Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : In hoc signo vinces. Parousie by ROBLES Patrick
  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
  • Contact

Profil

  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

Translation. Traduzione

 

Info Coronavirus

Covid-19 Santé Publique France

OMS - WHO

 
Live Traffic Statistics

 

56 millions de femmes avorteront cette année

56 million abortions worldwide every year

Photo © Marcelle RAPHAEL Fine Arts Newborns

 

Non à la peine de mort en Biélorussie !

Say no to the Death Penalty in Belarus!

 

3D Live Statistics

 


Live Blog Stats

 

 

Flag Counter

 

Online

 

 

 

LE MONDE

 

 

 

Vie des Saints

 

 

Horaires-messes-Info-parousie.over-blog.fr.jpg

 


Created with Admarket's flickrSLiDR.

 

 

Recueil Poèmes chrétiens de Patrick ROBLES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Light a candle -Allumez une bougie

 

 

Offices-Abbaye-du-Barroux-en-direct--Prime-Sexte-Vepres-Co.jpg

 

Sainte-Therese-et-Pape-Francois-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Recherche

Thou shalt not kill

 

 

 

 

Lookup a word or passage in the Bible


BibleGateway.com
Include this form on your page

 

 

Made-in-papa-maman-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

bebe-carte-ancienne-parousie.over-blog.fr.jpg

1 Père + 1 Mère, c'est élémentaire !

 

Snow-leopard-leopard-des-neiges-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Visites

 

 

Icone-Toast.png

 

 

Pour le poète. Merci !

Facebook Fan Club

3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 08:19

350. O mon Dieu, qu'il est doux de souffrir pour vous dans les recoins les plus secrets du cœur, dans la plus grande solitude; de brûler comme une offrande que personne ne remarque, pure comme le cristal, sans consolation ni compassion. Mon esprit brûle en proie à un amour actif. Je ne perds pas de temps en rêveries. Je prends chaque instant séparément, car cela est en mon pouvoir. Le passé ne m'appartient plus, l'avenir n'est pas encore à moi. De toute mon âme, je tâche de profiter du temps présent.

4.I.1935. Le premier chapitre de Mère Borgia.
351. Pendant ce chapitre, la Mère mit l'accent sur la vie de foi et la fidélité dans les petites choses. Vers la moitié du chapitre, j'ai entendu ces paroles : « Je désire qu'il y ait plus de foi en vous au moment présent. Quelle grande joie Me cause la fidélité de mon épouse dans les petites choses. » - Alors j'a regardé la croix et j'ai vu que Jésus avait la tête tournée vers le réfectoire, Ses lèvres remuaient.
Quand j'en ai parlé à la Mère Supérieure, elle me répondit : « Vous voyez, ma Sœur combien Jésus exige que notre vie soit une vie de foi. »
352. Puis la Mère se rendit à la chapelle, et moi, je restais pour mettre la pièce en ordre et j'entendis soudain ces mots : « Dis à toutes les Sœurs que j'exige qu'au temps présent, elles vivent leurs rapports avec les Supérieures, dans un esprit de foi. » J'ai prié mon confesseur de me dispenser de ce devoir.

353. Un jour que je parlais avec une personne, qui devait peindre cette image,, mais qui pour certaines raisons ne le faisait pas, j'entendis cette voix dans mon âme : « Je désire qu'elle soit plus obéissante. » J'ai compris que les plus grands efforts, s'ils n'ont pas le cachet de l'obéissance, ne sont pas agréables à Dieu. Je parle ici pour une âme religieuse. O Dieu, qu'il est facile de connaître Votre Volonté dans un ordre religieux. Pour nous, les âmes consacrées, la volonté de Dieu est clairement tracée du matin au soir. Et dans les moments d'incertitude, nous avons nos Supérieurs, par lesquels Dieu nous parle.

354. 1934.I.1935 ; Veille du Nouvel An.
J'ai obtenu la permission de ne pas aller dormir, mais de prier à la chapelle. Une des Sœurs me demanda d'offrir une heure d'adoration pour elle, ce que j'ai accepté et j'ai prié pour elle pendant une heure. Pendant cette prière, Dieu me révéla que cette âme Lui était très agréable.
J'ai offert la deuxième heure d'adoration pour la conversion des pécheurs, tâchant particulièrement d'expier les outrages de l'heure présente, ceux qui offensent le plus le Seigneur.
J'ai offert la troisième heure à l'intention de mon père spirituel. J'ai instamment demandé pour lui la lumière pour certaine affaire.

Enfin, minuit sonne. La dernière heure de l'année. Je l'ai finie au nom de la Sainte Trinité. De même en son Saint Nom, j'ai commencé la première heure du Nouvel An. J'ai prié chacune des Trois Personnes de me bénir, et, avec grande confiance, j'ai dirigé mon regard vers la nouvelle année qui ne sera certainement pas exempte de souffrances.

355. Hostie Sainte, en Vous est contenu le testament de la Miséricorde divine pour nous, et spécialement pour les pauvres pécheurs.

Hostie Sainte, en Vous sont contenus le Corps et le Sang de Jésus, preuves de l'infinie Miséricorde envers nous et spécialement envers les pauvres pécheurs.

Hostie Sainte, en Vous sont contenues la vie éternelle et l'infinie Miséricorde, qui nous sont abondamment accordées, particulièrement aux pauvres pécheurs.

