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  • : In hoc signo vinces. Parousie by ROBLES Patrick
  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 15:51
Notre-Dame du Scoglio

2.Quand tu posséderais tous les biens créés, ils ne pourraient te rendre heureuse ni

contente; en Dieu, qui a tout créé, en lui seul est ta félicité et tout ton bonheur.

Bonheur non pas tel que se le figurent et que l'aiment les amis insensés du monde, mais

tel que l'attendent les vrais serviteurs de Jésus-Christ, et tel que le goûtent quelquefois

par avance les âmes pieuses et les coeurs purs, dont l'entretien est dans le ciel.

Toute consolation humaine est vide et dure peu.

La vraie, la douce consolation est celle que la vérité fait sentir intérieurement.

L'homme pieux porte avec lui partout Jésus, son consolateur, et lui dit: Seigneur, soyez

près de moi en tout temps et en tout lieu.

Que ma consolation soit d'être volontiers privé de toute consolation humaine.

Et si la vôtre me manque aussi, que votre volonté et cette juste épreuve me soient une

consolation au-dessus de toutes les autres.

Car vous ne serez pas toujours irrité, et vos menaces ne seront point éternelles.

17 . Qu'il faut remettre à Dieu le soin de ce qui nous regarde



1.Jésus-Christ: Mon fils, laissez-moi agir avec vous comme il me plaît; car je sais ce qui

vous est bon.

Vos pensées sont celles de l'homme et vos sentiments sont, en beaucoup de choses,

conformes aux penchants de son coeur.

2.Le fidèle: Il est vrai, Seigneur; vous prenez de moi beaucoup plus de soin que je n'en

puis prendre moi-même.

Il est menacé d'une prompte chute, celui qui ne s'appuie pas uniquement sur vous.

Pourvu, Seigneur, que ma volonté demeure droite et qu'elle soit affermie en vous,

faites de moi tout ce qu'il vous plaira, car tout ce que vous ferez de moi ne peut être

que bon.

Si vous voulez que je sois dans les ténèbres, soyez béni; et si vous voulez que je sois

dans la lumière, soyez encore béni.

Si vous daignez me consoler, soyez béni; et si vous voulez que j'éprouve des

tribulations, soyez également toujours béni.

3.Jésus-Christ: Mon fils, c'est ainsi que vous devez être, si vous ne voulez pas vous

séparer de moi.

Il faut que vous soyez préparé à la souffrance autant qu'à la joie, au dénuement et à la

pauvreté autant qu'aux richesses et à l'abondance.

4.Le fidèle: Seigneur, je souffrirai volontiers pour vous tout ce que vous voudrez qui

vienne sur moi.

Je veux recevoir indifféremment de votre main, le bien et le mal, les douceurs et les

amertumes, la joie et la tristesse, et vous rendre grâce de tout ce qui m'arrivera.

Préservez-moi à jamais de tout péché et je ne craindrai ni la mort, ni l'enfer.

Pourvu que vous ne me rejetiez pas, et que vous ne m'effaciez pas du livre de vie,

aucune tribulation ne peut me nuire.

18. Qu'il faut souffrir avec constance les misères de cette vie à

l'exemple de Jésus-Christ



1.Jésus-Christ: Mon fils, je suis descendu du ciel pour votre salut; je me suis chargé de

vos misères, afin de vous former par mon exemple à la patience, et de vous apprendre à

supporter les maux de cette vie sans murmurer.

Car depuis l'heure de ma naissance jusqu'à ma mort sur la croix, je n'ai jamais été sans

douleur.

J'ai vécu dans une extrême indigence des choses de ce monde; j'ai entendu souvent bien

des plaintes de moi; j'ai souffert avec douceur les affronts et les outrages; je n'ai

recueilli sur la terre, pour mes bienfaits, que de l'ingratitude; pour mes miracles, que

des blasphèmes; pour ma doctrine, que des censures.

2.Le fidèle: Puisque vous avez montré, Seigneur, tant de patience durant votre vie,

accomplissant par là, d'une manière parfaite, ce que votre Père demandait de vous, il est

bien juste que moi, pauvre pécheur, je souffre patiemment ma misère selon votre

volonté, et que je porte pour mon salut, aussi longtemps que vous le voudrez, le poids

de cette vie corruptible.

