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  • : In hoc signo vinces. Parousie by ROBLES Patrick
  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 09:58

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Prière de Manassé

Psaume pénitentiel apocryphe

 

1 Seigneur souverain,

Dieu de nos pères,

d’Abraham, d’Isaac, de Jacob

et de leur juste descendance (a),

2 toi qui as fait le ciel et la terre (b)

avec toute leur beauté,

3 toi qui as entravé la mer par la parole

de ton commandement,

toi qui as fermé l’abîme (c) et l’as scellé

par ton nom redoutable et glorieux,

4 et devant qui tout frémit et tremble

face à ta puissance !

5 En effet la magnificence de ta gloire (d)

est insoutenable

et irrésistible est ta colère

qui menace les pécheurs,

6 mais incommensurable et insondable (e)

est la miséricorde de ta promesse,

7 car c’est toi le Seigneur Très-Haut,

compatissant, lent à la colère

et plein de miséricorde,

qui se repent (f) des maux

qui frappent les hommes.

8 Toi donc, Seigneur, Dieu des justes,

tu n’as pas établi le repentir

pour les justes,

pour Abraham et Isaac et Jacob

qui n’ont pas péché contre toi,

mais tu as établi le repentir

pour moi pécheur (g),

9 parce que j’ai commis des péchés

plus nombreux que le sable de la mer.

Mes transgressions se sont multipliées,

Seigneur, elles se sont multipliées,

et je ne suis pas digne de lever les yeux

pour voir la hauteur du ciel

à cause de la foule de mes péchés (h).

10 Je suis trop accablé sous le grand poids

de mes chaînes pour relever la tête

à cause de mes péchés.

Il n’est pas pour moi de pardon

car j’ai provoqué ta colère,

et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux

en commettant des abominations

et en multipliant des objets d’horreur (i).

11 Mais maintenant je plie le genou

de mon coeur en implorant ta bonté (j) :

12 j’ai péché, Seigneur, j’ai péché,

et mes transgressions,

 moi je les connais (k).

13 Je te supplie et je t’implore :

pardonne-moi, Seigneur,

pardonne-moi, ne m’anéantis pas

à cause de mes transgressions,

ne garde pas de ressentiment

pour l’éternité face au mal que j’ai fait,

ne me condamne pas jusque dans

les profondeurs de la terre (l) !

Car tu es, Seigneur, le Dieu

de ceux qui se repentent

14 et en moi tu montreras ta bonté.

Car, tout indigne que je sois,

tu me sauveras dans ta grande miséricorde (m),

15 et je te louerai sans cesse

tous les jours de ma vie.

Car toute la puissance des cieux te loue

et la gloire t’appartient pour l’éternité (n).

Amen.

 

Marie-Immaculee-et-roses-parousie.over-blog.fr.jpg

 

a : Souverain rend le grec pantokratôr (celui qui tient tout), titre appliqué à Dieu dans la Septante ; voir 3 M 2.2 et la note. – Dieu... d’Abraham… Ex 3.6,15-16 ; Dn grec 3.26,52 ; Ac 3.13. La formule habituelle Dieu de nos pères est développée ici par la mention des trois patriarches d’Israël et de leur descendance, ce qui souligne l’appartenance de Manassé au peuple élu.

b : Gn 1.1 ; 2.1.

c : Entrave de la mer Gn 1.6-10 ; Ps 104.9 ; Jb 38.11 ; 4 Esd 16.58. – fermeture de l’abîme Si 43.23.

d : Ps 145.5.

e : Rm 11.33.

f : Lent à la colère… Ex 34.6 ; Jl 2.13 ; Jon 4.2 ; Ps 103.8. – se repentir : le même verbe est appliqué à Dieu dans la version grecque d’Ex 32.14 ; Jl 2.13 ; Am 7.3 ; Jon 3.9-10.

g : Lc 5.32 ; 15.7.

h : Transgressions multipliées : rappel des nombreux crimes commis par Manassé rapportés en 2 R 21.1-11 et 2 Ch 33.1-10. – Ne pas lever les yeux Lc 18.13. – La foule de mes péchés : sur l’aveu de péchés innombrables, voir Esd 9.6 et la prière d’Azarya (Dn grec 3.29).

i : Mes chaînes : ces chaînes rappellent la captivité à Babylone de Manassé vaincu à la guerre (2 Ch 33.11). – Ce qui est mal à tes yeux Ps 51.6. – J’ai fait... des abominations : ce passage est repris mot pour mot de la version de la Septante de 2 R 21.2 et 2 Ch 33.2. – Objets d’horreur : ce terme est associé aux idoles ; voir Dt 7.25-26.

j : Cette image qui intériorise l’attitude du suppliant fait écho au repentir de Manassé en prison rapporté en 2 Ch 33.12.

k : Ps 51.5-6.

l : Ps 63.10.

m : Ps 6.5.

n : Tous les jours de ma vie Ps 23.6 ; 27.4 ; 61.9 ; 145.2. – La gloire t’appartient… 2 P 3.18.

 

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Histoire du texte

Depuis le IIIe siècle apr. J.C. au moins, la tradition chrétienne connaît un texte absent de la Bible hébraïque et attribué au roi Manassé. Sans pouvoir la dater avec précision, on suppose que la Prière de Manassé (Mn) a pu être composée entre le IIe siècle av. J.C. et le Ier siècle apr. J.C., plus exactement avant la destruction de Jérusalem en l’an 70.

Le texte grec se présente selon trois traditions textuelles : celle des Constitutions Apostoliques (fin du IVe siècle), celle du manuscrit Alexandrinus (Ve siècle apr. J.C.), et celle, plus tardive, du Livre des Heures byzantin. Nous traduisons ici le texte établi par l’édition critique de la Septante de Rahlfs (1935).

La version ici donnée n’est pas la seule qui existe ni vraisemblablement la plus ancienne. On a retrouvé à Qumrân une prière attribuée à Manassé dans une série de cantiques. Néanmoins, le texte est assez différent et donc indépendant de notre prière. Par ailleurs, on a également découvert une version en hébreu de cette prière grecque dans les fragments de la Guenizah du Caire (Xe siècle). Ces différentes compositions témoignent de l’impact de la conversion du roi Manassé, telle qu’elle est rapportée dans 2 Ch, aussi bien dans les milieux juifs que chrétiens.

 

Lien avec le deuxième livre des Chroniques

La Prière de Manassé est un texte poétique qui développe le récit concernant le roi Manassé en 2 Ch 33. En effet, selon 2 Ch 33.12-13, Manassé a prié Dieu pendant sa captivité à Babylone, mais la prière n’est pas rapportée. De plus, la notice relative à Manassé s’achève sur un renvoi aux Actes de rois d’Israël et aux Actes de Hozaï, textes aujourd’hui inconnus, pour y lire « la prière à son Dieu » (2 Ch 33.18-19).

Le règne de Manassé (687-642 av. J.C.) est relaté différemment dans 2 R et 2 Ch. Selon 2 R 21.1-18, Manassé, fils d’Ezékias, est la figure absolue du roi impie, idolâtre et criminel jusqu’à sa mort. 2 Ch 33 nous donne une vision radicalement différente du personnage : son long règne de 55 ans est scindé en deux périodes que tout oppose. La première correspond au récit de 2 R ; elle s’achève avec le châtiment du roi impie : vaincu, il est emmené en captivité à Babylone. Du fond de son cachot, il se tourne vers Dieu. Commence alors la seconde période de son règne où, revenu à Jérusalem, il restaure le temple et rétablit le culte du Dieu d’Israël.

 

Composition du texte

Ce poème de 15 versets apparaît comme un psaume pénitentiel. Il est structuré par deux thèmes majeurs : la miséricorde infinie de Dieu et l’assurance qu’un repentir sincère est suivi d’effets. Il est construit en quatre temps :

1-4 : Prière au Dieu créateur

5-8 : Reconnaissance de la colère de Dieu contre les pécheurs mais aussi de sa miséricorde incommensurable

9-13e : Confession, supplication et demande de pardon

13f-15 : Affirmation de la confiance en Dieu et doxologie

 

Une diffusion ancienne et ininterrompue

En dehors de la traduction en hébreu attestée par le fragment de la Guenizah du Caire, la diffusion de la Prière de Manassé tant en Orient qu’en Occident est essentiellement chrétienne et semble être liée en premier lieu à son usage liturgique.

L’usage liturgique semble remonter au début du IIIe siècle apr. J.C. En témoigne un texte syriaque. Au Ve siècle, cette prière fait sans doute partie de la liturgie de Jérusalem, et on la trouve dans les odes des matines à Byzance, d’où elle serait passée aux grandes complies. Elle figure aussi dans le psautier mozarabe. Dans un répons de l’ancienne liturgie romaine, elle est entrelacée à un verset du Psaume 51. Jusqu’au début du XXe siècle, elle est placée en appendice dans la Vulgate, après le Nouveau Testament, avec 3 et 4 Esdras, qui n’ont pas été admis dans le canon catholique.

On la lit dans les anciennes éditions protestantes de la Bible : la Bible de Luther (1534, où elle est le seul livre apocryphe qui n’a pas de prologue propre), la Bible de Genève (1546 ; à la fin de 2 Ch 33), la King James Version (1611 ; parmi les autres apocryphes). Elle est présente dans certaines autres éditions jusqu’au début du XIXe siècle.

 

Intérêt théologique : repentir et conversion

La force de cette prière vient du double mouvement qui associe la conversion du pécheur au « repentir » de Dieu. Le thème n’est pas nouveau : souvent Dieu, supplié par un prophète, renonce à punir Israël (Ex 32.14 ; Am 7.3,6). L’audace vient ici de la reprise du même mot dans deux versets qui se suivent pour exprimer la miséricorde de Dieu et la conversion du pécheur (v. 7 et 8). Ce rapprochement met l’accent sur la relation personnelle et en perpétuel devenir entre Dieu et les hommes.

 

Source : la-bible.net

 

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Prière de Manassé en latin

Oratio Manasse

Chapitre 1 - Caput 1

 

1 Domine Deus omnipotens patrum nostrorum, Abraham, Isaac et Iacob et semini eorum iusto,

2 qui fecisti caelum et terram cum omni ornatu eorum,

3 qui signasti mare verbo praecepti tui, qui conclusisti abyssum et signasti terribili et laudabili nomini tuo,

4 quod omnes pavent et tremunt a vultu virtutis tuae.

5 et insustentabilis ira super peccatores comminationis tuae,

6 inmensa vero et investigabilis misericordia promissionis tuae,

7 quoniam tu es Dominus altissimus super omnem terram, longanimis et multum misericors et paenitens super malitias hominum. tu autem Domine, secundum bonitatem tuam promisisti paenitentiam remissionis peccatorum,

8 et tu Deus iustorum, non posuisti paenitentiam iustis Abraham, Isaac et Iacob, his qui tibi non peccaverunt.

9 quoniam peccavi super numerum harenae maris, multiplicatae sunt iniquitates meae.

10 incurvatus sum multo vinculo ferri et non est respiratio mihi, quia excitavi iracundiam tuam et malum coram te feci, statuens abominationes et multiplicans offensiones.

11 et nunc flecto genua cordis mei, precans ad te bonitatem, Domine.

12 peccavi Domine, peccavi et iniquitatem meam agnosco.

13 peto rogans te Domine remitte mihi, remitte mihi, ne simul perdas me cum iniquitatibus meis neque in aeternum reserves mala mihi,

14 quia indignum salvabis me secundum magnam misericordiam tuam.

15 et laudabo te semper omnibus diebus vitae meae quoniam te laudat omnis virtus caelorum et tibi est gloria in saecula saeculorum, amen.

 

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Prayer of Manasseh

Chapter 1 Biblical apocrypha

 

O Lord, Almighty God of our fathers, Abraham, Isaac, and Jacob, and of their righteous seed; who hast made heaven and earth, with all the ornament thereof; who hast bound the sea by the word of thy commandment; who hast shut up the deep, and sealed it by thy terrible and glorious name; whom all men fear, and tremble before thy power; for the majesty of thy glory cannot be borne, and thine angry threatening toward sinners is importable: but thy merciful promise is unmeasurable and unsearchable; for thou art the most high Lord, of great compassion, longsuffering, very merciful, and repentest of the evils of men. Thou, O Lord, according to thy great goodness hast promised repentance and forgiveness to them that have sinned against thee: and of thine infinite mercies hast appointed repentance unto sinners, that they may be saved. Thou therefore, O Lord, that art the God of the just, hast not appointed repentance to the just, as to Abraham, and Isaac, and Jacob, which have not sinned against thee; but thou hast appointed repentance unto me that am a sinner: for I have sinned above the number of the sands of the sea. My transgressions, O Lord, are multiplied: my transgressions are multiplied, and I am not worthy to behold and see the height of heaven for the multitude of mine iniquities. I am bowed down with many iron bands, that I cannot life up mine head, neither have any release: for I have provoked thy wrath, and done evil before thee: I did not thy will, neither kept I thy commandments: I have set up abominations, and have multiplied offences. Now therefore I bow the knee of mine heart, beseeching thee of grace. I have sinned, O Lord, I have sinned, and I acknowledge mine iniquities: wherefore, I humbly beseech thee, forgive me, O Lord, forgive me, and destroy me not with mine iniquites. Be not angry with me for ever, by reserving evil for me; neither condemn me to the lower parts of the earth. For thou art the God, even the God of them that repent; and in me thou wilt shew all thy goodness: for thou wilt save me, that am unworthy, according to thy great mercy. Therefore I will praise thee for ever all the days of my life: for all the powers of the heavens do praise thee, and thine is the glory for ever and ever. Amen.

