Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
  • IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
  • : Prières, neuvaines, poèmes, religion chrétienne
  • Contact

Profil

  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

Translation. Traduzione

LE MONDE

 

Notre-Dame-de-Lourdes-gif-water-reflect-parousie.over-blog-gif

 

Vie des Saints

 

 

 

Horaires-messes-Info-parousie.over-blog.fr.jpg

 


Created with Admarket's flickrSLiDR.

 

 

Recueil Poèmes chrétiens de Patrick ROBLES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photobucket

 

 Chapelles virtuelles bénies

 

 

Offices-Abbaye-du-Barroux-en-direct--Prime-Sexte-Vepres-Co.jpg

 

Sainte-Therese-et-Pape-Francois-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Recherche

Thou shalt not kill

 

 

 

 

Gif-Weborama.gif

 

Meilleur du Web : Annuaire des meilleurs sites Web.

 


Agrandir le plan

 

 

Lookup a word or passage in the Bible


BibleGateway.com
Include this form on your page

 

 

Made-in-papa-maman-parousie.over-blog.fr.jpg

 

bebe-carte-ancienne-parousie.over-blog.fr.jpg

1 Père + 1 Mère, c'est élémentaire !

 

Snow-leopard-leopard-des-neiges-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Veni Sancte Spiritus

 

Logo-MessesInfo--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 


Created with Admarket's flickrSLiDR.

 

 

Patrick Robles

Créez votre badge

Visites

 


Icone-Toast.png

Facebook Fan Club

31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 14:44

L'aumônier Thomas M. Conway célébrant

la Messe à bord de l'USS Indianapolis

© Photo de Rob DORR

 

 

Le Père Thomas M. Conway (cf l'article en anglais très complet de Bill Milhomme sur son blog), aumônier militaire et lieutenant sur l'USS Indianapolis, s'est comporté de façon héroïque, pendant les 4 jours de naufrage qu'a duré le calvaire de quelque 1200 marins américains, dont le navire a été torpillé et coulé en 12 mn par la marine impériale japonaise le 30 juillet 1945 en pleine mer des Philippines (317 survivants).

En effet, le Père Conway, né le 5 avril à Waterbury (Connecticut, USA), et mort au matin du 4ème et dernier jour de naufrage et de carnage, le 2 août 1945, après avoir nagé de naufragé en naufragé, de canots de survie en radeaux improvisés, pour réconforter les marins terrorisés par les requins, blessés, mutilés, déshydratés, affamés, désespérés, perdant même la raison pour certains. Il a tout fait pour les rassurer, leur redonner l'espoir d'un sauvetage rapide, en administrant les derniers sacrements aux mourants et aux morts, en priant sans cesse avec et pour ses frères d'armes.

Avant lui, l'aumônier ("chaplain") Cmdr. ("Commander") George Snavely Rentz (1882-1942) s'était comporté de façon similaire après la destruction par les Japonais de l'USS Houston le 1er mars 1942, lors de la "bataille (navale) du détroit de la Sonde" ("Battle of Sunda Strait"). Le Père George Rentz s'est vu attribué, à titre posthume, la Navy Cross pour héroïsme extraordinaire.

En 2013, le Sénat américain a été saisi pour recommander la Navy Cross au Père Thomas M. Conway à titre posthume.

En 2016, un film américain est sorti : "USS Indianapolis: Men of Courage", retraçant l'histoire de ce bâtiment de guerre américain et son tragique destin.

 

 

"Il n'y a pas de plus grand amour

que de donner sa vie pour ses amis."

Jean 15:13 (Louis Segond)

 

 

 
Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Anglo-Saxons
commenter cet article
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 07:11

Icone-Venerable-Matt-Talbolt-parousie.over-blog.fr.jpg

Matthew "Matt" Talbot

déclaré Vénérable le 3 octobre 1975

né le 2 mai 1856 à Dublin (Irlande)

mort le 7 juin 1925 à Dublin

 

Coat-of-arms-Dublin-parousie.over-blog.fr.png

 

matt photo

 

Prière pour la canonisation

du Vénérable Matt Talbolt

 

Seigneur, en Votre serviteur Matt Talbot, Vous nous avez donné un merveilleux exemple de triomphe sur l’addiction, de dévouement au devoir, et de vénération du Saint-Sacrement toute une vie durant.

Puisse sa vie de prière et de pénitence nous donner du courage pour prendre notre croix et suivre les traces de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Père, si c'est Votre Volonté que Votre serviteur bien-aimé soit glorifié par Votre Église, faites connaître par Vos grâces célestes la puissance dont il jouit à Vos yeux. Nous Vous le demandons au Nom de Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

 

Exhumation-Matt.jpg

 

Prière par l’intercession

du Vénérable Matt Talbolt

 

Doux Matt, je me tourne vers toi dans mes besoins actuels et te demande le secours de tes prières.

Confiant en toi, je suis sûr que ton cœur charitable et compréhensif fera tiennes mes prières.

Je crois que tu es vraiment puissant en la présence de la Divine Miséricorde. Si c'est pour la Gloire du Sacré-Cœur de Jésus, pour l'Honneur de Marie, notre Mère et notre Reine, et pour l'approfondissement de ma relation avec eux, montre-moi que ta bonté envers moi, dans mes luttes quotidiennes, n’a d'égale que ton influence sur le Saint-Esprit, qui est caché et à demeure dans mon cœur.

Ami compatissant, ami puissant, entends-moi en cette heure ; Ô doux Matt, prie pour moi, je t’en prie !

 

Prières traduites de l’anglais le 10 janvier 2014.

 

matt-T.jpg

 

irlanda.gif

Prayer for the Canonisation

of Matt Talbot

 

Lord, in your servant, Matt Talbot you

have given us a wonderful example of

triumph over addiction, of devotion to

duty, and of lifelong reverence for the

Holy Sacrament. May his life of

prayer and penance give us courage

to take up our crosses and follow in the

footsteps of Our Lord and Saviour,

Jesus Christ.

 

Father, if it be your will that your

beloved servant should be glorified by

your Church, make known by your

heavenly favours the power he enjoys in

your sight. We ask this through the

same Jesus Christ Our Lord. Amen.

 

Matt-exhumed.jpg

 

Asking Matt's Help

in the Presence of the Lord

 

Gentle Matt, I turn to you in my present needs and ask for the help of your prayers.

Trusting in you, I am confident your charitable and understanding heart will make my petitions your own.

I believe that you are truly powerful in the presence of Divine Mercy. If it be for the glory of the Sacred Heart of Jesus,

the honour of Mary, our Mother and Queen and the deepening of my relationship with them, show that your goodness towards me, in my daily struggles, equals your influence with the Holy Spirit, who is hidden and at home in my Heart.

Friend of pity, friend of power, hear, oh hear me in this hour, gentle Matt, please pray for me.

 

Source: matttalbot.ie

 

Chasse-Matt.jpg

Sanctuaire du Vénérable Matt Talbot en granit de Wicklow

Église Notre-Dame de Lourdes (Dublin)

Shrine of Wicklow granite in the Church of Our Lady of Lourdes

Sean McDermott Street, Dublin

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Anglo-Saxons
commenter cet article
11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 10:33

Father-Faber-parousie.over-blog.fr.jpg

Frederick William Faber, C.O.

"Father Faber" ("Père Faber")

converti au Catholicisme en novembre 1845

né le 28 juin 1814 à Calverley

(City of Leeds, West Yorkshire - Angleterre)

mort le 26 septembre 1863 à Londres

enterré dans le cimetière Oratorien de Rednal

(Birmingham, West Midlands - Angleterre)

 

 Blason-Oratoire-Confoederatio-Oratorii-Sancti-Philippi-Neri.jpg

 

 

Hymne "Foi de nos Pères"

Faith of our FathersHymn

Père Frederick William Faber

 

1. Foi de nos Pères, vivant encore,

En dépit du donjon, du feu et de l'épée !

Ô comme nos cœurs battent d’une immense joie

À chaque fois que nous entendons ce mot glorieux* !

 

Refrain

Foi de nos Pères, Sainte Foi !

Nous Te serons fidèles jusqu'à la mort !

 

2. Nos Pères, enchaînés dans de sombres prisons,

Étaient encore libres dans leur cœur et leur conscience :

Comme le sort de leurs enfants serait doux,

S’ils pouvaient, comme eux, mourir pour Toi !

 

Refrain

Foi de nos Pères, Sainte Foi !

Nous Te serons fidèles jusqu'à la mort !

 

3. Foi de nos Pères, nous ferons tout

Pour Te conquérir toutes les nations !

Et par la Vérité qui vient de Dieu,

L'humanité** sera alors vraiment libre !

 

Refrain

Foi de nos Pères, Sainte Foi !

Nous Te serons fidèles jusqu'à la mort !

 

4. Foi de nos Pères, nous aimerons

Aussi bien nos amis que nos ennemis dans toutes nos luttes !

Et nous prêcherons aussi Ton Nom, car l'amour sait comment,

Par des mots gentils et une vie vertueuse.

 

Refrain

Foi de nos Pères, Sainte Foi !

Nous Te serons fidèles jusqu'à la mort !

 

 

Note : La 3ème strophe originale était la suivante :

Foi de nos Pères, les prières de Marie

Permettront la reconquête de notre pays et son retour vers Toi,

Et par la Vérité qui vient de Dieu,

L’Angleterre sera alors vraiment libre !

 

* Dans une autre version, “wondrous” (merveilleux) remplace “glorious”.

 

** Dans une autre version, “We all shall then be truly free” (Nous serons tous alors vraiment libres) remplace “Mankind shall then indeed be free”.

 

 

Faith of Our Fathers,Frederick William Faber,parousie.over-

 

 

N.B. : Le Père Frederick William Faber a écrit les paroles de cette hymne en 1849, à la mémoire des Martyrs Catholiques (notamment les 40 Martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles, "The Forty Martyrs of England and Wales"), à l'époque de l'établissement de l'Église d'Angleterre anglicane (Church of England), voulue par le roi Henri VIII d'Angleterre (Henry VIII of England), qui rompit avec la Papauté et l'Église Catholique Romaine en 1531. Cette hymne a été mise en musique par Henri Frederick Hemy (1818-1888), et adaptée par James George Walton (1821-1905).

 

Hymne traduite de l’anglais le jeudi 11 avril 2013.

 

 

Faith-of-Our-Fathers-Foi-de-nos-Peres-parousie.over-blog.f.jpg

 

 

 

 

 

"L’Enfer", extrait mp3 des Conférences Spirituelles

du Père Frederick William Faber

 

 

"Le Ciel", extrait mp3 des Conférences Spirituelles

du Père Frederick William Faber

 

 

 

uk.gif

 

“Faith of our Fathers” Hymn

by Father Frederick William Faber

 

1. Faith of our Fathers, living still

In spite of dungeon, fire, and sword!

O how our hearts beat high with joy

Whene’er we hear that glorious word!

 

Refrain

Faith of our Fathers, holy faith!

We will be true to thee till death!

 

2. Our fathers, chained in prisons dark,

Were still in heart and conscience free!

How sweet would be their children’s fate,

If they, like them, could die for Thee!

 

Refrain

Faith of our Fathers, holy faith!

We will be true to thee till death!

 

3. Faith of our fathers, we will strive

To win all nations unto thee!

And through the truth that comes from God,

Mankind shall then indeed be free!

 

Refrain

Faith of our Fathers, holy faith!

We will be true to thee till death!

 

4. Faith of our fathers, we will love

Both friend and foe in all our strife!

And preach thee, too, as love knows how,

By kindly words and virtuous life.

 

Refrain

Faith of our Fathers, holy faith!

We will be true to thee till death!

 

Lyrics: Frederick William Faber (1814-1863)

Music: Henri Frederick Hemy (1818-1888)

Adapted by James George Walton (1821-1905)

 

 

Frederick-William-Faber-parousie.over-blog.fr.jpg

Father Faber in an engraving by Joseph Brown

Gravure du Père Faber par Joseph Brown

 

 

The original third stanza was:

Faith of our Fathers, Mary’s prayers

Shall win our country back to Thee!

And through the truth that comes from God,

England shall then indeed be free!

 

 

Partition-Faith-of-Our-Fathers-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

 

 

 

Frederick-William-Faber-auf-Deutsch-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

O Paradise, Words by Rev. F. W. Faber, Music by C. B. Hawley, for High Voice

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Anglo-Saxons
commenter cet article
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:43

Marie-enfant-Zurbaran-Musee-Ermitage-parousie.over-blog.f.jpg

"María niña"

Marie enfant (Mère de Dieu)

Francisco de Zurbarán (1660)

Musée de l'Ermitage

Saint-Pétersbourg (Russie)

 

 

Saint-Philomena--parousie.over-blog.fr.png

 

 

"Recevez Seigneur"

"Exercices spirituels" de

Saint Ignace de Loyola, n° 234

 

Prenez, Seigneur, et recevez toute ma liberté, ma mémoire, mon entendement et toute ma volonté ; tout ce que j'ai et tout ce que je possède. Vous me l'avez donné, Seigneur, je vous le rends ; tout est à vous, disposez-en selon votre bon plaisir. Donnez-moi votre amour; donnez-moi votre grâce : elle me suffit. Amen.

 

ou :

 

Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté ; tout ce que j'ai et possède, c'est Toi qui me l'as donné : à Toi, Seigneur, je le rends ; tout est à Toi, disposes-en selon Ton entière Volonté. Donne-moi Ton Amour et Ta Grâce : c'est assez pour moi. Amen.

 

 

 

"Suscipe, Domine"

Oblatio Sui

 

Suscipe, Domine, universam meam libertatem. Accipe memoriam, intellectum atque voluntatem omnem. Quidquid habeo vel possideo mihi largitus es; id tibi totum restituo, ac tuae prorsus voluntati trado gubernandum. Amorem tui solum cum gratia tua mihi dones, et dives sum satis, nec aliud quidquam ultra posco. Amen.

 

 

 

"Receive, O Lord"

Prayer of Self-Dedication to Jesus Christ

 

Lord Jesus Christ, take all my freedom, my memory, my understanding, and my will. All that I have and cherish Thou hast given me. I surrender it all to be guided by Thy will. Thy grace and Thy love are wealth enough for me. Give me these Lord Jesus and I ask for nothing more. Amen.

 

From the Roman Missal, by St. Ignatius of Loyola (1491 - 1556), founder of the Jesuits. (Spiritual Exercises, #234)

 

or:

 

Receive, O Lord, all my liberty. Take my memory, my understanding, and my entire will. Whatsoever I have or hold, You have given me; I give it all back to You and surrender it wholly to be governed by your will. Give me only your love and your grace, and I am rich enough and ask for nothing more.

