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  • : IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
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  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 17:41

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Ana de Lobera Torres

Mère Anne de Jésus, O.C.D. (Madre Ana de Jesús)

née le 25 novembre 1545 à Medina del Campo

(Valladolid, Castilla y León - Espagne)

morte le 4 mars 1621 à Bruxelles (Belgique)

 

Medina-del-Campo-Valladolid-parousie.over-blog.fr.png

 

Prière pour la béatification

de la Vénérable Anne de Jésus

 

Père Très Saint,

Tu suscitas dans l'Ordre du Carmel Anne de Jésus,

qui fut un témoin authentique de l'esprit thérésien

et le fit rayonner dans de nombreuses nations.

Donne-nous la vigueur de sa Foi

et son ardent amour de l'Eucharistie,

et accorde-nous en particulier la grâce de.....

que nous sollicitons humblement par son intercession.

Ô Marie, Reine et beauté du Carmel,

obtenez-nous la béatification de Mère Anne de Jésus,

pour la plus grande Gloire de Dieu.

Amen.

 

Source : lecarmel.org

 

Madre-Ana-de-Lobera-Torres-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Venerable Ann of Jesus

 

 

Sainte Thérèse de Lisieux voit

Mère Anne de Jésus en songe

"Histoire d'une âme écrite par elle-même", ch. XI

 

"L'orage grondait bien fort en elle depuis la belle fête de votre triomphe, la radieuse fête de Pâques ; lorsqu'un des jours du mois de mai, vous avez fait luire dans ma sombre nuit un pur rayon de votre grâce...

Pensant aux songes mystérieux que vous accordez parfois à vos privilégiés, je me disais que cette consolation n'était pas faite pour moi ; que, pour moi, c'était la nuit, toujours la nuit profonde ! Et sous l'orage, je m'endormis.

Le lendemain, 10 mai, aux premières lueurs de l'aurore, je me trouvai, pendant mon sommeil, dans une galerie où je me promenais seule avec notre Mère. Tout à coup, sans savoir comment elles étaient entrées, j'aperçus trois carmélites revêtues de leurs manteaux et grands voiles, et je compris qu'elles venaient du ciel. « Ah ! que je serais heureuse, pensai-je, de voir le visage d'une de ces carmélites ! » Comme si ma prière eût été entendue, la plus grande des saintes s'avança vers moi et je tombai à genoux. O bonheur ! elle leva son voile, ou plutôt le souleva et m'en couvrit.

Sans aucune hésitation, je reconnus la Vénérable Mère Anne de Jésus, fondatrice du Carmel en France (1). Son visage était beau, d'une beauté immatérielle ; aucun rayon ne s'en échappait, et cependant, malgré le voile épais qui nous enveloppait toutes les deux, je voyais ce céleste visage éclairé d'une lumière ineffablement douce qu'il semblait produire de lui-même.

La sainte me combla de caresses et, me voyant si tendrement aimée, j'osai prononcer ces paroles : « Ô ma Mère, je vous en supplie, dites-moi si le bon Dieu me laissera longtemps sur la terre ? Viendra-t-il bientôt me chercher ? » Elle sourit avec tendresse. — « Oui, bientôt... bientôt... Je vous le promets. » — « Ma Mère, ajoutai-je, dites-moi encore si le bon Dieu ne me demande pas autre chose que mes pauvres petites actions et mes désirs ; est-il content de moi ? »

À ce moment, le visage de la Vénérable Mère resplendit d'un éclat nouveau, et son expression me parut incomparablement plus tendre. — « Le bon Dieu ne demande rien autre chose de vous, me dit-elle, il est content, très content !... » Et me prenant la tête dans ses mains, elle me prodigua de telles caresses, qu'il me serait impossible d'en rendre la douceur. Mon cœur était dans la joie, mais je me souvins de mes sœurs et je voulus demander quelques grâces pour elles... Hélas ! je m'éveillai !

Je ne saurais redire l'allégresse de mon âme. Plusieurs mois se sont écoulés depuis cet ineffable rêve, et cependant, le souvenir qu'il me laisse n'a rien perdu de sa fraîcheur, de ses charmes célestes. Je vois encore le regard et le sourire pleins d'amour de cette sainte carmélite, je crois sentir encore les caresses dont elle me combla.

