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  • : In hoc signo vinces. Parousie by ROBLES Patrick
  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 09:31

1608. Ô mon Jésus, comme il est bon d'être sur la croix, mais avec Toi. Avec Toi, mon Amour, mon âme est constamment étendue sur la croix et abreuvée d'amertume. Le vinaigre et le fiel touchent mes lèvres, mais c'est bien, c'est bien qu'il en soit ainsi, car Ton divin Cœur fut abreuvé d'amertume pendant toute Ta vie, et en réponse à Ton amour Tu as reçu l'ingratitude. Tu avais si mal qu'une plainte de douleur s'échappa de Tes lèvres : Tu cherchais qui pourrait Te consoler, et Tu n'as pas trouvé.

1609. Lorsque je demandai au Seigneur de porter les yeux sur une âme qui lutte seule contre beaucoup de contrariétés, le Seigneur me fit connaître en un instant que tous sont comme de la poussière sous Ses pieds. « Et donc ne te tourmentes pas, tu vois que d'eux-mêmes ils ne peuvent rien, et si je leur permets de paraître triompher, c'est en raison de mes impénétrables décrets ! » J'ai ressenti un grand apaisement en voyant comme tout dépend du Seigneur.

1610. Quand l'aumônier vient avec le Seigneur Jésus, il y a des moments où une si vive présence de Dieu m'envahit, et le Seigneur me fait connaître Sa sainteté, et je vois alors la plus infinie poussière de mon âme et je voudrais la purifier avant chaque Communion. J'ai questionné mon confesseur, il a répondu qu'il n'était pas nécessaire de se confesser avant chaque sainte Communion. Je n'ai pas continué à expliquer l'état de mon âme, car ce n'était pas mon directeur mais mon confesseur. Cependant cette connaissance ne me prend pas de temps, car elle est plus rapide que l'éclair, elle allume en moi l'amour, me laissant la connaissance de moi-même

1611. 20 février 1938 - Aujourd'hui, le Seigneur m'a répondu : J'ai besoin de tes souffrances pour sauver les âmes.
Ô mon Jésus, fais de moi ce qu'il Te plaît. Je n'ai pas eu le courage de demander au Seigneur Jésus de plus grandes souffrances, car j'ai tellement souffert la nuit précédente, que je n'aurais pu endurer une goutte de plus que ce que le Seigneur Jésus lui-même m'a donné.

1612. Presque toute la nuit j'ai éprouvé de si violentes douleurs, qu'il me semblait avoir toutes les entrailles réduites en lambeaux. J'ai rendu avec des vomissements le médicament que j'avais pris. Puis, alors que je me penchais en avant, j'ai perdu connaissance et ainsi, la tête appuyée contre le sol, je suis restée ainsi un moment. Quand j'ai repris connaissance, je m'aperçus que j'avais appuyé du poids de tout mon corps sur mon visage et ma tête ; inondée de vomissements, j'ai pensé que ce serait déjà la fin. La chère mère supérieure et Sœur Tarcise me secoururent comme elles le pouvaient. Jésus me demandait de souffrir et non de mourir. Ô mon Jésus, fais de moi ce qu'il Te plaît ! Donne-moi seulement la force de souffrir ! Je supporterai tout quand Ta force me soutiendra. Ô âmes, comme je vous aime !

1613. Aujourd'hui une sœur est venue me voir et m'a dit : « Ma sœur, je sens de façon étrange, comme si quelque chose me disait de venir chez vous et de vous recommander certaines de mes affaires avant que vous ne mourriez, que par vos prières vous pouvez me l'obtenir, ma sœur, et l'arranger auprès du Seigneur Jésus ; quelque chose me dit tout le temps que vous pouvez me l'obtenir, ma sœur. » Je lui ai répondu franchement - « oui je le sens dans mon âme, qu'après ma mort je pourrais plus obtenir auprès de Jésus que maintenant. Je me souviendrai de vous, ma sœur, devant Son trône. »

1614. Quand je suis entrée un moment dans le dortoir voisin pour visiter les sœurs malades, l'une d'elles me dit : « Ma sœur, je n'aurai pas du tout peur de vous, quand vous mourrez ; venez me voir après votre mort, car j'ai un secret à vous confier, pour que l'arrangiez auprès de Jésus ; je sais que vous pouvez me l'obtenir auprès du Seigneur Jésus par vos prières. » Comme elle le disait publiquement, je lui ai répondu de cette façon : « Le Seigneur Jésus est très discret, et donc les secrets qu'il a avec une âme, Il ne les révèle à personne. »

1615. Ô mon Seigneur, je Te remercie de me rendre semblable à Toi par l'anéantissement ! Je vois que mon enveloppe terrestre commence à s'effriter ; je m'en réjouis car bientôt, je me trouverai dans la maison de mon Père.