 

or:

 

Receive, O Lord, all my liberty. Take my memory, my understanding, and my entire will. Whatsoever I have or possess Thou hast bestowed upon me; I give it all back to Thee and surrender it wholly to be governed by Thy Will. Give me love for Thee alone along with Thy grace, and I am rich enough and ask for nothing more.

 

or:

 

Take, Lord, and receive all my liberty, my memory, my understanding and my entire will. All I have and call my own, You have given to me; to you, Lord, I return it. Everything is yours; do with it what you will. Give me only your love and your grace. That is enough for me.

 

 

Coeur-Immacule-de-Marie-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"Suscipe"

Giovanni Gabrieli

 

Suscipe, clementissime Deus,

Oblationem istam

Quam tibi offerimus hodie

In spiritu humilitatis,

In honorem Sancti Joannis Baptistae.

Veni et benedic hoc sacrificium

Immensae maiestati tuae praeparatum.

Quam laudant angeli et archangeli

Qui non cessant clamare quotidie:

Tu solus sanctus, tu solus Dominus

Altissimus Jesu Christe.

 

 

O God, help of the most merciful,

Hear this oblation

Which we offer today

In the spirit of humility

in honour of St. John the Baptist.

Come and bless this sacrifice

prepared for your great majesty,

Which angels and archangels praise

and proclaim daily without ceasing:

You alone are holy, you alone are the Lord

Most high, Jesus Christ.

 

 

Adoration-Rois-Mages-Gerard-Seghers-1630-parousie.over-blo.jpeg

Adoration des Rois Mages

Gerard Seghers (1630)

 

 

 

"Recevez, Trinité Sainte"

"Offertoire" de la liturgie

 

Recevez, Trinité sainte, cette offrande que nous vous présentons en mémoire de la passion, de la résurrection et de l’ascension de Jésus-Christ notre Seigneur ; en l’honneur aussi de la bienheureuse Marie toujours vierge, de saint Jean-Baptiste, des saints Apôtres Pierre et Paul, des saints dont les reliques sont ici, et de tous les saints ; qu’elle soit pour eux une source d’honneur et pour nous une cause de salut, et qu’ils daignent intercéder pour nous au ciel, eux dont nous célébrons la mémoire sur terre. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

 

 

"Súscipe, Sancta Trinitas"

Offertorium

 

Súscipe, sancta Trínitas, hanc oblatiónem, quam tibi offérimus ob memóriam passiónis, resurrectiónis, et ascensiónis Iesu Christi, Dómini nostri, et in honórem beátæ Maríæ semper Vírginis, et beáti Ioánnis Baptístæ, et sanctórum Apostolórum Petri et Páuli, et istórum, et ómnium sanctórum : ut illis profíciat ad honórem, nobis autem ad salútem : et illi pro nobis intercédere dignéntur in cælis, quorum memóriam ágimus in terris. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.

 

 

 

"Receive, O Holy Trinity"

Offertory

 

Receive, O holy Trinity, this oblation which we make to Thee, in memory of the Passion, Resurrection and Ascension of our Lord Jesus Christ, and in honor of Blessed Mary, ever Virgin, blessed John the Baptist, the holy Apostles Peter and Paul, and of all the Saints, that it may avail unto their honor and our salvation, and may they vouchsafe to intercede for us in heaven, whose memory we celebrate on earth. Through the same Christ our Lord. Amen.

 

 

Suscipe Sancta Trinitas, by Anton Roeslein

 

 

 

 

 

"Recevez, Père Saint"

"Offertoire" de la liturgie

 

Recevez, Père saint. Dieu éternel et tout-puissant, cette offrande sans tache que moi, votre indigne serviteur, je vous présente à vous mon Dieu vivant et vrai pour mes péchés, offenses et négligences sans nombre, pour tous ceux qui m’entourent ainsi que pour tous les fidèles vivants et morts : qu’elle serve à mon salut et au leur pour la vie éternelle. Ainsi soit-il.

 

 

"Súscipe, Sancte Pater"

Offertorium

 

Súscipe, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus, hanc immaculátam hóstiam, quam ego indígnus fámulus tuus óffero tibi, Deo meo vivo et vero, pro innumerabílibus peccátis, et offensiónibus, et negligéntiis meis, et pro ómnibus circumstántibus, sed et pro ómnibus fidélibus Christiánis vivis atque defúnctis : ut mihi, et illis profíciat ad salútem in vitam ætérnam. Amen.

 

 

 

"Accept, O Holy Father"

"Receive, O Holy Father"

Offertory

 

Accept, O holy Father, almighty and eternal God, this unspotted host, which I, Thy unworthy servant, offer unto Thee, my living and true God, for my innumerable sins, offenses, and negligences, and for all here present: as also for all faithful Christians, both living and dead, that it may avail both me and them for salvation unto life everlasting. Amen.

 

 

Senor-Cristo-de-Esquipulas-parousie.over-blog.fr.jpg

Christ noir d'Esquipulas

Cristo Negro de Esquipulas

Guatemala

 

 

Suscipe Verbum Virgo Maria, by Giovanni Pierluigi Da Palestrina

 

 

"Suscipe Verbum Virgo Maria"

"Reçois la Parole du Seigneur, Vierge Marie"

 

"Reçois la Parole du Seigneur, Vierge Marie, qui t’as été transmise par l’Ange : tu concevras et tu mettras au monde à la fois un Dieu et un homme, de sorte que tu seras dite bénie entre toutes les femmes. Oui, tu engendreras un fils, et ta virginité n’en sera pas affectée ; tu deviendras enceinte, et tu seras toujours une mère intacte, de sorte que tu seras dite bénie entre toutes les femmes.

 

 

Suscipe Verbum Virgo Maria,

Quod tibi a Domino

Per angelum trasmissum est.

Concipiet et paries Deum,

Pariter et hominem,

Ut benedicta dicaris

Inter omnes mulieres.

V. Paries quidem filium,

et virginitatis non patieris detrimentum:

efficieris gravida, et eris mater semper intacta.

R. Ut benedicta dicaris inter omnes mulieres.

 

 

Receive the word, Virgin Mary,

which was given to you by the Lord

through the angel.

You will conceive and bear a son

who shall be both God and Man.

So you will be called blessed

among all women.

 

 

Guadalupe-fleurs-parousie.over-blog.fr.jpg

 

Suscipe Quaeso Domine - Si Enim Iniquitates, by Thomas Tallis

 

 

"Suscipe quaeso Domine"

Thomas Tallis

 

Suscipe quaeso Domine vocem confitentis.

Scelera mea non defendo: peccavi.

Deus, miserere mei, peccavi: dele culpas meas gratia tua.

Si enim iniquitates recordaberis, quis sustineat?

Quis enim justus se dicere audeat sine peccato esse?

Nullus est enim mundus in conspectu tuo.

 

 

Receive, I beseech, O Lord, the voice of one who confesses.

I do not defend my misdeeds: I have sinned.

O God, have mercy upon me.

By thy grace blot out my sins.

For if thou shalt remember iniquities, who could endure it?

For who is so righteous that he dare say that he is without sin?

For none is pure in thy sight.

 

 

 

 

 

JP-II-et-le-Cristo-de-Esquipulas-parousie.over-blog.fr.jpg

 

O Porta Cæli, by Alessandro Grandi

 

 

 

Benoit-XVI-et-le-Christ-parousie.over-blog.fr.jpg

Joseph Alois Ratzinger

Benedictus Sextus Decimus

Benedictus PP. XVI

Renonciation le 11 février 2013

né le 16 avril 1927 à Marktl (Bavière, Allemagne)

 

 

Armoiries-Benoit-XVI-3Jean-1-8-parousie.over-blog.fr.png


"Nos ergo debemus sublevare huiusmodi,

ut cooperatores simus veritatis."

III Ioannis 1:8

 

"Nous devons donc accueillir de tels hommes,

afin d'être ouvriers avec eux pour la vérité."

3 Jean 1 : 8 (Louis Segond)

 

 

 

Le Pape Benoît XVI, parlant du "Suscipe, Domine" :

 

"Personnellement, j'estime que... la prière de saint Ignace est d'une grande importance... Cette dernière partie justement me semble très importante : comprendre que le vrai trésor de notre vie est d'être dans l'amour du Seigneur et ne jamais perdre cet amour. Alors, nous sommes véritablement riches. Un homme qui a trouvé un grand amour se sent véritablement riche et sait que cela est la véritable perle, que cela est le trésor de sa vie et non toutes les autres choses qu'il peut posséder."

 

 

Benoit-XVI-et-Saint-Screment-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Prière du Pape Benoît XVI à Marie,

première procession eucharistique

 

"Vierge Marie, Femme du silence et de l'écoute,

Femme eucharistique, par Ton attitude intérieure : depuis l'Annonciation, lorsque Tu fis le don de Toi-même pour l'Incarnation du Verbe de Dieu, jusqu'à la Croix et la Résurrection ;

"Femme eucharistique" au cours de la période qui a suivi la Pentecôte, lorsque Tu reçus dans le Sacrement ce Corps que Tu avais conçu et porté dans Ton sein.

Marie, Tu te rends chez Ta cousine âgée Élisabeth, que tous disaient stérile et qui en revanche était parvenue au sixième mois d'une grossesse donnée par Dieu (cf. Lc 1, 36), alors que Tu portes dans Ton sein Jésus qui vient d'être conçu.

Marie, Tu n'as pas peur, parce que Dieu est avec Toi, Dieu est en Toi.

D'une certaine façon, nous pouvons dire que Ton voyage a été la première "procession eucharistique" de l'histoire.

Marie, tabernacle vivant de Dieu fait chair, Tu es l'arche de l'Alliance, dans laquelle le Seigneur a visité et racheté son peuple.

La présence de Jésus Te comble d'Esprit Saint.

Quand Tu entres dans la maison d'Élisabeth, Ta cousine, Ton salut déborde de grâce : Jean frémit dans le sein de sa mère, comme percevant la présence de Celui qu'il devra bientôt annoncer à Israël.

Les fils exultent, les mères exultent. Cette rencontre imprégnée par la joie de l'Esprit, trouve son expression dans le chant du Magnificat.

Vierge Marie, n'est-ce pas également la joie de l'Église, qui sans cesse accueille le Christ dans la Sainte Eucharistie et l'apporte dans le monde à travers le témoignage de la charité active, emplie de foi et d'espérance ?

Oui, donne-nous de comprendre et de vivre cela : accueillir Jésus et L'amener aux autres est la véritable joie du chrétien !

Vierge Marie, Notre-Dame de la Visitation, nous désirons tant Te suivre et T'imiter. Donne-nous une âme profondément eucharistique, et toute notre vie pourra devenir un Magnificat."

 

Benoit XVI, d'après la méditation à la Grotte de Lourdes dans les Jardins du Vatican, le 31 mai 2005.

 

 

Catherine-Elizabeth-McAuley-parousie.over-blog.fr.jpg

Catherine Elizabeth McAuley

née le 29 septembre 1778 à Dublin (Irlande)

morte le 11 novembre 1841 à Dublin

Fondatrice des Sœurs de la Miséricorde

(Sisters of Mercy, R.S.M.)

 

 

 

Acte d’abandon, "Suscipe" de la Vénérable

Mère Catherine McAuley

 

« Mon Dieu, je suis à Toi pour le temps et l'éternité. Apprends-moi à me jeter entièrement dans les bras de Ta Providence aimante avec la confiance la plus vive, la plus illimitée en Ta tendre pitié compatissante. Permets, Ô Très Miséricordieux Rédempteur, que tout ce que Tu ordonnes ou permets puisse être acceptable pour moi. Prends dans mon cœur toute anxiété douloureuse ; ne laisse rien m’attrister, sauf le péché ; ne laisse rien m’enchanter hormis l'espoir d'arriver à Te posséder, Toi mon Dieu et mon tout, dans Ton Royaume éternel. Amen. »

 

Prière traduite de l’anglais le 14 février 2013.

 

 

Suscipe-Vble-Catherine-McAuley-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"Suscipe" prayer, Act of Resignation

by Mother Catherine McAuley

 

“My God, I am Thine for time and eternity. Teach me to cast myself entirely into the arms of Thy loving Providence with the most lively, unlimited confidence in Thy compassionate, tender pity. Grant, O most Merciful Redeemer, that whatever Thou dost ordain or permit may be acceptable to me. Take from my heart all painful anxiety, suffer nothing to sadden me but sin, nothing to delight me but the hope of coming to the possession of Thee, my God and my all, in Thine everlasting Kingdom. Amen .”

 

 

5---note-Catherine-McAuleyCatherine-Elizabeth-McAuley-.PNG

 

 

Prière pour la Béatification de la

Vénérable Catherine McAuley

 

"Dieu d'Amour et de Miséricorde, Vous avez inspiré la Vénérable Catherine McAuley pour servir Votre Fils en répondant aux besoins de son temps. Émus par les soins qu’elle prodiguait aux malades, nous Vous demandons, par ses prières, d'accorder la guérison complète à (indiquer le nom de la personne). Nous Vous le demandons en toute confiance par Jésus-Christ, Votre Fils. Amen.

Vénérable Catherine, priez pour nous."

 

Prière traduite de l’anglais le 14 février 2013.

 

 

Santa-Teresa-de-Lisieux-Capela-do-Divino-Espirito-Santo-Po.jpg

 

 

Prayer for the Beatification of

Venerable Catherine McAuley

 

"God of Love and Mercy You inspired Venerable Catherine McAuley to serve your Son by responding to the needs of her time. Moved by her care for the sick, we ask that through her prayers You grant complete healing to (indicate the name of the person). We ask this in complete confidence through Jesus Christ, Your Son. Amen.

Venerable Catherine, pray for us."

 

Any person receiving a miracle or favor through the intercession of Venerable Catherine is asked to contact Sister Yvonne Mary Loucks, R.S.M.,

beatification@rsmofalma.org

 

Copyright © 2006-2012 Religious Sisters of Mercy, Alma, Michigan.

 

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Anglo-Saxons
commenter cet article
26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 11:41

Sainte-Julienne-de-Norwich--parousie.over-blog.fr.jpg

St. Julian of Norwich

Sainte Julienne de Norwich

recluse volontaire

(visitée parfois par Margery Kempe)

née ~ le 8 novembre 1342

dans la région de Norwich (Norfolk - Angleterre)

morte ~ 1416

 

 

Armoiries Arms of Norwich UK, parousie.over-blog.fr

 

 

L’Amour Divin paternel et maternel

 

"... Le thème de l’amour divin revient souvent dans les visions de Julienne de Norwich qui, avec une certaine audace, n’hésite pas à le comparer également à l’amour maternel. C’est l’un des messages les plus caractéristiques de sa théologie mystique. La tendresse, la solitude et la douceur de la bonté de Dieu envers nous sont si grandes que, à nous pèlerins sur la terre, elles évoquent l’amour d’une mère pour ses enfants. En réalité, les prophètes bibliques ont parfois eux aussi utilisé ce langage qui rappelle la tendresse, l’intensité et la totalité de l’amour de Dieu, qui se manifeste dans la création et dans toute l’histoire du salut et qui atteint son sommet dans l’Incarnation du Fils. Mais Dieu dépasse toujours tout amour humain, comme le dit le prophète Isaïe : « Une femme oublie-t-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles ? Même si les femmes oubliaient, moi, je ne t’oublierai pas » (Is 49, 15). Julienne de Norwich a compris le message central pour la vie spirituelle : Dieu est amour et ce n’est que lorsqu’on s’ouvre, totalement et avec une confiance totale, à cet amour et qu’on le laisse devenir l’unique guide de notre existence, que tout est transfiguré, que l’on trouve la véritable paix et la véritable joie et que l’on est capable de la diffuser autour de soi..."

