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  • : IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
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  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 11:24

La-Virgen-de-las-Cuevas-Zurbaran-parousie.over-blog.fr.jpg

"La Vierge des Grottes"

"La Virgen de las Cuevas"

Francisco de Zurbarán (1655)

Musée des Beaux-Arts de Séville

Museo de Bellas Artes de Sevilla

 

 

 

Armoiries et devise de l'Ordre des Chartreux

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Devise-des-Chartreux-Stat-Crux--parousie.over-blog.fr.gif

 

"Stat Crux dum volvitur orbis."

"La Croix demeure tandis que le monde tourne."

 

 

Ordre des Chartreux

 

 

Profession de Foi de Saint-Bruno

à l'heure de sa mort

Confessio fidei magistri Brunonis

 

"Je crois fermement au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit : le Père non engendré, le Fils seul engendré, le Saint-Esprit procédant de l'un et de l'autre ; et je crois que ces trois Personnes sont un seul Dieu.

Je crois que ce même Fils de Dieu a été conçu du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie.

Je crois que la Vierge était très chaste avant l'enfantement, qu'elle est demeurée vierge dans l'enfantement et l´est restée éternellement par la suite.

Je crois que ce même Fils de Dieu a été conçu parmi les hommes comme un homme véritable, sans péché.

Je crois que ce même Fils de Dieu a été victime de la haine des Juifs, et qu´après avoir été injustement fait prisonnier, íl a été couvert de crachats et d´insultes et flagellé ; qu'il est mort, a été enseveli et qu'il est descendu aux enfers pour en libérer les siens qui s'y trouvaient captifs; qu'il est descendu (des Cieux) pour notre rédemption, est ressuscité et est remonté aux Cieux d'où il viendra juger les vivants et les morts.

Je crois aux Sacrements en lesquels croit l'Église catholique et qu´elle vénère ; je crois particulièrement que ce qui est consacré sur l'autel est le vrai Corps, la vraie Chair et le vrai Sang de notre Seigneur Jésus-Christ, que nous recevons pour la rémission de nos péchés, dans l´espérance du salut éternel.

Je crois à la résurrection de la chair et à la vie éternelle. Amen.

Je confesse et je crois en la sainte et ineffable Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, qui es un seul Dieu par nature, d'une seule substance, d'une seule nature, d'une seule majesté et puissance.

Nous professons que le Père n'a été ni engendré ni créé, mais qu'il est inengendré. Le Père lui-même ne tire son origine de personne.

De Lui, le Fils reçoit la naissance et le Saint-Esprit la procession.

Il est donc la source et l´origine de toute la Divinité.

Et le Père, ineffable par essence, a, de sa substance, engendré le Fils ineffablement ; sans engendrer autre chose que ce qu'il est lui-même : Dieu a engendré Dieu, la Lumière a engendré la Lumière.

C'est donc de Lui que découle toute Paternité, au Ciel et sur la terre.

Amen."

 

Profesión de fe de San Bruno a la hora de su muerte

 

 

Profissão de fé de São Bruno à hora da sua morte

 

 

La-Grande-Chartreuse-St-Pierre-de-Chartreuse-parousie.over-.JPG

"La Grande Chartreuse"

Saint-Pierre-de-Chartreuse

Isère (Rhône-Alpes)

 

 

L'Ordre des Chartreux, extraits des statuts

 

 

Lettre de Guigues Ier le Chartreux

à un ami sur la vie solitaire

 

"1. Au Révérend N…, Guigues, le moindre des serviteurs de la Croix qui sont en Chartreuse. « Vivre et mourir pour le Christ » (cf. Phil 1,21).

2. Chacun peut estimer tel autre heureux; pour moi, celui qui l'est vraiment, n'est point l'ambitieux en quête des honneurs du palais, mais celui qui choisit de vivre humble et pauvre dans un ermitage, qui aime s'appliquer à méditer sagement en paix, dans le repos, qui désire ardemment demeurer assis solitaire dans le silence (cf. Lam 3,28).