1616. 27 février 1938. Aujourd'hui je me suis confessée au Père A., j'ai agi comme Jésus le désirait. Après la confession, une lumière intense inonda mon âme. Soudain j'entendis une voix : « Parce que tu es une enfant, tu resteras près de mon cœur ; ta simplicité m'est plus agréable que les mortifications. »

1617. Paroles du Père Andrasz : « Vis davantage de foi ; prie pour que la miséricorde divine se propage encore plus et pour que cette œuvre soit prise en bonnes mains, qu'elle soit bien dirigée ! Tâche toi-même d'être là une bonne religieuse même si cela pourrait être comme c'est maintenant, mais tâche d'être là une bonne religieuse ! Et maintenant, si tu ressens ces attraits divins et que tu reconnais que c'est le Seigneur, suis-les ! Consacre à l'oraison tout le temps qui y est destiné, et les notes prends-les après la prière ! »

1618. Les deux derniers jours du carnaval. Mes souffrances physiques ont augmenté. Je me suis unie plus étroitement au Sauveur souffrant, Lui demandant d'avoir miséricorde pour le monde entier, qui dans sa méchanceté fait des folies. Pendant toute la journée, j'ai senti les douleurs de la couronne d'épines. Lorsque je me suis couchée, je ne pouvais pas poser ma tête sur l'oreiller ; cependant à dix heures les douleurs cessèrent et je m'endormis, mais le lendemain je ressentais une grande faiblesse.

1619. Jésus-Hostie, si Tu ne me soutenais pas Toi-même, je ne saurais persévérer sur la croix, je ne pourrais supporter tant de souffrances, mais la force de Ta grâce me maintient à un niveau plus haut et rend méritoires mes souffrances. Tu me donnes la force d'aller toujours de l'avant et de conquérir le ciel par la force et d'avoir en mon cœur de l'amour pour ceux qui nous ont fait subir contrariétés et mépris. Avec Ta grâce on peut tout !

1620. 1er mars 1938. Retraite d'un jour.
J'ai compris dans la méditation, qu'il faut se cacher le plus profondément possible dans le Cœur de Jésus, méditer Sa douloureuse passion et pénétrer les sentiments de Son divin Cœur rempli de miséricorde pour les pécheurs ; pour leur obtenir cette miséricorde, je vais m'anéantir à chaque moment, vivant de la volonté de Dieu.

1621. Pendant tout ce Carême, je suis une hostie dans Ta main, Jésus ! Sers-Toi de moi, pour que Tu puisses entrer Toi-même chez les pécheurs ! Exige ce qui Te plaît ; aucun sacrifice ne me semblera trop grand lorsqu'il s'agit des âmes !

1622. Tout ce mois-ci, sainte messe et sainte Communion à l'intention du Père Andrasz pour que Dieu lui fasse connaître plus profondément encore, Son amour et Sa miséricorde.

1623. Ce mois-ci, j'exercerai les trois vertus que la Mère de Dieu m'a recommandées : l'humilité, la pureté et l'amour de Dieu, acceptant, avec une profonde soumission à la volonté de Dieu, Tout ce qu'Il m'enverra.

1624. J'ai commencé le Saint Carême comme Jésus le désirait, m'en remettant complètement à Sa sainte volonté et acceptant avec amour tout ce qu'il me donnera. Je ne peux pas pratiquer de plus grandes mortifications, car je suis très faible. Ma longue maladie a complètement détruit les forces. Je m'unis à Jésus par la souffrance. Lorsque je médite Sa douloureuse Passion, mes douleurs physiques diminuent.

1625. Le Seigneur m'a dit : « Je te prends à mon école pour tout le Carême, je veux t'apprendre à souffrir. » J'ai répondu : « Avec Toi Seigneur, je suis prête à tout », et j'ai entendu cette voix : « Il t'est permis de boire au calice que je bois ; je te donne aujourd'hui cet honneur exclusif. »

1626. J'ai ressenti aujourd'hui la Passion de Jésus dans tout mon corps et le Seigneur m'a fait connaître la conversion de certaines âmes.

