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  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 08:56

 

 

Historique de la « Bixby Letter »

 

La "Lettre à la veuve Bixby" ("Bixby Letter"), écrite le 21 novembre 1864 par Lincoln, a sans doute été reçue par Lydia Bixby le 24 novembre 1864. Cette lettre est reconnue comme l’un des plus beaux écrits en langue anglaise du Président Abraham Lincoln, avec le "Discours de Gettysburg" ("Gettysburg Address") prononcé le 19 novembre 1863, et le "Deuxième Discours Inaugural" ("Second Inaugural Address"), prononcé le 4 mars 1865.

La « Bixby Letter » est une lettre de condoléances (« consoling message »), reçue par Lydia Parker Bixby, veuve de son mari cordonnier Cromwell Bixby (né le 13 mai 1803 à Hopkinton, Middlesex County, Massachusetts ; mort le 22 décembre 1854 dans sa ville de naissance) qu’elle avait épousé le 26 septembre 1826 à Hopkinton (Massachusetts), et mère d’au moins six fils et trois filles

Lydia Bixby serait née en 1801 à Hopkinton (Massachusetts) selon certaines archives ou dans le Rhode Island selon d’autres archives. Elle est morte le 27 octobre 1878 à Boston au « Massachusetts General Hospital ». Elle est enterrée dans une tombe anonyme, portant le n° 423, dans le cimetière « Mount Hope Cemetery » (Suffolk County, Massachusetts).

 

Dans cette lettre d'un anglais châtié, Lincoln console Lydia Bixby de la mort de cinq de ses six fils tombés au champ d’honneur de la Guerre Civile Américaine.

Certains historiens ont remis en question, non seulement la véracité de la mort de ses cinq fils en déclarant qu’au moins deux des fils Bixby auraient survécu à la Guerre de Sécession, mais aussi la paternité supposée de l’écriture par Lincoln de la « Lettre Bixby ». En effet, des chercheurs, notamment l’historien Michael Burlingame, attribuent plutôt la rédaction de cette lettre à John Hay, secrétaire privé et assistant de Lincoln (qui s’en serait vanté de son vivant avant de dire le contraire).

Cette Lettre de Lincoln a néanmoins une lourde portée historique, car elle a contribué à la « Sole Survivor Policy » ("Politique de l’Unique Survivant") mise en œuvre aux Etats-Unis en 1948, visant à préserver les membres d’une même fratrie de la conscription militaire ou du service actif au combat s’ils ont déjà perdu plusieurs membres de leur famille. Cette Politique est née notamment lors de la mort des cinq frères Sullivan (de Waterloo, Iowa) sur l’USS Juneau (CL-52), un navire de guerre américain coulé le 13 novembre 1942 (687 morts) par la Marine Impériale Japonaise à la Bataille Navale de Guadalcanal :

- George Thomas Sullivan, 27 ans

- Francis "Frank" Henry Sullivan, 26 ans

- Joseph "Joe" Eugene Sullivan, 24 ans

- Madison "Matt" Abel Sullivan, 23 ans

- Albert "Al" Leo Sullivan, 20 ans

De la même façon, quatre des six frères Borgstrom de Thatcher (Utah) : Elmer, Clyde, et les jumeaux Rolon et Rulon furent tués au combat en 1944 à quelques mois d’intervalle. De même, les frères Charles et Joseph Butehorn de Bethpage (New York) furent tués au combat entre 1944 et 1945, et le Ministère de la Guerre Américain décida de renvoyer à la maison le troisième frère Henry, aviateur. Il en fut également ainsi pour trois des quatre frères Niland de Tonawanda (New York) tombés au champ d’honneur, et le film de 1998 « Saving Private Ryan » (« Il faut sauver le soldat Ryan ») de Steven Spielberg fut largement inspiré de la tragique histoire des frères Niland.

Pour conclure, je tiens également à rendre hommage aux cinq frères français Léon, Armand, Joseph, Aristide et Paul Jardot, héros de la guerre de 14, originaires d’Évette-Salbert dans le Territoire de Belfort, morts pour la France entre septembre 1914 et juin 1915. Le sixième et dernier frère soldat « Aimé » fut retiré du front, grâce à l’intercession de l’instituteur de son village auprès des autorités. La pire tragédie fut celle des frères Ruellan : Julius, Louis, Bernard, André, Henri et Berchmans, de Paramé (ancienne commune d'Ille-et-Vilaine aujourd'hui rattachée à Saint-Malo), dont six des dix frères au front de 14-18 furent tués entre 1915 et 1918.

 

Patrick ROBLES, administrateur du blog « Parousie ».

 

 

Lydia Parker Bixby

 

 

"LETTRE BIXBY"

 

« Executive Mansion

Washington, le 21 novembre 1864

 

À Madame Bixby, Boston, Mass(achusetts),

 

Chère Madame,

Je viens de voir dans les dossiers du Ministère de la Guerre un rapport de l'Adjudant Général du Massachusetts disant que vous êtes la mère de cinq fils, lesquels sont tous morts au champ d'honneur. J'imagine combien serait vain et inutile le moindre mot de ma part pour essayer de vous distraire du chagrin causé par une aussi terrible perte. Mais je ne peux toutefois m'empêcher de vous rappeler la consolation que vous pourrez trouver dans la gratitude de la république pour laquelle ils sont morts. Je prie pour que Notre Père qui est au Ciel apaise la douleur de votre affliction et vous laisse seulement le tendre souvenir de vos chers disparus et la fierté solennelle qui doit être la vôtre d'avoir offert un si précieux sacrifice sur l'autel de la liberté.

Votre très sincère et très respectueux

A.Lincoln »

 

 

 

 

Lettre Bixby lue à partir de 7:31

 

 

 

 

Bixby Letter

 

« Executive Mansion

Washington, Nov. 21, 1864

 

To Mrs Bixby, Boston, Mass,

 

Dear Madam,

I have been shown in the files of the War Department a statement of the Adjutant General of Massachusetts that you are the mother of five sons who have died gloriously on the field of battle. I feel how weak and fruitless must be any word of mine which should attempt to beguile you from the grief of a loss so overwhelming. But I cannot refrain from tendering you the consolation that may be found in the thanks of the republic they died to save. I pray that our Heavenly Father may assuage the anguish of your bereavement, and leave you only the cherished memory of the loved and lost, and the solemn pride that must be yours to have laid so costly a sacrifice upon the altar of freedom.

Yours, very sincerely and respectfully

A.Lincoln »

 

 

 

 

 

 

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 18:55

Père Joseph Tiên

béatifié le 11 décembre 2016

avec ses 16 compagnons martyrs

dans la Cathédrale du Sacré-Cœur

de Vientiane, capitale du Laos

 

 

 

Prière pour la glorification du Père Joseph Tiến

et de ses 16 compagnons martyrs du Laos

 

Seigneur notre Dieu, Tu as donné au Père Joseph Tiến

et à ses compagnons, laïcs, catéchistes et missionnaires,

le courage de transmettre la foi chrétienne en toutes circonstances.

Ils ont obéi, avec une fidélité inébranlable

aux consignes reçues du successeur de Pierre.

Ils ont aimé les pauvres, les malades et les petits au risque de leur vie.

Afin que naisse et grandisse au Laos

un peuple de croyants joyeux dans l’adversité,

ils ont voulu donner leur vie en union avec celle de Jésus,

offerte pour nous sur la Croix.

Nous voulons suivre et faire connaître aux jeunes générations

l’exemple qu’ils nous ont laissé.

Nous T’en prions, Seigneur :

puisse l’authenticité de leur vocation à la sainteté

et au martyr être bientôt reconnue.

Et par leur intercession, accorde-nous Ta grâce

que nous Te demandons maintenant avec confiance.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

 

 

 

Prière aux 17 martyrs du Laos

 

Dieu de providence infinie,

Tu as choisi le Bienheureux Joseph Tiến,

prêtre, et ses compagnons, martyrs,

pour établir ton peuple parmi les Laotiens.

