Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
  • IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
  • : Prières, neuvaines, poèmes, religion chrétienne
  • Contact

Profil

  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

Translation. Traduzione

LE MONDE

 

Notre-Dame-de-Lourdes-gif-water-reflect-parousie.over-blog-gif

 

Vie des Saints

 

 

 

Horaires-messes-Info-parousie.over-blog.fr.jpg

 


Created with Admarket's flickrSLiDR.

 

 

Recueil Poèmes chrétiens de Patrick ROBLES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photobucket

 

 Chapelles virtuelles bénies

 

 

Offices-Abbaye-du-Barroux-en-direct--Prime-Sexte-Vepres-Co.jpg

 

Sainte-Therese-et-Pape-Francois-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Recherche

Thou shalt not kill

 

 

 

 

Gif-Weborama.gif

 

Meilleur du Web : Annuaire des meilleurs sites Web.

 


Agrandir le plan

 

 

Lookup a word or passage in the Bible


BibleGateway.com
Include this form on your page

 

 

Made-in-papa-maman-parousie.over-blog.fr.jpg

 

bebe-carte-ancienne-parousie.over-blog.fr.jpg

1 Père + 1 Mère, c'est élémentaire !

 

Snow-leopard-leopard-des-neiges-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Veni Sancte Spiritus

 

Logo-MessesInfo--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 


Created with Admarket's flickrSLiDR.

 

 

Patrick Robles

Créez votre badge

Visites

 


Icone-Toast.png

Facebook Fan Club

13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 14:45

Philomene-St-Nicolas-de-Port-54-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Consécration à Jésus

par l’intercession de Sainte-Philomène

 

« Sainte Philomène, courageuse Martyre et Vierge très fidèle de Jésus-Christ qui, pour conserver sans tache le trésor de la pureté et de la foi que vous Lui aviez promise, avez si généreusement sacrifié votre vie au milieu des plus grands supplices ; c’est à votre exemple et sous vos auspices que je me consacre aujourd’hui et toute ma vie, avec toute la ferveur dont je suis capable, au service de ce Dieu de bonté qui vous fit triompher si puissamment de tous les ennemis de votre salut. Je me mets avec confiance sous votre protection ; ne me refusez pas votre intercession pour éloigner de moi tous les dangers qui m’environnent, afin que je puisse arriver, comme vous, à l’heureux terme de la béatitude. Ainsi soit-il ! »

 

Source : « Confrérie de Sainte Philomène érigée dans l’église de Liettres, Diocèse d’Arras », vu et approuvé par Mgr Charles, Évêque d’Arras, le 8 novembre 1838 ; imprimé à Paris, édition de 1839, « Consécration », pages 3-4 (voir livre ci-dessous).

 

Note : Les reliques de Sainte-Philomène sont particulièrement vénérées dans le Sanctuaire de Mugnano del Cardinale (Avellino, Campanie - Italie) :

Santuario di Santa Filomena

Piazza Umberto I

83027 Mugnano del Cardinale

Avellino, Italia

Tél. : 0039 081 825 7204

Fax : 0039 081 511 2733

Recteur : Mgr Giovanni Braschi

Email : santafilomena@philomena.it

 

Philomene-Ligny-en-Barrois-55-parousie.over-blog.fr.jpg

« C’est la plus belle tête de la Sainte que je connaisse ! »

dixit le Saint Curé d’Ars, alors qu’il n’était jamais allé à

Ligny-en-Barrois (Meuse)

où est exposée cette toile de Charuel peinte en 1836

 

 

Sanctuary of St. Philomena

 

 

 

Philomene-St-Michel-des-Lions-Limoges-parousie.over-blog.f.jpg

 

Dévotion à Sainte-Philomène

"Le 24 mai 1802, dans les catacombes de Ste Priscille, un ouvrier heurta de son pic une tuile et, conformément aux instructions de Mgr Ponzetti, Custode des Saintes Reliques, il suspendit immédiatement l’excavation[3]. On informa le père Filippo Ludovici chargé de la surveillance des fouilles et, le lendemain 25 mai 1802, accompagné de plusieurs observateurs, le père Ludovici descendit dans la catacombe pour assister à la découverte complète du loculus[4]. Le sol dégagé laissa apparaître trois tuiles funéraires portant une épitaphe peinte en rouge. Dans le descellement du loculus, une fiole fut brisée dans sa partie supérieure ; le fond, solidement enveloppé par le ciment[5], était encore intact et contenait une poussière noirâtre, sans doute du sang desséché, qui collait aux fragments de verre. Une palme, autre signe caractéristique avec la fiole de sang pour indiquer la tombe d’un martyr, apparaissait sur la deuxième tuile[6].

L’inscription entière peinte sur les trois tuiles funéraires se lisait comme suit : première tuile – LUMENA ; deuxième tuile – PAXTE ; troisième tuile – CUM FI[7]. Le loculus fut documenté par Mgr Ponzetti, Custode des Saintes Reliques, comme FILUMENA, une interprétation de l’épitaphe en accord avec la coutume ancienne de commencer les inscription à partir de la deuxième tuile, et avec la logique du contexte étymologique. L’épitaphe entière se lit donc : PAX TECUM FILUMENA[8].

Le nom de Filumena fut officiellement attribué aux restes sacrés examinés le 25 mai 1802 et inscrit dans le document publié par Mgr Ponzetti, Custode des Saintes Reliques, qui remit les restes de cette martyre chrétienne au Diocèse de Nola, le 8 juin 1805."...

"1. C’était fréquemment la coutume dans les catacombes de commencer l’épitaphe sur la deuxième tuile, de sorte que l’inscription se lit correctement (comme l’a fait Mgr Ponzetti, Custode des Reliques), « PAX TECUM FILUMENA » (« La paix soit avec toi, Philomène."...

"Plus récemment, la publication révisée, en 2001, du Martyrologe romain par la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a été l’occasion d’une discussion renouvelée sur le statut ecclésial de Ste Philomène. Différentes sources médiatiques ont de nouveau laissé entendre que l’omission de Ste Philomène dans le Martyrologe romain signifiait que Ste Philomène n’était plus reconnue comme sainte par l’Église."...

"2. Le culte public de Ste Philomène, vierge et martyre, a été approuvé par un décret pontifical du Pape Grégoire XVI, le 30 janvier 1837, avec l’approbation de l’office, de la messe du commun pour une vierge et martyre et d’une quatrième leçon en l’honneur de Ste Philomène le 11 août[66]."...

"4. De nombreux Saints, Bienheureux et Vénérables ont témoigné de la réalité et de l’exceptionnel pouvoir d’intercession de Ste Philomène, dont la V. Pauline Jaricot, la Bse Anna Maria Taigi, St Pierre-Julien Eymard, St Pierre Chanel, Ste Madeleine-Sophie Barat, Ste Madeleine de Canossa, le Bx Bartolo Longo, le Bx Pie IX, St Pie X et, particulièrement, St Jean-Marie Vianney[68]."...

 

[3] Don Francisco de Lucia, Relazione storica della traslazione del corpo di santa Filomena, vergine e martire, da Roma a Mugnano del Cardinale, Naples, 1824, p. 53.

[4] Sépulcre creusé dans les parois du tuf calcaire des catacombes.

[5] De Lucia, Relazione, op. cit.

[6] Ibid.

[7] Mgr Hyacinth Ponzetti, Archivi della Lipsanoteca di Roma, Registro II, 8 juin 1805, p. 271.

[8] Ponzetti, Archivi, p. 271.

[66] Décret solennel de Grégoire XVI (30 janvier 1837) in Approbation papale du Rescrit de la Sacrée Congrégation des Rites (6 septembre 1834).

[68] Cf. Procès de l’Ordinaire, pp. 334, 179, 751, 1160, 1325, 1460, 1447; Procès apostolique, pp. 288, 768, 1215-1216; Trochu, Sainte Philomène, p. 197; Ippolito, Memorie, pp. 243, 55; cf. aussi du Manoir, p. 40; Maurin, Vie nouvelle; Pierre-Julien Eymard, p. 24; de Grandmaison, Mère Barat, p. 198; Bouffier, Anna-Maria Taigi, pp. 125-126.

 

Source : extraits de © "STATUT ECCLÉSIAL ACTUEL DE LA DÉVOTION À SAINTE PHILOMÈNE", par Mark Miravalle, S.T.D., Professeur de Théologie et de Mariologie (président de "Vox Populi Mariae Mediatrici"), Université franciscaine de Steubenville, 7 octobre 2002, Fête de Notre-Dame du Rosaire.

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Prières
commenter cet article
11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 07:14

Partition-Seigneur-je-viens-vers-toi-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Ô Seigneur, je viens vers Toi

 

Refrain

Ô Seigneur, je viens vers Toi, je viens vers Toi,

Je Te cherche mon Dieu ;

Ô Seigneur, écoute-moi, écoute-moi,

Je T'espère, mon Dieu.

 

1. Toi, Seigneur, Tu es la Vie,

Moi, je n'étais rien ;

Toi, Tu m'as donné la vie ;

Moi, je suis Ton enfant.

 

2. Toi, Seigneur, Tu es l'Amour,

Moi, j'étais perdu ;

Toi, Tu es toute Tendresse ;

Moi, je cherche Ta main.

 

3. Toi, Seigneur, Tu es Pardon ;

Moi, je suis pécheur ;

Tu écoutes et Tu pardonnes ;

Oh mon Dieu, je T'implore !

 

4. Toi, Seigneur, Tu es Lumière ;

Moi, je ne vois pas ;

Ta Parole nous éclaire ;

Fais, Seigneur, que je voie !

 

Auteur-compositeur : Michel Prophette, éditeur : Studio S.M., cote Secli E116 (nouvelle cote : R116).

 

 

 

 

 

Je viens vers Toi, Jésus

Communauté du Verbe de Vie

 

 


Je viens vers Toi, Jésus par lucbreton

 

 

Seigneur, je viens vers Toi

Communauté du Chemin Neuf

(Cote Secli B38-70, nouvelle cote : R38-70)


 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Musique
commenter cet article
28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 06:44

Marie-l-Immaculee-Sievernich-parousie.over-blog.fr.jpg

 

"Hier schlägt mein Herz für Deutschland."

Maria, die Makellose

 

"Ici, mon Cœur bat pour l'Allemagne".

Marie, l'Immaculée (Sievernich - Allemagne)

 

Peinture-Marie-l-Immaculee-de-Sievernich-parousie.over-blo.jpg

 

Prière d'adoration révélée à Manuela Strack

 

6 janvier 2005 - Solennité de l’Épiphanie du Seigneur

"J’entendis la voix de sainte Thérèse d’Avila :

« Jésus, le divin Enfant, dans sa Grâce et sa sublime Majesté, caché au regard de beaucoup d’hommes, appelle tous les peuples à Lui. Il veut s’offrir à chaque peuple.

Adorez-Le, vous les peuples, Adorez-Le, Lui, le Roi des Rois.

