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  • : In hoc signo vinces. Parousie by ROBLES Patrick
  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 12:33
1865-1947

Prière pour la béatification de Luisa Piccaretta

Ô Sainte Trinité,
Notre Sauveur Jésus Christ nous a appris à demander dans nos prières que soit toujours glorifié le Nom du Père, que vienne son Royaume et qu'on fasse sa Volonté. Désireux de diffuser tel Royaume d'amour, de justice et de paix, humblement nous implorons la glorification de la Servante Louise, la Petite Fille de la Divine Volonté, qui, avec ses prières, son immolation dans le lit de la douleur et son zèle fervent, contribua grandement à la diffusion du Royaume de Dieu dans le monde et au salut des âmes. Suivant son exemple, nous Vous implorons, Père, Fils et Saint Esprit de nous aider à porter avec joie les croix que nous réserve la vie à la gloire de Votre Nom et pour le bien de nous tous, Amen.

Nous approuvons et en permettons la publication,
+ Carmelo Cassati, Archevêque de Trani - Barletta - Bisceglie.

 


PRIÈRES POUR OBTENIR UNE FAVEUR ET POUR IMPLORER LA BÉATIFICATION DE LA SERVANTE DE DIEU
LUISA PICCARRETA


1. Ô Coeur Sacré de mon Jésus, qui as choisi ton humble servante Luisa comme messagère du règne de la Volonté Divine et comme ange de réparation pour les innombrables fautes qui affligent Ton Divin Coeur, je Te prie humblement de m'accorder la grâce que j'implore de Ta Miséricorde par son intercession, afin qu'elle soit glorifiée sur la terre comme Tu l'as déjà récompensée au Ciel, Amen.

Pater, Ave, Gloria.


2. Ô Coeur Divin de mon Jésus, qui as donné à Ton humble servante Luisa, victime de Ton Amour, la force de souffrir pendant toute sa vie les affres de Ta douloureuse Passion, fais en sorte que, pour Ta plus grande gloire, resplendisse bientôt sur son front l'auréole des bienheureux. Et, par son intercession, accorde-moi la grâce qu'humblement je Te demande.

Pater, Ave, Gloria.


3. Ô Cœur Miséricordieux de mon Jésus qui, pour le salut et la sanctification de tant d'âmes, as daigné garder sur la terre pendant de longues années Ton humble servante Luisa, la Petite Fille de la Divine Volonté, exauce ma prière : qu'elle soit bientôt glorifiée par Ta Sainte Église et, par son intercession, accorde-moi la grâce qu'humblement je Te demande.

Pater, Ave, Gloria.


4. Ô Très Sainte Trinité, Notre Seigneur Jésus-Christ nous a enseigné que, lorsque nous prions, nous devons demander que le Nom de notre Père du Ciel soit toujours glorifié, que sa Volonté soit faite sur la terre et que son Royaume vienne parmi nous.
Dans notre grand désir de faire connaître son Royaume d'Amour, de Justice et de Paix, nous Vous demandons humblement de glorifier Votre servante Luisa, la Petite Fille de la Volonté Divine qui, par ses prières constantes et ses grandes souffrances, a ardemment intercédé pour le salut des âmes et la venue du Royaume de Dieu en ce monde.
À son exemple, nous Vous prions, Père, Fils et Esprit Saint, de nous aider à embrasser joyeusement nos croix sur cette terre de telle manière que, nous aussi, nous glorifiions le Nom de notre Père du Ciel et entrions dans le Royaume de la Volonté Divine. Amen.

Pater, Ave, Gloria.


Paroles de Jésus à Luisa Piccarreta


Jésus a dit à Luisa Piccarreta le 15 septembre 1922 :

"Je veux que soient connus les effets de mon Divin Vouloir et ses avantages. La gloire complète de ma Création et l'accomplissement final et définitif de la Rédemption en dépendent. Oh, que d'effets demeurent suspendus, autant de la Création que de la Rédemption, parce que vous ne connaissez pas les bienfaits de mon Vouloir Divin, et que mon Vouloir Divin ne règne pas au milieu de vous !"


Message de 1925 :

Jésus à l'Humanité :

"Mes fils bien-aimés, Je viens parmi vous pour demeurer avec vous, uni à vous, vivant avec vous dans une seule Volonté.

Sachez que mon Amour pour vous est si grand que Je mettrai de côté votre vie passée, vos fautes passées, tous vos malheurs passés.
Ces choses seront enterrées dans la mer de mon Amour, et comme brûlées, afin qu'ensemble nous puissions commencer une nouvelle vie, entièrement fondée sur ma Volonté.
Oh ! Que de soupirs, que de gémissements, que de larmes de ma part, parce que Je veux que mes enfants chéris demeurent avec Moi, en vivant dans ma Volonté !

Voilà six mille ans que dans ma sainte Humanité Je soupire et Je pleure amèrement parce que Je veux, Je réclame, que mes enfants soient autour de moi, de façon à les rendre saints et heureux.
Si vous me donnez votre volonté, tout va être réglé. Je serai heureux, et vous serez heureux.

Je ne désire rien d'autre, mais que ma Volonté s'établisse en vous.
Le Ciel et la terre vous souriront. Veuillez donc m'écouter, mes chers enfants.
Je vous prie de lire ces pages avec attention. C'est Moi qui les place devant vous.
Si vous les lisez, vous sentirez le besoin de vivre dans ma Volonté.
Lorsque vous lirez, Je me placerai près de vous.
Je vous toucherai l'esprit et le cœur afin que vous compreniez ces choses, et vous vous décidiez à accueillir en vous le don de mon "Fiat" Divin."

Corato, 1925.


Luisa dit :

"Jésus, mon Bien-aimé, ce Règne dont Tu me parles, quand est-ce qu'il va venir ?"


Jésus à Luisa Piccarreta :

"Ma fille, pour l'avènement de la Rédemption il a fallu quatre mille ans, car le peuple qui priait et soupirait pour la venue du Rédempteur promis était le plus petit, vraiment très petit en nombre.
Mais les âmes qui maintenant appartiennent à mon église forment plusieurs peuples, et leur nombre est bien supérieur, oh ! oui, bien supérieur à celui d'autrefois.
Donc le nombre raccourcira le temps."

26 mai 1928.


Jésus à Luisa Piccarreta :

"Pour ce Règne tout est préparé. Tout est prêt.
Pour que l'homme en prenne possession il ne reste qu'à ouvrir les portes et à le faire connaître.
Lorsque Je suis venu sur la terre pour racheter l'homme, de Moi on a dit que Je serais salut et perte pour beaucoup. Maintenant on dira la même chose au sujet du Divin Vouloir.

Mon Vouloir sera pour beaucoup la cause d'une grande sainteté, car mon Vouloir est absolument Saint, mais pour bien d'autres, il sera la pierre d'achoppement qui causera leur chute.
Donc, sois vigilante.
Que ton regard soit constamment fixé sur mon Divin Vouloir.
En vivant dans ma Volonté tu te retrouveras avec la plénitude de la grâce."


 

CONSACRAZIONE ALLA DIVINA VOLONTÀ

O Volontà Divina e adorabile, eccomi davanti all'immensità della Tua Luce, perché la Tua eterna Bontà mi apra le porte e mi faccia entrare in Essa per formare la mia vita tutta in Te, Volontà Divina.

Perciò, dinanzi alla Tua Luce prostrata, io, la più piccola fra tutte le creature, vengo, o adorabile Volontà, nella piccola schiera dei primi figli del Tuo Fiat supremo.

Prostrata nel mio nulla, supplico e scongiuro la Tua Luce, interminabile che voglia investirmi ed eclissare tutto ciò che non Ti appartiene, in modo che non faccia altro che guardare, comprendere e vivere in Te, o Volontà Divina.

Essa sarà la mia vita, il centro della mi intelligenza, la rapitrice del mio cuore e di tutto l'essere mio. In questo cuore non voglio che abbia più vita il valore umano, lo bandirò per sempre e formerò il nuovo Eden di pace, di felicità e di amore. Con Essa sarò sempre felice, avrò una forza unica, una santità che tutto santifica e tutto porta a Dio.

Qui prostrata invoco l'aiuto della Trinità Sacrosanta che mi ammetta a vivere nel chiostro della Divina Volontà, affinché ritorni in me l'ordine primiero della Creazione, così come fu creata la creatura.

Madre Celeste, Sovrana Regina del Fiat Divino, prendimi per mano e chiudimi nella luce del Volere Divino. Tu sarai la mia guida, la mia tenera Madre. Tu guarderai la Tua figlia e le insegnerai a vivere ed a mantenersi nell'ordine della Divina Volontà.

Sovrana Celeste, al Tuo cuore affido tutto l'essere mio. Sarò piccina, piccola figlia della Divina Volontà.

Tu mi farai scuola di Volontà Divina ed io starò attenta ad ascoltarti.

Stenderai il Tuo manto azzurro su di me, perché il serpe infernale non ardisca penetrare in questo Sacro Eden per allettarmi e farmi cadere nel labirinto dell'umano volere.

Cuore del mio sommo Bene, Gesù, Tu mi darai le Tue fiamme perché mi brucino, mi consumino e mi alimentino per formare in me la vita del Supremo Volere.

San Giuseppe, Tu sarai il mio protettore, il custode del mio cuore e terrai le chiavi del mio volere nelle tue mani. Custodirai il mio cuore con gelosia e non me lo darai mai più perché io sia sicuro di non fare nessuna uscita dalla Volontà di Dio.

Angelo Custode, fammi la guardia, difendimi, aiutami in tutto, affinché il mio Eden cresca fiorito e sia il richiamo di tutto il mondo nella Volontà di Dio.

Corte Celeste, vieni in mio aiuto ed io Ti prometto di vivere sempre nella Volontà Divina.

Preghiera alla Santissima Trinità
per la glorificazione
della serva di Dio Luisa Piccarreta


O augusta e santissima Trinità
Padre-Figlio-Spirito Santo
noi Ti lodiamo e Ti ringraziamo
per il dono della santità
della tua serva fedele Luisa Piccarreta.

Ella ha vissuto, o Padre, nella Tua divina volontà
rendendosi, sotto l'azione dello Spirito Santo,
conforme al Figlio tuo obbediente sino
alla morte di croce, vittima e ostia a Te gradita
cooperando all'opera della redenzione del genere umano.

Le sue virtù di obbedienza, di umiltà,
di amore sommo a Cristo e alla Chiesa
ci spingono a chiederTi il dono della sua
glorificazione sulla terra, perchè risplenda
a tutti la Tua gloria e il Tuo regno
di verità, di giustizia, di amore si diffonda
sino ai confini della terra nel particolare carisma del
Fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra.

Ci appelliamo ai suoi meriti per ottenere
da Te, SS. Trinità, la grazia particolare che Ti chiediamo
intendendo compiere la Tua divina volontà. Amen.

Tre gloria... Padre nostro...
Regina dei Santi, prega per noi.

Trani, 29 ottobre 2005

Mons. Giovan Battista Pichierri
ARCIVESCOVO di TRANI - BARLETTA - BISCEGLIE
TITOLARE di NAZARETH

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 16:30
La Trinité
Guido Reni


Prière « Ô ma Mère »

« Ô ma Mère,
Par votre Cœur très Pur et Immaculé,
Ayez pitié de la France ;
Par votre Corps très chaste, Ô Marie,
Convertissez les pécheurs ;
Par votre Amour si Pur, Ô Marie,
Unissez vos enfants dans la Charité du Christ.
Ô Marie, Mère de la Sainte Eglise,
Priez pour nous ! »


Prière dictée par Jésus à Sœur Olive.

Source : « la Colombe de France, la vie et la mission de sœur Marie du Christ-Roi », Jean-Baptiste Roussot, page 52 (éditions Résiac, septembre 2001)

Prière à l'Immaculée Conception

« Ma petite brebis chérie, tu diras aussi tous les jours cette prière pour l'amour de ma tendre Mère Marie, Etoile bénie » (Jésus à Sœur Olive) :


« Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception
de la bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu !
A jamais. Amen. »


« Ô ma petite fille, prie pour ceux qui ne veulent pas croire à mon Immaculée Conception, ce grand Mystère de l'Incarnation. » (La Sainte-Vierge à Sœur Olive).

Source : « la Colombe de France, la vie et la mission de sœur Marie du Ch
« Tu es Reine, tu es sainte, tu es oblate enfantine, tu es ma petite fleur.

Tu ne dois grandir ni en taille, ni en âge, ni en costume.
Tu diras à mes deux chères Epouses bien-aimées de mon Cœur que tu seras déposée sur l'Autel dans ton costume angélique et immaculé.


- Blanche fleur,
- Pur Lys,
- Sainte Enfant,
- Patronne des enfants et des innocents,
- Fleur des âmes pures,
- Reine de France,
- Victime des combattants,
- Modèle des enfants,
- Vie sacrifiée pour l'Eglise, pour les âmes et pour la France.


Voilà, ma petite fleur, tous les titres que tu recevras bientôt, une fois absente de ce monde. » (Jésus à Sœur Olive le 6 septembre 1927).

ource : « la Colombe de France, la vie et la mission de sœur Marie du Christ-Roi », Jean-Baptiste Roussot, page 62 (éditions Résiac, septembre 2001)

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 11:37

Le Jugement dernier
Hans Memling

Prière pour les Âmes Saintes au purgatoire

Seigneur Jésus, ayez pitié des âmes retenues au purgatoire.
C'était pour leur salut que Vous avez pris notre nature humaine
et avez souffert une mort des plus pénibles.
Ayez pitié de leur ardent désir de Vous voir,
ayez pitié de leur désir de repentir.
Par les mérites de Votre passion,
rachetez la sentence qu'ils ont contractée par leurs péchés.
Cher Jésus, puisse Votre Sang descendre sur ces chères âmes !
Puissiez-Vous raccourcir leur temps d'expiation
et qu'ils soient bientôt appelés au bonheur éternel
en Votre Présence !
Amen.


Prière à Marie pour les âmes du purgatoire

Sainte Marie, Mère de Dieu, consolatrice des affligés,
douce Vierge, Mère de notre Sauveur Jésus
et de tous les fidèles, Ô vous qui êtes aussi la Mère
de toutes les pauvres âmes qui souffrent tant dans le purgatoire,
j'implore avec confiance l'immense bonté de votre Coeur,
et je vous prie d'intercéder auprès de votre Divin Fils,
afin que, par les mérites de son Saint Sacrifice,
les âmes qui sont châtiées et purifiées par le feu de la souffrance,
obtiennent le soulagement et la délivrance auxquels elles aspirent.
Ainsi soit-il.