Accorde, nous T'en prions, qu'en nous mettant au service

du plus petit parmi nos frères, nous puissions aussi,

à leur intercession, mériter de posséder le royaume des cieux.

Par Jésus-Christ.

 

 

 

 

Les dix-sept Martyrs

de l’Église du Laos

 

1. Le Père Joseph Tho Tiến, né le 5.12.1918 à Muang Xôi (Houaphan). Prêtre diocésain taï-deng du Vicariat de Thanh Hóa mort le 2.6.1954 à Ban Talang (Houaphan), vicariat de Vientiane.

 

2. Le Père Jean-Baptiste Malo, né le 2.6.1899 à La Grigonnais, diocèse de Nantes (France). Société des Missions Étrangères de Paris, envoyé en Chine puis au Laos, mort le 28.3.1954 à Yên Hi (Vũ Quang, Hà Tĩnh), diocèse de Vinh (Viêt-nam).

 

3. Le Père René Dubroux, né le 28.11.1914 à Haroué, diocèse de Nancy (France). Prêtre diocésain de Saint-Dié (France), puis des Missions Étrangères de Paris, mort le 19.12.1959 à Palay, vicariat de Paksé.

 

4. Le catéchiste hmong Shiong Tho [Thoj Xyooj, Khamsè], né en 1941 à Kiukatiam (Louang Prabang). Mort le 1.5.1960 à Muang Kasy (aujourd’hui Province de Vientiane), vicariat de Louang Prabang.

 

5. Le Père Mario Borzaga, né le 27.8.1932 à Trente (Italie). Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort le 1.5.1960 à Muang Kasy (aujourd’hui Province de Vientiane), vicariat de Louang Prabang.

 

6. Le Père Louis Leroy, né le 8.10.1923 à Ducey, diocèse de Coutances (France). Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort le 18.4.1961 à Ban Pha (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.

 

7. Le Père Michel Coquelet, né le 18.8.1931 à Wignehies, diocèse de Cambrai (France). Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort vers le 20.4.1961 à Sop Xieng (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.

 

8. Le catéchiste Joseph Outhay Phongphumi, veuf, né en 1933 à Kham Koem, diocèse de Tharè – Nongseng (Thaïlande). Mort le 27.4.1961 à Phalane (Savannakhet), vicariat de Savannakhet.

 

9. Le Père Noël Tenaud, né le 11.11.1904 à Rocheservière, diocèse de Luçon (France). Société des Missions Étrangères de Paris, envoyé au Siam puis au Laos, mort le 27.4.1961 à Phalane (Savannakhet), vicariat de Savannakhet.

 

10. Le Père Vincent L’Hénoret, né le 12.3.1921 à Pont l’Abbé, diocèse de Quimper (France). Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort le 11.5.1961 à Ban Ban / Muang Kham (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.

 

11. Le Père Marcel Denis, né le 7.8.1919 à Alençon, diocèse de Séez (France). Société des Missions Étrangères de Paris, mort le 31.7.1961 à Kham Hè (Nhommarath, Khammouane), vicariat de Savannakhet.

 

12. Le Père Jean Wauthier, né le 22.3.1926 à Fourmies, diocèse de Cambrai (France). Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort le 16.12.1967 à Ban Na (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.

 

13. L’élève catéchiste lavên Thomas Khampheuane Inthirath, né en mai 1952 à Nong Sim (Champassak), vicariat de Paksé. Mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.

 

14. Le Père Lucien Galan, né le 9.12.1921 à Golinhac, diocèse de Rodez (France). Société des Missions Étrangères de Paris, envoyé en Chine puis au Laos, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.

 

15. Le Père Joseph Boissel, né le 20.12.1909 au Loroux, archidiocèse de Rennes (France). Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort le 5.7.1969 à Hat I-Et (Bolikhamsay), vicariat de Vientiane.

 

16. Le catéchiste kmhmu’ Luc Sy, père de famille, né en 1938 à Ban Pa Hôk / Kung Hrông Tnéc (Xieng Khouang). Mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.

 

17. Le saravat Maisam ‘Kèo’ Pho Inpèng, laïc kmhmu’, père de famille, né vers 1934 près de Sam Neua (Houaphan). mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.

 

Nota Bene : Le catéchiste hmong Thoj Xyooj et le Père Mario Borzaga, o.m.i., ont fait l’objet d’une enquête diocésaine séparée, instruite dans l’archidiocèse de Trente (Italie).

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 15:24

Bogdan Ivan Mandić

Frère Léopold (de Castelnuovo) en religion

Prêtre capucin croate (O.F.M. Cap.)

né le 12 mai 1866 à Herceg Novibouches de Kotor

(Херцег НовиMonténégro actuel)

mort le 30 juillet 1942 à Padoue, Vénétie - Italie (Padova, Veneto)

 

 

 

 

Neuvaine au Père

Saint Leopold Mandić

 

Ô Dieu Tout Puissant, qui as enrichi Saint Léopold de l’abondance de ta grâce, accorde-nous par son intercession de vivre dans l’abandon à ta volonté, dans l’espoir de ta promesse, dans l’amour de ta présence.

Gloire au Père...

 

Ô Dieu, qui manifestes ta toute-puissance, surtout dans la miséricorde et le pardon, et qui as voulu que Saint Léopold soit ton fidèle témoin ; accorde-nous, par ses mérites, de célébrer dans le sacrement de la réconciliation, la grandeur de Ton Amour.

Gloire au Père...

 

Ô Dieu notre Père, qui dans ton Fils mort et ressuscité, as sanctifié notre douleur, et qui as voulu que Saint Léopold soit une paternelle présence de consolation, répands dans nos âmes la certitude de ta présence et de ton secours.

Gloire au Père...

 

Ô mon Dieu, source de communion pour tous tes fils, et qui as voulu le Christ comme unique Pasteur de ton Eglise ; par l’intercession de Saint Léopold, silencieux prophète de l’œcuménisme, remplis-nous de ton Esprit, afin que nous sachions prier et donner notre vie pour l’unité de tous ceux qui croient en toi.

Gloire au Père...

 

Ô Dieu, qui as voulu que Marie soit la Mère du Christ et de l’Eglise, et qui as réjoui la vie de Saint Léopold d’une tendre dévotion à la Vierge, console notre vie avec la grâce de sa bonté maternelle.

Je vous salue, Marie...

 

Ô Dieu, Seigneur glorieux et Père de la vie, nous confions à ton amour nos espoirs et nos prières ; par l’intercession de Saint Léopold, garde tes fils avec bienveillance et exauce nos humbles prières.

Gloire au Père...

 

 

 

PREGHIERA A SAN LEOPOLDO MANDIĆ

DEL CARD. ANGELO COMASTRI

Vicario Generale di Sua Santità per la Città del Vaticano

 

 

 

 

 

 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 12:35

 

 

Acte de consécration au Sacré-Coeur de Jésus

de la ville et du diocèse de Marseille

prononcé par Mgr de Belsunce

lors d’une messe le 1er novembre 1720

 

Ô Cœur Sacré et Adorable du Sauveur de tous les hommes,

je Te consacre de nouveau cette ville et ce diocèse,

mon cœur et ceux de mes diocésains.

Nous offrons, sans réserve et sans retour tous nos cœurs à Ton service :

Viens, Ô Dieu de Bonté, viens en prendre possession ;

Viens y régner seul ; chasses-en tout ce qui Te déplaît ;

Orne-les de toutes les vertus qui peuvent rendre nos cœurs selon le Tien,

doux, humbles et patients ;

qu’ils n’oublient jamais les saintes résolutions qu’ils ont formées

dans ces jours de deuil et de larmes !

Fortifie leur faiblesse, sois leur guide, leur consolateur, leur défenseur !

Que rien ne soit jamais capable de les séparer de Toi pendant la vie,

Et surtout au moment de la mort !

Qu’ils ne vivent plus que pour Toi, afin que nous T’aimions !

Nous Te bénissions pendant toute l’Eternité.

Amen.