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 18:25

Sainte-Vierge-Jeanne-d-Arc-et-Therese-1945-parousie.over-.jpg

"La Sainte Vierge, Sainte Jeanne d'Arc et Sainte Thérèse"

Tableau de Sœur Marie du Saint-Esprit (1945)

 

 

"Cantique pour obtenir la Canonisation

de la Vénérable Jeanne d'Arc" (1894)

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face (PN 4)

 

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Air : Pitié, mon Dieu

 

1. Dieu des armées, l'Eglise tout entière

Voudrait bientôt honorer à l'Autel

Une Martyre, Une vierge guerrière

Dont le doux nom retentit dans le Ciel.

 

Refrain 1

Par ta Puissance

O Roi du Ciel

Donne à Jeanne de France

L'Auréole et l'Autel !

 

2. Un conquérant pour la France coupable

Non ce n'est pas l'objet de son désir

De la sauver Jeanne seule est capable

Tous les héros pèsent moins qu'un martyr !

 

3. Jeanne, Seigneur, est ton oeuvre splendide

Un coeur de feu, une âme de guerrier

Tu les donnas à la Vierge timide

Que tu voulais couronner de laurier.

 

4. Jeanne entendit dans son humble prairie

Des voix du Ciel l'appeler au combat

Elle partit pour sauver la patrie

La douce Enfant à l'armée commanda.

 

5. Des fiers guerriers elle gagna les âmes

L'éclat divin de l'Envoyée des Cieux

Son pur regard, ses paroles de flammes

Surent courber les fronts audacieux....

 

6. Par un prodige unique dans l'histoire

On vit alors un monarque tremblant

Reconquérir sa couronne et sa gloire

Par le moyen d'un faible bras d'enfant.

 

7. Ce ne sont pas de Jeanne les victoires

Que nous voulons célébrer en ce jour

Nous le savons, ses véritables gloires

Ce sont, mon Dieu, ses vertus, son amour.

 

8. En combattant, Jeanne sauva la France

Mais il fallait que ses grandes vertus

Fussent marquées du sceau de la souffrance

Du sceau divin de son Epoux Jésus !

 

9. Sur le bûcher sacrifiant sa vie

Jeanne entendit la voix des Bienheureux

Elle quitta l'exil pour la Patrie

L'Ange Sauveur remonta vers les Cieux !...

 

10. Jeanne, c'est toi notre unique espérance

Du haut des Cieux, daigne entendre nos voix

Descends vers nous, viens convertir la France

Viens la sauver une seconde fois.

 

Refrain 2

Par la Puissance

Du Dieu Vainqueur

Sauve, sauve la France

Ange Libérateur !...

 

Cantique-Therese-Canonisation-Jeanne-d-Arc-parousie.over-.jpg

 

11. Chassant l'anglais hors de toute la France

Fille de Dieu, que tes pas étaient beaux !

Mais souviens-toi qu'aux jours de ton enfance

Tu ne gardais que de faibles agneaux...

 

Refrain 3

Prends la défense

Des impuissants

Conserve l'innocence

En l'âme des enfants.

 

12. Douce Martyre, à toi nos monastères

Tu le sais bien, les vierges sont tes soeurs

Et comme toi l'objet de leurs prières

C'est de voir Dieu régner dans tous les cœurs.

 

Refrain 4

Sauver les âmes

Est leur désir

Ah ! donne-leur tes flammes

D'Apôtre et de Martyre !

 

13. De tous les cœurs sera bannie la crainte

Quand nous verrons l'Eglise couronner

Le front si pur de Jeanne notre Sainte

Et c'est alors que nous pourrons chanter :

 

Refrain 5

Notre espérance

Repose en vous

Sainte Jeanne de France

Priez, priez pour nous !

 

Sanctuaire de Lisieux

 

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"Les récréations pieuses" de Sainte-Thérèse :

- "La Mission de Jeanne d'Arc" (RP 1)

- "Jeanne d'Arc accomplissant sa mission" (RP 3)

 

 

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Fusain de Céline, soeur de Thérèse

 

 

"Ma bonne Sainte Vierge, faites que

votre petite Thérèse ne se tourmente plus jamais."

 

Prière 1 de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus

 

 

Sainte-Jeanne-d-Arc-parousie.over-blog.fr.jpg

 

"Mon Dieu, je vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd'hui, dans les intentions et pour la gloire du Coeur Sacré de Jésus ; je veux sanctifier les battements de mon coeur, mes pensées et mes oeuvres les plus simples en les unissant à ses mérites infinis, et réparer mes fautes en les jetant dans la fournaise de son amour miséricordieux.

O mon Dieu ! je vous demande pour moi et pour ceux qui me sont chers la grâce d'accomplir parfaitement votre sainte volonté, d'accepter pour votre amour les joies et les peines de cette vie passagère afin que nous soyons un jour réunis dans les Cieux pendant toute l'éternité.

Ainsi soit-il."

 

Prière 10 de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus

 

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"Mon Dieu, avec le secours de votre grâce, je suis prête à

verser tout mon sang pour affirmer ma foi."

 

Prière 19 de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus

 

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"Joseph, ô tendre Père,

Protégez le Carmel,

Que vos enfants sur cette terre

Goûtent toujours la paix du Ciel !"

 

"A Notre Père Saint Joseph" (extrait)

Poésie de Sainte Thérèse de Lisieux (PN 14)

 

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"Ah ! je le sais bien, toutes nos justices

N'ont devant tes yeux aucune valeur

Pour donner du prix à mes sacrifices

Je veux les jeter en ton Divin Coeur

Tu n'as pas trouvé tes anges sans tache

Au sein des éclairs tu donnas ta loi !...

En ton Coeur Sacré, Jésus, je me cache

Je ne tremble pas, ma vertu, c'est Toi !..."

 

"Au Sacré-Coeur de Jésus" (7ème strophe)

Poésie de Sainte Thérèse de Lisieux (PN 23)

 

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"Le Ciel, ô mystère suprême !

Se cache sous un humble pain

Car le Ciel, c'est Jésus Lui-Même,

Venant à nous chaque matin."

 

"Les Sacristines du Carmel" (2ème strophe)

Poésie de Sainte Thérèse de Liseux (PN 40)

 

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"Oh ! Je l'aime !..."

"Mon Dieu... Je vous aime !..."

 

Dernières paroles de Sainte-Thérèse avant sa mort,

le 30 septembre 1897 ("Le carnet jaune")

 

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 21:51

Yvon-Le-Loup-Paul-Sedir-parousie.over-blog.fr.jpg

Yvon Le Loup

dit "Paul Sédir" ou "Sédir"

ésotériste et franc-maçon converti au Christianisme

né le 2 janvier 1871 à Dinan (Côtes-d'Armor)

mort le 3 février 1926 à Paris

 

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On emplirait des bibliothèques à rassembler tout ce qui a été écrit sur la prière. Tous ces conseils sont utiles, et chaque suppliant présente sa requête comme il le peut. Je me bornerai ici aux indications indispensables.

Prier n'exige, en somme, qu'une seule condition, mais essentielle : c'est que notre voix monte jusqu'à Dieu. Je ne parle pas par métaphore ; vous entendez bien qu'il s'agit de tout autre chose que de méditation, ou d'auto-suggestion, ou de concentration volontaire. La prière est un cri d'appel et rien d'autre. Le tout, c'est de se faire entendre.

Or, de tous les êtres, c'est Dieu qui nous est le plus proche, parce qu'Il est au centre de nous-mêmes. Mais nous pouvons être, et nous sommes trop souvent loin de Lui.

Pour nous faire entendre, notre cœur doit parler la langue du Ciel, et ce langage, c'est la charité ; notre personne doit prendre conscience de son néant, et dans ce vide intérieur l'infini se précipite à flots. Ainsi, croire ne suffit pas ; croire en Dieu et ne pas Lui obéir, voilà comment font trop de chrétiens. Je préfère ceux qui prétendent ne pas croire et qui obéissent à la loi divine. La prière sans la charité préalable ne peut rien ; tandis que la charité sans la foi émeut tout de même le Ciel. Souvenez-vous des admirables histoires de l'Enfant prodigue et du bon Samaritain. Ce n'est pas la foi qui engendre la charité, c'est la charité qui engendre la foi ; la foi n'est pas une opinion du cerveau, c'est une conviction du cœur. Avoir foi en quelqu'un, ce n'est pas croire que cette personne existe ; c'est avoir confiance en elle, et lui vouer toute fidélité.

La foi signifie amour de Dieu, comme la charité, amour des créatures. Ces deux flammes grandissent l'une par l'autre, et s'alimentent mutuellement. Vivre, c'est sortir de soi. Par la charité vous sortez hors de vous-mêmes, vers le monde en détresse ; par la prière vous sortez en dedans de vous-mêmes, vers le Père très bon qui aime vos efforts.

Ensuite il faut être humble. Dieu n'écoute pas les orgueilleux, ceux qui se croient forts ou savants ou adroits. Personne ne peut se croire tel, s'il n'a jamais jeté un seul coup d'œil sur l'énormité des puissances qui nous écrasent et sur l'immensité des inconnus qui nous entourent. Cela, c'est le niveau raisonnable de l'humilité, c'est le plus simple. Il faut encore ne pas se croire meilleur ou plus intelligent que ses camarades ; c'est déjà plus difficile et nécessite une certaine connaissance de soi-même, avec pas mal d'expériences désagréables, car ceux-là seuls sont indulgents qui ont souffert.

Rares sont les disciples qui descendent à cette espèce d'humilité, par laquelle on s'estime le dernier des hommes, le moins bon, le moins intelligent, le moins digne d'intérêt, par laquelle on entraperçoit que « nous n'avons rien que nous ne l'ayons reçu », comme le dit l'Apôtre. Par laquelle aussi on trouve justes les calomnies, les injures, les attaques les plus injustes ; on les reçoit avec joie et, loin de les fuir, on va au-devant d'elles. Ceci dépasse l'opinion commune ; cet abaissement est difficile d'une difficulté surhumaine ; on ne peut pas descendre tout seul le long de ces pentes à pic ; il y faut le bras d'un ange ou le pourchas d'un démon ; au reste, ange et démon n'arrivent jamais l'un sans l'autre. Soyez donc sans crainte. Quand on a goûté la liqueur douce-amère de l'humiliation, un tel changement s'opère dans les principes de notre être que nous en venons à aimer le persécuteur, à le remercier, à demander aux bénédictions du Ciel de descendre sur sa tête ; nous savons avec certitude qu'il nous est bienfaisant.

Bien que tout ceci puisse paraître manquer de mesure, souvenons-nous combien nous sommes incapables et infirmes. Notre orgueil, en vérité, est illogique ; cette force selon le moi, est de la faiblesse selon l'Esprit. Le dernier mot de notre superbe libre arbitre, c'est le mot de la Vierge : « Qu'il me soit fait selon Votre volonté ». Et, dès que cet abandon est consenti, quelque chose d'inconnu, d'obscur et de très fort se lève en nous. Cette énergie mystérieuse, c'est la foi.

Tout au moins sa chrysalide ; la confiance en Dieu est nécessaire quand on prie.

La foi emporte la prière jusqu'à Dieu. Si vous saviez ce que c'est que la foi, plus rien ne vous paraîtrait difficile. Quand Jésus affirme que la foi peut déplacer les montagnes, Il ne parle pas par métaphore, Il énonce un fait physique. Quand Philippe de Néri, je crois, ordonne à un maçon qui tombe d'une tour de s'arrêter et que cet homme reste suspendu à mi-chemin ; quand le curé d'Ars envoie la directrice de son orphelinat visiter le grenier vide, et qu'elle le trouve rempli de sacs de blé, ces saints possédaient de la foi « gros comme un grain de chènevis ». Ils n'avaient pas appelé d'esprits, ni prononcé de mantrams ; ils avaient demandé au Père et le Père avait envoyé des anges.

Ainsi la foi est bien en nous une force divine, surnaturelle, qui crée là où il n'y a rien et qui trouve là où il n'y a rien de créé. Cette magnifique et complète définition est de Jacob Bœhme, le savetier. Comment celui qui n'est pas sûr que Dieu lui accordera veut-il recevoir ? Est-ce que l'irrésolution, la timidité, la crainte, le scepticisme n'empêchent pas tous les jours des milliers d'hommes de réussir dans ces entreprises temporelles si faciles au regard des efforts du combat spirituel ?