Oraison dominicale de Sainte-Mechtilde pour les défunts


Sainte Mechtilde de Helfta (ou de Magdebourg, soeur de Sainte-Gertrude de Helfta) ayant communié pour les morts, Notre-Seigneur lui apparut et lui dit : « Dites pour eux un Notre Père, etc... » et elle comprit qu'elle devait prier de la manière suivante. Après l'avoir fait, elle vit une grande multitude d'âmes monter au ciel. (Révélations, I, 21)


Notre Père, qui êtes aux Cieux, je Vous prie de daigner pardonner aux âmes du purgatoire de ne Vous avoir pas aimé, de ne Vous avoir pas rendu le culte qui Vous est dû, à Vous, leur Père auguste et chéri, mais de Vous avoir éloigné de leur cœur, où Vous désirez habiter ; et pour suppléer à leur faute, je Vous offre l'Amour et l'Honneur que Votre Fils chéri Vous a rendu sur la terre, et cette abondante satisfaction par laquelle il a payé la dette de tous leurs péchés. Ainsi soit-il !

Que Votre Nom soit sanctifié ; je Vous conjure, Ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts de n'avoir jamais dignement honoré Votre Saint Nom, de se l'être rarement rappelé avec dévotion, de l'avoir souvent employé en vain, et de s'être rendues, par leur vie déshonorante, indignes du nom de chrétien. Et comme satisfaction pour ce péché, je Vous offre la très parfaite Sainteté de Votre Fils, par laquelle il a exalté Votre Nom dans ses prédications, et l'a honoré dans toutes ses œuvres très Saintes. Ainsi soit-il !

Que Votre règne arrive ; je Vous prie, Ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts de n'avoir jamais désiré avec ferveur, ni recherché avec soin Vous et Votre règne, dans lequel seul consistent le vrai repos et l'éternelle gloire. Pour expier toute l'indifférence qu'elles ont eue pour toute espèce de biens, je Vous offre les Saints désirs par lesquels Votre Fils a voulu que nous soyons les cohéritiers de son royaume. Ainsi soit-il !

Que Votre volonté soit faite sur la terre comme au Ciel ; je Vous conjure, Ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts, et surtout des religieux, d'avoir préféré leur volonté à la Vôtre et de n'avoir pas aimé en tout Votre volonté, pour vivre et agir très souvent d'après la leur. Et pour réparer leur désobéissance, je Vous offre l'union du très doux Cœur de Votre Fils avec Votre Sainte Volonté, de même que la prompte soumission avec laquelle il Vous a obéi jusqu'à la mort de la croix. Ainsi soit-il !

Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien ; je Vous conjure, Ô tendre Père, de pardonner aux âmes des défunts de n'avoir pas reçu le très Saint Sacrement de l'autel avec les désirs, la dévotion et l'amour qu'il mérite, de s'en être rendues, pour un grand nombre, indignes, et de ne l'avoir que rarement ou jamais reçu. Pour expier leur péché, je Vous offre la parfaite Sainteté et la Dévotion de Votre Fils, ainsi que l'ardent Amour et l'ineffable désir qui l'ont porté à nous donner ce précieux Trésor. Ainsi soit-il !

Et pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé ; je Vous conjure, Ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts les péchés capitaux dans lesquels elles sont tombées, surtout en ne pardonnant pas à ceux qui les avaient offensées et en n'aimant pas leurs ennemis. Pour ces péchés, je Vous offre la prière de la plus douce suavité, que Votre Fils a faite sur la croix pour ses ennemis. Ainsi soit-il !

Et ne nous induisez point en tentation ; je Vous conjure, Ô tendre Père, de pardonner aux âmes des défunts de n'avoir pas résisté à leurs vices et à leur concupiscence, d'avoir souvent consenti aux embûches du démon et de la chair, et de s'être volontairement engagées dans beaucoup de mauvaises actions. Pour la multitude de leurs péchés, je Vous offre la glorieuse victoire par laquelle Votre Fils a vaincu le monde et le démon, ainsi que sa très Sainte Vie, avec tous ses travaux et ses fatigues, sa très amère Passion et sa mort. Ainsi soit-il !

Mais délivrez-nous du mal ; délivrez-les aussi de tout mal et de toute peine, par les mérites de Votre cher Fils, et conduisez-les dans le royaume de Votre gloire, qui n'est autre que Vous-même. Ainsi soit-il !

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 12:46
Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes

Chaque jour une dizaine de Chapelet et trois fois les invocations : "Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous."
"Sainte-Bernadette, priez pour nous."

Ensuite, la prière ci-dessous.


Prière (retenue en 2008)

Notre-Dame de Lourdes, Vierge Immaculée,
qui êtes apparue à Bernadette
au creux du rocher de Massabielle,
avec humilité nous nous tournons vers Vous.
En cette année de grâce et de Jubilé,
nous accueillons et chantons la joie du Ciel
qui rayonna sur le visage de cette enfant,
illuminant sa pauvreté et déjà la nôtre.
Avec simplicité et douceur, Vous lui parliez,
Vous la guidiez en sa prière,
lui demandant d'y accueillir tous les pécheurs
pour les mener au Cœur de Dieu.
La source qui coula au pied du rocher
emporte avec elle le poids de tant de vies.
Les malades y trouvent espérance,
les chercheurs de Dieu un chemin,
et les pécheurs, le Dieu de bonté et de pardon.
Vierge Immaculée, priez pour nous !


Votre intention de prière dans la grotte par email

Prière (retenue en 2007)

Notre-Dame de Lourdes, Vierge toute belle
qui apparus un jour à Bernadette,
au creux du rocher de Massabielle,
avec humilité nous nous tournons vers Toi.
Tu as demandé à Bernadette de creuser le sol
pour que coule la source, et de prier pour les pécheurs,
daigne répandre sur nous la grâce de ta paix.
Ouvre nos cœurs à la Parole de ton Fils,
à son appel à nous hâter vers le pardon
et à nous convertir à la Bonne Nouvelle.
Notre-Dame de Lourdes,
tu nous ouvres et nous révèles la clarté du Ciel.
Nous te prions pour les pécheurs et nous nous confions à Toi.
Guide-nous sur le chemin de la paix et du pardon.
Notre-Dame de la Réconciliation
Notre-Dame des pécheurs
Paix des malades et de ceux qui souffrent,
éveille en nous l'amour de ton Fils,
et rends nos cœurs accueillants au pardon.
Amen.

Prière (retenue en 2006)

Notre-Dame de Lourdes,
le cœur plein de confiance
nous nous tournons vers toi.
Notre prière en ce jour rejoint celle de tous les pèlerins
qui de jour comme de nuit marchent vers toi.
Ils contemplent ton visage de lumière,
près des eaux vives de la source de Massabielle.
Ils te chantent dans le grand fleuve de lumière
qui le soir se répand dans la nuit.
Mère de toute grâce, femme de l'espérance,
aube de l'Evangile,
guide-nous à la suite de ton Fils
sur le chemin de l'Evangile.
Tu connais nos marches de nuit, le poids de nos peines,
et ce trésor d'espérance qui veille en nous,
attendant l'aurore.
Garde-nous comme toi disponibles à Dieu
chaque jour de notre vie.
Amen.

Prière (retenue en 2005)

Notre-Dame de Lourdes,
nous venons vers toi,
avec le poids de nos vies.
Accueille avec notre prière
les cris et les chants des hommes.
Apprends-nous à regarder le Christ
et à vivre comme toi dans la foi
les épreuves qui traversent nos vies.
Conduis-nous à Celui qui nous à dit :
"Venez à moi vous tous qui peinez
sous le poids du fardeau
et je vous soulagerai..."
O Notre Dame, tu as mis en lui ta confiance
aide-nous à mettre en lui notre espérance.
Tu as accueilli la lumière de Pâques,
qu'elle illumine aussi nos vies
et la vie du monde.
Amen.

Prière (retenue en 2004)

Notre-Dame de Lourdes,
nous venons te contempler et comme toi,
mettre notre confiance en Dieu, notre Rocher.
Ta vie nous dévoile que tu as fait de Lui
ton refuge et ton appui.
En Lui, tu as trouvé ta force
pour dire les "oui" de la servante.
Nous te recommandons
tous ceux qui se sentent faibles,
écrasés dans ce monde,
qui errent sans refuge, sans salut.
Nous te prions pour nous-mêmes, et pour l'Eglise.
Que le Christ soit toujours
la pierre de fondement sur laquelle elle s'appuie,
pour donner au monde l'eau vive du salut !
Amen.

Prière (retenue en 2003)

Notre-Dame de Lourdes,
à ton appel nous venons vers toi en procession.
Nous venons de partout,
et nous formons un seul peuple
uni dans la louange du Seigneur.
Reine du monde,
bénis tous nos frères humains.
Rends-nous fraternels
envers tous ceux qui nous entourent.
Garde-nous sous ton regard et sous ta protection.
Prie pour nous ton Fils :
qu'il nous donne la force et la joie
de semer partout l'unité qu'il nous donne.
Et d'un seul coeur nous chanterons un seul Seigneur,
un seul Dieu et Père de tous.
Amen.

Prière (retenue en 2002)

Notre-Dame de Lourdes, tu as dit à Bernadette
d'aller boire à la fontaine et de s'y laver.
Nous entendons, nous aussi, cet appel aujourd'hui.
Nous avons été plongés dans l'eau du baptême
et la vie de ton Fils Jésus s'est répandue en nos cœurs.
Mère immaculée, apprends-nous à rejeter le péché
et à nous laver dans l'infinie Miséricorde de Dieu.
Marche avec nous sur les chemins de la foi
pour que nous puissions étancher notre soif
en buvant à la source d'eau vive
jaillie du cœur transpercé de ton Fils.
Mère de tendresse, Ô notre mère,
garde-nous sous ton regard et sous ta protection.
Prie pour nous le Seigneur :
qu'il nous donne la force et la joie
d'aller partager avec tous ceux qui ont soif
l'eau pure de la foi, de l'espérance et de la charité.
Amen.

Prière (retenue en 2001)

Vierge immaculée, Mère du Christ et Mère des hommes, nous te prions.
Tu es bienheureuse parce que tu as cru et la promesse de Dieu
s'accomplit : un Sauveur nous est donné.
Laisse-nous imiter ta foi et ta charité. Mère de l'Eglise,
tu conduis tes enfants à la rencontre du Seigneur.
Aide-les à rester fidèles à la joie de leur baptême,
pour qu'ils soient dans le monde,
à la suite de ton fils Jésus-Christ,
des semeurs de paix et de justice.
Notre-Dame du Magnificat,
le Seigneur a fait pour toi des merveilles.
Apprends-nous à chanter avec toi son Nom très Saint.
Garde-nous sous ta protection pour que,
par nos vies tout entières,
nous puissions louer le Seigneur et témoigner de
son Amour au cœur du monde.
Amen.

Site officiel

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 12:34

Prière à Notre-Dame de Lourdes

Marie, tu t'es montrée à Bernadette dans le creux du rocher.
Dans le froid et l'ombre de l'hiver,
tu apportais la chaleur d'une présence,
la lumière et la beauté.

Dans le creux de nos vies souvent obscures,
au creux du monde où le Mal est puissant,
apporte l'espérance,
redonne la confiance !

Toi, qui es l'Immaculée Conception,
viens en aide aux pécheurs que nous sommes.
Donne-nous l'humilité de la conversion,
le courage de la pénitence.
Apprends-nous à prier pour tous les hommes.

Guide-nous vers les sources de la vraie vie.
Fais de nous des pèlerins en marche au sein de ton Eglise.
Aiguise en nous la faim de l'Eucharistie,
le pain de la route, le pain de vie.

En toi, Marie, l'Esprit-Saint accomplit des merveilles :
par sa puissance, il t'a placée auprès du Père,
dans la gloire de ton Fils, à jamais vivant.
Regarde avec tendresse
les misères de nos corps et de nos coeurs.
Brille pour tous, comme une douce lumière,
au passage de la mort.

Avec Bernadette, nous te prions, Marie,
dans la simplicité des enfants.
Fais-nous entrer, comme elle, dans l'esprit des Béatitudes.
Alors, nous pourrons, dès ici-bas,
commencer à connaître la joie du Royaume
et chanter avec toi :
Magnificat !

Gloire à toi, Vierge Marie,
heureuse servante du Seigneur,
Mère de Dieu,
demeure de l'Esprit-Saint !

Amen !

Votre intention de prière dans la grotte par email

Neuvaine préparatoire au pélerinage 

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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 16:18
Allégorie de la pauvreté franciscaine
Giotto

Les Admonitions

Admonition : n.f. (du latin ecclésiastique et juridique admonotio, avertissement)

Droit ou rel. : admonestation (c’est-à-dire réprimander sévèrement sans condamner mais en avertissant de ne pas recommencer) de l'’autorité judiciaire ou ecclésiastique.

Litt. : réprimande, avertissement sévère.

Nous ignorons dans quelles circonstances et à quelle date ont été composées les Admonitions. Cependant leur authenticité est reconnue sans discussion par tous les critiques.