Les Mages Lui offrirent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais vous, offrez-Lui votre cœur et adorez-Le ! »

 

Sainte Thérèse d’Avila pria devant moi" :

 

"Mon Seigneur Jésus,

contemplant l’humanité perdue,

Tu devins toi-même Homme ;

pourtant, en même temps, Tu gardas Ta Majesté Divine.

Noble Sauveur,

tout comme les Mages T’ont cherché et ensuite trouvé,

moi aussi je veux T’adorer.

Divinité cachée,

Seigneur Jésus,

je T’adore de tout mon cœur.

Je Te confie, Seigneur, la totalité de mon être.

Ma vie entière, je Te l’offre, ô Roi des Rois.

Avec supplication je m’approche de Toi,

dans l’espérance que Tu acceptes mon cadeau avec indulgence.

Si seulement Tu règnes en moi,

alors toutes mes actions seront pour Ta Gloire.

Je n’ai rien d’autre que je puisse T’offrir.

Je T’en supplie, transforme ma pauvreté en Toi.

Quand je Te contemple, Seigneur,

quand je T’adore, alors, je deviens riche.

Je ne veux pas me parer des richesses du monde,

mon âme veut être parée de Ton Amour et de Ton Amitié.

Je T’adore ;

Tu veux m’offrir l’or de Ton Royaume Éternel.

Je T’adore ;

Tu veux me parer de pierres précieuses,

les vertus célestes.

Je T’adore, Seigneur Jésus,

Tu vas me regarder et me mettre Ta parure divine,

l’éternelle fidélité.

Je T’adore ;

je suis misérable et pourtant parée par Toi :

Tu offres les Dons du Saint-Esprit.

Je T’adore, mon Jésus ;

ainsi, je m’agenouille devant Toi,

pauvre et indigne,

pourtant précieuse à Tes yeux,

et Tu veux que je sois tout en Toi et Toi tout en moi.

Je T’adore,

Toi, l’Amour infini,

qui se donne tout entier et complètement."

 

Apparitions et messages de Sievernich

 

Manuela-Strack-et-Mgr-Ratzinger-parousie.over-blog.fr.jpg

Manuela Strack et le Cardinal Ratzinger, futur Pape Benoît XVI

Cimetière teutonique - Rome, le 12 février 2004

 

 

Rencontre avec Manuela Strack

(Source : Stella Maris 413)

 

"Depuis son enfance et surtout depuis 1996, Manuela Strack est gratifiée de communications célestes de la part de l’Immaculée ou "La Toute Pure". Au cours des réunions de son groupe de prière, vingt-cinq apparitions avec messages officiels ont eu lieu entre le 4 septembre 2000 et le 7 octobre 2002, les premiers lundis du mois, dans l’église du village de Sievernich (Allemagne), entre Düren et Euskirchen, à 40 km à l'Ouest de Bonn (voir plan).

 

Actuellement, la Mère de Dieu continue d’apparaître à Manuela les premiers lundis du mois(1) pour soutenir de sa présence la prière des pèlerins rassemblés dans l'église de Sievernich. Elle laisse un bref message à Manuela qui lui présente les intentions qu’on lui a confiées avec les chapelets… pour qu’ils soient bénits.

 

Manuela a bien voulu accepter un entretien.

 

Manuela Strack naît le 13 avril 1967, dans une famille chrétienne pratiquante de Düren (Allemagne). Enfant au tempérament calme et silencieux, elle aime cependant beaucoup jouer au-dehors avec les autres enfants.

Elle suit la formation chrétienne que donne la paroisse, elle fait sa première communion le 13 avril 1976 puis sa confirmation. Grâce à sa grand-mère qui l’emmène à l’adoration du Saint-Sacrement, elle développe tôt une intimité personnelle avec Jésus. Manuela a toujours conservé la flamme de la foi, bien qu’à l’adolescence, elle fréquente moins l’église par suite de l’influence qu’a exercée sur elle la théologie moderne. Elle aime la vie et monte à cheval. Manuela est engagée dans sa paroisse, notamment dans la catéchèse. Mariée le 28 août 1993, elle donne le jour à un garçon le 28 novembre 1996.

En 1979, se manifeste le premier signe avant-coureur d’une élection particulière. Manuela a 12 ans ; elle accompagne ses parents à Banneux. Elle préfère rester à l’extérieur de l’église plutôt que de suivre la messe. Ses parents lui demandent de se placer sur le côté vitré de la chapelle où sont placés les malades. Elle s’y assoit et mange un peu, quand elle voit, pense-t-elle, une statue de la Vierge, toute blanche, sur un nuage à l’extérieur de l’église. Elle est si belle que Manuela la contemple durant environ trente minutes. Son aspect est différent des représentations de N.D. des Pauvres à Banneux.

Les années passent… De retour à Banneux, Manuela cherche à revoir la « belle statue » de Marie. Mais sur le lieu où elle l’avait vue, elle ne la trouve pas ! Ses parents lui affirment alors qu’ils n’ont jamais vu une statue à cette place. Manuela, incrédule, demande alors au prêtre où est la statue qui était là. Il répond qu’il n’y a jamais eu de statue à cet endroit.

« A 12 ans, dit-elle, je n’ai jamais pensé à une apparition de la Sainte Vierge ; j’ai toujours cru que c’était une très belle statue souriante. »

 

Manuela, quelle impression cela a-t-il laissé dans votre cœur ?

 

Un sentiment très positif, en même temps que je me sentais indigne d’avoir reçu une telle grâce.

 

Et ensuite, avez-vous eu d’autres signes ?

 

En 1996 (Manuela a 29 ans), alors que je ne m’y attendais pas, la Mère de Dieu est venue me visiter par des apparitions dans le petit jardin, sur l’arrière de notre maison. Elle m’a parlé quelques fois, à intervalles irréguliers. Par la suite, elle est venue m’entretenir pour que j’accomplisse une mission alors que je priais devant l’icône de notre salon.

 

Avez-vous noté ces premières visites ?

 

Non, c’était uniquement des communications privées de quelques minutes, une préparation personnelle.

 

Comment avez-vous réagi ; vous étiez étonnée ?

 

J’étais très heureuse, comblée d’une joie qui demeure en moi.

 

En avez-vous parlé à vos parents ?

 

Oui, malgré une petite crainte au début. Et ensuite, j’en ai parlé à mon mari. Il a même reçu un signe de confirmation de cette vérité ; un cadeau du Ciel pour nous ; comme moi, il a vu des anges avec leurs ailes ; j’en ai été très heureuse.

 

Et les membres de votre famille vous ont-ils crue ? N’avez-vous pas rencontré de scepticisme ?

 

Non, ils ont cru naturellement. Et ensuite, cela est devenu comme une habitude.

(Les familiers qui connaissent bien Manuela lui ont dit qu’ils croyaient en elle, parce qu’elle a toujours été vraie, sérieuse et humble.)

 

Quelle était finalement l’intention de ces visites à domicile ?

 

Le 8 juin 2000, donc après mon mariage et la naissance de notre garçon, je priais chez moi devant une image de la Vierge noire d’Einsiedeln lorsque j’ai reçu un premier appel de la Vierge, pour que je forme un groupe de prière sous la conduite d’un prêtre.

Soudain, j’ai entendu une voix claire, nette et chaleureuse qui disait : « Chers enfants, je vous salue et vous bénis au nom de mon divin Fils Jésus-Christ. Lui vous aime, vous accorde le salut et vous donne sa bénédiction. C’est en son nom que je viens vers vous. Chers enfants, réunissez-vous pour prier. J’ai appelé chacun de vous ! Appelez vos frères au nom de mon divin Fils. Devenez des perles vivantes de mon Rosaire ! C’est mon vœu le plus cher. Devenez mon Rosaire ! Chaque petite perle est importante et, liées ensemble, elles constituent une prière efficace. Je vous appelle. C’est à vous qu’il incombe de décider de donner suite à mon appel. Mon divin Fils veut une décision libre de votre part. C’est par amour que vous devez vous décider pour lui. Deviendrez-vous pour moi un Rosaire vivant ? Je suis Marie, l'Immaculée. »

Devant mon indétermination et mes tergiversations, l’Immaculée est venue me relancer une deuxième fois le 3 juillet suivant et une troisième fois, toujours à la maison, le 25 juillet.

 

Et finalement, vous avez décidé de répondre…

 

Tout m’a été conseillé par les visions. La Mère de Dieu désirait d’abord la fondation d’un groupe de prière ; qu’il se réunisse dans une église, et soit placé sous la conduite d’un prêtre. Dans cette église, il devait y avoir une statue de Notre-Dame de Fatima. Ce serait le signe m’indiquant que je devais rester là. Il fallait en outre que le prêtre et le groupe de prière acceptent la protection de l’Eglise et la statue de Fatima. La Mère de Dieu voulait expressément que ses apparitions soient accompagnées par l’Eglise catholique, qu’elles n’en soient pas séparées.

Elle voulait aussi de moi que je vive en obéissance à l’Eglise et à un guide spirituel. Ce que je remarque, c’est que la Mère de Dieu me conduit pas à pas.

Dans l’église de ma paroisse, il y a une magnifique statue de Marie, mais ce n’est pas celle de Fatima. Une de mes amies connaissait un prêtre qui avait dans son église une statue de Notre-Dame de Fatima. Elle a préparé le rendez-vous avec le prêtre et elle m’a conduite à l’église de Sievernich. Effectivement, une petite chapelle dédiée à Notre-Dame de Fatima est située sur la gauche de l’entrée principale.

 

Savez-vous pourquoi la Vierge Marie a choisi Sievernich ?

 

Avant tout, c’est le plan de Dieu comme nous l’a dit l’Immaculée : « La volonté du Père éternel, c’est que je vienne dans cette église et je vous bénis avec la force de Jésus… »

Depuis toujours, dans cette paroisse dédiée à saint Jean-Baptiste, comme dans de nombreuses autres paroisses de la région, on récite le chapelet avant la messe. Un saint Curé, le Père Alexander Henrich Alef, qui avait parlé contre le régime nazi, a été déporté en camp de concentration et il y est mort. Dans cette église, près de la petite chapelle de N.D. de Fatima, on conserve aussi les reliques de saint Herman Joseph(2) (†1051).

D’autre part, Notre-Dame a révélé que durant la dernière guerre, il y avait déjà eu des apparitions à Sievernich, mais on les a tenues cachées à cause des nazis.

 

Comment s’est effectuée la rencontre avec le clergé ?

 

Tout s’est très bien passé. Les prêtres étaient ouverts et accueillants pour qu’on vienne prier à l’église de Sievernich.

 

Vous avez donc pu démarrer le groupe de prière sans tarder ?

