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  • : IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
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  • : Prières, neuvaines, poèmes, religion chrétienne
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  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 12:52

Mere-Marie-de-Sales-Chappuis-parousie.over-blog.fr.jpg

Thérèse Chappuis

Mère Marie-Françoise de SalesVisitandine

La "Bonne Mère", nommée ainsi à Troyes

née le 16 juin 1793 à Soyhières (Canton du Jura - Suisse)

Morte le 7 octobre 1875 à la Visitation de Troyes (Aube)

 

 

Blason Soyhières,parousie.over-blog.fr

 

 

Dates clés :

 

- Le 21 novembre 1814, après avoir franchi la porte du Couvent de Fribourg (Suisse), elle s'écrie :

« C'est une affaire finie, je suis religieuse pour toujours ! »

- Prise d'Habit à Fribourg le 4 juin 1815. Elle reçoit alors le nom de Sœur Marie-Françoise de Sales.

- Elle prononce ses vœux le 9 juin 1816.

- Mère Supérieure à la Visitation de Troyes le 1er juin 1826.

- En 1838, Mère Marie de Sales Chappuis part à Paris, afin de gouverner la Visitation de Vaugirard, deuxième monastère de la capitale.

- Elle quitte Paris en 1844, et rejoint Troyes.

- Elle inspire au Père Louis Brisson la fondation des Oblats de Saint François de Sales, qui refuse catégoriquement, dans un premier temps, avant que Notre Seigneur apparaisse au Père Brisson, le 24 février 1845, pour le faire changer d'avis.

- Mystique prophétique.

- Corps incorrompu lors de l'ouverture de son tombeau le 17 mai 1901 (son corps est demeuré intact).

 

 

Marie-et-bebe-Jesus-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Prière pour demander des grâces par l'intercession de

Mère Marie de Sales Chappuis et obtenir sa béatification

 

Seigneur Jésus, Sauveur du monde et Gloire de tous les Saints, daigne manifester Ta puissance de Miséricorde en glorifiant Ton humble servante Marie de Sales Chappuis. Fais connaître de plus en plus sa protection à ceux qui l'invoquent, et accorde-nous, par son intercession, la grâce que nous implorons de Toi.....

Souviens-Toi des trésors de Tendresse, de Miséricorde et d'Amour dont Ton Cœur aimant a rempli celui de Ta servante, et permets-nous d'honorer bientôt en elle la sainteté dont Tu l'as revêtue. Amen.

 

Pour toute grâce reçue, s'adresser au :

Monastère de la Visitation

75, avenue Pierre Brossolette

10000 TROYES - France

 

 

"Maison Chappuis" de Soyhières

 

 

Soeur-Marie-de-Sales-Chappuis-parousie.over-blog.fr.gif

 

 

Pensées de Mère Marie de Sales

 

 

Abandon

 

« Marchons sous le regard de Dieu, les yeux fermés sans chercher à comprendre, mais restons au moment présent pour faire selon le bon plaisir de Dieu. »

 

« N'importe ce qui arrive, disons : J'ai un sauveur !

Il faut vivre du Sauveur, nous envelopper de lui comme d'un manteau. »

 

« L'âme abandonnée à Dieu n'est jamais abandonnée de Dieu. »

 

« Quoi qu'il arrive, quand vous verriez tout s'écrouler, quand tout paraîtrait perdu, restez ferme ; soyez sûr que c'est la volonté de Dieu que les Oblats existent, qu'ils soient établis. Il se servira d'eux pour produire de grands effets dans tout l'univers... J'aurais bien voulu voir les effets de cette oeuvre, mais ce que j'aime le mieux, c'est le divin Vouloir. »

 

 

Amour

 

« La clarté de l'Amour sera ma lumière. »

 

« Il faut aller au Sauveur par l'Amour, c'est le plus court chemin. »

 

« Seigneur ! votre Cœur plein de tendresse attend ceux qui ont faim de vous. Je viens donc, assurée que je suis d'être rassasiée de vous. »