Paroles d'Admonition de Notre Père Saint-François


I - DU CORPS DU CHRIST

Le Seigneur Jésus a dit à ses disciples : « Je suis la voie, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père, et dès à Présent vous le connaîtrez et vous l'avez déjà vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montrez-nous le Père, et cela nous suffit ». Jésus lui dit : « Depuis si longtemps que je suis avec vous, vous ne m'avez pas encore connu ? Philippe, celui qui me voit, voit aussi mon Père. »

Le Père habite une lumière inaccessible, et Dieu est esprit, et personne n'a jamais vu Dieu. Puisque Dieu est esprit, il ne peut être vu que par l'esprit; car c'est l'esprit qui vivifie, tandis que la chair ne sert de rien. Mais le Fils, en tant qu'il est égal au Père, ne peut être vu par personne autrement que le Père, autrement que l'Esprit Saint. Aussi tous ceux qui ont vu le Seigneur Jésus-Christ, comme voient les hommes, sans voir et sans croire, selon l'esprit et selon Dieu, qu'il est le vrai Fils de Dieu, sont damnés; et de même aussi tous ceux qui voient le sacrement du corps du Christ, consacré par les paroles du Seigneur sur l'autel aux mains du prêtre, sous les apparences du pain et du vin, et ne voient pas et ne croient pas, selon l'esprit et, selon Dieu, que c'est vraiment le très saint corps et le sang très saint de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sont damnés, au témoignage du Très-Haut lui-même qui a dit « Ceci est mon corps et le sang du Nouveau Testament », et « Celui qui mange ma chair et boit mon sang possède la vie éternelle. »

Aussi c'est l'esprit du Seigneur habitant dans ses fidèles, qui reçoit le corps et le sang très saints du Seigneur; tous les autres qui n'ont pas part à cet esprit et qui ont l'audace de recevoir ce corps et ce sang, mangent et boivent leur condamnation. Aussi, enfants des hommes, jusques à quand aurez vous le cœur dur ? Pourquoi ne connaissez-vous pas la vérité et ne croyez-vous pas au Fils de Dieu ? Voici que chaque jour il s'humilie, comme lorsqu'il descendit de son trône royal dans le sein de la Vierge;

Chaque jour il vient à nous lui-même sous d'humbles apparences; chaque jour il descend du sein de son Père sur l'autel aux mains du prêtre. Et comme il apparut aux saints apôtres dans sa véritable chair, ainsi se montre-t-il à nous maintenant dans le pain sacré; et comme de leurs yeux de chair ils ne voyaient que sa chair, mais qu'ils croyaient voir Dieu lui-même qu'ils contemplaient des yeux de l'âme, ainsi faut-il que nous-mêmes, voyant le pain et le vin des yeux de notre corps, nous voyions et nous croyions fermement que c'est son très saint corps et son sang vivant et véritable. C'est de cette façon que le Seigneur est toujours avec ses fidèles comme il l'a dit lui-même : « Voici que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. »


II - DU VICE DE LA VOLONTÉ PROPRE

Le Seigneur dit à Adam : « Tu peux manger de tous les arbres du paradis, mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. » Adam pouvait donc manger de tous les arbres du paradis, et tant qu'il ne désobéit point il ne pécha pas. Mais celui-là mange de l'arbre de la science du bien et du mal, qui suit sa volonté propre et qui se glorifie du bien que le Seigneur dit et opère en lui; et ainsi à la suggestion du démon et par la violation des commandements, ce bien devient pour lui le fruit de la science du mal; il doit par suite en être châtié.


III - DE L'OBÉISSANCE PARFAITE ET IMPARFAITE

Le Seigneur dit dans l'Évangile : « Qui ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple » et « Qui voudra sauver sa vie la perdra. » Celui-là abandonne tout ce qu'il possède et perd son corps et sa vie, qui se remet tout entier lui-même aux mains de son supérieur pour lui obéir; et quoi qu'il fasse ou qu'il dise, sachant que ce n'est pas contraire à la volonté de son supérieur, et pourvu que ce soit bien, c'est de la véritable obéissance. Et si parfois le sujet voit des choses meilleures et plus utiles pour son âme que celles que son supérieur lui commande, qu'il fasse à Dieu le sacrifice de sa volonté; et les ordres de son supérieur, qu'il s'efforce de les exécuter. Car c'est l'obéissance véritable et conforme à la charité, celle qui plait à Dieu et au prochain.

Mais si le supérieur ordonne à l'un de ses sujets quelque chose de contraire à sa conscience, il lui est permis de ne pas obéir, mais non point de le quitter; et si pour ce motif, quelques-uns le persécutent, qu'il les aime encore plus pour l'amour de Dieu. Car qui supporte la persécution plutôt que de se séparer de ses frères, demeure vraiment dans l'obéissance parfaite puisqu'il sacrifie sa vie pour ses frères. Il y a en effet beaucoup de religieux qui, sous prétexte qu'ils voient quelque chose de mieux que ce que leurs supérieurs leur ordonnent, regardent en arrière et retournent au vomissement de leur volonté propre; ceux-là sont des meurtriers et par leurs mauvais exemples ils causent la perte de beaucoup d'âmes.


IV. - QUE PERSONNE NE S'APPROPRIE LES CHARGES DE SUPÉRIEUR

« Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir », dit le Seigneur. Que ceux qui sont établis pour gouverner les autres se glorifient de cette charge de supérieur tout autant que s'il leur incombait de laver les pieds de leurs frères; et autant sont-ils plus troublés de perdre cette charge que de perdre l'office de laver les pieds, autant remplissent-ils des cachettes au péril de leur âme.


V. - QUE PERSONNE NE S'ENORGUEILLISSE, MAIS QUE CHACUN SE GLORIFIE DANS LA CROIX DU SEIGNEUR

Considère, homme, à quel degré d'excellence le Seigneur t'a placé, puisqu'il a créé et formé ton corps à l'image de son Fils bien-aimé, et ton âme à sa ressemblance. Et toutes les créatures qui sont sous le ciel servent et connaissent leur Créateur et lui obéissent, à leur manière, mieux que toi. Et ce ne sont même pas les démons qui l'ont crucifié, mais c'est toi avec eux qui l'as mis et qui le mets encore en croix, en te délectant dans tes vices et dans tes péchés. De quoi peux-tu donc te glorifier ? Car même si tu étais si intelligent et si savant que tu possèdes toute science, que tu parles toutes les langues, et que tu scrutes dans leur profondeur les secrets du ciel, tu ne pourrais te glorifier de rien de tout cela; car un seul démon a connu des secrets du ciel et connaît maintenant de ceux de la terre plus que tous les hommes réunis, bien qu'il s'en trouve parmi ceux ci qui aient reçu du Seigneur une connaissance spéciale de la souveraine sagesse. Pareillement, si tu étais plus beau et plus riche que tous, si même tu opérais des merveilles comme de mettre les démons en fuite, tout cela ne te servirait de rien et tu ne pourrais t'en glorifier; mais ce n'est que de nos faiblesses que nous pouvons nous glorifier, et de porter chaque jour la sainte croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ.


VI. - DE L'IMITATION DU SEIGNEUR

Considérons tous, mes frères, le bon Pasteur qui, pour le salut de ses brebis, a souffert le supplice de la croix. Les brebis du Seigneur l'ont suivi dans les tribulations et les persécutions, dans l'opprobre, dans la faim et la soif, dans les infirmités, les tentations et autres épreuves; et elles ont pour cela reçu du Seigneur la vie éternelle. Aussi est-ce une grande honte pour nous, serviteurs de Dieu, que les saints aient accompli des bonnes oeuvres, et que nous, en les racontant et en les prêchant, nous prétendions en recueillir honneur et gloire.


VII. - QUE LES BONNES ŒUVRES DOIVENT ACCOMPAGNER LA SCIENCE

L'apôtre a dit : « La lettre tue, mais l'esprit vivifie. » Ceux-là, sont tués par la lettre qui ne veulent connaître que les mots, pour paraître plus sages parmi les autres, pour acquérir de grandes richesses et les distribuer à leurs parents et leurs amis. Et ces religieux sont tués par la lettre qui ne veulent pas vivre selon l'esprit des saintes Écritures, mais qui préfèrent n'en connaître que les mots et les interpréter aux autres. Et ceux-là sont vivifiés par l'esprit des saintes Écritures, qui ne tirent aucun avantage matériel de la science qu'ils ont et qu'ils veulent avoir, mais qui par leurs paroles et par leurs exemples la font remonter au très haut Seigneur, à qui tout bien appartient en propre.


VIII. - QU'IL FAUT ÉVITER LE PÉCHÉ D'ENVIE

L'apôtre a dit : « Personne ne peut dire : Jésus est le Seigneur, si ce n'est par l'Esprit Saint »; et : « Il n'est personne qui fasse le bien, il n'en est pas un seul. » Qui donc porte envie à son frère à cause du bien que le Seigneur dit et opère en lui, commet un péché de blasphème, parce qu'il porte envie au Très-Haut lui-même qui dit et opère tout bien


IX - DE L'AMOUR

Le Seigneur dit dans l'Évangile : « Aimez vos ennemis », etc. Celui-là aime vraiment son ennemi, qui ne s'attriste pas de l'outrage qu'il lui a fait, mais qui, pour l'amour de Dieu, se tourmente seulement du péché qu'il a commis et qui lui témoigne son affection par ses actes.


X - DE LA MORTIFICATION CORPORELLE

Il y en a beaucoup qui, lorsqu'ils pèchent ou reçoivent un affront, s'en prennent souvent à leur ennemi ou au prochain. Mais ils ont tort; car chacun de nous tient son ennemi en son pouvoir : c'est le corps, instrument de son péché.

Aussi, bienheureux le serviteur qui garde toujours prisonnier un tel ennemi livré à son pouvoir et se défend sagement de ses coups; car tant qu'il agira de la sorte, aucun autre ennemi visible ou invisible ne pourra lui nuire.


XI. - QUE PERSONNE NE SE SCANDALISE DU PÉCHÉ D'AUTRUI

Au serviteur de Dieu rien ne doit déplaire sauf le péché. De quelque façon qu'une personne pèche, si le serviteur de Dieu s'en trouble et s'en irrite, à moins que ce ne soit par charité, il s'amasse un trésor de fautes. Le serviteur de Dieu qui ne s'irrite et ne se trouble de rien, mène une vie droite et sans péché. Et bienheureux celui qui ne garde rien pour lui, rendant à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.


XII - DE LA MANIÈRE DE CONNAÎTRE L'ESPRIT DU SEIGNEUR

Voici comment on peut savoir si le serviteur de Dieu possède l'esprit de Dieu : lorsque le Seigneur opère par son moyen quelque bonne oeuvre, sa chair n'en tire aucun orgueil, cette chair qui est toujours opposée à tout bien, mais il se tient pour encore plus vil à ses propres yeux et il se met au-dessous de tous les autres hommes.


XIII. - DE LA PATIENCE

On ne peut savoir quelle patience et quelle humilité possède dans son cœur le serviteur de Dieu, tant que tout lui réussit. Mais lorsque vient le temps où ceux qui devraient lui donner satisfaction le contrarient, autant il montre alors de patience et d'humilité autant il en a réellement et pas plus.


XIV. - DE LA PAUVRETÉ EN ESPRIT

Bienheureux les pauvres en esprit, parce que le royaume des cieux leur appartient. Beaucoup sont assidus à la prière et à l'office divin et infligent à leur corps de nombreuses abstinences et mortifications, mais qu'un seul mot leur paraisse être une injure, ou qu'on les prive de quelque chose, et les voilà aussitôt scandalisés et troublés. Ceux-là ne sont pas des pauvres en esprit; car celui qui est vraiment pauvre en esprit, se hait lui-même et aime ceux qui le frappent à la joue.


XV. - DES PACIFIQUES

Bienheureux les pacifiques, parce qu'ils seront appelés enfants de Dieu. Ceux-là sont vraiment pacifiques qui, parmi toutes les souffrances qu'ils endurent en ce monde, gardent la paix de l'âme et du corps, pour l'amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ.


XVI - DE LA PURETÉ DU COEUR

Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu'ils verront Dieu. Ceux-là ont le cœur pur qui méprisent les biens de la terre, aspirent à ceux du ciel et ne cessent jamais d'adorer et de voir d'un cœur et d'un esprit purs le Seigneur Dieu vivant et vrai.


XVII. - DE L'HUMBLE SERVITEUR DE DIEU

Bienheureux ce serviteur qui ne se glorifie pas plus du bien que le Seigneur dit et opère par son intermédiaire que de celui qu'il dit et opère par un autre. Il pèche, l'homme qui exige de son prochain plus qu'il ne veut donner de lui-même au Seigneur Dieu.


XVIII. - DE LA COMPASSION ENVERS LE PROCHAIN

Bienheureux l'homme qui supporte son prochain dans sa faiblesse, autant qu'il voudrait être supporté par lui, dans un cas analogue.


XIX. - DU SERVITEUR HEUREUX ET DE CELUI QUI NE L'EST PAS

Bienheureux le serviteur qui restitue tous ses biens au Seigneur Dieu; car celui qui retient quelque chose pour lui-même, cache chez lui l'argent de son maître, et ce qu'il croyait posséder lui sera ôté.


XX. - DU RELIGIEUX HUMBLE ET BON

Bienheureux le serviteur qui ne se tient pas pour meilleur, quand il est loué et exalté par les hommes que lorsqu'il est tenu pour vil, ignorant et méprisable; car autant vaut l'homme aux yeux de Dieu autant il vaut en réalité et pas plus. Malheur à ce religieux qui a été élevé en dignité par les autres et se refuse à descendre volontairement. Et bienheureux ce serviteur qui n'est pas élevé en dignité de sa propre volonté et qui désire toujours être pieds des autres.


XXI. - DU RELIGIEUX BIENHEUREUX ET DU RELIGIEUX VAIN

Bienheureux ce religieux qui ne trouve de plaisir et de joie que dans les très saints entretiens et dans les oeuvres du Seigneur et qui par ces moyens conduit les hommes à l'amour de Dieu dans la joie et l'allégresse. Et malheur à ce religieux qui se délecte dans les paroles oiseuses et vaines et incite par ce moyen les hommes à rire.


XXII. - DU RELIGIEUX FRIVOLE ET BAVARD

Bienheureux ce serviteur qui ne parle pas dans l'espoir d'une récompense, qui ne fait pas connaître tout ce qu'il pense qui n'est pas prompt à parler, mais qui prévoit avec sagesse tout ce qu'il doit dire et répondre. Malheur à ce religieux qui ne conserve pas dans son cœur le bien que Dieu lui montre et ne le montre pas aux autres par ses oeuvres, mais cherche plutôt à le montrer aux hommes par ses paroles dans l'espoir d'une récompense; il reçoit ainsi sa récompense et ses auditeurs n'en retirent que peu de fruit.


XXIII. - DE LA VRAIE CORRECTION

Bienheureux le serviteur qui accepte d'être corrigé, accusé et blâmé par un autre aussi patiemment que par lui même. Bienheureux le serviteur qui, lorsqu'il est blâmé, se soumet avec douceur, obéit avec respect, avoue humblement sa faute et la répare volontiers. Bienheureux le serviteur qui n'est pas prompt à s'excuser et qui supporte humblement la honte et le blâme pour un péché dont il n'est pas coupable.