 

C’était le 7 août 2000. Notre groupe de prière, « Oasis Bleue », ne rassemblait pas dix personnes avec le Curé. Mais tandis que nous priions, je ressentais d’abord une grande chaleur et, en présence de tous, la Vierge m’est apparue, toute en blanc et sur la poitrine, un cœur rouge entouré d’une couronne d’épines. Elle resplendissait, aimablement. Sur les côtés, je voyais les colonnes constituées de roses blanches. Derrière elle, une grande lumière ovale. Je la voyais sur le côté gauche de l’autel, à sa hauteur, et elle s’est approchée de moi(3), s'est penchée et me dit :

« Je vous salue et vous bénis, mes enfants. Je suis Marie, l’Immaculée, Marie, la Mère de Dieu. Je viens à vous sur ordre de mon divin Fils. Ressentez-vous ma présence proche de vous ? Je me réjouis que vous fassiez partie de l’Oasis bleue. Mes perles de Rosaire, moi aussi je suis toute présente en elles. »

Et elle nous donna des paroles qui se sont réalisées :

« Maintenant, vous êtes encore peu nombreux. Et pourtant mon écho résonne dans le monde. Bientôt, mes enfants, vous deviendrez de nombreux Rosaires. Vous rayonnez parce que je suis en vous, vous les roses de mon Rosaire. Ayez de la compassion et priez pour mes enfants, particulièrement pour ceux qui ne trouvent pas le chemin qui conduit à mon Fils. Soyez compatissants envers eux, comme mon Fils l’a fait. Ma venue est uniquement en vue de l’Eglise. Je réunis au nom de mon divin Fils ce qui est brisé et qui gît au sol. Chers enfants, l’écho de ma voix descend jusqu’à vous. ll résonne en vous, dans vos âmes. Je vous berce dans mon Cœur immaculé. Immergez-vous en lui et vous serez un reflet de mon Cœur. La Mère précède le Fils de Dieu. La chute de la foi domine le monde. C’est pourquoi, mes enfants, je rassemble les miens et les appelle tous les jours. Ouvrez vos cœurs et mon Cœur sera également ouvert pour vous. »

Le prêtre et tous les membres du groupe de prière ont ressenti la présence de la Vierge et accepté les faits.

 

Que se passe-t-il au moment de l’apparition ? Comment recevez-vous les messages ?

 

Tout d’abord, je ressens une forte chaleur, ensuite je vois une lumière ovale et puis la Mère de Dieu. Je vois la Sainte Vierge de mes yeux, et je la perçois d’une manière toute différente de l’ordinaire. C’est merveilleux. C’est un moment de joie éternelle. Rien n’est comparable sur la terre. J’entends ses paroles avec mes oreilles. Ses mots traversent tout mon corps, et sont gravés dans mon âme. Sa voix est féminine, claire, légère, douce et très compréhensible. L’apparition de l’Immaculée traverse tout mon corps ; je ne peux la décrire autrement.

 

Que voyez-vous dans votre vision ?

 

Une très belle Dame, sans comparaison avec aucune autre créature sur terre. Je vois la Mère de Dieu qui vient vers moi comme “Marie Immaculée”. En général, elle est tout de blanc vêtue, avec une longue cape blanche ornée d’un liseré d’or ; elle lui sert de manteau. Elle porte un collier en or au cou ; et, sur sa tête, une couronne d’or composée de huit éléments à trois feuilles. Chaque feuille de la couronne est ornée d’un diamant bleu. La Vierge Marie m’a dit qu’elle a eu une grande joie de recevoir cette couronne en cadeau de son Fils Jésus. La couronne représente la Toute Puissance de la Sainte Trinité. Marie a de longs cheveux brun noir, en partie recouverts par son voile. Ses yeux sont bleus.

En voyant l’expression de son visage, parfois ses larmes, et en rapport avec son message, je ressens immédiatement si elle est grave, si elle est triste, ou si elle est joyeuse.

Le plus souvent, elle se tient pieds nus, sur un nuage blanc ou sur du brouillard. Sur ses pieds, il y a une rose d’or, quand il n’y a pas trois roses sous le nuage : une blanche : mystère joyeux, une rouge : mystère douloureux et une jaune : mystère glorieux. Dans ses mains, elle tient un chapelet presque toujours constitué de roses blanches.

Parfois elle apparaît seule, d’autres fois, elle est accompagnée par deux anges, ou par plusieurs saints. Les plus belles apparitions sont celles où elle apparaît avec l’Enfant Jésus.

Depuis l’automne 2003, elle apparaît avec le scapulaire du Mont Carmel. Elle nous le recommande : « C’est un habit de protection sacré, pour garder votre cœur sans tache ». Depuis lors, beaucoup ont décidé de porter le scapulaire du Mont Carmel.

Durant l’apparition, vous voyez votre entourage ?

Normalement je ne vois pas les personnes, sauf si la Vierge vient chez quelqu’un ; là je vois la personne à côté. Je vois aussi quand la Vierge bénit la personne. La lumière est très forte, très puissante.

Nombre de personnes qui se trouvent auprès de moi durant l’apparition ont témoigné avoir ressenti une grande chaleur ; d’autres affirment avoir vu la lumière de la Mère de Dieu ; d’autres encore affirment avoir senti des parfums de roses très intenses. Le 5 juillet 2004, une personne qui venait pour la première fois et qui se trouvait derrière moi a senti successivement trois parfums extraordinaires. Après la prière, elle est allée demander l’adresse au prêtre pour s'en procurer !

 

Combien de temps dure une apparition ?

 

Je ne saurais vous répondre, car je n’ai plus la notion du temps. Le 7 octobre 2002, les gens m’ont dit qu’elle avait duré près d’une heure. Moi j’ai eu l’impression d’avoir parlé quelques minutes avec l’Immaculée.

Elle avait prévenu : « Je vais venir encore trois fois après le 4 février 2002 dans l’église de Sievernich ; ensuite, je viendrai à intervalles irréguliers et je ne serai plus visible à mon instrument tous les mois. Mais mes apparitions à Sievernich ne seront pas terminées. Je vous appellerai le moment venu, mes enfants. »

 

Comment prenez-vous le message ?

 

Autrefois, je l’écrivais moi-même, après la visite ; maintenant, je répète les paroles de l’Immaculée au fur et à mesure qu’elle me parle et une personne les note à côté de moi.

 

Recevez-vous des messages uniquement de la Vierge Marie ?

 

Les messages les plus importants viennent de la Vierge. Des anges accompagnent la Vierge Marie ; ils viennent prier. De temps en temps, ils délivrent aussi une parole.

J’ai vu dans l’église de Sievernich, l’ange de l’Annonciation. L’ange Gabriel était accompagné d’une étoile. Quelle magnifique apparition ! Une autre fois, j’ai vu des saints très beaux, rayonnants, transfigurés. Je ne peux les décrire autrement. Je ne les connaissais pas tous, comme saint Robert Bellarmin, le saint du catéchisme. Ils apparaissaient et disparaissaient aussitôt. J’ai su qui ils étaient plus tard, dans mes prières. Sœur Faustine, Myriam von Abellin, saint Pio de Pietrelcina, saint Charbel Makhlouf, saint Josaphat, saint Dominique Savio ; tous me sont apparus dans l’église de Sievernich.

Plusieurs saints sont aussi intervenus avec des messages (cf. livre). Le pape Pie XII m’accompagne d’une manière plus particulière. J’ai souvent l’occasion de le voir à Sievernich. Pie XII dit qu’il est le protecteur de cette église. Sainte Thérèse d’Avila tient aussi une place importante ; elle me donne de précieux conseils.

 

Vous comprenez l’espagnol ?

 

(Rire…)

 

Elle vous parle en allemand ?

 

Bien sûr !

 

Jésus vous parle aussi ?

 

Jésus, je ne l’ai pas vu souvent. Il est apparu en enfant, sur les bras de Marie. Le 15 mai 2003, jour d’adoration de la paroisse de Sievernich, Jésus est sorti de l’Eucharistie et il est venu vers moi comme Sauveur Miséricordieux. Le décrire ? Il est merveilleux, net, chaleureux et majestueux ; c’est l’Amour même. Le message qu’il a donné est très important. Il demande davantage d’adoration du Saint-Sacrement.

(à suivre)

 

Notes :

(1) Parfois c'est un ange, ou un saint.

(2) Ses reliques se trouvent près de la chapelle dédiée à N.-D. de Fatima.

(3) Manuela se place habituellement au milieu du troisième banc, sur la droite.

 

 

Charisme de Manuela Strack

 

Le phénomène Sievernich se déroule, en ce début du troisième millénaire, sur fond d'une Eglise catholique allemande structurellement encore forte, mais spirituellement fatiguée et en proie aux flammes.

C'est le mérite de Manuela Strack que des gens découvrent ou redécouvrent à Sievernich, paroisse perdue dans la campagne du Rheinthal, l'Evangile et les sacrements d'une manière vivante et convaincante.

 

Elle-même évite de parler de son charisme, probablement parce qu'elle considère que cette appellation est déjà intégrée dans l'Eglise par d'autres dons : comportement naturel, sérénité, amabilité, authenticité. Elle sait éviter de s'exprimer en dehors des limites de ses connaissances. Elle ne se prononce pas sur les questions théologiques, ni sur celles de pastorale ecclésiale. Elle a un fort rayonnement sur les gens, qui viennent chez elle de loin, certains des frontières de l'Eglise et de la société. Elle possède une grande crédibilité au sein du groupe de prière et au-delà de celui-ci. Elle défend ses opinions avec fermeté, mais sans arrogance. Elle a rencontré de puissantes oppositions et a dû beaucoup supporter de la part de représentants de l'Eglise. Elle a démontré à travers ces expériences son attitude obéissante et son amour, ainsi que les vertus d'humilité et de sagesse."

 

"Père Johannes Bündgens"

 

Pour se rendre à Sievernich :

Sievernich se trouve sur la commune de Vettweib, à 5 km au Nord de Zulpich, dans la région entre Düren et Euskirchen, à 30 km à l'Ouest de Cologne (Köln) et à 40 km d'Aix-la-Chapelle (Aachen), non loin de la frontière belge et hollandaise.

 

Manuela-Strack-parousie.over-blog.fr.jpg

 

germany.gif

 

06.01.2005, Hochfest Erscheinung des Herrn - Anbetung

 

Ich hörte die Stimme der heiligen Teresa von Avila:

„Jesus, das göttliche Kind in Seiner Lieblichkeit und erhabene Majestät, vor den Augen vieler Menschen verborgen, ruft alle Völker zu Sich. Jedem Volk will Er Sich schenken.

Betet Ihn an, ihr Völker, betet Ihn an, den König der Könige. Die Magier* schenkten Ihm Gold, Weihrauch und Myrrhe. Ihr aber, schenkt Ihm euer Herz und betet Ihn an!“

*Magier = Sterndeuter

 

Die heilige Teresa von Avila betete mir vor:

 

„Mein Herr Jesus,

auf die verlorene Menschheit schauend

wurdest Du selbst Mensch,

doch bliebst Du göttliche Majestät zugleich.

 

Erhabener Retter,

so, wie die Magier Dich gefunden und angebetet haben, will auch ich Dich anbeten.

 

Verborgene Gottheit, Herr Jesus,

ich bete Dich mit meinem ganzen Herzen an.

Ich vertraue Dir, o Herr, mein ganzes Sein an.