 

 

 

La Grande Peste de Marseille

 

« La personnalité religieuse la plus connue est l’évêque de Marseille, Mgr de Belsunce qui se signala notamment par son zèle et son dévouement à secourir les malades. Face à cette épidémie sans précédent, il décide de rendre visite aux malades en leur administrant les derniers sacrements. On le vit aussi distribuer d'abondantes aumônes afin de soulager ses ouailles. Sur les conseils d'Anne-Madeleine Rémusat, il décide le 1er novembre 1720 de consacrer la ville au Sacré-Cœur de Jésus au cours d'une cérémonie expiatoire sur le cours qui porte aujourd'hui son nom. L'évêque célèbre la messe tête nue, pieds nus et un flambeau à la main. Le 31 décembre 1720, il organise une procession générale sur les fosses communes situées pour la plupart à l'extérieur des remparts ; la bénédiction est donnée à chacune de ces fosses. Afin d'apporter une aide matérielle aux malades, il aliène une grande partie de son patrimoine. Sur plus de deux-cent cinquante religieux, un cinquième d'entre eux, comme le père jésuite Millet succombent à l'épidémie en soignant et portant secours aux pestiférés. Ces attitudes courageuses ne sont pas généralisées. Ainsi les moines de l'abbaye Saint-Victor se renferment derrière les murailles de leur monastère et se contentent d'envoyer quelques aumônes. De même les chanoines de l'église Saint-Martin, qui sera démolie au XIXe siècle pour la réalisation de la rue Colbert, se réfugièrent à la campagne. »

 

Source : « Peste de Marseille (1720) – Ecclésiastiques » sur Wikipédia

 

 

Vitrail dans la Basilique du Sacré-Coeur de Marseille

81 Avenue du Prado, 13008 Marseille

La Vénérable Anne-Madeleine Rémusat inspire à

Mgr de Belsunce de consacrer Marseille au Sacré-Coeur

afin d'enrayer l'épidémie de peste qui sévit en 1720

 

 

Actes de Consécration et de Réparation

au Sacré-Coeur de Jésus

 

 

Louanges littéraires de Mgr de Belsunce

 

« Dans un quartier dont tous les habitants avaient péri, on les avait murés à domicile, comme pour empêcher la mort de sortir. De ces avenues de grands tombeaux de famille, on passait à des carrefours dont les pavés étaient couverts de malades et de mourants étendus sur des matelas et abandonnés sans secours. (...) Sur l'esplanade de la Tourette, au bord de la mer, on avait, pendant trois semaines, porté des corps, lesquels, exposés au soleil et fondus par ses rayons, ne présentaient plus qu'un lac empesté. Sur cette surface de chairs liquéfiées, les vers seuls imprimaient quelque mouvement à des formes pressées, indéfinies, qui pouvaient avoir été des effigies humaines. »

(…)

« Quand la contagion commença de se ralentir, M. de Belsunce, à la tête de son clergé, se transporta à l'église des Accoules : monté sur une esplanade d'où l'on découvrait Marseille, les campagnes, les ports et la mer, il donna la bénédiction, comme le pape à Rome, bénit la ville et le monde : quelle main plus courageuse et plus pure pouvait faire descendre sur tant de malheurs les bénédictions du ciel ? »

François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, livre trente-cinquième, Ch. 14, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, 1951, deux volumes, tome II, p. 533-534.

 

 

 

« L'enseignement religieux véritable, celui devant lequel il faut se prosterner, le voici : c'est le Frère de la Merci rachetant l'esclave, c'est Vincent de Paul ramassant l'enfant trouvé, c'est la sœur de charité au chevet du mourant, c'est l'évêque de Marseille au milieu des pestiférés, c'est l'archevêque de Paris affrontant avec un sourire sublime le faubourg Saint-Honoré révolté, s'inquiétant peu de recevoir la mort pourvu qu'il apporte la paix. »

Discours de Victor Hugo prononcé à l’Assemblée Nationale le 15 janvier 1850 concernant le projet de loi sur la liberté de l’enseignement

 

 

 

Ode de Voltaire : « Sur le fanatisme »

1732 (peut-être 1736 ?)

 

(....)

« Malheureux, voulez-vous entendre La loi de la religion ?

Dans Marseille il fallait l’apprendre

Au sein de la contagion,

Lorsque la tombe était ouverte,

Lorsque la Provence, couverte

Par les semences du trépas,

Pleurant ses villes désolées

Et ses campagnes dépeuplées,

Fit trembler tant d’autres Etats.

 

Belzunce, pasteur vénérable,

Sauvait son peuple périssant ; »

(…)

 

Autel dans la Basilique du Sacré-Coeur de Marseille

 

 

Charles-Hubert Millevoye

1782-1816

« Belzunce, ou la peste de Marseille »

publié en 1808

 

J'allais redemander aux fastes de la guerre

Ces héros qu'en tremblant a révérés la terre ;

J'allais, des temps fameux interrogeant la voix,

Ressusciter l'honneur de l'antique pavois ;

Quand la Religion, reine longtemps bannie :

« Que mes rayons, dit-elle, échauffent ton génie ;

« De l'un de mes élus chante les saints travaux.

« Comme le champ d'honneur l'autel a ses héros ».

J'obéis, m'écriai-je, incliné devant elle ;

Mais daigne me prêter cette harpe immortelle

Qui jadis, racontant Babylone au cercueil,

D'un grand peuple exilé prophétisa le deuil.

Alors, fille des cieux ! si la corde sonore

Ne se dérobe point à ma main faible encore,

Si tu remplis mon sein de ta noble chaleur,

Je dirai la vertu protégeant le malheur.

Sous l'azur d’un beau ciel, de splendeur couronnée,

Marseille s'élevait puissante et fortunée.

Partout fleurit l'espoir : l'automne en souriant

Prodigue ses moissons, et le riche Orient

Couronne des présents de la terre et de l'onde

Ces champs que du Midi l'œil embrase et féconde.

Jamais dans nos climats des soleils plus heureux

Ne vinrent colorer des fruits plus savoureux.

Dans sa verte prison la figue recueillie,

Du frileux oranger la pomme enorgueillie

Étalaient à l'envi leur précoce trésor,

Et l'olive onctueuse épandait ses flots d'or.

Debout sur ces rochers, dont la cime hautaine

Voit accourir ta vague écumeuse et lointaine.

Plutus, l'œil sur les mers, implorait le retour

Des vaisseaux qui, voguant vers les portes du jour,

Vont ravir les toisons de l'ardente Lybie,

Ou les parfums si doux qu'enfanta l'Arabie,

Et reviennent, chargés de cent trésors divers,

Apporter aux cités le tribut des déserts.

Ils approchent….. Craignez leurs perfides promesses !

Craignez ce vaste amas d'homicides richesses !

L'horrible peste habite en ces tissus pompeux ;

Ses germes destructeurs voyagent avec eux ;

Et, se levant du fond des sables solitaires,

La mort étend vers vous ses ailes funéraires.

Tel, des champs de Cécrops aux murs de Pandion,

Courut le monstre affreux de la contagion ;

Hydre au souffle infecté, qu'en ses grottes profondes

Le Nil nourrit longtemps de ses fanges fécondes.

L'ange exterminateur a donné le signal.

Déjà l'oiseau des mers, loin de ce bord fatal,

Fuit en poussant des cris de lamentable augure ;

Déjà des corps nombreux peuplent la sépulture...

Insensés, que de l'or trompe le vil attrait !

Sur les sanglants linceuls glisse votre œil distrait :

Tant l'homme est incrédule et refuse son âme

A ces hautes leçons que le cercueil proclame !

Seulement un vieillard, instruit par le passé,

Disait : « D'un grand fléau ce peuple est menacé ;

« Encore une journée, et l'hydre tient sa proie »

Hélas ! sa voix se perd dans la bruyante joie.

Il subit ton destin, prêtresse d'Ilion !

Et le mépris s'attache à sa prédiction.

Cependant les périls s'accroissaient d'heure en heure,

Et les morts se pressaient dans leur froide demeure.

Le monotone accent de l'airain solennel

Fatigue en vain les airs de son lugubre appel.