XXIV. - DE LA VRAIE HUMILITÉ

Bienheureux celui qui aura été trouvé aussi humble parmi ses sujets que parmi ses supérieurs. Bienheureux le serviteur qui demeure toujours sous la verge de la correction. Le serviteur fidèle et prudent, c'est celui qui ne diffère point d'expier tous ses péchés, intérieurement par la contrition, extérieurement par la confession et les oeuvres de satisfaction.


XXV. - DU VÉRITABLE AMOUR

Bienheureux ce frère qui aimerait son frère malade et incapable de lui rendre service autant qu'il l'aime en bonne santé et capable de le servir. Bienheureux le frère qui aimerait et craindrait son frère absent autant que s'il était présent, et qui derrière lui n'en dirait jamais rien qu'il ne puisse en toute charité répéter devant lui.


XXVI. - QUE LES SERVITEURS DE DIEU DOIVENT HONORER LES CLERCS

Bienheureux le serviteur de Dieu qui accorde sa confiance aux clercs qui vivent avec droiture selon la prescription de la sainte Église romaine. Et malheur à ceux qui les méprisent; même s'ils sont des pêcheurs personne ne doit cependant les juger, car le Seigneur seul s'en réserve le droit. Car plus est élevé au-dessus des autres le ministère qu'exercent ceux qui sont chargés du corps et du sang très saints de Notre-Seigneur Jésus Christ, qu'ils reçoivent et administrent seuls aux autres, plus les péchés commis contre eux l'emportent en gravité sur ceux qui sont commis contre tous les autres hommes de ce monde.


XXVII - DES VERTUS QUI METTENT LES VICES EN FUITE

Là où sont la charité et la sagesse, il n'y a ni crainte ni ignorance. Là où sont la patience et l'humilité, il n'y a ni colère ni trouble. Là où est la pauvreté avec la joie, il n'y a ni cupidité ni avarice. Là où sont la paix et la méditation, il n'y a ni inquiétude ni dissipation. Là où la crainte de Dieu garde l'entrée de la maison, l'ennemi ne peut trouver d'endroit pour s'introduire. Là où sont la miséricorde et le discernement, il n'y a ni superfluité ni endurcissement.


XXVIII. - QU'IL FAUT CACHER LE BIEN DE PEUR DE LE PERDRE

Bienheureux le serviteur qui amasse pour le ciel un trésor des biens que le Seigneur lui offre et qui ne cherche pas à les faire connaître aux hommes dans l'espoir d'une récompense, car le Très-Haut lui-même fera connaître ses oeuvres a qui il lui plaira. Bienheureux le serviteur qui garde dans son cœur les secrets du Seigneur.

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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 16:10
Saint-François consigne la Règle
A. Colantonio

Seconde Règle des frères mineurs (1223)

Cette règle est en fait la troisième règle écrite par Saint François. Le texte de la première règle (1210) ayant été perdu. C'est cette règle qui a été approuvée par Grégoire IX en 1223 et qui est en vigueur. Voici donc le texte de la règle de 1223, improprement nommée seconde règle.

 

I- AU NOM DU SEIGNEUR COMMENCE LA RÈGLE DE VIE DES FRÈRES MINEURS

La règle et la vie des frères Mineurs est la suivante: observer le saint Évangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en vivant dans l'obéissance, sans biens propres et en chasteté. Frère François promet obéissance et révérence au seigneur pape Honorius et à ses successeurs élus canoniquement et à l'Église romaine. Et que les autres frères soient tenus d'obéir à frère François et à ses successeurs.


II- DE CEUX QUI VEULENT EMBRASSER CETTE VIE ET COMMENT ILS DOIVENT ETRE REÇUS

S'il en est qui veulent embrasser cette vie et viennent à nos frères, que ceux-ci les envoient à leurs ministres provinciaux à qui seuls et non à d'autres soit accordé le pouvoir de recevoir des frères. Que les ministres de leur côté les examinent avec soin sur la foi catholique et les sacrements de l'Eglise. Et s'ils croient ces choses et veulent les professer fidèlement et les observer avec constance jusqu'à la mort, ou s'ils le sont et que leurs femmes soient déjà entrées dans un monastère, ou qu'après avoir fait elles-mêmes vœu de continence elles leur en aient accordé la permission avec l'autorisation de l'évêque diocésain, et sous la condition qu'elles ne soient pas d'âge à provoquer des soupçons, qu'ils leur disent la parole du saint Évangile, d'aller, de vendre tous leurs biens et de prendre soin d'en distribuer le prix aux pauvres.

Que s'ils ne peuvent le faire, la bonne volonté leur suffit. Et que les frères et leurs ministres se gardent d'avoir souci de leurs biens temporels, pour qu'ils en fassent librement ce que le Seigneur leur inspirera. Si cependant ils demandent conseil, que les ministres aient le droit de les envoyer à des hommes craignant Dieu dont les avis les aideront à distribuer leurs biens aux pauvres.

Qu'on leur accorde ensuite les vêtements du noviciat, c'est-à-dire deux tuniques sans capuce, le cordon, les braies et le capron jusqu'au cordon, à moins que parfois les mêmes ministres n'en décident autrement selon Dieu. L'année du noviciat passée, qu'ils soient reçus à l'obéissance, promettant d'observer toujours cette vie et cette règle. Et il ne leur sera en aucune façon permis de sortir de cet Ordre, suivant le décret du seigneur pape, car, selon le saint Évangile, quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas propre au royaume de Dieu. Et que ceux qui ont déjà promis obéissance, aient une tunique avec capuce, et, ceux qui le veulent, une autre sans capuce. Et que ceux qui y sont contraints par la nécessité puissent porter des chaussures. Et que tous les frères soient vêtus d'habits pauvres et puissent les rapiécer au moyen de sacs et d'autres morceaux avec la bénédiction de Dieu.

Mais je les invite et les exhorte à ne mépriser ni juger les hommes qu'ils voient, vêtus avec mollesse et portant des habits chatoyants, user d'aliments et de breuvages délicats: au contraire, que chacun se juge plutôt et se méprise soi-même.


III. - DE L'OFFICE DIVIN, DU JEUNE, ET COMMENT LES FRÈRES DOIVENT ALLER PAR LE MONDE

Que les frères récitent l'office suivant l'usage de la sainte Église romaine, excepté le psautier, c'est pourquoi ils pourront avoir des bréviaires. Que les frères lais disent vingt-quatre Pater noster pour matines; cinq pour laudes; pour prime tierce, sexte et none sept pour chacune de ces Heures douze pour vêpres; sept pour complies; et qu'ils prient pour les défunts.

Qu'ils jeûnent depuis la fête de la Toussaint jusqu'à la Nativité du Seigneur. Quant au saint carême qui commence à l'Épiphanie et dure quarante jours, et que le Seigneur consacra par son jeune très saint, que ceux qui l'observent volontairement soient bénis par le Seigneur et que ceux qui ne le veulent pas n'y soient pas astreints. Mais qu'ils jeûnent pendant l'autre carême jusqu'à la Résurrection du Seigneur. En d'autres temps, qu'ils ne soient pas tenus de jeûner, sauf le vendredi. Toutefois en cas de nécessité manifeste, que les frères ne soient pas tenus de jeûner.

Je donne ce conseil à mes frères, je les avertis et les exhorte dans le Seigneur Jésus-Christ: quand ils vont par le monde, qu'ils ne cherchent pas de querelles, qu'ils évitent les disputes de mots, qu'ils ne jugent pas les autres; mais qu'ils soient doux, pacifiques, modestes, humbles et pleins de mansuétude, qu'ils parlent à tous avec bienséance, comme il convient. Ils ne doivent point aller à cheval, à moins qu'ils n'y soient contraints par quelque nécessité manifeste ou par la maladie. En quelque maison qu'ils entrent, qu'ils disent d'abord: Paix à cette maison. Et selon le saint Évangile, qu'il leur soit permis de manger de tous les mets qu'on leur présentera.


IV. - QUE LES FRÈRES NE REÇOIVENT POINT D'ARGENT

Je défends rigoureusement à tous les frères de recevoir, en quelque manière que ce soit, des deniers ou de l'argent, soit par eux-mêmes, soit par personne interposée. Cependant pour ce qui concerne les besoins impérieux des malades et les vêtements des autres frères, que les ministres seulement et les custodes en prennent grand soin, à l'aide d'amis spirituels, suivant les lieux, les saisons et les régions froides, comme il leur paraîtra nécessaire; ceci toujours excepté, comme il a été dit, qu'ils ne reçoivent ni deniers ni argent.


V. - DE LA MANIÈRE DE TRAVAILLER

Que les frères à qui le Seigneur a donné la grâce de travailler, travaillent loyalement et pieusement de telle sorte que tout en chassant l'oisiveté, ennemie de l'âme, ils n'éteignent pas en eux l'esprit de sainte oraison et de dévotion, auquel doivent servir les autres choses temporelles. Comme salaire de leur travail qu'ils reçoivent pour eux et pour leurs frères les choses nécessaires au corps, les deniers et l'argent exceptés, et cela humblement comme il convient aux serviteurs de Dieu et aux disciples de la très sainte pauvreté.


VI. - QUE LES FRÈRES NE S'APPROPRIENT RIEN ; QU'IL LEUR FAUT DEMANDER L'AUMÔNE ; DES FRÈRES MALADES

Que les frères ne s'approprient rien, ni maison, ni lieu, ni quoi que ce soit. Et comme des pèlerins et des étrangers en ce monde, servant le Seigneur dans la pauvreté et l'humilité, qu'ils aillent avec confiance demander l'aumône; et il ne faut pas qu'ils en aient honte, car le Seigneur s'est fait pauvre pour nous en ce monde. C'est là qu'est la sublimité de la très haute pauvreté qui vous a institués, vous mes très chers frères, héritiers et rois du royaume des cieux, qui vous a rendus pauvres de biens, qui vous a élevés en vertus. Qu'elle soit votre partage, elle qui conduit à la terre des vivants. Étroitement unis à elle, mes frères bien-aimés, ne désirez jamais, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, avoir rien d'autre sous le ciel.

Et en quelque lieu que soient et que se rencontrent les frères, qu'ils se conduisent comme des serviteurs les uns envers les autres. Et qu'ils se fassent avec confiance connaître mutuellement leurs besoins, car si une mère nourrit et aime son fils selon la chair, avec combien plus d'affection chacun ne doit-il pas aimer et nourrir son frère selon l'esprit ? Et si l'un d'eux tombe malade, les autres doivent le servir comme ils voudraient être servis eux-mêmes.


VII. - DE LA PÉNITENCE A IMPOSER AUX FRÈRES QUI TOMBENT DANS LE PÉCHÉ

Si quelques frères, à l'instigation de l'ennemi, viennent à tomber dans ces péchés mortels, pour lesquels les frères auront établi qu'ils relèvent des seuls ministres provinciaux, que ces frères soient tenus de recourir à eux le plus rapidement possible, sans aucun retard. Que les ministres eux-mêmes, s'ils sont prêtres, leur infligent une pénitence, non sans miséricorde; s'ils ne sont pas prêtres, qu'ils la fassent infliger par d'autres prêtres de l'Ordre, comme il leur paraîtra plus profitable devant Dieu. Et ils doivent prendre garde de ne pas s'irriter et se troubler pour le péché d'aucun frère, car la colère et le trouble font obstacle à la charité chez soi-même et chez les autres.


VIII. - DE L'ÉLECTION DU MINISTRE GÉNÉRAL DE CETTE FRATERNITÉ ET DU CHAPITRE DE LA PENTECÔTE

Que tous les frères soient tenus d'avoir toujours un des frères de cet Ordre comme ministre général et serviteur de la fraternité et qu'ils soient strictement tenus de lui obéir. A sa mort, que l'élection de son successeur soit faite par les ministres provinciaux et les custodes, au chapitre de Pentecôte, auquel les ministres provinciaux soient toujours tenus de se réunir, en quelque lieu que le ministre général l'ait fixé, et cela une fois tous les trois ans ou dans un délai plus grand ou plus court, selon qu'il aura été statué par ce même ministre. Et si à quelque époque il apparaissait à l'universalité des ministres provinciaux et des custodes que ce ministre n'est pas apte à servir et à être utile à la communauté des frères, que les frères à qui appartienne l'élection soient tenus, au nom du Seigneur, de s'en élire un autre pour custode. Après le chapitre de la Pentecôte, que les ministres et les custodes puissent, s'ils le veulent et s'il leur paraît opportun, convoquer chacun dans sa custodie, une fois et la même année, ses frères en chapitre.


IX - DES PRÉDICATEURS

Que les frères ne prêchent point dans l'évêché d'aucun évêque qui le leur aura défendu. Et que nul parmi les frères ne s'arroge jamais de prêcher au peuple, s'il n'a été examiné et approuvé par le ministre général de cette fraternité et là n'en a reçu l'office de la prédication. J'avertis aussi et je conjure les mêmes frères que, dans leur prédication, leurs discours soient éprouvés et purs, propres à l'utilité et à l'édification du peuple, lui parlant en termes brefs des vertus et des vices, du châtiment et de la gloire, car le Seigneur a sur la terre abrégé sa parole.


X. - DE L'ADMONITION ET DE LA CORRECTION DES FRÈRES

Que les frères qui sont ministre et serviteurs des autres frères, visitent et avertissent leurs frères et qu'ils les corrigent avec humilité et charité, sans leur rien commander qui soit contraire au salut de leur âme et à notre Règle. Mais que les frères qui sont sujets se souviennent qu'ils renoncé pour l'amour de Dieu à leur volonté propre.

Aussi je leur ordonne rigoureusement d'obéir à leurs ministres en toutes choses qu'ils ont promis au Seigneur d'observer et qui ne sont pas contraires au salut de leur âme et à notre Règle. Et en quelque lieu qu'il y ait des frères qui sachent et reconnaissent qu'ils ne peuvent observer la Règle dans tout son esprit, qu'ils aient le devoir et la possibilité de recourir à leurs ministres. Et que les ministres les reçoivent avec charité et bienveillance, et qu'ils leur témoignent de tant de familiarité, que les frères puissent leur parler et agir avec eux comme des maîtres avec leurs serviteurs; car il doit en être ainsi que les ministres soient les serviteurs de tous les frères.