Le doute est une des grandes armes du diable. Si la foi représente la réalisation actuelle d'une des vertus de l'éternité, le doute est l'illusion mentale d'une des apparences du temps. Quand on se trouble devant un obstacle, on se prépare une chute certaine ; mais si on l'envisage avec résolution, il s'évanouit. Un sceptique n'arrive jamais à rien, à moins qu'il n'ait foi dans son scepticisme. Que ne ferait pas l'homme qui croirait en Dieu de toutes ses forces, puisque, pour avoir cru en un autre homme, en une femme, en une idée, certains ont accompli des gestes héroïques ?

Il est difficile d'avoir la foi, dites-vous ? Non, cela ne vous paraît impossible que parce que vous avez lié vous-mêmes les mains de votre esprit ; vous vous êtes vous-mêmes enfermés dans un cachot où vous gémissez. Veuillez avoir la foi, et vous l'aurez à l'instant ; chassez l'hésitation, et vous agirez comme si vous aviez la foi ; chassez l'orgueil et vous verrez que le doute n'est pas autre chose qu'un mirage qui intercepte les communications divines. Alors votre foi ne sera pas, comme celle des surhumains, le poison le plus mortel à votre âme, elle sera au contraire son tonique tout-puissant.

Et puis, nous ne sommes pas seuls. Notre ami est là. Il prie avec nous ; Il est le désir de la demande, le messager et la réponse. Sa personne tout entière n'est qu'une vaste symphonie de demandes. Quand autrefois Il bénit cette terre de Sa très douce présence, Ses paroles, Ses pensées, Ses actions furent toutes des prières irrésistibles.

Chaque cellule de Son corps, chaque étincelle de Son être interne fut une Prière vivante. Ce qui prie en nous, comprenez-le donc, c'est Son esprit ; et nos soupirs n'ont de vertus qui si nous nous sommes au préalable incorporés en Lui, par l'habitude de nos sentiments, de nos pensées et de nos actes, tous offerts à Son service.

Cette confiance que je vous demande de créer en vous - car on peut tout sur soi-même - et qui est indispensable à l'exercice du sacerdoce mystique, ce n'est pas la foi intellectuelle, c'est la foi vivante, celle qui affronte chaque jour l'impossible dans la vie pratique ; celle qui demeure sereine dans les pires catastrophes ; celle qui fixe la mort sans ciller et dont l'aspect des plus noirs démons ne ralentit pas la marche. Cette foi-là, les plus grands d'entre les hommes ont tout juste fait quelques pas sur la route qui y conduit et cependant je vous invite avec instance à la créer en vous ; elle est plus proche de nous actuellement qu'au moyen âge ; elle couve ; un effort et elle S'allume. Faites cet effort à la première occasion.

La quatrième condition nécessaire pour que la demande soit entendue, C'est d'être sur le chemin de la Paix. Le Ciel est le monde de la paix. Il faut pardonner à ceux qui nous ont fait du mal, non seulement aux hommes, mais à toute créature, aux événements, aux invisibles, aux idées, aux sentiments, aux choses. Nous ne pouvons jouir de cette mansuétude que si nous avons confiance que le Père ne donne pas d'épreuve injuste. Quand nous voulons Lui parler, oublions un instant nos ennuis ; nous pourrons ensuite les soutenir avec plus de calme et mieux les combattre. Et le pardon est le meilleur anesthésique pour apaiser nos souffrances d'amour-propre.

En cinquième lieu, il faut s'adresser au Ciel dans un sentiment de reconnaissance et pour les bonheurs et pour les malheurs. Si les uns sont des moments de repos, les autres sont les uniques moyens de notre avancement, puisque nous craignons encore l'épreuve.

Sixièmement, il faut être attentif à ce que l'on dit ; il faut l'être parfaitement ; non seulement d'intelligence, mais de cœur et de corps. Cette condition est difficile à réaliser, car nous sommes essentiellement distraits. Le manque d'attention est un manque de ferveur. Être attentif, c'est vouloir ; et impossible de vouloir sans aimer. En vérité l'Amour est la clef de toutes les portes.

Pour lutter contre la distraction, priez à haute voix ; si votre cœur est sec, priez en méditant, c'est-à-dire en réfléchissant avec votre raison logique sur chaque parole prononcée, la pesant et l'examinant.

On peut prendre, au cours de la journée, quelques précautions efficaces pour développer le pouvoir d'attention. S'abstenir de paroles inutiles, éviter les pertes de temps, repousser la rêvasserie et, par-dessus tout, se corriger de ses défauts. Devenir saint. Ces deux mots contiennent le secret de tous les développements moraux, spirituels et même intellectuels ; mais, hélas ! Je crains que la recette ne soit trop simple ; le mystérieux a tant d'attrait pour nous !

Il suffit d'écarter les distractions avec le plus grand calme, sans se lasser. Si trois heures s'écoulent avant d'avoir pu dire convenablement le Pater, ç'auront été trois heures excellemment employées ; aucun effort ne se perd.

En septième lieu, la persévérance. Que la parabole du juge inique nous instruise. Ce qu'on n'a pas obtenu en une semaine, on l'obtiendra peut-être au bout d'une année ; si notre voix n'a pas été entendue au bout d'un an, elle le sera peut-être au bout de trente. Les vieux rishis indous, pour prendre la place d'un simple dieu, faisaient pénitence durant des dizaines de siècles ; nous, qui sommes certains que le Maître des dieux Lui-même S'incline à notre voix, nous pouvons bien, après une distraction ou une tiédeur, recommencer notre demande, dussions-nous nous priver de sommeil cette nuit-là.

En résumé, dans la prière, ce n'est pas tant son intensité qui importe que sa préparation. Si je consacre un quart d'heure par jour à dire des noms de malades, il faut d'abord que je consacre les vingt-trois heures trois quarts qui restent à vivre dans le Ciel, à vivre en disciple parfait. Alors mon esprit sera plus près de Jésus, et il me suffira de Lui exposer mes désirs tout simplement, tout bonnement, sans me mettre dans des états extraordinaires.

Cet ensemble de conditions doit finir par vous paraître passablement difficile, compliqué. Ce n'est qu'une apparence. Dans le spirituel, bien plus encore que dans le matériel, tout est un, partout. Soyons assurés que la prière la plus imparfaite reste toujours utile, aucune prière n'est jamais perdue.

Ceux qui croient que, parce qu'ils se sont voués au Christ, leur vie doit être tranquille et monotone se trompent. Ceux qui croient que, parce qu'ils se sont voués au Christ, leur vie doit être un long martyre se trompent encore. Les uns et les autres n'ont raison que sur ce point : de s'être voués au Christ. Mais, puisqu'ils se sont donnés au Christ, de la toute-puissance et de la toute-bonté de qui ils sont certains, de quoi s'inquiètent-ils donc ? Puisqu'ils sont dans la main du Père, qu'ils fassent à fond leur devoir, qu'ils demandent pour tout, cela suffit. S'Il exauce, c'est bien ; s'Il refuse, c'est bien ; s'Il envoie l'épreuve, c'est bien ; s'Il envoie quelque bonheur, c'est bien.

 

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... Quelles conditions la prière vraie doit-elle remplir ?

Elle est l'élan du surnaturel en nous vers le surnaturel hors de nous ; du surnaturel, permettez-moi de souligner ce mot, de ce qui est au-dessus de la Nature, du Créé, du Temps, de l'Espace, des conditions, au-delà des rites, dans cette atmosphère lumineuse où passent seuls les grands souffles libres de l'Esprit et les formes resplendissantes des anges de la Vérité.

On ne peut prier qu'au moyen des facultés dont on possède la conscience. Beaucoup donc prieront avec leurs nerfs, leur intellect, leurs cupidités passionnées, avec l'esprit de leur chair et de leurs os. Pour ceux-là les observances liturgiques sont excellentes, indispensables même ; et, en somme, lequel d'entre nous peut affirmer que sa prière est pure de toute vapeur de la chair et du sang ? Mais c'est la perfection qu'il faut vouloir ; c'est pourquoi je parle comme si nous étions capables d'un surhumain effort.

Où peut-on prier ? Partout où il est possible de se recueillir. Selon le conseil du Christ, s'enfermer dans sa chambre, au matériel et au spirituel. Au matériel, parce qu'ainsi Dieu seul et Ses anges nous voient ; c'est une grande force que le bien accompli en secret ; il est pur. Nos amis, les membres de notre famille même, qui nous voient nous retirer dans notre chambre, peuvent croire que nous allons nous livrer au repos ; nous éviterons ainsi, par cette discrétion, la récompense fallacieuse de leur estime. Au sens spirituel, « s'enfermer dans sa chambre », c'est rentrer en soi, fermer les portes des sens et de la mémoire qui mettent le mental en communication avec le monde externe. Si vous voulez que votre chambre soit pure, faites-en le temple du vrai culte, je veux dire exercez le bien ; ne vous mettez pas en colère, n'y prononcez pas de paroles inutiles ou malignes.

Dans les églises on profite de l'orientation du milieu fluidique, de l'entraînement collectif, des artifices sensibles, comme la pénombre, la lumière féeriques vitraux, l'élan que nous versent les musiques, l'atmosphère souvent séculaire que les générations précédentes ont peuplée de soupirs et d'actions de grâces. Tout cela, c'est une grande force ; il n'est pas défendu d'en profiter.

Si vous priez mieux à l'église, allez à l'église. Si la nature vous aide, priez dans le calme et la beauté de la campagne. Si votre refus d'aller à l'église scandalise quelqu'un, sacrifiez vos aises et faites comme tout le monde. Mais si cependant vous voulez avancer plus vite, choisissez pour parler à Dieu l'endroit qui vous oblige au maximum d'attention.

Attacher de l'importance à une formule de prière, c'est une erreur ; le Père entend toutes les langues. Attacher une importance au lieu, à l'heure, à l'attitude, aux gestes de nos prières, c'est une erreur. Si l'humilité me prosterne sur le soi, c'est bien ; mais si je m'agenouille en pestant contre la dureté du dallage, mon agenouillement ne sert de rien. Sans doute, en certains lieux dynamisés par des foules, à certaines heures où passent des ondes favorables, la prière semble S'élever facilement ; mais ceci est une impression externe. Le Ciel est partout, indépendant des heures et des lieux, des formules et des rites. Ces choses-ci aident, sans doute ; mais prenons garde qu'elles ne finissent par nous cacher les réalités spirituelles. La prière est uniquement un entretien du cœur avec les Personnes divines ; et, pour nous faire entendre d'elles, il nous faut uniquement une conduite conforme à leur Loi. Rien d'autre.

Quand faut-il prier ? Je répondrai avec toute l'assemblée des mystiques : Toujours. À l'homme croyant tout est un motif de prière, c'est-à-dire de remerciement et de demande. Dès que vos yeux s'ouvrent, remerciez Dieu du repos qu'Il vous a ménagé ; si la nuit a été mauvaise, remerciez-Le encore plus pour avoir eu l'occasion d'une souffrance, C'est-à-dire d'une purification, et d'un repentir.

Priez quand vos devoirs vous en laissent le loisir, car la plus vivante des prières est d'abord le bon exemple. Mais utilisez tous vos moments. Une seconde - je dis bien : une seconde - d'élan ou de recours vers le Ciel agit et sur notre univers invisible et sur l'organe physico-spirituel de la prière. Cet organe ne se construit pas d'un seul coup, mais cellule à cellule ; la physiologie de l'esprit ressemble à celle du corps ; dix mouvements faciles développent le muscle plus qu'un gros effort disproportionné.

Nous devons prier le matin avant d'aborder le travail du jour ; dans la journée, chaque fois que l'occasion s'en présente.

Soyons à l'affût de ces occasions. N'oublions pas que l'on peut prier pour tout : pour répondre à une lettre, pour faire une visite, pour conclure une affaire, pour une opération de finance, pour un pansement, pour pallier une maladresse, pour conduire une machine, pour un travail de laboratoire, pour une recherche de documents, pour obtenir à autrui la compréhension ou l'énergie, pour s'obtenir à soi-même la faculté dont on a besoin à la minute présente, etc... D'ailleurs, dès qu'on possède un peu de maîtrise de soi-même, quelques secondes suffisent pour appeler Jésus.

Si fatigué que l'on soit le soir, après la journée de travail, il faudrait tout de même, avant de s'endormir, un rappel de deux ou trois minutes, fait du fond du cœur, dans cet état ténu de liaison avec Dieu que les mystiques appellent la pointe de l'esprit. Ces prières-là sont souvent exaucées.