Des vulgaires humains en vain s'ouvre la tombe ;

On ne s'aperçoit pas que le pauvre succombe :

Mais quand le riche orgueil du luxe fainéant

Vient à passer soudain des grandeurs au néant,

Sa chute, qui longtemps retentit sur la terre,

Pénètre tous les cœurs d'un effroi salutaire ;

Comme si l'opulence avait droit ici-bas

De payer avec l'or la rançon du trépas !

Les yeux s'ouvrent enfin ; tout s'arrête immobile,

Et la douleur sans voix a parcouru la ville.

Ces chars de deuil voilés, qui vers le monument

Dans leur morne lenteur roulaient incessamment ;

Ces convois, qu'escortaient les pleurs et la prière,

Révélaient du fléau la course meurtrière ;

Et chaque citoyen, dans ce pressant danger,

Avide de savoir tremblait d'interroger.

Avez-vous quelquefois, alors que les orages

Annoncent aux vaisseaux l'approche des naufrages,

Entendu ces bruits sourds par degrés redoublés,

Ces confuses clameurs des matelots troublés ?

Du peuple dans l'effroi telle est la voix plaintive.

Les trésors d'Orient sont épars sur la rive ;

Le noir cordage flotte à demi détendu,

Et l'avide marchand, de terreur éperdu,

Regardant sa richesse avec indifférence,

Borne ses longs calculs et sa longue espérance.

Cité ! console-toi. Par le ciel envoyé,

Dans ton sein va descendre un ange de pitié ;

Le cri de tes douleurs frappe au loin son oreille,

Et Belzunce revole aux remparts de Marseille.

On s'écrie « Arrêtez ; où portez-vous vos pas ?

« Fuyez, fuyez la mort ». — « Non, je ne fuirai pas.

« Qu'une indigne frayeur lâchement me retienne !

« Non, ce peuple est mon peuple, et sa vie est la mienne

« Ma place est là, j'y cours ; ce fléau destructeur

« Doit avec le troupeau dévorer le pasteur ».

En achevant ces mots, intrépide il s'élance,

Et des murs consternés traverse le silence.

Pour son cœur paternel ô tableau douloureux !

Un peuple de mourants, au teint hâve, à l'œil creux,

Fantômes animés, errant de place en place,

Pâles, et frissonnant d'une sueur de glace,

Et soutenant à peine un corps défiguré

Que le brûlant ulcère a presque dévoré !

L'aigre douleur provoque et fatigue sans cesse

De leurs nerfs inquiets l'irritable faiblesse :

Tout leur pèse ; on les voit, incertains et troublés,

Sous un tissu de lin succomber accablés.

Interprète muet, leur langue desséchée

Reste sans mouvement au palais attachée.

L'eau monte avec effort dans leurs rauques gosiers,

Que la fièvre en fureur brûle de ses brasiers ;

Et la coupe tarit sous leurs lèvres avides,

Où tremblent de la mort les empreintes livides.

Ceux-ci tombent frappés d'une invisible main ;

Ceux-là vont au cercueil par un plus long chemin.

L'un, sur le bord des eaux, en gémissant se traîne;

L'autre, égaré, tantôt mord la poudreuse arène,

Tantôt, trompant ses maux par des maux plus ardents,

Sur sa hideuse plate imprime encor ses dents.

Quelques-uns, du trépas espérant fuir l'atteinte,

De leurs murs désolés abandonnent l'enceinte,

Et, prêts à s'élancer vers les pays lointains,

Vont au sombre Océan confier leurs destins ;

Mais du bronze enflammé les foudres meurtrières,

A la fuite opposant leurs tonnantes barrières,

Repoussent vers le port les fragiles canots ;

Et ce groupe effraye, qui gémit sur les flots,

S'élevant au-dessus de la plaine azurée,

Apparaît comme une île à la mort consacrée.

Entendez-vous frémir ces enfants des combats,

Qui perdent à la fois leur vie et leur trépas ?

Voyez-vous ces rochers, vieux habitants des ondes,

Jeter de longs regards sur les plaines profondes ?

« Nous, lentement périr, et périr dans le port !

« Mer ! ouvre-toi ; pour nous sois le lit de la mort ».

Mais déjà de la ville on entoure les portes ;

Le glaive menaçant des nombreuses cohortes

D'un peuple fugitif intimide les pas :

Le trépas se présente à qui fuit le trépas.

De citoyens armés une inflexible chaîne

Autour des murs s'étend, par devoir inhumaine.

Leur regard se détourne, et d'un objet sacré

Tremble de rencontrer le regard adoré ;

Et leurs aveugles coups, à regret homicides,

Ensanglantent leurs bras d'innocents parricides.

Le port désert, plongé dans un calme effrayant,

N'entend plus ni les cris, ni le marteau bruyant :

Les temples sont fermes. Dans ces douleurs publiques,

Des saints sur les autels on voit là les reliques ;

Le cierge consacré cessa de s'allumer,

Et l'encens pour les cieux oublia de fumer.

Voilà donc ces remparts, si fameux d'âge en âge,

Ce sol des troubadours, dont le ciel sans nuage

Semblait du ciel romain répéter les splendeurs !

Où sont, fille des mers, tes antiques grandeurs ?

Où sont ces nautoniers, de qui la foule active

Attachait le regard de l'Europe attentive ?

Emule de Sidon et rivale de Tyr !

L'oubli silencieux s'apprête à t'engloutir ;

Tu vas joindre au tombeau Babylone et Carthage.

Un jour le voyageur, égaré vers ta plage,

Sur ton havre désert jetant un œil surpris

Demandera Marseille à ses muets débris.

Ainsi Jérusalem, à Dieu longtemps si chère,

Quand sur elle eût soufflé le vent de la colère,

Fléchissant sous le poids de ses calamités,

Tomba dans un moment du trône des cités ;

Et du prophète roi l'héritière divine

Emplit tout l'Orient du bruit de sa ruine.

Mais l'envoyé du ciel à la terre a parlé,

Et le parvis du temple est soudain repeuplé.

Les ordres du prélat rouvrent le sanctuaire ;

De nombreux citoyens l'escortent vers la chaire.

Et s'arrêtent, saisis d'un saint frémissement.

Belzunce, devant Dieu, se recueille un moment ;

Et, s'armant tout à coup de la croix symbolique,

Élève avec ferveur sa voix évangélique :

« Aux doux de cette croix l'Homme-Dieu vint s'offrir,

« Disait-il ; comme lui ne sauriez-vous souffrir ?

« Adorons, inclinés, la volonté céleste ;

« Humbles de cœur, priez ; le ciel fera le reste ».

Il dit ; vers le Très-Haut la prière a volé :

Le malheureux qui prie est déjà consolé.

Belzunce ouvre aux douleurs un asile propice ;

Sou palais se transforme eu un pieux hospice.

Les lits nombreux du pauvre, alignes tristement,

Du vertueux séjour sont l'unique ornement ;

Et l'or, qui décorait cette riche demeure,

Court chercher les besoins du malade qui pleure.

Temple sacré du deuil et de l'humanité !

Ta pompe douloureuse est dans ta nudité.

Le Prélat, revêtu de la bure grossière,

Et le front tout souillé de cendre et de poussière,

D'un bras infatigable écarte le trépas.

L'Aumône, ouvrant la main, vole devant ses pas.

Oh ! quels flots de bienfaits épanchés dans sa course

De son or généreux il épuise la source ;

Mais l'éternel lui garde un bien plus précieux :

Sa sainte pauvreté l'enrichit dans les cieux.

Suivi de ces mortels, dont la main révérée

Des courts destins de l'homme allonge la durée,

D'un pied muet, il entre au fond des noirs réduits

Où veille la douleur dans la longueur des nuits.

Et présente au mourant, qu'un feu secret consume,

Du breuvage ordonné la propice amertume.

Du mortel expirant il recueille les vœux,

Les derniers repentirs et les derniers aveux ;

Lui montre dans la mort le retour salutaire

D'un habitant des cieux exilé sur la terre ;

Et le guide, aux clartés de son divin flambeau,

Vers ce jour immortel qui commence au tombeau.