 

 

Confiance

 

« Plus vous vous fierez au Sauveur, comptant sur lui, plus vous lui ferez plaisir. Il veut être regardé et appelé Fidèle. »

 

« Regardez le Sauveur et dites-lui : je me fie à vous. »

 

« Plus vous vous confierez au Sauveur, plus vous vous fierez à lui, plus vous lui ferez plaisir. Le Bon Dieu aime tant qu'on se fie à lui. »

 

« Si cous saviez combien le Seigneur est gagné de voir que l'on se fie à lui ! Je trouve que c'est la chose qui lui parle le plus fortement, cette assurance en lui. »

 

« Manquer de confiance en Dieu, c'est blesser son Cœur à l'endroit le plus sensible. Il nous est Père et il veut que nous allions à lui comme des enfants pleins de confiance en sa bonté. »

 

« Seigneur, vous êtes tout bon, tout puissant, tout miséricordieux, et parce que vous êtes tout cela, je me fie à vous, je compte sur vous, je suis sûre de vous ! »

 

 

Fidélité

 

« Etre en présence e Dieu n'est pas de dire :

 Dieu est là, mais de faire ses actions devant lui, avec la crainte de lui déplaire et le désir de lui plaire. »

 

« L'important est de se donner tout entier au moment présent :

tout est là. »

 

« Il ne faut qu'être en la présence du Seigneur, au moment présent, pour recevoir de lui grâce, lumière et force. »

 

 

Humilité

 

« Le Seigneur trouve les petits partout, parce que les petits trouvent le chemin de son Cœur.

Une fois arrivé au Cœur de Dieu, il est facile d'être éclairé et réchauffé par l'Amour qui le dévore, cet Amour infini pour ceux qui profitent de la Passion de son Fils unique, nourricier des petits. »

 

« Il faut nous tenir comme de petits pauvres qui tendent la main au Sauveur sans prétendre avoir droit à sa libéralité, mais qui se fient à lui et sont assurés qu'ils recevront. »

 

« Les petits sont toujours aimés du Cœur de Dieu. Qu'il fait bon se faire petit devant le Seigneur, qu'il en revient de fruits ! »

 

« Le Sauveur fait les affaires des petits, des insuffisants. Il complète ce qui manque à leurs actions, à leurs pensées, à leurs désirs. En ce faisant petit, on se remet à sa place. »

 

« Prier, c'est dire à Dieu : je ne suis rien, vous êtes tout ; je n'ai rien, vous avez tout ; je ne puis rien, vous pouvez tout. »

 

 

Paix

 

« Je vous souhaite une grande paix, comme un petit enfant qui ne sait pas ce qu'il lui faut, mais son Père pense pour lui avec une tendresse admirable. »

 

Source : abbaye-saint-benoit.ch

 

 

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Sainte Léonie Aviat

 

 

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Roger Balducelli (1919-2013)

9ème Supérieur Général des

Oblats de Saint François de Sales (1982-1994)

Aumônier de la Maison-Mère des Oblates de Troyes

 

 

 

In memoriam

Le Père Roger Balducelli

 

"Le Père BALDUCELLI est né en 1919 à Castelluccio di Porretta, près de Bologne. Entré au séminaire des Oblats à l’âge de 15 ans, il occupa l’essentiel de sa vie de religieux, pendant 45 ans, à des tâches de recherche et d’enseignement à l’Université Salésienne de Wilmington, puis à Washington. Elu Supérieur Général des Oblats en 1982, il remplit cette fonction jusqu’en 1994, date à laquelle il devient aumônier de la Maison-Mère des Oblates, à Troyes.

Une partie importante de ses recherches ont été consacrées à l’étude des Causes de béatification du Père Louis Brisson et de la Mère Marie de Sales Chappuis, Supérieure du Monastère de la Visitation, à Troyes.

Le Père BALDUCELLI nous quitte au moment où il vient d’achever son travail sur la Mère Chappuis."