1627. Pendant la sainte messe, j'ai aperçu Jésus étendu sur la croix - Il m'a dit : « Mon élève, aie un grand amour pour ceux qui te font souffrir, fais du bien à ceux qui te haïssent. » J'ai répondu : « Ô mon maître Tu vois bien que je n'ai pas de sentiment d'amour pour eux, et cela me peine ! » Jésus m'a répondu : « Le sentiment n'est pas toujours en ton pouvoir ; tu reconnaîtras que tu as de l'amour lorsque après avoir éprouvé des contrariétés et des contradictions, tu ne perds pas ton calme, mais tu pries pour ceux qui t'ont fait souffrir, et tu souhaites leur bien. » Quand je suis revenue...

1628. JMJ
Je suis une hostie dans Ta main,
Ô Jésus, mon Créateur et mon Seigneur,
Paisible, cachée, sans beauté ni charme,
Car toute la beauté de mon âme a été imprimée au-dedans !

Je suis une hostie dans Ta main, ô Divin Prêtre,
Fais de moi ce qu'il Te plaît !
Je suis toute livrée à Ta volonté, Seigneur,
Car elle est le délice et la parure de mon âme !

Je suis en Ta main, ô mon Dieu, comme une blanche hostie,
Je T'en supplie, transforme-moi Toi-même en Toi,
Que je sois toute cachée en Toi,
Enfermée dans Ton Cœur miséricordieux, comme dans le ciel !

Je suis dans Ta main comme une hostie, ô Prêtre éternel,
Que l'hostie de mon corps me cache à l'œil humain !
Que seul Ton œil mesure mon amour et mon dévouement,
Que mon cœur soit toujours uni à Ton divin Cœur !

Je suis dans Ta main, ô divin Médiateur, comme une hostie expiatoire,
Et je brûle sur l'autel de l'holocauste,
Moulue et broyée par la souffrance, comme les grains de froment,
Et cela pour Ta gloire, pour le salut des âmes !

Je suis une hostie, qui demeure dans le tabernacle de Ton cœur,
Je marche à travers la vie, noyée dans Ton amour,
Et je n'ai peur de rien au monde,
Car Toi seul, Tu es pour moi - bouclier, force, défense !.

Je suis une hostie déposée sur l'autel de Ton Cœur,
Pour brûler du feu de l'amour dans tous les siècles,
Car je sais que Tu m'as élevée uniquement par Ta seule miséricorde,
Et je change donc tous les dons et les grâces pour Ta gloire.

Je suis une hostie dans Ta main, ô Juge et Sauveur,
Dans la dernière heure de ma vie,
Que la toute puissance de Ta grâce m'amène au but,
Qu'éclate Ta pitié envers le vase de miséricorde !

1629. Mon Jésus, affermis les forces de mon âme, pour que l'ennemi ne gagne rien. Sans Toi, je ne suis que faiblesse, sans Ta grâce, que suis-je sinon un abîme de misère. La misère est ma propriété.

1630. Ô plaie de la miséricorde, Cœur de Jésus, cache-moi dans Ta profondeur comme une goutte de Ton propre sang et ne m'en laisse pas sortir pour l'éternité ! Enferme-moi dans Tes profondeurs et enseigne-moi Toi-même comment T'aimer ! Amour éternel, façonne Toi-même mon âme pour qu'elle soit capable d'un amour réciproque pour Toi. Ô Amour vivant, rends-moi capable de T'aimer toujours ! Je veux éternellement répondre à Ton amour par la réciprocité. Ô Christ, un seul de Tes regards m'est plus cher que des milliers de monde, que le ciel entier ! Tu peux, Seigneur, rendre mon âme telle qu'elle puisse te comprendre dans toute Ta plénitude, tel que tu es. Je sais et je crois que Tu peux tout, puisque Tu as daigné Te donner à moi si généreusement, je sais que Tu peux être plus généreux encore ; fais-moi entrer dans Ton intimité aussi loin que peut l'être la nature humaine !...

1631. JMJ

Les désirs de mon cœur sont si inconcevables et si grands,
Que rien ne peut combler l'abîme de mon cœur.
Même toutes les plus belles existences du monde entier,
Ne sauraient Te remplacer pour moi, pas même pour un instant, ô mon Dieu !