De moment en moment l'active maladie

Redouble les progrès de son vaste incendie ;

Tout meurt. On n'aperçoit que de vivants débris :

Les yeux n'ont plus de pleurs, la voix n'a plus de cris.

De leurs sinistres mains le Deuil et la Souffrance

Ont écrit sur ces murs : « Ici plus d'espérance ».

L'inévitable mort frappe à coups dévorants,

Et son niveau funèbre égale tous les rangs.

L'ami tombe et s'éteint sur l'ami qu'il regrette.

L'égoïste, au cœur dur, s'enferme en sa retraite ;

Là, seul, privé d'appuis, il meurt triste, isolé :

II ne consola point et n'est point consolé.

L'étranger, que rappelle une épouse chérie,

Succombe, le regard tourné vers la patrie.

Le vieillard oublié, sur sa couche étendu,

Appelle, appelle encore, et n'est point entendu !

Près de lui languissait la lampe solitaire,

De sa dernière nuit compagne funéraire.

Que cette nuit fut longue ! Enfin le jour parut,

La lampe s'éteignit et le vieillard mourut.

Plus loin, entre ses bras, une mère éplorée

Tient son fils qui n'est plus, et sa bouche égarée

S'attachant sur la sienne y puise avec effort

Le poison bienfaiteur qui lui promet la mort.

Mais des bords de la tombe un cri s'est fait entendre.

Les autels attendaient ce couple jeune et tendre ;

Déjà fumait l'encens. O changement fatal !

Le froid linceul….. tel est leur voile nuptial !

Attestant de l'hymen la majesté divine,

Belzunce étend ses mains sur leur front qui s’incline.

Morne flambeau ! Tu luis sur leurs derniers moments.

Et l'autel de la mort a reçu leurs serments.

Des secrets de la vie heureux dépositaire,

Laborieux martyr d'un noble ministère !

Le monstre impur te lance un farouche regard,

Et se venge sur toi des bienfaits de ton art.

Prêtre du Dieu vivant ! ta main appesantie

Se glaçant par degrés laisse échapper l'hostie.

Seul Belzunce est debout. En ces lieux destructeurs

Il ose encor porter ses pas consolateurs.

Quand Moïse, aux regards de la foule tremblante,

Franchit du haut Horeb la cime étincelante,

Israël éperdu, devant Dieu prosterné,

Pria, les yeux en pleurs et le front consterné.

Telle autour de Belzunce une foule éplorée

Recommandait au ciel cette tête sacrée.

Peuple ! cesse ta plainte et sors de ton effroi :

Le ciel veille sur lut pour qu'il veille sur toi.

Sous l'aile du Seigneur, le prélat vénérable

Dans le commun fléau demeure invulnérable.

Durant vingt nuits ses yeux ne se sont point fermés.

À la sombre lueur des fanaux enflammés

Il veille infatigable, et sa marche assidue

Parcourt de la cité la plaintive étendue.

Purifiant la terre où s'impriment ses pas,

Par sa seule présence il impose au trépas ;

Et, d'un peuple mourant apaisant la souffrance,

De la tombe entr'ouverte il trompe l'espérance.

Enfin, sous tant d'efforts il se sent accablé.

De succomber trop tôt lui-même il a tremblé.

L'intrépide nageur qui, sur les noirs abîmes,

A déjà ressaisi de nombreuses victimes,

Vers d'autres malheureux par le flot menacés

Se précipite, lutte, étend ses bras lassés,

Les saisit….. Mais, hélas ! sans force et sans haleine,

Pourra-t-il parvenir à la rive lointaine ?

Tel est Belzunce. Au ciel sa grande âme eut recours.

« Dieu, laissez-moi pour eux vivre encor quelques jours !

« Et nous que l'anathème a choisis pour victimes,

« Nous, pécheurs, qui portons la peine de nos crimes,

« Essayons d'émousser les flèches du courroux ;

« Mettons la pénitence entre la mort et nous.

« Peuple, suivez mes pas ». Et la foule troublée.

Autour de lui se presse en désordre assemblée.

Il était nuit. Belzunce, en ces pieux instants,

Humble, et le cou pressé du nœud des pénitents,

Le pied nu, l'œil au ciel, à l'entour des murailles

A voix basse entonnait l'hymne des funérailles.

Un reste d'habitants, faibles, et peu nombreux,

Traînaient avec effort leurs débris douloureux,

Et supportaient à peine, en leur main affaiblie,

Des flambeaux pâlissants, images de leur vie.

Lorsque devant leurs pas l'asile sépulcral

Offrit ses humbles croix et son tertre inégal,

Leur chant religieux, saluant cette enceinte,

Des ossements vieillis bénit la poudre sainte ;

Et la tombe entendit les ténébreux accords

Des mourants qui priaient sur la cendre des morts.

Ces tristes voix dans l'air sourdement retentirent,

Et de la sombre nuit les profondeurs gémirent.

On dit même qu'alors l'ange mystérieux

Qui s'assied aux confins de la terre et des deux,

Laissant un sillon d'or sur sa route étoilée,

Descendit lentement et la face voilée,

Recueillit les soupirs, et, saint médiateur,

Les porta sur son aile aux pieds du Créateur.

Faveur soudaine ! Il luit le jour de la clémence !

L'Éternel fait un signe, et le pardon commence.

L'air circule déjà plus limpide et plus pur ;

L'espace radieux a repris son azur,

L'automne sa guirlande, et la terre épuisée

Boit les molles vapeurs de la fraîche rosée.

L'appareil funéraire a fui de ce séjour ;

Le regret seul demeure et gémit plus d'un jour.

Ce peuple, si longtemps à l'infortune en proie,

Laisse à peine éclater sa douloureuse joie.

Mais, la reconnaissance étouffant les sanglots,

La foule tombe aux pieds du pontife héros,

Le porte vers le temple, et par un juste hommage,

Bénit le Tout-Puissant dans sa vivante image.

 

 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 13:19

Sainte Dymphne, martyre

ou Dymphna, Dymfna, Dimfna, Dimpna,

Dympna, Dymphnart, Damnat,

Damhnait, Dinfna ou Diunfna

VIIème siècle

 

 

 

Sainte Dymphna, selon la tradition populaire, est la Patronne des malades atteints de « folie », de troubles mentaux et de maladies neurologiques, de somnambulisme et d’épilepsie.

Elle est aussi la Patronne des princesses, du bonheur familial, des fugueurs (et des fugueuses), des victimes d'inceste et de viol, des orphelin(e)s, des Martyr(e)s, des hôpitaux psychiatriques et de leurs soignant(e)s, ainsi que des personnes « possédées ».

Elle est théoriquement fêtée le 15 mai, mais d’autres pays la fêtent parfois le 30 mai.

 

 

 

Prière d’intercession à

Sainte Dymphna de Geel

 

Pour échapper à la folie des pécheurs, tu t'en allas sur les flots de la mer

avec le prêtre Géréberne, pour trouver un asile où louer le Christ.

Et tu couronnas par le martyre, une vie toute tournée vers le Seigneur.

Aujourd'hui nous te prions, vierge Dymphna,

d'intercéder auprès de Dieu pour le Salut de nos âmes.

Faites, Seigneur, que ces prières que nous Vous adressons

soient accompagnées de l’intercession de Sainte Dymphna,

et que nous obtenions, par son entremise, les grâces

que nous espérons avec confiance de Votre bonté.

Nous Vous en prions par Notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.

 

 

Prière à Sainte Dymphna

pour demander une guérison

 

Seigneur Jésus-Christ, Tu as voulu que Sainte Dymphna puisse être invoquée

par des milliers de patients comme patronne des maladies nerveuses et mentales.

Tu as fait que son intérêt pour ces patients soit une inspiration et un idéal de charité

partout dans le monde. Par les prières de cette jeune martyre de pureté,

fais que ceux qui souffrent de maladies nerveuses ou mentales,

partout sur terre, soient aidés et consolés.