Car, bien que la vie présente soit pleine de douleurs, elle devient cependant, par votre

grâce, une source abondante de mérites, et votre exemple suivi par vos saints la rend

plus supportable et précieuse, même aux faibles.

Elle est aussi beaucoup plus remplie de consolations que dans l'ancienne loi, quand les

portes du ciel étaient encore fermées, que la voie du ciel semblait plus obscure, et que

si peu s'occupaient de chercher le royaume de Dieu.

Les justes mêmes, à qui le salut était réservé, ne pouvaient entrer dans le royaume

céleste qu'après la consommation de vos souffrances et le tribut sacré de votre mort.

3.Oh ! quelles grâces ne dois-je pas vous rendre, de ce que vous avez daigné me montrer,

et à tous les fidèles, la voie droite et sûre qui conduit à votre royaume éternel !

Car votre vie est notre voie et par une sainte patience, nous marchons vers vous, qui

êtes notre couronne.

Si vous ne nous aviez précédés et instruits, qui songerait à vous suivre ?

Hélas ! combien resteraient en arrière, et bien loin, s'ils n'avaient sous les yeux vos

exemples sacrés !

Après tant de miracles et d'instructions, nous sommes encore tièdes; que serait-ce si

tant de lumières ne nous guidait sur vos traces !



19. De la souffrance des injures, et de la véritable patience



1.Jésus-Christ: Pourquoi ces paroles, mon fils ? Cessez de vous plaindre, en considérant

mes souffrances et celles des saints.

Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang.

Ce que vous souffrez est peu en comparaison de ce qu'on souffert tant d'autres, qui ont

été éprouvés et exercés par de si fortes tentations, par des tribulations si pesantes.

Rappelez donc à votre esprit les peines extrêmes des autres, afin d'en supporter

paisiblement de plus légères.

Que si elles ne vous paraissent pas légères, prenez garde que cela ne vienne de votre

impatience.

Cependant, grandes ou petites, efforcez-vous de les souffrir patiemment.

2.Plus vous vous disposez à souffrir, plus vous montrez de sagesse et acquérez de

mérites. La ferme résolution et l'habitude de souffrir vous rendront même la souffrance

moins dure.

Ne dites pas: Je ne puis supporter cela d'un tel homme; ce sont des offenses qu'on

n'endure point. Il m'a fait un très grand tort, et il me reproche des choses auxquelles je

n'ai jamais pensé; mais d'un autre je le souffrirais avec moins de peine, et comme je

croirais devoir le souffrir.

Ce discours est insensé; car au lieu de considérer la vertu de patience et ce qui doit la

couronner, c'est regarder seulement à l'injure et à la personne de qui on l'a reçue.

3.Celui-là n'a pas la vraie patience qui ne veut souffrir qu'autant qu'il lui plaît et de qui il

lui plaît.

L'homme vraiment patient n'examine point qui l'éprouve, si c'est son supérieur, son

égal ou son inférieur, un homme de bien ou un méchant.

Mais, indifférent sur les créatures, il reçoit de la main de Dieu, avec reconnaissance et

aussi souvent qu'il le veut, tout ce qui lui arrive de contraire, et l'estime un grand gain.

Car Dieu ne laissera sans récompense aucune peine, même la plus légère, qu'on aura

soufferte pour lui.

4.Soyez donc prêt au combat si vous voulez remporter la victoire.

On ne peut obtenir sans combat la couronne de la patience; et refuser de combattre,

c'est refusé d'être couronné.

Si vous désirez la couronne, combattez courageusement, souffrez avec patience.

On ne parvient pas au repos sans travail, ni sans combat à la victoire.

5.Le fidèle: Seigneur, que ce qui paraît impossible à la nature me devienne possible par

votre grâce.

J'ai, vous le savez, peu de force pour souffrir; la moindre adversité m'abat aussitôt.

Faites que j'aime, que je désire d'être exercé, affligé pour votre nom, car subir l'injure

et souffrir pour vous est très salutaire à mon âme.



20. De l'aveu de son infirmité, et des misères de cette vie



1.Le fidèle: Je confesserai contre moi mon injustice, je vous confesserai, Seigneur, mon

infirmité.

Souvent un rien m'abat et me jette dans la tristesse.

Je me propose d'agir avec force; mais à la moindre tentation qui survient, je tombe dans

une grande angoisse.

Souvent c'est la plus petite chose et la plus méprisable qui me cause une violente

tentation.