On préfère prier avec ferveur, avec enthousiasme, avec joie, c'est compréhensible, mais cela n'est pas indispensable. La pauvre petite demande, toute sèche, toute aride, toute nue, toute faible, l'Ami la recueille peut-être avec plus de dilection. D'ailleurs, c'est la qualité de la conduite pendant le jour qui fait surtout la qualité de la prière du soir.

Toutes les prières que vous aurez prononcées dans le silence nocturne et la solitude de votre chambre close, les objets autour de vous les auront entendues et s'en seront nourris. Il y a partout des yeux et des oreilles qui nous observent et nous écoutent. Les arbres, les fleurs au milieu desquels vous passez en priant, le pavé où vous marchez, la colline et le ruisseau que vous regardez, le chien qui suit, le passant que vous croisez, tous en reçoivent quelque chose. Vos ancêtres, dont les mânes se reposent au foyer, vos enfants futurs, dont les esprits descendent sur la chambre où ils vont naître, tous les témoins invisibles de votre existence, ceux qui vous vénèrent, les géants qui vous tourmentent parfois, les bons qui vous aident, les mauvais qui vous égarent, tous bénéficient de votre prière.

Plus encore, cette prière elle-même, jaillissant du centre de la vie en nous, dirigée vers le Maître de la Vie, cette prière est un être vivant. Cette chambre, cette dalle, ce roc où quelqu'un prie aujourd'hui, conservent cette clarté dans leur mémoire, et leur mémoire est plus fidèle que la nôtre. Dans dix ans, dans dix siècles même, les hommes qui passeront par ce lieu pourront ressentir inopinément quelque émotion inexplicable et salutaire.

 

Source : "La prière par Sédir", "IV. Comment se faire entendre de Dieu ?" et "V. Où, comment, quand prier ?".

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 19:03

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Ô Seigneur, envoie Ton Esprit (K17)

"Splendeur de la Création"

Interprété par le Chœur des Pères du Saint-Esprit de Chevilly

 

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Ô Seigneur, envoie Ton Esprit

Auteur : Jacques Leclercq

Compositeur : Lucien Deiss

 

Antienne

Ô Seigneur, envoie Ton Esprit

Qui renouvelle la face de la terre !

 

1. Ô Yahvé, que mon âme Te bénisse ! Seigneur,

Tu es si grand, vêtu de splendeur Magnifique.

 

2. Tu te drapes, Seigneur, dans la lumière ;

Pour Toi, c'est un manteau ; Tu jettes les Cieux comme un voile.

 

3. Tu bâtis sur les eaux Tes tabernacles ;

Ton char, c'est la nuée. Sur l'aile du vent, Tu t'avances.

 

4. C'est le vent qui transporte Tes messages ;

Le feu étincelant, c'est lui dont Tu fais Ton esclave.

 

5. De peur que la terre ne s'effondre,

C'est Toi qui l'as fixée sur ses fondements, pour les siècles.

 

6. Du manteau de l'abîme, Tu la couvres ;

Là-haut, sur les sommets, voici les eaux (qui) se rassemblent.

 

7. Ce sont elles, soudain, qui se sauvèrent,

Fuyant Tes grondements, fuyant les fracas de (du) tonnerre.

 

8. À travers la montagne, elles s'élèvent,

Tombant dans les vallées ; Tu les as fixées à leur place.

 

9. Tu posas leur limite infranchissable ;

Les eaux ne pourront plus s'étendre à nouveau sur la terre.

 

10. C'est par Toi, ô Yahvé, que toute source

Jaillit dans les ravins, parmi les vallons se défile.

 

11. Les oiseaux sont venus vivre auprès d'elle ;

Leur chant s'est élevé de toutes leurs voix sous les feuilles.

 

12. Du manteau de l'abîme, Tu la couvres ;

Là-haut, sur les sommets, voici les eaux (qui) se rassemblent.

 

13. Et le vin réjouit le cœur de l'homme,

Le pain le fortifie, et l'huile brillant sur sa face.

 

14. Tu jetas la ténèbre et l'on vit naître

La nuit, en qui grouillaient les bêtes des bois innombrables.

 

15. Du manteau de l'abîme, Tu la couvres ;

Là-haut, sur les sommets, voici les eaux (qui) se rassemblent.

 

Gloire à Dieu qui créa toute merveille !

Chantons Gloire au Seigneur,

Au Fils, à l’Esprit, dans le Ciel !

 

Je chanterai le Seigneur toute ma vie !

Je mets ma joie dans le Seigneur !

 

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Psaume 104 (103)

Bible Crampon

 

1 Mon âme, bénis Yahweh ! Yahweh, mon Dieu, tu es infiniment grand, Tu es revêtu de majesté et de splendeur !

2 Il s’enveloppe de lumière comme d’un manteau, il déploie les cieux comme une tente.

3 Dans les eaux du ciel il bâtit sa demeure, des nuées il fait son char, il s’avance sur les ailes du vent,

4 Des vents il fait ses messagers, des flammes de feu ses serviteurs.

5 Il a affermi la terre sur ses bases : elle est à jamais inébranlable.

6 Tu l’avais enveloppée de l’abîme comme d’un vêtement ; les eaux recouvraient les montagnes.

7 Elles s’enfuirent devant ta menace ; au bruit de ton tonnerre, elles reculèrent épouvantées.

8 Les montagnes surgirent, les vallées se creusèrent, au lieu que tu leur avais assigné.

9 Tu poses une limite que les eaux ne franchiront plus : elles ne reviendront plus couvrir la terre.

10 Il envoie les sources dans les vallées ; elles s’écoulent entre les montagnes.

11 Elles abreuvent tous les animaux des champs, les onagres viennent y étancher leur soif.

12 Les oiseaux du ciel habitent sur leurs bords, et font résonner leur voix dans le feuillage.

13 De sa haute demeure il arrose les montagnes ; la terre se rassasie du fruit de tes œuvres.

14 Il fait croître l’herbe pour les troupeaux, et les plantes pour l`usage de l’homme ; il tire le pain du sein de la terre,

15 et le vin qui réjouit le cœur de l’homme ; il lui donne l’huile qui brille sur sa face, et le pain qui affermit son cœur.

16 Les arbres de Yahweh sont pleins de sève, et les cèdres du Liban qu’il a plantés.

17 C’est là que les oiseaux font leurs nids, et la cigogne qui habite dans les cyprès.

18 Les montagnes élevées sont pour les chamois, les rochers sont l’abri des gerboises.

19 Il a fait la lune pour marquer les temps, et le soleil qui connaît l’heure de son coucher.

20 Il amène les ténèbres, et il est nuit ; aussitôt se mettent en mouvement toutes les bêtes de la forêt.

21 Les lionceaux rugissent après la proie, et demandent à Dieu leur nourriture.

22 Le soleil se lève : ils se retirent, et se couchent dans leurs tanières.

23 L’homme sort alors pour sa tâche, et pour son travail jusqu’au soir.

24 Que tes œuvres sont nombreuses, Yahweh ! Tu les as toutes faites avec sagesse ; la terre est remplie de tes biens.

25 Voici la mer, large et vaste : là fourmillent sans nombre, des animaux petits et grands ;

26 Là se promènent les navires, et le léviathan que tu as formé pour se jouer dans les flots.

27 Tous attendent de toi que tu leur donnes la nourriture en son temps.

28 Tu la leur donnes, et ils la recueillent. Tu ouvres ta main, et ils se rassasient de tes biens.

29 Tu caches ta face : ils sont dans l’épouvante ; tu leur retire le souffle : ils expirent, et retournent dans leur poussière.

30 Tu envoies ton souffle : ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre.

31 Que la gloire de Yahweh subsiste à jamais ! Que Yahweh se réjouisse de ses œuvres !

32 Il regarde la terre et elle tremble ; il touche les montagnes, et elles fument.

33 Je veux chanter Yahweh tant que je vivrai, célébrer mon Dieu tant que j`existerai.

34 Puisse mon cantique lui être agréable ! Moi je mets ma joie en Yahweh.

35 Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les méchants ne soient plus ! Mon âme, bénis Yahweh ! Alléluia !

 

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Psaume 104

Louis Segond

 

1 Mon âme, bénis l'Éternel ! Éternel, mon Dieu, tu es infiniment grand ! Tu es revêtu d'éclat et de magnificence !

2 Il s'enveloppe de lumière comme d'un manteau ; il étend les cieux comme un pavillon.

3 Il forme avec les eaux le faîte de sa demeure ; il prend les nuées pour son char, il s'avance sur les ailes du vent.

4 Il fait des vents ses messagers, des flammes de feu ses serviteurs.

5 Il a établi la terre sur ses fondements, elle ne sera jamais ébranlée.

6 Tu l'avais couverte de l'abîme comme d'un vêtement, les eaux s'arrêtaient sur les montagnes ;

7 Elles ont fui devant ta menace, elles se sont précipitées à la voix de ton tonnerre.

8 Des montagnes se sont élevées, des vallées se sont abaissées, au lieu que tu leur avais fixé.

9 Tu as posé une limite que les eaux ne doivent point franchir, afin qu'elles ne reviennent plus couvrir la terre.

10 Il conduit les sources dans des torrents qui coulent entre les montagnes.

11 Elles abreuvent tous les animaux des champs ; les ânes sauvages y étanchent leur soif.

12 Les oiseaux du ciel habitent sur leurs bords, et font résonner leur voix parmi les rameaux.

13 De sa haute demeure, il arrose les montagnes ; la terre est rassasiée du fruit de tes œuvres.

14 Il fait germer l'herbe pour le bétail, et les plantes pour les besoins de l'homme, afin que la terre produise de la nourriture,

15 Le vin qui réjouit le cœur de l'homme, et fait plus que l'huile resplendir son visage, et le pain qui soutient le coeur de l'homme.

16 Les arbres de l'Éternel se rassasient, les cèdres du Liban, qu'il a plantés.

17 C'est là que les oiseaux font leurs nids ; la cigogne a sa demeure dans les cyprès,

18 Les montagnes élevées sont pour les boucs sauvages, les rochers servent de retraite aux damans.

19 Il a fait la lune pour marquer les temps ; le soleil sait quand il doit se coucher.

20 Tu amènes les ténèbres, et il est nuit : alors tous les animaux des forêts sont en mouvement ;

21 Les lionceaux rugissent après la proie, et demandent à Dieu leur nourriture.

22 Le soleil se lève : ils se retirent, et se couchent dans leurs tanières.

23 L'homme sort pour se rendre à son ouvrage, et à son travail, jusqu'au soir.

24 Que tes œuvres sont en grand nombre, ô Éternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est remplie de tes biens.

25 Voici la grande et vaste mer : là se meuvent sans nombre des animaux petits et grands ;

26 Là se promènent les navires, et ce léviathan que tu as formé pour se jouer dans les flots.

27 Tous ces animaux espèrent en toi, pour que tu leur donnes la nourriture en son temps.

28 Tu la leur donnes, et ils la recueillent ; tu ouvres ta main, et ils se rassasient de biens.

29 Tu caches ta face : ils sont tremblants ; tu leur retires le souffle : ils expirent, et retournent dans leur poussière.

30 Tu envoies ton souffle : ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre.

31 Que la gloire de l'Éternel subsiste à jamais ! Que l'Éternel se réjouisse de ses œuvres !

32 Il regarde la terre, et elle tremble ; il touche les montagnes, et elles sont fumantes.

33 Je chanterai l'Éternel tant que je vivrai, je célébrerai mon Dieu tant que j'existerai.

34 Que mes paroles lui soient agréables ! Je veux me réjouir en l'Éternel.

35 Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les méchants ne soient plus ! Mon âme, bénis l'Éternel ! Louez l'Éternel !

 

Psaume 104 (103) en hébreu

 

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Psaume 104 en latin

Psalmus 104 (103)

Nova Vulgata

 

1 Benedic, anima mea, Domino.

Domine Deus meus, magnificatus es vehementer!

Maiestatem et decorem induisti,

2 amictus lumine sicut vestimento.

Extendens caelum sicut velum,

3 qui exstruis in aquis cenacula tua.

Qui ponis nubem ascensum tuum,

qui ambulas super pennas ventorum.

4 Qui facis angelos tuos spiritus

et ministros tuos ignem urentem.

5 Qui fundasti terram super stabilitatem suam,

non inclinabitur in saeculum saeculi.

6 Abyssus sicut vestimentum operuit eam,

super montes stabant aquae.

7 Ab increpatione tua fugiunt,

a voce tonitrui tui formidant.

8 Ascendunt in montes et descendunt in valles,

in locum, quem statuisti eis.

9 Terminum posuisti, quem non transgredientur,

neque convertentur operire terram.

10 Qui emittis fontes in torrentes;

inter medium montium pertransibunt,

11 potabunt omnes bestias agri,

exstinguent onagri sitim suam.

12 Super ea volucres caeli habitabunt,

de medio ramorum dabunt voces.

13 Rigas montes de cenaculis tuis,

de fructu operum tuorum satias terram.