J'avertis encore et je conjure les frères dans le Seigneur Jésus-Christ qu'ils se gardent de toute superbe, vaine gloire, envie avarice, de tous les soucis et inquiétudes de ce monde de la médisance et des murmures. Et que ceux qui ignorent les lettres ne se soucient pas de les apprendre, mais qu'ils considèrent qu'ils doivent désirer par-dessus tout posséder l'esprit du Seigneur et sa sainte opération, le prier toujours d'un cœur pur, avoir l'humilité, la patience dans la persécution et dans la maladie, et aimer ceux qui nous persécutent, nous reprennent et nous blâment, car, dit le Seigneur : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient. Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice parce que le royaume des cieux leur appartient. Et celui qui persévérera jusqu'à la fin, sera sauvé. »

 

XI. - QUE LES FRÈRES N'ENTRENT PAS DANS LES MONASTÈRES DE RELIGIEUSES

Je défends rigoureusement à tous mes frères d'avoir des familiarités ou des conversations suspectes avec les femmes, et d'entrer dans les monastères de religieuses, exception faite pour ceux à qui une permission spéciale a été accordée par le Siège apostolique. Et qu'ils ne deviennent compères ni d'hommes ni de femmes, de peur qu'à cette occasion le scandale ne s'élève parmi les frères ou à leur sujet.


XII. - DE CEUX QUI VONT CHEZ LES SARRASINS ET AUTRES INFIDÈLES

Que tous ceux des frères qui, par inspiration divine, voudront aller chez les Sarrasins et autres infidèles, en demandent la permission à leurs ministres provinciaux. Mais que les ministres n'accordent cette permission qu'à ceux dont ils voient qu'ils sont aptes à y être envoyés. En outre, j'ordonne aux ministres, au nom de l'obéissance, de demander au seigneur pape un des cardinaux de la sainte Église romaine pour gouverneur, protecteur et correcteur de cette fraternité, afin que toujours soumis et prosternés aux pieds de cette même sainte Eglise, fermes dans la foi catholique, nous observions la pauvreté, l'humilité et le saint Évangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ce que nous avons fermement promis.

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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 07:01
Saint-François reçoit les stigmates
Giotto


PREMIERE REGLE DES FRERES MINEURS (1221)


Cette règle est en fait la seconde règle écrite par Saint François. Le texte de la première règle a été perdu. Selon les experts, la majeure partie du texte de la première règle (1210) est contenue dans cette règle de 1221, avec des ajouts. Voici donc le texte de la règle de 1210, improprement nommée première règle.

Composée par le bienheureux François,
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
Ceci est la règle de vie que frère François demanda au seigneur pape Innocent III de lui concéder et approuver. Et Il la lui concéda et approuva, pour lui et pour ses frères présents et futurs.
Que le frère François et quiconque sera le chef de cet Ordre promettent obéissance et révérence au seigneur pape Innocent III et les autres frères soient tenus d'obéir à frère François et à ses successeurs.

I. - QUE LES FRÈRES VIVENT DANS L'OBÉISSANCE, SANS BIENS PROPRES ET EN CHASTETÉ.

La règle et la vie de ces frères est la suivante : vivre dans l'obéissance, en chasteté et sans biens propres, et suivre la doctrine et les traces de Notre Seigneur Jésus Christ qui a dit: « Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel; puis viens et suis-moi; » et aussi: « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à soi-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive; » et encore: « Si quelqu'un veut venir à moi, et ne hait pas son père et sa mère, sa femme et ses enfants, ses frères et ses sœurs et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque aura quitté son père ou sa mère, ses frères ou ses sœurs, sa femme ou ses enfants, ses maisons ou ses champs à cause de Moi, recevra le centuple et possédera la vie éternelle. »

II- DE LA RÉCEPTION ET DES VÉTEMENTS DES FRÈRES

Si quelqu'un voulant, par inspiration divine, embrasser cette vie, vient à nos frères, qu'ils le reçoivent avec bonté.
S'il persiste à embrasser notre vie, que les frères se gardent bien de s'entremettre dans ses affaires temporelles, mais qu'ils le présentent à leur ministre le plus rapidement possible. Que le ministre alors le reçoive avec bonté, l'encourage et lui fasse connaître exactement notre genre de vie.
Cela fait, que le postulant, s'il le veut et s'il le peut moralement et sans empêchement, vende tous ses biens et prenne soin de distribuer le tout aux pauvres.
Mais que les frères et les ministres des frères se gardent bien de s'entremettre en quoi que ce soit dans ses affaires, et qu'ils ne reçoivent aucun argent ni par eux-mêmes ni par personne interposée; si cependant ils étaient dans le besoin, que les frères puissent recevoir, par nécessité, comme les autres pauvres, les choses nécessaires à la vie matérielle, l'argent excepté.
Et quand il sera de retour, que le ministre lui donne les vêtements du noviciat pour un an, c'est-à-dire deux tuniques sans capuce, le cordon, les braies et le capron jusqu'au cordon.
L'année passée et le noviciat terminé, qu'il soit reçu à l'obéissance. Après quoi il n'aura plus le droit de passer dans un autre Ordre, ni de « se soustraire à l'obéissance » suivant le décret du seigneur pape. Car, selon l'Évangile, quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière, n'est pas propre au royaume de Dieu.
Mais si quelqu'un vient qui ne puisse donner ses biens sans empêchement, encore qu'il le désire intérieurement, qu'il les abandonne, et cela suffit. Que nul ne soit reçu contre l'usage et les prescriptions de la sainte Église.
Que les autres frères qui ont promis obéissance, aient une tunique avec capuce et, si c'est nécessaire, une autre sans capuce, le cordon et les braies.
Et que tous les frères soient vêtus d'habits pauvres et puissent les rapiécer au moyen de sacs et d'autres morceaux, avec la bénédiction de Dieu; car le Seigneur dit dans l'Évangile - « Ceux qui portent des habits somptueux et vivent dans les délices, et qui sont vêtus avec mollesse habitent les maisons des rois". »
Et même si on les traite d'hypocrites qu'ils ne cessent pas cependant de faire le bien; qu'ils ne recherchent pas en ce monde les habits de prix, pour qu'ils puissent avoir le vêtement qu'on a dans le royaume des cieux.

III - DE L'OFFICE DIVIN ET DU JEUNE

Le Seigneur a dit : « Ce genre de démons ne peut être chassé que par le jeûne et la prière »; et aussi : « Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste comme les hypocrites. » Que, par conséquent, tous les frères soit clercs, soit lais, récitent l'office divin, les laudes et les oraisons, comme ils doivent les réciter. Que les clercs récitent l'office et le disent pour les vivants et pour les morts suivant l'usage des clercs; qu'ils disent tous les jours, en réparation des manquements et des négligences des frères, le Miserere mei, Deus et le Pater noster ; qu'ils disent pour les frères défunts le De profundis et le Pater noster. Qu'ils aient le droit d'avoir seulement les livres nécessaires à la récitation de l'office; et qu'il soit aussi permis aux laïques qui savent lire d'avoir le psautier; mais aux autres qui ne savent pas les lettres, qu'il ne soit pas permis d'avoir de livres. Que les laïques disent le Credo in Deum et vingt quatre Pater noster et Gloria Patri pour matines, et cinq pour laudes; pour prime le Credo in Deum et sept Pater noster et Gloria Patri ; pour tierce, sexte et none sept pour chacune de ces Heures; pour vêpres douze; pour complies le Credo in Deum et sept Pater noster et Gloria Patri ; pour les morts sept Pater noster et Requiem aeternam ; et en réparation des manquements et des négligences des frères trois Pater noster chaque jour.
Et pareillement que tous les frères jeûnent depuis la fête de la Toussaint jusqu'à la Nativité du Seigneur et depuis l'Épiphanie, époque où Notre-Seigneur Jésus-Christ a commencé à jeûner, jusqu'à Pâques; mais en d'autres temps qu'ils ne soient pas tenus de jeûner, selon cette règle de vie, sauf le vendredi. Et qu'il leur soit permis, selon l'Évangile, de manger de tous les mets qu'on leur présenter

IV. - DES RAPPORTS ENTRE LES MINISTRES ET LES AUTRES FRÈRES

Au nom du Seigneur, que tous les frères qui sont établis comme ministres et serviteurs des autres frères placent leurs frères dans les provinces et dans les couvents où ils sont, qu'ils les visitent souvent, qu'ils les instruisent spirituellement et les encouragent. Et que tous mes autres frères bénis leur obéissent fidèlement en tout ce qui regarde le salut de l'âme et qui n'est point contraire à notre règle de vie. Et qu'ils se comportent entre eux comme le dit le Seigneur : « Tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux »; et : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse. » Et que les ministres et serviteurs se souviennent que le Seigneur a dit: « Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir », et que le soin des âmes de leurs frères leur a été confié: si quelqu'une se perd par leur faute et leur mauvais exemple, ils devront en rendre compte au jour du jugement devant Seigneur Jésus-Christ.

V -DE LA CORRECTION DES FRÈRES DANS LEURS FAUTES

Veillez donc sur vos âmes et sur celles de vos frères, car il est effroyable de tomber entre les mains du Dieu vivant. Si quelqu'un des ministres commandait à un frère quelque chose de contraire à notre règle de vie ou à sa conscience, qu'il ne soit pas tenu de lui obéir; car il n'y a pas d'obéissance au nom de laquelle on puisse commettre une faute ou un péché. Cependant que tous les frères qui sont soumis aux ministres et serviteurs observent raisonnablement et avec circonspection les actes des ministres et serviteurs. Et s'ils s'aperçoivent que l'un d'eux marche selon la chair et non pas selon l'esprit, en ce qui touche à la stricte observation de notre règle de vie, et s'il ne s'est pas corrigé après la troisième admonition, que rien n'empêche de le dénoncer, pendant le Chapitre de la Pentecôte, au ministre et serviteur de toute la fraternité. Mais si parmi les frères, où qu'ils soient, il se rencontre quelque frère qui veuille marcher selon la chair et non point selon l'esprit, que les frères avec lesquels il vit l'avertissent, l'instruisent et le corrigent humblement et avec circonspection. Que s'il refuse après la troisième admonition de s'amender, ils l'envoient ou le dénoncent le plus rapidement possible à son ministre et serviteur, et que ce ministre et serviteur fasse de lui ce qu'il jugera le meilleur selon Dieu.
Que tous les frères, aussi bien les ministres et serviteurs, prennent garde de ne pas se troubler ou s'irriter à cause du péché ou du mauvais exemple d'un autre frère, car le démon par la faute d'un seul cherche à en corrompre beaucoup; mais qu'ils viennent spirituellement et de leur mieux en aide à celui qui a péché, car ce ne sont pas les biens portants mais les malades qui ont besoin du médecin.
Pareillement que tous les frères n'aient, surtout entre eux, aucune autorité ou domination. Car comme le Seigneur le dit dans l'Évangile: « Les chefs des nations commandent en maître, et les grands exercent sur elle leur autorité » ; il ne doit pas en être ainsi parmi les frères mais que celui qui veut être le plus grand parmi eux soit leur ministre et serviteur, et que le plus grand parmi eux soit comme le plus petit.
Et qu'aucun frère ne dise ou ne fasse de mal à un autre; bien plus, que par charité spirituelle ils se rendent volontairement service et qu'ils s'obéissent les uns aux autres. Telle est la vraie et sainte obéissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et que tous les frères, chaque fois qu'ils se détourneront des commandements du Seigneur et qu'ils se soustrairont à l'obéissance, comme dit le prophète, sachent qu'ils sont maudits hors de l'obéissance, et cela aussi longtemps qu'ils demeureront sciemment dans ce péché. Et qu'ils sachent que, tant qu'ils persévèrent dans les commandements du Seigneur, qu'ils ont promis de garder en suivant le saint Évangile et leur règle de vie, ils sont dans la véritable obéissance: qu'ils soient alors bénis du Seigneur.

VI. - DU RECOURS DES FRÈRES AUX MINISTRES ET QU'AUCUN FRÈRE NE SOIT APPELÉ PRIEUR

Que les frères, en quelque lieu qu'ils soient, s'ils ne peuvent suivre notre règle de vie, recourent le plus rapidement possible à leur ministre pour l'en prévenir. Que le ministre alors s'efforce de venir à leur aide, comme il voudrait qu'on agisse à son égard s'il se trouvait dans un cas semblable. Et que nul ne soit appelé prieur, mais que tous indistinctement soient appelés frères Mineurs. Et qu'ils se lavent les pieds l'un à l'autre.


VII. - DE LA MANIÈRE DE SERVIR ET DE TRAVAILLER

Que tous les frères, en quelque lieu qu'ils se trouvent chez autrui pour servir et pour travailler, ne soient ni camériers ni chanceliers, et qu'ils ne commandent pas dans les maisons de ceux qu'ils servent; et qu'ils n'acceptent aucune charge qui soit une cause de scandale ou qui leur fasse perdre leur âme; mais qu'ils soient les plus petits et soumis à tous ceux qui sont dans la même maison.
Et que les frères qui savent travailler travaillent et exercent ce même métier qu'ils ont appris, s'il n'est pas contraire au salut de leur âme et s'ils peuvent le faire avec décence. Car, dit le prophète : Tu te nourriras alors du travail de tes mains, tu es heureux et tu seras comblé de biens; et l'apôtre : Que celui qui ne veut pas travailler ne mange pas. Et que chacun demeure dans le métier et dans l'emploi où il était quand il a été appelé. Et que les frères puissent pour prix de leur travail recevoir tout ce qui leur est nécessaire, l'argent excepté. Et quand ce sera nécessaire, qu'ils aillent demander l'aumône comme les autres frère. Et qu'il leur soit permis d'avoir les outils et instruments nécessaires à leurs métiers.