Et quand je ne sens rien en moi-même et que je me crois un peu en sûreté, je me trouve

quelquefois abattu par un léger souffle.

2.Voyez donc, Seigneur, mon impuissance et ma fragilité, que tout manifeste à vos yeux.

Ayez pitié de moi, et retirez-moi de la boue, de crainte que je n'y demeure à jamais

enfoncé.

Ce qui souvent fait ma peine et ma confusion devant vous, c'est de tomber si aisément

et d'être si faible contre mes passions.

Bien qu'elles ne parviennent pas à m'arracher un plein consentement, leurs sollicitations

me fatiguent et me pèsent, et ce m'est un grand ennui de vivre toujours ainsi en guerre.

Je connais surtout en ceci mon infirmité, que les plus horribles imaginations s'emparent

de mon esprit bien plus facilement qu'elles n'en sortent.

3.Puissant Dieu d'Israël, défenseur des âmes fidèles, daignez jeter un regard sur votre

serviteur affligé et dans le travail, et soyez près de lui pour l'aider en tout ce qu'il

entreprendra.

Remplissez-moi d'une force toute céleste de peur que le vieil homme, cette chair de

péché qui n'est pas encore entièrement soumise à l'esprit, ne prévale et ne domine, elle

contre qui nous devons combattre jusqu'au dernier soupir, dans cette vie chargée de

tant de misères.

Hélas ! qu'est-ce que cette vie, assiégée de toutes parts de tribulations et de peines,

environnée de pièges et d'ennemis !

Est-on délivré d'une affliction ou d'une tentation, une autre lui succède; et l'on combat

même encore la première, que d'autres surviennent inopinément.

4.Comment peut-on aimer une vie remplie de tant d'amertume, sujette à tant de maux et

de calamités ?

Comment peut-on même appeler vie ce qui engendre tant de douleurs et tant de morts ?

Et cependant on l'aime, et plusieurs y cherchent leur félicité.

On reproche souvent au monde d'être trompeur et vain; et toutefois on le quitte

difficilement parce qu'on est encore dominé par les convoitises de la chair.

Certaines choses nous inclinent à aimer le monde, d'autres à le mépriser.

Le désir de la chair, le désir des yeux et l'orgueil de la vie inspirent l'amour du

monde; mais les peines et les misères qui les suivent justement produisent la haine et le

dégoût du monde.

5.Mais hélas ! le plaisir mauvais triomphe de l'âme livrée au monde: elle se repose avec

délices dans l'esclavage des sens parce qu'elle ne connaît pas et n'a point goûté les

suavités célestes ni le charme intérieur de la vertu.

Mais ceux qui, méprisant le monde parfaitement, s'efforcent de vivre pour Dieu sous

une sainte discipline, n'ignorent point les divines douceurs promises au vrai

renoncement, et voient avec clarté combien le monde, abusé par des illusions diverses,

s'égare dangereusement.



21. Qu'il faut établir son repos en Dieu, plutôt que dans tous les autres

biens



1.Le fidèle: En tout et par-dessus tout, repose-toi en Dieu, ô mon âme, parce qu'il est le

repos éternel des saints.

Aimable et doux Jésus, donnez-moi de me reposer en vous plus qu'en toutes les

créatures; plus que dans la santé, la beauté, les honneurs et la gloire; plus que dans

toute puissance et dans toute dignité; plus que dans la science, l'esprit, les richesses, les

arts; plus que dans les plaisirs et la joie, la renommée et la louange, les consolations et

les douceurs, l'espérance et les promesses; plus qu'en tout mérite et en tout désir; plus

même que dans vos dons et toutes les récompenses que vous pouvez nous prodiguer;

plus que dans l'allégresse et dans les transports que l'âme peut concevoir et sentir; plus

enfin que dans les anges et dans les archanges, et dans toute l'armée des cieux; plus

qu'en toutes les choses visibles et invisibles, plus qu'en tout ce qui n'est pas vous, ô

mon Dieu !

2.Car vous seul êtes infiniment bon, seul très haut, très puissant; vous suffisez seul, parce

que seul vous possédez et vous donnez tout, vous seul nous consolez par vos douceurs

inexprimables; seul vous êtes toute beauté, tout amour; votre gloire s'élève au-dessus

de toute gloire, votre grandeur au-dessus de toute grandeur; la perfection de tous les

biens ensemble est en vous, Seigneur mon Dieu, y a toujours été, y sera toujours.