 

Mein ganzes Leben schenke ich Dir, König der Könige.

 

Bittend nahe ich Dir, in der Hoffnung,

Du wollest mein Geschenk gnädig annehmen.

 

Wenn Du nur in mir regierst,

so wird mein ganzes Tun zu Deiner Ehre sein.

 

Ich habe nichts anderes, was ich Dir schenken kann. Ich bitte Dich, wandle meine Armut in Dir.

 

Wenn ich auf Dich schaue, Herr,

wenn ich anbete, dann werde ich reich.

 

Ich will mich nicht mit weltlichen Kostbarkeiten schmücken, meine Seele will durch Deine Liebe und Freundschaft geschmückt sein.

 

Ich bete Dich an,

Du wirst mir das Gold Deines ewigen Königreiches schenken.

 

Ich bete Dich an,

Du wirst mich mit kostbaren Steinen schmücken,

den Tugenden des Himmels.

 

Ich bete Dich an, Herr Jesus,

Du wirst auf mich schauen und mir Dein göttliches Geschmeide anlegen, die ewige Treue.

 

Ich bete Dich an,

armselig bin ich und doch von Dir geschmückt,

Du schenkst die Gaben des Heiligen Geistes.

 

Ich bete Dich an, mein Jesus,

so knie ich vor Dir, arm, Deiner nicht würdig,

doch in Deinen Augen kostbar, und Du willst,

dass ich ganz in Dir und Du ganz in mir bist.

 

Ich bete Dich an, Du unendliche Liebe,

die Sich ganz und gar verschenkt.“

 

Novene

 

Marie-l-Immaculee-de-Sievernich-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Sanctuaires mariaux
commenter cet article
27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 13:10

Trone-de-la-Divine-Sagesse-Therese-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Prière pour demander la sagesse

 

Ô Seigneur, plein de Miséricorde, Esprit de Vérité, je reconnais ma pauvreté et mon immense besoin de Ta Sagesse que j'ai perdue par mes péchés, et je me confie aux promesses que Tu as faites à ceux qui croient sans hésiter.

Aujourd'hui je Te la demande instamment et avec humilité. Envoie-nous, Seigneur, Ta Sagesse pour fortifier notre faiblesse, pour éclairer nos esprits, pour fortifier nos cœurs, afin que nous puissions parler et agir, travailler et souffrir avec Toi, pour guider nos pas, pour remplir nos cœurs des vertus de Jésus et des Dons du Saint-Esprit.

Ô Père Miséricordieux, Ô Dieu de toute consolation, nous Te demandons le trésor infini de Ta Sagesse. Par l'intercession de Marie, par les souffrances et la mort de Jésus et par le désir infini que Tu as de partager Tes biens à Tes fils, nous T'en supplions, entends notre prière. Amen.

 

La Sagesse, l'un des

7 Dons du Saint-Esprit

 

Roi-Salomon-supervisant-les-travaux-parousie.over-blog.fr.jpg

Roi Salomon

 

 

Prière de Bénédiction du Roi Salomon

1 Rois 8 : 56-61 (Bible Louis Segond)

 

56 Béni soit l'Éternel, qui a donné du repos à son peuple d'Israël, selon toutes ses promesses ! De toutes les bonnes paroles qu'il avait prononcées par Moïse, son serviteur, aucune n'est restée sans effet.

57 Que l'Éternel, notre Dieu, soit avec nous, comme il a été avec nos pères ; qu'il ne nous abandonne point et ne nous délaisse point,

58 mais qu'il incline nos cœurs vers lui, afin que nous marchions dans toutes ses voies, et que nous observions ses commandements, ses lois et ses ordonnances, qu'il a prescrits à nos pères !

59 Que ces paroles, objet de mes supplications devant l'Éternel, soient jour et nuit présentes à l'Éternel, notre Dieu, et qu'il fasse en tout temps droit à son serviteur et à son peuple d'Israël,

60 afin que tous les peuples de la terre reconnaissent que l'Éternel est Dieu, qu'il n'y en a point d'autre !

61 Que votre cœur soit tout à l'Éternel, notre Dieu, comme il l'est aujourd'hui, pour suivre ses lois et pour observer ses commandements.

 

Livre de la Sagesse

 

Notre-Dame-de-La-Salette-7.2.2014-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Prières
commenter cet article
25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 16:45

Lord-s-Prayer-for-children-2-parousie.over-blog.fr.jpg

"Hallowed be Thy name"

"Que Ton nom soit sanctifié"

 

 

Chant ambrosien (ou chant de l'Église milanaise)

"Tecum principium in die virtutis tuæ (ou tue)"

Psaume 110 (Psaume 109 dans la Vulgate)

 

 

Psaume 110 en latin (109)

Psalm 110

 

1 Psalmus David. Dixit Dominus Domino meo:

Sede a dextris meis,

donec ponam inimicos tuos scabellum pedum tuorum.

 

2 Virgam virtutis tuæ emittet Dominus ex Sion:

dominare in medio inimicorum tuorum.

 

3 Tecum principium in die virtutis tuæ

in splendoribus sanctorum:

ex utero, ante luciferum, genui te.

 

4 Juravit Dominus, et non pœnitebit eum:

Tu es sacerdos in æternum

secundum ordinem Melchisedech.

 

5 Dominus a dextris tuis;

confregit in die iræ suæ reges.

 

6 Judicabit in nationibus, implebit ruinas;

conquassabit capita in terra multorum.

 

7 De torrente in via bibet;

propterea exaltabit caput.

 

Lord-s-Prayer-for-children-9-parousie.over-blog.fr.jpg

"But deliver us from evil"

"Mais délivre-nous du mal"

 

Chant grégorien "Pater Noster" (Notre Père)
cf Matthieu 6 : 9-13

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Musique
commenter cet article
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 06:44

Santo-Nino-Doctor-de-los-enfermos-de-Tepeaca-Puebla-parous.jpg

Santo Niño Jesús Doctor de los enfermos

(Tepeaca, Puebla - México)

Saint Enfant-Jésus, Médecin des malades

(Tepeaca, État de Puebla - Mexique)

 

La-Guadalupana-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Prière au Saint Enfant-Jésus

Médecin des malades

 

Prosterné devant Toi, Saint Enfant-Jésus, Médecin des malades, je Te demande un remède spirituel pour les maux de mon corps et de mon âme, si c’est conforme à Ta Divine Volonté.

Envoie un rayon de lumière sur mon esprit chancelant afin de faire l’examen de conscience de ma vie passée, et savourer, plein de jubilation, la joie qu’éprouve un cœur repenti.

Libère-moi, Saint Enfant-Jésus, de toutes les maladies, des calomnies, des faux témoignages, de la mort soudaine et de la vie en état de péché mortel, et embrase mon cœur du Feu Sacré de Ton Amour pour Ta Très Sainte Mère et Son virginal époux Saint-Joseph. Amen.

 

Prière traduite de l’espagnol, le 18 juin 2014, d’après la prière quotidienne de la neuvaine au Saint Enfant-Jésus, Médecin des malades (oración para todos los días de la novena al Santo Niño Doctor de los Enfermos).

 

Santo-Nino-Doctor-de-los-enfermos-parousie.over-blog.fr.jpg

 

mexico.gif

Oración al Niño Doctor de los Enfermos

 

¡Divino Niño Doctor!

Tu que me curas todas las enfermedades,

al ver los innumerables peligros que me rodean

y las enfermedades de mi cuerpo y alma,

quisiste ser mi Jesús, es decir, mi Salud.

¡Gracias, Jesús Mío!

Concédeme, te lo ruego, la salud de cuerpo y alma,

a fin de que salga triunfante en la obra de mi salvación

a pesar de todos los males que padezco.

 

ND-de-Guadalupe-et-Juan-Diego-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Breve resumen de la historia del Santo Niño Jesús Doctor de los Enfermos.

Hacia el año de 1942, llegaron al Hospital de Tepeaca, cuatro religiosas como enfermeras, entre ellas se encontraba la Hermana Carmen Barrios Báez, quien traía consigo una hermosa imagen del Niño Jesús.

Se dice que esta Imagen fue regalada a una religiosa Josefina, la cual la cedió a la Comunidad de México, y dicha Imagen se rifó entre las hermanas, siendo la agraciada la Madre Carmelita.

Se sabe también que antes de venir a Tepeaca, esta imagen estuvo en el Hospital "Concepción Béistegui", atendido entonces por las hermanas Josefinas, y le daban un culto inicial con el nombre de "Niño Doctor de los Enfermos".

En Tepeaca, la Hermana Carmen Barrios quiso que se le diera culto público, dedicándole un pequeño salón que sirvió como capilla.

Se conocían muchos milagros que Dios concedía por medio de este Santo Niño, especialmente a los enfermos, por lo que la devoción fue creciendo por toda esta región.

El Párroco Rafael Espinosa mandó construir una pequeña pero hermosa Capilla anexa al mismo templo Parroquial para dedicarla al Santo Niño. Los restos de la Madre Carmen fueron trasladados y depositados a la entrada de dicha Capilla el 12 de Enero de 1991.

Cuentan que las mejillas del santo niño palidecen cuando está ayudando a un enfermo grave y se son rosan cuando el enfermo ha sanado. Se le gastan los zapatos porque en la noche sale a curar a los enfermos, y le han encontrado lodo en los mismos. Razón por la que le cambian un par nuevo cada mes.

Hermana-Carmen-Barrios-Baez-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Sœur (Hermana) Carmen Barrios Báez

 

Carmen-Barrios-Baez-y-el-Santo-Nino-Doctor-parousie.over-.jpg

 

FORMA DE REZAR LA NOVENA

 

Puestos de rodillas ante una imagen del Santo Niño Jesús, Doctor de los enfermos: se hace la señal de la Santa Cruz, se reza un Padrenuestro, Avemaría y Gloria Patri, y después se hará el siguiente Acto de contrición:

Dios mío que bajaste del Cielo por amor a nosotros, naciendo, viviendo y muriendo en la mayor pobreza, sólo para rescatarnos y para enseñarnos con tu vida y ejemplo el camino del Cielo... Me duele de todo corazón el haberte ofendido y propongo, ayudado con tu Divina gracia, no volver a disgustarte más con pecado mortal alguno. Amén.

 

ORACIÓN PARA TODOS LOS DIAS

 

Postrado ante tí Santo Niño Doctor de los Enfermos, te pido un remedio espiritual para los males de mi cuerpo y de mi alma, si es del agrado de tu Divina Voluntad.

Manda un rayo de luz a mi desfallecido espíritu, para examinar mi pasada vida, y saborear, lleno de júbilo, la alegría que experimenta el corazón arrepentido.

Líbrame Santo Niño, de todas las enfermedades, de las calumnias, falsos testimonios, muerte repentina y de vivir en pecado mortal, y enciende en mi corazón el Sagrado fuego de tu amor, a tu Santísima Madre, y a su virginal esposo San José. Amén.

