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  • : In hoc signo vinces. Parousie by ROBLES Patrick
  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 08:09

318.
9.8.1934. L'adoration nocturne du jeudi. J'ai fait mon heure d'adoration de onze heures à minuit. J'ai offert cette adoration pour la conversion des pécheurs endurcis, et particulièrement pour ceux qui ont perdu confiance en la miséricorde divine. J'ai considéré combien

J'ai demandé au ciel entier d'offrir avec moi réparation au Seigneur pour l'ingratitude de certaines âmes. Jésus m'a fait connaître combien l'oraison d'expiation Lui est agréable. Il m'a dit : « La prière d'une âme humble et aimante désarme la colère de Mon Père et libère des torrents de bénédictions. »

319. L'adoration finie, à mi-chemin de ma cellule, un grand nombre de grands chiens noirs m'environnèrent ; sautant et hurlant, ils voulaient me lacérer. J'ai compris que ce n'était pas des chiens mes des démons. L'un d'eux parla avec colère : « C'est parce que, cette nuit, tu nous as enlevé tant d'âmes que nous te mettrons en pièce. » Je lui ai répondu : « Si telle est la volonté du dieu de Miséricorde, faites-le à juste titre. Je l'ai mérité, car je suis la plus misérable des pécheresses, et Dieu est toujours Saint, Juste et infiniment Miséricordieux. » A ces mots, tous les démons répondirent ensemble :Fuyons , car elle n'est pas seule, le Tout-Puissant est avec elle. » - Et ils disparurent comme la poussière et le bruit de la route. Et tout en achevant un Te Deum, j'allai tranquillement jusqu'à ma cellule en considérant l'infinie et insondable Miséricorde de Dieu.

320.

12.8.1934. Un malaise soudain, une souffrance mortelle. Ce n'était pas la mort en tant que passage à la vraie vie, mais un avant-goût de ses souffrances. La mort est terrible bien qu'elle nous donne la vie éternelle. Brusquement, je me sentis mal : la respiration me manqua, ma vue s'obscurcit, je sentis le dépérissement de mes membres. Cette suffocation est effrayante. Un seul moment d'une telle suffocation paraît extrêmement long.... S'y ajoute une singulière peur malgré la confiance.
Je désirais recevoir les Derniers Sacrements. Mais la Sainte Confession me causa bien des difficultés, malgré mon désir de me confesser. On ne sait ce que l'on dit on commence une chose et on finit par une autre. Oh ! que

321. O Ordre religieux, ma mère, comme il est doux de vivre en toi, mais plus doux encore d'y mourir !

322. Après avoir reçu les Derniers Sacrements j'éprouvai une complète amélioration. Je suis restée seule pendant une demi-heure, puis l'attaque revint, mais déjà moins forte grâce aux soins médicaux. J'unissais mes souffrances aux souffrances de Jésus et je les offrais pour moi et pour la conversion des âmes qui ne croient pas à la bonté divine. Soudain ma cellule se remplit d'êtres noirs pleins de colère et de haine contre moi. L'un d'eux dit : « Soi maudite comme Celui qui est en toi, car tu nous tourmentes déjà en enfer. » J'ai dit : « Et le Verbe s'est fait chair et Il a habité parmi nous. Et ces êtres disparurent bruyamment sur le champ.

323. Le lendemain, je me sentais très faible, mais je ne souffrais plus. Après la Sainte Communion, j'aperçu Jésus sous le même aspect qu'Il avait lors d'une adoration. Le regard du Seigneur transperça mon âme : pas un grain de poussière n'échappait à Son attention. Et j'ai dit à Jésus : « Jésus, je pensais que Vous me prendriez. »

Et Jésus me répondit : « Ma volonté ne s'est pas encore totalement accomplie en toi, tu restera encore sur terre, mais pas longtemps .Ta confiance Me plait beaucoup, mais il faut que ton amour soit plus ardent!.
Le pur amour donne à l'âme de la force, même au moment de l'agonie. Quand J'agonisais sur la Crois, Je ne pensais pas à Moi, mais aux pauvres pécheurs et Je priais Mon Père pour eux. Je veux que tes derniers instants aussi soient semblables aux Miens sur la croix. Il n'y a qu'un prix, par lequel on rachète les âmes : c'est la souffrance, unie à Ma souffrance sur la Croix. L'amour pur comprend ces paroles, mais l'amour charnel ne les comprendra jamais. »