3. De fait, briller dans les honneurs, être élevé en dignité, est chose à mon avis peu tranquille, exposée aux périls, sujette aux soucis, dangereuse pour beaucoup, sûre pour personne. Joyeuse en ses débuts, trouble en son cours, triste en son terme. Favorisant les indignes, s'indignant contre les bons, elle se joue généralement des uns et des autres et, tout en faisant nombre de malheureux, elle ne donne à personne satisfaction ou bonheur.

4. À l´inverse, la vie pauvre et solitaire, austère au début, facile en cours de route, devient, à la fin, céleste. Elle donne d´être ferme dans les épreuves, confiant dans les incertitudes, modeste dans le succès; sobre dans le vivre, simple dans le vêtement, réservée dans le langage, chaste dans ses mœurs; digne des plus grands désirs, car ne désirant rien. Donnant de ressentir souvent l'aiguillon du repentir pour les fautes passées, elle permet de les éviter dans le présent et les prévient pour l'avenir. Elle espère en la miséricorde, ne comptant pas sur ses mérites ; aspirant ardemment aux biens célestes, elle dédaigne ceux d'ici-bas ; elle s'efforce d'acquérir des habitudes toutes de vertu, de s'y tenir avec persévérance, de les garder pour toujours. Elle s'adonne aux jeûnes par fidélité à la Croix, tout en consentant aux repas par nécessité corporelle, réglant les uns et les autres avec la plus parfaite mesure, car elle maîtrise la gourmandise quand elle doit se nourrir, et l'orgueil quand elle désire jeûner. Elle s'applique à la lecture, de préférence celle des livres religieux, d'autorité reconnue, bien plus attentive à la moelle du sens qu'à l'écume des mots. Plus étonnant et plus admirable encore: elle persévère dans le repos tout en n'étant jamais oisive. Elle s'assigne en effet des tâches assez nombreuses pour se trouver plus fréquemment à court de temps que d'occupations variées, pour se plaindre plus souvent de l'heure qui la trompe que de l'ennui du travail.

5. Pourquoi insister ? Exhorter au repos est certes un beau sujet. Mais pareille invitation requiert un esprit maître de soi qui, attentif à son propre bien, dédaigne de se mêler des affaires publiques ou de celles des autres ; un esprit qui, servant sous le Christ dans la paix, ne saurait être à la fois soldat de Dieu et du monde, et tient pour assuré qu'on ne peut jouir de ce siècle et régner, dans l'autre, avec le Seigneur.

6. Mais ces renoncements et d'autres semblables sont bien peu de chose, si tu te souviens quel calice a bu sur le gibet Celui qui t'invite à partager sa royauté. Bon gré mal gré, il te faut suivre l'exemple du Christ pauvre, si tu veux avoir part à ses richesses. « Si nous partageons ses souffrances, dit l'Apôtre, nous régnerons nous aussi avec lui ; si nous mourons avec le Christ, nous vivrons nous aussi avec lui » (2 Tim 2,11-12). Notre Médiateur lui-même répondit aux disciples qui lui demandaient d'être admis à siéger, l'un à sa droite et l'autre à sa gauche : « Pouvez-vous boire le calice que je vais boire ? » (Mt 20, 21-22). Il nous montrait par là que, pour obtenir, selon la promesse, de partager le festin des Patriarches et de goûter au nectar des Coupes célestes, il faut boire le calice des amertumes terrestres.

7. Et puisque l'amitié nourrit en elle-même la confiance, et que toi, mon ami de prédilection dans le Christ, tu m'as toujours été cher depuis le jour où je t'ai connu, je t'exhorte, je t'engage, je te supplie : écoute ta prudence, ton jugement, ta science et ta grande intelligence. Soustrais au monde ce peu de vie qui n'est pas encore consumé; ne tarde pas à l'offrir à Dieu en sacrifice du soir (Ps 140,2), consumé par le feu de la charité (cf. Lev 1,17), afin qu'à l'exemple du Christ, tu sois toi-même prêtre et « Hostie, (sacrifice d´) agréable odeur au Seigneur » (cf. Eph 5,2) et aux hommes.