 

Primer día

Tiernos afectos al Niño Jesús

¡Oh, alma!, ¿A qué preocuparte por lo que haz de decir al Santo Niño Jesús? No es buen amor el que prepara lo que ha de decir a un ser querido...

¿No sabes que tu silencio es su alabanza; que tu tartamudez, tu confusión, tu impotencia le habla? y entre todas estas maneras de hablar, ¿temes que el lenguaje te falte?

 

Oración

Al Santo Niño Jesús, nuestro Salvador, cantemos sus alabanzas y pidámosle su bendición. ¡Oh Santo Niño Doctor! hazme devotísimo de tu Santísimo Sacramento, de María Inmaculada y del Patriarca San José. Amén

Vuelve Niño Amable, tu rostro hacia mí, hazme que yo viva tan sólo para tí. Haz que en tu gracia, acierte a morir para que así pueda, por siempre decir, que no sé qué tengo desde que te ví...

Santo Niño Doctor Ten misericordia de nosotros.

Petición, Padrenuestro, Avemaría y Gloria.

 

Oración Final

 

¡Amadísimo Niño Jesús!. Me pides con ternura una limosna, y ¿qué podré darte, cuando tengo como única propiedad un corazón manchado con el pecado?¿Lo aceptas? ¿Sí? ¡No me digas que no Santo Niño, acepta y purifícalo, para que de hoy en adelante no lo empleé más que en amarte. Amén.

 

ND-Guadalupe-belles-couleurs-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Segundo día - Todo como el primer día.

El nombre de Jesús, dice San Juan Crisóstomo, es un nombre en donde están contenidos todos los bienes, y orígenes, que acredita la omnipotencia del que se distingue con Él.

Bendito sea para siempre este sagrado nombre, que aplaca la ira de Dios, nos libra de su maldición y atemoriza a los mismos demonios...

 

Oración

¡Oh Santo Niño Jesús! fuerte arrebatador y dulce cazador de corazones!, contigo nada he de temer aunque tiemble la tierra, y por furiosos se presenten mis enemigos, toma totalmente mi corazón y hazlo completamente tuyo, de María Santísima y del Patriarca San José. Amén.

Terminar igual que el primer día.

 

Tercer día - Todo como el primer día.

En Jesús nos ama el Padre; en Jesús nos oye; en Jesús nos perdona; en Jesús nos consuela; en Jesús nos ayuda; en Jesús nos corona y glorifica.

Viendo en nosotros el rasgo fisonómico de su dulce Jesús, reconoce el Eterno Juez a sus elegidos. Todos nosotros, viviendo en Jesús no somos para Él otra cosa, que su muy dulce y amado Jesús, en quien tiene desde la eternidad todas sus complacencias.

 

Oración

¡Oh Santo Niño Jesús afabilísimo y bondadosísimo!, cosas grandes se han dicho de Tí. Tú eres la Ciudad de Dios, los que habitan en Tí, viven con alegría y placer...haz que yo viva y muera en tu Corazón Eucarístico junto con María y José. Amén.

Terminar igual que el primer día.

 

Cuarto día - Todo como el primer día

¿Qué persona tan humilde llegó jamás a tal extremo de pobreza, que por falta de otro mejor abrigo, viniese a reclinar a su hijo en un pesebre?

¿Quién juntó en uno, dos extremos tan distantes como son Dios y pesebre? ¿Qué cosa más humilde que el pesebre, que es lugar de bestias, y qué cosa más alta, que Dios, que está asentado sobre querubines?

¿Cómo el hombre considera estos dos extremos tan distantes? ¿Dios en un establo, en un pesebre, llorando de frío y envuelto en pañales?

 

Oración

¡Oh Santo Niño Doctor, Encanto y Gloria del Cielo y de la Tierra!, eres nuestro dulce amparo y fortaleza...eres nuestra ayuda en las tribulaciones y trabajos...ayúdanos y concédenos un ardiente amor a tu Sagrada Eucaristía, a la Santísima Virgen María y al Patriarca San José. Amén.

Terminar igual al primer día.

 

Quinto Día Todo como el primer día

Ven a éste corazón Santo Niño mío, toma los brazos que el deseo de esta alma te ofrece acepta el hospedaje que éste corazón desea hacerte. Aposéntate en mí, reina en mi. Muestra la hermosura y gracia de tu belleza, y con ésa, tu blandura de cordero, enternece la dureza de este corazón.

 

Oración

¡Oh Niño Santo! Haz que los montes de nuestra soberbia y vanidad, se derritan como si fueran cera, ante el fuego del amor inefable de tu Corazón dulcísimo. Derrítase mi corazón en el amor de una grande y constante devoción a tu Sagrada Eucaristía, a la Virgen Santísima y al Señor San José. Amén.

Terminar igual al primer día.

 

Sexto díaTodo como el primer día.

¡El Sagrario! Ah, sí ahí está nuestro Belén ¡Ahí está! Vivo amoroso, no en figura, sino en realidad, el Niño del Portal....

Ahí está guardando para nuestros dolores eficaces consuelos...

Para nuestra tristeza, suave dulzura; para nuestros olvidos, amorosísima queja.

Ahí está esperándonos día y noche, sólo, casi siempre; humilde y pobre muchas veces, ofendido y ultrajado, con sobrada frecuencia.

 

Oración

¡Oh Santo Niño, lleno de bondad y misericordia! Cuida de mí y arráncame de los peligros que rodean a mi alma, y enciende en mi corazón el fuego de tu Eucaristía con el de la Santísima Virgen María y el Señor San José. Amén.

Terminar igual al primer día.

 

St-Joseph-et-l-Enfant-Jesus-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Séptimo díaTodo como el primer día

¡Santo Niño! ¡Santo Niño! ¿Quién, si la fe no se lo hubiese enseñado, imaginaría ser posible la unión de estas dos palabras, que tan dulcemente suenan siempre a nuestros oídos? y que aún hoy, con sólo su recuerdo traen alegre y regocijo a toda la sociedad cristiana.

 

Oración

¡Oh, pobrecito niño abandonado de los hombres ingratos! Haz que te ame sin cesar, y sea muy amante de tu Sagrada Eucaristía, de la Virgen Santísima y del Patriarca San José. Amén.

Terminar igual al primer día.

 

Octavo díaTodo como el primer día

¡Amemos a Jesús y loemos a Jesús, tanto como le aman y ensalzan su Eterno Padre y su bondadosísima Madre y sus Ángeles y Santos en el Cielo!

¡Amemos a Jesús y loemos a Jesús, tanto como lo han amado y loado sus amigos y escogidos en toda la redondez de la Tierra!

¡Amemos a Jesús y loemos a Jesús, tanto como lo odian y blasfeman todos sus enemigos y de su Santo Nombre en la tierra y en el infierno!

 

Oración

¡Oh Niño tierno y hermoso! cuyo Corazón abrazado nos ama, encierrame en Él, y dame un tierno amor a tu Sagrada Eucaristía, a la Virgen Santísima y al Señor San José. Amén.

Terminar igual al primer día.

 

Noveno díaTodo como el primer día.

Arrodíllate delante de aquel Santo Niño, abraza aquellos pies tiernos de tu Creador, sale uno y mil besos, venza el amor a la vergüenza y el afecto venza al temor.

Dile devoto, humilde y agradecido ¡Te adoramos dulcísimo Infante! ¡Te adoramos, oh Rey Emmanuel, Príncipe de la paz, Luz de las almas! A Ti sea dada la gloria por los siglos de los siglos. Amén.

 

Oración

¡Oh Santo Niño Doctor! Fortifícame contra las asechanzas del enemigo, del mundo y de la carne, perdona todos mis pecados e ingratitudes, recibe mis humildes acciones de gracias por los beneficios que cada día me haces. Y desde hoy y para siempre pido tu gracia para ser tu fiel devoto, mortificado y totalmente inflamado en tu divino amor a tu Sagrada Eucaristía, a la Santísima Virgen y al castísimo Patriarca San José. Amén.

Terminar igual al primer día.

 

ORACIÓN DEL ENFERMO

 

¡Oh Santo Niño Jesús! que al hacerte hombre, quisiste sufrir y morir por nosotros, y alcanzaste el triunfo sobre el pecado, el dolor y la muerte.

Acudo a ti lleno de confianza, pidiendo me concedas la salud del alma y del cuerpo, perdona mis pecados y remedia mis males, para que con todas mis fuerzas te conozca, te amé y te sirva y también a mi prójimo. Pero si me pides que con la enfermedad comparta tus sufrimientos, haz que la sobrelleve con paciencia, resignación y alegría, y ofrezca mis dolores para purificar mi alma y remedio de todas las necesidades del mundo. Así sea.

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Neuvaines
commenter cet article
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 05:36

Pere-Daniel-Brottier-parousie.over-blog.fr.jpg

Daniel Brottier, spiritain (C.S.Sp)

né  le 7 septembre 1876

à La Ferté-Saint-Cyr (Loir-et-Cher)

mort le 28 février 1936 à Paris 

 

En première ligne pendant la guerre de 14-18, le Père Brottier, aumônier militaire, ne fut jamais blessé. Il attribua cette protection miraculeuse à Sainte Thérèse de Lisieux.

 

Prière pour obtenir la Canonisation

du Bienheureux Daniel Brottier

 

Ô Dieu, qui avez rempli le cœur du Bienheureux Daniel Brottier de Votre Esprit de Charité, et l'avez poussé sans cesse à une activité merveilleuse pour le soulagement des misères humaines ; pour Votre plus grande Gloire et le Salut des âmes, accordez-nous, nous Vous en supplions, à nous aussi, de vivre dans cette Charité active et généreuse. Et si cela Vous est agréable, élevez au rang des Saints dès ici-bas le Bienheureux Daniel Brottier, en nous accordant par son intercession les grâces que nous sollicitons (indiquer ici ces grâces). Ainsi soit-il !

 

Imprimatur : Cardinal Jean VerdierArchevêque de Paris.

 Paris, le 28 janvier 1938.

 

Les personnes qui, par l'intercession du Bienheureux Daniel Brottier, ont obtenu des faveurs spéciales, sont priées de bien vouloir en donner connaissance à :

Mr le Directeur de l'Œuvre d'Auteuil

40, rue Lafontaine

75016 Paris.

www.fondation-auteuil.org

 

Source : imagessaintes.canalblog.com

 

Postulateur de la Cause Père Jean-Jacques Boeglin, C.S.Sp

Demandeur : Les Orphelins Apprentis d’Auteuil, 40 rue La Fontaine, 75016 Paris, FRANCE.