Il a été enterré le lundi 28 janvier 2013 à 14h30, à Notre-Dame de Lumière, 4 rue des Terrasses à Troyes.

 

---------------------

 

"... Un autre indice de ces vertus évangéliques qui constituent la richesse intérieure du Père Balducelli, c’est la manière dont il se situait par rapport à ses travaux de recherche. Chez lui il ne s’agissait pas d’un pur exercice cérébral. Il s’est beaucoup consacré, nous le savons, à la cause de la béatification du Père Brisson, mais il s’est fait aussi un ardent promoteur de celle de l’abbesse de la Visitation, la mère Chappuis. Sa recherche était une manière d’être dans la proximité de ces hommes et de ces femmes rayonnants de l’Evangile, et de permettre qu’ils soient connus et reconnus dans ce qu’ils étaient vraiment, témoins de l’essentiel de Dieu..."

 

† Marc STENGER, Évêque de Troyes ; 28 janvier 2013, Homélie aux Obsèques du Père Roger Balducelli, Notre-Dame de Lumière.

 

Source : Diocèse de Troyes

 

 

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Le Père Louis Brisson et la

Mère Marie de Sales Chappuis

 

 

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« La bonne Mère est notre mère à tous ! »

 

Allocution du 28 juillet 1897 dans la chapelle de la Visitation de Troyes pour l’introduction de la Cause de la Vénérable Mère Marie de Sales Chappuis

 

« La fête que nous faisons aujourd'hui est entièrement une fête de famille. Lorsque notre bonne Mère, notre Vénérable Mère sera béatifiée, nous lui rendrons les honneurs que l'on rend aux bienheureux. Jusque-là la sainte Église ne permet pas des manifestations entièrement religieuses, ni surtout aucun culte envers ceux qu'elle laisse appeler vénérables, bien qu'elle leur assigne un rang supérieur à celui des fidèles morts dans la paix du Seigneur. Si donc nous ornons nos autels de fleurs, si nous célébrons le saint sacrifice de la messe avec plus de pompe, c'est uniquement parce que nous faisons la fête de notre mère. En famille, on offre des fleurs à sa mère, et si c'est une mère chrétienne, ses enfants lui demandent de prier pour eux. C'est là ce que nous faisons.

La bonne Mère est notre mère à tous. Elle est bien votre mère, mes bien chères sœurs et filles de la Visitation, c'est bien là son vrai caractère vis-à-vis de vous. Oh ! comme elle était votre mère ! Quelle sollicitude elle avait pour chacune de vos âmes ! Comme elles lui étaient chères, comme elle les soignait devant Dieu ! Par quelles ineffables prières elle faisait descendre sur elles les grâces et les dons de Dieu ! Elle vous était mère aussi au point de vue temporel, ayant toutes les sollicitudes pour les santés, pour donner à chacune ce qui lui était nécessaire, tout en conservant la sainte pauvreté. Mais surtout elle était votre mère devant Dieu, la mère spirituelle de vos âmes. Tout autour d'elle sentait l'action de Dieu, l'action de la Règle, l'action du Directoire.