Que tous les frères s'appliquent à consacrer tous leurs efforts à de bonnes oeuvres, car il est écrit : Fais toujours quelque bonne oeuvre pour que le démon te trouve occupé; et aussi : L'oisiveté est ennemie de l'âme. Aussi les serviteurs de Dieu doivent toujours s'adonner à la prière ou à quelque bonne oeuvre.
Que les frères se gardent, où qu'ils se trouvent, dans les ermitages ou en d'autres lieux, de s'en approprier aucun ou de le défendre contre quelqu'un.. Et que quiconque viendra à eux, ami ou adversaire, voleur ou brigand, soit reçu avec bonté. Et partout où sont les frères et en quelque lieu qu'ils se trouvent, ils doivent avoir les uns pour les autres, sans murmurer, profonde révérence et estime spirituelle. Que les frères prennent garde de ne pas montrer visage triste et sombre comme les hypocrites, mais qu'ils se montrent joyeux dans le Seigneur, gais et aimables comme il convient.

VIII - QUE LES FRÈRES NE REÇOIVENT POINT D'ARGENT

Le Seigneur donne ce précepte dans l'Évangile : « Gardez-vous avec soin de toute méchanceté et de toute avarice; et défiez-vous des sollicitudes de ce monde et des soucis de cette vie. » Aussi qu'aucun des frères, où qu'il soit et où qu'il passe ne prenne en aucune façon, ne reçoive ou ne fasse recevoir argent ou deniers, ni pour se procurer des vêtements ou des livres, ni comme salaire de quelque travail, absolument sous aucun prétexte, sauf dans le cas de nécessité manifeste pour les frères malades; car nous ne devons pas trouver et accorder à l'argent et aux deniers plus d'utilité qu'aux cailloux. Et le démon veut aveugler ceux qui les désirent ou les estiment plus que des pierres.
Prenons donc garde, nous qui avons tout quitté, de ne pas perdre pour si peu le royaume des cieux. Et si en quelque lieu nous trouvons des deniers, ne nous en soucions pas plus que de la poussière que nous foulons aux pieds, car c'est vanité des vanités, et tout n'est que vanité. Et s'il arrivait par hasard, Dieu fasse que non ! qu'un frère ramasse ou possède de l'argent ou des deniers, sauf dans le seul cas précité de nécessité pour les malades, que tous les frères le tiennent pour un faux frère, un voleur, un brigand, un porteur de la bourse, jusqu'à ce qu'il ait fait sincèrement pénitence. Et qu'en aucune façon les frères ne reçoivent ou ne fassent recevoir, ne demandent ou ne fassent demander comme aumône de l'argent ou des deniers pour quelque maison ou quelque lieu que ce soit; et qu'ils n'accompagnent jamais ceux qui demandent de l'argent ou des deniers pour ces lieux. Quant aux autres emplois, qui ne sont pas contraires à notre règle de vie, les frères peuvent les remplir avec la bénédiction de Dieu. Toutefois, en cas de nécessité manifeste pour les lépreux, que les frères soient autorisés à demander l'aumône pour eux. Mais qu'ils soient bien en garde contre l'argent. Pareillement que tous les frères se gardent de courir les routes pour quelque gain honteux.

IX. - QU'IL FAUT DEMANDER L'AUMÔNE

Que tous les frères s'efforcent d'imiter la pauvreté et l'humilité de Notre-Seigneur Jésus-Christ et se souviennent que de toutes les choses du monde nous ne devons rien posséder que ce dont l'apôtre dit : « Si nous avons des aliments et de quoi nous couvrir, nous devons être satisfaits. » Et ils doivent se réjouir de se trouver parmi des gens de peu et méprisés, des pauvres et des infirmes, des malades, des lépreux et des mendiants de grands chemins. Et quand ce sera nécessaire, qu'ils aillent demander l'aumône.
Qu'ils n'en aient point honte, mais qu'ils se souviennent plutôt que Notre-Seigneur Jésus-Christ, fils du Dieu vivant et tout-puissant rendit sa face semblable à un Caillou, et n'en eut point honte; il fut pauvre et pèlerin, et il vécut d'aumônes, lui, la bienheureuse Vierge et ses disciples. Et si les hommes leur infligent des humiliations et leur refusent l'aumône, qu'ils en rendent grâce à Dieu; car pour ces humiliations ils recevront de grands honneurs devant le tribunal de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et qu'ils sachent que ces humiliations sont imputables non à ceux qui les subissent, mais à ceux qui les causent. L'aumône est un héritage et un juste droit qui est dû aux pauvres, et que nous a acquis Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et les frères qui peinent pour l'obtenir, recevront une grande récompense et procurent en même temps un enrichissement et des bénéfices à ceux qui la font; car tout ce que les hommes laissent au monde périra, mais la charité et les aumônes qu'ils ont faites seront récompensées par le Seigneur.
Et que les frères se fassent connaître en toute tranquillité leurs besoins les uns aux autres, pour qu'ils se cherchent et se fournissent ce qui leur est nécessaire. Et que chacun aime et nourrisse son frère, comme une mère aime et nourrit son enfant, et avec ce que Dieu lui aura accordé. Et que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange. Et quand la nécessité l'exigera, qu'il soit permis à tous les frères, où qu'ils soient, de prendre tous les aliments que les autres hommes peuvent manger, comme le Seigneur le dit de David, qui mangea les pains de proposition, ce qui n'était permis qu'aux prêtres seuls. Et qu'ils se souviennent de ce que dit le Seigneur : « Prenez garde à vous-mêmes de peur que vos cœurs ne s'appesantissent par l'excès du manger et du boire et par les soucis de cette vie, et que ce jour ne fonde sur vous à l'improviste; car il tombera comme un filet sur tous ceux qui habitent la face de la terre entière. » Pareillement encore, que tous les frères, en temps de nécessité manifeste, s'arrangent pour ce dont ils ont besoin comme Dieu le leur inspirera, car la nécessité n'a pas de loi.

X - DES FRÈRES MALADES

Si l'un des frères tombe malade, où qu'il soit, que les autres frères ne le quittent pas sans avoir mis près de lui un, ou même, si c'est nécessaire, plusieurs frères pour les servir comme ils voudraient être servis eux-mêmes; mais en cas de nécessité absolue ils peuvent le confier à une personne qui se chargera de le soigner. [Et je prie le frère malade de rendre grâce de tout, au Créateur; et qu'il désire être, bien portant ou malade, tel que le Seigneur veut qu'il soit, car tous ceux que Dieu a prédestinés à la vie éternelle, il les instruit par l'aiguillon des épreuves et des maladies et par l'esprit de componction, comme le Seigneur le dit : « Ceux que J'aime, je les reprends et je les châtie. » Mais s'il se trouble ou se met en colère soit contre Dieu soit contre ses frères, ou s'il demande parfois des remèdes avec instance, dans un trop vif désir de guérir une chair qui va bientôt mourir et qui est ennemie de l'âme,] cela lui vient de l'esprit du mal, il est un homme charnel, et il ne semble pas être un véritable frère, car il aime plus son corps que son âme.


XI. - QUE LES FRÈRES NE DIFFAMENT NI NE MÉDISENT MAIS QU'ILS S'AIMENT LES UNS LES AUTRES

Et que tous les frères prennent garde de calomnier qui que ce soit, et qu'ils évitent les disputes de mots, au contraire qu'ils s'efforcent de garder le silence autant que Dieu leur en accordera la grâce. Qu'ils n'aient de contestation ni entre eux ni avec d'autres, mais qu'ils aient soin de répondre humblement en disant : « Nous sommes des serviteurs inutiles. » Qu'ils ne se mettent pas en colère, car quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être condamné en jugement; et celui qui dira à son frère: raca, mérite d'être condamné par le conseil; et celui qui lui dira : fou mérite d'être condamné à la géhenne du feu. Et qu'ils s'aiment les uns les autres, comme dit le Seigneur : « Ceci est mon commandement que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés. » Et qu'ils montrent par leurs ouvres l'amour qu'ils doivent avoir entre eux, comme dit l'apôtre: N'aimons pas seulement en paroles et des lèvres, mais en action et en vérité. Qu'ils ne diffament personne; qu'ils ne murmurent pas; qu'ils ne médisent point d'autrui, car il est écrit: « Les diffamateurs et les détracteurs sont haïs de Dieu. » Qu'ils soient condescendants et qu'ils témoignent de la plus grande douceur à l'égard de tous les hommes. Qu'ils ne jugent pas; qu'ils ne condamnent pas; et, comme dit le Seigneur, qu'ils ne considèrent pas les plus petits péchés d'autrui, mais que bien plutôt ils réfléchissent aux leurs dans l'amertume de leur âme. Et qu'ils s'efforcent de passer par la porte étroite, car, dit le Seigneur « Elle est étroite la porte et resserrée la voie qui mène à la vie; et il en est peu qui la trouvent. »

XII - QU'IL FAUT ÉVITER LES REGARDS COUPABLES ET LA FRÉQUENTATION DES FEMMES

Que tous les frères, où qu'ils soient et qu'ils aillent, se gardent des regards coupables et de la fréquentation des femmes et qu'aucun ne s'entretienne [ou n'aille par les routes] seul avec elles, [ou ne mange à table dans la même écuelle] . Que les prêtres leur parlent avec dignité en les confessant ou en leur donnant quelques avis spirituels. Que jamais aucune femme ne soit reçue à l'obéissance par aucun frère, mais, après avoir reçu des avis spirituels, qu'elle aille faire pénitence où elle voudra. Et veillons tous beaucoup sur nous, et retenons tous nos sens dans la pureté, car, dit le Seigneur : « Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur. »

XIII. - DU CHATIMENT DES FORNICATEURS

Si quelque frère, à l'instigation du démon, commet le Péché de fornication, qu'on le dépouille de l'habit de l'Ordre, qu'il a perdu par son abjection le droit de porter; qu'il l'abandonne tout à fait et qu'on le chasse complètement de notre Ordre. Et qu'il fasse ensuite pénitence de ses péchés.

XIV. - COMMENT LES FRÈRES DOIVENT ALLER PAR LE MONDE

Quand les frères vont par le monde, qu'ils ne portent rien en route, ni bourse, ni besace, ni pain, ni argent, ni bâton. En quelque maison qu'ils entrent, qu'ils disent d'abord : Paix à cette maison. Qu'ils demeurent dans la même maison, mangeant et buvant ce qu'il aura là. Qu'ils ne résistent pas au méchant mais, si quelqu'un les frappe sur une joue, qu'ils lui tendent encore l'autre; et si quelqu'un leur prend leur manteau, qu'ils ne l'empêchent pas de prendre aussi leur tunique. Qu'ils donnent à quiconque leur demande; et si on leur enlève ce qui leur appartient, qu'ils ne réclament point.

XV. - QUE LES FRÈRES N'AIENT POINT DE BÊTES ET QU'ILS N'AILLENT PAS A CHEVAL

J'enjoins à tous mes frères, aussi bien clercs que lais, qui vont par le monde ou qui restent dans leurs couvents, de n'avoir aucune bête ni chez eux, ni chez les autres, ni de toute autre façon. Et qu'il ne leur soit point permis d'aller à cheval, à moins qu'ils n'y soient contraints par la maladie ou par quelque nécessité pressante.


XVI. - DE CEUX QUI VONT CHEZ LES SARRASINS ET AUTRES INFIDÈLES

Le Seigneur a dit : « Voici que je vous envoie comme des brebis ait milieu des loups. Soyez donc prudents comme des serpents et simples comme des colombes. » Aussi, que tous ceux des frères qui, par inspiration divine, voudront aller chez les Sarrasins et autres infidèles, y aillent avec la permission de leur ministre et serviteur. Et que le ministre leur accorde cette permission et ne la refuse pas, s'il voit qu'ils sont aptes à partir; car il sera tenu d'en rendre raison au Seigneur, si en cela ou en autres choses il agit sans discernement.
Les frères qui partent ont au point de vue spirituel deux façons de se conduire parmi les infidèles. La première est de ne soulever ni débats ni discussions, mais d'être soumis à toute créature humaine à cause de Dieu et de se proclamer chrétiens. La seconde est, lorsqu'ils croiront qu'il plaît à Dieu, d'annoncer la parole de Dieu, pour que les infidèles croient au Dieu tout-puissant, Père, Fils et Saint Esprit, Créateur de toutes choses, au Fils Rédempteur et Sauveur, et pour qu'ils soient baptisés et deviennent chrétiens, car nul, s'il ne renaît de l'eau et de l'Esprit-Saint, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
Cela et tout ce qui plaira à Dieu, ils peuvent le prêcher aux infidèles et aux autres, car, dit le Seigneur dans l'Évangile : « Quiconque me, confessera devant les hommes, Je le confesserai moi aussi devant mon Père qui est dans les cieux; et : Quiconque rougira de moi et de mes paroles, le Fils de l'homme rougira aussi de lui quand il viendra dans sa gloire et dans celle du Père et des saints anges. »
Que tous les frères se souviennent partout qu'ils se sont donnés et qu'ils ont abandonné leur corps à Notre-Seigneur Jésus-Christ, et que pour son amour ils doivent s'exposer à tous les ennemis visibles et invisibles, car, dit le Seigneur : « Qui aura perdu sa vie pour moi, la sauvera, pour la vie éternelle. Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient. S'ils m'ont Persécuté, ils vous persécuteront aussi. Mais s'ils vous persécutent dans une ville, fuyez dans une autre. Bienheureux êtes-vous lorsque les hommes vous haïront et vous maudiront, vous repousseront et vous outrageront, et rejetteront votre nom comme infâme, et lorsqu'ils diront en mentant toute sorte de mal contre vous à cause de moi; réjouissez-vous en ce jour et soyez dans l'allégresse parce que votre récompense sera grande dans les cieux. Je vous dis donc à vous qui êtes mes amis, de ne pas vous effrayer de tout cela, de ne pas craindre ceux qui tuent le corps et qui après cela ne peuvent rien faire de plus. Gardez-vous de vous troubler. Car par votre patience vous sauverez vos âmes. Et celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. »