324. L'année 1934. Le jour de l'Assomption de Notre-Dame, je n'assistai pas à la Sainte Messe. La Doctoresse me l'avait défendu; je priais avec ferveur dans ma cellule. Bientôt, j'aperçus la Sainte Vierge, d'une beauté indicible. Elle me dit : « Ma fille, j'exige de toi des prières, des prières, des prières et encore des prières pour le monde, et en particulier pour ta Patrie. Pendant neuf jours, unis-toi étroitement au Sacrifice de la Messe, et reçois la Sainte Communion en expiation. Pendant ces neuf jours tu te tiendras devant Dieu, comme une offrande, partout, toujours, en tout endroit et à tout moment, nuit et jour. A chaque réveil, prie en esprit. En esprit on peut toujours rester en prière. »

325. Un jour, Jésus me dit : « Mon regard sur cette image est le même que celui que J'avais sur la Croix. »

326. Une fois, mon confesseur me demanda comment devait être placée l'inscription sur cette image, car il n'y avait pas assez de place pour tout y mettre. J'ai répondu que je prierai et qu je répondrai la semaine suivante. En quittant le confessionnal, je passai près du Saint Sacrement et je reçus la connaissance intérieure sur la façon de placer cette inscription. Jésus me rappela, comme Il me l'avait dit la première fois, que ces mots « Jésus, j'ai confiance en vous » devait être mis en évidence. J'ai compris que Jésus désire que toute la formule : « Je présente aux hommes un moyen, avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de la Miséricorde. Ce moyen, c'est cette image, avec l'inscription : « Jésus, j'ai confiance en Vous! » soit placée, mais Il n'en donne pas un ordre aussi formel que pour cette invocation.

327. O Amour le plus pur, régnez dans toute votre plénitude dans mon cœur et aidez-moi à remplir très fidèlement votre sainte volonté.

328. A la fin de la retraite de trois jours, je me vis marchant sur un chemin inégal, trébuchant à chaque pas. Et je voyais qu'une personne me suivait et me soutenait continuellement. Mais j'en fus mécontente et la priai de s'éloigner de moi, car je voulais aller seule. Or, cette personne que je ne pouvais reconnaître, ne m'abandonnait pas un seul instant. Cela m'impatienta. Me retournant, je l'ai repoussée. A cet instant, je reconnu la Mère Supérieure. Et au même moment, je vis que ce n'était pas la Mère Supérieure, mais Jésus qui me regarda profondément et me fit comprendre combien cela Lui faisait mal, lorsque dans les plus petites choses, je n'accomplissais pas la volonté de la Supérieure, « qui est Ma volonté » dit Il. J'ai demandé pardon au Seigneur et je pris cet avertissement profondément à cœur.

329. Une fois mon confesseur me demanda de prier à son intention. J'ai donc commencé une neuvaine à la Mère de Dieu qui consistait en la récitation de neuf Salve Regina.
Vers la fin de cette neuvaine, je vis la Mère de Dieu avec l'enfant Jésus dans ses bras et je vis aussi mon confesseur qui était agenouillé à ses pieds et lui parlait. . . Je ne comprenais pas de quoi il parlait avec la Sainte Vierge, car je conversais avec l'Enfant Jésus qui était descendu des bras de sa Mère et s'était rapproché de moi. Je ne revenais pas de mon étonnement à la vue de Sa beauté. J'entendis quelques-unes des paroles que la Mère de Dieu adressait au prêtre, mais pas toutes. Ces paroles sont les suivantes : « Je suis non seulement la Reine du Ciel, mais aussi la Mère de Miséricorde et ta Mère. » Puis, Elle tendit sa main droite dans laquelle Elle tenait son manteau et en couvrit ce prêtre. A ce moment la vision disparut.

330. Oh ! qu'elle est grande la grâce d'avoir un directeur spirituel ! On progresse plus vite dans la vertu, on connaît plus clairement la volonté divine et on l'accomplit plus fidèlement, on marche dans une voie sûre et sans danger. Le directeur permet d'éviter les rochers sur lesquels l'âme pourrait se briser. Dieu m'a donné cette grâce, tard, il est vrai, mais je m'en réjouis beaucoup quand je vois comment Dieu s'incline devant les désirs de mon directeur.

