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  • : IHS. Parousie by ROBLES Patrick
  • IHS. Parousie by ROBLES Patrick
  • : Prières, poèmes, religion chrétienne
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  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

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Recueil Poèmes chrétiens de Patrick ROBLES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Pour le poète. Merci !

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 14:52

 

 

Lawrence OP, né à Kuala Lumpur (Malaisie), aime photographier l'art (sacré en particulier), l'architecture (notamment des églises), "les lieux d'une beauté naturelle" (dit-il en anglais à propos de lui) et la vie liturgique et religieuse au quotidien (y compris sa vie dominicaine).

Il a mis en ligne des milliers de photos édifiantes sur Flickr, classées par albums thématiques, ainsi que sur Gloria.tv

Le Père et Frère Lawrence, O.P., a été ordonné le 17 septembre 2011 par l'Archevêque Joseph W. Tobin, C.Ss.R., à Blackfriars Oxford

 

 
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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 18:14

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Messages du Ciel à Jean-Philippe-Marie

 

 

« Message du 20 avril 1985 (II)

 

Bien chers frères,

 

Lorsque vous devez reprendre vos frères humains sombrés dans le péché, procédez avec amour et sans emportement. Vous ne devez ni les effrayer ni les brusquer mais les séduire, les impressionner par votre douceur et votre générosité, votre pureté et votre foi. C’est pour cette raison qu’il faut que vous vous montriez très exigeants vis-à-vis de vous-mêmes. Le Seigneur ainsi vous enverra l’Esprit Saint et vous vous surprendrez à parler de Dieu avec aisance et persuasion mais sans passion.

Le pécheur est comme un homme au bord d’un précipice, que vous tenteriez de sauver. Prêt à succomber à l’attrait du vide et à la liberté de la chute, l’homme est devenu très vulnérable : si vous lui criez trop fort le danger qu’il encourt, il risque de prendre peur et, sans même se retourner, de franchir l’étape fatale. Si vous vous adressez à lui trop doucement, il ne vous entendra pas et risque encore de tomber. Si vous lui parlez sans conviction, il ne vous croira pas. Alors, que faire ?

Frères, sachez vous rapprocher de lui et l’écouter, le comprendre. Ensuite vous pourrez, d’abord par votre exemple puis par vos paroles, lui ouvrir les yeux sur la spiritualité et les exigences qu’elle comporte. La force n’a jamais conduit qu’à la violence irraisonnée et à la faillite spirituelle de l’homme. Soyez donc compréhensifs et doux sans pour autant accepter le péché. Soyez francs et honnêtes et croyez que si l’être le désire vraiment, il peut toujours être sauvé ! Que le Seigneur vous aide dans cette tâche périlleuse.

 

+ Vos frères dans la Foi »

 

Source : « Messages du Ciel au monde d'aujourd'hui - Un souffle qui passe... », pages 326-327, éditions Hovine, impression 3ème trimestre 1987.


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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 16:12

Croix-d-epines--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

Prière de libération

des influences démoniaques

 

"Seigneur Tout-Puissant et Miséricordieux,

Père Fils et Saint-Esprit,

Expulse de moi toute influence des esprits du mal.

Père, au Nom de Jésus-Christ, Ton Fils bien-aimé,

Je T'implore pour que Tu détruises l'emprise

Que les démons ont sur moi.

Asperge-moi du Très Précieux Sang de Ton Fils.

Que Son Sang Immaculé et Rédempteur brise

Toute attache du démon sur mon corps et mon esprit.

Tout cela, je Te le demande par l'intercession

De la Très Sainte Vierge Marie.

Saint Michel Archange, intercédez pour moi et aidez-moi.

Au Nom de Jésus, j'ordonne à tous les démons

Qui peuvent avoir une influence sur moi :

Qu'ils sortent tout de suite !

Par Sa flagellation, Son couronnement d'épines,

Par Sa Croix,

Par Son Sang, par Sa Résurrection,

J'ordonne à tout esprit du mal de sortir de moi.

Par le Vrai Dieu,

Par le Dieu Saint,

Par le Dieu qui peut tout ;

Je te l'ordonne, démon immonde, que tu sortes de moi !

Au Nom de Jésus-Christ, mon Sauveur et Seigneur."

 

 

Prière du Père José Antonio Fortea Cucurull, né à Barbastro (Espagne) en 1968. Il est Prêtre et théologien spécialisé dans la démonologie.

Son site officiel : http://www.fortea.us

 

 

 

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Scapulaire du Bref de Saint Antoine de Padoue

inspiré de Apocalypse 5 : 5

 

 

 

"Voici la Croix du Seigneur !

Fuyez, puissances ennemies !

Le Lion de la Tribu de Juda,

Le rejeton de David,

A vaincu !

Alléluia !"

 

 

LATIN

 

"Ecce Crucem Domini!

Fugite partes adversae!

Vicit Leo de tribu Iuda,

Radix David!

Alleluia!"

 

 

ENGLISH

 

"Behold the Cross of the Lord!

Be gone all evil powers!

The Lion of the tribe of Judah,

The root of David

Has conquered!

Alleluia!"

 

or

 

"Behold the Cross of the Lord!

Be gone hostile enemies!

The Lion of Juda,

The offspring of David

Has triumphed!

Alleluia!"

 

 

ITALIANO

 

"Ecco la Croce del Signore,

Fuggite potenze nemiche.

Vinse il Leone della tribù di Giuda,

Il discendente di David."

 


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Una persona que crea estar sufriendo en su cuerpo o en su mente una influencia del demonio que va más allá de lo natural puede decir cada día esta oración:

 

"Señor, Dios todopoderoso, misericordioso y omnipotente,

Padre, Hijo y Espíritu Santo,

expulsa de mí toda influencia de los espíritus malignos.

Padre, en el nombre de Cristo te pido que rompas toda cadena que los demonios tengan sobre mí.

Derrama sobre mí la preciosísima sangre de tu Hijo.

Que su sangre inmaculada y redentora quebrante toda atadura sobre mi cuerpo y mi mente.

Todo esto te lo pido por intercesión de la Santísima Virgen María.

San Miguel arcángel, intercede, ven en mi ayuda.

En el nombre de Jesús, ordeno a todo demonio que pueda tener alguna influencia sobre mí, que salga para siempre.

Por su flagelación, por su corona de espinas, por su cruz, por su sangre, por su resurrección, ordeno a todo espíritu maligno que salga.

Por el Dios Verdadero,

Por el Dios Santo,

Por el Dios que todo lo puede,

Te ordeno, demonio inmundo, que salgas en el nombre de Jesús, mi Salvador y Señor."

 

 

 

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A person who believes himself to be suffering in his mind or body from an influence of the devil which comes from beyond the merely natural, can say the following prayer each day:

 

"Lord, almighty, merciful and omnipotent God,

Father, Son and Holy Spirit,

Drive out from me all influence of evil spirits.

Father, in the name of Christ, I plead you to break any chain that the devil has on me.

Pour upon me the most precious blood of your Son.

May His immaculate and redeeming blood break all bonds of my body or mind.

I ask you this through the intercession of the Most Holy Virgin Mary.

Archangel St. Michael, intercede and come to my help.

In the name of Jesus I command all devils that could have any influence over me,

To leave me forever.

By His scourging, His crown of thorns, His cross,

By His blood and Resurrection, I command all evil spirits to leave me.

By the True God

By the Holy God

By God who can do all,

I command you, filthy demon, to leave me in the name of Jesus, my Saviour and Lord."

 

 

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Eine Person, die denkt, dass sie an Körper und Geist unter dem Einfluss eines Dämons leidet, der weit über das Natürliche hinausgeht, kann täglich dieses Gebet sprechen:

 

"Herr, allmächtiger und barmherziger Gott,

Vater, Sohn und Heiliger Geist,

befreie mich von allen Einflüssen des Bösen.