Hostie Sainte, en Vous est contenue la Miséricorde du Père, du Fils et du Saint Esprit envers nous et particulièrement envers les pauvres pécheurs.

Hostie Sainte, en vous est contenu le prix infini de la Miséricorde, qui paye toutes nos dettes et particulièrement celles des pauvres pécheurs.

Hostie Sainte, en vous est contenue la Source de l'eau vive, jaillissante de l'infinie Miséricorde pour nous et particulièrement pour les pauvres pécheurs.

Hostie Sainte, en vous est contenu le feu du plus pur amour, qui flambe au sein de Père Eternel comme d'un volcan d'infinie Miséricorde pour nous et particulièrement pour les pauvres pécheurs.

Hostie Sainte, en Vous est contenu le remède à toutes nos faiblesses, découlant de l'infinie Miséricorde comme d'une source, pour nous et particulièrement pour les pauvres pécheurs.

Hostie Sainte, en vous est contenu le lien entre Dieu et nous, don de l'infinie Miséricorde envers nous et particulièrement envers les pauvres pécheurs.

Hostie Sainte, en vous sont contenus tous les sentiments du Très doux Cœur de Jésus envers nous et particulièrement envers les pauvres pécheurs.

Hostie Sainte, notre unique espoir, dans toutes les souffrances et les contrariétés de la vie.

Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu des ténèbres et des orages intérieurs et extérieurs.

Hostie Sainte, notre unique espoir, dans la vie et à l'heure de notre mort.

Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu des insuccès et dans l'abîme des désespoirs.

Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu de la fausseté et des trahisons.

Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu des ténèbres et de l'impiété qui submergent la terre.

Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu de la nostalgie et de la douleur résultant de l'incompréhension de tous.

Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu du travail pénible et de la monotonie de la vie quotidienne.

Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu de la destruction de nos espoirs et de nos efforts.

Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu des ravages de l'ennemi et des efforts de l'enfer.

Hostie Sainte, j'ai confiance en Vous, lorsque les fardeaux dépasseront mes forces et quand je verrai l'inutilité de mes efforts.

Hostie Sainte, j'ai confiance en Vous lorsque les orages secouent mon cœur et que l'esprit effrayé penche vers le doute.

Hostie Sainte, j'ai confiance en Vous lorsque mon cœur va frémir et quand la sueur mortelle mouillera mon front.

Hostie Sainte, j'ai confiance en Vous lorsque tout sera conjuré contre moi et que le sombre désespoir envahira mon âme.

Hostie Sainte, j'ai confiance en Vous lorsque mon regard va se détourner des choses temporelles et que mon esprit verra pour la première fois des mondes inconnus.

Hostie Sainte, j'ai confiance en Vous, lorsque les travaux vont surpasser mes forces et que l'insuccès sera mon constant partage.

Hostie Sainte, j'ai confiance en Vous, lorsque l'accomplissement des vertus me semblera difficile et que la nature se révoltera.

Hostie Sainte, j'ai confiance en Vous, lorsque les coups de l'ennemi serons dirigés contre moi.

Hostie Sainte, j'ai confiance en Vous, lorsque mes fatigues et mes efforts seront méconnus des hommes.

Hostie Sainte, j'ai confiance en Vous, lorsque Vos jugements retentiront sur moi, alors j'aurai confiance en votre Miséricorde sans limites.

356. Très Sainte Trinité, j'ai confiance en votre infinie Miséricorde. Dieu est mon Père. Donc moi, Son enfant, j'ai tous les droits sur Son divin Cœur. Et plus les ténèbres son grandes, plus totale doit être notre confiance.

357. Je ne comprends pas comment on peut ne pas avoir confiance en Celui qui peut tout. Tout est par Lui et rien sans Lui. Lui, le Seigneur, ne permettra ni n'admettra la confusion de ceux qui ont mis toute leur confiance en Lui.

358. 10.1.1935. Jeudi soir pendant la bénédiction certaines pensées commencèrent à me tourmenter : Est-ce que, par hasard, tout ce que je dis au sujet de cette grande Miséricorde de Dieu ne serait pas mensonge ou illusion ?... Je voulais réfléchir un moment là-dessus, quand, soudain, j'entendis une voix intérieure forte et distincte : « Tout ce que tu dis de Ma bonté est la vérité et il n'y a pas d'expression suffisante pour la louer. » - Ces paroles étaient si pleine de puissance et si claires, que je donnerais ma vie pour elles : elles viennent de Dieu. Je Le reconnais à la paix profonde qui m'envahit alors et continue de m'accompagner.
358 morceau
Cette paix me donne une puissance et une force si grande, que toutes les difficultés, les contrariétés, les souffrances et la mort même ne sont rien. Cette lumière souleva un coin du voile et je vis que tous mes efforts pour que les âmes connaissent la Miséricorde du Seigneur, sont très agréables à Dieu. Cela fit naître une si grande joie dans mon âme, que je ne sais si, au Ciel, elle peut être plus grande. Oh !si les âmes voulaient écouter, au moins un peu, la voix de leur conscience et la voix, ou plutôt les inspirations de l'Esprit Saint ! Je dis : « au moins un peu », car lorsque nous nous livrons à l'influence de l'Esprit Saint divin, Il complète Lui-même ce qui nous manque.