Je mentionnerai un fait entre mille. Comme d'habitude, le soir , j'avais prié Jésus de me donner des points pour la méditation du lendemain. J'ai reçu cette réponse. : « Médite sur le prophète Jonas et sa mission. »
J'ai remercié le Seigneur, mais j'ai commencé à penser que cette méditation était différente des autres. Cependant je tâchai de toutes les forces de mon âme de méditer et je me suis reconnue dans ce prophète en ce sens, que moi aussi, je donne souvent un refus à Dieu, pensant que quelqu'un d'autre remplirait mieux Sa Sainte Volonté - ne comprenant pas que Dieu peut tout, que Sa Toute Puissance se manifestera d'autant mieux que l'outil sera inexistant. Dieu m'éclaira ainsi.
Dans l'après-midi eut lieu la confession de la Communauté. Quand j'ai exposé à mon directeur spirituel quelle peur me prend devant cette mission pour laquelle Dieu se sert de moi comme instrument, un instrument inapte, mon Père spirituel répondit que, bon gré mal gré, nous devions accomplir la Volonté divine et il m'a donné l'exemple du Prophète Jonas. Après la confession, je me demandais comment le confesseur savait que Dieu m'avait fait méditer sur Jonas ; je ne lui avait pas parlé de cela. Soudain j'entendis ces paroles : « Quand le prêtre Me remplace, ce n'est pas lui qui agit, mais Moi par lui. Ses souhaits sont les miens.» Je vois comment Jésus défend ses remplaçants. Il se place Lui-même dans leur action.

331. Jeudi. Lorsque j'ai commencé l'Heure Sainte, je voulais me plonger dans l'agonie de Jésus au Jardin des Oliviers. Soudain, j'entendis intérieurement une voix dans mon âme : « Médite le mystère de l'Incarnation : » et tout d'un coup, devant moi apparut l'Enfant Jésus, rayonnant de beauté. Il me dit combien la simplicité d'âme Lui plaisait : « Bien que Ma grandeur soit inconcevable, Je demeure seulement avec les petits. J'exige de toi l'esprit d'enfance. »

332. Maintenant je vois clairement comment Dieu agit par le confesseur et combien Il est fidèle à Ses promesses. Il y a deux semaines mon confesseur m'a invitée à réfléchir sur cette enfance spirituelle. Cela me fut assez difficile au début. Mais mon confesseur me fit continuer ces réflexions, sans faire attention à mes difficultés. Dans la pratique, cet esprit d'enfance doit se manifester ainsi : l'enfant ne s'occupe ni du passé, ni de l'avenir. Il profite du moment présent. « Je veux accentuer cet esprit d'enfance en vous, ma Sœur et j'insiste beaucoup là-dessus ». Je vois ainsi combien Dieu confirme les désirs de mon confesseur, puisqu'au même moment, Il ne m'apparaît pas comme un Maître dans la plénitude de Ses forces et dans Son humanité adulte, mais bien plutôt comme un petit Enfant. Le Dieu inaccessible s'abaisse ainsi jusqu'à moi sous l'aspect d'un petit Enfant Cependant le regard de mon âme ne s'arrête pas à cette apparence.

333. Bien que Vous assumiez la taille d'un petit enfant, je vois en Vous le Seigneur des Seigneurs, Immortel et Infini, que les purs esprits louent nuit et jour, pour Lequel les choeurs des Séraphins flambent du feu du plus pur amour. O Christ, Ô Jésus, je souhaiterais les surpasser dans mon amour pour Vous. Je vous demande pardon, Ô Esprits célestes, pour oser me comparer à vous, moi cet abîme, ce gouffre de misère. Mais vous, Ô, Dieu, qui êtes un abîme insondable de miséricorde, absorbez-moi, comme l'ardeur du soleil absorbe une goutte de rosée. Votre regard rempli d'amour comble tout abîme. La grandeur de Dieu fait mon bonheur. Il me suffira pleinement pour être heureuse pendant toute l'éternité, de contempler la grandeur de Dieu.

334. Un jour en voyant Jésus sous l'apparence d'un petit Enfant, je Lui ai demandé : « Jésus, pourquoi Vous manifestez-Vous ainsi à moi sous l'apparence d'un petit Enfant ? Malgré tout, je vois en Vous le Dieu infini, mon Créateur et mon Seigneur. » Jésus me répondit que tant que je n'aurais pas appris la simplicité et l'humilité, Il se manifesterait à moi sous la forme d'un petit enfant.