14 Producis fenum iumentis

et herbam servituti hominum,

educens panem de terra

15 et vinum, quod laetificat cor hominis;

exhilarans faciem in oleo,

panis autem cor hominis confirmat.

16 Saturabuntur ligna Domini

et cedri Libani, quas plantavit.

17 Illic passeres nidificabunt,

erodii domus in vertice earum.

18 Montes excelsi cervis,

petrae refugium hyracibus.

19 Fecit lunam ad tempora signanda,

sol cognovit occasum suum.

20 Posuisti tenebras, et facta est nox:

in ipsa reptabunt omnes bestiae silvae,

21 catuli leonum rugientes, ut rapiant

et quaerant a Deo escam sibi.

22 Oritur sol, et congregantur

et in cubilibus suis recumbunt.

23 Exit homo ad opus suum

et ad operationem suam usque ad vesperum.

24 Quam multiplicata sunt opera tua, Domine!

Omnia in sapientia fecisti,

impleta est terra creatura tua.

25 Hoc mare magnum et spatiosum et latum:

illic reptilia, quorum non est numerus,

animalia pusilla cum magnis;

26 illic naves pertransibunt,

Leviathan, quem formasti ad ludendum cum eo.

27 Omnia a te exspectant,

ut des illis escam in tempore suo.

28 Dante te illis, colligent,

aperiente te manum tuam, implebuntur bonis.

29 Avertente autem te faciem, turbabuntur;

auferes spiritum eorum, et deficient

et in pulverem suum revertentur.

30 Emittes spiritum tuum, et creabuntur,

et renovabis faciem terrae.

31 Sit gloria Domini in saeculum;

laetetur Dominus in operibus suis.

32 Qui respicit terram et facit eam tremere,

qui tangit montes, et fumigant.

33 Cantabo Domino in vita mea,

psallam Deo meo quamdiu sum.

34 Iucundum sit ei eloquium meum,

ego vero delectabor in Domino.

35 Deficiant peccatores a terra

et iniqui, ita ut non sint.

Benedic, anima mea, Domino.

 

Psaume 104 (103) en grec

 

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"Envoie ton Esprit, Seigneur, Toi qui renouvelles"

Chant de l'Emmanuel

 

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Chapelle Notre-Dame de Bon Rencontre

Sanctuaire Notre-Dame du Laus, Refuge des pécheurs (Hautes-Alpes)

 

 

Psalm 104

King James Version

 

1 Bless the LORD, O my soul. O LORD my God, thou art very great; thou art clothed with honour and majesty.

2 Who coverest thyself with light as with a garment: who stretchest out the heavens like a curtain:

3 Who layeth the beams of his chambers in the waters: who maketh the clouds his chariot: who walketh upon the wings of the wind:

4 Who maketh his angels spirits; his ministers a flaming fire:

5 Who laid the foundations of the earth, that it should not be removed for ever.

6 Thou coveredst it with the deep as with a garment: the waters stood above the mountains.

7 At thy rebuke they fled; at the voice of thy thunder they hasted away.

8 They go up by the mountains; they go down by the valleys unto the place which thou hast founded for them.

9 Thou hast set a bound that they may not pass over; that they turn not again to cover the earth.

10 He sendeth the springs into the valleys, which run among the hills.

11 They give drink to every beast of the field: the wild asses quench their thirst.

12 By them shall the fowls of the heaven have their habitation, which sing among the branches.

13 He watereth the hills from his chambers: the earth is satisfied with the fruit of thy works.

14 He causeth the grass to grow for the cattle, and herb for the service of man: that he may bring forth food out of the earth;

15 And wine that maketh glad the heart of man, and oil to make his face to shine, and bread which strengtheneth man's heart.

16 The trees of the LORD are full of sap; the cedars of Lebanon, which he hath planted;

17 Where the birds make their nests: as for the stork, the fir trees are her house.

18 The high hills are a refuge for the wild goats; and the rocks for the conies.

19 He appointed the moon for seasons: the sun knoweth his going down.

20 Thou makest darkness, and it is night: wherein all the beasts of the forest do creep forth.

21 The young lions roar after their prey, and seek their meat from God.

22 The sun ariseth, they gather themselves together, and lay them down in their dens.

23 Man goeth forth unto his work and to his labour until the evening.

24 O LORD, how manifold are thy works! in wisdom hast thou made them all: the earth is full of thy riches.

25 So is this great and wide sea, wherein are things creeping innumerable, both small and great beasts.

26 There go the ships: there is that leviathan, whom thou hast made to play therein.

27 These wait all upon thee; that thou mayest give them their meat in due season.

28 That thou givest them they gather: thou openest thine hand, they are filled with good.

29 Thou hidest thy face, they are troubled: thou takest away their breath, they die, and return to their dust.

30 Thou sendest forth thy spirit, they are created: and thou renewest the face of the earth.

31 The glory of the LORD shall endure for ever: the LORD shall rejoice in his works.

32 He looketh on the earth, and it trembleth: he toucheth the hills, and they smoke.

33 I will sing unto the LORD as long as I live: I will sing praise to my God while I have my being.

34 My meditation of him shall be sweet: I will be glad in the LORD.

35 Let the sinners be consumed out of the earth, and let the wicked be no more. Bless thou the LORD, O my soul. Praise ye the LORD.

 

NUESTRA-SENORA-DE-LOS-DESAMPARADOS-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 10:57

Cardinal-Pierre-de-Berulle-parousie.over-blog.fr.jpg

Pierre de Bérulle

Tableau de Philippe de Champaigne

né le 4 février 1575 au château de Cérilly (Yonne)

mort le 2 octobre 1629 à Paris

Fondateur de la Société de l'Oratoire

 (Oratoire de Jésus et Marie Immaculée de France)

Représentant majeur de l'École Française de Spiritualité

 

Icone-plaie-epaule-Jesus-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Acte d’offrande à Jésus

du Cardinal Pierre de Bérulle

 

"En l'honneur donc de vos grandeurs, de vos pouvoirs, de vos bénéfices : de vos grandeurs en vous-même, de vos pouvoirs sur tous, et de vos bénéfices envers nous ; en l’honneur encore de tous les divins objets que nous avons contemplés, et de tous les mystères qui ont un rapport vers vous ; en l'honneur de la Trinité sainte, du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, ordonnant et opérant l'union ineffable de la nature humaine avec le Verbe éternel ; et en l'honneur de la très-sainte Vierge, en laquelle celle union divine a été accomplie et consommée : je m'adresse et m'élève à vous, ô Jésus mon Seigneur ! et je vous dis les paroles de l'un de vos apôtres, en son extase, et je vous les veux dire en son esprit et en son affection : Dominus meus et Deus meus (Joan. XX, 28) : « Mon Seigneur et mon Dieu. »

Et en cette vue et pensée de vos grandeurs, je m'offre et me présente à vous en l'état et en la qualité humble et heureuse de servitude. Et je propose et fais une résolution constante, assurée et inviolable, de servitude perpétuelle à vous, ô Jésus-Christ mon Seigneur et mon Dieu, ma vie et mon Sauveur ! de servitude, dis-je, à vous, et à votre humanité sacrée et déifiée, et à votre divinité humanisée. Car votre humanité est déifiée non seulement par l'infusion et déification de la grâce, mais par une bien plus noble infusion et impression, à savoir, par l'infusion et impression du Verbe même, communiquant sa propre personne à cette humanité. Et réciproquement votre divinité est humanisée, c'est-à-dire revêtue de notre humanité, comme d'une substance nouvelle, qui lui est adjointe et adhérente par le soutien et la communication qu'elle reçoit de l'existence et de la subsistance propre de la Divinité. O grandeur, ô bonté, ô amour, ô liaison ineffable de la Divinité avec l'humanité ! je lie donc mon être à vous par le lien de servitude perpétuelle, en l'honneur des liaisons saintes et sacrées que vous voulez avoir avec nous en la terre el au ciel, en la vie de grâce et de gloire ; et je fais cette liaison sainte de toute ma puissance, vous suppliant de me donner plus de grâce et de puissance pour me lier à vous d'une liaison plus grande, plus sainte et plus étroite."

 

Source : "Discours de l'état et des grandeurs de Jésus", Discours II, chapitre VI : "En forme d’élévation à Dieu sur le Mystère de l’Incarnation", pages 167-168, « Œuvres complètes de de Bérulle, Cardinal de l’Église Romaine, fondateur et premier Supérieur de l’Oratoire », publiées par M. l’Abbé Migne, tome unique, Paris, 1856.

 

Chateau-de-Cerilly-Yonne-parousie.over-blog.fr.jpg

Château de Cérilly (Yonne)

 

 

Textes et spiritualité

du Cardinal de Bérulle

 

 

Chateau-de-Cerilly-Yonne-Bourgogne-parousie.over-blog.fr.jpg

Château de Cérilly (Yonne, Bourgogne - France)

 

 

 

 

Prières de l'École Française

Site des Sœurs de l'Enfant-Jésus

 

 

La Nativité de Jésus

selon le Cardinal de Bérulle

 

"Jésus, dès sa conception, est orné de l'usage de la raison, de la science infuse et de la lumière de gloire. Il est dans le mouvement de la grâce et dans le repas de la gloire. Éminence de sa grâce. Suspension de sa grâce et de sa gloire ; miracle d'autant plus grand qu'il est opéré par Jésus en un état si humble et si faible.

Comme la naissance et enfance de Jésus en Marie a ses miracles, sa naissance et enfance hors d'elle a aussi les siens. Car elle est annoncée par les anges, honorée d'une nouvelle étoile, adorée des rois ; elle épouvante Hérode, elle sanctifie les innocents, etc. Une des marques de sa puissance est qu'il rend l'impuissance puissante.

Il y est comme enfant, mais comme Enfant-Dieu, doué dès lors d'une parfaite connaissance de Dieu, du monde et de soi-même : et ayant les trois sortes de lumière qui l'ornent et l'accompagnent maintenant dans le ciel, le parfait usage de son intelligence, la science infuse en laquelle il connaît toutes choses, et la lumière de gloire en laquelle il voit Dieu aussi parfaitement qu'à présent dans le ciel, il est dans les entrailles de la Vierge durant ce temps. Ne concevons rien de bas, mais sachant que là, il est dans le repas de sa gloire et dans le mouvement de sa grâce, et dans le mouvement d'une grâce qui est la plus éminente qui suit et sera jamais, qui régit la terre et le ciel, et qui est la source et ressource de la grâce des hommes et des anges, et s'il en suspend et arrête pour lors la puissance et l'influence, cette suspension est un grand effort et un grand miracle. Là, il est et adorant et adoré, adoré des anges : Et adorent eum omnes angeli ejus. (Hebr. 1 , 6.) Là, il est aimant Dieu et les hommes, et s'offrant à son Père pour les hommes. Là, il est acceptant la chair passible dont il est revêtu : In similitudinem carnis peccati (Rom. VIII, 3), et suspendant l'influence de sa gloire ; et cette suspension est le plus grand effort qui suit et en la terre et au ciel, et le plus grand miracle de Jésus.

Miracle sur la gloire et la gloire de Jésus ; miracle en l'ordre non de la nature ou de la grâce, mais de la gloire et de la plus grande gloire qui sera jamais, la gloire de Jésus ; miracle continuel et le premier miracle de Jésus ; miracle opéré en la plus grande débilité et impuissance de Jésus, qui est son enfance, et le premier miracle qui orne et accompagne son enfance, l'état le plus humble, le plus débile et le plus impuissant de Jésus. Là, il commence notre salut ; In qua voluntate sanctificati sumus (Hebr. 10, 10) ; et, pour l'opérer, il fait le plus grand de ses miracles, qui est cette suspension. Et il faut soigneusement remarquer, qu'en cet état de Jésus en la Vierge, il y a double suspension : celle de sa grâce qui n'est ni influente ni régissante, comme elle devrait être ce semble ; celle de sa gloire non répandue au corps ni étendue en tous ses états et effets en l'âme. Ce sont les miracles de son enfance en Marie, miracles spirituels et intérieurs, mais plus grands et précieux aux yeux des anges, que tous les miracles extérieurs et qui sont visibles à nos yeux mortels.

Comme la naissance et enfance de Jésus en Marie a ses miracles, la formation de son corps en un instant, la gloire de l'âme, attachée à un corps mortel, la suspension de la même gloire qu'il empêche de se répandre au corps, et la communication de l'hypostase du Verbe à l'âme et au corps : la naissance et enfance hors de la Vierge a aussi les siens. Il est enfant, mais le ciel l'annonce, et la terre l'adore : mais les rois d'orient le recherchent, et un roi de Judée le redoute et tremble au seul nom de son avènement : mais il sanctifie les Innocents et leur donne une vie plus importante que celle qu'un leur ravit à son occasion ; mais il remplit l'univers de son nom par la cruauté de ses ennemis qui servent de trompettes à son avènement ; et l'empire romain, qui ne fait que commencer, commence à savoir le nom de celui qui le doit régir, et qui veut établir son siège dans le siège capital de cet empire qui naît ainsi que cet enfant de Bethléem..."