D'un seul regard, j'ai embrassé le monde entier,
Et je n'ai pas trouvé d'amour semblable à celui de mon cœur,
C'est pourquoi j'ai tourné mon regard sur le monde éternel, Car celui-ci m'est trop petit
Mon cœur a désiré l'amour de l'Immortel !

Mon cœur a senti que je suis un enfant royal,
Que je me suis trouvée en exil, en terre étrangère,
J'ai compris que ma maison est le palais céleste.
C'est là seulement que je me sentirai comme dans ma propre patrie.

C'est Toi-même, qui as attiré vers Toi mon âme, Seigneur,
Ô Seigneur éternel, Toi-même, Tu T'es abaissé vers moi,
Donnant à mon âme une plus profonde connaissance de Toi !
Voilà le secret de l'amour pour lequel Tu m'as créée !

L'amour pur m'a rendue forte et courageuse,
Je n'ai peur ni des Séraphins, ni du Chérubin debout avec le glaive
Et je passe sans contrainte là où d'autres tremblent,
Car il n'y a pas de quoi craindre là où l'amour est guide !

Et soudain le regard de mon âme s'arrête sur Toi,
Ô Seigneur Jésus-Christ, étendu sur la croix,
C'est mon amour, avec lequel je reposerai dans mon tombeau,
C'est mon bien-aimé, mon Seigneur et mon Dieu inconcevable !

(ici il y a une longue pause)

1632. 10 mars 1938 - Des souffrances physiques continuelles. Je suis sur la croix avec Jésus. Une fois la mère supérieure m'a dit : « Ma sœur, c'est chez vous un manque d'amour du prochain, vous mangez quelque chose, puis vous souffrez et vous dérangez les autres pendant le repos de la nuit. » Cependant, je sais que ces douleurs dans mes entrailles ne sont pas du tout prolongées par ce que j'ai mangé, le médecin a constaté la même chose, mais ce sont des souffrances qui viennent plutôt de l'organisme ou plutôt de la volonté de Dieu. Cependant, après cette remarque, j'ai pris la résolution de davantage souffrir en cachette et de ne plus demander d'aide, car de toute façon elle n'a aucun résultat ; car je rends avec des vomissements les médicaments que l'on me donne, et j'ai réussi à surmonter quelques attaques dont seul Jésus est au courant. Ces souffrances sont si violentes et si fortes qu'elles me font perdre connaissance. Lorsque je m'évanouis sous leur pression, et qu'une sueur froide m'inonde, alors elles commencent peu à peu à se relâcher. Elles durent parfois jusqu'à trois heures ou plus encore. Ô mon Jésus, que Ta sainte Volonté soit faite, j'accepte tout de Ta main ! Si j'accepte les ravissements et les transports de l'amour jusqu'à l'oubli de ce qui se passe autour de moi, il est juste que j'accepte aussi avec amour ces souffrances que me font perdre ma lucidité.

1633. Quand le médecin est venu, je ne pouvais pas descendre le voir au parloir comme les autres sœurs, mais j'ai demandé qu'il vienne chez moi, car pour une certaine raison je ne pouvais descendre ; au bout d'un moment, le médecin est venu dans ma cellule, et après m'avoir examinée, il dit : « Je dirai tout à la sœur infirmière. » Quand la sœur infirmière est venue après le départ du médecin, je lui ai dit la raison pour laquelle je ne pouvais descendre au parloir ; cependant elle se montra fort mécontente. Et quand je lui ai demandé : Ma sœur , qu'est-ce que le médecin a dit de ces douleurs - elle m'a répondu qu'il n'avait rien dit, que ce n'était rien ; il a dit que la malade faisait des caprices et elle s'en est allée. Alors j'ai dit à Dieu : Christ donne-moi force et vigueur pour souffrir, donne à mon cœur un amour sincère envers cette sœur. Après cela, elle ne vint plus du tout me voir de toute une semaine. Cependant les souffrances revinrent avec une grande violence et durèrent presque toute la nuit, il me semblait que c'était la fin. Les supérieures décidèrent d'aller chez un autre médecin, et celui-ci constata que l'état était grave, il me dit : « On ne peut plus redonner une nouvelle santé. On peut encore remédier, çà et là, mais il n'est pas question de recouvrer la santé ». Il a prescrit un remède pour ces douleurs et depuis les plus fortes attaques ont disparu. « Et si vous venez ici ma sœur, nous tâcherons alors de rapiécer cette santé si cela est encore possible. » Il souhaitait vivement que j'aille là-bas pour une cure. Ô mon Jésus, comme Tes décrets sont étranges !.