335. 1934. Pendant la Sainte Messe, quand Jésus était exposé dans le Saint Sacrement, avant la Sainte Communion, j'aperçus deux rayons sortant de la Très Sainte Hostie, les mêmes que ceux qui sont peints sur cette image, l'un rouge, le second pâle. Et ils se reflétaient sur chacune des Sœurs et des élèves, mais pas de la même manière. Sur quelques unes ils se dessinaient à peine. C'était le jour où finissait la retraite des enfants.

336. 22.11.1934. Une autre fois, Mon Père spirituel m'ordonna de bien réfléchir sur moi-même et de bien m'examiner pour voir si je n'avais pas d'attachements pour quelque chose ou quelque créature, ou bien pour moi-même, et s'il n'y avait pas en moi de bavardages inutiles : « car tout cela empêche Jésus d'agir librement dans votre âme. Dieu est jaloux de nos cœurs et il veut que nous n'aimions que Lui. » Lorsque j'ai commencé à réfléchir ainsi profondément sur moi-même, je n'ai remarqué aucun attachement pour quoi que ce soit. Cependant, comme en tout ce qui me concerne, j'avais peur et je me défiais de moi-même.

337. Fatiguée par cet examen minutieux, je suis allée devant le Saint Sacrement et de toute la force de mon âme, j'ai prié Jésus.
« Jésus mon Epoux, Trésor de mon cœur, Vous savez que je ne connais que Vous et que je n'ai pas d'autre amour que Vous. Mais si je devais m'attacher à quoi que ce soit qui ne serais pas Vous, je Vous prie et Vous supplie, Jésus, par la force de Votre miséricorde, faites descendre immédiatement la mort sur moi, car j'aime mieux mourir mille fois que commettre la moindre infidélité envers Vous, fût-elle minime. »

338. A ce moment Jésus se tint soudain devant moi, venant je ne sais d'où, rayonnant d'une beauté indescriptible, dans un vêtement blanc, les Mains levées. Il me dit ces paroles : « Ma fille, ton coeur est Mon repos, il est Mon plaisir, Je trouve en lui tout ce qu'un si grand nombre d'âmes Me refusent. Dis le à celui qui Me remplace. » Et à l'instant je ne vis plus rien. Un océan de consolations inonda mon âme.

339. Jésus, je comprends maintenant que rien ne peux faire obstacle à mon amour pour Vous : ni la souffrance, ni les contrariétés, ni le feu, ni le glaive, ni la mort elle-même. Je me sens plus forte que tout. Rien ne peut égaler l'amour. Je vois que les choses les plus minimes accomplies par une âme qui aime sincèrement Dieu, prennent une valeur inouïe aux yeux de Ses Saints.

340. 5.11.1934. Un matin après avoir ouvert la porte pour laisser passer nos gens, qui distribuent le pain, je passai un instant à la petite chapelle, pour rendre visite à Jésus et renouveler l'intention du jour. « Voilà Jésus, je vous offre aujourd'hui toutes mes souffrances, mes mortifications, mes prières à l'intention du Saint-Père, pour qu'il approuve cette fête de la Miséricorde. Mais, Jésus, j'ai encore un mot à vous dire. Cela m'étonne beaucoup que Vous me fassiez parler de cette fête de la Miséricorde, on me dit qu'elle est déjà approuvée, pourquoi dois-je en parler ? »
Jésus me répondit : « Qui en sait quelque chose ? Personne! Et même ceux qui ont à la publier et à enseigner les gens en leur parlant de cette Miséricorde, souvent, ne le savent pas eux-mêmes. C'est pourquoi, Je désire que cette image soit solennellement bénie, le premier dimanche après Pâques, et qu'elle reçoive les honneurs publics, afin que chaque âme en soit informée. Fais une neuvaine à l'intention de Saint-Père. Celle-ci doit se composer de 33 actes, c'est-à-dire que tu répéteras 33 fois cette petite prière à la Miséricorde que Je t'ai apprise. »

341. La souffrance est le plus grand trésor sur cette terre, elle purifie l'âme. C'est dans la souffrance que nous reconnaissons qui est notre véritable ami.