Je Te recommande en particulier :

Mentionnez le nom de la personne

Écoute les prières de Sainte Dymphna et de Ta Très Sainte Mère.

Donne à ceux que je Te recommande la patience d’endurer leur mal

et la résignation à Ta sainte volonté. Accorde-leur la consolation dont ils ont besoin

et particulièrement la guérison qu’ils désirent ardemment si c’est là Ta volonté.

Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

 

 

 

Oración a Santa Dimpna de Irlanda

 

Escúchanos, oh Dios, nuestro Salvador,

al honrar a Santa Dimpna,

patrona de los enfermos

con enfermedad mental y emocional.

Ayúdanos a ser inspirados por su ejemplo

y confortados por su ayuda misericordiosa.

Amen.

 

 

 

Prayer to Saint Dymphna

 

Good Saint Dymphna, great wonder-worker

in every affliction of mind and body,

I humbly implore your powerful intercession

with Jesus through Mary, the Health of the Sick,

in my present need: (Mention it).

Saint Dymphna, martyr of purity,

patroness of those who suffer with nervous and mental afflictions,

beloved child of Jesus and Mary, pray to Them for me

and obtain my request.

 

Our Father, Hail Mary and Glory Be,

Saint Dymphna, Virgin and Martyr, pray for us!

 

 

Prayer to St. Dymphna of Geel

 

Lord, our God, you graciously chose St. Dymphna

as patroness of those afflicted with mental and nervous disorders.

She is thus an inspiration and a symbol of charity

to the thousands who ask her intercession.

Please grant, Lord, through the prayers of this pure youthful martyr,

relief and consolation to all suffering such trials,

especially those for whom we pray: (State your petitions).

We beg you, Lord, to hear the prayers of St. Dymphna on our behalf.

Grant to all for whom we pray patience in their sufferings

and resignation to your divine will.

Please fill them with hope and grant them the relief

and cure they so much desire.

We ask this through Christ, our Lord

who suffered agony in the garden.

Amen.

 

 

 

Gebed tot St. Dimpna

 

Heer, onze God, u hebt St. Dimpna als beschermster

aangesteld van hen die lijden aan psychische en nerveuze stoornissen.

Ze is een bron van inspiratie en een symbool

van de liefde voor de duizenden die vragen om haar voorspraak.

Geef, Heer, door de tussenkomst van deze zuivere,

jonge martelares geduld en troost aan allen die lijden,

in het bijzonder aan hen voor wie we nu willen bidden.

Wij vragen U, Heer, te luisteren naar wat ze zegt namens ons.

Geef hen voor wie we bidden geduld in hun lijden

en aanvaarding van Uw goddelijke wil.

Geef hen hoop en zlefvertrouwen

en de kracht waarnaar ze zo naar verlangen.

Dat vragen we U door Christus,

die zich in de hof van Olijven ook totaal verlaten heeft gevoeld.

Amen.

 
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 10:24

 

 

 

 

O Magnum Mysterium

BR 1571

 

O magnum mysterium,

et admirabile sacramentum,

ut animalia viderent dominum natum,

jacentem in praesepio.

O Beata Virgo, cujus viscera meruerunt

portare dominum Jesum Christum,

Alleluia.

 

 

Imprimé 1572

O magnum misterium,

et admirabile sacramentum,

ut animalia  viderunt dominum natum,

iacentem in presepio.

O Beata Virgo,

cuius viscera meruerunt

portare dominum Iesum Christum,

Alleluia.

 

 

Version dans la Prima Pars

de Palestrina

O magnum mysterium
et admirabile sacramentum,
ut animalia viderent Dominum natum

jacentem in praesepio.
Natum vidimus et choros Angelorum
collaudantes Dominum.

Alleluia!

 

 

Version de Morales

O magnum mysterium
et admirabile sacramentum,
ut animalia viderent Dominum natu

jacentem in praesepio.
Beata Virgo, cujus viscera meruerunt
portare Dominum Jesum Christum.
Domine, audivi auditum tuum et timui:
consideravi opera tua, et expavi:
in medio duorum animalium.

 

 

Français – French

O grand mystère,

et admirable sacrement,

que des animaux voient leur Seigneur nouveau-né,

couché dans une mangeoire !

Heureuse Vierge, dont le sein

a mérité de porter

Le Christ Seigneur.

Alleluia !

 

ou :

Ô grand mystère et merveilleux sacrement,
Que les animaux voient le Seigneur nouveau-né
reposant dans la crèche !
Ô heureuse Vierge dont les entrailles méritèrent
de porter le Seigneur, Jésus Christ !
Alléluia !

 

 

Español - Spanish

Oh gran misterio

y admirable sacramento,

que las criaturas  vieron al Señor nacido,

acostado en el pesebre.

Oh, bienaventurada Virgen,

cuyas entrañas merecieron

llevar al Señor Jesucristo.

Aleluya.

 

o :

¡Oh gran misterio,
y maravilloso sacramento,
que los animales deben ver al recién nacido Señor,
acostado en un pesebre!
Bienaventurada la Virgen, cuyo vientre
fue digno de llevar
a Cristo el Señor.
Aleluya.

 

 

English - Anglais

Oh great mystery

and wonderful sacrament,

who the creatures seen

to the born Lord,

lying in a manger!

O Blessed Virgin,

whose womb deserved to bring

Jesus Christ, the Lord.

Alleluia.

 

or :

O great mystery,

and wonderful sacrament,

that animals should see the new-born Lord,

lying in a manger!

Blessed is the Virgin whose womb

was worthy to bear

our Saviour, Jesus Christ.

Alleluia!

 

Other versions

 

Tomás Luis de Victoria: O Magnum Mysterium

The Choir of Somerville College, Oxford

 

 

Victoria - O Magnum Mysterium

Académie Vocale de Paris

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 11:48

Notre-Dame de Neubois, surplombant le village de Neubois 

anciennement Geruth ou Kritt, signifiant défriché (Gereuth en allemand)

 

 

 

Prière à Notre-Dame de Neubois

 

                Ô Notre-Dame de Neubois, ayez pitié de nos pauvres invocations !               

Notre-Dame de Krüth, exaucez nos ferventes prières et supplications !

Sainte Vierge couronnée d’étoiles, envoyez-nous toujours Vos consolations !

Mère de Dieu, Lumière éclatante, ouvrez Vos mains bénies pleines de grâces !

Ne permettez point que nous nous égarions dans la funeste impasse,

Vous qui rayonnez d’une si grande gloire céleste qui tout surpasse !

Ô Marie conçue sans péché, tendre protectrice de la pieuse Alsace,

De la Lorraine libre et de la France affligée, si bas ici-bas et si lasse,

Défendez-nous contre le cruel ennemi et toutes ses persécutions !

Libérez-nous de toutes les formes d’oppressions et de répressions !

Que Votre Saint Amour maternel et miséricordieux guide toute révolution,

Que nous soyons au Nom du Saint Enfant-Jésus à Vos pieds en adoration,

Pleins de contrition, de dévotion, de foi, d’espérance et de réconciliation !

"Mudergottes Brennela", source vive et vitale dans nos tristes tribulations,

Soyez notre salut, notre perpétuel secours et notre éternelle jubilation !

 

Poème écrit à Marseille le 18 juillet 2017 par Patrick ROBLES

 

Petite chapelle au-dessus du village de Neubois

appelée "Mudergottes Brennela" signifiant 

« Petite fontaine de la Vierge Marie » en alsacien

proche de la source miraculeuse

Remerciements à Bénédicte KECK pour la traduction

chargée de mission à l'O.L.C.A.