Oh ! mes chères Sœurs, conservez bien ce souvenir dans vos cœurs devant Dieu ! Que chaque pierre de votre monastère, chaque arbre de votre jardin vous soit cher ! La bonne Mère aimait tant la pauvreté ! En entrant à la Visitation, on se sentait environné, enveloppé de la pauvreté du Sauveur. On en était comme inondé : c'était le parfum de la pauvreté évangélique. Oh ! conservez bien ce parfum, je vous en conjure, vous qui êtes ses filles, ses vraies filles ! Les années que j'ai passées ici sont pour moi d'ineffable souvenir. Je ne crois pas — et je le dis devant Dieu — qu'aucune maison religieuse ne puisse être plus parfaite que ne l'était la Visitation de Troyes au temps de la bonne Mère. On n'y faisait pas la moindre dérogation à la Règle, pas une Sœur ne se permettait jamais une seule parole contraire à l'obéissance. Où trouve-t-on cela ? Au Ciel ! Eh bien, cela, je l'ai vu à la Visitation de Troyes. Mes jeunes Sœurs, souvenez-vous-en, inclinez vos volontés sous la main si aimable et si maternelle qui vous dirige et vous bénit, portez à l'ange du monastère que le Ciel a envoyé pour vous conduire, le respect que vous lui devez. Souvenez-vous que vous marchez sur une terre sainte. Quand Moïse approcha du buisson ardent, le Seigneur lui dit : “N’approche pas d’ici, retire tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte” (Ex 3:5). Je vous dirai la même chose. Ne gardez rien de vos sentiments, de vos inclinations personnelles, vous avez devant vous une grande lumière, notre Vénérable Mère Marie de Sales. Elle vous conduira dans la voie qui mène au Ciel.

Et vous, mes bien-aimés Pères, vous avez aussi une mère dans la Mère Marie de Sales, car vous le savez, c'est surtout à cause de son titre de fondatrice des Oblats et des Oblates que la cour de Rome a laissé introduire la Cause de la bonne Mère. Il y a encore à Rome deux Causes pendantes de Visitandines qui ne sont pas terminées, et la Congrégation des Rites ne voulait pas s'occuper d'une troisième. Le mérite de la bonne Mère, comme vraie fille de saint François de Sales, comme type achevé de la Visitandine et de la supérieure, était reconnu, ses vertus religieuses étaient admirées comme héroïques, mais il y avait là une certaine difficulté. L'Église est comme une famille où notre Saint-Père le Pape est le père. Chaque Communauté est sa fille, et il ne pourrait favoriser une Congrégation plus qu'une autre, sans soulever cette réclamation très naturelle : “Mais Père, vous ne nous aimez donc pas autant qu'elles ?”

Donc, c'est bien votre droit de l'appeler votre mère ! Que de soucis, de sollicitudes devant Dieu, d'aspirations saintes, de prières, combien de soupirs sont partis de cette grille pour aller jusqu'au tabernacle, pour demander au Sauveur la grâce souveraine qu'elle sollicitait depuis son noviciat. Elle voulait des prêtres selon l'esprit de son saint Fondateur, et non seulement elle les voulait et elle les aimait, mais elle savait que Dieu les lui avait donnés. Le bon Dieu lui avait révélé dès le commencement tout ce qu'il demanderait d'eux et tout ce qu'il ferait pour eux. Oh ! combien de fois dans le secret de son âme elle vous a demandés à Dieu, pour que vous soyez des saints ! Combien de fois, dans ce petit parloir, elle m'a parlé de vous, me révélant les intentions divines, l'action immense du cœur de Dieu pour vous amener autour du Sauveur comme les apôtres, et vous donner la même mission, afin que comme eux vous alliez évangéliser les richesses de son cœur ! Oh ! quand elle avait prié pour vous, les jours où elle avait communié pour vous, elle revenait transfigurée. Je voyais son visage comme le visage d'un ange. Il y avait autour d'elle comme une auréole de félicité. Je me disais : “C'est ainsi qu'on est dans le Ciel, quand on jouit de Dieu, quand on possède l'Infini”. Oh ! que de fois elle a prié pour vous !

Elle a été aussi votre mère dans les souffrances, dans le travail du commencement. Jamais je ne l'ai entendu se plaindre, ni de ses souffrances, ni de ses appréhensions. Cependant elle m'a dit une fois : “Je n'ai jamais tant souffert de ma vie. Je croyais qu'il n'était pas possible de tant souffrir. Oh ! que c'est difficile de faire ce que le bon Dieu demande pour avoir de saints prêtres, de saints religieux ! Jamais je n'ai éprouvé ce que j'éprouve, et si Dieu ne me soutenait, je succomberais”. Il fallait que la souffrance fût bien grande pour que la bonne Mère parlât ainsi, car, je le répète, elle n'avait jamais un mot de plainte ni de retour vers elle.