1634. Jésus m'ordonne d'écrire tout ceci pour la consolation des autres âmes qui seront parfois exposées à des semblables souffrances.

1635. Bien que je me sente très faible, je suis allée chez ce médecin car telle était la volonté des supérieures. La sœur désignée pour m'accompagner partait bien mécontente. Elle me l'a montré plusieurs fois, enfin, elle m'a dit : « Que va-t-il se passer, j'ai trop peu d'argent pour le fiacre ? »Je n'ai rien répondu. »Et peut-être qu'il n'y aura pas de fiacre ? Comment ferons-nous un tel chemin ? » Elle disait cela et beaucoup d'autres choses pour m'inquiéter, car les chères supérieures avaient donné assez d'argent pour tout : il n'en manquait pas. Ayant compris intérieurement toute cette affaire, j'ai ri et j'ai dit à la sœur, que j'étais tout à fait tranquille, ayons confiance en Dieu. Mais j'ai vu que mon profond calme l'irritait.

1636. Alors j'ai commencé à prier à son intention. Ô mon Seigneur, j'accepte tout pour Toi, afin d'obtenir la miséricorde pour les pauvres pécheurs ! A mon retour, j'étais si fatiguée, que j'ai dû me coucher tout de suite ; mais c'était le jour de la confession trimestrielle, j'ai tâché d'y aller, car j'avais besoin non seulement de la confession, mais aussi des conseils du directeur de mon âme. J'ai commencé à me préparer, mais je me sentais si faible, que j'ai résolu de demander à la mère supérieure la permission de passer avant les novices car je me sens faible. La mère supérieure me répondit : « Allez chercher la sœur maîtresse, si elle vous permet de passer avant les novices - c'est d'accord. » Cependant, il n'y avait plus que trois sœurs pour la confession, j'ai donc attendu, car je n'avais pas la force d'aller chercher la sœur maîtresse. Lorsque vint mon tour, je me sentais si mal que je ne pus rendre compte de l'état de mon âme, à peine ai-je pu me confesser. Ici j'ai compris combien on a besoin de l'esprit, la lettre seule ne fait pas croître l'amour.

1637. Ce jour-là, il y avait quelques malentendus entre la supérieure et moi. La faute n'était ni de son côté ni du mien ; mais la souffrance morale est restée, je ne pouvais pas mettre les choses au point, car c'était un secret ; c'est pour cela que je souffrais, bien que j'eusse pu d'un seul mot prouver la vérité.

1638. 20 mars 1938. Aujourd'hui, j'accompagnais en esprit une âme agonisante. Je lui ai obtenu la confiance en la miséricorde divine. Cette âme était proche du désespoir.

1639. Cette nuit n'est connue que de Toi, Seigneur ! Je l'ai offerte pour les pauvres pécheurs endurcis, pour leur obtenir Ta miséricorde. Cingle-moi ici, brûle-moi là, pour que Tu me donnes les âmes des pécheurs et particulièrement !... Ô Jésus, rien ne périt chez Toi : prends tout, et donne-moi les âmes des pécheurs !

1640. Pendant l'adoration, au cours de l'office des quarante heures, le Seigneur m'a dit : Ma fille, écris que les fautes involontaires des âmes ne retiennent pas mon amour pour elles, ni n'empêchent de m'unir avec elles, mais les fautes, mêmes les plus petites mais volontaires, sont une entrave à mes grâces et je ne peux répandre mes dons sur de telles âmes.

1641. Jésus m'a fait connaître comment tout dépend de Sa volonté, en me donnant une profonde paix en ce qui concerne toute cette œuvre.

1642. Ecoute ma fille, bien que toutes les œuvres qui naissent de ma volonté soient exposées à des grandes souffrances, vois cependant, l'une d'elles a-t-elle été exposée à de plus grandes difficultés, que l'œuvre qui dépend directement de moi, l'œuvre de la rédemption. Tu ne dois pas trop prendre à cœur les contrariétés. Le monde n'est pas aussi fort qu'il semble l'être, sa force est strictement limitée. Sache, ma fille, que lorsque ton âme est pleine du feu de mon pur amour, alors toutes les difficultés fuient comme le brouillard devant les rayons du soleil, et elles ont peur d'aborder une telle âme et tous les adversaires ont peur d'agir contre elle, car ils sentent que cette âme est plus forte que le monde entier...