359. Nouvel An 1935.
Jésus aime entrer dans les menus détails de notre vie. Bien des fois, Il réalise mes secrets désirs que je Lui cache parfois, bien que je sache que rien ne peut être caché devant Lui.
Il est en usage chez nous, le jour de l'An, de tirer au sort des Patrons particuliers pour toute l'année. Le matin, pendant la méditation, un secret désir s'éveilla en moi que Jésus Eucharistie soit mon Patron particulier pour cette année comme avant. Cependant, cachant ce désir à mon Bien-aimé, je Lui parlai de tout, sauf de cela. Quand nous sommes arrivées au réfectoire pour déjeuner, après le signe de croix, nous commençâmes à tirer au sort. Lorsque je me suis approchée des petites images où sont inscrits les Patrons j'en ai pris une sans réfléchir. Cependant pour me mortifier pendant quelques minutes, je ne l'ai pas lue tout de suite.

Soudain j'entendis une voix dans mon âme : « Je suis ton Patron, lis. » A ce moment, j'ai regardé l'inscription et j'ai lu : Patron pour l'année1935, la Sainte Eucharistie ». Mon cœur frémit de joie. Je me suis éloignée discrètement du cercle des Sœurs et je suis allée, pendant un court instant, devant le Saint Sacrement et là j'ai soulagé les sentiments de mon cœur. Cependant Jésus me fit doucement remarquer qu'en ce moment, je devais être en communauté avec les Sœurs, j'y suis immédiatement retournée, conformément à la règle.

360. Sainte Trinité, Dieu unique, inconcevable dans la grandeur de Votre Miséricorde envers les créatures et particulièrement envers les pauvres pécheurs. Vous avez révélé l'abîme de Votre Miséricorde inconcevable dont aucune intelligence humaine, ni angélique ne sondera jamais les limites. Notre néant et notre misère s'anéantissent dans Votre grandeur. O Bonté infinie, qui vous louera dignement ? Se trouvera-t-il une âme, qui Vous comprenne dans Votre amour ? O Jésus, de telles âmes existent, mais il n'y en a pas beaucoup.

361. Un jour, pendant la méditation matinale, j'ai entendu cette voix : « Je suis Moi-même ton directeur, Je l'étais, Je le suis et Je le serai. Quand tu M'as prié de te donner une aide visible, Je te l'ai accordée, l'ayant choisie Moi-même avant même que tu Me l'aies demandé, car ainsi l'exigeait Mon œuvre. Sache que les fautes que tu commets envers lui, blessent Mon Cœur. Surtout garde-toi d'être indépendante, que chacun des plus petits détails portent le cachet de l'obéissance. »
Le cœur humilié et anéanti, j'ai demandé pardon à Jésus pour ces fautes. J'ai également demandé pardon à mon Père spirituel et j'ai pris la résolution de ne rien faire plutôt que d'agir à tort et à travers.
362. O Bon Jésus, je vous remercie pour cette grande grâce de me faire comprendre que je suis en moi-même misère et péché, rien de plus. Par moi-même je ne puis qu'une chose : Vous offenser, Ô mon Dieu. Car la misère ne peut rien faire d'autre par elle-même que Vous offenser, ô Bonté infinie !

363. Un jour on m'a demandé de prier pour une âme, j'ai résolu tout de suite de faire une neuvaine à la Miséricorde du Seigneur, en y joignant une mortification, celle de porter des chaînettes aux deux pieds pendant la Sainte Messe. Au bout de trois jours de pratique de cette mortification, je suis allée me confesser et j'ai fait part à mon Père spirituel de la mortification que j'avais entreprise, présument qu'il n'aurait rien contre. Mais j'entendis le contraire, à savoir que je ne devais rien faire seule, sans permission.
O mon Jésus, voilà que de nouveau j'ai été indépendante. Mais je ne me décourage pas de ces chutes, je sais bien que suis misère. Ma santé m'interdit les mortifications et mon Père spirituel s'étonnait que je fasse de plus grandes mortifications, sans autorisation. J'ai demandé pardon pour avoir agi de ma propre volonté, ou plutôt, pour avoir présumé la permission. Je lui ai demandé une autre mortification à la place.

364. Il me proposa une mortification intérieure, notamment ; je devais considérer, pendant la Sainte Messe, pourquoi Jésus a consenti à être baptisé. Cette méditation n'était pas une mortification pour moi, car ce m'est un délice de penser à Dieu. Mais il y avait là une mortification de la volonté, puisque je faisais, non pas ce qui me plaisait, mais ce qui m'était indiqué. C'est en cela que consiste la mortification intérieure.
Lorsque je me suis éloignée du confessionnal et que j'ai commencé à réciter ma pénitence, j'entendis ces mots : « J'ai accordé la grâce que tu M'avais demandée pour cette âme, cependant je ne l'ai pas fait à cause de la mortification que tu t'étais toi-même choisie. C'est pour ton acte d'obéissance absolue envers celui qui Me représente, que J'ai accordé à cette âme la grâce pour laquelle tu as intercédé auprès de Moi, et pour laquelle tu as imploré Ma Miséricorde. Sache que lorsque tu détruis ta volonté propre, la mienne règne en toi. »

365. O mon Jésus, soyez patient avec moi, je serai plus attentive à l'avenir. Je ne m'appuierai plus sur moi-même, mais sur Votre grâce et sur Votre bonté, qui sont si grandes pour moi qui suis si misérable.