Voilà donc votre mère, ce qu'elle souffrait, ce qu'elle demandait à Dieu pour vous. Ce n'est pas tout. Elle était encore votre mère pour vous donner le pain de chaque jour par ses sollicitudes, ses demandes aux différents monastères, car il vous manquait tout, absolument tout. Une mère sent si vivement quand ses enfants n'ont pas de pain, quand les choses essentielles à la vie leur manquent. Tout à l'heure, je disais à nos Sœurs qu’elles avaient été vraiment les filles de leur mère.

Maintenant je vous dis : “Oh ! que le bon Dieu réalise cette parole : « Telle mère, tel fils »”. On dit qu'une mère aime mieux ses fils que ses filles. Eh bien, dans le Ciel, personne ne sera jaloux. Et si je vous disais qu'elle avait pour vous une affection plus maternelle et plus vive, une sollicitude plus intime, je vous dirais la vérité ! Ayez du cœur, mes chers amis. Et comme nous allons bientôt recevoir l'approbation complète de nos Constitutions et que Rome va nous accorder cette grâce parce que nous sommes les enfants de notre Mère, il faut que ces Constitutions, ce Directoire, nous les pratiquions comme de vrais enfants de la bonne Mère. Oh ! puisez bien à cette source; elle est incomparable, elle est inépuisable !

Hier à la distribution des prix de Saint-Bernard, l'orateur me parlait d'un projet de mission pour la Suède et il me disait : “Il faudrait là des Oblats. Il ne faudrait pas des prédicateurs qui prêchent et qui passent. Il faudrait des religieux comme les Oblats de saint François de Sales, dont la parole reste, dont les œuvres demeurent”. Si le Père Pernin était ici, il vous dirait ce que tout le monde pense de la doctrine de la bonne Mère Marie de Sales.

Donc, mes amis, qu'elle soit bien notre Mère ! Vous qui avez eu le bonheur d'avoir une mère chrétienne, rappelez-vous comment priait votre mère. Qui est-ce qui vous a révélé le secret de cette prière intime, qui a toujours été efficace devant le bon Dieu ? C'est votre mère. Apprenez de notre vénérée Mère comment il faut prier. Relisez ce qu'elle a dit, méditez-le dans votre cœur, et soyez apôtres comme elle. Vous savez qu'elle a dit que tous ceux qui avaient travaillé dans le monastère iraient au Ciel. Mais combien cette promesse lui a-t-elle coûté d'angoisses, de prières et de mortifications. Elle ne montait pas en chaire pour prêcher la conversion des âmes; comment convertissait-elle les âmes ? Par la prière et par la mortification. Croyez à l'efficacité de la parole de Dieu, c'est le glaive victorieux, mais croyez aussi à l'efficacité de la prière, car la prière, la mortification, l'anéantissement de soi-même, voilà l'apostolat de notre Mère, et cet apostolat est toujours efficace.

Et vous, mes bien chères Sœurs Oblates, qui êtes aussi les filles bien-aimées de notre bonne Mère, vous savez avec quel soin la bonne Mère guidait vos premiers pas, suivait vos commencements ? Sa joie, son bonheur quand elle voyait le bon Dieu faire quelque chose pour vous. Quand mademoiselle Legros lui parlait du petit tonneau de vin qui versait sans s'épuiser, comme elle disait : “Ne dites rien, car cela finirait”. Comme la guérison de ma Sœur Marie de Chantal lui allait au cœur. “Le bon Dieu leur fait des choses extraordinaires”, disait-elle, “vous voyez bien qu'il les aime”. Et encore : “Saint François de Sales les aide à faire leurs premiers pas”.