 

Source : "La Fête de Noël selon Saint Jean Eudes et Pierre de Bérulle" (ci-dessous), "Doc. Rech. n° 9 par le P. Jean-Rémi Côté c.j.m.", "La Nativité de Jésus selon le Cardinal de Bérulle", pages 23-40, LVIII. DE LA NAISSANCE ET ENFANCE DE JÉSUS EN MARIE ET HORS DE MARIE, extrait (Opuscules de piété, Rotureau, éd. Aubier, 1943.).

 

La Fête de Noël selon Saint Jean Eudes et Pierre de Bérulle

 

 

Pierre-de-Berulle-Philippe-de-Champaigne-parousie.over-blo.jpg

Cardinal de Bérulle

Portrait de Philippe de Champaigne

 

 

Vœu de servitude à la Sainte Vierge

du Cardinal de Bérulle

 

 

 

 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 21:15

Vierge-Marie-de-l-Avent-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"Venez, Divin Messie" (E 9)

Air traditionnel "Laissez paistre vos bestes"

 

Refrain

Venez, Divin Messie,

Nous rendre espoir et nous sauver.

Vous êtes notre vie :

Venez, Venez, Venez !

 

1. Ô Fils de Dieu,

Ne tardez pas ;

Par Votre Corps, donnez la joie

À notre monde en désarroi.

Redites-nous encore

De quel Amour Vous nous aimez ;

Tant d’hommes Vous ignorent :

Venez, Venez, Venez !

 

2. À Bethléem, les Cieux chantaient

Que le meilleur de Vos bienfaits,

C’était le don de Votre paix.

Le monde la dédaigne,

Partout, les cœurs sont divisés.

Qu’arrive Votre Règne :

Venez, Venez, Venez !

 

3. Vous êtes né pour les pécheurs ;

Que Votre Grâce, Ô Dieu Sauveur,

Dissipe en nous la nuit, la peur !

Seigneur, que Votre enfance

Nous fasse vivre en la clarté !

Soyez la délivrance :

Venez, Venez, Venez !

 

4. Quand Vous viendrez au dernier jour

Juger le monde sur l’amour,

Que nous veillions pour ce retour !

Que Votre main nous prenne

Dans le Royaume des sauvés !

Que meure enfin la haine :

Venez, Venez, Venez !

 

Venez Divin Messie (E 9)

 

 

Venez, Divin Messie

Sauvez nos jours infortunés

 

 

 

 

O come, Divine Messiah!

 

 

 

 

Venez Divin Messie, partition pour SSATB et piano

 

 

Nativite-de-l-Enfant-Jesus-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Partitions

 

 

Marc-Antoine Charpentier : "Messe de minuit pour Noël"

 

 

Sainte-Face-miraculeuse-de-Jesus-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Venez Divin Messie, air traditionnel, musique J. Mauger

 

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 12:16

Peinture-Saint-Sacrement-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"Tu communieras de plus tous les premiers vendredis de chaque mois. Et, toutes les nuits du jeudi au vendredi, je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j'ai bien voulu sentir au Jardin des Olives, et laquelle tristesse te réduira, sans que tu la puisses comprendre, à une espèce d'agonie plus rude à supporter que la mort. Et, pour m'accompagner dans cette humble prière que je présentais alors à mon Père parmi toutes mes angoisses, tu te lèveras entre onze heures et minuit, pour te prosterner pendant une heure avec moi, la face contre terre, tant pour apaiser la divine colère, en demandant miséricorde pour les pécheurs, que pour adoucir en quelque façon l'amertume que je sentais de l'abandon de mes apôtres, qui m'obligea à leur reprocher qu'ils n'avaient pu veiller une heure avec moi."

 

Notre Seigneur Jésus-Christ à Sainte Marguerite-Marie Alacoque, dans "Vie et œuvres de Sainte Marguerite-Marie", éditions Saint Paul, tome I, page 86.

 

Méditations et prières pour

4 quarts d'heure très saints

 

Colonne-flagellation-du-Christ-Santa-Prassede-parousie.over.JPG

Colonne de la Flagellation du Christ

Basilique Sainte-Praxède (Rome - Italie)

Colonna della Flagellazione

Basilica di Santa Prassede (Roma)

 

 

 

 

Jean-Paul-II-et-Jesus-Misericordieux-parousie.over-blog.f.jpg

 

 

"Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plus grande partie que des ingratitudes, par les mépris, irrévérences, sacrilèges et froideurs qu'ils ont pour moi dans ce Sacrement d'amour. Mais, ce qui est encore plus rebutant, c'est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés. C'est pour cela que je te demande que le premier vendredi d'après l'octave du Saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en lui faisant réparation d'honneur par une amende honorable, communiant ce jour-là pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant le temps qu'il a été exposé sur les autels ; et je te promets que mon Cœur se dilatera pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur."

 

Notre Seigneur Jésus-Christ à Sainte Marguerite-Marie Alacoque, dans "Claude La Colombière - Écrits spirituels", éditions Desclée de Brouwer, 1962, collection Christus n° 9, p. 165, 167. (cf "Vie et œuvres de Sainte Marguerite-Marie", éditions Saint Paul, tome I, pages 122-123).

 

 

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L'Heure Sainte avec

Sainte Marguerite-Marie Alacoque

 

 

 

 

Sanctuaire de Paray-le-Monial

 

 

Anges-adorant-le-Sacre-Coeur-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

L'Heure Sainte avec

Sainte Gemma Galgani

 

 

 

 

L'Heure Sainte avec

le Saint Padre Pio

 

 

 

 

Esplanade-Seignadou-Fanjeaux-photo-LawrenceOP-parousie.over.jpg

Croix de Saint-Dominique

Esplanade Seignadou à Fanjeaux (Aude)

© photo LawrenceOP

 

 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 06:29

Pierre-Favre-parousie.over-blog.fr.jpg

Pierre Favre, s.j.

 (ou Pierre Faber, Pierre Lefevre, Petrus Faver)

né le 13 avril 1506 au Villaret (commune de Saint-Jean-de-Sixt)

(Haute-Savoie, ancien Duché de Savoie)

mort le 1er août 1546 à Rome (Italie)

 

Credo-Creed-6-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Mémorial de Pierre Favre

 

« Un jour, dans l’octave de la Visitation de la Vierge Marie, je sentis de profonds désirs et je demandais à Dieu le Père que pour moi, quoique indigne, il fut tout spécialement un père et que de moi il fît un fils qui lui obéisse et le connaisse ; au Fils de Dieu Notre Seigneur, je demandais qu’il daignât être mon Seigneur et faire désormais de moi, par sa grâce, un serviteur très respectueux ; à l’Esprit-Saint, je demandais qu’il fût pour moi un maître qui m’apprenne à être son disciple… » (n° 40)

 

Pierre-Favre-sj-parousie.over-blog.fr.jpg

 

« Je priais Notre-Dame d’être en tout mon avocate, elle qui est le véritable modèle de la virginité, de l’obéissance et de la pauvreté, elle dont la chair est très pure, l’âme très limpide, l’esprit très saint, et en qui chacune de ces grâces vient avec une telle force de la Puissance divine, avec une telle sagesse et avec une telle bonté que chacune pourrait à elle seule garder aux deux autres leur transparence propre, car la chair, parfaitement pure, préserverait l’âme et l’esprit de la moindre souillure ; l’esprit comblé de dons, séparerait l’âme de tout ce qui pourrait entrer d’impur en elle ou dans sa chair ; et de même l’âme, établie dans une telle perfection, illuminerait à elle seule l’esprit et la chair. » (n° 45)

 

St-Pierre-Favre-St-Ignace-de-Loyola-St-Francois-Xavier-par.jpg

 

« Daigne Jésus réaliser ces désirs (concernant les vocations), et nous donner des personnes capables d’éprouver les esprits (de discerner), et non seulement de discerner ceux qui sont de Dieu, mais d’en juger d’après tout ce qui vient de Dieu ; certaines de ces motions en effet poussent vers tel Ordre et telle règle de vie, et d’autres ailleurs. Puisse-t-il susciter des personnes dont la foi, l’espérance et la charité soient assez universelles et catholiques, dont l’esprit soit assez universel et assez ouvert à la préoccupation de restaurer tous les anciens Ordres de l’Eglise, pour que tous les monastères et leurs cellules puissent se remplir de nouveau, et qu’ainsi (ce qui prime, du point de vue de la fin) l’intelligence, la mémoire et la volonté de tous les hommes, leurs cœurs et leurs corps soient sanctifiés et parfaits dans le Christ Jésus. » (n° 265)

 

Source : Édition critique du Mémorial du Bienheureux Pierre Favre en 1959, par le Père Michel de Certeau, jésuite ("1c Devenir un fils pour Dieu" et "4b Prier pour les vocations").

 Pierre-Favre-un-portrait-Dominique-Bertrand-sj-parousie.ove.jpg

 

Pierre Favre et les anges gardiens

 

"Pierre Favre - Un des premiers disciples de saint Ignace de Loyola"

 

Dans chaque pièce et dans chaque salle de la maison, je dis à genoux cette prière : "Visitez cette demeure, nous vous en prions, Seigneur ; écartez d'elle toutes les embûches de l'ennemi, pour que vos saints anges y habitent et nous gardent dans la paix, et que votre bénédiction soit sur nous à jamais, par le Christ notre Seigneur". Je le fis avec une vraie dévotion et avec le sentiment qu'il était convenable et bon d'agir ainsi en entrant pour la première fois quelque part. J'invoquais ensuite les anges gardiens des voisins et je sentis que cela aussi était convenable et bon quand on change de quartier. Je priai pour que mes compagnons de logis et moi, nous n'ayons à subir aucun mal de la part des mauvais esprits du voisinage, et tout spécialement de cet esprit de fornication qui doit certainement se trouver avec les prostituées, les adultères et les débauchés dont j'ai appris l'existence dans le quartier."

 

"Pierre Favre, Mémorial, 1° avril 1543, Coll. Christus n° 4, Desclée, Paris, 1959."

 

Source : spiritualite-chretienne.com

 

Pierre-Favre-Jesuite--parousie.over-blog.fr.jpg

 

« Le dialogue avec tous, même avec les plus lointains et les adversaires de la Compagnie ; la piété simple, une certaine ingénuité peut-être, la disponibilité immédiate, son discernement intérieur attentif, le fait d’être un homme de grandes et fortes décisions, capable en même temps d’être si doux… ».

 

Le Pape François, parlant avec admiration du Père Pierre Favre dans son interview aux revues intellectuelles jésuites de septembre 2013. (cf "Pierre Favre, un jésuite français bientôt canonisé" sur le site radionotredame.net).

 

 

"Sarà presto santo Favre modello per Bergoglio"

Avvenire, 23 novembre 2013

 

 

Bienheureux-Pierre-Favre-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 21:34

Lucien-Deiss-compositeur-parousie.over-blog.fr.jpg

Père Lucien Deiss, spiritain

compositeur de plus de 460 cantiques

né en 1921 à Eschbach (Bas‑Rhin)

mort le 9 octobre 2007 à Chevilly-Larue (Val-de-Marne)

 

Blason-Eschbach-as-Rhin-parousie.over-blog.fr.jpg

 

"Ô Seigneur, envoie Ton Esprit(ZL103)

Psaume 104 (103), "Splendeur de la Création" (K17)

 

12-Station-of-the-Cross-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Extrait de l'homélie de Mgr Fréchard

lors de la sépulture du Père Lucien Deiss

samedi 13 octobre 2007

 

"...Qui écoute ta parole, Seigneur, ne verra jamais la mort. En Lucien DEISS nous accompagnons jusqu’à sa dernière demeure, un religieux, un prêtre qui, durant toute sa vie, a subi la fascination de la Parole de Dieu et qui l’a servie avec assiduité par une recherche exigeante. Par le chant il arrachait à notre lecture habituée des paroles de feu pour les planter dans notre vie de croyants. Il voulait donner à cette Parole de vie une dimension nouvelle d’expression joyeuse afin de permettre au peuple de Dieu de mémoriser cette Parole et d’en vivre davantage dans toutes les situations de son existence.

Il nous a fait chanter la parole des prophètes, des Apôtres, de Jésus lui-même, de la grande Tradition de notre Eglise. Des textes importants pour sa foi et la nôtre, parce qu’ils les avait longtemps portés dans sa prière et dans une recherche pastorale souvent liée à celle de Jean-Marie Lustiger, alors aumônier des étudiants de Paris. Textes importants aussi pour sa propre vie et pour la nôtre, parce qu’il les avait vécus dans sa chair vive. Il les habitait, ils avaient pris place dans la mémoire de sa foi. Il les partageait avec ses frères, non seulement francophones, mais d’autres ères linguistiques, notamment anglophones des Etats-Unis d’Amérique.