1643. Ma fille, fais dans cette œuvre de la miséricorde autant que l'obéissance te le permet, mais soumets clairement mes moindres désirs à ton confesseur, et ce qu'il décidera, il ne t'est pas permis de t'en écarter, accomplis tout fidèlement, autrement je n'aurais pas de prédilection pour toi !...

1644. 25 mars 1938 - J'ai vu aujourd'hui le Seigneur Jésus souffrant qui s'inclina vers moi et me dit tout bas : Ma fille, aide-moi à sauver les pécheurs. Soudain un feu d'amour pour secourir les âmes entra dans mon âme ! Quand je repris connaissance, je savais par quels moyens je devais secourir les âmes, et je me suis préparée à de plus grandes souffrances.

1645. Aujourd'hui la souffrance a augmenté, outre cela, j'ai senti des plaies aux mains, aux pieds et au côté, je l'ai supporté avec patience. Je sentais la colère de l'ennemi des âmes, mais il ne m'a pas touchée.

1646. 1e avril 1938 - Je me sens de nouveau plus mal aujourd'hui. Une grande fièvre commence à me consumer. Je ne peux recevoir de nourriture, j'ai envie de quelque chose de rafraîchissant à boire et il est même arrivé de n'avoir même pas un peu d'eau dans ma cruche. Tout cela, Jésus, pour obtenir ta miséricorde pour les âmes !
Quand j'ai renouvelé mon intention avec plus d'amour , alors une des novices entra et me donna une grosse orange envoyée par la sœur maîtresse. J'y ai vu la main de Dieu. Cela s'est répété encore plusieurs fois. Pendant cette période, bien qu'on connaisse mes besoins, je ne recevais jamais rien de rafraîchissant à manger, je l'avais pourtant demandé ; je voyais cependant que Dieu exige les souffrances et le sacrifice. Je ne décris pas ces refus en détail, car ils sont très délicats et difficiles à croire, et pourtant Dieu peut exiger même de tels sacrifices.

1647. Je voulus dire à la mère supérieure que j'avais très soif et lui demander la permission d'avoir dans ma cellule quelque chose à boire pour apaiser ma soif, mais avant que je l'aie demandé, la mère m'a dit elle-même : « Ma sœur, finissez-en une bonne fois avec cette maladie, d'une façon ou d'une autre. Il vous faudra faire une cure ou autre chose, car cela ne peut durer de la sorte. » Quand après un moment je suis restée seule, j'ai dit : Christ que faire ? Te demander la santé ou la mort, je n'ai pas d'ordre clair, je me suis donc agenouillée et j'ai dit : Que pour toi se fasse Ta sainte volonté, fais de moi Jésus ce qu'il Te plaît ! A ce moment je me suis sentie comme si j'étais toute seule et différentes tentations m'assaillirent, cependant, j'ai retrouvé le calme et la lumière dans une prière ardente, et j'ai compris que la supérieure voulait seulement m'éprouver.

1648. Je ne sais pas comment cela se fait, mais la chambre où j'étais couchée était si négligée, que parfois elle n'était pas nettoyée pendant plus de deux semaines. Souvent personne n'allumait le feu dans le poêle, et à cause de cela ma toux augmentait, parfois je le demandais, mais parfois je n'en avais pas le courage. Quand une fois la mère supérieure est venue me voir et qu'elle m'a demandé s'il ne faudrait pas chauffer davantage, je lui ai répondu que non, car il faisait déjà plus chaud dehors et la fenêtre était ouverte.