(Office pour la Langue et les Cultures d'Alsace et de Moselle)

 

 

Prières en Alsacien

 

 

 

 

Des apparitions de la Vierge Marie à Neubois

 

L'endroit où eurent lieu les apparitions est à deux kilomètres du village de Neubois, appelé à l'époque Krüth, à mi-hauteur de la montagne, et à égale distance des ruines du château du Frankenbourg. Il y a à l'endroit une vaste clairière, au milieu de la forêt, d'où l'on jouit d'un magnifique panorama. D'un côté on aperçoit la commune de Scherwiller et le château de l'Ortenbourg. Avant d'entrer dans la clairière, on voit du regard de nombreux villages, dont ThanvilléSaint-Pierre-Bois et l'église Saint-Gilles perchée un peu au-dessus des deux villages. Plus haut on aperçoit les cimes de l'Ungersberg. D'un autre côté on voit le Val de Villé parsemé de villages. Aujourd'hui à la clairière se trouve une statue de Marie (mère de Jésus), une statue de l'Archange Saint Michel terrassant le dragon, une petite statue de saint Joseph, une chapelle avec une grande croix et un chemin de croix avec ses douze stations. C'est à cet endroit que serait apparue la Sainte Vierge. En 1872, quand commencèrent les apparitions, l'Alsace était annexée à l'Allemagne depuis plus d'un an et le nom le plus usuel du village était celui de Krüth. A la vérité le village a trois noms : Neubois, Krüth, Gereuth est le nom allemand.

Dans le contexte de l'occupation allemande et antireligieux de l'époque, un Alsacien se rend en Italie et rencontre une mystique nommée Palma-Maria-Addolarata Matarelli (1825-1888) d'Oria, plus tard religieuse de Notre-Dame des Douleurs, et lui parle de l'Alsace-Lorraine. Elle lui répondit qu'il arrivera bientôt des choses merveilleuses : "...une apparition en juillet 1872 doit avoir lieu en Alsace-Lorraine".

Le dimanche 7 juillet 1872 en date de la fête du Précieux Sang, la Vierge Marie apparait tout d'abord à l'office du soir dans l'église Saint-Nicolas de L'Hôpital à Marie Françoise Clémentine Girsch, âgée de onze ans.

Elle décrit l'apparition comme une belle femme aux cheveux blonds et longs, portant une couronne sur la tête. Sa robe blanche est brillante. La Vierge Marie tend ses bras en avant. Dans sa main droite elle tient une boule blanche d'où tombent des gouttes d'eau, dans sa main gauche elle tient une boule noire d'où tombent des gouttes de sang. À sa droite se tiennent des soldats français, à sa gauche se trouvent des soldats armés d'épées.

À L'Hôpital (Moselle) qui portait le nom de Spittel in Lothringen ces événements sont restés très discrets. Clémentine Girsch est qualifiée selon les rapports de l'époque de petite fille sage, posée et réservée. Elle restera très discrète sur ces événements. Elle est née le 3 décembre 1861 à Carling. Le 9 février 1880 elle épouse à L'Hôpital, Ambroise Renard, instituteur et maire de Carling (1855-1941) et sera mère de deux enfants. Elle décèdera à Strasbourg le 13 janvier 1944.

Le même jour à Neubois, cette même apparition se manifeste à quatre fillettes âgées de 7 à 11 ans qui se promènent au pied d'une montagne appelée Schlossberg, à la recherche de myrtilles. Soudain, une dame blanche portant sur la tête une couronne d'or, s'avance vers elles. Effrayées, elles s'enfuient à toutes jambes. C'est la première apparition de toute une série qui mettra en émoi le paisible village de Neubois.

Le 11 juillet 1872, la Vierge Marie apparaît de nouveau sous la même forme dans la forêt de Neubois à Philomène Jehl (10 ans), Sophie Glock (11 ans), Marie Flick et d'autres enfants de l'école. Elles entendent une voix fine dire : « Kommet, Kommet! » (Venez, venez !). Le 12 juillet la troisième apparition se manifeste à certaines filles d'un groupe accompagné d'une religieuse qui est aussi leur institutrice, sœur Madeleine. Le 14 juillet 1872 l'apparition guide 6 filles dont Odile Martin vers le sommet du Frankenbourg, chemin de La Vancelle. Le 15 juillet 1872 tout un groupe d'enfants et d'adultes assiste à une apparition de la Vierge qui les appelle de nouveau : « Kommet, Kommet! » (Venez, venez !) en direction du château de Frankenbourg. Un vent violent se lève et on entend un son de cloches. D'autres apparitions miraculeuses vont suivre. Une petite chapelle provisoire sera érigée sur les lieux. Le Kreisdirektor envoie un détachement de 50 soldats surveiller l'emplacement. Le 7 septembre 1872, la police abat la chapelle ainsi que l'autel et défend aux fidèles l'accès aux lieux. Le 8 septembre 1872 on assiste à une première guérison miraculeuse d'une jeune fille très malade. D'autres apparitions et guérisons vont avoir lieu malgré l'hostilité de l'autorité prussienne qui fait afficher un panneau :

« L'accès sans autorisation du district 272829 est, par la présente, interdit selon l'article 368 du code pénal avec une peine allant jusqu'à 75 francs et un emprisonnement jusqu'à 15 jours. »

Le 11 septembre 1872, sœur Madeleine est expulsée par les autorités et doit quitter Neubois. Le 14 octobre 1872 un soldat prussien a une vision de l'enfant Jésus. Les apparitions continuent. L'évêque de Strasbourg Monseigneur André Raess est informé de par une lettre de l'apparition de L'Hôpital et de celles du Frankenbourg et reçoit lui-même un témoin des apparitions du Neubois. Il reste réservé et prudent. Le 11 novembre 1872 l'abbé Hotzmann, curé de Villé note : "les apparitions sont de plus en plus fréquentes". De nombreux pèlerins viennent sur les lieux. Pour la seule journée du 3 février 1873 on comptera 6000 pèlerins. Le 4 mars 1873 les autorités prussiennes s'inquiètent de cette affluence et envoient un détachement de 150 soldats interdire l'accès des lieux. Dans les jours et les mois qui suivent, d'autres enfants, mais aussi des adultes, sont persuadés d'avoir vu la Vierge Marie ou aperçu "la dame blanche", seule ou entourée d'anges ou ... de soldats. La nouvelle de ces phénomènes extraordinaires se répand comme une traînée de poudre dans toute l'Europe centrale et méridionale, mais surtout en Allemagne et en France.

Un des lieux d'apparition s'appelait Krittacker, acker veut dire champ. Le village était semble-t-il situé plus haut dans la montagne.

La montagne des apparitions

Les différents endroits où les apparitions eurent lieu sont situés en dehors du village sur le flanc d'une montagne au sommet de laquelle on aperçoit le château du Frankenboursitué à 703 mètres d'altitude. Cette montagne est couverte de bois jusqu'au sommet. Il faut d'ailleurs faire une distinction entre les deux noms : Frankenberg est le nom de la montagne et Frankenbourg est le nom du château. Le château du Frankenbourg date de l'époque féodale et a été construit suivant les principes militaires du  xie   siècle. Cela n'exclut pas l'hypothèse qu'un autre château ait pu exister antérieurement au même endroit à l'époque franque. Ce qui est certain, c'est l'existence d'une forteresse sur la montagne du temps des Romains. Des monnaies constantiniennes trouvées au Frankenbourg entre deux enceintes prouveraient que les romains auraient aménagé un système défensif confirmant ainsi la position stratégique du lieu et l'opportunité de fortifications. Il est probable que lors des combats opposant Francs et Alamans ces derniers ont utilisé les constructions romaines qui existaient à cet endroit. La tradition veut que ce soit Clovis qui a fait construire le château du Frankenbourg et que son épouse Sainte Clotilde y ait prié pour obtenir la victoire de son mari pendant la bataille de Tolbiac. Plusieurs historiens ont attesté cette version. L'abbé Nartz a écrit "Sigebert cousin de Clovis qui régnait à Cologne, appela à son secours contre les envahisseurs le roi des Francs Saliens Clovis. La bataille s'engagea près de Tolbiac (Zulpich) selun les uns, près d'Argentorate pour les autres. Le Tolbiac serait d'après certains historiens près de Cologne, pour d'autres près de Strasbourg. Ces diverses hypothèses conduisent à penser qu'il pourrait y avoir plusieurs Tolbiac et de ce fait il est souvent difficile dans les brumes du passé d'identifier le lieu réel des combats d'autrefois. Certains ont même avancé le nom de Scherwiller à des traces de bataille ont été trouvées comme l'emplacement probable du véritable Tolbiac.