Ainsi, tout ce que vous me donnez hors de vous, tout ce que vous me découvrez de

vous-même, tout ce que vous m'en promettez est trop peu et ne me suffit pas, si je ne

vous vois, si je ne vous possède pleinement.

Car mon coeur ne peut avoir de vrai repos ni être entièrement rassasié jusqu'à ce que,

s'élevant au-dessus de tous vos dons et de toute créature, il se repose uniquement en

vous.

3.Tendre époux de mon âme, pur objet de son amour, ô mon Jésus, Roi de toutes les

créatures ! qui me délivrera de mes liens, qui me donnera des ailes pour voler vers

vous et me reposer en vous ?

Oh ! quand serai-je assez dégagé de la terre pour voir, Seigneur mon Dieu, et pour

goûter combien vous êtes doux ?

Quand serai-je tellement absorbé en vous, tellement pénétré de votre amour, que je ne

me sente plus moi-même et que je ne vive plus que de vous, dans cette union ineffable

et au-dessus des sens, que tous ne connaissent pas ?

Maintenant, je ne sais que gémir et je porte avec douleur ma misère.

Car en cette vallée de larmes, il se rencontre bien des maux, qui me troublent,

m'affligent et couvrent mon âme comme d'un nuage. Souvent ils me fatiguent et me

retardent; ils s'emparent de moi; ils m'arrêtent et, m'ôtant près de vous un libre accès, ils

me privent de ces délicieux embrassements dont jouissent toujours et sans obstacle les

célestes esprits.

Soyez touché de mes soupirs et de ma désolation sur la terre !

4.Ô Jésus, splendeur de l'éternelle gloire, consolateur de l'âme exilée ! ma bouche est

muette devant vous et mon silence vous parle.

Jusqu'à quand mon Seigneur tardera-t'il de venir ?

Qu'il vienne à ce pauvre qui est à lui et qu'il lui rende la joie. Qu'il étende la main pour

relever un malheureux plongé dans l'angoisse.

Venez, venez, car sans vous, tous les jours, toutes les heures s'écoulent dans la

tristesse, parce que vous êtes seul ma joie, et que vous pouvez seul remplir le vide de

mon coeur.

Je suis oppressé de misère, et comme un prisonnier chargé de fers, jusqu'à ce que, me

ranimant par la lumière de votre présence, vous me rendiez la liberté et jetiez sur moi

un regard d'amour.

5.Que d'autres cherchent, au lieu de vous, tout ce qu'ils voudront; pour moi, rien ne me

plaît ni ne me plaira jamais que vous, ô mon Dieu ! mon espérance, mon salut éternel !

Je ne me tairai point, je ne cesserai point de prier jusqu'à ce que votre grâce revienne et

que vous me parliez intérieurement.

6.Jésus-Christ: Me voici, je viens à vous parce que vous m'avez invoqué. Vos larmes et

le désir de votre âme, le brisement de votre coeur humilié m'ont fléchi et ramené à

vous.

7.Le fidèle: Et j'ai dit: Seigneur, je vous ai appelé et j'ai désiré jouir de vous, prêt à

rejeter pour vous tout le reste.

Et c'est vous qui m'avez incité le premier à vous chercher.

Soyez donc béni, Seigneur, d'avoir usé de cette bonté envers votre serviteur selon

votre infinie miséricorde.

Que peut-il vous dire encore et que lui reste-t'il, qu'à s'humilier profondément en votre

présence, plein du souvenir de son néant et de son iniquité ? Car il n'est rien de

semblable à vous dans tout ce que le ciel et la terre renferment de plus merveilleux.

Vos oeuvres sont parfaites, vos jugements véritables, et l'univers est régi par votre

providence.

Louange donc et gloire à vous, ô sagesse du Père ! Que mon âme, que ma bouche, que

toutes les créatures ensemble vous louent et vous bénissent à jamais.

22. Du souvenir des bienfaits de Dieu



1.Le fidèle: Seigneur ! ouvrez mon coeur à votre loi, et enseignez-moi à marcher dans

la voie de vos commandements.

Faites que je connaisse votre volonté et que je rappelle dans mon souvenir, avec un

grand respect et une sérieuse attention, tous vos bienfaits, afin de vous en rendre de

dignes actions de grâces.

Je sais cependant et je confesse que je ne puis reconnaître dignement la moindre de vos

faveurs.