 

Daniel-Brottier-remuer-ciel-et-terre-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Documentaire "Le Père Daniel Brottier et les Apprentis d'Auteuil"

Diffusé sur ktotv.com le 25 février 2013

Durée : 52 mn

 

"Homme de cœur, homme d'action mais surtout homme de Dieu, le père Daniel Brottier, né à La Ferté-Saint-Cyr le 7 septembre 1876, mort à Paris le 28 février 1936, ne se glorifia jamais de sa foi « à transporter les montagnes » ni d'ailleurs de son dévouement aux malheureux et aux pauvres. C'est qu'il avait compris dès l'enfance qu'avant tout et par-dessus tout, il convenait d'aimer. Ce film passionnant nous conduit à marcher sur les pas d'un prêtre hors du commun qu'on appelle « le mendiant d'amour » car il est à la fois l'un des plus remarquables « saints incendiaires », de ces saints qui contribuèrent à mettre sur la terre le feu de l'amour, et l'homme « qui faisait surgir l'argent ». Véritable « brasseur d'affaires du Bon Dieu », comme disait Huysmans de Don Bosco, le Père Brottier, béatifié le 25 novembre 1984, restera pour toujours le « père des Apprentis d'Auteuil », une oeuvre magnifique à laquelle il consacra les treize dernières années de sa vie. Réalisation : Armand Isnard- Une Coproduction KTO/Cat productions."

 

Archives de la Fondation d'Auteuil

 

 

Pere-Daniel-Brottier-aumonier-14-18-parousie.over-blog.fr.jpg

 

"En remerciement de sa protection accordée pendant la guerre de 14-18, le père Brottier construit à Auteuil la 1ère chapelle au monde dédiée à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus."

 

"Voici celle qui vous a protégé !"

 

« En 1919, je me trouvais à Mayence avec Mgr Jalabert, mon évêque de Dakar. C'est là que je lui racontai mes aventures de la guerre :

 

- J'ai passé par tous les dangers, lui dis-je. J’ai vu la mort de près en mille circonstances, j'ai vu tomber autour de moi des centaines de camarades : miraculeusement, je m'en suis toujours tiré sans une blessure. Et pourtant : dans les Flandres, à Verdun, dans la Somme, dans l'Aisne, en Lorraine, je puis dire que j'ai couru des risques... Je vous l'avoue, monseigneur, je ne m'explique pas cette protection extraordinaire.

 

- Mon cher père, me répondit alors Mgr Jalabert, je vais vous en dire le secret. Et, tirant de son bréviaire une image de sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus, il me montra mon portrait accolé à l'effigie de la petite carmélite de Lisieux.

- Voici une image dans laquelle j'ai mis votre photographie, cher père Brottier, dès que j'ai appris que vous étiez sur le front. Et regardez : au-dessous de votre photo j'ai écrit : « Petite sœur Thérèse, gardez-moi le père Brottier. » Vous le voyez bien, et c'est ma conviction absolue : c'est elle qui vous a gardé, c'est elle qui a assuré le miracle permanent de votre protection.

- Eh bien, monseigneur !, lui répondis-je immédiatement, pour sa peine, lorsqu'elle sera bienheureuse, je promets de lui élever une belle chapelle !

Voilà d'où est venue ma première idée du sanctuaire d'Auteuil. Lorsque je fus nommé directeur de l'Œuvre de l'abbé Roussel, mon premier souci fut de réaliser mon vœu. Et voilà comment Thérèse, qui m'a protégé merveilleusement pendant la guerre, m'a aidé non moins merveilleusement à lui ériger sa petite basilique..." »

 

"Père Brottier"

 

Source : apprentis-auteuil.org

 

Pere-Brottier-statue-La-Ferte-St-Cyr.JPG

 

"Cinq prières pour le temps de la guerre"

par Francis Jammes (nihil obstat)

 

Espagne.gif

 

 

uk.gif

 

 

Therese-pluie-de-Roses-Guerre-14-18-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Prières
commenter cet article
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 11:59

Yannick-Noah-Ma-colere-parousie.over-blog.fr.png

 

 

 

"Ma colère"

Yannick Noah

 

Ma colère n'est pas amnésique,

ma colère n'est pas naïve,

ma colère aime la République,

les gens combattent toutes les dérives.

Ma colère croit en la justice,

ma colère n'est que citoyenne,

ma colère n'est pas un vice

car elle combat toutes les haines.

Ma colère aime la tolérance,

ma colère ne triche jamais,

ma colère fait la différence,

entre une cause et ses effets.

 

Refrain

Ma colère !

Ma colère n'est pas un front,

elle n'est pas "national".

Ma colère !

Ma colère à peur aussi,

c'est la peur son ennemie.

Ma colère !

Ma colère n'est pas un front,

elle n'est pas "national".

Ma colère !

Car ma colère à tout l'honneur

de combattre la leur !

 

Ma colère n'est pas stratégique,

ma colère est sans défenses,

ma colère n'a pas de rhétorique,

pour insulter l'intelligence.

Ma colère n'est pas un mensonge,

ma colère est pleine d'espoir,

ma colère n'est plus un songe,

quand tout leur rêve est un cauchemar.

 

Refrain

 

Ma colère ! (x 3)

 

Refrain

 

Yannick-Noah-anti-FN-parousie.over-blog.fr.png

 

 

Amadou et Mariam - "La Paix"


 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Musique
commenter cet article
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 07:49

Gif Guadalupe water reflect,parousie.over-blog.fr

 

 

"J'irai La voir un jour"

Cantique de 1920

 

1. J'irai La voir un jour

Au Ciel dans la patrie ;

Oui, j'irai voir Marie,

Ma joie et mon amour.

Au Ciel, au Ciel, au Ciel !

J'irai La voir un jour ! (bis)

 

2. J'irai La voir un jour,

Ô cri plein d'espérance

Qui calme ma souffrance

Et charme ce séjour.

Au Ciel, au Ciel, au Ciel !

J'irai La voir un jour ! (bis)

 

3. J'irai La voir un jour,

J'irai m'unir aux anges

Pour dire Ses louanges

(Et chanter Ses louanges)

Et pour former Sa Cour.

(Au Ciel avec Sa Cour).

Au Ciel, au Ciel, au Ciel !

J'irai La voir un jour ! (bis)

 

4. J'irai La voir un jour,

J'irai près de Son Trône

Recevoir la couronne

Que m'offre un Dieu d'Amour. 

Au Ciel, au Ciel, au Ciel !

J'irai La voir un jour ! (bis)

 

5. J'irai La voir un jour,

Cette Vierge si belle ;

Bientôt, j'irai près d'Elle

Lui dire mon amour. 

Au Ciel, au Ciel, au Ciel !

J'irai La voir un jour ! (bis)

 

6. J'irai La voir un jour,

J'irai loin de la terre,

Et sur Son cœur de Mère

(Et sur le Cœur de ma Mère)

Reposer sans retour.

Au Ciel, au Ciel, au Ciel !

J'irai La voir un jour ! (bis)

 

Source : "Cantiques d'hier"

gauterdo.com

 

 

 

Partition-au-Ciel-parousie.over-blog.fr.jpg 

 

"J'irai la voir un jour"

Autre version

 

Refrain

Au Ciel, au Ciel, au Ciel,

J'irai la voir un jour ! ( bis )

 

1. J'irai la voir un jour,

Au Ciel dans ma patrie.

Oui, j'irai voir Marie,

Ma joie et mon amour.

 

2. J'irai la voir un jour,

C'est le cri d'espérance

Qui guérit (calme) ma souffrance

Au terrestre séjour.

 

3. J'irai la voir un jour,

La Vierge incomparable,

La Mère tout aimable

Que chante mon amour.

 

4. J'irai la voir un jour,

J'irai m'unir aux anges

Et (pour) dire (chanter) ses louanges

Au Ciel, avec sa cour.

(Et pour former sa cour.)

 

5. J'irai la voir un jour,

J'irai près de son trône ;

(Recevoir ma couronne

Et régner à mon tour.)

C'est là que Dieu couronne

Les fils de Son Amour.

 

6. J'irai la voir un jour,

J'irai loin de la terre

(Ayant quitté la terre)

Sur le Cœur de ma Mère

(J'irai près de ma Mère)

Reposer sans retour.

(Lui dire mon amour).

 

J'irai la voir un jour,

Cette Vierge immortelle ;

Bientôt, j'irai près d'Elle

Lui dire mon amour.

 

J'irai la voir un jour

(fichier midi)

 

 

 

Partition-J-irai-la-voir-un-jour-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Musique
commenter cet article
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 08:21

Ernest-Renan-au-College-de-France-parousie.over-blog.fr.jpg

Joseph Ernest Renan

né le 28 février 1823 à Tréguier (Côtes-d'Armor)

mort le 2 octobre 1892 à Paris

 

Chapelet-Sainte-Therese-Lisieux-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Ernest Renan

"MORT DE JÉSUS"

Chapitre XXV

"Vie de Jésus" (1863)

édition de 1867

 

Bien que le motif réel de la mort de Jésus fût tout religieux, ses ennemis avaient réussi, au prétoire, à le présenter comme coupable de crime d’État ; ils n’eussent pas obtenu du sceptique Pilate une condamnation pour cause d’hétérodoxie. Conséquents à cette idée, les prêtres firent demander pour Jésus, par la foule, le supplice de la croix. Ce supplice n’était pas juif d’origine ; si la condamnation de Jésus eût été purement mosaïque, on lui eût fait subir la lapidation [1]. La croix était un supplice romain, réservé pour les esclaves et pour les cas où l’on voulait ajouter à la mort l’aggravation de l’ignominie. En l’appliquant à Jésus, on le traitait comme les voleurs de grand chemin, les brigands, les bandits, ou comme ces ennemis de bas étage auxquels les Romains n’accordaient pas les honneurs de la mort par le glaive [2]. C’était le chimérique « roi des Juifs ». non le dogmatiste hétérodoxe, que l’on punissait. Par suite de la même idée, l’exécution dut être abandonnée aux Romains. A cette époque, chez les Romains, les soldats, au moins dans les cas de condamnations politiques, faisaient l’office de bourreaux [3]. Jésus fut donc livré à un détachement de troupes auxiliaires commandé par un centurion [4] et tout l’odieux des supplices introduits par les mœurs cruelles des nouveaux conquérants se déroula pour lui. Il était environ midi [5]. On le revêtit de ses habits, qu’on lui avait ôtés pour la parade de la tribune. Comme la cohorte avait déjà en réserve deux voleurs qu’elle devait mettre à mort, on réunit les trois condamnés, et le cortége se mit en marche pour le lieu de l’exécution

Ce lieu était un endroit nommé Golgotha, situé hors de Jérusalem, mais près des murs de la ville [6]. Le nom de Golgotha signifie crâne ; il correspond, ce semble, à notre mot Chaumont, et désignait probablement un tertre dénudé, ayant la forme d’un crâne chauve. On ne sait pas avec exactitude l’emplacement de ce tertre. Il était sûrement au nord ou au nord-ouest de la ville, dans la haute plaine inégale qui s’étend entre les murs et les deux vallées de Cédron et de Hinnom [7], région assez vulgaire, attristée encore par les fâcheux détails du voisinage d’une grande cité. Il n’y a pas de raison décisive pour placer le Golgotha à l’endroit précis où, depuis Constantin, la chrétienté tout entière l’a vénéré [8]. Mais il n’y a pas non plus d’objection capitale qui oblige de troubler à cet égard les souvenirs chrétiens [9]. Le condamné à la croix devait porter lui-même l'instrument de son supplice [10]. Mais Jésus, plus faible de corps que ses deux compagnons, ne put soutenir le poids de la sienne. L’escouade rencontra un certain Simon de Cyrène, qui revenait de la campagne, et les soldats, avec les brusques procédés des garnisons étrangères, le forcèrent de porter l’arbre fatal. Peut-être usaient-ils en cela d’un droit de corvée reconnu, les Romains ne pouvant se charger eux-mêmes du bois infâme. Il semble que Simon fut plus tard de la communauté chrétienne. Ses deux fils, Alexandre et Rufus [11], y étaient fort connus. Il raconta peut-être plus d’une circonstance dont il avait été témoin. Aucun disciple n’était à ce moment auprès de Jésus [12].