8. Mais pour que tu comprennes mieux encore où tend l'ardeur de ce discours, je propose en peu de mots à la prudence de ton jugement ce qui est, de ma part, un désir et un conseil: en homme au cœur grand et généreux, pense au salut éternel; embrasse notre genre de vie et, nouvelle recrue du Christ, tu monteras une garde sainte et vigilante dans le camp de la milice céleste, armé de ton épée au côté (Ps 44,4), pour parer aux surprises de la nuit (Cant 3,8).

9. Je te sollicite donc pour une entreprise bonne, facile à réaliser et dont l'accomplissement te rendra heureux: efforce-toi, je t'en prie, avec tout ton zèle, autant que la grâce divine te le donnera, de mener à bien une affaire aussi juste. Je laisse à ta sagesse le soin d´en déterminer le lieu et le moment. Mais je crois que tout retard ou délai te seraient très désavantageux.

10. Je ne m'étendrai pas davantage sur ce sujet, de crainte de te heurter par mes discours rudes et sans élégance, toi l'habitué du Palais et de la cour. Que cette lettre ait donc un terme et une mesure, ce que n'aura jamais mon affection pour toi."

 

 

Entrer dans le silence : Denys le Chartreux

 

 

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La profession

Livre 1 "Les moines du cloître", chapitre 10 des statuts

 

"Mort au péché et consacré à Dieu par le baptême, le moine, par la profession, est voué plus totalement au Père céleste ; affranchi des liens du monde, il pourra désormais tendre à la plénitude de la charité par un chemin plus direct. Le pacte ferme et stable qui le lie au Seigneur lui donne part au mystère de l'union indissoluble du Christ et de l'Église ; devant le monde, il rend témoignage de la vie nouvelle que le Christ nous a acquise par son sacrifice rédempteur.

Vers la fin de la seconde année de noviciat, le novice, s'il paraît apte, sera présenté à la communauté ; celle-ci, après examen sérieux, portera quelques jours plus tard un jugement sur son admission à la profession temporaire. Il importe que le novice ne s'engage qu'après mûre réflexion et en pleine liberté.

La première profession est émise pour trois ans. Au terme de cette période, il revient au prieur, après un vote de la communauté, d'admettre le jeune profès à une probation de deux ans parmi les profès de vœux solennels. Alors le jeune moine renouvelle sa profession temporaire pour deux ans. Pendant l'une de ces deux années, la seconde en principe, il sera exempt d'études canoniques, afin de se préparer avec plus de réflexion aux vœux solennels.

Au disciple qui suit le Christ il est demandé de renoncer à tout et à soi-même : avant les vœux solennels, le futur profès doit donc se dépouiller de tous ses biens actuels. Il peut aussi disposer alors des biens futurs auxquels il a droit. Personne dans l'Ordre ne doit rien lui demander de ce qu'il a, pas même à l'intention d'œuvres pieuses ou d'aumônes destinées à qui que ce soit. Au contraire. il faut laisser le jeune profès disposer de tout librement et à son gré.

Le futur profès écrira lui-même sa profession sous la forme suivante. Moi, frère N., je promets … stabilité, obéissance et conversion de mes mœurs devant Dieu et ses saints, et les reliques de cet ermitage, édifié à la gloire de Dieu et à l'honneur de la bienheureuse Marie toujours Vierge et de saint Jean Baptiste, en présence de Dom N., prieur.

Après je promets, s'il s'agit de la première profession temporaire, on ajoute pour trois ans ; et quand cette profession est prorogée, on indique la durée de la prorogation ; s'il s'agit de la profession solennelle, on dit pour toujours.

Il est à noter que tous nos ermitages sont en premier lieu dédiés à la bienheureuse Vierge Marie et à saint Jean Baptiste, nos principaux patrons au ciel.

La cédule de toute profession doit être signée par le profès et le prieur qui a reçu les vœux, et porter l'indication du jour et de l'année. On la conserve dans les archives de la maison.