Souvenez-vous de ces premières marques d'amour, et des grâces qu'il vous accorde tous les jours. Souvenez-vous que vous devez marcher sur les traces de notre bonne Mère, que vous devez vous montrer ses filles, non seulement par la reconnaissance — vous n'en manquez pas — mais par l'imitation complète de ses vertus, de son apostolat, de sa charité. Oh ! oui, nous vous saluons, Mère vénérée, nous vous saluons en ce premier jour de gloire devant la sainte Église. Nos vœux, nos prières et surtout notre fidélité vont amener bientôt sur votre front l'auréole de la sainteté. Quand nous serons, comme vous le désirez, des images vivantes du Sauveur, quand nous mettrons nos pas dans la trace de ses pas, on nous regardera passer et l'on dira : “Ce sont vraiment les enfants de la bonne Mère Marie de Sales. Ils ont son cœur pour nous aimer, sa prudence pour nous conduire, leur parole a la même force, leur prière la même efficacité”. Ainsi soit-il, ma bonne et Vénérable Mère. Faites que nous suivions, heure par heure, instant par instant, respiration par respiration, votre vie tout entière. Amen ! Amen ! »

 

____________________________

 

 

« Enfin, en l’année 1883, Mgr Lachat, alors évêque de Bâle, pays de naissance de la bonne Mère, après s’être enquis du droit qu’il avait de commencer le procès-d’information de l’Ordinaire, établit pour le diocèse de Bâle le tribunal d’enquête, dont il nomma président le regretté Mgr Vautret, curé de Délemont. Le zèle éclairé et actif de Mgr Vautret obtint au bout de quelques mois l’ensemble des dépositions relatives à la servante de Dieu. Le diocèse de Troyes, imitant celui de Bâle, accomplit le même travail. Le diocèse de Paris, dans lequel la bonne Mère a passé sept ans de sa vie, procéda aussi aux informations que Son Éminence le cardinal Richard a fait présider par son grand vicaire, M. l’abbé Pelgé, assisté de prêtres éminents. Le diocèse de Fribourg, dont l’évêque Son Éminence le cardinal Mermillod, professe une si grande vénération pour la bonne Mère, a clos le service des informations de l’Ordinaire.

Le procès fut porté à Rome et remis à la Sacrée Congrégation des Rites, en 1887. Les différents écrits de la bonne Mère furent recueillis et envoyés à Rome en 4889. En même temps arrivaient au Saint-Père plus de huit cents lettres postulatoires émanées de Nos Seigneurs les cardinaux, archevêques et évêques de toutes les parties du monde, des monastères de la Visitation, des Instituts de religieux et de religieuses, des princes et princesses des principales maisons royales de l’Europe, etc. etc...

Prions pour que la sainte Église romaine puisse trouver dans les vertus de la vénérée Mère Marie de Sales Chappuis le degré nécessaire pour procéder à sa béatification, et répétons avec confiance la dernière parole de saint François de Sales mourant, son dernier acte de foi et d’espérance : Qui coepit opus, ipse per ficiet, perficiet, per ficiet !... »

 

"Vie de la Vénérée Mère Marie de Sales Chappuis...", par le Père Louis Brisson (1891), chapitre LX.

 

 

Vie de la Vénérée Mère Marie de Sales Chappuis, par le Père Louis Brisson (1891)

 

 

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Mutter Marie de Sales Chappuis

 

 

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Gebet um Gnaden durch die Fürsprache der Mutter

Marie de Sales und um ihre Seligsprechung zu erbitten

 

Heiligster Gott! Wunderbar erweisest Du Dich in Deinen Heiligen. Wir bitten: verherrliche Dich auch fernerhin in den Fürbitten Deiner treuen Dienerin Marie de Sales. Lass uns auf ihr Eintreten in diesem schweren Anliegen Erhörung finden: Zu Deiner Ehre möge es geschehen und als Beitrag zur öffentlichen kirchlichen Ehrung Deiner grossen Dienerin. Durch Christus unsern Herrn. Amen.

Vater unser… Gegrüsst seist du Maria…

 

 

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Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Saints suisses
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