Ces événements des apparitions sont relatés abondamment dans la presse locale et nationale et repris dans des brochures, ce qui ne fait qu'amplifier le phénomène. Neubois connaît alors une affluence populaire extraordinaire ; au mois de janvier 1873, la Reichsbahn vend plus de 80 000 billets de chemin de fer à destination du Val de Villé.

Une source à l'eau "miraculeuse" est découverte. Plusieurs personnes prétendent avoir été guéries. Les conditions sont donc remplies pour que Neubois devienne le Lourdes alsacien ! Cette arrivée massive de gens commence à inquiéter l'administration allemande surtout que ces apparitions se teintent d'allusions et de propagande politiques : la Sainte Vierge viendrait pour libérer l'Alsace du joug prussien! A Paris est éditée, en 1874, une brochure au nom évocateur : "La résurrection de la France et le châtiment de la Prusse, prédits par Marie en Alsace". L'armée est chargée d'interdire l'accès du lieu des apparitions, puis de l'ensemble du ban communal. Les autorités religieuses restent très prudentes et sceptiques et conseillent la même attitude au chargé d'âmes de la paroisse, notamment à l'abbé Michel Ulrich qui recueille, avec une certaine naïveté, les témoignages des "voyantes" de sa paroisse. Le curé Alphonse Adam, qui lui succède en novembre 1876, puis l'abbé Boersch, à partir de 1879, prêtent une oreille moins attentive aux dépositions des visionnaires qui se font plus rares ; par un patient et minutieux travail d'enquête, ils réussissent à montrer que ces apparitions sont nées de l'imagination des enfants, qui les uns après les autres, se sont rétractés. Peu à peu le village retrouve sa sérénité. Aujourd'hui une petite chapelle rénovée s'élève dans la forêt, près de la source "Mudergottes Brennela" ; elle rappelle aux promeneurs et aux pèlerins ces évènements "surnaturels". L'érection à Neubois, en 1883, de la "Confrérie du Rosaire Vivant", a-t-elle des liens avec ces apparitions ? De nos jours, le culte marial connaît dans le village une dévotion particulière et continue à attirer des pèlerins venus de près ou de loin et il reste de même à L'Hôpital (Moselle) une dévotion mariale particulière des habitants qui s'exprime par la construction d'une Grotte de Lourdes inaugurée le 3 octobre 1954.

 

Source : « Neubois – Des apparitions de la Vierge Marie » sur Wikipédia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 12:16

Première Communion de Thérèse dans la chapelle des Bénédictines de Lisieux le 8 mai 1884

Tableau de Soeur Marie du Saint-Esprit, carmélite de Lisieux (54 cm x 73 cm)

d'après une grisaille à l'huile de Blanchard retouchée par Céline, soeur de Thérèse

Source : Archives du Carmel de Lisieux

 

 

 

Hymnes à Sainte Thérèse

de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face

 

 

Hymne 1

Qu’ils chantent le nom et la gloire de la sainte Vierge Thérèse,

ceux qui croient avec amour aux saints dons du divin Enfant.

Sa patronne et mère l’appelle aux sommets du mont Carmel ;

Thérèse s’y élance sur les traces de son Époux.

Animée par l’esprit de Jésus, elle révèle les mystères de la grâce ;

elle enseigne au monde en maîtresse les voies simples des enfants.

Les saints cloîtres eux-mêmes respirent les fleurs de vertu

que la chaste Vierge cultive, comme un Ange descendu du ciel.

Mais un chant n’exprime pas tous les élans de son amour ;

aucune enceinte ne peut contenir la puissance de ses soupirs.

A vous, Jésus, soit la gloire, vous qui vous révélez aux tout-petits,

comme au Père et au Saint-Esprit, dans les siècles éternels.

Amen.

 

 

Hymne 2

La charité immense du Christ la pousse à entreprendre de grandes choses,

cette Vierge ornée de la couronne des Apôtres et des Martyrs.

Souhaitant, victime d’amour, être brûlée d’un feu mystique,

elle prie son Époux d’attiser les flammes suprêmes de l’holocauste.

Messagère d’éternité, voici que vient la mort désirée.

Murmurant : « Je vous aime ! » Thérèse s’envole vers le Christ.

Jouissant maintenant du bonheur céleste, souviens-toi,

du haut du ciel, de répandre largement les roses que tu avais promises.

Et vous, Roi au cœur très doux, qui préparez un royaume aux petits,

accordez-nous d’entrer à sa suite au bienheureux séjour.

A vous, Jésus, soit la gloire, vous qui vous révélez aux tout-petits,

comme au Père et au Saint-Esprit, dans les siècles éternels.

Amen.

 

 

Hymne 3

O vierge, tu trônes au palais éclatant de lumière divine ;

répondant à nos vœux, selon ta promesse, tu réconfortes

ceux qui te prient, par une pluie de roses.

Que ces roses soient pour nous la lumière brillante de la foi céleste,

l’espérance qui soutient dans l’adversité,

et la vertu vivace d’une sainte charité.

Que ces roses soient pour nous ta candeur d’enfant

abandonné au Seigneur, qui, par sa grâce paternelle,

nous rend douces même les amertumes de notre vie.

Que tout cela nous soit accordé par la Déité bienheureuse du Père,

et du Fils, et du Saint-Esprit, dont la gloire éclate dans le monde entier.

Amen.

 

Source : Messe et offices de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, vierge et docteur de l’Eglise sur le site introibo.fr

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 16:23

Grégory Villemin

1980-1984

 

 

 

Puget-Théniers, mercredi 28 juin 2017

 

 

Poème aux enfants martyrs

 

Doux enfants innocents dont on a fait couler le sang, en moi je vous sens,

Belles et blanches brebis envoyées vers l’abattoir, avec vous je descends,

Frêles colombes à qui de viles et veules veuves noires ont volé le sourire, je pleure en dedans,

Embryons broyés dans le placenta de vos mamans, je verse des larmes de sang,

Petits enfants non désirés, non choyés, mal-aimés, maltraités, je vous berce tendrement,

Petits chéris endoctrinés, rejetés, avilis, violés, égorgés, décapités, je souffre vos tourments,

Mes tout petits tétanisés, terrorisés, torturés, martyrisés, assassinés, vous êtes déjà si grands,

Pauvres mères et pères, familles et proches affligés, je partage le supplice de vos hurlements,

Lucioles célestes du salut luisant sans cesse sur les âmes seules, je vous étreins tendrement,

Petits anges de Dieu, saints enfants martyrs, je suis votre papa d’amour éternellement.

 

Poème écrit par Patrick ROBLES le 28 juin 2017

 

Charles-Edouard Turquin

1983-1991

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 08:50

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Neuvaine poétique à la Rose

 

Ô Petite Thérèse de l’Enfant-Jésus,

je t’en prie, cueille pour moi

une rose du jardin céleste

et envoie-la-moi comme message d’amour.

 

Ô Petite Fleur de Jésus,

demande à Dieu de m’accorder les faveurs

que je place maintenant,

avec confiance, dans tes mains.

(mentionnez ici votre intention de prière particulière)

 

Sainte-Thérèse, aide-moi à toujours croire,

comme tu l’as fait, au grand Amour de Dieu pour moi,

afin que je puisse imiter ta "Petite Voie" chaque jour.

Amen.

 

Neuvaine traduite de l’anglais, le mercredi 6 mars 2013, d’après "My Novena Rose Prayer" sur le site littleflower.org

 

 

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"My Novena Rose Prayer"

littleflower.org

 

"O Little Therese of the Child Jesus,

Please pick for me a rose

from the heavenly garden

and send it to me

as a message of love.

 

O Little Flower of Jesus,

ask God to grant the favors

I now place with confidence

in you hands.

(mention your special prayer request here)

 

St. Therese, help me to always believe

as you did, in God's great love for me,

so that I may imitate your "Little Way" each day."

 

"Amen."


 

 

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