devient douce; fréquemment délaissée, elle engendre

l'ennui. Si dès le premier moment où vous sortez du siècle, vous êtes fidèle à la garder,

elle vous deviendra comme une amie chère et sera votre consolation la plus douce.

6.Dans le silence et le repos, l'âme pieuse fait de grands progrès et pénètre ce qu'il y a de

caché dans l'Ecriture.

Là elle trouve la source des larmes dont elle se lave et se purifie toutes les nuits, et elle

s'unit d'autant plus familièrement à son Créateur qu'elle vit plus éloignée du tumulte

du monde.

Celui donc qui se sépare de ses connaissances et de ses amis, Dieu s'approchera de lui

avec les saints anges.

Il vaut mieux être caché et prendre soin de son âme, que de faire des miracles et de

s'oublier soi-même

Il est louable dans un religieux de sortir rarement et de n'aimer ni à voir les hommes ni

à être vu d'eux.

7.Pourquoi voulez-vous voir ce qui ne vous est point permis d'avoir ? Le monde passe,

et sa concupiscence.

Les désirs des sens entraînent çà et là; mais l'heure passée, que rapportez-vous, qu'une

conscience pesante et un coeur dissipé ?

Parce qu'on est sorti dans la joie, souvent on revient dans la tristesse; et la veille

joyeuse du soir attriste le matin.

Ainsi toute joie des sens s'insinue avec douceur; mais à la fin elle blesse et tue.

Que pouvez-vous voir ailleurs que vous ne voyiez où vous êtes ? Voilà le ciel, la terre,

les éléments; or c'est d'eux que tout est fait.

8.Où que vous alliez, que verrez-vous qui soit stable sous le soleil ?

Vous croyez peut-être vous rassasier; mais vous n'y parviendrez jamais.

Quand vous verriez toutes les choses à la fois, que serait-ce qu'une vision vaine ?

Levez les yeux en haut vers Dieu et priez pour vos péchés et vos négligences.

Laissez aux hommes vains les choses vaines; pour vous, ne vous occupez que de ce que

Dieu vous commande.

Fermez sur vous votre porte et appelez à vous Jésus, votre bien-aimé.

Demeurez avec lui dans votre cellule: car vous ne trouverez nulle part autant de paix.

Si vous n'étiez pas sorti et que vous n'eussiez pas entendu quelque bruit du monde,

vous seriez demeuré dans cette douce paix: mais parce que vous aimez à entendre des

choses nouvelles, il vous faut supporter ensuite le trouble du coeur.





21. De la componction du coeur



1.Si vous voulez faire quelque progrès, conservez-vous dans la crainte de Dieu et ne

soyez point trop libre; mais soumettez vos sens à une sévère discipline et ne vous livrez

pas aux joies insensées.

Disposez votre coeur à la componction et vous trouverez la vraie piété.

La componction produit beaucoup de bien, qu'on perd bientôt en s'abandonnant aux

vains mouvements de son coeur.

Chose étrange, qu'un homme en cette vie puisse se reposer pleinement dans la joie,

lorsqu'il considère son exil, et à combien de périls est exposée son âme !

2.A cause de la légèreté de notre coeur et de l'oubli de nos défauts, nous ne sentons pas

les maux de notre âme, et souvent nous rions vainement quand nous devrions bien

plutôt pleurer.

Il n'y a de vraie liberté et de joie solide que dans la crainte de Dieu et la bonne

conscience.

Heureux qui peut éloigner tout ce qui le distrait et l'arrête, pour se recueillir tout entier

dans une sainte componction.

Heureux qui rejette tout ce qui peut souiller sa conscience ou l'appesantir.

Combattez généreusement: on triomphe d'une habitude par une autre habitude.

Si vous savez laisser là les hommes, ils vous laisseront bientôt faire ce que vous

voudrez.

3.N'attirez pas à vous les affaires d'autrui et ne vous embarrassez point dans celles des

grands.

Que votre oeil soit ouvert sur vous d'abord; et avant de reprendre vos amis, ayez soin

de vous reprendre vous-même.

Si vous n'avez point la faveur des hommes, ne vous en attristez point; mais que votre

peine soit de ne pas vivre aussi bien et avec autant de vigilance que le devrait un

serviteur de Dieu et un bon religieux.

Il est plus souvent utile et plus sûr de n'avoir pas beaucoup de consolations dans cette

vie, et surtout de consolations sensibles.

Cependant, si nous sommes privés de consolations divines, ou si nous ne les éprouvons

que rarement, la faute en est à nous, parce que nous ne cherchons point la componction

du coeur et que nous ne rejetons pas entièrement les vaines consolations du dehors.

4.Reconnaissez que vous êtes indignes des consolations célestes et que vous méritez

plutôt de grandes tribulations.

Quand l'homme est pénétré d'une parfaite componction, le monde entier lui est alors

amer et insupportable.

Le juste trouve toujours assez de sujets de s'affliger et de pleurer.

Car en considérant soit lui-même, soit les autres, il sait que nul ici-bas n'est sans

tribulations; et plus il se regarde attentivement, plus profonde est sa douleur.

Le sujet d'une juste affliction et d'une grande tristesse intérieure, ce sont nos péchés et

nos vices, dans lesquels nous sommes tellement ensevelis, que rarement pouvons-nous

contempler les choses du ciel.

5.Si vous pensez plus souvent à votre mort qu'à la longueur de la vie, nul doute que vous

n'auriez plus d'ardeur pour vous corriger.

Et si vous réfléchissiez sérieusement aux peines de l'enfer et au purgatoire, je crois que

vous supporteriez volontiers le travail et la douleur, et que vous ne redouteriez aucune

austérité.