Je suis au-dessous de tous les biens que vous m'avez accordés; et quand je considère

votre élévation infinie, mon esprit s'abîme dans votre grandeur.

2.Tout ce que nous avons en nous, dans notre corps, dans notre âme, tout ce que nous

possédons et au-dedans et au-dehors, dans l'ordre de la grâce ou de la nature, c'est vous

qui nous l'avez donné; et vos bienfaits nous rappellent sans cesse votre bonté, votre

tendresse, l'immense libéralité dont vous usez envers nous, vous de qui viennent tous

les biens.

Car tout vient de vous, quoique l'un reçoive plus, l'autre moins; et sans vous nous

serions à jamais privés de tout bien.

Celui qui a reçu davantage ne peut se glorifier de son mérite, ni s'élever au-dessus des

autres, ni insulter celui qui a moins reçu; car celui-là est le meilleur et le plus grand,

qui s'attribue le moins, et qui rend grâces avec plus de ferveur et d'humilité.

Et celui qui se croit le plus vil et le plus indigne de tous est le plus propre à recevoir de

grands dons.

3.Celui qui a moins reçu ne doit ni s'affliger, ni se plaindre, ni concevoir de l'envie contre

ceux qui ont reçu davantage, mais plutôt ne regarder que vous et louer de toute son

âme votre bonté, toujours prête à répandre ses dons si abondamment, si gratuitement,

sans acception de personnes.

Tout vient de vous et ainsi vous devez être loué de tout.

Vous savez ce qu'il convient de donner à chacun, pourquoi celui-ci reçoit plus, cet

autre moins; ce n'est pas à nous qu'appartient ce discernement, mais à vous qui pesez

tous les mérites.

4.C'est pourquoi, Seigneur mon Dieu, je regarde comme une grâce singulière que vous

m'ayez accordé peu de ces dons qui paraissent au-dehors et qui attirent les louanges et

l'admiration des hommes. Et certes, en considérant son indigence et son abjection, loin

d'en être abattu, loin d'en concevoir aucune peine, aucune tristesse, on doit plutôt sentir

une douce consolation, une grande joie; car vous avez choisi, mon Dieu, pour vos amis

et vos serviteurs les pauvres, les humbles, ceux que le monde méprise.

Tels étaient vos apôtres mêmes, que vous avez établis princes sur toute la terre.

Ils ont passé dans ce monde sans se plaindre, purs de tout artifice et de la pensée même

du mal, si simples et si humbles qu'ils se réjouissaient de souffrir les outrages pour

votre nom, et qu'ils embrassaient avec amour tout ce que le monde abhorre.

5.Rien ne doit causer tant de joie à celui qui vous aime et qui connaît le prix de vos

bienfaits, que l'accomplissement de votre volonté et de vos desseins éternels sur lui.

Il doit y trouver un contentement, une consolation telle, qu'il consente aussi volontiers

à être le plus petit, que d'autres désirent avec ardeur d'être les plus grands; qu'il soit

aussi tranquille, aussi satisfait dans la dernière place que dans la première; et que,

toujours prêt à souffrir le mépris, les rebuts, il s'estime aussi heureux d'être sans nom,

sans réputation, que les autres de jouir des honneurs et des grandeurs du monde.

Car votre volonté et le zèle de votre gloire doivent être pour lui au-dessus de tout, et

lui plaire et le consoler plus que tous les dons que vous lui avez faits, et que vous

pouvez lui faire encore.

23. De quatre choses importantes pour conserver la paix



1.Jésus-Christ: Mon fils, je vous enseignerai maintenant la voie de la paix et de la vraie

liberté.

2.Le fidèle: Faites, Seigneur, ce que vous dites; car il m'est doux de vous entendre.

3.Jésus-Christ: Appliquez-vous, mon fils, à faire plutôt la volonté d'autrui que la vôtre.

Choisissez toujours d'avoir moins que plus.

Cherchez toujours la dernière place, et à être au-dessous de tous.

Désirez toujours et priez que la volonté de Dieu s'accomplisse parfaitement en vous.

Celui qui agit ainsi est dans la voie de la paix et du repos.

4.Le fidèle: Seigneur, ces courts préceptes renferment une grande perfection.

Ils contiennent peu de paroles; mais elles sont pleines de sens, et abondantes en fruits.

Si j'étais fidèle à les observer, je ne tomberais pas si aisément dans le trouble.