Vater, im Namen Christi bitte ich Dich,

dass Du jede Kette, die der Teufel über mich hat, zerbrichst.

Vergieße das kostbarste Blut deines Sohnes über mich.

Damit sein unbeflecktes und heilbrigendes Blut jegliche Einflüsse über meinen Körper und meinen Geist vernichtet.

Darum bitte ich dich auf die Fürsprache der Allerseligsten Jungfrau Maria.

Heiliger Erzengel Michael, tritt für mich ein, komm mir zu Hilfe.

Im Namen Jesus befehle ich allem Bösen, das irgendeinen Einfluss auf mich haben kann, dass es für immer verschwinden soll.

Durch seine Geiselung, durch seine Dornenkrönung, durch sein Kreuz, durch sein Blut, durch seine Auferstehung, befehle ich, dass alles Böse verschindet.

Durch den Wahren Gott,

Durch den Heiligen Gott,

Durch den allmächtigen Gott,

Befehle ich dir, böser Dämon, verlass mich im Namen Jesus Christi, meines Retters und Herrn."


 

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Cathédrale Notre-Dame-des-Doms

Avignon (France)


 

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Chiunque creda di soffrire nel corpo o nella mente un influsso del maligno, che va al di là della dimensione naturale, può recitare questa preghiera:

 

"Signore, Dio onnipotente e misericordioso, Padre, Figlio e Spirito Santo, espelli da me ogni influsso di qualsiasi spirito maligno.

Padre, nel nome di Cristo ti chiedo di spezzare ogni catena che il diavolo abbia su di me.

Versa su di me il preziosissimo sangue di tuo Figlio Gesù.

Fa che il suo sangue immacolato e redentore rompa ogni legame sul mio corpo e sulla mia mente.

Tutto questo te lo chiedo per l'intercessione della Santissima Vergine Maria.

San Michele arcangelo, intercedi per me e vieni in mio aiuto.

Nel nome di Gesù ordino a ogni demonio che possa avere alcuna influenza su di me, che esca per sempre.

Per la sua flagellazione, per la sua corona di spine, per la sua croce, per il suo sangue, per la sua resurrezione, ordino a ogni spirito maligno di uscire da me.

Per il Dio Vero, per il Dio Santo, per il Dio che può tutto, ti comando demonio immondo di uscire da me nel nome di Gesù, mio Signore e Salvatore."

 

 

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4e station : Jésus rencontre Sa Mère

Schruns (Vorarlberg - Autriche)

 

 

 

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Een persoon die gelooft dat hij/zij lijdt in de geest of het lichaam van een invloed van de duivel die buiten het gewone komt, kan iedere dag volgend gebed opzeggen:

 

"Heer, allerhoogste, barmhartige en almachtige God,

Vader, Zoon en Heilge Geest,

Drijf alle invloed van kwade geesten uit me,

Vader, in de naam van Christus, Ik vraag U elke banden dat de duivel rond me heeft te breken.

Stort het kostbare bloed van Uw zoon over me uit.

Moge zijn onbevlekte en verlossende bloed alle bindingen van mijn lichaam en geest verbreken.

I vraag U dit door de tussenkomst van de Hoogst Heilige Maagd Maria.

Aartsengel Sint-Michael, kom tussen om me te helpen.

In de naam van Jezus beveel ik alle duivels die me zouden kunnen beïnvloeden, me voor altijd te verlaten.

Door Zijn geseling, Zijn doornenkroon, Zijn kruis,

Door Zijn bloed en Verrijzenis, beveel ik alle kwade geesten mij te verlaten.

Door de Ware God,

Door de Heilige God,

Door God die alles kan,

Ik beveel u, lelijke demoon, me te verlaten in de naam van Jezus, mijn Redder en Heer."

 

 

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Heaven's Call to the Family

Mark Sanislo

 

 

 

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Uma pessoa que ache que está sofrendo em seu corpo ou em sua mente uma influência do demônio que sobrepassa o natural pode rezar cada dia esta oração:

 

"Senhor, Deus todo-poderoso, misericordioso e onipotente,

Pai, Filho e Espírito Santo,

expulsai de mim toda influência dos espíritos malignos.

Pai, em nome de Cristo vos peço que derrubeis toda corrente

Nas quais os demônios me tenham atado.

Derramai sobre mim o preciosíssimo sangue de vosso Filho.

Que seu sangue imaculado e redentor rompa toda atadura sobre meu corpo e minha mente.

Tudo isso vos peço por intercessão da Santíssima Virgem Maria.

São Miguel arcanjo, intercedei, vinde em meu socorro.

Em nome de Jesus ordeno a todo demônio que possa ter alguma influência sobre mim, que saia para sempre.

Por vossa flagelação, por vossa coroa de espinhos, por vossa cruz, por vosso sangue, por vossa ressurreição, ordeno a todo espírito maligno que saia.

Pelo Deus Verdadeiro,

Pelo Deus Santo,

Pelo Deus que tudo pode,

Te ordeno, demônio imundo, que saias em nome de Jesus, meu Salvador e Senhor."

 

    

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 09:39

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Corinne Lafitte

Concert à La Réunion en 2008

 

 

 

... « Lors du décès de ma mère, qui était une femme pieuse, je suis restée à ses côtés durant les dernières heures. Elle a ouvert ses yeux et m’a dit  : « Je vois une grande étendue d’eau et Jésus qui me dit  : "Viens" »...

 

Corinne Lafitte, entrevue du 4 mars 2009

 

 

 

 

 

 

"8 Jésus répondit : Prenez garde que vous ne soyez séduits. Car plusieurs viendront en mon nom, disant : C'est moi, et le temps approche. Ne les suivez pas.

9 Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne soyez pas effrayés, car il faut que ces choses arrivent premièrement. Mais ce ne sera pas encore la fin.

10 Alors il leur dit : Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ;

11 il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines ; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel.

12 Mais, avant tout cela, on mettra la main sur vous, et l'on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous mènera devant des rois et devant des gouverneurs, à cause de mon nom.

13 Cela vous arrivera pour que vous serviez de témoignage.

14 Mettez-vous donc dans l'esprit de ne pas préméditer votre défense ;

15 car je vous donnerai une bouche et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ou contredire.

16 Vous serez livrés même par vos parents, par vos frères, par vos proches et par vos amis, et ils feront mourir plusieurs d'entre vous.

17 Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom.

18 Mais il ne se perdra pas un cheveu de votre tête ;

19 par votre persévérance vous sauverez vos âmes.

20 Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa désolation est proche.

21 Alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes, que ceux qui seront au milieu de Jérusalem en sortent, et que ceux qui seront dans les champs n'entrent pas dans la ville.

22 Car ce seront des jours de vengeance, pour l'accomplissement de tout ce qui est écrit.

23 Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là ! Car il y aura une grande détresse dans le pays, et de la colère contre ce peuple.

24 Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplies.

25 Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l'angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots,

26 les hommes rendant l'âme de terreur dans l'attente de ce qui surviendra pour la terre ; car les puissances des cieux seront ébranlées.

27 Alors on verra le Fils de l'homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire.

28 Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche.

29 Et il leur dit une comparaison : Voyez le figuier, et tous les arbres.

30 Dès qu'ils ont poussé, vous connaissez de vous-mêmes, en regardant, que déjà l'été est proche.

31 De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche.

32 Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive.

33 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

34 Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos coeurs ne s'appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l'improviste ;

35 car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre.

36 Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d'échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l'homme."