XVII. - DES PRÉDICATEURS

Que nul des frères ne prêche contrairement à l'usage et aux préceptes de la sainte Église romaine, ni sans avoir obtenu la permission de son ministre. Et que le ministre veille à ne pas l'accorder à quelqu'un sans discernement. Mais que tous les frères prêchent par leurs exemples. Qu'aucun ministre ou prédicateur ne s'approprie le gouvernement des frères ou l'office de la prédication, mais à quelque heure qu'il en reçoive l'injonction, qu'il abandonne aussitôt sa charge sans protestations. Aussi je supplie, au nom de l'amour qu'est Dieu, tous mes frères prédicateurs, orateurs et travailleurs, aussi bien clercs que lais, qu'ils s'efforcent de s'humilier en tout, de ne pas se glorifier, de ne pas se réjouir en eux-mêmes, de ne pas s'exalter intérieurement de leurs belles paroles et de leurs belles oeuvres ni même d'aucun bien que Dieu dit ou fait et accomplit parfois en eux et par eux, selon ce que dit le Seigneur : « Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis. »
Et persuadons-nous bien qu'il ne nous appartient en propre que nos vices et nos péchés. Nous devons plutôt nous réjouir quand nous sommes en butte à des épreuves de toute sorte, et quand nous souffrons en ce monde, pour mériter la vie éternelle, des angoisses et des tribulations, quelles qu'elles soient, dans notre âme ou notre corps. Aussi, tenons-nous en garde, mes frères, contre tout orgueil et toute vaine gloire. Préservons-nous de la sagesse de ce monde et de la prudence de la chair; car l'esprit charnel veut et recherche beaucoup les mots et s'inquiète peu des actes; il ne s'occupe pas d'une religion et d'une sainteté intérieures de l'esprit, mais il veut une religion et une sainteté qui éclatent extérieurement aux yeux des hommes. C'est de ceux-là que le Seigneur a dit : « En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. » Mais l'esprit du Seigneur veut que la chair soit mortifiée et méprisée, tenue pour vile et abjecte et déshonorante, il recherche l'humilité et la patience, la pure simplicité et la véritable paix de l'esprit; et toujours et par-dessus tout il désire la crainte de Dieu, la divine sagesse et le divin amour du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Rapportons tous les biens au très haut et souverain Seigneur Dieu, et reconnaissons que tous les biens sont à lui, rendons-lui grâce de tous, car c'est de lui que tous procèdent. Et que lui, très haut, souverain et seul vrai Dieu possède, qu'on lui rende, qu'il reçoive tous honneurs, et toute révérence, toutes louanges et bénédictions, toutes actions de grâces et toute gloire, lui à qui tout bien appartient en propre, lui qui seul est bon. Et quand nous voyons ou entendons dire ou faire le mal, ou blasphémer Dieu, nous, bénissons par nos paroles et par nos actes, et louons le Seigneur qui est béni dans les siècles. Amen.

XVIII. - COMMENT LES MINISTRES DOIVENT SE RÉUNIR

Que tous les ministres puissent se réunir avec leurs frères, où il leur semblera bon, en la fête de saint Michel, archange, pour s'entretenir des choses de Dieu. Et que tous les ministres qui sont au-delà de la mer et au-delà des monts, viennent au chapitre une fois tous les trois ans, et les autres ministres une fois par an, en la fête de la Pentecôte, dans l'église de Sainte-Marie de la Portioncule, s'il n'en a pas été autrement ordonné par le ministre et serviteur de toute la fraternité.

XIX. - QUE LES FRÈRES VIVENT EN CATHOLIQUES

Que tous les frères soient catholiques, vivent et parlent en catholiques. Si l'un d'eux pèche contre la foi et la vie catholique en paroles ou en actions, et s'il ne s'amende pas, qu'on le chasse absolument de notre fraternité. Tenons pour nos maîtres tous les clercs et tous les religieux, en ce qui concerne le salut de notre âme et n'est pas contraire à notre règle, et révérons dans le Seigneur leur ordre, leur office et leur ministère.

XX. - DE LA CONFESSION DES FRÈRES ET DE LA RÉCEPTION DU CORPS ET DU SANG DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST

Que mes frères bénis, aussi bien clercs que lais, confessent leurs péchés aux prêtres de notre Ordre. Et s'ils ne le peuvent, qu'ils les confessent à d'autres prêtres prudents et catholiques, fermement persuadés et considérant que de quelque prêtre catholique qu'ils reçoivent la pénitence et l'absolution, ils sont sans aucun doute absous de leurs péchés, pourvu qu'ils aient soin d'accomplir humblement et fidèlement la pénitence à eux imposée. S'ils ne peuvent trouver de prêtre, qu'ils se confessent à leur frère, comme le dit l'apôtre Jacques : Confessez vos péchés l'un à l'autre. Qu'ils ne négligent cependant pas dans ce cas de recourir ensuite aux prêtres, à qui seuls a été accordé le pouvoir de lier et de délier. Et qu'ainsi contrits et confessés ils reçoivent le corps et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ avec grande humilité et vénération, se souvenant de la parole du Seigneur : Celui qui mange ma chair et boit mon sang possède la vie éternelle; et: Faites ceci en mémoire de moi.

XXI. - DES LOUANGES ET EXHORTATIONS QUE PEUVENT PRONONCER LES FRÈRES

Et tous mes frères peuvent, quand il leur plaira, prononcer cette exhortation et cette louange, ou quelque autre analogue, devant n'importe qui, avec la bénédiction de Dieu : « Craignez et honorez, louez et bénissez, remerciez et adorez le Seigneur Dieu tout-puissant, dans la Trinité et l'Unité, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur de toute choses. Faites pénitence, faites de dignes fruits de pénitence car sachez que vous mourrez bientôt. Donnez et il vous sera donné. Pardonnez et il vous sera pardonné. Et si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs péchés, le Seigneur ne vous pardonnera pas les vôtres. Confessez tous vos péchés. Bien heureux ceux qui meurent dans la pénitence, car ils iront dans le royaume des cieux. Malheur à ceux qui ne meurent pas dans la pénitence, car ils sont les fils du démon dont ils font les oeuvres, et ils iront au feu éternel. Gardez-vous et abstenez-vous de tout mal, et persévérez jusqu'à la fin dans le bien. »

XXII. - ADMONITION AUX FRÈRES

Considérons tous, mes frères, ce que dit le Seigneur : « Aimez vos ennemis et faites du bien à ceux qui vous haïssent. » Car Notre-Seigneur Jésus-Christ, dont nous devons suivre les traces, a appelé son ami celui qui le trahissait, et s'est offert spontanément à ses bourreaux. Nos amis, ce sont donc tous ceux qui nous infligent injustement des tribulations et des peines, des humiliations et des injures, des douleurs et des tourments, le martyre et la mort; nous devons les aimer beaucoup, car ce qu'ils nous infligent nous procure la vie éternelle. Haïssons notre corps avec ses vices et ses péchés, parce qu'en vivant sensuellement il veut nous arracher l'amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ et la vie éternelle, et se perdre en enfer, lui-même et tout ce qui est à lui; et encore parce que nos fautes nous rendent infects, misérables, adversaires du bien, prompts au contraire et inclinés au mal, car, comme le dit le Seigneur dans l'Évangile : « Du cœur de l'homme procèdent et sortent les mauvaises pensées, les adultères, les fornications, les homicides, les vols, l'avarice, la fraude, l'impudicité, les regards coupables, les faux témoignages, les blasphèmes, l'orgueil, la folie. Tous ces maux procèdent de l'intérieur du cœur de l'homme et ce sont eux qui souillent l'homme. »
Mais maintenant que nous avons renoncé au monde, nous n'avons rien d'autre à faire que de mettre tous nos soins à suivre la volonté du Seigneur et à lui plaire. Prenons bien garde à ne pas être le sol du chemin, ou la terre pierreuse ou couverte d'épines, selon la parole du Seigneur dans l'Évangile : « La semence, c'est la parole de Dieu. Ce qui est tombé sur le chemin et a été foulé aux pieds, figure ceux qui entendent la parole sans la comprendre ; et aussitôt survient le démon, il s'empare de ce qui avait été semé dans leurs cœurs et arrache la parole de leurs cœurs, de peur qu'ils ne croient et ne soient sauvés. Ce qui est tombé parmi les pierres figure ceux qui, dès qu'ils ont entendu la parole, la reçoivent immédiatement avec joie ; mais à l'heure de la tribulation et de la persécution, ils se scandalisent sur-le-champ de cette parole, ceux-là n'ont pas en eux de racines, mais sont inconstants, car ils croient un moment et au temps de la tentation ils succombent. Ce qui est tombé parmi les épines figure ceux qui entendent la parole de Dieu, mais les soucis et les embarras de ce monde, les séductions des richesses et les autres convoitises pénètrent en eux et y étouffent la parole qui devient stérile. Mais au contraire ce qui a été semé dans une bonne terre figure ceux qui ayant entendu la parole d'un cœur bon et excellent, la comprennent, la conservent et portent des fruits par la patience. »
C'est pourquoi, mes frères, laissons, comme dit le Seigneur, les morts ensevelir les morts. Et gardons-nous bien de la méchanceté et de l'ingéniosité de Satan, qui veut que l'homme n'élève point son esprit et son cœur vers le Seigneur Dieu ; par des manœuvres, sous prétexte de quelque récompense ou de quelque avantage, il tâche de s'emparer du cœur de l'homme, d'étouffer dans sa mémoire la parole et les préceptes du Seigneur, et il veut aveugler son cœur par les affaires et les soucis de la terre, pour y faire sa demeure, comme dit le Seigneur: « Quand l'esprit impur est sorti d'un homme, il va et vient par les lieux arides et desséchés, cherchant du repos ; et n'en trouvent pas il dit : je retournerai dans ma maison dont je suis sorti. Et quand il y revient, il la trouve vide, balayée et ornée. Alors il va chercher sept autres esprits plus méchants que lui, ils y entrent et y font leur demeure, et le dernier état de cet homme est pire que le premier. » Aussi, mes frères, soyons tous bien sur nos gardes, de peur que, sous prétexte de quelque récompense, de quelque oeuvre ou de quelque avantage, nous ne perdions et détournions de Dieu notre esprit et notre cœur.
Mais par le saint amour qu'est Dieu, je supplie tous les frères, aussi bien les ministres que les autres, d'écarter tout obstacle, de rejeter tout souci, toute préoccupation, le mieux qu'ils peuvent, afin de servir, d'aimer, d'adorer et d'honorer le Seigneur Dieu, d'un cœur pur et d'un esprit droit ce qu'il demande par-dessus tout. Faisons-lui toujours en nous un tabernacle et une demeure, à lui le Seigneur Dieu tout-puissant, Père, Fils et Saint-Esprit, qui dit : « Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous soyez trouvés dignes d'échapper à tous ces maux qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l'homme. Et lorsque vous voudrez prier, dites : Notre Père qui êtes aux cieux. Adorons d'un cœur pur, car il faut toujours prier et ne jamais se lasser, car ce sont de tels adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent doivent l'adorer en esprit et en vérité. Recourons à lui comme au pasteur et à l'évêque de nos âmes, à lui qui a dit : je suis le bon Pasteur, je pais mes brebis et je donne ma vie pour mes brebis. Vous êtes tous frères, n'appelez personne sur la terre du nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, qui est dans les cieux. Ne vous faites point appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul Maître, qui est dans les cieux, le Christ. Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez tout ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Partout où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux. Voici que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. je suis la voie, la vérité et la vie. »
Suivons donc les paroles, la vie, la doctrine et le saint Évangile de Celui qui a daigné prier son Père pour nous et nous manifester son nom en disant : « Mon Père, j'ai manifesté votre nom aux hommes que vous m'avez donnés, car je leur ai donné les paroles que vous m'avez données; ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de vous, et ils ont cru que vous m'avez envoyé. Je prie pour eux, je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que vous m'avez donnés, parce qu'ils sont à vous et que tout ce qui est à moi est à vous. Ô Père Saint, gardez en votre nom ceux que vous m'avez donnés, afin qu'ils ne fassent qu'un, à notre exemple. je dis cela dans le monde, pour qu'ils aient en eux la plénitude de la joie. Je leur ai apporté votre parole et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme je n'en suis pas moi-même. Je ne vous demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du mal. Sanctifiez-les dans la vérité. Votre parole est vérité. Comme vous m'avez envoyé dans le monde, je les y ai aussi envoyés. Je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu'ils soient eux aussi sanctifiés dans la vérité. Ce n'est pas seulement pour eux que je prie, mais aussi pour ceux qui sur leurs paroles croiront en moi, pour que tous ils soient un, et que le monde croie que vous m'avez envoyé et que vous les avez aimés comme vous m'avez aimé. Et je leur ferai connaître votre nom, afin que l'amour dont vous m'avez aimé soit en eux et que moi aussi je sois en eux. Mon Père, ceux que vous m'avez donnés, je veux que là où je suis ils y soient avec moi, pour qu'ils voient votre gloire dans votre royaume. »