Ô Jésus, vous aviez commandé aux vents et à la tempête, et il s'était fait un grand calme (2).

À mon réveil, je croyais, je sentais qu'il y a un ciel, et que ce ciel est peuplé d'âmes qui me chérissent et me regardent comme leur enfant. Cette impression reste dans mon cœur, d'autant plus douce que la Vénérable Mère Anne de Jésus m'avait été jusqu'alors, j'ose presque dire indifférente ; je ne l'avais jamais invoquée, et sa pensée ne me venait à l'esprit qu'en entendant parler d'elle, chose assez rare.

Et maintenant, je sais, je comprends combien de son côté je lui étais peu indifférente, et cette pensée augmente mon amour, non seulement pour elle, mais pour tous les bienheureux habitants de la céleste patrie.

Ô mon Bien-Aimé ! cette grâce n'était que le prélude des grâces plus grandes encore dont vous vouliez me combler ; laissez-moi vous les rappeler aujourd'hui, et pardonnez-moi si je déraisonne en voulant redire mes espérances et mes désirs qui touchent à l'infini... pardonnez-moi et guérissez mon âme en lui donnant ce qu'elle espère!

Être votre épouse, ô Jésus ! être carmélite, être, par mon union avec vous, la mère des âmes, tout cela devrait me suffire. Cependant, je sens en moi d'autres vocations : je me sens la vocation de guerrier, de prêtre, d'apôtre, de docteur, de martyr... Je voudrais accomplir toutes les œuvres les plus héroïques, je me sens le courage d'un croisé, je voudrais mourir sur un champ de bataille pour la défense de l'Église.

La vocation de prêtre ! Avec quel amour, ô Jésus, je vous porterais dans mes mains lorsque ma voix vous ferait descendre du ciel ! Avec quel amour je vous donnerais aux âmes ! Mais hélas ! tout en désirant être prêtre, j'admire et j'envie l'humilité de saint François d'Assise, et je me sens la vocation de l'imiter en refusant la sublime dignité du sacerdoce. Comment donc allier ces contrastes ?

Je voudrais éclairer les âmes comme les prophètes, les docteurs. Je voudrais parcourir la terre, prêcher votre Nom et planter sur le sol infidèle votre croix glorieuse, ô mon Bien-Aimé ! Mais une seule mission ne me suffirait pas : je voudrais en même temps annoncer l'Évangile dans toutes les parties du monde, et jusque dans les îles les plus reculées. Je voudrais être missionnaire, non seulement pendant quelques années, mais je voudrais l'avoir été depuis la création du monde, et continuer de l'être jusqu'à la consommation des siècles.

Ah ! par-dessus tout, je voudrais le martyre. Le martyre ! Voilà le rêve de ma jeunesse ; ce rêve a grandi avec moi dans ma petite cellule du Carmel. Mais c'est là une autre folie, car je ne désire pas un seul genre de supplice ; pour me satisfaire, il me les faudrait tous..."...

 

1. "La Vénérable Mère Anne de Jésus, dans le monde Anne de Lobera, naquit en Espagne en 1545. Elle entra dans l'Ordre du Carmel, au premier monastère de Saint-Joseph d'Avila, en 1570, et devint bientôt la conseillère et la coadjutrice de sainte Thérèse qui la nommait « sa fille et sa couronne ». Saint Jean de la Croix, son directeur spirituel pendant quatorze ans, se plaisait à l'appeler « un séraphin incarné », et l'on faisait une telle estime de sa sagesse et de sa sainteté, que les savants la consultaient dans leurs doutes et recevaient ses réponses comme des oracles. Fidèle héritière de l'esprit de sainte Thérèse, elle avait reçu du Ciel la mission de conserver à la Réforme du Carmel sa perfection primitive. Après avoir fondé trois monastères de cette réforme en Espagne, elle l'implanta en France, puis en Belgique, où, déjà célèbre par les dons surnaturels les plus élevés, particulièrement celui de la contemplation, elle mourut en odeur de sainteté au Couvent des carmélites de Bruxelles, le 4 mars 1621.

Le 3 mai 1878, Sa Sainteté le Pape Léon XIII signa l'introduction de la cause de béatification de cette grande Servante de Dieu."

 

2. Matt., VIII, 26

 

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Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Iberia
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