Une fois, Jésus me fît connaître que lorsque je Le priais aux intentions qu'on me confiait, Il était toujours prêt à accorder Ses grâces, mais que les âmes ne voulaient pas toujours les accepter. « Mon Cœur déborde d'une grande miséricorde pour les âmes et particulièrement pour celles des pauvres pécheurs. Si elles pouvaient comprendre que Je suis le meilleur des Pères, que c'est pour elles que le Sang et l'Eau ont jailli de Mon Cœur comme d'une source pleine de miséricorde. Pour elles Je demeure au tabernacle comme Roi de Miséricorde. Je désire combler les âmes de grâces, mais elles ne veulent pas les accepter. Toi au moins, viens vers Moi le plus souvent possible et prends ces grâces qu'elles ne veulent pas. Ainsi tu consoleras Mon Cœur. Oh ! Que l'indifférence des âmes pour tant de bonté, tant de preuves d'amour est grande! Mon Cœur n'est abreuvé que d'ingratitude et d'oubli de la part des âmes qui vivent dans le monde. Elles ont du temps pour tout, mais elles n'ont pas de temps pour venir vers Moi, ni pour chercher des grâces.

Je me tourne donc vers vous, âmes choisies, est-ce que, vous aussi resterez aveugles à l'amour de Mon Cœur ? Et ici aussi, Mon Cœur éprouve une déception. Je ne trouve pas en vous un abandon total à Mon amour, mais tant de réserves, tant de méfiance, tant de précautions !
Pour te consoler, Je te dirai qu'il y a des âmes vivant dans le monde, qui M'aiment sincèrement. Je séjourne avec délices en elles. Mais elles sont peu nombreuses. Dans les couvents aussi il y a des âmes qui remplissent Mon Cœur de joie : Mes traits sont gravés en elles et c'est pour cela que le Père Céleste les regarde avec une prédilection particulière. Elles seront un spectacle pour les Anges et les hommes. Mais leur nombre est très petit. Ce sont elles qui protègent le monde de la justice du Père Céleste et qui lui obtiennent miséricorde, par leur prières. L'amour de ces âmes et leurs sacrifices soutiennent l'existence du monde.
C'est l'infidélité d'une âme, spécialement élue par Moi, qui blesse le plus douloureusement Mon Cœur : ces infidélités sont des larmes qui Me transpercent le Cœur. »

367. 29.1.1935. Ce mardi matin, pendant la méditation, j'ai aperçu intérieurement, le Saint-Père qui célébrait la Sainte Messe. Après le Pater Noster il causait avec Jésus de cette affaire que Jésus m'a ordonné de lui dire. Bien que je n'en aie jamais parlé au Saint-Père personnellement, mais que ces affaires soient arrangées par quelqu'un d'autre, à cet instant, j'ai su, par connaissance intérieure, qu'il y réfléchissait et que dans peu de temps, l'affaire serait conclue selon les désirs de Jésus.

368. Avant la retraite de huit jours, je suis allée chez mon directeur spirituel et je l'ai prié de me désigner certaines mortifications pour le temps de la retraite. Il ne m'en a permis que quelques unes seulement, et non toutes celles que je désirais. J'ai reçu la permission de faire une heure de méditation sur la Passion de Jésus et de m'imposer certaines humiliations. J'étais un peu mécontente de ne pas avoir reçu la permission pour tout ce que je lui avais demandé. Quand nous sommes rentrées à la maison, j'ai passé un moment à la chapelle et j'entendis dans mon âme une voix « Une heure de méditation sur Ma douloureuse Passion a un plus grand mérite, que toute une année de flagellation jusqu'au sang. La considération de Mes Plaies douloureuses est d'un grand profit pour toi et Me procure une grande joie. Je suis étonné que tu n'aies pas encore renoncé complètement à ta propre volonté, mais Je me réjouis, car ce changement surviendra pendant la retraite. »
369. Le même jour, alors que j'étais à l'église, pour me confesser, j'ai aperçu ces mêmes rayons sortant de l'ostensoir. Ils se répandaient dans toute l'église. Cela dura pendant tout l'office. Après la bénédiction, ils se répandirent des deux côtés, puis revinrent à l'ostensoir. Leur aspect était clair et transparent comme du cristal. J'ai prié Jésus qu'il daigne allumer le feu de son amour dans toutes les âmes froides. Sous ces rayons, leur cœur se réchaufferait, même s'il était froid comme de la glace, et il serait réduit en poussière, même s'il était dur comme le roc.

370. J.M.J. Wilno, 4,11.1935

Retraite de huit jours.

Jésus, Roi de Miséricorde, voici revenu le moment où je reste en tête avec Vous, c'est pourquoi je Vous supplie par tout l'amour dont brûle Votre divin Cœur, détruisez en moi, tout amour propre et, par contre, enflammez mon cœur du feu de Votre très pur amour.