Car toutes les fois qu'il m'arrive de perdre le calme et la paix, je reconnais que je me

suis écarté de ces maximes.

Mais vous qui pouvez tout, et qui désirez toujours le progrès des âmes, augmentez en

moi votre grâce, afin qu'en obéissant à ce que vous commandez, je puisse accomplir

mon salut.

5.Prière pour obtenir d'être délivré des mauvaises pensées.

Seigneur mon Dieu, ne vous éloignez pas de moi. Mon Dieu, hâtez-vous de me

secourir, car une foule de pensées diverses m'ont assailli et de grandes terreurs agitent

mon âme.

Comment traverserai-je tant d'ennemis sans recevoir de blessures ? Comment les

renverserai-je ?

6.Je marcherai devant vous, dit le Seigneur, et j'abattrai les puissants de la terre.

J'ouvrirai les portes de la prison, et je vous montrerai les issues les plus secrètes.

7.Faites, Seigneur, selon votre parole; et que toutes les pensées mauvaises fuient devant

vous.

Mon unique espérance, ma seule consolation dans les maux qui me pressent est de me

réfugier vers vous, de me confier en vous, de vous invoquer du fond de mon coeur et

d'attendre avec patience votre secours.

8.Prière pour demander à Dieu la lumière.

Eclairez-moi intérieurement, ô bon Jésus ! Faites luire votre lumière dans mon coeur et

dissipez toutes ses ténèbres.

Arrêtez mon esprit qui s'égare et brisez la violence des tentations qui me pressent.

Déployez pour moi votre bras et domptez ces bêtes furieuses, ces convoitises

dévorantes, afin que je trouve la paix dans votre force et que sans cesse vos louanges

retentissent dans votre sanctuaire, dans une conscience pure.

Commandez aux vents et aux tempêtes; dites à la mer: Apaise-toi; à l'aquilon: Ne

souffle point, et il se fera un grand calme.

9.Envoyez votre lumière et votre vérité pour qu'elles luisent sur la terre; car je ne suis

qu'une terre stérile et ténébreuse jusqu'à ce que vous m'éclairiez.

Répandez votre grâce d'en haut, versez sur mon coeur la rosée céleste, épanchez sur

cette terre aride les eaux fécondes de la piété, afin qu'elle produise des fruits bons et

salutaires.

Relevez mon âme abattue sous le poids de ses péchés, transportez tous mes désirs au

ciel, afin qu'ayant trempé mes lèvres à la source des biens éternels, je ne puisse plus

sans dégoût penser aux choses de la terre.

10.Enlevez-moi, détachez-moi de toutes les fugitives consolations des créatures, car nul

objet créé ne peut satisfaire ni rassasier pleinement mon coeur.

Unissez-moi à vous par l'indissoluble lien de l'amour, car vous suffisez seul à celui qui

vous aime, et tout le reste sans vous n'est rien.

24. Qu'il ne faut pas s'enquérir curieusement de la conduite des autres



1.Jésus-Christ: Mon fils, réprimez en vous la curiosité et ne vous troublez point de

vaines sollicitudes.

Que vous importe ceci ou cela ? Suivez-moi.

Que vous fait ce qu'est celui-ci, comment parle ou agit celui-là ?

Vous n'avez point à répondre des autres; mais vous répondrez pour vous-même; de

quoi vous inquiétez-vous ?

Voilà que je connais tous les hommes: je vois tout ce qui se passe sous le soleil; je sais

ce qu'il en est de chacun, ce qu'il pense, ce qu'il veut, et où tendent ses vues.

C'est donc à moi qu'on doit tout abandonner. Pour vous, demeurez en paix et laissez

ceux qui s'agitent, s'agiter tant qu'ils voudront.

Tout ce qu'ils feront, tout ce qu'ils diront viendra sur eux, car ils ne peuvent me

tromper.

2.Ne poursuivez pas cette ombre qu'on appelle un grand nom; ne désirez ni de

nombreuses liaisons, ni l'amitié particulière d'aucun homme.

Car tout cela dissipe l'esprit et obscurcit étrangement le coeur.

Je me plairais à vous faire entendre ma parole et à vous révéler mes secrets si vous

étiez, quand je viens à vous, toujours attentif et prêt à m'ouvrir la porte de votre coeur.

Songez à l'avenir, veillez, priez sans cesse, et humiliez-vous en toutes choses.


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