 

Extrait de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du Pape BENOÎT XVI, en la Salle Paul VI, le mercredi 1er décembre 2010.

 

 

Sainte-Julienne-de-Norwich--Westminster-Cathedral-Manuscrip.jpg

 

 

"All shall be well"

"Tout sera bien"

Julienne de Norwich

 

 

"Révélations de l'Amour Divin"

Sainte Julienne de Norwich

13ème révélation

13th "shewing" (showing of love)

 

« Notre Seigneur me remit ensuite dans l'esprit l'ardent désir de le posséder ; et je vis que rien ne s'y opposait si ce n'est le péché. Je me dis que si le péché n'avait pas existé, nous aurions tous été purs et semblables à Dieu, tel qu'il créa nos premiers parents. » – « Je m'étais souvent demandé pourquoi la grande sagesse de Dieu qui prévoit tout n'avait pas mis obstacle au premier péché ; car, pensais-je, tout alors eût été bien. » – « Jésus m'y répondit : ''Il convient que le péché existe ; mais, sois sans inquiétude, tout ira bien, tout finira bien.'' »

 « Avec ce simple mot péché, Notre Seigneur me mit dans l'esprit tout ce qui n'est pas bon en général ; toutes les souffrances et douleurs, corporelles ou spirituelles, toutes les souffrances passées ou à venir, y compris la Passion. Mais je ne vis pas le péché ; je crois, en effet, qu'il n'a pas de substance, ni aucune sorte d'être ; on ne saurait le connaître autrement que par la souffrance qu'il cause. » – « On peut dire que la souffrance est quelque chose pour un temps donné, car elle nous purifie, nous amène à nous connaître nous-mêmes et à demander miséricorde. Notre bon Seigneur réconforte par ces paroles : ''Il est vrai que le péché est cause de toutes ces souffrances ; mais tout ira bien, oui, tout ira bien, aie confiance, tout finira bien.'' »

 « Ces paroles me furent adressées avec la plus parfaite tendresse, sans me montrer aucune sorte de blâme. C'était donc bien mal à moi et un grand manque de confiance filiale de me plaindre ou de m'étonner de la conduite de Dieu, alors que Lui ne m'inflige aucun reproche pour mes péchés. » – « Je vis dans ces paroles un merveilleux mystère, profondément caché en Dieu ; mystère qu'il nous révélera un jour. »

 « Dans mon anxiété pleine de tristesse, je disais à Notre Seigneur : ''Ah ! Mon bon Jésus, comment pourrait-il se faire que tout aille bien, étant donné le grand mal que le péché fait à la créature ?'' – « Notre Seigneur daigna me répondre tout à fait doucement et avec un air des plus tendres : ''Puisque j'ai réparé le plus grand mal, tenez pour certain que je réparerai aussi tout ceux qui sont moindres.'' – « L'enseignement qui me fut donné ici, c'est que nous devons mettre toute notre confiance en notre bien-aimé Sauveur et nous réjouir en lui seul. »

 

« Tout ira bien, tu le verras toi-même. »

 « Dans ces deux paroles, mon âme saisit plusieurs enseignements. Jésus veut que nous sachions qu'il ne fait pas seulement attention aux choses nobles et grandes, mais aussi aux petites, aux actions les plus humbles. La moindre chose ne sera ni oubliée ni perdue. C'est là ce que veut dire : Tout ira bienDans la seconde parole, il s'agissait des actions mauvaises à nos yeux et qui causent de si grands maux qu'il nous paraît impossible qu'elles arrivent jamais à une bonne fin. Nous le constatons, avec désolation et tristesse, sans pouvoir nous résigner à entrer dans les vues de Dieu comme nous le devrions. Cela vient de ce que notre raison est aveuglée, trop simple pour comprendre la suréminente Sagesse, la Puissance et la Bonté de la Trinité. Par ces mots, Notre Seigneur voulait dire : ''Pour le moment, sois seulement fidèle et confiante ; un jour viendra où tu verras cela en toute vérité, au sein d'une joie parfaite.'' »

 « Il y a une Oeuvre que la sainte Trinité accomplira au dernier jour. Quand et comment sera-t-elle faite ? Aucune créature ne saurait le dire avant son accomplissement. » – « Cette grande Oeuvre décidée par Dieu de toute éternité, profondément cachée dans son sein, connue seulement de lui, c'est celle où toutes choses seront par lui réparées. Car, de même que la Trinité a créé tout de rien, ainsi fera-t-elle que tout ce qui n'est pas bien le devienne. » – « La plénitude de la joie consiste à voir Dieu en tout. »

 

Source : reclusesmiss.org

 

 

Julienne-de-Norwich--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"Dieu est notre Mère"

 

"C’est une caractéristique de Dieu de faire vaincre le bien sur le mal.

Ainsi Jésus Christ, qui a Lui aussi vaincu le mal par le bien, est notre véritable Mère : nous recevons notre “Être” de Lui - et c’est ici que commence Sa Maternité - et avec cela la douce Protection et Garde de l’Amour qui ne cesseront jamais de nous entourer.

Comme il est vrai que Dieu est notre Père, il est également vrai que Dieu est notre Mère.

Et Lui m’a montré cette vérité en chaque chose, mais spécialement dans ces douces paroles, lorsqu’ il dit : “Je le suis”.

C’est-à-dire, je suis la Puissance et la Bonté du Père ; je suis la Sagesse de la Mère ; je suis la Lumière et la Grâce qui est amour heureux ; je suis la Trinité ; je suis l’Unité, je suis la souveraine Bonté de chaque genre de chose ; je suis Celui qui te fait aimer ; je suis Celui qui te fait désirer ; je suis la satisfaction infinie de tous les vrais désirs. (...)

Notre Père céleste, Dieu tout puissant, qui est l’Être, nous connaît et nous aime depuis toujours : dans une telle connaissance, par Sa merveilleuse et profonde charité, et par le consentement unanime de toute la sainte Trinité, Il voulut que la Seconde Personne devienne notre Mère, notre Frère, Notre Sauveur.

Il est donc logique que Dieu, étant notre Père, soit aussi notre Mère. Notre Père veut, notre Mère opère, et notre bon Seigneur, l’Esprit Saint, confirme ; il nous convient donc d’aimer notre Dieu, en qui nous avons l’Être, de le remercier avec dévotion et de le louer pour nous avoir créés, de prier ardemment notre Mère pour obtenir miséricorde et pitié, et de prier notre Seigneur, l’Esprit Saint, pour obtenir aide et grâce.

Et je vis avec la complète certitude que Dieu, avant de nous avoir créés, nous a aimés, et son amour n’a jamais diminué et ne diminuera jamais. Dans cet amour, Il a fait toutes Ses oeuvres, et dans cet amour, Il meut toute chose pour notre bien ; et dans cet amour, notre vie est éternelle.

Par la création, nous avons eu un commencement, mais l’amour avec lequel Il nous a créés, était en Lui depuis toujours : et, dans cet amour, nous avons notre origine.

Et tout ceci nous le verrons en Dieu, éternellement."

 

Source : Site du Vatican, "Des "Révélations de l’amour divin" de Sainte Julienne de Norwich (1342-1416), (LIX, LXXXVI)."

 

 

Sainte-Julienne-de-Norwich--icone-de-Anna-Dimascio--parous.jpg

Sainte Julienne de Norwich

Icône d'Anna Dimascio

 

 

 

Révélations de l'Amour Divin - Sainte Julienne de Norwich

 

 

 

St Julian's Church and Shrine

 

 

 

Icone-Sainte-Julienne-de-Norwich--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

JULIAN'S SHOWING OF LOVE IN A NUTSHELL:

HER MANUSCRIPTS AND THEIR CONTEXTS

 

 

 

Revelations of Divine Love, by St. Julian of Norwich

 

 

MP3 Files for Revelations of Divine Love

by Julian of Norwich

 

 

Margery-Kempe--parousie.over-blog.fr.jpg

Margery Brunham, épouse Kempe

 née ~ 1373 à King's Lynn

(alors Bishop's Lynn, Norfolk - Angleterre)

morte ~ 1438

 

 

Margery Kempe

 

"Mystique anglaise, connue par le récit de sa vie, qu'elle a dicté à deux secrétaires différents (et en deux temps). Le manuscrit de Margery Kempe, dont des morceaux choisis avaient paru en 1901 à Londres sous la forme d'un « court traité », ne fut publié qu'en 1936 (version modernisée, sous le titre Margery Kempe) et 1940 (édition critique, établie par S. B. Meechet et intitulée The Book of Margery Kempe). Originaire du Norfolk, mariée à un homme politique, dont elle eut quatorze enfants, Margery raconte ses nombreux pèlerinages (à Rome, pour la canonisation de sainte Brigitte ; en Terre sainte, en 1414 ; à Norwich, pour rencontrer l'ermite Julienne) et ses expériences spirituelles. L'intérêt de cette autobiographie (la plus ancienne du genre en langue anglaise) vient de ce que Margery Kempe n'est pas une recluse, mais une femme du monde ; précieux comme document psychologique et historique, Le Livre de Margery Kempe est néanmoins un peu décevant sur le plan spirituel."

 

Source : universalis.fr

 

 

Mystique-Margery-Kempe-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Le livre de Margery Kempe

 

« Le livre de Margery Kempe. Une aventurière de la foi au Moyen-Âge », traduit par Louise Magdinier avec avant-propos d'André Vauchez, collection "Textes", éditions du Cerf, Paris 1989, 373 p.

 

"Découvert par hasard en 1934, édité en vieil anglais dans les années 60, le livre de Margery Kempe va maintenant être connu en France par deux traductions, dont cette dernière, de Louise Magdinier, aux éditions du Cerf (1).

L'étrange ouvrage se situe entre autobiographie et hagiographie, comme le dit André Vauchez dans sa préface, puisque, dicté par la sainte femme (en 1431 ?), il fut relu et réécrit, non sans peine et miracle, par un prêtre ami, en 1436.

Quelle femme ! Née en 1373, « cette créature » — ainsi est-elle nommée dans le Livre — entre dans la vie comme fille d'un honnête bourgeois, notable de Lynn (King's Lynn), un port actif du Norfolk sur la côte est de l'Angleterre. A 20 ans, elle épouse John Kempe, autre notable de la même ville, s'engageant vers un destin semble-t-il tout tracé de riche bourgeoise, fidèle épouse et bonne mère. Mais non. Dans une Angleterre enfiévrée de passions sociales et religieuses, Margery, à peine relevée de ses premières couches et menacée de folie démoniaque, se laisse séduire par le Christ. Cette femme très charnelle, brillante, entreprenante, va renoncer au sexe, aux mondanités, aux affaires (2).

Le Christ lui parle dans un langage familier, sans craindre des images triviales de peau de morue collante ou de stock mangé aux rats. Par le don de vision qu'il lui donne elle fait son premier voyage, passant de la méditation à la contemplation puis à l'immersion dans l'histoire : elle accompagne Notre Dame à Bethléem puis en Egypte et il me semble que cette aventure primordiale (ch. 5 et 6) décide de sa vie. Elle confondra les temps en cher chant à les organiser et ne cessera de pleurer et hurler les souffrances du Christ qu'en toute occasion elle revit. Elle sera une femme des routes, dans son Angleterre d'abord, où elle va quérir la bénédiction des prélats pour se disculper des accusations d'hérésie, et surtout au loin, vers les grands lieux d'identification chrétienne, Jérusalem, Rome, Saint- Jacques-de-Compostelle.

Folle de Dieu, elle a inversé les lignes de la raison, comme celles du temps et de la réalité quotidienne. Elle suscite donc, sur la route agitée de sa vie, de grands dévouements — en tout premier celui de son mari conservé dans la chasteté — et des haines féroces qui la réduisent plusieurs fois à l'abandon en terre étrangère ou la portent presque au pied du bûcher.

Elle se place dans la lignée de ces femmes visionnaires, chargées de missions prophétiques, que la fin du Moyen Âge a vu fleurir, après Catherine de Sienne, Jeanne d'Arc et Brigitte de Suède qui est son modèle avoué (ch. 39).

Le Livre s'offre à de multiples lectures, dans l'ordre de la mystique et de la vie religieuse, ou des perceptions visuelles et temporelles, ou des usages quotidiens de la vie en Angleterre et ailleurs au XVe siècle."

 

"Odile Redon"

 

(1) Une première traduction en 1987 par Daniel Vidal aux éditions Jérôme Millon, sous le titre : Une mystique anglaise au temps de l'hérésie lollarde. 1436, précédé de « Margery Kempe ou la dévoration du temps » par Daniel Vidal.

 

(2) Dieu a empêché la réussite de sa brasserie puis de son moulin (livre 2).

 

 

parousie.over-blog.fr-Le-livre-de-Margery-Kempe--Une-aventu.jpg

 

 

"Redécouvert en 1934 ; jouissant en Angleterre depuis trente ans d'un intérêt accru, le « livre » se situe, comme le souligne A. Vauchez, « entre la vie de saint médiévale et l'autobiographie moderne » (p. vin). Singulière destinée que celle de cette aventurière de la foi ; née en 1373 dans l’East Anglia, qui consacrera au Christ un amour exclusif qui la pousse en 1413, à l'âge de quarante ans, à faire voeu de chasteté après avoir eu quatorze enfants. Le devoir conjugal lui était devenu « si abominable qu’elle aurait (...) préféré boire ou manger la vase et la fange du ruisseau plutôt que de consentir, sauf par obéissance, à quelque rapport sexuel » (p. 23). Le lecteur actuel découvrira ici le document brut d’une piété féminine exacerbée qui pousse parfois jusqu'à l’insoutenable la volonté mimétique de s’incorporer les mérites du Christ par le biais de l’imitatio. C'est dire tout l'intérêt que l'on prendra à suivre dans le détail le récit de vie d'une contemporaine de Jeanne d'Arc qui reçoit de son Seigneur l'assurance du salut : « Ma fille, tu auras avec Moi, grande récompense au paradis, pour tes loyaux services et les bonnes actions que tu as faites intentionnellement dans tes méditations... » (p. 292)."