371. Le soir, la conférence finie, j'ai entendu ces mots : « Je suis avec toi. Pendant cette retraite, je t'affermirai dans la paix et le courage, pour que les forces ne te manquent pas dans l'accomplissement de Mes desseins. C'est pourquoi tu vas absolument renoncer à ta propre volonté pendant cette retraite et ainsi toute Ma volonté s'accomplira en toi. Sache que cela va te coûter beaucoup, c'est pourquoi écris sur une carte blanche ces mots : « A partir d'aujourd'hui ma volonté propre n'existe plus. » Et raye la carte.
De l'autre côté, écrit ces mots : « A partir d'aujourd'hui j'accomplis la volonté de Dieu, partout, toujours, en tout. » Ne t'effraie de rien. L'amour t'en donnera la force et en facilitera l'accomplissement. »

372. Méditation fondamentale sur le but c'est-à-dire sur les choix de l'Amour. L'âme doit aimer, elle a besoin d'aimer. L'âme doit déverser son amour, non pas dans la boue, ni dans le vide, mais en Dieu. Comme je me réjouis quand je réfléchis là-dessus, car je sens réellement que Lui seul est dans mon cœur. Jésus, Seul, Unique. J'aime les créatures en tant qu'elles m'aident à m'unir à Dieu. J'aime tous les hommes parce que je vois en eux l'image divine.

373. J.M.J. Wilno, 4.11.1935

A partir d'aujourd'hui ma volonté propre n'existe plus

Au moment où je m'agenouillais pour rayer ma volonté propre, comme le Seigneur m'a dit de le faire, j'ai entendu dans mon âme cette voix : « A partir d'aujourd'hui, n'aie pas peur des jugements de Dieu, car tu ne seras pas jugée. »

J.M.J. Wilno, 4.11 1935

A partir d'aujourd'hui j'accomplis la volonté de Dieu, partout, toujours, en tout.

J.M.J. Wilno, 8.11.1935

Le travail intérieur, personnel, ou examen de conscience. Du renoncement de soi et de sa volonté propre.
I Le renoncement de la raison : c'est-à-dire soumettre ma raison à celle de ceux qui remplacent Dieu sur terre auprès de moi.

II Le renoncement de la volonté : c'est-à-dire, accomplir la volonté de Dieu qui se manifeste à moi dans la volonté de ceux qui tiennent la place de Dieu auprès de moi, ainsi que dans le règlement de notre ordre religieux.

III Le renoncement du jugement : c'est-à-dire accepter immédiatement, sans réfléchir, sans analyser, ni raisonner chaque ordre, qui m'est donné par ceux qui tiennent la place de Dieu auprès de moi.

IV Le renoncement de ma langue. Je ne lui donnerai aucune liberté. En un seul cas, elle sera totalement libre : pour la proclamation de la gloire de Dieu. A chaque fois que je communie, je prie Jésus qu'il daigne fortifier et purifier ma langue, pour que je ne blesse pas mon prochain. C'est pour cela que j'ai le plus grand respect pour la règle qui parle du silence.

375. Mon Jésus, j'ai confiance que Votre grâce m'aidera à tenir ces résolutions. Bien que ces articles soient contenus dans le vœu d'obéissance, je veux pourtant m'y exercer d'une manière particulière, car c'est l'essence de la vie religieuse. Miséricordieux Jésus, je Vous en prie ardemment, éclairez mon esprit pour que je puisse mieux Vous connaître, Vous qui êtes l'Être infini, et pour que je puisse mieux me connaître, moi qui suis le néant même.

376. De la Sainte confession. Nous devrions tirer deux profits de la Sainte Confession. Nous allons nous confesser :
1. Pour la guérison.

2. Pour l'éducation. Notre âme a besoin, comme un petit enfant, d'une éducation continuelle. O mon Jésus, je comprends ces mots à fond et je sais, par expérience, que lâme n'arrivera pas loin par ses propres forces. Elle peinera beaucoup rt ne fera rien pour la gloire de Dieu. Elle va s'égarer constamment, car mon esprit est obscur et ne sait pas discerner en ce qui le concerne. Je vais appliquer mon attention spécialement sur deux points :
1. Choisir en me confessant, ce qui m'humilie le plus, serais-ce une chose minime, pourvu que cela me coûte beaucoup et voilà pourquoi je le dirai.

2. Je vais m'exercer à la contrition, non seulement pendant la confession, mais à chaque examen de conscience. Je vais éveiller en moi la contrition parfaite, surtout au moment d'aller me coucher.

Encore un mot : l'âme, qui désire sincèrement avancer dans la perfection, doit s'en tenir strictement aux conseils que lui donne son conseiller spirituel. Autant de sainteté que de dépendance.

377. Un jour où je causais avec mon directeur, j'aperçus intérieurement, et dans un éclair, son âme en proie à une grande souffrance, à un supplice tel que rares sont les âmes que Dieu touche d'un pareil feu. Cette œuvre en était la cause. Un jour viendra où cette œuvre tant recommandée par Dieu paraissant presque réduite à néant, resurgira soudain sous l'action de Dieu avec une grande force qui témoignera de sa vérité. Et bien qu'elle existât depuis longtemps déjà, elle donnera une nouvelle splendeur à l'Eglise. Personne ne peut nier que Dieu est infiniment miséricordieux. Il désire que tout le monde le sache, avant qu'il ne revienne comme Juge. Il veut que les âmes Le connaissent d'abord comme Roi de Miséricorde. Quand viendra ce triomphe, nous serons déjà dans cette vie nouvelle où il n'y a plus de souffrance. Mais, avant cela, « votre âme sera abreuvée d'amertume devant l'anéantissement de vos efforts. » Cependant cet anéantissement ne sera qu'apparent, car Dieu ne change pas ce qu'Il a une fois décidé. Mais bien que l'anéantissement ne soit qu'apparent, pourtant la souffrance sera bien réelle.
Quand cela arrivera-t-il ? Je ne le sais pas. Combien de temps cela durera-t-il ? Je l'ignore. Mais Dieu m'a promis une grande grâce particulière ainsi qu'à tout ceux qui proclameront la grandeur de Sa Miséricorde. Il les défendra à l'heure de la mort. Lorsqu'un pécheur se tourne vers Sa Miséricorde, même si ses péchés étaient noirs comme la nuit, il Lui rend la plus grande gloire et fait honneur à Sa Passion. Lorsqu'une âme glorifie Sa bonté, alors le démon tremble à cette vue et s'enfuit au fond de l'enfer.
Au cours d'une adoration, Jésus m'a promis : « J'agirai, à l'heure de leur mort, selon Mon infinie Miséricorde, envers les âmes qui auront recours à Ma Miséricorde, et envers celle qui la glorifieront et en parleront aux autres. »
« Mon Cœur souffre, dit Jésus, à cause des âmes choisies, qui ne comprennent pas elles-mêmes l'immensité de Ma Miséricorde. Leur relation envers Moi, d'une certaine manière, comporte de la méfiance. Oh ! Comme cela blesse Mon Cœur ! Souvenez-vous de Ma Passion et si vous ne croyez pas à Mes paroles, croyez au moins à mes plaies. »