 

Luc 21 : 8-36 (Louis Segond)

 

Luke 21 (English - Latin - Greek)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 11:27

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Michel-Marie Zanotti-Sorkine

né le 8 janvier 1959 à Nice

 

 

 

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Site officiel du Père Zanotti-Sorkine :

delamoureneclats.fr

 

 

 

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Homélie du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

Solennité de la Nativité du Seigneur

Messe de minuit 2011

Église Saint-Vincent-de-Paul de Marseille ("Les Réformés")

 

 

"Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ selon Saint Luc II, 1-14"

"En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. — Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »"

 

 

Diocèse de Marseille

 

 

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Homélie audio du Père Zanotti-Sorkine

 

 

Homélie

 

« Mes frères bien-aimés, Noël est INIMITABLE : qu’on ait la Foi ou qu’on ne l’ait pas, qu’on l’ait perdue ou qu’on la garde ; chaque année, Noël revient avec la même joie, le même élan, la même saveur, le même parfum de poésie. Jusqu’à la fin du monde, sur un lit de paille, sous le souffle bienveillant de bêtes charitables, l’Enfant-Jésus, entouré de Marie et de Joseph, frappe à la porte de nos vies, suppliant l’humanité de Lui ouvrir grands les bras, et de se laisser vaincre enfin par cet Amour Infini qui, sur le visage d’un nouveau-né endormi, raconte toute la beauté de l’univers. Noël n’a vraiment pas son pareil, et même si certains veulent anéantir cette fête, sortir la société de tout contexte religieux, ils ne pourront rien faire : Noël restera Noël, car ils ont contre eux, et dans cet ordre : les enfants, les poètes, et les êtres sensibles qui, grâce à Dieu, peuplent la terre, et se partagent la beauté du monde. En cette nuit, prenons-en bien la mesure : dans les églises du monde entier, sous les cantiques qui soulèvent une larme, et la conduise au coin de l’œil, mais aussi aux tables des familles, en ouvrant tout à l’heure nos cadeaux, sous les yeux mouillés de tendresse des êtres qui nous sont chers, nous redevenons des hommes capables d’intelligence et d’émotion ; et justement mes frères, Noël est là, Noël existe, et chaque année, Il revient sous la voûte étoilée pour reconstruire et réparer notre humanité, qui a la mauvaise tendance de tourner sur elle-même, prisonnière de ses intérêts égoïstes jusqu’à la moelle. Il faut, au moins, qu’une fois par an, - et c’est cette nuit -, le ciel s’entrouvre, et que l’homme redevienne un homme, avec un cœur qui bat pour autre chose que son portefeuille ; et que les douleurs, parlons-en, les douleurs, les souffrances, les peines, les humiliations, les dévalorisations en tous genres, et jusqu’aux bruits des choses de la vie que nous avons essuyés, en cette année qui s’achève, il faut que tout cela meure ! Et, je vous le promets, tout cela va mourir cette nuit grâce à l’Enfant-Dieu qui, les yeux clos, prétend, - et Il l’a montré -, être le Prince de l’Amour, l’inventeur du bonheur, l’Unique Sauveur du monde.

Mes frères, si donc vous voulez, avec moi, renaître ce soir, renaître à une vie nouvelle, mettre à mort toutes les formes de désespoir, et même rajeunir, alors que les jours s’enfuient, en gardant sur les lèvres l’inestimable sourire dont Dieu n’a gratifié que les humains ; il n’y a qu’un seul chemin : c’est celui qui conduit à Bethléem, et qui écrit en lettres d’or, sur fond de pauvreté, la plus belle histoire jamais racontée. Cette histoire, mes frères, elle est VRAIE ! Ce n’est pas un mythe, nous ne célébrons pas une légende imaginée par la Sainte Église, qui n’a pas l’habitude de mentir ; nous célébrons un fait historique, advenu en terre de Judée, au temps de l’empereur Auguste qui, par bonheur, avait la passion des statistiques, et qui donc ordonna un recensement de ce que l’on croyait être, à l’époque, tout l’univers. À la suite de Jules César, en procédant au cadastre de tout l’empire, Auguste, sans le savoir, va jeter sur la route les êtres les plus extraordinaires qui soient : Joseph et Marie, en direction de Bethléem, et il va ainsi contribuer à la poésie de l’histoire.

À travers ce fait, retenons bien ceci, mes frères, car la leçon est précieuse : c’est un recensement administratif, par nature aveugle, et peu soucieux des personnes, car il faut se mettre en route pour se faire inscrire dans sa ville d’origine, quel que soit l’état de santé, la fatigue ressentie, l’âge ou les empêchements de toute sortes ; c’est ce recensement, cet événement, - aussi plat que peut l’être un imprimé de la Sécurité Sociale -, mais déstabilisant aussi pour la vie quotidienne, qui va causer les circonstances merveilleuses de la Naissance de Jésus.

 

 

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Mes frères, disons-le tout de suite, les événements, de quelque nature qu’ils soient, sont une toile sur laquelle Dieu écrit notre histoire personnelle, et ces événements, si nous les contournons, - parce qu’ils nous déplaisent, parce qu’ils semblent contrarier l’idée que nous avions l’intention de servir, le projet auquel nous tenions par-dessus tout -, nous risquons alors de passer tout simplement à côté de notre bonheur le plus profond, celui que Dieu a pensé pour nous, celui qu’Il a rêvé depuis toute éternité.

J’insiste, mes frères, il a fallu ce recensement, il a fallu que Joseph et Marie soient bousculés dans leur existence et, par la suite, rejetés, puisque les portes d’une auberge se sont fermées devant eux, pour que l’étable de Bethléem, - reproduite en cette nuit dans toutes les églises du monde, et dans des multitudes de maisons -, devienne le palais de Dieu ; et une mangeoire, Son berceau.

Si Jésus était né tranquillement à Nazareth, bien au chaud, sur la couche de Marie ou, plus dignement, eu égard à Son état, dans la demeure du grand prêtre ; croyez-moi, Noël n’aurait pas reçu le pouvoir de fasciner les hommes : nos crèches et nos santons n’auraient jamais vu le jour et, plus encore, le Christ n’aurait pas pu montrer, dès la première heure, - et cela eût été grandement dommage -, jusqu’où Dieu était capable d’aller pour nous manifester Son Amour fou ? Car il fallait, en premier lieu, que Jésus dise au monde, en poussant Son premier cri, qu’Il venait pour sauver, en épousant leurs conditions, les plus oubliés de la terre !

Chateaubriand l’a magnifiquement exprimé, dans un lyrisme inégalé, et voici ses mots : « Jésus n’est point né dans la pourpre, mais dans l’asile de l’indigence, et par ce premier acte de Sa vie, Il s’est déclaré, de préférence, le Dieu des misérables. » Mais surtout, mes frères, ne vous inquiétez pas : les misérables, c’est nous ! C’est au fond TOUTE l’humanité ! Mais tout de même, tout de même, il est vrai qu’il y a chez Dieu une sorte d’attrait, de préférence, pour les pauvres, pour les laissés-pour-compte, pour les moins lotis. C’est ainsi, on ne changera pas Son goût ! Et puis reconnaissons objectivement que l’humble condition que Jésus a épousée n’offusque pas, en principe, les êtres les plus nantis ; tandis que si le Christ était né dans un contexte d’abondance, les pauvres se seraient sentis gênés et, peut-être même, lâchés par Dieu.

Par conséquent, j’y reviens, qu’il s’agisse de ce fameux recensement ou des conditions difficiles, voire pénibles, et inattendues surtout, dans lesquelles le Sauveur est né, souvenons-nous que ces faits, humainement peu favorables au Christ, ont servi Sa cause.

Et si cette nuit, nous comprenons que Dieu nous conduit, en créant de toutes pièces des circonstances, des situations, des événements, ou en les permettant, les années qui nous restent à vivre seront heureuses ! Parce qu’au lieu de nous constituer en arbitres de la vie, nous en serons les humbles serviteurs, et mille surprises seront alors possibles, venant directement de Dieu notre Père, Lui qui sait mieux que personne ce qu’il nous faut en matière de bonheur. C’est dire qu’il faut se laisser conduire par Dieu, mes frères, comme on se laisse emporter par un amour.