 

"Bernard Cottret"

 

 

"Margery Kempe: A Case Study"

 

 

 

Margery-Kempe-and-her-world-Anthony-Goodman-parousie.over-b.jpg 

 

 

The Book of Margery Kempe

Excerpt

 

"1. Here begynnyth a schort tretys and a comfortabyl for synful wrecchys, wherin thei

2. may have gret solas and comfort to hem and undyrstondyn the hy and unspecabyl

3. mercy of ower sovereyn Savyowr Cryst Jhesu, whos name be worschepd and magnyfyed

4. wythowten ende, that now in ower days to us unworthy deyneth to exercysen hys nobeley

5. and hys goodnesse. Alle the werkys of ower Saviowr ben for ower exampyl and

6. instruccyon, and what grace that he werkyth in any creatur is ower profyth yf lak of

7. charyté be not ower hynderawnce. And therfor, be the leve of ower mercyful Lord

8. Cryst Jhesu, to the magnyfying of hys holy name, Jhesu, this lytyl tretys schal tretyn

9. sumdeel in parcel of hys wonderful werkys, how mercyfully, how benyngly, and how

10. charytefully he meved and stered a synful caytyf unto hys love, whech synful caytyf

11. many yerys was in wyl and in purpose thorw steryng of the Holy Gost to folwyn oure

12. Savyour, makyng gret behestys of fastyngys wyth many other dedys of penawns. And

13. evyr sche was turned agen abak in tym of temptacyon, lech unto the reedspyr whech

14. boweth wyth every wynd and nevyr is stable les than no wynd bloweth, unto the tyme

15. that ower mercyfulle Lord Cryst Jhesu havyng pety and compassyon of hys handwerke

16. and hys creatur turnyd helth into sekenesse, prosperyté into adversyté, worshep into

17. repref, and love into hatered. Thus alle this thyngys turnyng up so down, this creatur

18. whych many yerys had gon wyl and evyr ben unstable was parfythly drawen and steryd

19. to entren the wey of hy perfeccyon, whech parfyth wey Cryst ower Savyowr in hys

20. propyr persoone examplyd. Sadly he trad it and dewly he went it beforn. Than this..."

 

2 unspecabyl, unspeakable.

4 deyneth, deigns; nobeley, nobleness.

7 hynderawnce, hinderance; be, by.

9 sumdeel, somewhat.

10 charytefully, charitably; whech, which.

12 penawns, penance.

13 lech, like; reedspyr, reed stalk.

16 worshep, honor.

17 repref, reproof; this creatur, i.e., Margery.

18 gon wyl, become wayward; parfythly, perfectly; steryd, stirred.

20 trad, trod.

 

Source: "THE BOOK OF MARGERY KEMPE", Book I, Part I (1-20), edited by Lynn Staley, originally Published in The Book of Margery Kempe, Kalamazoo, Michigan: Medieval Institute Publications, 1996.

 


MARGERY AND JULIAN


 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Anglo-Saxons
commenter cet article
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 08:18

2-anges-et-Jesus-Ressuscite--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

Visite virtuelle de la plus grande Église Catholique

des États-Unis et d'Amérique du nord

 

Sanctuaire National de l'Immaculée Conception

 

Washington, D.C.

 

National Shrine of the Immaculate Conception

 

Virtual Tour of the largest Roman Catholic Church

in the United States and North America

 

 

 

 

Pour le plein écran (Fullscreen below),

descendez et cliquez sur l'icône de droite

 

 

 

"The Basilica of the National Shrine of the Immaculate Conception is the largest Roman Catholic church in the United States and North America and is one of the ten largest churches in the world. Designated by the United States Conference of Catholic Bishops as a National Sanctuary of Prayer and Pilgrimage, the Basilica is the nation's preeminent Marian shrine, dedicated to the patroness of the United States—the Blessed Virgin Mary under her title of the Immaculate Conception. It is oftentimes affectionately referred to as America's Catholic Church. For more information on selected features, please click on the animated hotspots."

 

"Ya que la Basílica es la Iglesia Católica más grande de los Estados Unidos y de América del Norte, y también es una de las diez iglesias más grandes del mundo, esta iglesia le da la bienvenida a miles de peregrinos y turistas de todas partes de nuestra nación y del mundo."

 

© 2011 Basilica of the National Shrine of the Immaculate Conception

 

Official website: nationalshrine.com


 

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Anglo-Saxons
commenter cet article
22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 16:08

Eliza-Vaughan--parousie.over-blog.fr.jpg

Eliza Vaughan

Vaughn en A.P.I. : [voːn]

morte en 1853

 

 

 

Exposition-Eucharistique--Eucharist-Monstrance--parousie.ov.jpg

 

 

 

Le Maître de la Moisson


« 37 Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers.

 

38 Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson. »

 

(Matthieu 9 : 37-38, Louis Segond).

 

 

“37Then said He unto His disciples, "The harvest truly is plenteous, but the laborers are few.

 

38Pray ye therefore the Lord of the harvest, that He will send forth laborers into His harvest.”

 

(Matthew 9:37-38, 21st Century King James Version).

 

 

Royal-Badge-of-Wales--parousie.over-blog.fr.png

 

 

Eliza Vaughan

 

Eliza Vaughan, mère de famille galloise et protestante, convertie au catholicisme, est morte en 1853. Dans un élan surnaturel, elle a appelé toute sa vie durant, par ses prières ferventes et ses sacrifices, de nombreuses vocations sacerdotales, en particulier pour ses propres enfants. En effet, sur 13 enfants, 6 fils deviendront prêtres et 4 filles religieuses.

C’est une vérité évangélique que les vocations sacerdotales doivent être demandées dans la prière. Jésus le souligne dans l’évangile :

« La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. » (Mt 9, 37-38).

Eliza Vaughan, une mère de famille anglaise, est un exemple très probant d’une femme, qui remplie d’un esprit sacerdotal, priait beaucoup pour les vocations.

Eliza vient d’une famille protestante, la famille Rolls, qui par la suite fonda l’industrie automobile réputée Rolls-Royce. Jeune fille, alors qu’elle vivait et étudiait en France, elle fut très impressionnée par le soutien exemplaire que l’Eglise Catholique apportait aux pauvres.

Pendant l’été 1830, après son mariage avec le colonel John Francis Vaughan, Eliza, malgré la forte résistance de ses parents, se convertit au catholicisme. Elle n’avait pas pris cette décision parce qu’elle appartenait désormais à une famille anglaise connue, de tradition catholique, mais bien motivée par une ferme conviction personnelle. La famille Vaughan, lors de la persécution des catholiques anglais sous le règne d’Elisabeth I (1558-1603), avait accepté l’expropriation de tous ses biens et l’emprisonnement plutôt que de renier sa foi. Courtfield, la résidence familiale de son mari, était devenue pendant les décennies de la terreur, un centre de refuge pour les prêtres persécutés, un lieu où la Sainte Messe était célébrée en secret. Trois siècles s’étaient écoulés dès lors, mais rien n’avait changé dans l’esprit catholique de la famille.

Convaincue de la puissance d’une fidèle prière silencieuse, Eliza Vaughan consacrait chaque jour une heure à l’adoration dans la chapelle de la maison. Elle priait Dieu de lui accorder des vocations dans sa famille. Devenue mère de six prêtres et quatre religieuses, elle fut largement exaucée. Morte en 1853, Maman Vaughan fut enterrée à Courtfield, dans la propriété familiale qu’elle aimant tant.

Aujourd’hui Courtfield est un centre d’exercices spirituels dans le diocèse anglais de Cardiff. En prenant considération de la sainte vie d’Eliza, l’évêque du lieu consacra en 1954 la chapelle de la maison comme “Sanctuaire de Notre Dame des Vocations”, titre qui fut confirmé en l’an 2000.

 

DONNONS NOS ENFANTS À DIEU

 

Convertie du plus profond de son cœur et remplie de zèle, Eliza proposa à son mari de donner leurs enfants à Dieu. Cette femme de grande vertu priait chaque jour une heure devant le Saint Sacrement dans la chapelle de la résidence de Courtfield. Elle demandait à Dieu une famille nombreuse et beaucoup de vocations religieuses parmi ses enfants. Elle fut exaucée ! Elle eut 14 enfants et mourut peu après la naissance du dernier en 1853. Des 13 enfants (un mourut en bas âge), dont 8 garçons, 6 devinrent prêtres : 2 religieux, un prêtre diocésain, un évêque, un archevêque et un cardinal. Des 5 filles, quatre entrèrent dans la vie religieuse. Quelle bénédiction pour la famille et quels effets pour toute l’Angleterre !

Tous les enfants de la famille Vaughan eurent une enfance heureuse. En effet, pour leur éducation, cette sainte mère sut unir de façon naturelle, la vie spirituelle et les obligations religieuses avec les divertissements et la gaieté. Selon les désirs maternels, la prière et la Sainte Messe dans la chapelle de la maison faisaient partie de la vie quotidienne, tout comme la musique, le sport, le théâtre, l’équitation et les jeux. Les enfants ne s’ennuyaient pas lorsque leur mère leur racontait la vie des saints qui devinrent au contraire peu à peu leurs amis intimes. Eliza se faisait aussi accompagner de ses enfants pour les visites et les soins aux malades et aux personnes souffrantes du voisinage. C’était pour eux l’occasion d’apprendre à être généreux, à faire des sacrifices et à donner aux pauvres leurs économies ou leurs jouets.

Elle mourut peu après la naissance du quatorzième enfant, John. Deux mois après sa mort, le colonel Vaughan, convaincu que son épouse avait été un don de la providence, écrivait dans une lettre : « Aujourd’hui, pendant l’adoration, je remerciais le Seigneur d’avoir pu Lui redonner mon épouse bien aimée. Je Le remerciais de tout mon cœur de m’avoir donné Eliza comme modèle et guide ; je suis encore uni à elle par un lien spirituel indestructible. Quelle merveilleuse consolation et quelle grâce ne me donne-t-elle pas ! Je la vois encore, comme je l’ai toujours vue devant le Saint Sacrement avec cette pure et humaine gentillesse qui illuminait son visage pendant la prière. »

 

OUVRIERS DANS LA VIGNE DU SEIGNEUR

 

Les nombreuses vocations dans le mariage Vaughan sont vraiment un héritage rare dans l’histoire de la Grande Bretagne et une bénédiction qui venait surtout de leur mère Eliza.

Quand Herbert, le fils aîné, à 16 ans, annonça à ses parents vouloir devenir prêtre, les réactions furent contrastées. Sa mère, qui avait beaucoup prié pour cela, sourit et dit : « Mon fils, je le savais depuis bien longtemps. » Son père eut besoin d’un peu plus de temps. Il avait fondé de grandes espérances sur son fils aîné, l’héritier de la maison, et avait pensé pour lui à une brillante carrière militaire. Comment pouvait-il imaginer qu’Herbert, un jour, deviendrait l’archevêque de Westminster, fondateur des Missionnaires de Millhill et plus tard Cardinal ? Il se laissa convaincre et écrivit à un ami : « Si Dieu veut Herbert pour Lui, Il peut avoir aussi tous les autres. » Reginald se maria, et après lui Francis Baynham, celui qui héritera plus tard de la propriété familiale. Dieu appela encore neuf autres enfants des Vaughan. Roger, le deuxième, devint prieur bénédictin et plus tard, l’archevêque bien aimé de Sydney (Australie), où il fit construire la cathédrale. Kenelm après un passage chez les cisterciens devint prêtre diocésain. Joseph, le quatrième fils des Vaughan, fut lui bénédictin comme son frère Roger et fonda une nouvelle abbaye.

Bernard, sans doute le plus vif de tous, aimait beaucoup la danse et le sport ; il prenait part à tous les divertissements. Il devint néanmoins jésuite. On raconte que la veille d’entrer dans l’ordre, il participa à un bal et dit à sa partenaire : « Cette danse est la dernière, parce que je vais entrer chez les jésuites. » Surprise, la jeune fille rétorqua : « Mais je vous en prie, vous qui aimez tant le monde et qui dansez merveilleusement, voulez-vous devenir jésuite ? » La réponse, même si elle peut être interprétée de différentes manières, est très belle : « Justement, c’est bien pour cela que je me donne à Dieu ! »

John, le plus jeune, fut ordonné prêtre par son frère Herbert et devint par la suite évêque de Salford en Angleterre.

Des cinq filles de la famille, quatre entrèrent au couvent : Gladis, dans l’ordre de la Visitation ; Teresa fut sœur de la Miséricorde ; Claire, sœur clarisse et Mary, prieure chez les augustiniennes. Marguerite, la dernière fille, aurait bien voulu aussi se consacrer à Dieu, mais, à cause d’une santé fragile, la porte du couvent lui resta fermée. Elle vécut néanmoins à la maison comme une personne consacrée et passa ses dernières années dans un monastère.

Herbert Vaughan avait seize ans lorsqu’il se décida, pendant une retraite spirituelle d’été, à devenir prêtre. Il fut ordonné à Rome à l’âge de 22 ans et devint plus tard évêque de Salford (Angleterre) et fondateur des Missionnaires de Millhill ; ceux-ci œuvrent aujourd’hui encore dans le monde entier. Pour finir il devint Cardinal et troisième évêque de Westminster. Dans ses armoiries il fit écrire : « Aimer et servir ! » Le Cardinal Vaughan expliqua : « Ces deux mots expriment mon programme de vie : l’amour doit être la racine de laquelle prend vie tout mon service. »

 

 

Flag-of-Wales--parousie.over-blog.fr.png

 

 

Wales-Cymru--parousie.over-blog.fr.gif

 

Eliza Vaughan

 

It is a fact that vocations to the priesthood must be prayed for; Jesus speaks about it himself in the Gospel:

“The harvest is abundant, but the labourers are few; so ask the master of the harvest to send out labourers for his harvest” (Mt. 9:37-38).

Eliza Vaughan, an English family mother, is a particularly encouraging example of a woman with a priestly spirit who prayed very much for vocations.

The mother of six priests and four religious sisters, her prayer was bountifully heard. Mother Vaughan died in 1853 and was buried in the grounds of her beloved family property, Courtfield.

Today, Courtfield is a retreat center for different groups in the Welsh diocese of Cardiff. In consideration of Eliza’s holy life, the family chapel was consecrated as the shrine of “Our Lady of Vocations” by the bishop in 1954 and confirmed as such in the year 2000.


Let us give our children to God

 

Eliza came from a strong Protestant family, that of Rolls-Royce. Yet even during her childhood education in France, she was deeply impressed by the exemplary efforts the Catholic Church made for the poor. After she married Colonel John Francis Vaughan in the summer of 1830, Eliza converted to the Catholic Faith, despite the objection of her relatives. During the time of the Catholic persecution in England under Queen Elisabeth I (1558-1603), the Vaughan’s ancestors preferred imprisonment and expropriation to being unfaithful to their beliefs.