La profession faite, celui qui vient d'être reçu se sait désormais tellement étranger à toute chose du monde qu'il n'a plus pouvoir sur rien, pas même sur sa personne, sans la permission de son prieur. Tous ceux qui ont décidé de vivre sous une règle ont à garder l'obéissance avec grande application ; mais nous devons y mettre d'autant plus de piété et de soin que nous nous sommes soumis à un propos plus rigoureux et plus austère : si en effet, par malheur, l'obéissance venait à manquer, tous ces efforts demeureraient sans fruit. D'où la parole de Samuel : Mieux vaut l'obéissance que les victimes ; se soumettre a plus de prix qu'offrir la graisse des béliers.

À l'exemple du Christ Jésus, qui est venu pour faire la volonté du Père et qui, prenant la forme de serviteur, a appris, par ce qu'il souffrit, l'obéissance, le moine par la profession se soumet au prieur qui représente Dieu, et s'efforce ainsi de laisser le Christ atteindre en lui sa pleine stature."

 

Chartreuse de Sélignac

 

 

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Le silence

Livre 2 "Les moines laïcs", chapitre 14 des statuts

 

"Dieu a mené son serviteur au désert pour parler à son cœur ; mais seul qui se tient à l'écoute dans le silence perçoit le souffle de la brise légère où le Seigneur se manifeste. Au commencement il faut un effort pour se taire ; mais si nous y sommes fidèles, peu à peu, de notre silence même naît quelque chose en nous qui nous attire à plus de silence.

Il n'est donc pas permis à chacun de parler à sa guise de ce qui lui plaît, à qui lui plaît, ni tant qu'il veut. Les frères peuvent parler de ce qui est utile à leur travail, mais en quelques mots brefs et sans hausser la voix. Hors ces cas, il faut une permission pour parler aux autres moines ou aux étrangers.

La garde du silence étant d'une importance primordiale dans la vie des frères, ils doivent observer ces règles avec grand soin. Cependant, dans les cas douteux, non prévus par les Statuts, chacun jugera avec sagesse, selon sa conscience et selon les besoins, s'il lui est permis de parler et dans quelle mesure.

Les frères, quand ils seront autorisés à parler, modéreront le nombre et l'étendue de leurs paroles, par respect pour le Saint Esprit qui habite en eux et par charité pour leurs compagnons. On peut croire en effet qu'une conversation prolongée inutilement contriste davantage l'Esprit et cause plus de dissipation que peu de mots, dits sans permission mais vite interrompus. Souvent une conversation utile en ses débuts devient rapidement inutile et finit par être coupable.

Les dimanches, solennités et jours de retraite, ils observent un silence plus strict, et gardent davantage la cellule. Tous les jours, entre l'Angélus du soir et Prime, un silence absolu doit régner dans toute la maison et nous ne pouvons le rompre que pour une nécessité vraiment urgente. Car la nuit, d'après les exemples de l'Écriture et le sentiment des anciens moines, est spécialement favorable au recueillement et à la rencontre de Dieu.

Les frères ne se permettront pas non plus de parler ou bavarder sans permission avec les séculiers : si quelqu'un les croise ou les aborde, ils lui rendront son salut, répondront brièvement à ses questions, et s'excuseront de ne pas avoir permission de lui parler davantage.

La garde du silence et le recueillement spirituel demandent une vigilance particulière aux frères qui ont maintes occasions de parler. Ils ne seront parfaits sur ce point que s'ils s'efforcent de vivre en présence de Dieu."

 

Prières de Saint-Bruno le Chartreux

 

 

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Vierge de Miséricorde ("Vierge au manteau")

Virgin of Mercy - Schutzmantelmadonna

Virgen de la Merced, "Nuestra Señora de las Mercedes"

(Virgen de la Misericordia)

Onze-Lieve-Vrouw van de Genade

Madonna della Misericordia (Madonna della Mercede)

Sano di Pietro (~ 1440)

 

 

"Le Grand Silence" (Die Große Stille)

Film de Philip Gröning (2005)

 

 

Rite cartusien

 

 

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"Saint-Hugues (Évêque de Grenoble) au réfectoire des Chartreux"

"San Hugo en el refectorio de los Cartujos"

Francisco de Zurbarán (1630-1635)

Museo de Bellas Artes de Sevilla

Musée des Beaux-Arts de Séville

 

 

Ordo Missae Carthussiensis

 

 

 

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Monastère de la Grande Chartreuse

Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère - France)

 

 

"Les quatre degrés des exercices spirituels"

 

"L'échelle du cloître" de Guigues II le Chartreux

Extrait

 

"Un jour, durant le travail des mains, tandis que je songeais aux exercices de l'homme spirituel, voilà que tout à coup j'aperçois quatre degrés : lecture, méditation, prière, contemplation.