Marc-Aurèle, empereur et philosophe du IIème siècle après Jésus-Christ, possédait déjà la juste lumière, lorsqu’il donnait ce conseil à l’un de ses disciples, - écoutez l’empereur ! - : « Réfléchis, disait-il, réfléchis souvent à l’enchaînement de toutes choses dans le monde et à leurs rapports réciproques. Les choses sont, pourrait-on dire, entrelacées les unes aux autres et, partant de là, elles ont les unes pour les autres une mutuelle amitié, en vertu de la connexion qui les entraîne. Nous, mes frères, cette connexion, nous l’appelons Dieu, et seize siècles plus tard, Balzac ne craignait pas d’annoncer, haut et fort, que l’homme supérieur, c’est celui qui épouse les événements et les circonstances.

Malheureusement, mes frères, nous n’en sommes plus là, n’est-ce pas ? Je ne vous apprends rien, ça fait longtemps que cette sagesse nous a quittés. Les hommes, c’est-à-dire nous, NOUS voulons tout maîtriser, tout organiser, tout tenir, tout décider par nous-mêmes, et le présent, et l’avenir ; nous voulons tout obtenir, et tout de suite, n’être contrariés en rien. Et tout ce qui nous gêne aux entournures de la vie nous met dans des états de révolte, de mécontentement, de tristesse, et c’est grave ! Nous ne sommes plus capables d’adaptation ! La voiture ne démarre pas, un train a du retard, on crie comme des putois que c’est inadmissible ! Et il y a peut-être pourtant, derrière ces circonstances, que nous jugeons négatives, pas moins qu’une intervention divine, voulant peut-être nous préserver d’un danger imminent.

Et nous, mes frères, qui sommes des amis de Jésus, il y a aussi cette parole extraordinaire de Saint-Paul, qui ne doit pas cesser de nous habiter, parce qu’elle est pleine d’Espérance ; on la trouve dans la Lettre aux Romains, chapitre 8, verset 28, écoutez-la : « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu », TOUT, tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ! Et Saint-Augustin, en commentant ce verset, ira même jusqu’à dire : « Même le péché ! » Tout concourt, ou, si vous préférez, tout finit par concourir au bien de ceux qui aiment Dieu. C’est dire que les événements, mes frères, quels qu’ils soient, positifs ou négatifs à nos propres yeux, mais aussi nos rencontres, nos liens, nos amitiés, entrent mystérieusement dans un plan qui nous échappe. Voyez : même une relation amoureuse, qui ne s’est pas continuée sur le temps, - c’est certes regrettable ! -, mais un enfant a vu le jour, et cet enfant, qui est un bien, Dieu le Voulait. C’est Dieu qui recycle le mal, et qui en fait jaillir un bien.

Mes frères, si cette nuit, nous gardons cette lumière de sagesse dans notre cœur, et surtout, si nous nous décidons à prendre la vie comme elle nous est donnée, avec ses joies, ses douleurs, ses limites, ses grâces ; croyez-moi, la sérénité sera au rendez-vous de nos journées ; nous ne perdrons jamais la paix intérieure. Et progressivement, alors que les années nous auront offert le recul nécessaire, pour regarder notre vie, nous comprendrons à quel point nous avons été conduits par Dieu, avec Intelligence et Amour.

Les événements de notre vie sont VOULUS par Dieu, et confiés à notre garde. C’est à la fin seulement que nous y verrons clair ; la preuve, eh bien, la voici, miraculeusement présente en cette Nuit Sainte. Après bien des épreuves et la fatigue du voyage, Dieu met sous les yeux de Joseph, qui était perdu, ne savait plus où aller ; sa femme était enceinte, sur le point d’accoucher ; Dieu met sous ses yeux une pauvre étable, et là, rien ne va manquer : de la paille fraîche, un âne, un bœuf, au souffle puissant, une mangeoire, facilement adaptable en berceau. Et pour couronner le tout, par-delà la tendresse infinie de Joseph et de Marie, l’arrivée inattendue des bergers qui, au chant du Gloria, alertés par les anges, ont laissé leurs moutons et se sont précipités vers la Crèche, plus pauvres que Job, mais plus heureux que Crésus. Et les voilà maintenant, ces bergers, devant la grotte, nos chers bergers, - c’est ainsi que je les imagine -, recoiffant de leurs doigts leurs cheveux noirs et frisés, ajustant leur tunique, pour paraître plus dignes devant un enfant, dont les yeux ne sont pas encore ouverts.

 

 

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Mes frères, redisons-nous ce soir, comme jamais, et cela nous fait du bien, que ces hommes, ces bergers, étaient méprisés par leurs concitoyens, voilà la vérité ! Leurs coutumes rustres, leur vie de nomades, les mettaient dans l’impossibilité de pouvoir fréquenter le Temple et la Synagogue ; ils étaient exclus ! Et par conséquent, ils ne pouvaient pas vivre les observances légales, et c’est pourquoi personne n’enviait leur sort, c’était les rebuts de la société ! Eh bien, laissez-moi, ce soir, vous dire ceci : sans doute, parmi ces bergers, certains devaient trouver leur vie bien rude, et voulaient en changer. Eh bien, en la Nuit Sainte de Noël, je suis sûr que pas un seul parmi eux n’a regretté son propre destin, apparemment méprisable. En voyant Dieu venir les chercher, EN PREMIER, pour qu’ils assistent, aux premières loges, au sommeil de l’Enfant-Jésus, ils ont dû comprendre, comme jamais, que leur existence difficile, leur profession méprisée, et peu enviable, avait du prix, et n’était donc pas un empêchement au bonheur.

Partout, mes frères, on peut être heureux ! Puissions-nous, en cette Nuit de Noël, ne pas oublier cette grande vérité, car le bonheur n’est pas dans le rêve, dans la nouveauté à tout prix, dans l’accumulation des biens, dans l’usage immodéré de l’argent, dans la position sociale, dans l’idolâtrie du bien-être, non ! Le bonheur, il est dans le contentement de ce que l’on a, il est dans une certaine habitude de vie qui rassure et stabilise, il est dans l’acceptation de nos limites et de notre condition sociale, il est dans la volonté de faire suinter la joie du présent. Il est dans les petits plaisirs de la vie, il est dans la petite omelette que l’on partage à deux sur un coin de table, il est dans un engagement que l’on tient, il est dans un amour que l’on continue d’estimer sur le temps, il est dans l’admiration que l’on porte à l’être cher, il est dans la volonté de le soutenir à tout prix, il est dans la conscience de la chance que l’on a d’être aimé. Il est dans un simple baiser, bien pensé, que l’on donne uniquement pour combler, il est dans un regard prolongé que l’on porte avec attention sur celle ou celui que l’on aime. Il est dans une harmonie que l’on veut à tout prix construire, ou préserver, au sein de la famille. Il est dans le désir d’aimer, même celui qui nous déçoit, il est dans la volonté de pardonner, si aiguë qu’ait été l’offense. Il est dans le parfait oubli de soi-même, et dans la mort de nos égoïsmes, il est dans les yeux du vieillard, qui est heureux de recevoir un baiser de ses petits-enfants, il est dans le sourire immaculé de vos fils et de vos filles, qui se pendent à votre cou avec confiance. Il est dans le temps que l’on consacre à ses enfants, pour les écouter ou jouer avec eux.

Eh oui, le bonheur, il est pour nous ! Si nous avons compris, comme l’a dit si joliment Diderot, que l’homme le plus heureux, c’est celui qui fait le bonheur d’un plus grand nombre d’autres.

Tout est là, il n’y a rien à faire ! Le bonheur se cache dans l’amour que nous éprouvons les uns pour les autres, et plus précisément encore, dans l’amour que nous partageons. Oui, grâce à l’amour, mais écoutez-moi bien mes frères, en cette Nuit Sainte ; grâce à l’amour que nous jetons dans les actes les plus quotidiens, le plus banal de notre vie peut devenir le plus sublime ! D’ailleurs, regardez, contemplez, ça CRÈVE les yeux ! Marie, la Mère de Dieu, l’Immaculée Conception, la plus belle et la plus parfaite créature que le monde ait connue, qu’a-t-Elle fait d’extraordinaire, en cette Nuit Sainte ? Après avoir mis au monde Son Enfant, Elle L’a emmailloté, comme font toutes les mères, pour que leur petit soit bien au chaud, protégé par l’amour le plus concret qui soit.