Courtfield, the ancestral family home, became a place of refuge for priests during the decades of terror in England, a place where the Holy Mass was often celebrated secretly. Nearly three centuries had now passed, but the Catholic beliefs of the family had not changed. Eliza was someone who converted with all her heart, so much so, that in her religious enthusiasm, she even proposed to her husband that they offer all their children back to God.

This remarkable woman made a habit of praying for an hour each day before the Blessed Sacrament in the house chapel at Courtfield. She prayed to God for a large family and for many religious vocations among her children. And her prayers were heard! She gave life to 14 children and died shortly after the birth of the last child, John, in 1853.

Of the 13 children that lived, six of her eight boys became priests: two priests in religious orders, one diocesan priest, a bishop, an archbishop and a cardinal. From the five daughters, four became nuns in religious orders.

What a blessing for the family and what an impact on all of England! The Vaughan children enjoyed a pleasant childhood because their virtuous mother knew how to educate them in a very natural way by uniting spiritual and religious obligationds with amusement and cheerfulness.

Thanks to their mother, prayer and daily Mass in the house chapel were just as much a part of everyday life as music, athletics, amateur theatre, horse riding and playing.

It was never boring for the children when their mother told them stories from the lives of the saints, who little by little became their dearest friends. Mother Vaughan happily let her children accompany her on visits to the sick and needy of the area.

On such occasions, they learned how to be generous, to make sacrifices and to give away their savings or their toys. Shortly after the birth of her 14th child, Eliza died.

Two months after her death, Colonel Vaughan wrote in a letter that he was convinced divine providence brought Eliza to him.

“I thanked the Lord in adoration today that I could give back to him my dearly beloved wife. I poured out my heart to him, full of thankfulness that, as an example and a guide, he gave me Eliza with whom I am still now bound by an inseparable, spiritual bond. What wonderful consolation and grace she brought me! I still see her as I always saw her before the Blessed Sacrament: her inner purity and extraordinary human kindness which her beautiful face reflected during prayer.”

 

Soeur-orthodoxe--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

portugal.gif

 

Eliza Vaughan

 

É uma verdade evangélica que as vocações sacerdotais devem ser pedidas com a oração. Evidencia-o Jesus no evangelho quando diz: “A messe é grande, mas os trabalhadores são poucos. Peçam, pois, ao Senhor da messe que envie trabalhadores para a sua messe!” (Mt 9,37-38).

Oferece-nos um exemplo muito significativo a inglesa Eliza Vaughan, mãe de família e mulher dotada de espírito sacerdotal, que rezou muito para as vocações.

Eliza provinha de uma família protestante, a dos Rolls, que sucessivamente fundou a indústria automobilística Rolls-Royce, mas quando jovem, durante sua permanência e educação na França, havia ficado muito impressionada pelo exemplar empenho da Igreja católica para com os pobres.

No verão de 1830, após o casamento com o coronel John Francis Vaughan, Eliza, apesar da forte resistência de seus parentes, converteu-se ao catolicismo. Havia tomado essa decisão com convicção e não somente por ter entrado a ser parte de uma famosa família inglesa de tradição católica. Os antepassados Vaughan, durante a perseguição dos católicos ingleses sob o reinado de Elisabeth I (1558-1603), preferiram sofrer a expropriação dos bens e a prisão antes que renunciar à própria fé.

Courtfield, a residência originária da família de seu marido, tornara-se, durante as décadas de terror, um abrigo para os sacerdotes perseguidos, um lugar onde celebrava-se a S. Missa. Desde então haviam passado três séculos, mas nada mudara no espírito católico da família.

Certa do poder da oração silenciosa e fiel, Eliza Vaughan reservava cada dia uma hora de adoração na capela da casa, rezando pelas vocações na sua família. Tornando-se mãe de seis sacerdotes foi grandemente atendida. Falecida em 1853, Mamãe Vaughan foi enterrada em Courtfield, na propriedade da família que ela tanto amara. Hoje Courtfield é um centro de exercícios espirituais da diocese de Cardiff.

Com o exemplo da santa vida de Eliza, em 1954 a Capela da Casa foi consagrada pelo bispo como “Santuário de Nossa Senhora das Vocações”, título que foi confirmado no ano 2000.


Doemos os nossos filhos a Deus

 

Convertida no fundo do coração, cheia de zelo, Eliza propôs ao marido de doar os filhos a Deus. Essa mulher de elevadas virtudes rezava cada dia durante uma hora frente ao Santíssimo Sacramento na Capela da residência de Courtfield, pedindo a Deus uma família numerosa e muitas vocações religiosas entre seus filhos. Foi atendida! Teve 14 filhos e morreu pouco depois do nascimento do último filho em 1853. Dos 13 filhos vivos, entre os quais 8 homens, seis se tornaram sacerdotes: dois em ordens religiosas, um sacerdote diocesano, um bispo, um arcebispo e um cardeal. Das cinco filhas, quatro se tornaram religiosas. Que benção para a família e quais efeitos para toda a Inglaterra! Todos os filhos da família Vaughan tiveram uma infância feliz, porque na educação sua santa mãe possuía a capacidade de associar de modo natural a vida espiritual e as obrigações religiosas com as diversões e a alegria. Por vontade da mãe faziam parte da vida quotidiana as orações e a S. Missa na capela da casa, bem como a música, o esporte, o teatro amador, a equitação e as brincadeiras. Os filhos não se entediavam quando a mãe lhes contava as vidas dos santos, que aos poucos se tornaram para eles amigos íntimos. Eliza levava consigo os filhos também nas visitas e nos cuidados aos doentes e aos sofredores das vizinhanças, para que pudessem nestas ocasiões aprender a serem generosos, a fazer sacrifícios, a doar aos pobres suas poupanças e seus brinquedos.

Ela faleceu pouco depois do nascimento do décimo quarto filho, John. Dois meses após a sua morte, o coronel Vaughan, convencido que ela havia sido um dom da Providência, escreveu numa carta: “Hoje, durante a adoração, agradeci o Senhor, por ter podido devolver a Ele minha amada esposa. Abri a Ele o meu coração cheio de gratidão por ter-me doado Eliza como modelo e guia, a ela ainda

me liga um vínculo espiritual inseparável.

Que maravilhosa consolação e que graça me transmite! Ainda a vejo como sempre a vi frente ao Santíssimo com aquela sua pura e humana gentileza que lhe iluminava o rosto durante a oração”.


Trabalhai nas vinhas do Senhor

 

As numerosas vocações entre os filhos do casal Vaughan são realmente uma extraordinária herança na história do Reino Unido e uma benção que provinha principalmente da mãe Eliza. Quando Herbert, o filho mais velho, aos dezesseis anos anunciou aos pais que queria se tornar sacerdote, as reações foram diferentes. A mãe, que havia rezado muito para que isso acontecesse, sorriu e disse: “Meu filho, eu já sabia há muito tempo”. O pai porém precisou de um pouco de tempo para aceitar o anúncio, pois sobre o filho mais velho, herdeiro da casa, havia colocado muitas esperanças e havia pensado para ele uma brilhante carreira militar. Como teria podido imaginar que Herbert iria se tornar arcebispo de Westminster, fundador de Millhill e sucessivamente cardeal?

Mas o pai também logo persuadiu-se e escreveu para um amigo: “Se Deus quer Herbert para si, pode ter também todos os outros”.

Reginaldo porém casou-se, como Francis Baynham, que herdou a propriedade da família.

Deus chamou ainda outros nove filhos dos Vaughan. Roger, o segundo, tornou-se prior dos beneditinos e mais tarde amado arcebispo de Sydney, na Austrália, onde mandou construir a catedral. Kenelm tornou-se cisterciense e mais tarde sacerdote diocesano.

José, o quarto filho dos Vaughan, foi beneditino como o irmão Roger e fundador de uma nova abadia. Bernardo, talvez o mais animado de todos, que amava muito a dança e o esporte, que não perdia uma diversão, tornou-se jesuíta.

Conta-se que no dia anterior ao seu ingresso na ordem, tenha tomado parte de um baile e tenha dito a sua parceira: “Este que estou fazendo com a senhora é meu último baile porque serei jesuíta!”. Surpresa, a jovem teria exclamado: “Mas por favor! Logo o senhor, que tanto ama o mundo e dança maravilhosamente bem, quer ser jesuíta?”. A resposta, mesmo se pode ser interpretada de várias maneiras, é muito bonita: “Exatamente por isso me entrego a Deus!”.

John, o mais novo, foi ordenado sacerdote pelo irmão Herbert e sucessivamente tornouse bispo de Salford na Inglaterra. Das cinco filhas da família, quatro se tornaram religiosas.

Gladis entrou na ordem da visitação, Teresa foi irmã da misericórdia, Claire irmã clarissa e Mary priora junto às agostinianas. Margareta também, a quinta filha dos Vaughan, queria ser freira, mas não pôde por causa de sua saúde fraca. Viveu, porém, em casa como consagrada e passou os últimos anos de sua vida num mosteiro.

Herbert Vaughan tinha dezesseis anos quando no verão, durante um retiro espiritual, resolveu ser sacerdote. Foi ordenado em Roma aos 22 anos de idade e mais tarde tornou-se bispo de Salford na Inglaterra e fundador dos Missionários de Millhill, que hoje atuam no mundo inteiro. Finalmente tornou-se Cardeal e terceiro arcebispo de Westminster.

No seu brasão está escrito: “Amare et Servire!”. O seu programa estava enunciado na frase “O amor deve ser a raiz da qual brota todo o meu serviço”.


Calvary-Mary-statue--station-13---cc---sailorwinds--parousi.jpg

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES - dans Anglo-Saxons
commenter cet article
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 09:29

Father-Solanus-at-the-monastery-on-Oct.-23--1956--parousie-jpg

Bernard Francis Casey

né le 25 novembre 1870 à

Oak Grove - Pierce County - (Wisconsin, USA)

mort le 31 juillet 1957 à Détroit, Michigan (USA)

 

 

 

Wisconsin--parousie.over-blog.fr.gif

 

 

 

Prière pour la béatification du Vénérable

Père Solanus Casey

 

  Ô mon Dieu, je Vous adore et me remets entre Vos mains

afin d'être la personne que Vous désirez que je sois,

et que j'accomplisse Votre Volonté aujourd'hui.

Je Vous remercie des dons que Vous avez donnés au Père Solanus.

Si cela est Votre Volonté, veuillez nous bénir avec la béatification du

Vénérable Solanus pour que nous puissions imiter

et transmettre son amour aux pauvres

et ceux qui souffrent dans notre monde.

Comme il a accepté avec joie Vos Plans Divins,

je Vous demande, selon Votre bonne Volonté,

d'entendre ma prière pour . . . (votre intention)

  par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

« Que Dieu soit béni dans tous Ses desseins. »

 

Imprimatur : Adam Cardinal Maida, Archevêque de Détroit,

le 31 mars 2007 © F.S.G. 3/07.

 

 

Note : Hormis la Bienheureuse Amérindienne Kateri Tekakwitha, le Frère Solanus Casey est le premier américain, né aux États-Unis, à avoir été déclaré Vénérable par l'Église Catholique (en 1995, par le Pape Jean Paul II).

 

 

Venerable Father Solanus Casey

 

 

Fr-Solanus-Casey.jpg

 

Prière pour obtenir la glorification du

Vénérable Solanus Casey

 

Je Vous adore mon Dieu et je me donne entièrement à Vous. Faites que j'accomplisse Votre Volonté pour Votre plus grande Gloire. Merci mon Dieu, d'avoir comblé Votre Serviteur, le Vénérable Solanus Casey, de tant de mérites. Daignez le glorifier sur la terre et, qu'à son exemple, des apôtres surgissent pour continuer son oeuvre de dévouement et d'amour auprès des plus pauvres, des délaissés et des miséreux de ce monde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Imprimatur : John Cardinal, Archevêque de Détroit, le 27 août 1979.

 

Father-Solanus-Casey.gif

 

 

usa.gif

 

Prayer for the Beatification of

Venerable Solanus Casey

 

O God, I adore You. I give myself to You.

May I be the person You want me to be,

and may Your Will be done in my life today.

I thank You for the gifts You gave to Father Solanus.

If it is Your Will, bless us with the beatification of

Venerable Solanus so that others may imitate

and carry on his love for all the poor and suffering of our world.

As he joyfully accepted Your Divine Plans,

I ask You, according to Your Will,

to hear my prayer for . . . (your intention)

through Jesus Christ our Lord. Amen.

“Blessed be God in all His designs.”

 

Imprimatur: Adam Cardinal Maida, Archbishop of Detroit

March 31, 2007 © F.S.G. 3/07.

 

Venerable-Pere-Solanus-Casey--photo-de-famille-en-1892--.jpg

Photo de famille en 1892, Solanus Casey à 22 ans

(3ème en haut à gauche), la plus ancienne de lui

The earliest known photo of the Venerable

Father Solanus Casey is this 1892 family photo

(the third from the left in the top row)

 

Venerable-Pere-Solanus-Casey-a-22-ans--photo-de-famille.jpg

 

 

 

Repost 0
Published by Patrick ROBLES - dans Anglo-Saxons
commenter cet article
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 20:39

Saint-Kevin.jpg

Saint Cóemgen

(Irlandais moderne : Caoimhghin)

Kevin of Glendalough

(Irlandais : Gleann Dá Loch, Comté de Wicklow)

498 - 3 juin 618

 


Wicklow Crest   


Prière à Saint-Kevin


Tu as eu le privilège de vivre à l'Ère des Saints, Ô Père Kevin ; baptisé par un Saint, enseigné par un autre et enterré par un troisième.

Prie Dieu pour qu'Il suscite des saints afin de nous aider, nous soutenir et nous guider sur le chemin du salut.


Tropaire de Saint-Kevin, ton 8, composé par Isaac Lambertson, traduit de l'anglais.

   

Icone-de-Saint-Kevin--small.jpg


 Hymne à Saint-Kevin


Avec des hymnes de louange, nous bénissons tous le noble Kevin qui, par son amour de Dieu, répand la Grâce divine dans les cœurs de ceux qui l’honorent, car il demeure désormais avec les Saints et les Anges dans le Ciel, où il se tient devant le Trône du Très-Haut, priant sans cesse pour nous tous.


Tropaire, ton 4, composé par Isaac Lambertson, traduit de l’anglais.


Gif-Kevin-of-Glendalough.gif

 

 

Irlande.gif

 

 

 

 

uk.gif 


  

Saints-of-Britain-and-Ireland.jpg

 

Prayer to St. Kevin

 

Saint Kevin, We celebrate your saintly and holy life.

Help us to grow in our awareness of God’s gifts to us.

You lived a life filled with a wonderful reverence

and awe of the beauties of nature.