C'est l'échelle des cloistriers, qui les fait monter de la terre au ciel.

Elle a peu d'échelons : elle est très haute cependant, d'incroyable longueur. La base repose sur la terre ; le sommet dépasse les nuées et pénètre les profondeurs des cieux. De ces échelons les nom, nombre, ordre et usage sont distincts. Si avec soin on étudie leurs propriétés, fonctions et hiérarchie, bientôt cette étude attentive paraîtra courte et facile, tant elle recèle d'utilité et de douceur.

 

La lecture est l'étude attentive, faite par un esprit appliqué, des Saintes Écritures.

La méditation est l'investigation soigneuse à l'aide de la raison, d'une vérité cachée.

La prière est l'élévation du cœur vers Dieu pour éloigner le mal et obtenir le bien.

La contemplation est l'élévation en Dieu de l'âme ravie dans le savourement des joies éternelles.

 

Ayant défini les quatre échelons, voyons l'office propre à chacun d'eux.

L'ineffable douceur de la vie bienheureuse, la lecture la recherche, la méditation la trouve, la prière la demande, la contemplation la savoure. C'est la parole même du Seigneur. Cherchez et vous trouverez. Frappez et l'on vous ouvrira. Cherchez en lisant, vous trouverez en méditant. Frappez en priant, vous entrerez en contemplant.

J'aimerais dire que la lecture porte la nourriture substantielle à la bouche, la méditation la triture et la mâche, la prière la goûte, et que la contemplation est la douceur même qui réjouit et refait. La lecture s'arrête à l'écorce, la méditation dans la moelle, la prière exprime le désir, mais la contemplation se délecte dans le savourement de la douceur obtenue.

Pour le mieux saisir, voici un exemple entre bien d'autres. Je lis l'Évangile : Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Courte maxime, mais pleine de sens, douce infiniment. À l'âme altérée elle s'offre comme une grappe de raisin. L'âme la considère et se prend à dire : cette parole me sera bienfaisante. Recueille-toi, mon cœur, tâche de comprendre et surtout de trouver cette pureté. Oh ! que précieuse et désirable elle doit être, puisqu'elle purifie ceux qu'elle habite et qu'elle a la promesse de la vision divine, la vie éternelle, puisque les Saintes Écritures ne cessent de la louer !

Alors le désir de mieux comprendre envahit l'âme : et elle saisit la grappe mystique, elle la dépèce, elle l'écrase, elle la met au pressoir, et elle dit à la raison : regarde et cherche ce qu'elle est, dis-moi comment on acquiert cette si précieuse et tant désirable pureté de cœur."

 

Source : "L'échelle du paradis", "Dédicace à son bien-aimé frère Gervais, frère Guigues", "I. Les quatre degrés des exercices spirituels", chartreux.org

 

 

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Note : "Vers 1150, Guigues II le Chartreux, un moine chartreux, a écrit un livre intitulé « l’échelle du moine » (Scala Claustralium) dans lequel il a établi la méthode des quatre étapes : lecture, méditation, prière et contemplation. La lecture cherche la vie bienheureuse, la méditation la trouve, la prière la demande, la contemplation la goûte (cf. Sources Chrétiennes no 163)." (Wikipédia)

 

Source des textes de cet article : http://www.chartreux.org

 

 

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Amore e Silenzio - Introduzione Alla Vita Interiore, Jean-Baptiste Porion

 

 

 

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Ancien Monastère cartusien de Sainte Marie des Grottes

"Monastère de la Chartreuse"

actuellement "Centre andalou d'art contemporain"

Monasterio de Santa María de las Cuevas

"Monasterio de la Cartuja"

"Centro Andaluz de Arte Contemporáneo"

Séville (Andalousie, Espagne)


 

 

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Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Réflexions
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