Oui, mes frères, je vous le dis parce que je vous aime, et qu’avec le Christ, - pardonnez cette prétention -, je veux vous sauver du désespoir, du non-sens, du mal-être !

Je vous le dis ce soir, mes frères, au nom de toute la Sainte Église, aimez votre vie quotidienne ; c’est en l’aimant qu’elle vous apparaîtra plus belle qu’elle ne semblait.

Oui, livrons-nous à l’amour, qui est la seule réalité capable de transfigurer la vie, et puis surtout, n’oublions jamais que notre drame à nous, pauvres humains, c’est que l’on a souvent peur d’un bonheur trop simple ; alors on se complique, et on le perd.

Mes frères bien-aimés, je vous souhaite de passer de bonnes et Saintes fêtes de Noël, dans la Foi indéfectible en notre Seigneur Jésus-Christ, qui est DIEU, qui nous attend après la mort, et qui, en venant parmi les hommes, en épousant notre condition humaine, nous supplie d’aimer notre vie, telle qu’elle est, et de faire confiance, plus que jamais, à Dieu notre Père, qui la conduit, jour après jour, magnifiquement, quoi qu’on en pense. Amen. »

 

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

 

 

Père Zanotti-Sorkine - Noël 2009

 

 

Père Zanotti-Sorkine - Noël 2010

 

 

Père Zanotti-Sorkine - Noël 2012

 

 

 

Prédications mp3

du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

 

 

 

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Paroisse Saint-Vincent de Paul

("Les Réformés")

8, Cours Franklin Roosevelt

13001 Marseille

 

Adresse postale :

BP 90 003

13191 Marseille Cedex 20

 

Tél. : 04 91 48 57 45

 

Email : paroisse.st-vincentdepaul@orange.fr

 

ACCUEIL :

 Tous les jours (sauf le dimanche)

de 9h00 à 12h00 et de 13h à 16h30 dans l’église

 

 

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MESSES DU DIMANCHE :

Messe du samedi à 18h30

Messe du dimanche à 10h30

 

 

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MESSES EN SEMAINE :

Tous les jours à 18h30

Messe du samedi à 12h10

 

Prêtre : Michel-Marie ZANOTTI-SORKINE

 

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 08:49

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"Heureux les artisans de paix,

car ils seront appelés fils de Dieu !" 

Matthieu 5 : 9 ("Béatitudes", La Nouvelle Bible Segond)

 

 

"Beati pacifici, quoniam filii Dei vocabuntur." 

Evangelium Secundum Matthaeum 5:9 (Nova Vulgata)

 

 

אשרי האנשים הרודפים שלום, כי הם ייקראו 'בני-אלוהים' 

9:5 הבשורה על-פי מתי

 

 

هَنِيئِاً لِلعامِلِينَ عَلَى إحلالِ السَّلامِ، لِأنَّهُمْ سَيُدعَونَ أبناءَ اللهِ

9:5 ﻣﺘﻰ

 

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Prière pour la paix du Saint Père François

 

"Seigneur Dieu de paix, écoute notre supplication !

Nous avons essayé tant de fois et durant tant d’années de résoudre nos conflits avec nos forces et aussi avec nos armes ; tant de moments d’hostilité et d’obscurité ; tant de sang versé ; tant de vies brisées, tant d’espérances ensevelies… Mais nos efforts ont été vains. À présent, Seigneur, aide-nous, Toi ! Donne-nous, Toi, la paix ; enseigne-nous, Toi, la paix ; guide-nous, Toi, vers la paix. Ouvre nos yeux et nos cœurs et donne-nous le courage de dire : "plus jamais la guerre" ; "avec la guerre, tout est détruit !". Infuse en nous le courage d’accomplir des gestes concrets pour construire la paix. Seigneur, Dieu d’Abraham et des Prophètes, Dieu Amour qui nous a créés et nous appelle à vivre en frères, donne-nous la force d’être chaque jour des artisans de paix ; donne-nous la capacité de regarder avec bienveillance tous les frères que nous rencontrons sur notre chemin. Rends-nous disponibles à écouter le cri de nos concitoyens qui nous demandent de transformer nos armes en instruments de paix, nos peurs en confiance et nos tensions en pardon. Maintiens allumée en nous la flamme de l’Espérance pour accomplir avec une patiente persévérance des choix de dialogue et de réconciliation, afin que vainque finalement la paix. Et que du cœur de chaque homme soient bannis ces mots : division, haine, guerre ! Seigneur, désarme la langue et les mains, renouvelle les cœurs et les esprits, pour que la parole qui nous fait nous rencontrer soit toujours "frère", et que le style de notre vie devienne : shalom, paix, salam ! Amen."

 

Invocation pour la paix du Pape François après son pèlerinage en Terre Sainte, Vatican, le dimanche 8 juin 2014 (Invocation for peace, Vatican Gardens).

 

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دعاء من أجل السلام

 

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תפילה לשלום

 


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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 06:48
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 10:11

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« Des ténèbres à la Lumière :

une expérience fulgurante »

 

« À la demande d’une entrevue pour recueillir son témoignage, Christine Roy répond le plus naturellement du monde : « Si c’est la volonté du Seigneur, c’est d’accord ». Car, pour ce professeur des écoles, la foi est comme une respiration. Tous ses faits et gestes sont réalisés en référence et en lien avec Dieu. »

 

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« Vingt ans sans Dieu »

Issue d’une famille catholique pratiquante et ayant vécu ainsi jusque-là, Christine Roy s’est éloignée de Dieu vers l’âge de vingt ans. Des souffrances vécues pendant son enfance ont alors refait surface : « Je pleurais beaucoup et j’éprouvais souvent des désirs de suicide ». Ses études l’ont amenée à prendre contact avec des auteurs et des professeurs qui niaient l’existence de Dieu, ce qui la déboussolait et la révoltait, au point de se dire : « Dieu n’existe pas, on m’a menti ». Elle s’est alors mise à chercher la vérité. Cette question la hantait : qu’est-ce que la vérité ? Sac au dos, elle a voyagé, passé un mois et demi en Inde et au Népal, deux ans en Amérique latine… Elle y a vu beaucoup de misère et de souffrance, des hommes et des femmes mal nourris, des enfants exploités, des dirigeants utilisant leur pouvoir pour écraser ceux dont ils étaient censés assurer la vie et la sécurité, ce qui a creusé en elle un sillon de compassion qui guide aujourd’hui sa prière d’intercession pour le monde. Ella a vécu une quinzaine d’années, sans être mariée, avec le père de ses enfants. Elle résume cette période de sa vie en disant : « Je ne croyais plus ni en Dieu, ni en l’homme et j’étais fière de moi. Ni Dieu, ni maître ! Je faisais ce que je voulais et j’étais libre de toute contrainte ».