You held in high esteem the value of life in all forms.

Create in us an appreciation for the presence of God

in all creation.

We ask this in the name of Jesus,

our Lord and Saviour.

Amen.

 

Saint-Kevin-2.jpg

 


Month of June

 

THE 3RD DAY

 

 

Commemoration of Our Venerable Father Kevin,

Abbot of Glendalough,

Wonder-worker of All Ireland

Composed by Reader Isaac Lambertson

 


At Vespers


At Lord, I have cried, these stichera, in Tone VI: Spec. Mel.: On the third day


Noble of spirit was the God-bearing Kevin, the namesake of nobility; wherefore, full of love for God and neighbour, he withdrew into the wilderness, where in solitude he prayed earnestly on behalf of the sinful world.

Wondrous was the devotion of the venerable one for the sheep of the flock entrusted to his charge; wherefore, he traversed sea and land to obtain God's blessing upon them, bringing back with him the grace-filled relics of the saints.

The years of man's life are threescore and ten, or mayhap fourscore if he be in strength, but any more is toil and travail; yet our Savior granted sixscore years unto His favored one, wherein to exalt His holy name.


Glory: Idiomelon, in Tone II


Like as the two lakes of Glendalough water their vale, so was the glorious Kevin nourished with the twin springs of Orthodox doctrine and ascetic endeavor. Wherefore, all who honor him become like trees planted by the streams of the grace which dwelt in him, so that, nurtured thereby, their leaf doth not fall, and they prosper exceedingly in the Spirit, bringing forth in due season the goodly fruits of virtue and devotion.


Now & ever: Theotokion, or this stavrotheotokion, in the same tone: Spec. Mel.: When from the Tree


When thou didst behold hanging upon the Tree, the most ripe Cluster, Whom thou didst produce in thy womb without cultivation, O pure one, lamenting, thou didst exclaim and cry out: 'O my Child, let fall a drop of sweetness, whereby all the drunkenness of the passions may be banished! O Benefactor, be Thou entreated in Thy loving-kindness for the sake of me who gave Thee birth!'


Aposticha stichera from the Octoechos; and, Glory: Idiomelon, in Tone IV


Come, all ye who love the saints of God, and with the Christians of Ireland let us offer praise to the venerable Kevin, the precious receptacle of grace divine, the chosen instrument of the Lord's economy; for, as a sign of his favour with the Most High, creation made obeisance before him and willingly served him. Wherefore, let us lift up our voices in thanksgiving unto Christ, Who hath given us so great a mediator before His throne, who ever offereth entreaty to Him on behalf of our souls.


Now & ever: Theotokion, or this stavrotheotokion, in the same tone: Spec. Mel.: Called from on high


'Do not lament Me, O Mother, beholding, hanging upon the Tree, thy Son and God Who suspended the earth unsupported upon the waters and fashioned all creation; for I shall arise and be glorified, and shall crush the realms of hades with strength; I shall destroy its power and deliver those in bondage from its evil activity, for I am compassionate; and I shall bring them to My Father, in that I love mankind'.


Troparion, in Tone IV


With hymns of praise let us all bless the noble Kevin, who by his godly love poureth divine grace into the hearts of those who honor him; for he dwelleth now with the saints and angels in heaven, where he standeth before the throne of the Most High, praying unceasingly for us all.


Lit de Saint-KevinSt. Kevin's Bed

 


At Matins


At God is the Lord, the troparion of the saint, twice; Glory, Now & ever: Theotokion, or stavrotheotokion.

Canon of the saint, with 4 troparia, the acrostic whereof is Highly praised is the noble-born Kevin, in Tone II

 

Ode I


Irmos: Of old, Thou didst part the waters of the Red Sea with the staff of the law-giver, O Christ, saving the chosen people dryshod, who sang a hymn of triumph to Thy victorious right hand.

Help me to escape my sins, O Christ, parting the waters of mine iniquities, that, saved, I may sing a fitting hymn of victory to the venerable Kevin, who triumphed gloriously over all the passions.

In spiritual songs let us praise the noble-born Kevin, the fountain of God's mercies and compassions, who poureth forth in abundance the bright waters of divine grace for the New Israel.

Glory and honor let us render unto Kevin of great renown, who, though a scion of royal stock, betook himself to dwell alone in the wilderness, and became like a tree planted by streams of waters.


Theotokion: How can any man magnify thee worthily, O Virgin Theotokos? How can we praise thee as is meet? For thou dost rescue us by the grace of God which overfloweth from thee as thou standest at His right hand.


Ode III


Irmos: The desert, the barren Church of the nations, blossomed like a lily at Thine advent, O Lord; and therein hath my heart been established.

Let us honor the holy Cronan, who immersed the infant Kevin in the sacred waters of the font of enlightenment, establishing his heart in the Lord.

Ye pious and holy monastics, be glad in the Lord, for like a lily did the venerable Kevin blossom in your midst, wherein his heart was established.

Preferring to meditate in the law of the Lord day and night, the wondrous Kevin withdrew to the barren wilderness, far from the tumults of life.


Theotokion: Reigning on high, O Mistress of all, thou dost blossom like a lily in the heavenly abodes, and standest as Queen at the right hand of thine almighty Son.


Sessional hymn, in Tone : Spec. Mel.: O Thou Who wast lifted up


Great was the devotion of the venerable Kevin to his Master, for, though of noble birth and lineage, he forsook the world and all its delights, and fled into the wilderness, in solitude seeking to hear the still, small voice of Him Who in His loving-kindness ever forgiveth our iniquities.


Glory, Now & ever: Theotokion


I, the lowly one, have fled to thy divine refuge after God, and, falling down, I pray: Have mercy, O all-pure one, for my sins have passed over my head. O Mistress, I fear torments and tremble. Make supplication to thy Son, O pure one, that He deliver me therefrom.


Stavrotheotokion


She who in latter times gave birth in the flesh to Thee Who wast begotten of the unoriginate Father, O Christ, seeing Thee hanging upon the Cross cried out: 'Woe is me, O Jesus most beloved! How is it that Thou Who art glorified as God by the angels art now of Thine own will crucified by iniquitous men? O my long-suffering Son, I hymn Thee!'


Ode IV


Irmos: Purified by the fire of a mystical vision, the prophet praiseth the restoration of mortal men; and, filled with the inspiration of the Spirit, he lifteth up his voice to reveal the incarnation of the ineffable Word, Who hath broken the dominion of the mighty.

Angelic guidance and mystic vision led thee up into the solitary Vale of Glendalough, O wondrous Kevin, where, clad in skins and partaking only of nettles and sorrel, thou didst receive the inspiration of the Spirit, which filled thee with the sweet psalmody of nature.

In autumn and winter the plants whereon thou didst subsist remained green for thy use, O glorious one, ineffably maintained fresh for thy use by the incarnate Word; and betimes thou didst hear the branches and leaves of the trees sing sweet hymns of praise unto Him, their Creator.

Sleeping nightly by the waterside, and making thy bed upon stones, thou didst strive to purify thyself of the passions in the fiery crucible of ascetic feats, O Kevin; wherefore, to provide ease and consolation for thy soul, the Most High let fall heavenly music upon thine ear.


Theotokion: Even the most eloquent of orators findeth his art inadequate for the praise of Mary, the all-immaculate Maiden, Bride of God, as is meet.. How then can our feeble efforts produce hymnody fit for her praise? Yet spurn not our meagre offerings, O Lady, and accept them.


Ode V


Irmos: Dispelling the gloom of dark ignorance, O Christ God Who art life and light, illumine our thoughts, our spiritual senses, with the never-waning light of Thine understanding.

Dima the drover discovered thee abiding in a gloomy cave, seeking Christ, the true Light of knowledge and understanding, O Kevin; and he besought thee to leave thy fastness.

In Disert-Coemgen didst thou make thy dwelling, O venerable one, and didst attract a company of disciples, whose minds and spiritual senses thou didst illumine with spiritual light.

Salmon did an otter bring every day to thy habitation, O saint, feeding thee and thy disciples by God's will, like as the ravens fed Elijah with meat and bread by the Brook of Cherith.


Theotokion: Thy glory surpasseth that of even the most exalted created beings, O all-holy Lady; for, alone among God's creatures, thou gavest birth unto Him Who is our Life and never-waning Light.


Ode VI


Irmos: The great abyss of sin encompasseth me, and, imitating the prophet, I cry to thee: Lead me up from corruption, O Lord!

Higher in the Valley of the Two Lakes didst thou establish thy sacred community, O Kevin, and higher yet didst thou ascend through all the virtues.

Ever mindful of the well-being of thy flock, O holy one, thou didst make the long and perilous journey to Rome to obtain blessings for them.

Neither the great deep of the sea nor perils on land hindered Kevin from bringing to Ireland a sacred treasure of the relics of the saints.


Theotokion: Over all creatures art thou exalted, O glorious Maiden, for thou gavest birth in the flesh unto Him Who is the Author and Fashioner of all that is.


Kontakion, in Tone V


Forsaking thy noble inheritance, and shunning all the crooked ways of this sin-loving world, thou didst apply thine obedient feet to the straight and narrow path of Christ, eagerly hastening throughout thy life toward the heavenly Sion, where with all the saints and the bodiless hosts thou criest aloud in ecstasy: Let every breath praise the Lord!


Ikos: Ye lofty trees of Ireland, ever move your verdant branches, that with the rustling of your leafs, as with the strings of a multitude of harps, ye may make sweet music for the King of kings; for thus of old did ye delight His faithful servant, the venerable Kevin, with your melodious song, easing the severity of his ascetic life with the beauty of your hymnody, filling his soul with exultation, and causing him to cry aloud: Let every breath praise the Lord!


Ode VII


Irmos: The children from Jerusalem, equal in number to the thrice-radiant Trinity, trampled underfoot the edict of the ungodly king in Babylon; and, cast into the fire, they joined chorus, singing: Blessed art Thou, O God of our fathers!

Blessed wast thou, O holy one, by thy countrymen who, joining chorus, praised thee as a soldier of Christ in the land of Ireland, a high name over the sea's wave: Kevin the pure, bright warrior in the Glen of the Two Broad Lakes.

Lamentation's tears didst thou shed for the holy Kieran at Clonmacnois, O saint of God, but O the wonder! the holy abbot rose from the dead to engage thee in edifying discourse, and gave thee his sacred bell as a worthy parting gift.

Earnestly desiring to make another pilgrimage to the City of the Holy Apostles, Kevin besought the blessing of a saintly elder, who told him: Birds do not hatch their eggs when they are on the wing; wherefore, he remained with his flock.


Theotokion: Bemired in my sins and stuck fast in the slough of mine iniquities, I cry to thee for aid: O Lady, come quickly and extend to me a helping hand, rescuing me from my manifold offenses, that I may cry: Blessed art Thou, O God of our fathers!


Ode VIII


Irmos: God, Who descended into the fiery furnace for the Hebrew children and transformed the flame into dew, hymn ye as Lord, O ye works, and exalt Him supremely for all ages!

Over and beyond the span allotted to men's life didst thou live, O Kevin, attaining the age of sixscore years, as God was well-pleased to grant, Whom all His works exalt supremely for all ages.

Replete with all the Christian virtues, thou didst depart this vale of tears and hast taken thine allotted place at the right hand of the Most High, exalting Him supremely for all ages.

Now standest thou with boldness before the supernal throne of the Almighty, O wondrous Kevin, and makest intercession before the King of all, that He have mercy upon those who honour thee.


Theotokion: Kneeling down in reverence and devotion, let us exalt the Bride of God, whom the flame of the Godhead in no wise burnt or consumed when the Word became incarnate in her womb.


Ode IX


Irmos: O Theotokos, with hymns do we magnify thee, the spiritual and living ladder whereon our God established Himself, and whereby we have gained ascent to heaven.

Ever battling the passions which assail men's souls, and vanquishing the minions of Satan who lay siege without pity thereto, Kevin hath gloriously gained entry to heaven.

Valor and courage didst thou display in the arena of ascetic endeavor, O glorious Kevin, and the Judge of the contest hath bestowed the wreath of victory upon thee.

Ireland boasteth in thy mighty intercession, O wonder-worker; Dublin boasteth in thee exceedingly as its heavenly protector; and Glendalough magnifieth thee supremely.


Theotokion: Now let us bring an end to our hymns, magnifying the only Mother of God, the pure Ever-virgin Mary, into whose undefiled womb the Lord of all descended from heaven.


Exapostilarion: Spec. Mel.: Heaven with stars


In the fastness of the Vale of the Two Lakes didst thou make thine abode, O wondrous Kevin, heeding the call of Christ, our merciful Redeemer, to dwell in unity with thy faithful disciples.


Theotokion


Thou wast the cause of the good things given by God to the world, O Theotokos. Entreat God, Who is easily reconciled, for the salvation of us all.


Aposticha stichera; and Glory: Idiomelon, in Tone VIII


Singing psalms and spiritual songs, let us lift up our voices in praise of the God-bearing Kevin, the protector of Dublin and defender of all Ireland, the mighty champion of the one Church of Christ, the fervent intercessor for all who honor him with love, the bulwark and refuge of monastics, the insuperable wall of defense for his people, fending off the assaults of the demons, impregnable to their weaponry; for arrayed in the full armor of piety, wielding the sword of the Truth and the spear of righteousness, undaunted by the savage foe, he valiantly fought the good fight and emerged victorious.


Now & ever: Theotokion, or this stavrotheotokion, in the same tone: Spec. Mel.: O all-glorious wonder


'I cannot bear to see Thee, O my Child, Who givest vigilance unto all, asleep upon the Tree, that Thou mayest bestow divine and saving wakefulness upon those who of old fell into the sleep of perdition by eating the fruit of disobedience!', weeping, said the Virgin, whom we magnify.


 

At the Liturgy


At the Beatitudes, 8 troparia: 4 from Ode III and 4 from Ode VI of the canon of the venerable one.


Prokimenon, in Tone VII


Precious in the sight of the Lord is the death of His saints.


Stichos: What shall I render unto the Lord for all that He hath rendered unto me?


 

EPISTLE TO THE GALATIANS, § 213


Brethren: The fruit of the Spirit is love, joy, peace, long-suffering, gentleness, goodness, faith, meekness, temperance: against such there is no law. And those who are Christ's have crucified the flesh with the affections and lusts. If we live in the Spirit, let us also walk in the Spirit. Let us not be desirous of vain glory, provoking one another, envying one another. Brethren, if a man be overtaken in a fault, ye who are spiritual, restore such a one in the spirit of meekness; considering thyself, lest thou also be tempted. Bear ye one another's burdens, and so fulfill the law of Christ.


Alleluia, in Tone VI


Stichos: Blessed is the man that feareth the Lord; in His commandments shall he greatly delight.


Stichos: His seed shall be mighty upon the earth.