Mais parce que ces vérités ne pénètrent point jusqu'au coeur, et que nous aimons

encore ce qui nous flatte, nous demeurons froids et négligents.

6.Souvent c'est langueur de l'âme, et notre chair misérable se plaint si aisément.

Priez donc humblement le Seigneur qu'il vous donne l'esprit de componction, et dites

avec le prophète: Nourrissez-moi, Seigneur, du pain des larmes; abreuvez-moi du

calice des pleurs.



22. De la considération de la misère humaine



1.En quelque lieu que vous soyez, de quelque côté que vous vous tourniez, vous serez

misérable si vous ne revenez vers Dieu.

Pourquoi vous troublez-vous de ce que rien n'arrive comme vous le désirez et comme

vous le voulez ? A qui est-ce que tout succède selon sa volonté ? Ni à vous, ni à moi,

ni à aucun homme sur la terre.

Nul en ce monde, fût-il roi ou pape, n'est exempt d'angoisses et de tribulations.

Qui donc a le meilleur sort ? Celui, certes, qui sait souffrir quelque chose pour Dieu.

2.Dans leur faiblesse et leur peu de lumière, plusieurs disent: Que cet homme a une

heureuse vie ! qu'il est riche, grand, puissant, élevé !

Mais considérez les biens du ciel, et vous verrez que tous ces biens du temps ne sont

rien; que toujours très incertains, ils sont plutôt un poids qui fatigue, parce qu'on ne les

possède jamais sans défiance et sans crainte.

Avoir en abondance les biens du temps, ce n'est pas là le bonheur de l'homme: la

médiocrité lui suffit.

C'est vraiment une grande misère de vivre sur la terre.

Plus un homme veut avancer dans les voies spirituelles, plus la vie présente lui devient

amère, parce qu'il sent mieux et voit plus clairement l'infirmité de la nature humaine et

sa corruption.

Manger, boire, veiller, dormir, se reposer, travailler, être assujetti à toutes les nécessités

de la nature, c'est vraiment une grande misère et une grande affliction pour l'homme

pieux qui voudrait être dégagé de ses liens terrestres, et délivré de tout péché.

3.Car l'homme intérieur est en ce monde étrangement appesanti par les nécessités du

corps.

Et c'est pourquoi le prophète demandait avec d'ardentes prières d'en être affranchi,

disant: Seigneur, délivrez-moi de mes nécessités.

Malheur donc à ceux qui ne connaissent point leur misère ! et malheur encore plus à

ceux qui aiment cette misère et cette vie périssable !

Car il y en a qui l'embrassent si avidement, leur misère, qu'ayant à peine le nécessaire en

travaillant ou en mendiant, ils n'éprouveraient aucun souci du royaume de Dieu s'ils

pouvaient toujours vivre ici-bas.

4.O coeurs insensés et infidèles, si profondément enfoncés dans les choses de la terre

qu'ils ne goûtent rien que ce qui est charnel !

Les malheureux ! ils sentiront douloureusement à la fin combien était vil, combien

n'était rien ce qu'ils ont aimé.

Mais les saints de Dieu, tous les fidèles amis de Jésus-Christ ont méprisé ce qui flatte

la chair et ce qui brille dans le temps; toute leur espérance, tous leurs désirs aspiraient

aux biens éternels.

Tout leur coeur s'élevait vers les biens invisibles et impérissables, de peur que l'amour

des choses visibles ne les abaissât vers la terre.

5.Ne perdez pas, mon frère, l'espérance d'avancer dans la vie spirituelle: vous en avez

encore le temps, c'est l'heure.

Pourquoi remettez-vous toujours au lendemain l'accomplissement de vos résolutions ?

Levez-vous et commencez à l'instant, et dites: Voici le temps d'agir, voici le temps de

combattre, voici le temps de me corriger.

Quand la vie vous est pesante et amère, c'est alors le temps de mériter.

Il faut passer par le feu et par l'eau, avant d'entrer dans le lieu de rafraîchissement.

Si vous ne vous faites violence, vous ne vaincrez pas le vice.

Tant que nous portons ce corps fragile, nous ne pouvons être sans péché, ni sans ennui

et sans douleur.

Il nous serait doux de jouir d'un repos exempt de toute misère; mais en perdant

l'innocence par le péché, nous avons aussi perdu la vraie félicité.

Il faut donc persévérer dans la patience, et attendre la miséricorde de Dieu jusqu'à ce

que l'iniquité passe et que ce qui est mortel en vous soit absorbé par la vie.

6.Oh ! qu'elle est grande la fragilité qui toujours incline l'homme au mal.

Vous confessez aujourd'hui vos péchés et vous y retombez le lendemain.

Vous vous proposez d'être sur vos gardes et une heure après vous agissez comme si

vous ne vous étiez rien proposé.

Nous avons donc grand sujet de nous humilier et de ne nous jamais élever en

nous-mêmes, étant si fragiles et inconsistants.

Nous pouvons perdre en un moment par notre négligence ce qu'à peine avons-nous

acquis par la grâce avec un long travail.

7.Que sera-ce de nous à la fin du jour si nous sommes si lâches dès le matin ?

Malheur à nous si nous voulons goûter le repos, comme si déjà nous étions en paix et

en assurance, tandis qu'on ne découvre pas dans notre vie une seule trace de vraie

sainteté !

Nous aurions bien besoin d'être instruits encore, et formés à de nouvelles moeurs

comme des novices dociles, pour essayer du moins s'il y aurait en nous quelque

espérance de changement et d'un plus grand progrès dans la vertu.

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