 

« La nuit lumineuse »

Vers l’âge de quarante ans, la « prof de gym » qu’elle était s’est vu forcer de marcher avec des béquilles, aux prises, pendant deux ans, avec un grave problème aux genoux. Au même moment, elle a découvert l’infidélité de son conjoint, alors que, pour elle, la fidélité était « une valeur sacrée ». Habitée par le découragement, la désespérance et l’idée du suicide, elle s’est retrouvée, une nuit, dans un champ, près de la déchetterie de son village, se sentant elle-même « un déchet ». « Je me suis roulée par terre, j’ai hurlé ma souffrance, je voulais mourir et je me demandais : « qui peut bien m’aider ? ». J’avais beau penser aux membres de ma famille, à des amis ; je ne voyais personne. Et tout à coup, j’ai senti mon cœur se déchirer en deux. Accroupie, les poings fermés, le visage tourné vers le sol, j’ai crié : « Dieu ! ». Instantanément, j’ai vu un rayon de lumière descendre du ciel, comme celui d’un puissant projecteur. En un instant, je ne souffrais plus, je n’avais plus froid. Rien. Aucune pensée ! J’ai ressenti que ce rayon de lumière, dans lequel je baignais, était Quelqu’un, une personne : l’Amour dans toute sa pureté et sa puissance et, intérieurement, je me suis exclamée : « Alors, tu existes ! ». Dieu était là pour moi, et j’ai compris qu’il était en même temps partout dans l’univers. Je suis restée là, enveloppée de cette magnifique lumière silencieuse et j’ai également eu la certitude que Dieu ne me retirait rien de ma personnalité. Puis, je me suis mise à marcher lentement sans savoir où j’allais, mais en me laissant guider, car j’avais confiance. Je suis sortie des champs, traversé le village et me suis arrêtée devant l’église. Sur le portail, il y avait une affiche avec l’horaire des messes. Je me suis alors rappelé mon enfance et mon adolescence de pratiquante et je me suis senti invitée à retourner à l’église, à la messe, à la prière… Puis, ce rayon de lumière – j’ai su par la suite que c’était l’Esprit Saint – m’a conduite jusqu’au cimetière où j’ai compris qu’il me fallait prier pour les âmes du purgatoire, ce que j’ai fait sur place. Le lendemain matin, je me suis réveillée avec une joie immense et le goût de crier au monde entier : « Dieu existe et il nous aime tous infiniment ! ».

 

« Les Sacrements, l’Adoration, la Prière… »

À la suite de cette expérience fulgurante, Christine a senti le besoin de trouver un accompagnateur spirituel, un prêtre qui ait « des réponses justes par rapport à ma vie passée ». Tout d’abord, elle a rompu avec son conjoint ; ensuite, contre toute attente, elle a réussi le concours de professeur des écoles et, un an après, elle a été guérie des genoux, lors d’un pèlerinage à Lisieux. Puis, au bout de deux mois et demi, dans une église, elle s’est senti poussée vers un homme, un moine, à qui elle s’est confessée pour la première fois depuis vingt ans. Ce dernier lui a dit : « Croyez que Dieu vous pardonne tous vos péchés et qu’il vous redonne votre âme de baptisée nouveau-né. Comme pénitence, vous allez faire de l’adoration, là-bas, dans la chapelle. Le Christ est vraiment présent dans cette hostie. Ouvrez-lui votre cœur et laissez entrer sa lumière ». Elle poursuit : « Arrivée devant l’ostensoir, j’ai dit : Dieu, si tu es là, je t’ouvre mon cœur, viens. Alors, de l’hostie, est sorti un rayon de lumière qui m’a enveloppé le cœur de tendresse ».

Quelques années plus tard, lors d’une retraite dans une maison de la Communauté des Béatitudes, elle a vécu une nuit complète d’adoration, durant laquelle « le Christ m’a montré son beau visage de ressuscité ».

Aujourd’hui, elle consacre une heure par jour à l’adoration, en plus d’assister quotidiennement à la messe. Elle a une vie de prière intense marquée par la récitation du chapelet et des psaumes, trois fois par jour, en union avec les Fraternités monastiques de Jérusalem. Elle a une dévotion particulière envers l’Esprit Saint, le Sacré-Cœur de Jésus et la Sainte Famille. Depuis ses séjours dans des pays en difficulté, elle se sent appelée à intercéder pour tous ces humains dans la misère et pour ceux qui en sont responsables. Avant de commencer son récit, elle a tenu à dire une dizaine de chapelets et à faire une prière à l’Esprit Saint, lui demandant de la guider dans tout ce qu’elle allait partager aux lecteurs de la Revue Sainte-Rita. Elle connaissait d’ailleurs la revue, dont ses parents sont de fidèles lecteurs. Elle exprime la conviction que, quand Dieu donne des grâces, il veut qu’elles soient partagées, ajoutant :

« Que la gloire de Dieu resplendisse sur ceux qui liront ce témoignage, pour qu’il porte les fruits que Lui désire ». Enfin, elle conclut par cette profession de foi : « Le Christ est vraiment présent dans l’Eucharistie et nous le recevons dans notre cœur lorsque nous communions. Il nous désire et nous attend avec un amour et une tendresse infinis, pour chacun de nous, à la messe, à l’adoration, dans la lecture de sa Parole et dans tous les sacrements de son Église, qui est vraiment son Corps. C’est ce qu’il me fait vivre et ressentir de plus en plus profondément dans mon cœur, car Dieu est mon Amour ! ».

 

« Dieu existe, je l’ai rencontré »

Le témoignage de Christine Roy n’est pas sans rappeler celui d’André Frossard. Contrairement à celle-ci, ce journaliste, conférencier et membre de l’Académie française a été élevé dans un milieu complètement athée, « celui où l’existence de Dieu ne se pose même plus » et dans « le seul village de France où il y eût une synagogue, et pas d’église ». Un jour, dans la chapelle des religieuses de l’Adoration réparatrice, rue Gay-Lussac, à Paris, il a rencontré le Christ « dans une silencieuse et douce explosion de lumière ». Il en a fait le récit dans « Dieu existe, je l’ai rencontré », paru en 1969. Christine Roy a fait la rencontre du Christ venu vers elle dans le silence de la nuit et dans un splendide « rayon de lumière », dans un champ et au cœur d’un immense désarroi. Elle s’est alors exclamée : « Alors, tu existes ! ». Celui qui est, qui était et qui vient était là pour André Frossard, en 1935, au beau milieu de la cité. Une soixantaine d’années plus tard, il était là aussi pour Christine Roy, en pleine campagne !

 

Source : © Revue Sainte Rita n° 634, mars 2014, pages 7-9. Propos recueillis par Michel Lemay.

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André FROSSARD

 

Élu en 1987 au fauteuil de l'’Académie française

Officier de la Légion d’honneur

Médaille de la Résistance

Croix de guerre 1939-1945

Essayiste

Journaliste

 

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Biographie

 

Né le 14 janvier 1915, à Colombier-Châtelot (Doubs).

 

Famille protestante du côté maternel ; grand-mère juive du côté paternel. Son père, secrétaire général du parti socialiste à 28 ans, fut après le congrès de Tours, à 30 ans, le premier secrétaire général du Parti communiste français.

 

Études discontinues au lycée Buffon, puis à l’École des arts décoratifs.

 

Converti au catholicisme, le 8 juillet 1935, dans la chapelle des religieuses de l’Adoration, rue d’Ulm.

 

Incorporé dans la marine en septembre 1936, mobilisé avec de brèves interruptions jusqu’en février 1941 (matelot, quartier-maître), second-maître, officier secrétaire d’état-major, officier du chiffre). Entré dans la Résistance dès sa démobilisation (réseau de camouflage du matériel de guerre repris à l’occupant).

 

Arrêté par la Gestapo de Lyon, le 10 décembre 1943, il est interné dans la “Baraque aux juifs” du fort Montluc. Il fut l’un des sept rescapés de la Baraque, soixante-douze détenus sur soixante-dix-neuf ayant été massacrés à Bron le 17 août 1944. A sa sortie de prison, il est de nouveau mobilisé par la marine jusqu’en décembre 1945. Il a été décoré de la Légion d’honneur à titre militaire, et promu officier par le général de Gaulle.

 

Après la guerre, il est rédacteur en chef de l’hebdomadaire Temps présent, où il succède à Hubert Beuve-Méry, appelé à fonder Le Monde.

 

Il est, successivement ou simultanément, rédacteur en chef de L’Aurore, du Nouveau Candide, chroniqueur au Point et à R.T.L., éditorialiste à Paris-Match, etc.

 

Depuis 1946, il rédige un billet quotidien (le “Rayon Z” de L’Aurore, puis le “Cavalier seul” du Figaro). En 1990, il avait écrit environ quinze mille articles.