GOSPEL ACCORDING TO LUKE, § 24


At that time, Jesus stood in the plain, and the company of His disciples, and a great multitude of people out of all Judæa and Jerusalem, and from the sea coast of Tyre and Sidon, who came to hear Him, and to be healed of their diseases; and those who were vexed with unclean spirits: and they were healed. And the whole multitude sought to touch Him: for there went virtue out of Him, and healed them all. And He lifted up His eyes on His disciples, and said: Blessed be ye poor: for yours is the kingdom of God.

Blessed are ye that hunger now: for ye shall be filled. Blessed are ye that weep now: for ye shall laugh. Blessed are ye, when men shall hate you, and when they shall separate you from their company, and shall reproach you, and cast out your name as evil, for the Son of man's sake. Rejoice ye in that day, and leap for joy: for, behold, your reward is great in heaven.


Communion Verse


In everlasting remembrance shall the righteous be; he shall not be afraid of evil tidings. 

 

Eglise Saint-Kevin à Glendalough

St. Kevin's Church, Glendalough

 

   

 

The Saint Kevin song


The Glendalough Saint

In Glendalough lived an auld saint

Renowned for his learning and piety.

His manners was curious and quaint,

And he looked upon girls with disparity.

Fol-la-de-la-la-de-la-lay, fol-la-de-la-la-de-la-laddy

Fol-la-de-la-la-de-la-laaay ... fol-la-de-la-la-de-la-laddy

 

He was fond of reading a book

When he could get one to his wishes.

He was fond of casting his hook

In among all the young fishes.


Fol-la, etc.


Well one evening he landed a trout,

He landed a fine big trout, sir,

When Cathleen from over the way

Came to see what the auld monk was about, sir.


Fol-la, etc.


"Well, get out of me way," said the saint,

"For I am a man of great piety,

And me good manners I wouldn't taint

Not by mixing with female society."


Fol-la, etc.


Ah, but Kitty she wouldn't give in,

And when he got home to his rockery,

He found she was seated therein

A-polishing up his auld crockery.


Fol-la, etc.


Well, he gave the poor craythur a shake,

And I wish that a garda had caught him,

For he threw her right into the lake,

And she sank right down to the bottom.


Fol-la, etc.


Here is a ballad, probably from the 19th century, about the incident. This version is sung by Ronnie Drew of The Dubliners.


Repost 0
Published by Patrick Parousie - dans Anglo-Saxons
commenter cet article
1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 12:16

John Henry Newman

1801-1890

 



"Domine dirige nos"

"Seigneur, guide-nous"




Prière pour la canonisation du

  Bienheureux Cardinal John Henry Newman


Père Éternel, Vous avez conduit John Henry Newman pour suivre la douce lumière de la Vérité, et il a docilement répondu à Vos appels célestes, quel qu’en fût le prix. Comme écrivain, prédicateur, conseiller et éducateur, comme pasteur, Oratorien et serviteur des pauvres, il a œuvré à la construction de Votre Royaume.

Par Votre Vicaire sur la Terre, accordez-nous de pouvoir entendre ces mots : « Bravo ô toi, bon et fidèle serviteur, entre dans la famille des saints canonisés ! »

Puissiez-Vous manifester la puissance d’intercession de Votre Serviteur en exauçant de façon éclatante les prières des fidèles à travers le monde. Nous prions en particulier pour nos intentions en son nom et au Nom de Jésus-Christ, Votre Fils, notre Seigneur. Amen.


Prière traduite de l'anglais.


Devise du Cardinal Newman : "Cor ad Cor loquitur"

Le Coeur parlant au Coeur



Le pape Benoît XVI a approuvé la guérison du diacre Jack Sullivan en 2001 comme miracle obtenu par l’intercession du Vénérable Serviteur de Dieu John Henry Newman.

Le Cardinal John Henry Newman a été béatifié le dimanche 19 septembre 2010 par le Pape Benoît XVI à Birmingham (Angleterre).



Prières du Cardinal John Henry Newman


1. Je t’adore, ô mon Dieu, avec Thomas ; et si, comme lui, j’ai péché par manque de foi, je t’adore d’autant plus. Je t’adore comme le Seul Être adorable, je t’adore comme étant plus glorieux dans tes humiliations, lorsque les hommes te méprisaient, que lorsque les anges t’adoraient. Deus meus et omnia. « Mon Dieu et mon tout. » Te posséder, c’est posséder tout ce que je puis posséder. Ô Père éternel, fais-moi don de toi. Je n’aurais pas osé formuler une requête aussi hardie (c’eût été de la présomption) si tu ne m’y avais pas exhorté. Tu m’as inspiré ces paroles, tu me les as mises dans la bouche, tu as revêtu ma nature, tu es devenu mon Frère, tu es mort comme meurent les autres hommes, quoique dans une bien plus grande amertume, au point qu’au lieu de te regarder de loin et craintivement, je puis avec confiance m’approcher de toi. Tu me parles comme tu as parlé à Thomas, et tu m’invites à m’attacher à toi. Mon Dieu et mon tout, que pourrais-je ajouter, dussé-je parler pendant toute l’éternité ! Quand je te possède, je suis plein, je regorge et je déborde ; mais sans toi, je ne puis rien - je languis, me dissous et péris. Mon Seigneur et mon Dieu, mon Dieu et mon tout, fais-moi le don de ta divinité et de rien d’autre.

2. Thomas s’est approché de toi et a touché tes vénérables plaies. Quand viendra le jour où il me sera permis de les voir et de les baiser avec mes yeux et mes lèvres de chair ? Ô quel jour que celui où, entièrement purifié de toute impu­reté et de tout péché, je pourrai m’approcher de mon Dieu incarné dans son palais de lumière ! Ô quel matin que celui où, en ayant fini avec les peines du purgatoire, je te verrai pour la première fois avec ces yeux qui sont les miens, où je verrai ton visage, où je contemplerai sans trembler tes yeux et tes lèvres, avant de m’agenouiller avec joie pour baiser tes pieds, et être accueilli dans tes bras. Ô mon unique et véritable Amant, l’unique Amant de mon âme, je veux maintenant t’aimer afin de pouvoir t’aimer alors et pour toujours. Quel jour que ce long jour sans fin, que ce long jour de l’éternité où je serai si dissemblable de l’être que je suis maintenant, avec ce corps mortel et la distraction de dix mille pensées dont chacune me tient éloigné du ciel. Ô mon Seigneur, quel jour que celui où j’en aurai fini une fois pour toutes avec le péché, tant véniel que mortel, et que je me tiendrai, parfait et acceptable à tes yeux, capable de supporter ta présence, capable d’affronter le pur regard des anges et des archanges dont je serai envi­ronné !

3. Ô mon Dieu, quoique indigne encore de te voir ou de te toucher, je ne cesserai jamais de m’approcher de toi ni de désirer ce qui ne m’est pas encore donné dans sa pléni­tude. Ô mon Sauveur, tu seras mon seul Dieu ! Je n’aurai pas d’autre Seigneur que toi. Je briserai en morceaux toutes les idoles qui dans mon cœur rivalisent avec toi. Je n’aurai que Jésus et Jésus crucifié. Ma vie sera de te prier, de m’offrir à toi, de t’avoir toujours devant les yeux, de t’adorer dans ton Saint Sacrifice, et de m’abandonner à toi dans la Sainte Communion.


John Henry Newman, "Méditations sur la Doctrine Chrétienne", Ad Solem 2000, pages 77-79.


 

1. Je t’adore, mon Dieu, pour avoir doté de fins et de moyens tous les êtres que tu as créés. Tu as créé toutes choses en vue d’une fin qui lui est propre, et c’est vers elle que tu les conduis. La fin que tu as assignée à l’homme en le créant, c’est de t’adorer et de te servir - adoration et service qui feraient son bonheur et lui vaudraient (âme et corps) une éternité bienheureuse auprès de toi. Et tu as pourvu à cette fin, et ce pour chaque être humain. Ta main et ton œil sont posés sur nous, comme sur la création animale. Tu maintiens en vie tout ce qui existe et tu diriges tout être vers sa fin appropriée. Il n’y a pas un reptile, un insecte, que tu ne voies et ne fasses vivre le temps qu’il doit durer. Le pécheur, l’athée, l’idolâtre, le blasphémateur, tu les conserves en vie afin qu’ils puissent se repentir. Tu prends soin de chacun des êtres que tu as créés, comme s’il était unique au monde. Car tu peux voir chacun d’entre eux à tout moment, dans cette vie mortelle, et tu les aimes tous, et tu t’occupes de chacun d’entre eux pour lui-même, dans toute la plénitude de tes attributs. Mon Dieu, j’aime à te contempler, j’aime à t’adorer, toi le merveilleux artisan de toutes choses chaque jour et en tout lieu.

2. Tous les actes de ta Providence sont des actes d’amour. Si tu nous envoies le malheur, c’est par amour. Tous les maux du monde physique sont soit les agents du bien de tes créatures, soit les inévitables ministres de ce bien. Et toi tu tournes ce mal en bien. Tu frappes de malheurs les hommes afin de les amener à se repentir, d’accroître leur vertu et de leur faire acquérir un plus grand bien dans le monde à venir. Rien n’est fait en vain, tout tend gracieuse­ment vers sa fin. Tu envoies le châtiment, mais dans ta colère tu demeures miséricordieux. Même ta justice, quand elle frappe le pécheur impénitent qui a épuisé le trésor de tes grâces, est une miséricorde pour autrui, qu’elle agisse comme un avertissement, ou qu’elle le sauve de la contamination. Je reconnais avec une foi ferme et entière, ô Seigneur, la sagesse et la bonté de ta Providence, jusque dans tes inscrutables jugements et dans tes incompréhensibles décrets.

3. Ô mon Dieu, ma vie tout entière n’a été qu’une longue suite de grâces et de bénédictions. Je n’ai pas besoin de croire, car j’ai de longue date l’expérience de ce que ta Providence a fait pour moi, malgré mes indignités. Année après année, tu m’as porté - tu as ôté les obstacles de mon chemin, tu m’as relevé quand je tombais, tu m’as désaltéré quand j’avais soif, tu m’as supporté, tu m’as dirigé, tu m’as soutenu. Oh ! ne m’abandonne pas quand mes forces me manquent. Mais je sais que tu ne m’abandonneras jamais. Je puis en toute assurance me reposer sur toi. Pécheur que je suis, si je te reste fidèle, jusqu’à la fin, tu me resteras surabon­damment fidèle. Je puis m’appuyer sur ton bras ; je puis m’endormir sur ton sein. Accrois seulement en moi cette vraie loyauté qui m’attache à toi, et qui est le lien de l’alliance contractée entre toi et moi, et la garantie pour mon cœur et pour ma conscience que toi, le Dieu suprême, tu ne m’abandonneras pas, moi le plus misérable et le plus chétif de tes enfants.


John Henry Newman, "Méditations sur la Doctrine Chrétienne", Ad Solem 2000, pages 139-141.


 

 

(1) Les souffrances mentales de Notre Seigneur


1. Quand il eut achevé tous ses discours (Matthieu 26, 1), Jésus dit :

« Le Fils de l’Homme sera livré pour être cru­cifié. » Comme une armée se range en ordre de bataille, comme des marins, avant le combat, dégagent les ponts, comme des mourants rédigent leur testament avant de se tourner vers Dieu, de même Notre Seigneur, ayant résumé et achevé son enseignement, entra dans sa passion. Puis, il leva de sa propre volonté la défense qu’il avait faite à Satan de s’approcher de lui, et laissa entrer dans son cœur toutes les tentations auxquelles sont sujets les hommes. Aussitôt Satan, qui attendait, saisit son moment.

2. Murmures et critiques se répandirent parmi les disciples. La pensée de sa mort était devant lui, et il y pensait ainsi qu’à sa sépulture. Une femme s’approcha de lui et répandit un parfum sur sa tête sacrée. Ce geste suscita un sentiment de tendresse dans son âme très pure. C’était un signe de sympathie muette, et tous ceux qui étaient réunis dans la pièce en ressentirent la douceur. Mais ce climat fut bruta­lement altéré par la voix du traître qui pour la première fois donnait cours à la dureté et à la secrète malice de son cœur. Ut quid perditio haec ? « A quoi bon cette perte ? » Le mauvais intendant croit-il pouvoir se faire pardonner ses propres larcins en lésinant sur les honneurs dus à son maître ? C’est ainsi que la douce et calme harmonie du festin de Béthanie est troublée par une discorde : l’aigre méconten­tement et la méfiance s’installent, car le démon est à l’œuvre.

3. Judas, ayant montré ce qu’il était, se dépêcha d’accom­plir sa mauvaise action. Il alla trouver les principaux parmi les prêtres à qui il proposa de livrer son Seigneur pour une somme d’argent. Notre Seigneur vit tout ce qui se passait dans le cœur de Judas ; il vit Satan frapper à la porte de son cœur et y être admis comme un hôte attendu, honoré et chéri. Il le vit aller trouver les prêtres et entendit la conver­sation qui s’engagea entre eux. Il avait toujours su, en vertu de sa prescience, que Judas le trahirait ; mais c’est une chose que de prévoir le coup qui nous sera porté et c’en est une autre que de le ressentir au moment où il s’abat sur nous. Notre Seigneur ressentit alors et, si j’ose dire, s’autorisa à ressentir toute la cruauté de l’ingratitude dont il était la vic­time. Il avait traité Judas comme l’un de ses plus proches amis ; il lui avait donné des preuves de la plus étroite intimité. Il en avait fait son trésorier ainsi que celui de ses disciples. Il lui avait conféré le pouvoir d’accomplir des miracles. Il l’avait initié à la connaissance des mystères du royaume des cieux. II l’avait envoyé prêcher et avait fait de lui l’un de ses représentants spéciaux, au point qu’on jugeait le Maître par la conduite de son serviteur. Un païen, frappé par son ami, s’est exclamé : « Et tu Brute ! » Quel sentiment de désolation un tel acte d’ingratitude ne doit-il pas nous inspirer ! Dieu, qui de notre part rencontre continuellement l’ingratitude, ne peut l’éprouver de par sa Nature. Aussi a-t-il pris un cœur humain afin d’en éprouver toute l’amertume. Et maintenant, mon Dieu, ne ressens-tu pas, quoiqu’au ciel, l’ingratitude que je te témoigne ?

4. Je vois la figure d’un homme, jeune ou vieux, je ne saurais dire. Il a peut-être cinquante ou trente ans. Tantôt il a l’air plus âgé, tantôt moins. Son visage est comme une énigme que je n’arrive pas à déchiffrer. Puisqu’il porte tous les fardeaux, peut-être porte-t-il aussi celui de la vieillesse. Mais le fait est que son visage est à la fois très vénérable et très enfantin, très serein, très doux, très modeste, rayonnant de sainteté, d’amour et de bonté. Ses yeux me captivent et émeuvent mon cœur. Son souffle est parfumé et me trans­porte hors de moi-même. Oh, je ne pourrai jamais détacher mes yeux de ce visage, jamais.