Cette parole pour lui était une question de vie profonde. De vie quotidienne d’abord, dans le sens de donner signification aux gestes habituels, aux circonstances de la vie quotidienne, notre prière, notre joie, notre peine, notre souffrance aussi. Dans la prière secrète comme dans la prière liturgique. Il gardait un attachement réel au chant grégorien de la Parole de Dieu. Il en avait inspiré le goût à combien de religieux au cours de leurs études ? Sous sa direction la polyphonie classique avait trouvé une interprétation d’une grande qualité au service de la même Parole.

Qui écoute ta Parole, Seigneur, ne verra jamais la mort, il possède en lui la vie éternelle. A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Sans te voir nous t’aimons, sans te voir nous croyons et nous exultons de joie, Seigneur, sûrs que tu nous sauves, nous croyons en toi. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, Dieu de tendresse et Dieu de pitié, Dieu plein d’amour et de fidélité, Dieu qui pardonnes, …Souviens-toi de Jésus Christ ressuscité d’entre les morts. Souvent, ses amis et moi nous le lui avons chanté à son chevet. Grâce à Lucien Deiss, l’un des derniers conseils de saint Paul à son disciple Timothée habite désormais la mémoire de nombreux croyants, il nourrit leur espérance.

Son désir était encore plus ambitieux, épousant pleinement le renouveau de la liturgie née de Vatican II, ce n’était pas seulement une question de mémoire vive à nourrir avec soin, mais de lui offrir l’écrin le plus prestigieux au cœur de la célébration liturgique, de l’Eucharistie. Il n’est plus alors question de nous souvenir ensemble, c’est bien davantage de vivre la réalité vivifiante de Jésus mort et ressuscité, son offrande totale à son Père dans sa Pâque. Dans la liturgie chrétienne, nous sommes contemporains du sommet de notre histoire humaine, quand poussé par l’Esprit éternel, Jésus, l’Agneau de Dieu, est définitivement victorieux du péché du monde par l’amour de son Cœur transpercé et victorieux pour toujours de la mort des hommes au matin de Pâques.

Le Corps du Christ que nous partagerons n’est-il pas le Verbe, la Parole de Dieu dont nous parle saint Jean, qui a pris chair dans le sein de Marie ? Qui écoute ta Parole, Seigneur, ne verra jamais la mort. Je suis le Pain de vie, Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour. Amen."

 

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 09:11

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Marthe Robin

Cofondatrice, avec le Père Finet, des Foyers de Charité

née le 13 mars 1902 à Châteauneuf-de-Galaure (Drôme)

morte le 6 février 1981 à Châteauneuf-de-Galaure

enterrée au cimetière de Saint-Bonnet

 

Coeurs-Saints-Jesus-Marie-parousie.over-blog.fr.jpg

 

"On devient saint en s'oubliant.

Devenir sainte, c'est mon devoir, Dieu m'y appelle !"

 

Marthe Robin

 

Priere-pour-la-beatification-de-Marthe-Robin-parousie.ove.jpg

Prière pour la béatification de la Servante de Dieu Marthe Robin

 

 

Visite virtuelle de la

chambre de Marthe Robin

 

 

Texte fondateur des Foyers de Charité

martherobin.com

 

"Marthe transcrit les paroles du Christ lui décrivant l'Œuvre des Foyers de Charité qu'Il désire voir naître dans l'Église."

 

"C’est alors qu’Il me parla de l’Œuvre splendide qu’il voulait réaliser ici à la gloire du Père, pour l’extension de son règne dans toute l’Église et pour la régénération du monde tout entier, par l’enseignement religieux qui y serait donné et dont l’action surnaturelle et divine s’étendrait dans tout l’univers.

Œuvre à laquelle je devais tout spécialement travailler et me donner, suivant son commandement et ses conseils divins, sous la direction du prêtre que de tout temps il avait choisi et élu dans son Cœur pour son édification et auquel il donnerait un jour des collaborateurs fidèles et dévoués pour l’aider à absoudre, à instruire et à nourrir les âmes et les conduire à son amour.

Collaborateurs que son prêtre aurait à choisir lui-même dans la lumière et sous l’inspiration de l’Esprit Saint qu’il lui prodiguerait en surabondance s’il était docile à ses ordres, et avec lesquels il vivrait dans la plus fraternelle union et la plus parfaite harmonie.

« Je répandrai sur l’Œuvre et sur chacun de ses membres des flots de lumière et de grâces ! J’y opérerai des prodiges étonnants ! Et ma Très Sainte Mère y accomplira elle-même des merveilles éclatantes. Je m’y réserve une multitude incomparable de grâces que je n’ai jamais encore jusqu’à ce jour répandues dans mon Église et que je ne répandrai nulle part ailleurs qu’en ces lieux. Les mêmes merveilles qu’aux premiers jours de mon Église s’y reproduiront, et de plus grandes encore.

Ma Très Sainte Mère, qui sera la Reine glorieusement aimée et écoutée en ce Foyer de mon amour qu’elle conduira elle-même par sa présence toute maternelle, y connaîtra un véritable triomphe qui rejaillira au loin et sera connu des points les plus reculés de la terre.

Le prêtre que je me prépare pour son établissement et pour son immense développement sera un apôtre d’une très grande influence. Il y fera du reste de magnifiques conquêtes et des conversions nombreuses et inespérées... Néanmoins, il ne pourra jamais rien faire sans toi, ni loin de toi.

C’est par toi que je veux lui transmettre mes ordres et lui faire connaître ma volonté. C’est par toi, à ta prière et à ton incessant holocauste, que je veux lui communiquer ma lumière et ma grâce. Tu lui diras tout, au fur et à mesure, ce que je demande. Tu ne pourras de même jamais rien faire sans lui.

Je veux établir entre lui et toi, entre son âme et la tienne, l’union la plus parfaite et la plus intime que je n’aie jamais conçue dans mon Cœur... Une union semblable à la mienne avec ma Très Sainte Mère... Une union semblable à la mienne avec toi. Je la veux si belle et si pure que les anges eux-mêmes en seront émus. Je veux qu’il y ait entre vous une très grande intimité de vie. Je veux vous confondre en moi pour la mission que je veux vous confier, pour toutes les âmes que je veux vous donner, et pour la gloire de mon nom.

Ne tremble pas, c’est moi qui veux ainsi... C’est moi qui ferai tout... Je serai la lumière et la force. Je serai l’amour et la vie en chacune de vos âmes, en qui je veux régner en Souverain et en Maître absolu. »

Il me dit que le prêtre dont il me parlait était celui qui serait chargé de me conduire et de me guider selon ses vues éternelles en moi, ajoutant qu’il me le ferait connaître à son heure, pour lui faire savoir sa souveraine volonté pour l’Œuvre et l’immensité de ses desseins d’amour sur lui et sur moi.

Je compris à ce moment ce que je n’avais jamais osé ou plutôt ce que je m’étais refusé de croire jusqu’alors, c’est-à-dire que c’était dans la paroisse même que devait s’accomplir cette Œuvre que le Seigneur appelait la grande Œuvre de son amour, dont il m’avait déjà parlé tant de fois et pour laquelle il montrait actuellement tant d’insistance, demandant même que l’on fasse sans tarder la première fondation par la création d’une école pour enfants et jeunes filles qu’il promettait, avec la Très Sainte Vierge, de combler de son amour et de leur divine protection, en disant que l’école serait un jour une des branches de l’Œuvre d’un rayonnement efficace.

J’étais interdite !... À peine encore si j’osais croire aux divines paroles du Seigneur tant j’avais peur de me tromper, devinant toute la gravité et les conséquences inouïes d’une telle communication. Et ce que je n’arrivais pas du tout à comprendre, c’était la participation directe qui m’était imposée dans tout cela. Mais je n’avais pas à discuter les ordres de Dieu, je n’avais plus qu’à m’incliner et à obéir, puisque je devais faire part tout de suite de ce qui m’avait été dit.

Quel martyre et quel supplice était le mien !... Je suffoquais d’angoisse à la seule pensée de ce que j’avais à dire, tellement je redoutais de parler. Mais le Seigneur ayant insisté avec une telle autorité cette fois, que je ne pouvais attendre davantage. À ce moment, Jésus ouvrit les bras en un geste glorieux de bénédiction et d’amour, les yeux baissés vers la terre qu’il couvrait majestueusement de son ombre, en la considérant avec une tendresse et une complaisance ineffables. Après un moment de cette attitude, il me désigna l’endroit précis où il désirait son Œuvre et qu’il fallait acquérir.

Après un moment, il continua : « Oui, je veux faire ici quelque chose de nouveau et de très grand pour notre gloire, à cause de toi... À cause de tout ce que je fais et veux faire en toi, et par toi en qui je veux me glorifier à l’infini ! Je veux recevoir ici un amour et une gloire infinie !... Je veux y connaître un honneur et un témoignage incomparables... Je veux que tous les membres de l’Œuvre soient des saints ! Qu’ils rayonnent par l’exemple d’une vie profondément surnaturelle, par l’exercice incessant de la charité, par leur dévouement à toute épreuve... et enfin par le don de soi à chacun et à tous dans un don total à Dieu. »

Après cela, il reparla de l’Œuvre : « Sa création, dit-il, sera le refuge des grandes détresses humaines qui viendront y puiser la consolation et l’espérance ; et l’abri de ses murs, le signe évident de ma volonté et l’appel émouvant de mon Cœur aux pécheurs innombrables qui viendront de toutes parts, attirés par ma Mère et par moi, y chercher la lumière et la guérison de leurs maux dans mon pardon divin.

Je veux qu’elle soit un Foyer éclatant de Lumière, de Charité, d’Amour ; le centre unique des grandes résurrections spirituelles après la défaite matérielle des peuples et de leurs erreurs sataniques ; l’oasis vivifiante aux âmes de bonne volonté, aux âmes anxieuses et découragées, aux pécheurs endurcis et sceptiques... la maison de mon Cœur ouvert à tous. Son rayonnement grandira à la mesure de l’infini et de l’éternel.

Des prêtres nombreux, animés de l’ardent désir de la perfection, viendront aussi s’y édifier, s’y instruire et s’y sanctifier. J’y attirerai de même des personnalités de divers peuples qui recevront ici, par tout ce qu’ils verront et apprendront, le sens véritable et la sublime grandeur de la vie et les vraies voies du salut.

Qu’on l’édifie donc sans arrêt, malgré les difficultés de l’heure et les angoisses croissantes !... Ma volonté l’exige !... N’est-ce pas aux époques les plus mouvementées et les plus troublées, parmi les batailles, les incendies et les ruines, que s’est épanouie l’immense et admirable floraison de mes Œuvres divines et de mon amour ? »"

 


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Tableau de "Marie Médiatrice de Toutes Grâces"

apporté par le Père Georges Finet à Marthe Robin

lors de leur première rencontre à

Châteauneuf-de-Galaure, le lundi 10 février 1936

 

 

"Genèse des Foyers de Charité"

foyer-de-charite.com

 

"Extraits du récit du Père Finet, qui rencontre Marthe Robin pour la première fois le 10 février 1936.

Cette rencontre signe la naissance des Foyers de Charité."

 

"A 11 heures et demie, nous montions à la petite ferme où habitait Marthe, avec mon auto, mon tableau et mon curé. Arrivés chez elle, l'abbé Faure entra directement dans la chambre de Marthe.

Pendant ce temps, assise devant la grande table de la cuisine, je voyais Mme Robin, la maman de Marthe, qui préparait le repas de midi. Son père était assis sur une chaise avec un orteil blessé : accident du travail. Le curé tardant à sortir, j'enlevai les ficelles, puis les papiers qui enveloppaient le tableau.

 

[ NDLR : Marthe Robin avait demandé qu'on lui apporte un tableau particulier représentant « Marie Médiatrice de toutes grâces », et le Père Finet, prêtre du diocèse de Lyon disposant d'une voiture, était chargé de lui apporter ].

 

Enfin, sortant de la chambre de Marthe, l'abbé Faure m'a dit : « Marthe demande que vous apportiez vous-même ce tableau ». J'ai cru que j'amenais la Sainte Vierge. En fait, c'est elle qui m'amenait auprès de Marthe.

Celle-ci admira beaucoup le tableau et nous fîmes ensemble une prière.

Je suis alors descendu déjeuner à la cure, étant bien convenu que je remonterai la voir, à 2 heures de l'après-midi. Je remontais tout seul auprès de Marthe pour « ma visite », à 14 heures, aux premières Vêpres de Notre-Dame de Lourdes. Notre conversation devait durer trois heures de suite.

Pendant la première heure, Marthe me parla uniquement de la Sainte Vierge. J'ai dû constater qu'elle connaissait bien mieux la Sainte Vierge que moi qui, cependant, la faisait connaître au Cénacle depuis plusieurs années.