On arriva enfin à la place des exécutions. Selon l’usage juif, on offrit à boire aux patients un vin fortement aromatisé, boisson enivrante, que, par un sentiment de pitié, on donnait au condamné pour l’étourdir [13]. Il paraît que souvent les dames de Jérusalem apportaient elles-mêmes aux infortunés qu’on menait au supplice ce vin de la dernière heure ; quand aucune d’elles ne se présentait, on l’achetait sur les fonds de la caisse publique [14]. Jésus, après avoir effleuré le vase du bout des lèvres, refusa de boire [15]. Ce triste soulagement des condamnés vulgaires n’allait pas à sa haute nature. Il préféra quitter la vie dans la parfaite clarté de son esprit, et attendre avec une pleine conscience la mort qu’il avait voulue et appelée. On le dépouilla alors de ses vêtements [16], et on l’attacha à la croix. La croix se composait de deux poutres liées en forme de T [17]. Elle était peu élevée, si bien que les pieds du condamné touchaient presque à terre [18]. On commençait par la dresser [19] ; puis on y attachait le patient, en lui enfonçant des clous dans les mains ; les pieds étaient souvent cloués, quelquefois seulement liés avec des cordes [20]. Un billot de bois, sorte d’antenne, était attaché au fût de la croix, vers le milieu, et passait entre les jambes du condamné, qui s’appuyait dessus [21]. Sans cela les mains se fussent déchirées et le corps se fût affaissé [22]. D’autres fois, une tablette horizontale était fixée à la hauteur des pieds et les soutenait [23].

Jésus savoura ces horreurs dans toute leur atrocité. Les deux voleurs étaient crucifiés à ses côtés. Les exécuteurs, auxquels on abandonnait d’ordinaire les menues dépouilles (pannicularia) des suppliciés [24], tirèrent au sort ses vêtements [25] ; et, assis au pied de la croix, le gardaient [26]. Selon une tradition, Jésus aurait prononcé cette parole, qui fut dans son cœur, sinon sur ses lèvres : « Père, pardonne-leur ; ils ne savent ce qu’ils font [27]. »

Un écriteau, suivant la coutume romaine [28], était attaché au haut de la croix, portant en trois langues, en hébreu, en grec et en latin : le roi des juifs. Il y avait dans cette rédaction quelque chose de pénible et d’injurieux pour la nation. Les nombreux passants qui la lurent en furent blessés. Les prêtres firent observer à Pilate qu’il eût fallu adopter une rédaction qui impliquât seulement que Jésus s’était dit roi des Juifs. Mais Pilate, déjà impatienté de cette affaire, refusa de rien changer à ce qui était écrit [29].

Les disciples avaient fui [30] Une tradition néanmoins veut que Jean soit resté constamment debout au pied de la croix [31]. On peut affirmer avec plus de certitude que les fidèles amies de Galilée, qui avaient suivi Jésus à Jérusalem et continuaient à le servir, ne l’abandonnèrent pas. Marie Cléophas, Marie de Magdala, Jeanne, femme de Khouza, Salomé, d’autres encore, se tenaient à une certaine distance [32] et ne le quittaient pas des yeux [33]. S’il fallait en croire le quatrième Évangile [34], Marie, mère de Jésus, eût été aussi au pied de la croix, et Jésus, voyant réunis sa mère et son disciple chéri, eût dit à l’un : « Voilà ta mère, » à l’autre : « Voilà ton fils [35]. » Mais on ne comprendrait pas comment les évangélistes synoptiques, qui nomment les autres femmes, eussent omis celle dont la présence était un trait si frappant. Peut-être même la hauteur extrême du caractère de Jésus ne rend-elle pas un tel attendrissement personnel vraisemblable, au moment où, déjà préoccupé de son œuvre, il n’existait plus que pour l’humanité.

A part ce petit groupe de femmes, qui de loin consolaient ses regards, Jésus n’avait devant lui que le spectacle de la bassesse humaine ou de sa stupidité. Les passants l’insultaient. Il entendait autour de lui de sottes railleries et ses cris suprêmes de douleur tournés en odieux jeux de mots : « Ah ! le voilà, disait-on, celui qui s’est appelé Fils de Dieu ! Que son père, s’il veut, vienne maintenant le délivrer ! — Il a sauvé les autres, murmurait-on encore, et il ne peut se sauver lui-même. S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croyons en lui ! — Eh bien, disait un troisième, toi qui détruis le temple de Dieu, et le rebâtis en trois jours, sauve-toi, voyons [36] ! » — Quelques-uns, vaguement au courant de ses idées apocalyptiques, crurent l’entendre appeler Élie, et dirent : « Voyons si Elie viendra le délivrer. » Il paraît que les deux voleurs crucifiés à ses côtés l’insultaient aussi [37]. Le ciel était sombre [38] ; la terre, comme dans tous les environs de Jérusalem, sèche et morne. Un moment, selon certains récits, le cœur lui défaillit ; un nuage lui cacha la face de son Père ; il eut une agonie de désespoir, plus cuisante mille fois que tous les tourments. Il ne vit que l’ingratitude des hommes ; il se repentit peut-être de souffrir pour une race vile, et il s’écria : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mais son instinct divin l’emporta encore. À mesure que la vie du corps s’éteignait, son âme se rassérénait et revenait peu à peu à sa céleste origine. Il retrouva le sentiment de sa mission ; il vit dans sa mort le salut du monde ; il perdit de vue le spectacle hideux qui se déroulait à ses pieds, et, profondément uni à son Père, il commença sur le gibet la vie divine qu’il allait mener dans le cœur de l’humanité pour des siècles infinis.

L’atrocité particulière du supplice de la croix était qu’on pouvait vivre trois et quatre jours dans cet horrible état sur l’escabeau de douleur [39]. L’hémorragie des mains s’arrêtait vite et n’était pas mortelle. La vraie cause de la mort était la position contre nature du corps, laquelle entraînait un trouble affreux dans la circulation, de terribles maux de tète et de cœur, et enfin la rigidité des membres. Les crucifiés de forte complexion pouvaient dormir et ne mouraient que de faim [40]. L’idée mère de ce cruel supplice était, non de tuer directement le condamné par des lésions déterminées, mais d’exposer l’esclave, cloué par les mains dont il n’avait pas su faire bon usage, et de le laisser pourrir sur le bois. L’organisation délicate de Jésus le préserva de cette lente agonie. Une soif brûlante, l’une des tortures du crucifiement [41] comme de tous les supplices qui entraînent une hémorragie abondante, le dévorait. Il demanda à boire. Il y avait près de là un vase plein de la boisson ordinaire des soldats romains, mélange de vinaigre et d’eau, appelé posca. Les soldats devaient porter avec eux leur posca dans toutes les expéditions [42], au nombre desquelles une exécution était comptée. Un soldat trempa une éponge [43] dans ce breuvage, la mit au bout d’un roseau, et la porta aux lèvres de Jésus, qui la suça [44]. On s’imagine en Orient que le fait de donner à boire aux crucifiés et aux empalés accélère la mort [45] : plusieurs crurent que Jésus rendit l’âme aussitôt après avoir bu le vinaigre [46]. Il est bien plus probable qu’une apoplexie ou la rupture instantanée d’un vaisseau dans la région du cœur amena pour lui, au bout de trois heures, une mort subite. Quelques moments avant de rendre l’âme, il avait encore la voix forte [47]. Tout à coup, il poussa un cri terrible [48], où les uns entendirent : « O Père, je remets mon esprit entre tes mains ! » et que les autres, plus préoccupés de l’accomplissement des prophéties, rendirent par ces mots : « Tout est consommé ! » Sa tête s’inclina sur sa poitrine, et il expira.

Repose maintenant dans ta gloire, noble initiateur. Ton œuvre est achevée ; ta divinité est fondée. Ne crains plus de voir crouler par une faute l’édifice de tes efforts. Désormais hors des atteintes de la fragilité, tu assisteras, du haut de la paix divine, aux conséquences infinies de tes actes. Au prix de quelques heures de souffrance, qui n’ont pas même atteint ta grande âme, lu as acheté la plus complète immortalité. Pour des milliers d’années, le monde va relever de toi ! Drapeau de nos contradictions, tu seras le signe autour duquel se livrera la plus ardente bataille. Mille fois plus vivant, mille fois plus aimé depuis ta mort que durant les jours de ton passage ici-bas, tu deviendras à tel point la pierre angulaire de l’humanité, qu’arracher ton nom de ce monde serait l’ébranler jusqu’aux fondements. Entre toi et Dieu, on ne distinguera plus. Pleinement vainqueur de la mort, prends possession du royaume où te suivront, par la voie royale que tu as tracée, des siècles d’adorateurs.

Gravure-Ernest-Renan-parousie.over-blog.fr.jpg

 

1. ↑ Jos., Ant., XX, ix, 1. Le Talmud, qui présente la condamnation de Jésus comme toute religieuse, prétend, en effet, qu’il fut condamné à être lapidé ; il poursuit, il est vrai, en disant qu’il fut pendu. Peut-être veut-il dire qu’après avoir été lapidé, il fut pendu, comme cela arrivait souvent (Mischna, Sanhédrin, vi, 4 ; cf. Deuter., xxi, 22). Talm. de Jérusalem, Sanhédrin, xiv, 16 ; Talm. de Bab., même traité, 43 a, 67 a.

2. ↑ Jos., Ant., XVII, x, 10 ; XX, vi, 2 ; B. J., V, xi, 1 ; Apulée. Métam., III, 9 ; Suétone, Galba, 9 ; Lampride, Alex. Sev., 23.

3. ↑ Tacite, Ann., III, 14. Voir ci-dessus, p. 421, note.

4. ↑ Matth., xxvii, 54 ; Marc, xv, 39, 44, 45 ; Luc, xxiii, 47.

5. ↑ Jean, xix, 14. D’après Marc, xv, 25, il n’eût guère été que huit heures du matin, puisque, selon cet évangéliste, Jésus fut crucifié à neuf heures.

6. ↑ Matth., xxvii, 33 ; Marc, xv, 22 ; Jean, xix, 20 ; Epist. ad Hebr., xiii, 12. Comp. Plaute, Miles gloriosus, II, iv, 6-7.