5. Et tout à coup je vois quelqu’un s’approcher de lui, lever la main et frapper rudement son visage. C’est une main forte, la main d’un homme rude, et peut-être tient-elle un objet en fer. Mais celui qui connaît toutes choses passées et futures n’a pu être surpris par ce geste, quelque soudain qu’il ait été ; aussi ne montre-t-il aucun signe de ressenti­ment, et reste calme et grave comme avant, mais l’expression de son visage en est altérée ; on y voit une meurtrissure et bientôt ce visage tout de grâce m’est caché par les marques de cet affront, comme si un nuage l’avait enveloppé.

6. Une main s’est levée contre le visage du Christ. À qui appartenait cette main ? Ma conscience me dit : « Tu es cet homme. » J’espère que ce n’est plus le cas aujourd’hui. Mais, mon âme, contemple ce fait épouvantable. Représente-toi le Christ devant toi, et imagine que tu lèves la main sur lui pour le frapper ! Ne diras-tu pas : « C’est impossible, je ne pourrais pas faire ce geste. » Et cependant tu l’as fait. Chaque fois que tu as péché volontairement, tu l’as fait. Il est au-delà de la douleur désormais ; mais tu l’as néanmoins frappé ; et si tu l’avais fait aux jours de sa chair, il aurait senti la douleur. Fouille ta mémoire, et rappelle-toi le moment, le jour, l’heure où, en commettant volontairement un péché mortel, en se gaussant des choses sacrées, en proférant des impiétés, en le haïssant, lui ton Frère, en te livrant à des actes impurs, en fermant tes oreilles à la voix de Dieu, ou de quelque autre manière (démoniaque, tu le sais) que ce soit, tu as frappé le Très-Saint.

Ô Seigneur meurtri, que puis-je dire ? J’ai péché contre toi, mon frère ; et je descendrai dans un morne désespoir, si tu ne me relèves pas. Je ne puis te regarder ; je fuis ta présence ; je cache mon visage dans mes mains ; je me pros­terne à terre. Satan me terrassera si tu n’as pas pitié. Il est douloureux de me retourner vers toi ; mais tourne-moi, toi, et je serai ainsi tourné. Te regarder, toi le Très-Saint, me regarder moi si vil, quel purgatoire ; mais encore une fois oblige-moi à te regarder, toi que j’ai blessé si incompréhensiblement, car ta face est ma seule vie, mon seul espoir, et je serai guéri si je puis te regarder, ô toi que j’ai meurtri. Aussi je me tourne vers toi ; je te regarde à nouveau ; et j’endure la douleur afin d’être purifié.

Ô mon Dieu, comment puis-je te fixer quand je pense à mon ingratitude, si coutumière, si profondément ancrée en moi qu’elle semble indéracinable, tellement elle va croissant ! Jour après jour tu me combles de tes faveurs et me nourris de ta chair, comme tu fis pour Judas ; et, loin d’en profiter, je suis même incapable de t’en remercier sur le moment. Seigneur, combien de temps encore ? Quand serai-je libéré de cette terrible, de cette fatale captivité ? Celui qui fit de Judas sa proie a prise sur moi dans mon vieil âge, et je ne puis lui échapper. C’est la même chose jour après jour. Quand m’accorderas-tu une grâce encore plus grande que celles que tu m’as déjà accordées : la grâce de profiter de celles que tu m’as données ? Quand m’accorderas-tu ta grâce efficace, celle qui seule peut rendre vie et vigueur à cette âme misérable, stérile, agonisante, qui est la mienne ? Mon Dieu, j’ignore de quelle manière je puis te blesser dans ton état glorifié, mais je sais que chaque nouveau péché, chaque nouvelle ingratitude que je commets actuellement représente l’un des coups qui te frappèrent dans ta passion. Oh, fais que ma part prise à tes souffrances passées soit aussi minime que possible. Les jours suivent les jours et je découvre à chaque nouveau péché qu’elle fut plus grande que je veux bien me l’avouer, ô stupeur ! Me laisseras-tu croire que j’ai augmenté la somme de tes souffrances, souffrances du corps ou de l’âme ? Oh non. Mon Dieu, qui me tirera de cette captivité ? Ô Marie, priez pour moi. Philippe, prie pour moi, quoique je ne mérite pas ta pitié.




(3) Les souffrances corporelles de Notre Seigneur


1. Les douleurs corporelles du Christ furent plus grandes que celles de n’importe quel martyr, car il les voulut telles. Le degré de souffrance ressenti par un corps dépend de la nature de l’esprit vivant qui l’habite. Les plantes ne ressentent rien, car en elles n’habite aucun esprit vivant. Les bêtes ressentent la douleur selon le degré d’intelligence dont elles sont pourvues. L’homme a plus de sensibilité que la bête, parce qu’il a une âme ; l’âme du Christ possédait une plus grande sensibilité que celle des autres hommes, parce que son âme était exaltée par son union hypostatique avec le Verbe de Dieu. Et de même que l’homme ressent la douleur physique avec plus d’intensité que la bête, de même le Christ la ressentait-il plus vivement que l’homme.

2. C’est un soulagement pour ceux qui souffrent que d’avoir l’esprit distrait. C’est ainsi que les soldats sur le champ de bataille ignorent souvent quand ils sont blessés. Les personnes atteintes d’une fièvre violente semblent beau­coup souffrir ; mais quand plus tard on les interroge, elles ne se souviennent que d’un malaise général et d’une agitation. L’excitation et l’enthousiasme sont de grands adoucissements de la douleur physique ; c’est ainsi que les sauvages meurent au milieu des tourments sur le bûcher, en chantant ; il s’agit là d’une sorte d’ivresse mentale. De même une douleur instantanée est-elle relativement supportable ; c’est la conti­nuation de la douleur qui fait tant souffrir. Et si nous n’avions aucun souvenir de la douleur que nous avons ressentie il y a une minute, et que nous souffrions à nouveau dans le moment présent, nous supporterions plus facilement la douleur ; mais ce qui rend le second choc douloureux, c’est qu’il y en a eu un premier, et ce qui rend le troisième encore plus douloureux, c’est qu’il y en a eu un premier et un second ; la douleur semble s’aggraver du fait qu’elle est prolongée. Or le Christ a souffert, non dans le délire ou la fièvre, ni même par inadvertance, mais comme quelqu’un qui affronte la douleur et qui la regarde en face ! Il se l’est pour ainsi dire incorporée, et l’a comme épousée, souffrant tout ce qu’il souffrit avec une conscience parfaite de ses souffrances.

3. Le Christ n’a pas voulu boire le calice qui lui était offert comme on boit une drogue pour engourdir son esprit. Il l’a en quelque sorte savouré jusqu’à la lie. Son âme était si concentrée sur ses douleurs que rien n’eût pu l’en distraire ; il a souffert non passivement mais activement, et dans cha­cune de ses souffrances étaient comme ramassées toutes ses souffrances passées et à venir ; et tout ce qu’il avait souffert et tout ce qu’il allait souffrir aggravaient pour ainsi dire ce qu’il était en train de souffrir. Cependant, son âme était calme, sobre, tranquille, au point de paraître passive et de porter en elle l’entier fardeau de la douleur, sans avoir le pouvoir de le rejeter. Le sentiment de son innocence et la conscience que ses souffrances auraient une fin auraient pu, semble-t-il, le réconforter ; mais il repoussa le réconfort et détourna ses pensées de ces adoucissements afin de se livrer tout entier à la souffrance.

Ô mon Dieu et Sauveur, toi qui as voulu souffrir pour moi avec une conscience si parfaite, si aiguë, si précise, si entière, si courageuse de la souffrance, fais qu’une parcelle de ton calme m’aide à la supporter, si jamais je dois moi aussi en éprouver les affres. Obtiens pour moi cette grâce, ô Vierge Marie, toi qui vis souffrir ton Fils et qui souffris avec lui, afin que lorsque je souffrirai, je puisse associer mes souffrances aux siennes et aux tiennes, et que grâce à sa Passion, à tes mérites et à ceux de tous les Saints, elles puissent, étant l’expiation de mes péchés, me procurer la vie éternelle.

4. Les souffrances de Notre Seigneur ne furent si grandes que parce que son âme était dans l’angoisse. Ce qui le montre, c’est que son âme commença de souffrir avant qu’il ne souffrît dans sa chair, comme nous le voyons au jardin d’agonie. La première angoisse que ressentit son corps ne vint pas de l’extérieur - elle ne fut pas due aux verges, aux épines ou aux clous -, mais de son âme. Son âme est « triste jusqu’à la mort ». L’angoisse était telle qu’elle fit pour ainsi dire sauter les vannes de son corps ; et les flots d’un autre déluge brisèrent les fenêtres du ciel. Le sang, jailli de son cœur tourmenté, se fraya de toutes parts un chemin, se distribuant en mille ruisselets, remplissant ses pores et finissant par suer sur sa peau en grosses gouttes, qui tombaient lourdement sur le sol.

5. Il demeura dans cette mort vivante depuis le moment de son agonie dans le jardin ; et sa dernière agonie vint de son âme comme l’était venue la première. Les verges et la croix qui n’avaient pas commencé ses souffrances ne les terminèrent pas non plus. Ce fut l’agonie de son âme, et non celle de son corps, qui fut la cause de sa mort. Ses bourreaux furent surpris d’entendre qu’il était mort. Comment mourut-il donc ? Ce cœur tourmenté, agonisant qui, au commence­ment, s’était soulagé dans l’émission de sang et l’éclatement de ses pores, finit par se briser. Il se brisa et il mourut. Il se serait brisé tout de suite s’il ne l’en avait pas empêché. Le moment était enfin venu. Il proféra le mot et son cœur se rompit.

6. Ô cœur tourmenté, ce fut l’amour, et le chagrin et la crainte qui te brisèrent. Ce fut le spectacle du péché humain, ce fut l’impression qu’il produisit sur toi ; ce fut le zèle de la gloire de Dieu, l’horreur de voir le péché t’environner, d’en respirer l’odeur écœurante et suffocante, le dégoût, la honte, la répugnance et la révolte qu’il suscita en toi, la pitié que t’inspirèrent les âmes qu’il a précipitées en enfer - c’est à tous ces sentiments mêlés que tu t’abandonnas. Tu t’assu­jettis à leurs pouvoirs, et ils te donnèrent la mort. Ce cœur résolu, noble, généreux, tendre et pur, fut tué par le péché.

Ô très tendre et très doux Seigneur Jésus, quand est-ce que mon cœur recevra une portion de tes perfections ? Quand est-ce que mon cœur dur et pierreux, fier et froid, impur, étroit, égoïste, mécréant, quand sera-t-il, une fois fondu, rendu enfin conforme au tien ? Apprends-moi à te contempler afin que je puisse te ressembler et t’aimer sin­cèrement et simplement comme tu m’as aimé.

 


(4) Tout est consommé


1. Nous en avons fini maintenant, ô Seigneur, toi de tes souffrances, et nous de nos humiliations. Nous t’avons suivi depuis ton jeûne dans le désert jusqu’à ta mort sur la Croix. Pendant quarante jours nous avons fait profession de faire pénitence. Le temps a été long et il a été court ; mais, long ou court, il est maintenant derrière nous. Il est passé, et nous sommes contents qu’il le soit ; c’est un soulagement et une libération. Nous te remercions qu’il soit terminé. Nous te remercions pour ce temps d’épreuves, et nous te remer­cions encore plus pour ce temps de fête vers lequel nous tournons maintenant nos regards. Pardonne nos imperfections en temps de Carême et récompense-nous à Pâques.

2. Nous avons en vérité fait très peu de choses pour toi, ô Seigneur. Nous nous remémorons notre distraction et notre lassitude ; notre aversion à nous mortifier quand nous n’avions pas l’excuse de la maladie ; notre répugnance à prier et à méditer ; le désordre de notre esprit, notre moro­sité, notre paresse. Cependant certains d’entre nous ont peut-être fait quelque chose pour toi. Regarde-nous comme un tout, ô Seigneur, regarde-nous comme une communauté, et permets que ce que certains ont fait intercède pour nous tous.

3. Ô Seigneur, le dénouement est proche. Nous sommes conscients de notre langueur et de notre tiédeur ; nous ne méritons pas de nous réjouir à Pâques, et cependant nous ne pouvons pas nous en empêcher. Nous nous réjouissons plus en toi que ne le justifie notre humiliation passée ; puisse cependant cette joie même être sa propre justification. Oh ! témoigne-nous de l’indulgence par les mérites de ta toute-puissante Passion, et par les mérites de tes saints. Accepte-nous comme ton petit troupeau, nous qui vivons dans un pays déchu, occupés de petites choses, et dans un siècle où la foi et l’amour sont rares. Aie pitié de nous, épargne-nous et donne-nous la paix.

Ô mon Sauveur, dans le tombeau maintenant mais qui demain ressusciteras, tu as payé le prix ; c’est fait - c’est assuré - consummatum est. Accomplis en nous ta résurrection, et de même que tu nous as rachetés, réclame-nous, prends posses­sion de nous, fais-nous tiens.


John Henry Newman, "Méditations sur la Doctrine Chrétienne", Ad Solem 2000, pages 33-37, 48-52.


 


N.B. : Le 14 septembre 2010, le "Catholic News Service" (CNS), annonce un 2ème miracle du Cardinal Newman. En effet, un bébé anglais, sévèrement déformé dans le diagnostic prénatal, est né parfaitement normal, après que la mère de l'enfant, une fervente catholique, a demandé un miracle en priant le Cardinal John Henry Newman.

 




 

Prayer for the Canonization of

Blessed John Henry Newman


Eternal Father, You led John Henry Newman to follow the kindly light of Truth, and he obediently responded to your heavenly calls at any cost. As writer, preacher, counsellor and educator, as pastor, Oratorian, and servant of the poor he laboured to build up your Kingdom.

Grant that through your Vicar on Earth we may hear the words, ‘Well done, thou good and faithful servant, enter into the company of the canonized saints.’

May you manifest your Servant’s power of intercession by even extraordinary answers to the prayers of the faithful throughout the world. We pray particularly for our intentions in his name and in the name of Jesus Christ your Son our Lord. Amen.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vidéos ktotv.com

 

Messe de béatification du Cardinal Newman et Angélus

 

"La Foi prise au mot" : Cardinal Newman (03/10/2010)

 

Veillée de prière pour la béatification du Cardinal Newman

 

"Églises du monde" : Grande-Bretagne

 

"La Foi prise au Mot" : Newman (17/02/2008)

 

 

Repost 0
Published by Parousie Franche-Comté - dans Anglo-Saxons
commenter cet article