XXIII. - PRIÈRE, LOUANGE ET ACTION DE GRÂCES

Tout-puissant, très haut, très saint et souverain Dieu, Père saint et juste, Seigneur Roi du ciel et de la terre, nous vous rendons grâces pour vous-même, car par votre sainte volonté et par votre Fils unique vous avez créé dans l'Esprit-Saint tous les êtres spirituels et corporels, et vous nous avez placés dans le paradis après nous avoir faits à votre image et à votre ressemblance, et nous, nous sommes tombés par notre faute. Et nous vous rendons grâces encore parce que, de même que vous nous avez créés par votre Fils, de même aussi par le vrai et saint amour que vous avez eu pour nous, vous l'avez fait naître, lui vrai Dieu et vrai homme, de la glorieuse et bienheureuse sainte Marie toujours vierge, et par sa croix, son sang et sa mort, vous avez voulu nous racheter de la servitude. Nous vous rendons grâces aussi parce que votre Fils lui-même reviendra dans la gloire de sa majesté pour envoyer au feu éternel les maudits qui n'ont pas fait pénitence et qui ne vous ont pas connu, et pour dire à tous ceux qui vous ont connu, adoré et servi dans la pénitence : « Venez, les bénis de mon Père, recevez le royaume qui vous a été préparé depuis l'origine du monde. »
Et parce que nous tous misérables et pécheurs nous ne sommes pas dignes de prononcer votre nom, nous supplions Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils bien-aimé en qui vous avez mis toutes vos complaisances de vous rendre grâces, avec l'Esprit-Saint consolateur, comme il vous plaît et comme il leur plaît, pour tous vos bienfaits, lui qui vous suffit à tout et par qui vous avez tant fait pour nous. Alleluia. Et sa glorieuse mère, la bienheureuse Marie toujours Vierge, les bienheureux Michel, Gabriel et Raphaël, et tous les chœurs des esprits bienheureux, des séraphins, des chérubins et des trônes, des dominations, des principautés et des puissances, des vertus, des anges et des archanges, les bienheureux Jean-Baptiste, Jean évangéliste, Pierre et Paul, les bienheureux patriarches, prophètes, saints Innocents, apôtres, évangélistes, disciples, martyrs, confesseurs et vierges, les bienheureux Élie et Énoch, tous les saints qui ont été, qui seront et qui sont » nous les supplions humblement pour l'amour de vous, de vous rendre grâces comme il vous plaît pour tous ces bienfaits, à vous Dieu souverain et véritable, éternel et vivant, avec votre Fils bien-aimé, Notre-Seigneur Jésus-Christ et l'Esprit-Saint consolateur dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. Alleluia.
Et tous ceux qui dans la sainte Église catholique et apostolique veulent servir le Seigneur Dieu, tous les ordres ecclésiastiques, prêtres, diacres, sous-diacres, acolytes, exorcistes, lecteurs, portiers, et tous les clercs, tous les religieux et toutes les religieuses, tous les jeunes gens et les enfants, les pauvres et les indigents, les rois et les princes, les ouvriers, les laboureurs, les serviteurs et les maîtres, toutes les vierges, celles qui gardent la continence, les épouses, les laïques, hommes et femmes, tous les petits, les adolescents, les jeunes et les vieux, les bien portants et les malades, tous les humbles et les grands, tous les peuples et les races, les tribus et les gens de toutes langues, toutes les nations et tous les hommes de la terre entière, ceux qui sont et ceux qui seront, nous les prions humblement et nous les supplions, nous tous frères Mineurs, serviteurs inutiles, de nous demander la grâce de persévérer tous dans la vraie foi et dans la pénitence, car personne autrement ne peut être sauvé.
Aimons tous, de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit, de toute notre force et de toute notre puissance, de toute notre intelligence et de toutes nos facultés, de tous nos efforts, de toute notre affection, de toutes nos entrailles, de tous nos désirs et nos volontés, le Seigneur Dieu qui nous a donné et qui nous donne à tous tout notre corps, notre vie, qui nous a créés et rachetés et qui nous sauvera par sa seule miséricorde, qui nous a donné et nous donne tous les biens à nous misérables et malheureux corrompus et infects, ingrats et méchants.
Que nos désirs et notre volonté, nos goûts et nos joies n'aient donc d'autre objet que notre Créateur, Rédempteur et Sauveur, seul vrai Dieu, qui est le bien dans sa plénitude, tout le bien, le bien entier, le vrai et souverain bien, seul est bon, miséricordieux et doux, aimable et plein suavité, qui seul est saint, juste, vrai et droit, qui seul est bienveillant, immaculé et pur, de qui, par qui et en qui sont tout pardon, et toute grâce, et toute gloire de tous les pénitents et de tous les justes, de tous les bienheureux qui se réjouissent ensemble dans les cieux. Ainsi donc que rien ne nous arrête, que rien ne nous sépare, que rien ne s'interpose entre nous. Partout, en tout lieu, en toute heure et en tout temps, croyons tous, chaque jour et continuellement, vraiment et humblement, possédons dans notre cœur et aimons, honorons, adorons, servons, louons et bénissons, glorifions et exaltons au-dessus de tout, magnifions et remercions le très haut et souverain Dieu éternel, Trinité et Unité, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur de toutes choses, Sauveur de ceux qui croient en lui, qui espèrent en lui et qui l'aiment, lui qui n'a ni commencement ni fin, qui est immuable, invisible, inénarrable, ineffable, incompréhensible, insondable, béni, digne de louanges, glorieux, exalté au-dessus de tout, sublime, élevé, suave, aimable, délectable, et toujours, et entièrement, et par-dessus toutes choses désirable dans les siècles des siècles.
Au nom du Seigneur je demande à tous les frères d'apprendre les termes et le sens de ce qui est écrit dans cette règle de vie pour le salut de notre âme, et de se les remémorer fréquemment. Et je supplie Dieu, lui qui est tout-puissant, trine et un, de bénir lui-même tous ceux qui les enseignent, les apprennent, les possèdent, les retiennent et les mettent en pratique, chaque fois qu'ils se rappellent et qu'ils observent ce qui est écrit ici pour notre salut. Et je les prie tous, en leur baisant les pieds, d'aimer beaucoup, de garder et de conserver ces paroles.
Et de la part de Dieu tout-puissant et du seigneur pape, et au nom de l'obéissance, moi, frère François, je prescris fermement et j'ordonne qu'à tout ce qui est écrit dans cette règle de vie nul ne retranche ni n'ajoute rien, et que les frères n'aient pas d'autre règle.
Gloire au Père au Fils et au Saint Esprit. Comme il était dès le commencement, maintenant et toujours dans les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 11:22
Saint-Dominique de Guzmán
(Domingo de Osma : 1175-1221)

Fra Angelico


1. La prière des inclinations

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits. (Ps 94, 8)
Garde-moi, mon Dieu, j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur
« Tu es mon Dieu, je n'ai pas d'autre bonheur que toi. » (Ps 15, 1-2)
Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel :
que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière. (Ps 129, 1-2)
A toi, Dieu, nous rendons grâces.
Nous rendons grâces et ton Nom est proche. (Ps 74, 2)

2. La prière des prostrations

Il relève le pauvre de sa misère. (Ps 106, 4)
Dans mon trouble, je disais : « Je ne suis plus devant tes yeux ».
Pourtant tu écoutais ma prière quand je criais vers Toi. (Ps 30, 23)
Mon âme est collée à la poussière ;
fais-moi vivre selon ta Parole. (Ps 118, 25)
Quand le Seigneur apparaîtra dans sa gloire,
il se tournera vers la prière du spolié ;
il n'aura pas méprisé sa prière. (Ps 101, 17)

3. La prière du « sang »

Il est proche du coeur brisé. (Ps 33, 19)
Attentif au sang versé, il se rappelle.
Il n'oublie pas le cri des malheureux. (Ps 9a, 13)
Seigneur, corrige-moi sans colère et reprends-moi sans fureur. (Ps 6, 2)
Béni soit Dieu qui n'a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son Amour. (Ps 65, 20)

4. La prière des regards

Qui regarde vers lui resplendira (Ps 33, 2)
Vers Toi, j'ai les yeux levés ; vers Toi qui es au ciel. (Ps 122, 1)
Nos yeux levés vers le Seigneur notre Dieu attendent sa pitié (Ps 122, 2c)
Je t'exalte, Seigneur, tu m'as relevé ;
quand j'ai crié vers Toi, tu m'as guéri. (Ps 29, 2-3)

5. La prière des mains

Levez les mains vers le Sanctuaire
et bénissez le Seigneur. (Ps 133, 2)
Le Seigneur me donne selon ma justice,
selon la pureté des mains que je lui tends. (Ps 17, 25)
Entends la voix de ma prière quand je crie vers Toi ;
quand j'élève les mains vers le Sanctuaire. (Ps 27, 2)
Tous les peuples, battez des mains :
acclamez Dieu par vos cris de joie. (Ps 46, 2)

6. La prière de « violence »

Il est proche de ceux qui l'invoquent en vérité. (Ps 144, 18)
Je tends les mains vers Toi : me voici devant Toi
comme une terre assoiffée. (Ps 142, 6)
Je t'appelle, Seigneur, tout le jour.
Je tends les mains vers Toi. (Ps 87, 10)
Ô Seigneur, notre Dieu,
qu'il est grand ton Nom par toute la terre. (Ps 8, 2)

7. La prière d'imploration

Un pauvre crie, le Seigneur entend. (Ps 33, 7)
Que ma prière devant Toi s'élève comme l'encens
et mes mains comme l'offrande du coeur. (Ps 140, 2)
Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ?
Pourquoi te cacher aux jours d'angoisse ? (Ps 9b, 11 )
De tout mon coeur, Seigneur, je rendrai grâces ;
je dirai tes innombrables merveilles. (Ps 9a, 2)

8. La prière d'intimité

Dans le Livre est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse. (Ps 39, 9)
Déchiffrer ta Parole illumine et les simples comprennent. (Ps 118, 30)
Montre-moi comment garder ta Loi,
que je l'observe de tout mon coeur. (Ps 118, 34)
Je trouve en tes commandements mon plaisir,
je n'oublie pas ta Parole. (Ps 118, 16)

9. La prière en chemin

Quand le Seigneur conduit les pas de l'homme,
ils sont fermes et sa marche lui plaît. (Ps 36, 23)
Ô ma joie quand on m'a dit :
« Allons à la maison du Seigneur. » (Ps 121, 1)
Seigneur, enseigne-moi tes voies ; fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi. (Ps 24, 4)
Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal
car tu es avec moi. (Ps 22, 4)



Litanies de Saint Dominique

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Dominique, priez pour nous.
Astre de l'Eglise, priez pour nous.
Lumière du monde, priez pour nous.
Flambeau du siècle, priez pour nous.
Prédicateur de la grâce, priez pour nous.
Rose de patience, priez pour nous.
Vous qui aviez soif du salut des âmes, priez pour nous.
Vous qui étiez jaloux du martyre, priez pour nous.
Grand directeur des âmes, priez pour nous.
Homme évangélique, priez pour nous.
Docteur de vérité, priez pour nous.
Ivoire de chasteté, priez pour nous.
Homme au coeur vraiment apostolique, priez pour nous.
Pauvre des biens de la fortune, priez pour nous.
Riche de la pureté de votre vie, priez pour nous.
Vous qu'un zèle ardent consumait pour le salut des pécheurs, priez pour nous.
Trompette de l'Evangile, priez pour nous.
Héraut du Ciel, priez pour nous.
Modèle d'abstinence, priez pour nous.
Sel de la terre, priez pour nous.
Soleil étincelant dans le temple de Dieu, priez pour nous.
Vous qui étiez étayé par la grâce divine, priez pour nous.
Vous qui êtes revêtu d'un manteau royal, priez pour nous.
Fleur éclatante dans les jardins de l'Eglise, priez pour nous.
Vous qui arrosez la terre de votre sang, priez pour nous.
Vous qui êtes le chef et le Père de l'Ordre des frères Prêcheurs, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

V. Saint-Dominique, écoutez la prière que nous vous adressons.
R. Et faites descendre sur nous la Miséricorde du Ciel.

 

ORAISON

Ô Dieu, qui avez daigné éclairer votre Eglise par les mérites et par la doctrine de Saint-Dominique, votre bienheureux confesseur, permettez que, par son intercession, elle ne manque jamais de secours temporels, et qu'elle fasse toujours des progrès par des accroissements spirituels. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Amen.

Saint-Dominique au calvaire
Fra Angelico

 


Oración

Señor, que iluminaste a Santo Domingo de Guzmán para que predicara la verdad y combatiera el error, te pedimos por su intercesión que prediquemos con entusiasmo la verdad de tu Evangelio que es la Luz de los pueblos. Por Jesucristo, tu Hijo, Nuestro Señor. Amén.

Oración (que Domingo compuso)

Señor, dignaos concederme una caridad verdadera, un celo capaz de procurar la salvación de los demás, a fin de que, consagrándome todo entero y con todas mis fuerzas a la conversión de los pecadores, llegue a ser verdaderamente un miembro de Aquel que se ofreció enteramente a su Padre para salvar a los hombres.

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 10:19
Sainte-Catherine de Sienne
Giovanni di Pietro


Prière de Sainte-Catherine de Sienne

Ô Marie, Temple de la Trinité,
Ô Marie, porteuse de feu, Marie, distributrice de Miséricorde,
Marie, qui as fait germer le fruit divin !...
Ô Marie, mer tranquille, distributrice de paix, Marie, terre féconde,
tu es l'arbre nouveau qui a porté la fleur odorante
du Verbe,
Fils unique de Dieu.
En toi, terre féconde, fut semé le Verbe.
Tu es à la fois la terre et l'arbre.

Ô Marie, char de feu, tu as porté le feu caché
et voilé
sous la cendre de ton humanité.
Ô Marie, vaisseau d'humilité, en toi se conserve et brille la lumière
de la vraie science avec laquelle, t'élevant au-dessus
de toi-même,
tu as charmé le Père éternel...
Ô Marie, tu es devenue le livre où est écrite notre loi.
Aujourd'hui tu as écrit en toi la Sagesse du Père éternel...
Ô Marie, bénie sois-tu à jamais entre toutes les femmes,
car en ce jour,
tu nous as donné le pain de ta farine :
 la divinité a été unie et pétrie

avec l'humanité, si fortement que rien, désormais, ni la mort,
ni nos ingratitudes, ne pourra rompre l'union.


Prière à sainte Catherine de Sienne

Ô Sainte-Catherine,

A tes paroles n'ont pas résisté les cœurs des pécheurs,
ni même le Cycle à ta foi ardente et à tes prières insistantes.
Comme alors, même aujourd'hui tu fais sentir la puissance
de ton intercession, afin de confirmer la paix entre les hommes,
de libérer les opprimés de l'injustice ou de l'adversité
de toutes sortes, de conforter et de guérir
les malades du corps et de l'âme.
Prie pour l'unité et la loyauté du peuple de Dieu au
« doux Christ sur la terre », pour le bien de notre patrie et
pour l'Europe tout entière, ainsi que pour la paix dans le monde.
Et rappelle-toi les « Caterinati », qui t'invoquent avec confiance,
sachant que ne sont pas abandonnés ceux qui te considèrent
comme leur maîtresse spirituelle.
Amen.

 

 

 

 

 

Preghiera a Santa Caterina da Siena

O Caterina Santa, alle tue parole non resistevano i cuori dei peccatori,
e neppure il Ciclo alla tua fede ardente e alle tue insistenti preghiere.
Come allora, anche oggi facci sentire il potere della tua intercessione,
per confermare la pace tra gli uomini, liberare gli oppressi
dalle ingiustizie o avversità di ogni genere, confortare e
sanare i malati del corpo e dell'anima.
Prega per l'unità e la fedeltà del popolo di Dio
al "dolce Cristo in terra",
per il bene della Patria nostra e dell'intera Europa,
e per la pace di tutto il mondo.
E ricordati dei Caterinati, che ti invocano con fiducia,
sapendo che non abbandoni nelle difficoltà coloro che
ti considerano loro Maestra spirituale.
Amen.

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