7. ↑ Golgotha, en effet, semble n’être pas sans rapport avec la colline de Gareb et la localité de Goath, mentionnées dans Jérémie, xxxi, 39. Or, ces deux endroits paraissent avoir été au nord-ouest de la ville. On pourrait placer par conjecture le lieu où Jésus fut crucifié près de l’angle extrême que fait le mur actuel vers l’ouest, ou bien sur les buttes qui dominent la vallée de Hinnom, au-dessus de Birket Mamilla. Il serait loisible aussi de penser au monticule qui domine la « Grotte de Jérémie ».

8. ↑ Les preuves par lesquelles on a essayé d’établir que le saint sépulcre a été déplacé depuis Constantin manquent de solidité.

9. ↑ La question est de savoir si l’endroit que l’on désigne aujourd’hui comme le Golgotha, et qui est fort engagé dans l’intérieur de la ville actuelle, était, du temps de Jésus, hors de l’enceinte. On a découvert, à 76 mètres à l’est de l’emplacement traditionnel du Calvaire, un pan de mur judaïque analogue à celui d’Hébron, qui, s’il appartient à l’enceinte du temps de Jésus, laisserait ledit emplacement traditionnel en dehors de la ville. (M. de Vogué, le Temple de Jér., p. 117 et suiv.) L’existence d’un caveau sépulcral (celui qu’on appelle « tombeau de Joseph d’Arimathie ») sous le mur de la coupole du Saint-Sépulcre semble prouver (voir cependant Mischna, Parah, iii, 2 ; Baba kama, vii, sub fin.) que cet endroit s’est trouvé à quelque époque hors des murs ; or, le caveau en question ne parait pas assez ancien (voir Vogüé, op. cit., p. 115) pour qu’on puisse le supposer antérieur à la construction de l’enceinte qui existait du temps de Jésus. Deux considérations historiques, dont l’une est assez forte, peuvent d’ailleurs être invoquées en faveur de la tradition. La première, c’est qu’il serait singulier que ceux qui cherchèrent à fixer sous Constantin la topographie évangélique, ne se fussent pas arrêtés devant l’objection qui résulte de Jean, xix, 20, et de Hébr., xiii, 12. Comment, libres dans leur choix, se fussent-ils exposés de gaieté de cœur à une si grave difficulté ? On est donc porté à croire que l’œuvre des topographes dévots du temps de Constantin eut quelque chose de sérieux, qu’ils cherchèrent des indices et que, bien qu’ils ne se refusassent pas certaines fraudes pieuses, ils se guidèrent par des analogies. S’ils n’eussent suivi qu’un vain caprice, ils eussent placé le Golgotha à un endroit plus apparent, au sommet de quelqu’un des mamelons voisins de Jérusalem, pour suivre l’imagination chrétienne, qui désirait que la mort du Christ eut eu lieu sur une montagne. La seconde considération favorable à la tradition, c’est qu’on pouvait avoir, pour se guider, du temps de Constantin, le temple de Vénus sur le Golgotha, élevé, dit-on, par Adrien, ou du moins le souvenir de ce temple. Mais ceci est loin d’être démonstratif. Eusèbe (Vita Const., iii, 26), Socrate (H. E., I, 17), Sozomène (H. E., II, 1), saint Jérôme (Epist. xlix, ad Paulin.), disent bien qu’il y avait un sanctuaire de Vénus sur l’emplacement qu’ils identifient avec celui du saint tombeau ; mais il n’est pas sûr : 1° qu’Adrien l’ait élevé ; 2° qu’il l’ait élevé sur un endroit qui s’appelait de son temps « Golgotha » ; 3° qu’il ait eu l’intention de l’élever à la place où Jésus souffrit la mort.

10. ↑ Plutarque, De sera num. vind., 9 ; Artémidore, Onirocrit.. II, 56.

11. ↑ Marc, xv, 21.

12. ↑ La circonstance Luc, xxiii, 27-31, est de celles où l’on sent le travail d’une imagination pieuse et attendrie. Les paroles qu’on y prête à Jésus n’ont pu lui être attribuées qu’après le siége de Jérusalem.

13. ↑ Talm. de Bab., Sanhédrin, fol. 43 a ; Nicolas de Lire, In Matth., xxvii, 34. Comp. Prov., xxxi, 6.

14. ↑ Talm. de Bab., Sanhédrin, 1. c.

15. ↑ Marc, xv, 23. Mallh., xxvii, 34, fausse ce détail, pour obtenir une allusion messianique au Ps. lxix, 22.

16. ↑ Matth., xxvii, 3.ï ; Marc, xv, 24 ; Jean, xix. 23. Cf. Artémidore, Onirocr., II, 53.

17. ↑ Epist. Barnabae, 9 ; Lucien, Jud. voc., M. Comparez le crucifix grotesque tracé à Rome sur un mur du mont Palatin. Garrucci, Il crocifisso graffito in casa dei Cesari (Roma, 1857).

18. ↑ Cela résulte de ussôpô, Jean, xix, 29. En effet, avec une tige d’hysope on ne peut atteindre bien haut. Il est vrai que cette hysope est suspecte de provenir d’Exode, xii, 22.

19. ↑ Jos., B. J., VII, vi, 4 ; Cic., In Verr., V, 66 ; Xénoph. Ephes., Ephesiaca, IV, 2.

20. ↑ Luc, xxiv, 39 ; Jean, xx, 25-27 ; Plaute, Mostellaria, II, i, 13 ; Lucain, Phars., VI, 543 et suiv., 547 ; Justin, Dial. cum Tryph., 97 ; Apol. I, 35 ; Tertullien, Adv. Marcionem, III, 19.

21. ↑ Irénée, Adv. hœr., II, xxiv, 4 ; Justin, Dial. cum Tryph., 91.

22. ↑ Voir la relation d’une crucifixion en Chine, par un témoin oculaire, dans la Revue germanique et franc, août 1864, p. 358.

23. ↑ Voir le graffito précité et quelques autres monuments (Martigny, Dict. des antiqu. chrét., p. 193). Comp. Grégoire de Tours, De gloria mart., I, 6.

24. ↑ Dig., XLVII, xx, De bonis damnat., 6. Adrien limita cet usage.

25. ↑ La circonstance ajoutée par Jean, xix, 23-24, parait conçue a priori. Cf. Jos., Ant., III, vii, 4.

26. ↑ Matth., xxvii, 36. Cf. Pétrone, Satyr., cxi, cxii.

27. ↑ Luc, xxiii, 34. En général, les dernières paroles prêtées à Jésus, surtout telles que Luc les rapporte, prêtent au doute. L’intention d’édifier ou de montrer l’accomplissement des prophéties s’y fait sentir. Dans ces cas d’ailleurs, chacun entend à sa guise. Les dernières paroles des condamnés célèbres sont toujours recueillies de deux ou trois façons complétement différentes par les témoins les plus rapprochés. Il en fut ainsi à la mort du Bâb. Gobineau, les Relig. et les Philos, de l’Asie centrale, p. 268.

28. ↑ Il est probable qu’on l’avait porté devant Jésus durant le trajet. Suétone, Caligula, 32 ; Lettre des Églises de Vienne et de Lyon, dans Eusèbe, Hist. eccl., V, i, 19.

29. ↑ Matth., xxvii, 37 ; Marc, xv, 26 ; Luc, xxiii, 38 ; Jean, xix, 19-22. Peut-être était-ce là un scrupule de légalité. Apulée, Florida, I, 9.

30. ↑ Justin, Dial. cum Tryph., 106.

31. ↑ Jean, xix, 25 et suiv.

32. ↑ Les synoptiques sont d’accord pour placer le groupe fidèle « loin » de la croix. Le quatrième évangéliste dit « à côté », dominé par le désir qu’il a de montrer que Jean s’est approché très-près de la croix de Jésus.

33. ↑ Matth., xxvii, 55-56 ; Marc, xv, 40-41 ; Luc, xxiii, 49, 55 ; xxiv, 10 ; Jean, xix, 25. Cf. Luc, xxiii, 27-31.

34. ↑ Jean, xix, 25 et suiv. Luc, toujours intermédiaire entre les deux premiers synoptiques et Jean, place aussi, mais à distance, « tous ses amis » (xxiii, 49). L’expression gnôstoi peut, il est vrai, aussi convenir aux « parents ». Luc cependant (ii, 44) distingue les gnôstoi des suggeneis ;. Ajoutons que les meilleurs manuscrits portent oi gnôstoi autô, et non oi gnôstoi autou. Dans les Actes (i, 14), Marie, mère de Jésus, est mise en compagnie des femmes galiléennes ; ailleurs (Évang., ii, 35), Luc lui prédit qu’un glaive de douleur lui percera l’âme. Mais on s’explique d’autant moins qu’il l’omette à la croix.

35. ↑ Jean, après la mort de Jésus, paraît, en effet, avoir recueilli la mère de son maître, et l’avoir comme adoptée (Jean, xix, 17). La grande considération dont jouit Marie dans l’Église naissante porta sans doute les disciples de Jean à prétendre que Jésus, dont ils voulaient que leur maître eût été le disciple favori, lui avait recommandé en mourant ce qu’il avait de plus cher. La présence vraie ou supposée auprès de Jean de ce précieux depôt lui donnait sur les autres apôtres une sorte de préséance, et assurait à la doctrine dont on le faisait garant une haute autorité.

36. ↑ Matth., xxvii, 40 et suiv. ; Marc, xv, 29 et suiv.

37. ↑ Matth., xxvii, 44 ; Marc, xv, 32. Luc, suivant son goût pour la conversion des pécheurs, a ici modifié la tradition.

38. ↑ Matth., xxvii, 45 ; Marc, xv, 33 ; Luc, xxiii, 44.

39. ↑ Pétrone, Sat., cxi et suiv. ; Origène, In Matth. Comment, series, 140 ; texte arabe publié dans Kosegarten, Chrest. arab., p. 63 et suiv. ; Revue germ., endroit cité.

40. ↑ Eusèbe, Hist. eccl., VIII, 8 ; Revue germ., ibid.

41. ↑ Voir le texte arabe publié par Kosegarten, Chrest. arab., p. 64, et la Revue germ., endroit précité.

42. ↑ Spartien, Vie d’Adrien, 10 ; Vulcatius Gallicanus, Vie d’Avidius Cassius, 5.

43. ↑ Probablement la petite éponge qui servait à fermer le goulot du vase où était la posca.

44. ↑ Matth., xxvii, 48 ; Marc, xv, 36 ; Luc, xxiii, 36 ; Jean, xix, 28-30.

45. ↑ Voir Nicolas de Lire, In Matth., xxvii, 34, et in Joh., xix, 29, et les récits du supplice de l’assassin de Kleber. Comp. Revue germ., endroit cité.

46. ↑ Matthieu, Marc et Jean semblent lier les deux faits.

47. ↑ Matth., xxvii, 46 ; Marc, xv, 34.

48. ↑ Matth., xxvii, oO ; Marc, xv, 37 ; Luc, xxiii, 46 ; Jean, xix, 30.

 

Ernest-Renan-par-F.-Mulnier-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Réflexions
commenter cet article