 

Il donne chaque année de nombreuses conférences en France ou à l’étranger, principalement en Italie, où la ville de Ravenne l’a élu citoyen d’honneur en 1986.

 

Ses livres sont pour la plupart d’inspiration religieuse.

 

En 1990, Jean-Paul II l’a fait grand-croix de l’ordre équestre de Pie IX.

 

Il a été élu à l’Académie française, le 18 juin 1987, au fauteuil du duc de Castries (2e) et reçu sous la coupole le 10 mars 1988 par le R.P. Carré.

 

Mort le 2 février 1995

 

Source : Site officiel de l'Académie Française

 

 

"Mon père aurait voulu me voir rue d'Ulm. J'y suis allé à vingt ans, mais je me suis trompé de trottoir, et au lieu d'entrer à l'Ecole Normale Supérieure, je suis entré chez les religieuses de l'Adoration pour y chercher un camarade avec qui je devais dîner. Ce que je vais vous raconter n'est pas l'histoire d'une découverte intellectuelle. C'est le récit d'une expérience de physique, presque d'une expérience de laboratoire.

Poussant le portail de fer du couvent, j'étais athée. L'athéisme prend bien des formes. Il y a un athéisme philosophique, qui, incorporant Dieu à la nature, refuse de lui accorder une personnalité séparée et résout toutes choses dans l'intelligence humaine : rien n'est Dieu, tout est divin ; cet athéisme là finit en panthéisme sous la forme d'une idéologie quelconque.

L'athéisme scientifique écarte l'hypothèse de Dieu comme impropre à la recherche et s'emploie à expliquer le monde par les seules propriétés de la matière, dont on ne se demandera pas d'où elle vient.

Plus radical encore, l'athéisme marxiste non seulement nie Dieu mais lui signifierait son congé s'il venait à exister ; sa présence importune entraverait le libre jeu de la volonté humaine.

Il existe également un athéisme des plus répandus et que je connais bien, l'athéisme idiot ; c'était le mien. L'athée idiot ne se pose pas de question. Il trouve naturel d'être posé sur une boule de feu recouverte d'une mince enveloppe de boue séchée, tournant sur elle-même à une vitesse supersonique et autour d'une espèce de bombe à hydrogène entraînée dans la giration de milliards de lampions d'origine énigmatique et de destination inconnue. J'étais encore cet athée-là en passant par la porte de la chapelle, et j'étais toujours à l'intérieur. L'assistance à contre-jour ne me proposait que des ombres, parmi lesquelles je ne pouvais distinguer mon ami, et une espèce de soleil rayonnant au fond de l'édifice : je ne savais pas qu'il s'agissait du Saint-Sacrement. Cette lumière, que je n'ai pas vue avec les yeux du corps, n'était pas celle qui nous éclaire, ou qui nous bronze ; c'était une lumière spirituelle, c'est à dire comme une lumière enseignante et comme l'incandescence de la vérité. Elle a définitivement inversé l'ordre naturel des choses. Depuis que je l'ai entrevue, je pourrais presque dire que pour moi Dieu seul existe, et que le reste n'est qu'hypothèse.

On m'a dit souvent : - Et votre libre arbitre ? On fait décidément de vous ce que l'on veut. Votre père était socialiste, vous êtes socialiste. Vous entrez dans une chapelle, vous voilà chrétien. Si vous étiez rentré dans une pagode, vous seriez bouddhiste ; dans une mosquée, vous seriez musulman.

A quoi je me permets parfois de répondre qu'il m'arrive de sortir d'une gare sans être un train."

 

Source : André Frossard, Dieu en question (DDB, 1990).

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 21:34

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Père Lucien Deiss, spiritain

compositeur de plus de 460 cantiques

né en 1921 à Eschbach (Bas‑Rhin)

mort le 9 octobre 2007 à Chevilly-Larue (Val-de-Marne)

 

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"Ô Seigneur, envoie Ton Esprit(ZL103)

Psaume 104 (103), "Splendeur de la Création" (K17)

 

12-Station-of-the-Cross-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Extrait de l'homélie de Mgr Fréchard

lors de la sépulture du Père Lucien Deiss

samedi 13 octobre 2007

 

"...Qui écoute ta parole, Seigneur, ne verra jamais la mort. En Lucien DEISS nous accompagnons jusqu’à sa dernière demeure, un religieux, un prêtre qui, durant toute sa vie, a subi la fascination de la Parole de Dieu et qui l’a servie avec assiduité par une recherche exigeante. Par le chant il arrachait à notre lecture habituée des paroles de feu pour les planter dans notre vie de croyants. Il voulait donner à cette Parole de vie une dimension nouvelle d’expression joyeuse afin de permettre au peuple de Dieu de mémoriser cette Parole et d’en vivre davantage dans toutes les situations de son existence.

Il nous a fait chanter la parole des prophètes, des Apôtres, de Jésus lui-même, de la grande Tradition de notre Eglise. Des textes importants pour sa foi et la nôtre, parce qu’ils les avait longtemps portés dans sa prière et dans une recherche pastorale souvent liée à celle de Jean-Marie Lustiger, alors aumônier des étudiants de Paris. Textes importants aussi pour sa propre vie et pour la nôtre, parce qu’il les avait vécus dans sa chair vive. Il les habitait, ils avaient pris place dans la mémoire de sa foi. Il les partageait avec ses frères, non seulement francophones, mais d’autres ères linguistiques, notamment anglophones des Etats-Unis d’Amérique.

Cette parole pour lui était une question de vie profonde. De vie quotidienne d’abord, dans le sens de donner signification aux gestes habituels, aux circonstances de la vie quotidienne, notre prière, notre joie, notre peine, notre souffrance aussi. Dans la prière secrète comme dans la prière liturgique. Il gardait un attachement réel au chant grégorien de la Parole de Dieu. Il en avait inspiré le goût à combien de religieux au cours de leurs études ? Sous sa direction la polyphonie classique avait trouvé une interprétation d’une grande qualité au service de la même Parole.

Qui écoute ta Parole, Seigneur, ne verra jamais la mort, il possède en lui la vie éternelle. A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Sans te voir nous t’aimons, sans te voir nous croyons et nous exultons de joie, Seigneur, sûrs que tu nous sauves, nous croyons en toi. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, Dieu de tendresse et Dieu de pitié, Dieu plein d’amour et de fidélité, Dieu qui pardonnes, …Souviens-toi de Jésus Christ ressuscité d’entre les morts. Souvent, ses amis et moi nous le lui avons chanté à son chevet. Grâce à Lucien Deiss, l’un des derniers conseils de saint Paul à son disciple Timothée habite désormais la mémoire de nombreux croyants, il nourrit leur espérance.

Son désir était encore plus ambitieux, épousant pleinement le renouveau de la liturgie née de Vatican II, ce n’était pas seulement une question de mémoire vive à nourrir avec soin, mais de lui offrir l’écrin le plus prestigieux au cœur de la célébration liturgique, de l’Eucharistie. Il n’est plus alors question de nous souvenir ensemble, c’est bien davantage de vivre la réalité vivifiante de Jésus mort et ressuscité, son offrande totale à son Père dans sa Pâque. Dans la liturgie chrétienne, nous sommes contemporains du sommet de notre histoire humaine, quand poussé par l’Esprit éternel, Jésus, l’Agneau de Dieu, est définitivement victorieux du péché du monde par l’amour de son Cœur transpercé et victorieux pour toujours de la mort des hommes au matin de Pâques.

Le Corps du Christ que nous partagerons n’est-il pas le Verbe, la Parole de Dieu dont nous parle saint Jean, qui a pris chair dans le sein de Marie ? Qui écoute ta Parole, Seigneur, ne verra jamais la mort. Je suis le Pain de vie, Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour. Amen."