342. L'amour authentique se mesure avec le thermomètre des souffrances. Jésus, je Vous remercie pour les petites croix quotidiennes, pour les contrariétés dans mes desseins, pour les peines de la vie commune, pour la mauvaise interprétation de mes intentions, pour les humiliations infligées par autrui, pour la manière revêche de nous traiter, pour les faux soupçons, pour ma faible santé, pour l'épuisement de mes forces, pour le sacrifice de ma propre volonté, pour l'anéantissement de moi-même, pour la désapprobation en tout, pour le dérangement de tous mes plans.

Je Vous remercie, Jésus, pour les souffrances intérieures, pour les sécheresses de l'esprit, pour les frayeurs, pour les peurs et les incertitudes, pour les ténèbres et la profonde nuit intérieure, pour les tentations et les diverses épreuves, pour les tourments qu'il m'est difficile d'exprimer, surtout pour ceux que personne ne peut comprendre, pour l'heure de la mort, pour son dur combat, pour toute son amertume.

Je Vous remercie, Jésus, Vous qui avez d'abord bu ce calice d'amertume avant de me le tendre. Voila que j'ai appliqué mes lèvres à ce calice de Votre sainte volonté. Qu'il soit fait selon Votre bon plaisir, et qu'il advienne de moi selon ce que Votre Sagesse a prévu de toute éternité. Je désire vider ce calice jusqu'à la dernière goutte. Dans l'amertume je trouve ma joie, dans ma désespérance, ma confiance. En Vous, Seigneur, tout est bon, tout est donné par Votre Cœur paternel. Je ne préfère pas les consolations aux amertumes, ni les amertumes aux consolations, mais merci pour tout, Jésus ! C'est mon délice de fixer mes regards sur Vous, Dieu infini. Mon esprit séjourne dans ces mystérieuses réalités, et là je sens que je suis chez moi. Je connais bien la demeure de mon Epoux. Je sens qu'il n'y a pas en moi une seule goutte de sang, qui ne se consumerait d'amour pour Vous. O Beauté incroyable, celui qui a fait votre connaissance ne peux rien aimer d'autre. Je sens que mon âme est un gouffre sans fond et que rien ne le comblera, sinon Dieu seul. Je sens que je me perd en Lui, comme un grain de sable dans un océan sans bornes.

343.

20.XII.1934. Un soir en entrant dans ma cellule, je vis Jésus exposé dans l'ostensoir. Il m'a semblé que c'était en plein air. Aux pieds de Jésus, je voyais mon confesseur et derrière lui un grand nombre de hauts dignitaires de l'Eglise, dont je n'avais jamais vu les ornements sacerdotaux, sauf en vision. Derrière eux, des membres du clergé, plus loin encore je vis de grandes foules, que je ne pouvais embrasser d'un coup d'œil. Je voyais les deux rayons sortant de l'Hostie, les mêmes qui sont sur l'image. Ils étaient étroitement unis, mais ne se confondaient pas. Ils passèrent par les mains de mon confesseur, puis par les mains de ce clergé et, de leurs mains, à la foule, puis revinrent à l'Hostie...et à ce moment je me suis vue dans ma cellule comme j'y étais entrée.

344.

22.XII.1934. Pendant un certain temps je fus obligée d'aller me confesser durant la semaine. Je suis arrivée quand mon confesseur célébrait la Sainte Messe. Pendant la troisième partie de la Sainte Messe, j'aperçus l'Enfant Jésus un peu plus petit que de coutume. Il avait une écharpe de couleur violette alors que d'habitude Il en porte une blanche.

345.

24.XII.1934. Vigile de Noël.
Pendant la Sainte Messe du matin je sentis la proximité de Dieu et mon esprit, sans le vouloir, s'abîma en Lui. Soudain j'entendis ces mots : « Tu m'est une demeure agréable, Mon Esprit repose en toi. » Puis j'ai senti le regard du Seigneur sondant la profondeur de mon cœur. A la vue de ma misère, je m'humiliai en esprit admirant l'immense miséricorde divine, qui permet que le Très-Haut s'approche d'une telle misère.

Pendant la Sainte Communion, la joie inonda mon âme, je me sentais étroitement unie à la Divinité. Sa Toute Puissance absorba tout mon être. Pendant la journée, je sentis d'une manière singulière la proximité de Dieu. Bien que mes devoirs ne me permissent pas d'aller à la chapelle un seul instant de toute la journée, il n'y eut pas un moment où je ne fusse unie à Dieu.