379. Je ne ferai aucune démarche, aucun geste, selon ma propre inclination, car je suis liée par la grâce. Je suis constamment attentive à ce qui est le plus agréable à Jésus.

380. Pendant§ une méditation sur l'obéissance, j'ai entendu ces paroles : « Le prêtre parle, ici, exceptionnellement pour toi, sache que J'emprunte sa bouche. » Je m'efforçais d'écouter avec la plus grande attention, et j'appliquais tout à mon cœur comme pour chaque méditation. Lorsque le prêtre a dit que l'âme obéissante se remplit de la force de Dieu - « Oui quand tu es obéissante, Je t'enlève ta faiblesse et en échange Je te donne Ma force. Cela m'étonne que les âmes ne veuillent pas faire cet échange avec Moi. » J'ai dit : « Jésus, éclairez mon âme, sinon, moi non plus, je ne comprendrai pas bien ces paroles. »

381. « Je sais que je ne vis pas pour moi, mais pour un grand nombre d'âmes. Je sais que les grâces, qui me sont accordées, ne sont pas seulement pour moi, mais aussi pour les autres. O Jésus, l'immensité de Votre Miséricorde se déverse en mon âme qui est le gouffre même de la misère. Je Vous remercie Jésus, pour les grâces et les parcelles de la Croix que Vous me donnez à chaque instant de ma vie. »

382. Au commencement de la retraite, j'ai aperçu Jésus cloué à la Croix, sur le plafond de la chapelle. Il regardait les Sœurs avec un grand amour, mais pas toutes. Il y a trois Sœurs sur lesquelles Jésus jetait un regard sévère, je ne sais pour quelle raison. Je sais seulement qu'il est terrible de rencontrer un tel regard qui est celui d'un Juge sévère. Ce regard ne me concernait pas et cependant je fus saisie de crainte et de frayeur. J'en frémis encore tout en écrivant ces mots. Je n'ai pas osé en dire le moindre mot à Jésus. Mes forces s'en allaient et je craignis ne plus pouvoir rester jusqu'à la fin de la conférence.
Le lendemain, j'ai vu de nouveau la même chose que la première fois. Et j'ai osé dire : « Jésus, comme Votre Miséricorde est grande. »
Le troisième jour, le regard bienveillant sur toutes les Sœurs, excepté ces trois, se reproduisit encore. Alors je pris mon courage à deux mains, et mue par l'amour du prochain je dis au Seigneur : « Vous qui êtes la Miséricorde même, comme Vous me l'avez affirmé, je Vous supplie, par la puissance de Votre Miséricorde, posez aussi Votre regard bienveillant sur ces trois Sœurs. Si cela ne s'accorde pas avec Votre Sagesse, je Vous en prie, faisons un échange : que le regard bienveillant que Vous portez sur mon âme soit pour elles, et que le regard sévère que Vous portez sur leur âme, soit pour moi. » Alors Jésus me dit : « Ma fille, pour ton amour sincère et magnanime, Je leur accorde beaucoup de grâces, bien qu'elles ne Me prient pas. Mais c'est à cause de la promesse que Je t'ai faite. » Et, au même instant Il embrassa aussi du regard ces trois Sœurs. Une grande joie me fit battre le cœur, à la vue de la Bonté divine.

383. Je suis restée en adoration de 9 heures à 10 heures, ainsi que quatre autres Sœurs. M'approchant de l'autel, j'ai commencé à méditer la Passion de Jésus. Au même instant une terrible douleur inonda mon âme à cause de l'ingratitude d'un si grand nombre d'âmes qui vivent dans le monde. Et plus encore à cause de celle des âmes spécialement choisies par Dieu. On ne peut s'en faire une idée ni tenter de comparaison. A la vue de cette ingratitude des plus noires, je sentis comme si mon cœur se déchirait. Mes forces physiques m'abandonnaient complètement. Je me suis prosternée et sans me cacher, je pleurais tout haut. Chaque fois que je pensais à la grande Miséricorde de Dieu et à l'ingratitude des âmes, la douleur transperçait mon cœur. J'ai compris aussi combien le Doux Cœur de Jésus en est douloureusement blessé. J'ai renouvelé d'un cœur ardent mon acte d'offrande pour les pécheurs.