1649. Premier vendredi du mois. Quand j'ai pris le messager du Sacré-Cœur et que j'y ai lu la canonisation de saint André Bobola, en un instant une si grande nostalgie envahit mon âme pour que chez nous aussi il y ait une sainte et je me suis mise à pleurer comme un enfant, pourquoi n'y a t'il pas de sainte chez nous, et j'ai dit au Seigneur : Je connais Ta largesse, mais il me semble que maintenant Tu es moins généreux pour nous - et j'ai recommencé comme un petit enfant. Et le Seigneur Jésus me dit : Ne pleure pas, car toi, tu en es une ! Alors la lumière divine inonda mon âme et il me fut donné de connaître combien j'allais souffrir, et j'ai dit au Seigneur : Comment cela arrivera-t-il ? Tu m'as pourtant parlé d'une autre congrégation. Et le Seigneur me répondit : « Il ne t'appartient pas de savoir comment cela arrivera, mais il faut être fidèle à ma grâce et faire toujours ce qui est en ton pouvoir et ce l'obéissance te permet ...

1651.Une sœur est entrée chez moi aujourd'hui et m'a dit que telle religieuse se dorlote dans sa maladie, et elle me dit que cela l'agace -« Je lui passerais bien un savon, mais je ne suis pas de cette maison. » Je lui ai répondu que j'en suis étonnée : comment pouvez-vous même penser cela, ma sœur, pensez seulement, ma sœur, combien cette malade a de nuits blanches et de larmes... Alors la sœur a changé d'avis.

1652. JMJ

Exalte, ô mon âme, la miséricorde du Seigneur !
Réjouis-toi en Lui, mon cœur entier,
Car tu es choisie par Lui
Pour propager la gloire de Sa miséricorde !

Personne n'a sondé Sa bonté, personne ne la mesurera,
Sa pitié est incommensurable,
Chaque âme qui l'approche le ressent,
Il l'abritera et la pressera contre Son sein miséricordieux

Heureuse l'âme, qui a fait confiance à Ta bonté,
Et s'est abandonnée complètement à Ta miséricorde,
Son âme est remplie de la paix et de l'amour,
Tu la défend partout, comme Ton enfant !

Ô âme, qui que Tu sois en ce monde,
Quand bien même tes péchés seraient noirs comme la nuit,
Ne crains pas Dieu, faible enfant,
Car grande est la puissance de la miséricorde divine !

1652. JMJ

Dans la clarté d'en haut, où règne mon Dieu,
C'est là que mon âme soupire,
C'est là que mon cœur ressent,
Et tout mon être est tendu vers Toi.

J'avance vers l'autre monde, vers Dieu seul,
Dans la clarté inconcevable, dans le feu lui-même de l'amour,
Car mon âme et mon cœur sont créés pour Lui
Et mon cœur L'aime depuis ma plus tendre jeunesse

Là-bas dans l'éclat de la clarté de Ta Face
Mon amour languissant se reposera,
Car la vierge agonise en exil loin de Toi,
Car elle ne vit que lorsqu'elle est unie à Toi.


JMJ .Ma journée est à son déclin,
Je sens déjà Ton éternel éclat, mon Dieu !
Personne ne saura ce que sent mon cœur,
Mes lèvres se tairont dans une grand humilité.

J'avance déjà vers les noces éternelles,
Dans le ciel éternel, les inconcevables espaces,
Je ne soupire ni après le repos, ni après la récompense
Le pur amour de Dieu m'attire au ciel.

Je vais déjà à Ta rencontre, éternel Amour,
Avec un cœur languissant, qui Te désire.
Je sens que Ton pur amour, mon Dieu, est l'hôte de mon cœur,
Et je sens mon éternelle prédestination dans le ciel.

Je vais déjà chez mon Père dans le ciel éternel,
De la terre d'exil, de cette vallée de larmes.
La terre n'est pas capable de retenir plus longtemps mon cœur pur,
Et les hauteurs du ciel m'ont attirée vers elles.

Je viens, mon Bien-Aimé, pour voir Ta gloire,
Qui déjà maintenant comble mon âme de joie,
Là où le ciel entier se plonge dans Ton adoration,
Je sens que mon adoration T'est agréable, malgré mon néant.

Dans le bonheur éternel je n'oublierai pas les hommes sur terre.
J'obtiendrai par mes prières la miséricorde divine pour tous,
Et je me souviendrai particulièrement de ceux qui étaient chers à mon cœur.
Et même ayant complètement sombré en Dieu, je ne les oublierai pas.

Je ne sais pas parler avec les hommes en ces derniers moments,
En silence, je T'attends seulement, Seigneur.
Je ne sais que viendra l'instant où chacun comprendra l'œuvre divine dans mon âme,
Je sais que telle est Ta volonté, et il en sera ainsi.
 

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