 

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 07:17

Malala-Yousafzai-Pakistan-parousie.over-blog.fr.jpg

Malala Yousafzai

Ourdou, Urdu : ملالہ یوسف زئی‎

Pachto, Pashto, Pachtoune : ملاله یوسفزۍ

née le 12 juillet 1997 à Mingoradistrict de Swat

(Province de Khyber PakhtunkhwaPakistan)

 

 


Malala à l'ONU : "Les talibans voulaient nous réduire au silence, mais ils ont échoué" by Le Monde.fr

 

 

Malala-Yousafzai-United-Nations-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"This is the compassion that I have learnt from

Muhammad-the prophet of mercy,

Jesus Christ and Lord Buddha."

 

"C'est la compassion que j'ai apprise de Mahomet,

le prophète de la miséricorde,

de Jésus-Christ et du Seigneur Bouddha."

 

 

"The pen is mightier than sword."

"Le crayon est plus puissant que l'épée."

 

 

"Our words can change the world."

"Nos paroles peuvent changer le monde."

 

 

"Education is the only solution. Education First."

"L'Éducation est la seule solution. L'Éducation d'abord."

 

Malala aux Nations Unies, le vendredi 12 juillet 2013

 

 


Malala poursuit son combat pour l'éducation by euronews

 

 

Malala-Yousafzai-at-the-UN-7.12.2013-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 


Malala humbles UN with speech calling for education for... by euronews-en

 

 

Malala's speech at the United Nations

July 12, 2013

 

"...In the name of God, The Most Beneficent, The Most Merciful.

Honourable UN Secretary General Mr Ban Ki-moon,

Respected President General Assembly Vuk Jeremic,

Honourable UN envoy for Global education Mr Gordon Brown,

Respected elders and my dear brothers and sisters...;

Today, it is an honour for me to be speaking again after a long time. Being here with such honourable people is a great moment in my life...

I don’t know where to begin my speech. I don’t know what people would be expecting me to say. But first of all, thank you to God for whom we all are equal and thank you to every person who has prayed for my fast recovery and a new life. I cannot believe how much love people have shown me. I have received thousands of good wish cards and gifts from all over the world. Thank you to all of them. Thank you to the children whose innocent words encouraged me. Thank you to my elders whose prayers strengthened me.

I would like to thank my nurses, doctors and all of the staff of the hospitals in Pakistan and the UK and the UAE government who have helped me get better and recover my strength. I fully support Mr Ban Ki-moon the Secretary-General in his Global Education First Initiative and the work of the UN Special Envoy Mr Gordon Brown. And I thank them both for the leadership they continue to give. They continue to inspire all of us to action.

Dear brothers and sisters, do remember one thing. Malala day is not my day. Today is the day of every woman, every boy and every girl who have raised their voice for their rights.

There are hundreds of Human rights activists and social workers who are not only speaking for human rights, but who are struggling to achieve their goals of education, peace and equality. Thousands of people have been killed by the terrorists and millions have been injured. I am just one of them.

So here I stand.... one girl among many.

I speak – not for myself, but for all girls and boys.

I raise up my voice – not so that I can shout, but so that those without a voice can be heard.

Those who have fought for their rights:

Their right to live in peace.

Their right to be treated with dignity.

Their right to equality of opportunity.

Their right to be educated.

Dear Friends, on the 9th of October 2012, the Taliban shot me on the left side of my forehead. They shot my friends too. They thought that the bullets would silence us. But they failed. And then, out of that silence came, thousands of voices. The terrorists thought that they would change our aims and stop our ambitions but nothing changed in my life except this: Weakness, fear and hopelessness died. Strength, power and courage was born. I am the same Malala. My ambitions are the same. My hopes are the same. My dreams are the same.

Dear sisters and brothers, I am not against anyone. Neither am I here to speak in terms of personal revenge against the Taliban or any other terrorists group. I am here to speak up for the right of education of every child. I want education for the sons and the daughters of all the extremists especially the Taliban.

I do not even hate the Talib who shot me. Even if there is a gun in my hand and he stands in front of me. I would not shoot him. This is the compassion that I have learnt from Muhammad-the prophet of mercy, Jesus christ and Lord Buddha. This is the legacy of change that I have inherited from Martin Luther King, Nelson Mandela and Muhammad Ali Jinnah. This is the philosophy of non-violence that I have learnt from Gandhi Jee, Bacha Khan and Mother Teresa. And this is the forgiveness that I have learnt from my mother and father. This is what my soul is telling me, be peaceful and love everyone.

Dear sisters and brothers, we realise the importance of light when we see darkness. We realise the importance of our voice when we are silenced. In the same way, when we were in Swat, the north of Pakistan, we realised the importance of pens and books when we saw the guns.

The wise saying, “The pen is mightier than sword” was true. The extremists are afraid of books and pens. The power of education frightens them. They are afraid of women. The power of the voice of women frightens them. And that is why they killed 14 innocent medical students in the recent attack in Quetta. And that is why they killed many female teachers and polio workers in Khyber Pukhtoon Khwa and FATA. That is why they are blasting schools every day. Because they were and they are afraid of change, afraid of the equality that we will bring into our society.

I remember that there was a boy in our school who was asked by a journalist, “Why are the Taliban against education?” He answered very simply. By pointing to his book he said, “A Talib doesn’t know what is written inside this book.” They think that God is a tiny, little conservative being who would send girls to the hell just because of going to school. The terrorists are misusing the name of Islam and Pashtun society for their own personal benefits. Pakistan is peace-loving democratic country. Pashtuns want education for their daughters and sons. And Islam is a religion of peace, humanity and brotherhood.

Islam says that it is not only each child’s right to get education, rather it is their duty and responsibility.

Honourable Secretary General, peace is necessary for education. In many parts of the world especially Pakistan and Afghanistan; terrorism, wars and conflicts stop children to go to their schools. We are really tired of these wars. Women and children are suffering in many parts of the world in many ways. In India, innocent and poor children are victims of child labour. Many schools have been destroyed in Nigeria. People in Afghanistan have been affected by the hurdles of extremism for decades. Young girls have to do domestic child labour and are forced to get married at early age. Poverty, ignorance, injustice, racism and the deprivation of basic rights are the main problems faced by both men and women.

Dear fellows, today I am focusing on women’s rights and girls’ education because they are suffering the most. There was a time when women social activists asked men to stand up for their rights. But, this time, we will do it by ourselves. I am not telling men to step away from speaking for women’s rights rather I am focusing on women to be independent to fight for themselves.

Dear sisters and brothers, now it's time to speak up.

So today, we call upon the world leaders to change their strategic policies in favour of peace and prosperity.

We call upon the world leaders that all the peace deals must protect women and children’s rights. A deal that goes against the dignity of women and their rights is unacceptable.

We call upon all governments to ensure free compulsory education for every child all over the world.

We call upon all governments to fight against terrorism and violence, to protect children from brutality and harm.

We call upon the developed nations to support the expansion of educational opportunities for girls in the developing world.

We call upon all communities to be tolerant – to reject prejudice based on cast, creed, sect, religion or gender. To ensure freedom and equality for women so that they can flourish. We cannot all succeed when half of us are held back.

We call upon our sisters around the world to be brave – to embrace the strength within themselves and realise their full potential.

Dear brothers and sisters, we want schools and education for every child’s bright future.

We will continue our journey to our destination of peace and education for everyone. No one can stop us. We will speak for our rights and we will bring change through our voice.

We must believe in the power and the strength of our words. Our words can change the world.

Because we are all together, united for the cause of education. And if we want to achieve our goal, then let us empower ourselves with the weapon of knowledge and let us shield ourselves with unity and togetherness.

Dear brothers and sisters, we must not forget that millions of people are suffering from poverty, injustice and ignorance. We must not forget that millions of children are out of schools. We must not forget that our sisters and brothers are waiting for a bright peaceful future.

So let us wage a global struggle against illiteracy, poverty and terrorism and let us pick up our books and pens. They are our most powerful weapons.

One child, one teacher, one pen and one book can change the world.

Education is the only solution. Education First."

 

 

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