384. Avec joie et envie j'ai pressé mes lèvres à l'amertume du calice que je prend chaque jour pendant la Sainte Messe.. Je ne la donnerai à personne, la goutte que Jésus me réserve à chaque moment. Je vais consoler le très doux Cœur Eucharistique de Jésus. Je jouerai de belles mélodies sur les cordes de mon cœur, la souffrance est la plus douce musique. Je vais assidûment rechercher ce qui peut aujourd'hui réjouir Son Cœur.
Les jours de la vie ne sont pas monotones. Quand les nuages noirs me cacheront le soleil, je fendrai les nuées comme un aigle et je signalerai à tos que le soleil ne s'éteint pas.

385. Je sens que Dieu me permettra de soulever le voile pour que la terre ne doute pas de Sa bonté. Dieu n'est sujet ni à éclipse, ni à changement, Il est pour tous les siècles Un et Le Même. Rien ne peut s'opposer à Sa volonté. Je sens en moi une force plus grande que la force humaine : un courage et une force issus de la grâce qui demeure en moi. Je comprends les âmes qui souffrent du manque d'espoir, j'ai moi-même expérimenté ce feu. Mais Dieu, n'impose rien au delà de nos forces. J'ai longtemps vécu dans l'espérance contre toute espérance et j'ai ainsi fait naître l'espérance jusqu'à la confiance totale en Dieu. Qu'il m'arrive ce qu'Il a décidé depuis tous les siècles.

Le principe général.

386. Il serait bien laid pour une religieuse de chercher du soulagement dans la souffrance.

387. Voici ce qu'on fait la grâce et la méditation, d'un très grand criminel. Celui qui meurt a beaucoup d'amour. « Souvenez-Vous de moi lorsque Vous serez dans Votre Royaume. » La vraie contrition change l'âme immédiatement. Il faut diriger la vie spirituelle sérieusement et sincèrement.

388. L'amour doit être réciproque. Si Jésus a bu pour moi toute l'amertume, moi, Son épouse, j'accepterai toutes les amertumes pour Lui prouver mon amour.

389. Celui qui sait pardonner se prépare de nombreuses grâces divines. Je pardonnerai sincèrement chaque fois que je regarderai le crucifix

390. L'union avec les âmes nous a été donnée au Sacrement du Saint-Baptème. La mort resserre l'amour. Je devrai toujours être une aide pour les autres. Si je suis une bonne religieuse, je serai utile non seulement à notre Ordre, mais aussi à ma Patrie.

391. Dieu donne Ses grâces de deux façons : par l'inspiration et par l'illumination. Si nous prions pour obtenir la grâce, Dieu nous la donnera. Il suffit de l'accepter, mais pour cela, i !l faut de l »abnégation. L'amour ne réside ni dans les mots, ni dans les sentiments, mais dans les actes. C'est un acte de volonté, c'est un don, c'est-à-dire une donation.

Raison, volonté, cœur : nous devons exercer ces trois facultés dans la prière. Je ressusciterai en Jésus, mais d'abord je dois vivre en Lui. Si je ne me sépare pas de la croix, alors l'Evangile fera son chemin en moi. Jésus efface en moi toutes mes imperfections. Sa grâce agit sans cesse. La Sainte Trinité m'accorde Sa vie en plénitude par le don de l'Esprit Saint. Les Trois Personnes Divines demeurent en moi. Lorsque Dieu aime, Il le fait de tout Son Etre, de toute la puissance de Son Etre. Si Dieu m'a tant aimée, que dois-je faire, moi, Son épouse ?

392. Pendant une des conférences, Jésus me dit : « Dans la petite grappe élue, tu est une douce baie, Je désire que la sève, qui circule en toi, se communique aux autres âmes. »

393. Pendant le renouvellement des vœux, j'aperçus Jésus du côté de l'Epître, dans un vêtement blanc, ceint d'une ceinture dorée, Il tenait à la main un terrible glaive. Cela dura jusqu'au moment où les Sœurs commencèrent à renouveler leurs vœux
Soudain je vis une clarté insoutenable, et en avant de cette clarté, un plateau de nuage blanc en forme de balance. Jésus s'approcha et mis le glaive sur un plateau de la balance, qui tomba sous son poids, vers la terre, et faillit la toucher complètement. A ce moment les Sœurs finissaient le renouvellement de leurs vœux. Et je vis des Anges prendre à chaque Sœur quelque chose qu'ils mettaient dans un vase d'or, qui avait la forme d'un encensoir. Lorsqu'ils eurent fait le tour de toutes les Sœurs, ils déposèrent sur le second plateau de la balance le vase dont le poids l'emporta tout de suite sur celui du plateau avec le glaive. Alors une flamme jaillit de l'encensoir et monta jusqu'à la clarté. Et soudain j'entendis une voix venant de cette clarté : « Remettez le glaive à sa place, il a moins de poids que le sacrifice. » A ce moment Jésus nous accorda Sa bénédiction, et tout ce que j'avais vu, disparut.
Les Sœurs avaient déjà commencé à communier. Quand j'ai reçu la Sainte Communion, la joie inonda mon âme, une joie si grande que je ne pourrais la décrire.