Je Le sentais en moi, d'une manière plus sensible qu'autrefois. Je saluais sans cesse la Mère de Dieu pénétrant son esprit. Je la priai de m'apprendre le véritable amour de Dieu. Tout-à-coup j'ai entendu ces mots : « Cette nuit, pendant la Sainte Messe, Je partagerai avec toi le mystère de mon bonheur. »

Le dîner eut lieu avant six heures. Malgré la joie et le bruit extérieur qui accompagne toujours la cérémonie pendant laquelle on partage le pain azyme et l'on échange des vœux, je ne perdis pas un seul instant le sentiment de la présence divine. Après le souper nous nous sommes hâtées de finir notre travail, et à neuf heures je pus aller à la chapelle pour l'adoration.

J'ai reçu la permission de ne pas aller dormir, mais d'attendre la Messe de minuit. Je me réjouissais d'avoir du temps libre de neuf heures à minuit. De neuf heures à dix heures, j'ai offert mon adoration à l'intention de mes parents et de toute ma famille, de dix heures à onze heures à l'intention à l'intention de mon directeur spirituel. J'ai d'abord remercié Dieu de m'avoir donné, comme il me l'avait promis, cette grande aide visible sur terre. Je l'ai aussi prié de lui donner la lumière nécessaire pour connaître mon âme et me guider d'après le bon plaisir de Dieu. De onze heures à minuit j'ai prié pour la Sainte Eglise et pour le clergé, pour les pécheurs, pour les missions et pour nos maisons. J'offrais les indulgences pour les âmes du Purgatoire.

346. Minuit, 25.XII.1934. La Messe de Minuit.

Dès le commencement de la Sainte Messe, j'ai éprouvé un grand recueillement intérieur, la joie inonda mon âme. Pendant l'Offertoire, j'ai vu Jésus sur l'autel, d'une beauté incomparable. Cet Enfant ne cessait de regarder tout le monde, tendant Ses petites mains. Pendant l'Elévation, l'Enfant ne regardait plus la chapelle, mais vers le ciel. Après l'Elévation, Il nous regarda de nouveau, mais cela dura peu car, comme d'habitude, Il fut rompu par le prêtre et mangé. Mais Il avait déjà une écharpe blanche. Le lendemain je vis la même chose, et le surlendemain aussi. Il m'est difficile d'exprimer ma joie. Cette vision se répéta pendant les trois Saintes Messes, comme à la première.

1934. Le premier jeudi après Noël. J'avais complètement oublié que c'était aujourd'hui jeudi, je n'ai pas fait mon adoration et je suis allée avec les Sœurs tout de suite au dortoir à neuf heures.

Par extraordinaire je ne pouvais pas m'endormir. Il me semblait que j'avais encore quelque chose à faire. Mentalement je repassais mes devoirs en revue, mais je ne pus rien me rappeler. Cela dura jusqu'à dix heures. Je vis alors la Face de Jésus supplicié. Et soudain Jésus me dit : « Je t'attendais pour partager Mes souffrances, car qui les comprendra mieux que Mon épouse ? » J'ai demandé pardon à Jésus pour ma froideur, et, 348. honteuse, n'osant pas le regarder mais le cœur contrit, je L'ai prié de daigner me donner une épine de Sa couronne. Jésus me répondit qu'il m'accorderait cette grâce, mais le lendemain, et la vision disparut sur le champ.
Le matin suivant, à la méditation, je sentis comme une douloureuse épine dans ma tête, du côté gauche. Cette douleur dura toute la journée et je ne cessais de me demander comment Jésus avait pu supporter la douleur de toutes les épines qui formaient Sa couronne. J'ai uni mes souffrances à celles de Jésus et je les ai offertes pour les pécheurs.

A quatre heures, quand je suis venue pour l'adoration, je vis une de nos élèves, qui offensais Dieu terriblement par des péchés d'impureté. Je voyais aussi la personne avec qui l'élève péchait. La peur s'empara de mon âme et je priais Dieu, par les douleurs de Jésus, de daigner l'arracher à cette affreuse misère.

349. Jésus me répondit qu'Il lui accorderait cette grâce, non pour elle, mais à cause de ma prière. Alors j'ai compris combien noudevions prier pour les pécheurs et particulièrement pour nos élèves.

Notre vie est vraiment apostolique. Je veux imaginer une religieuse qui virait dans nos maisons, c'est-à-dire dans notre communauté, et qui ne serait pas animée de l'esprit apostolique. La ferveur pour le salut des âmes devrait brûler dans nos cœurs.

 

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