Dans la deuxième heure, changeant de ton, elle me parla des évènements douloureux et heureux qui allaient se produire. Je passe sur les évènements douloureux. Voici ce qu'elle me dit sur ces évènements heureux. Elle m'annonçait notamment une Nouvelle Pentecôte d'Amour qui serait précédée d'un profond renouveau de l'Eglise, et marquée d'un grand élan missionnaire où de nombreux laïcs s'engageraient dans cet apostolat.

 

« Mais qui formera ces laïcs ? »

« Dans beaucoup d'endroits, me répondit-elle, notamment dans les Foyers de Lumière, de Charité et d'Amour. »

Pour la première fois, j'entendais cette appellation. J'ai compris plus tard que la Lumière était l'enseignement du prêtre qui devait nous mener à Dieu Amour. Mais pour cela, il faut d'abord pratiquer la Charité fraternelle. C'est ce que nous avons résumé, en les appelant : Foyers de Charité.

Il était 16 heures... Marthe, me regardant avec assurance, me dit :

« Monsieur l'abbé, j'ai une demande à vous adresser de la part de Dieu : c'est vous qui devez venir à Châteauneuf pour fonder le premier Foyer de Charité. »

Dans ma surprise, je lui ai répondu :

« Mais je ne suis pas du diocèse ! »

« Qu'est-ce que cela peut faire puisque Dieu le veut. »

« Ah ! excusez-moi, je n'y avais pas pensé ! Mais pour faire quoi ? »

« Bien des choses, me dit-elle, notamment pour prêcher des retraites. »

« Je ne sais pas faire ».

« Vous apprendrez. »

« Des retraites de trois jours ? ».

« Non, me répondit-elle, car en trois jours on ne change pas une âme. La Sainte Vierge demande cinq jours pleins. »

« Mais à qui s'adresseront ces retraites ? »

« Pour commencer à des dames et jeunes filles. »

« Mais entre chaque conférence, lui ai-je répondu, j'organiserai des carrefours pour que les retraitants puissent échanger leurs impressions ? »

« Non, non, m'a-t-elle dit, la Sainte Vierge demande le silence complet. »

« Comment pourrais-je demander à des femmes de garder le silence pendant cinq jours ? »

Elle me dit : « Mais puisque Dieu le demande. »

« Ah ! excusez-moi, je n'y avais pas songé. »

J'ai donc dû accepter.

« Où prêcherai-je ces retraites ? »

« Pour commencer, dans l'école de filles. »

« Est-elle préparée pour cela ? »

« Non, m'a-t-elle dit, il faudra beaucoup l'aménager. »

« Mais qui réalisera ces travaux ? »

« C'est vous-même. »

« Mais avec quel argent ? »

« Ne vous tourmentez pas, la Sainte Vierge y veillera. »

« Comment pourrai-je faire venir des retraitants dans ce village inconnu ? »

« C'est la Sainte Vierge elle-même qui vous les enverra. »

« A quelle date devrai-je prêcher cette première retraite ? »

« Le lundi 7 septembre pour la terminer le dimanche suivant. »

« Je ne puis refuser, mais encore dois-je demander l'autorisation de mes supérieurs.»

« Ah oui ! vous devez vous mettre dans l'obéissance. »

Sortant de la chambre de Marthe, je pensais : « Quelle aventure ! », mais la foi n'est-elle pas souvent une aventure ? »"

 

"Envoie Ton Esprit, Seigneur"

Chant composé par des membres du

Foyer de Charité de Tressaint

Textes extraits du "Journal" de Marthe Robin

 

 

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Paroles et prières de Marthe Robin

 

 

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Père Georges Finet

né le 6 septembre 1898 à Lyon (Rhône)

mort le Samedi Saint 14 avril 1990

au Foyer de Charité de Châteauneuf-de-Galaure

enterré au cimetière de Châteauneuf-de-Galaure

 

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"Seigneur, fais que je voie ce que Tu veux,

Seigneur, fais que je veuille ce que Tu veux,

Seigneur, fais que je fasse ce que Tu veux."

 

Père Georges Finet

 

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Le Père Georges Finet, à gauche, avec le Pape Jean-Paul II

 

 

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"Orígenes de los Foyers de Charité"

foyer-de-charite.com

 

"Tomado del relato del Padre Finet, cuando se reunió con Marthe Robin la primera vez, el 10 de febrero de1936.

Este encuentro sella el nacimiento de los Foyers de Charité."

 

"A las 11 h. y media de la mañana, salimos con mi cura y mi cuadro, en mi auto en dirección de la finca de la Plaine. Una vez llegados a su casa, el Abate Faure entró directamente en la habitación de Marthe.

 

Mientras tanto,miraba a la mamá de Marthe que preparaba el almuerzo, sentada delante de la gran mesa de la cocina. El papá de Marthe estaba sentado, herido en un dedo de pie, accidente del trabajo. Como tardaba en salir el cura, retiré las cuerdas y luego los papeles que envolvían el cuadro.

 

(N.del E.) . Marthe Robin había pedido que se le llevara un cuadro particular de "María Mediadora de todas gracias", y el Padre Finet, sacerdote de la diócesis de Lyon, como disponía de un auto, había sido encargado de aportar dicho cuadro).

 

Saliendo de la pieza de Marthe, el Abate Faure ma dijo : "Marthe pide que Ud mismo le aporta el cuadro". Creía que llevaba la Sma Virgen. De hecho, era Ella quien me llevaba hasta Marthe.Esta admiró mucho el cuadro e hicimos juntos una oración.Yo fui almorzar a la casa parroquial con el cura, habiendo convenido que regresaría a verla a las 2 de la tarde.Yo volví a verla solo para "mi visita", a las 2 h de la tarde en las primeras Vísperas de N.S. de Lourdes. Nuestra conversación duró 3 horas sin parar.

 

Durante la primera hora, Marthe me habló únicamente de la Sma Virgen.Me di cuenta que La conocía mejor que yo, que sin embargo, la daba a conocer en el Cenáculo desde varios años:

 

En la segunda hora, cambiando de tono, me habló de los acontecimientos dolorosos y felices que iban a producirse. Paso por alto los dolorosos. He aquí lo que me dijo sobre estos acontecimientos felices. Me anunciaba en especial un Nuevo Pentecostés de Amor precedido de una profunda renovación de la Iglesia, marcado por un gran impulso misionero, donde numerosos laicos se comprometerían en este apostolado.

 

"Pero,¿ quien formará estos laicos ?"

"En muchos lugares, me contestó ella, especialmente en los Foyers de Luz, de Caridad y de Amor."

Por primera vez escuché esta apelación. Comprendí más tarde que la Luz era la enseñanza del sacerdote, que debía llevarnos a Dios Amor. Pero por eso, hay que primero practicar la caridad fraterna. Es lo que resumimos llamándoles : Foyers de Charité.

Eran las 4 de la tarde…. Marthe, mirándome sin vacilar, me dijo :

"Señor abate, tengo un pedido que hacerlo de parte de Dios : es Ud quien tiene que venir a Châteauneuf para fundar el primer Foyer de Charité".Sorprendido, le contesté :

"Pero, ¡ no soy de la diócesis !"

"¿ Y qué importa si Dios lo quiere ?"" ¡ Ah ! perdóneme, no había pensado en eso.

Pero, ¿ qué voy a hacer ? "

"Bastantes cosas, me dijo, en especial predicar retiros."

"Eso no lo sé hacer"

"Ud aprenderá"

" ¿ Retiros de 3 días ? "

"No, me contestó, pues en 3 días no se cambia un alma. La Santísima Virgen pide % días completos."

"Pero ¿ a quienes irán dirigidos estos retiros ? "

"Para empezar a señoras y niñas."

"Pero, entre las charlas, le contesté, ¿ organizaré reuniones para que las ejercitantes puedan intercambiar sus impresiones ? "

"No, me dijo, la Virgen pide silencio total."

" ¿ Cómo puedo pedir tal silencio a mujeres y niñas, durante 5 días ?"

Me dijo : "Pero, si es Dios que lo pide…"

" ¡ Ah ! perdone, no había pensado en eso."

Pues, tuve que aceptar.

" ¿ Donde habrá que predicar estos retiros ?"

"Para empezar en el local de la escuela de las niñas."

" ¿ Ya está preparado para eso ?"

"No, me dijo, habrá muchos trabajos que hacer."

" Pero ¿ Quien realizará estos trabajos ? "

"Usted mismo."

"¿ Y con qué plata ?"

"No se atormente, la Sma Virgen se preocupará de eso."

"¿ Como hacer para que viniera ejercitantes en este pueblecito desconocido ?"

"La Santísima Virgen Ella misma les mandará."

" ¿ A que fecha tendré que predicar este primer retiro ?"

"El lunes 7 de septiembre para terminar el domingo siguiente."

"No puedo decir no, pero aún me falta pedir permiso a mis superiores."

" Ah, eso sí, Ud tiene que ponerse en la obediencia."

Al salir de la pieza de Marthe, pensaba " ¡ Qué aventura ! " pero la fe ¿ no es, a menudo, una aventura ?"

 

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Marthe Robin sur son lit de mort

 

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"The beginings of the Foyers de Charité"

foyer-de-charite.com

 

"Extracts from the narration of Fr. Finet who met Marthe for the first time on the 10th of February 1936.

This meeting marked the birth of the Foyer de Charité."

 

"It was around 11.30am. We went up to the little farm house where Marthe lived with my car, my painting, and my parish priest. Arriving at her place Fr. Faure entered straight into Marthe's room.

 

Meanwhile, I saw seating in front of the big table of the kitchen, Madame Robin, Marthe's mother who was preparing lunch. Her father was seating on a chair with a wounded toe, an injury sustained on the farm. Realizing that the Parish Priest delayed in coming out, I untied the cord, then the paper that enveloped this painting.

 

[ Marthe Robin had asked this particular painting representing our Lady Mediatrix of all Graces to be brought and Fr. Finet a priest of the Diocese of Lyon who had a car a car was asked to bring the painting to Marthe ].

 

Finally, coming out from Marthe’s room, Fr. Faure told me “Marthe is asking that you bring the painting yourself”. I believed I was carrying the Blessed Virgin Mary to Marthe ; in fact it was the Blessed Virgin Mary who carried me to Marthe.

Marthe admired the painting and then we prayed together.

Having agreed to come back to see Marthe at 2pm, I then went down to the Parish House for lunch.

I went back alone at 2pm to Marthe for “my visit”; at the first Vespers of Our Lady of Lourdes. Our conversation was to last about 3 hours at a stretch. During the first hour, Marthe talked to me solely about the Blessed Virgin Mary. I realized that she knew the Blessed Virgin Mary much better than I did although I had been teaching about her in the Cenacle (a Parish in Lyon) for several years.

In the second hour, changing the tone of her voice, she spoke to me about the miserable and joyful events that were going to take place. I skip the miserable events. Here now is what she told me of the joyful events. She announced to me notably a new Pentecost of Love which would be preceded by a deep renewal of the church, marked by a great missionary zeal, where many Lay people would commit themselves in this new apostolate.

 

“But who will form these lay people?”

“In many places” she answered me, “notably in the Foyers of Light, of Charity and of Love”

For the first time I had heard this term. I understood later on that, the Light was the teaching of the priest, which was to lead us to God who is Love. But in order to realize that we first have to live fraternal Charity. That is what we have summarized in calling them Foyers de Charité.

It was now 4pm, Marthe looking at me with assurance told me:

“Father, I have a request to make to you coming from God: it is you who will have to come over to Châteauneuf to found the first Foyer de Charité”

In my surprise, I responded:

“but I am not from this diocese!”

“What has that got to do with it, since God wants it”

“Ah! Sorry, I never thought of it! But to do what?”

“A lot of things, she told me, especially to preach retreats”.

“I do not know how to do it”.

“You will learn it”.

“Three days retreats ?”

“No, she replied, for in three days you cannot change a soul. The Blessed Virgin Mary requests five full days”.

“But to whom will these retreats be preached?”

“To begin with, to women and young girls ”.

I replied : “But then, between each conference, I will organize workshops so that the retreatants can share their impressions?”

“No! She told me emphatically. The Blessed Virgin Mary demands complete silence”.

“But how could I ask women to be quiet for five days?

“But since God demands it” she told me.

“Ah! Excuse me, I never thought of it”. I could do nothing but accept.

“Where will I preach this retreats?

“To begin with, in the Girls’ School”

“Is the place prepared for that?”

“No, she told me, it would need a lot of renovation”

“But who will do this work?”

“It is you yourself”

“But with what money?

“Do not torment yourself, the Blessed Virgin Mary will see to that”

“But how can I make retreatants come to this unknown village?”

“It is the Blessed Virgin Mary herself who will send them to you”

“Now on which date do I have to preach this first retreat?

“You'll start on Monday 7th September and finish on the following Sunday”

“I could not refuse, but again I have to ask the permission of my Superiors”

“Oh yes, you have to submit to obedience”

Leaving Marthe’s room, I thought to myself, ‘what an adventure!’ But faith is it not often an adventure?"

 

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