394. Départ pour quelques jours à la maison paternelle chez ma mère qui se mourait.. J'ai appris que ma mère est très gravement malade, q'elle est mourante, et qu'elle me prie de venir, car elle veut me voir avant de mourir. Alors ce réveillèrent tous les sentiments de mon cœur. Comme une enfant aimant sincèrement sa mère, je désirais exaucer son désir . Mais j'ai laissé à Dieu la liberté d'agir et je me suis livrée complètement à Sa volonté. Sans faire attention à la douleur de mon cœur, je suivais la volonté divine.

Le jour de ma fête, le 15 février au matin, la Mère Supérieure me remit une seconde lettre de ma famille et m'accorda la permission de retourner à la maison pour exaucer le désir et les prières de ma mère mourante. Tout de suite, j'ai fait les préparatifs nécessaires et le soir j'ai quitté Wilno. J'ai offert toute cette nuit pour ma mère gravement malade, afin que Dieu lui accorde la grâce de ne rien perdre des mérites de ses souffrances.

395. Mes compagnes de voyage étaient bien gentilles; plusieurs dames de la Congrégation mariale se trouvaient dans le même compartiment ; j'ai senti que l'une d'elle souffrait beaucoup et qu'un combat acharné se livrait dans son âme. J'ai prié pour cette âme. A onze heures, ces dames passèrent dans un autre compartiment pour causer et en attendant nous sommes restées toutes les deux seules, dans le wagon. Je sentis que ma prière augmentait encore le combat de cette âme. Je ne la consolais pas, aussi je priais encore plus ardemment. Enfin cette personne s'adressant à moi me pria de lui dire si elle devait accomplir une certaine promesse faite à Dieu. A ce moment, j'ai eu intérieurement connaissance de cette promesse et lui ai répondu : « Vous êtes obligée, Madame, d'accomplir cette promesse, car autrement, vous serez malheureuse toute votre vie. Cette pensée ne vous laissera pas en paix. » Etonnée de cette réponse, elle le dévoila toute son âme.
C'était une maîtresse d'école qui, lorsqu'elle devait passer un examen, promit à Dieu de se consacrer à Son service, c'est-à-dire entrer au couvent si elle était reçue à cet examen. Elle réussit très bien l'examen. Mais, dit-elle, « Je suis entrée dans le tourbillon du monde et je ne veux plus entrer au couvent. Cependant ma conscience ne me laisse pas en paix et malgré les distractions, je suis toujours mécontente. »
Après une assez longue conversation cette personne changea du tout au tout et me dit qu'elle allait tout de suite faire des démarches pour se faire religieuse. Elle me demanda de prier pour elle. Je sentais que Dieu ne lui épargnait pas ses grâces.

396. Le matin, j'arrivais à Varsovie et le soir à 8 heures, j'étais à la maison. Il est difficile de décrire quelle joie ce fut pour mes parents et pour toute la famille.
Ma mère se trouvait un peu mieux, cependant le médecin ne laissait aucun espoir quant à la guérison complète. Après nous être salués, nous sommes tous tombés à genoux pour remercier Dieu de la grâce de pouvoir nous rencontrer tous encore une fois dans cette vie.

397. En voyant prier mon père, j'étais bien honteuse, après tant d'années passées au couvent, de ne pas savoir prier avec autant de sincérité et de ferveur. Je ne cesse de rendre grâces à Dieu pour de tels parents.

398. Oh ! Comme tout avait changé en dix ans ! Impossible de rien reconnaître. Le jardin était si petit maintenant que je ne pouvais le reconnaître. Mes frères et sœurs que j'avais quittés encore enfants, étaient maintenant tous adultes... Je m'étonnais de ne pas les retrouver tels que lors de notre séparation.

399. Stasio m'accompagnait chaque jour à l'église. Je sentais que cette âme était très agréable à Dieu. Le dernier jour, quand il n'y avais plus personne à l'église, je suis allée devant le Saint Sacrement, et nous avons récité ensemble le Te Deum. Après un moment de silence j'ai offert cette âme au Très Doux Cœur de Jésus. Comme il m'était bon de prier dans cette petite église ! Je me suis souvenue de touts les grâces que j'y avais reçues, grâces que je ne comprenais pas alors et dont j'avais si souvent abusé, et je m'étonnais moi-même d'avoir pu être aussi aveugle. Je regrettais vivement mon aveuglement et, soudain j'ai vu Jésus, éclatant d'une beauté indicible. Il me dit gracieusement : « Mon élue, Je t'accorderai de plus grâces encore, pour que tu sois pendant toute l'éternité témoin de Mon Infinie Miséricorde. »

400. Ces jours à la maison passaient pour moi en grande compagnie, car chacun voulait me voir et causer un peu. Souvent je comptais jusqu'à vingt-cinq personnes. Elles écoutaient avec curiosité mes récits de la vie des saints. Je m'imaginais que notre maison était vraiment la maison de Dieu, car jusqu'au soir on ne parlait que de Lui. Lorsque, fatiguée par ces récits et soupirant après la solitude et le silence, je m'échappais le soir au jardin afin de pouvoir parler avec Dieu en tête-à-tête, cela non plus ne me réussissait pas. Mes frères et sœurs venaient tout de suite et me reconduisaient à la maison où, de nouveau, il me fallait parler avec tant d'yeux fixés sur moi !

Mais je parvins à trouver un peu de répit, et je priais mes frères, qui avaient de très belles voix, de chanter. De plus, l'un d'entre eux jouait du violon, le second de la mandoline.. Ce qui me permettait de prier spirituellement sans fuir leur société.

Partager cet article

Repost0

commentaires