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  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 16:02

Marie Guérin dans la cuisine du Carmel de Lisieux

 

Marie Louise Hélène Guérin

Sœur Marie de l’Eucharistie

née et ondoyée le 22 août 1870 à Lisieux

baptisée le 14 septembre 1870

entrée au Carmel de Lisieux le 15 août 1895

en la Fête de la Glorieuse Assomption de Marie

Profession perpétuelle le jeudi 25 mars 1897

 Prise de Voile le 2 juin 1897

morte le 14 avril 1905 au Carmel de Lisieux

à 34 ans et moins de 8 mois

 

Marie Guérin (à droite) et sa soeur aînée Jeanne bébés

 

« Marie Guérin entra au Carmel de Lisieux, le 15 août 1895, et prononça ses voeux sous le nom de Soeur Marie de l'Eucharistie.

Elle se fit remarquer par son grand esprit de pauvreté et sa patience au milieu de longues souffrances. « Je ne sais pas si j'ai bien souffert, dira-t-elle pendant sa maladie, mais il me semble que THÉRÈSE me communique ses sentiments et que j'ai son même abandon. Oh ! si je pouvais comme elle mourir d'amour ! Ce ne serait pas étonnant, puisque je fais partie de la légion des petites victimes qu'elle a demandées au bon Dieu... Je veux mourir en disant à Jésus que je l'aime. »

Ce désir fut réalisé. Elle mourut le 14 avril 1905, âgée de 34 ans, et ses dernières paroles furent celles-ci : « Je ne crains pas de mourir ! oh ! quelle paix !... Il ne faut pas avoir peur de la souffrance... Il donne toujours la force... Mon JÉSUS, JE VOUS AIME ! »

 

Piété de sa tante et de son oncle,

tuteurs de Marie Guérin

« Du haut du ciel, Thérèse sut lui rendre ses soins maternels. Pendant sa dernière maladie, elle la protégea visiblement. Un matin, on la trouva paisible et radieuse : « Je souffrais beaucoup, dit-elle, mais ma petite Thérèse m'a veillée avec tendresse. Toute la nuit je l'ai sentie près de mon lit. A plusieurs reprises, elle m'a caressée, ce qui m'a donné un courage extraordinaire. » Mme Guérin avait vécu et mourut comme une sainte, à l'âge de 52 ans. Elle répétait, le sourire sur les lèvres : « Que je suis contente de mourir! C'est si bon d'aller voir le bon Dieu ! Mon Jésus, je vous aime. Je vous offre ma vie pour les prêtres, comme ma petite Thérèse de l'Enfant-Jésus. » C'était le 13 février 1900.

M. Guérin, après avoir, pendant bien des années, employé sa plume à la défense de l'Eglise et sa fortune au soutien des bonnes oeuvres, mourut saintement, tertiaire du Carmel, le 28 septembre 1909, dans sa 69e année. »

"Histoire d'une âme", commentaires, chapitre III.

 

Marie Guérin (à droite) et sa soeur Jeanne petites filles

 

 

Poème-prière à Marie Guérin

Sœur Marie de l’Eucharistie

 

Ô Père Tout-Puissant, Dieu de Miséricorde, qui avez daigné, par Votre Fils Bien-Aimé Jésus-Christ, notre Sauveur et notre Seigneur, nous faire la grâce d’une âme sainte de Normandie, Marie Guérin, Sœur Marie de l’Eucharistie, à imiter et à méditer, nous Vous rendons grâce et Vous supplions d’entendre notre prière.

Cette pieuse carmélite, conformément à Votre Adorable et Parfaite Volonté, et à l’instar de sa cousine Thérèse du Carmel de Lisieux, a désiré souffrir et s’offrir comme victime d’holocauste à l’Amour Miséricordieux de Jésus, son Époux éternel, sous le patronage de Saint-Joseph, Père et Protecteur des Vierges Épouses du Christ, en criant jusqu’à son dernier souffle qu’elle aimait son Divin Fiancé trois fois Saint de tout son cœur, et en soupirant après sa patrie céleste.

Avec Isidore et Céline Guérin, ses très chers oncle et tante, plus affectueux avec leur nièce Marie qu’un père et une mère, et par le Cœur Immaculé de Notre-Dame du Mont Carmel, nous Vous prions, Ô Seigneur d’Amour et de Tendresse, de nous accorder, par les mérites et les vertus héroïques de Votre servante Marie Guérin, les grâces que nous implorons de Votre Bonté, et malgré l’abîme de notre indignité que nous Vous demandons de noyer dans l’océan insondable de Votre Miséricorde, nous sommes confiants en la puissante intercession de notre petite Sœur Marie de l’Eucharistie auprès de Vous.

Nous réfugiant sous le manteau maternel de notre Très Sainte Mère Marie, Mère de Toute Grâce et de Toute Joie, nous Vous prions aussi de nous faire le don d’une Foi ferme et constante, confiante et inébranlable, humble et contagieuse, qui nous donne une force prodigieuse et un courage surnaturel pour accomplir des miracles, en vertu des Saintes Écritures*, en particulier pour le bien de nos frères et sœurs souffrants, pour la guérison et le salut de nos semblables, ainsi que pour le repos éternel des âmes du purgatoire.

Enfin, pour l’édification de chacun et pour la Gloire de Votre Très Saint Nom, Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, nous Vous prions de glorifier bientôt sur cette terre Sœur Marie Guérin de l’Eucharistie en lui accordant l’honneur des autels de Votre Sainte Église.

Petite Marie, Carmélite de Lisieux, qui es montée si jeune rejoindre ton petit Jésus au Ciel, daigne nous exaucer promptement et souvent avec notre petite Thérèse dans tous nos besoins et nos supplications, par le Sacré-Cœur Eucharistique de Jésus, notre Rédempteur Éternel, et pour Sa plus grande Gloire. Amen.

 

Poème composé par Patrick ROBLES le vendredi 19 juin 2015 à Puget-Théniers (Alpes-Maritimes).

 

* « C'est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible. »

Matthieu 17 : 20 (Louis Segond)

 

 

« 12 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père ;

13 et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. »

Jean 14 : 12-13 (Louis Segond)

 

 

« Petite soeur chérie, communie souvent, bien souvent,

voilà le seul remède si tu veux guérir. »

Extrait d'une lettre de Sainte Thérèse à sa cousine Marie Guérin.

 

 

Marie Guérin (avec le chapeau) avec sa soeur Jeanne (à gauche)

et Céline Martin (à droite) dans la pièce de théâtre en photos

"Voyage excentrique aux Cordillères des Andes" (juillet 1894)

 

 

Biographie de Marie Guérin

 

Marie Guérin par le P. Piat - chap. 1

Source : archives du Carmel de Lisieux

 

Extraits de la biographie de Marie Guérin rédigée par le P. Stéphane-Joseph Piat, franciscain (1899-1968). Le livre, épuisé, a été publié par l'Office Central de Lisieux en 1967. Ces extraits sont mis en ligne avec la gracieuse autorisation de l'Office Central de Lisieux. Le Père Piat a longuement rencontré les soeurs de Thérèse au parloir et a en obtenu des informations très précises ; on le consulte encore aujourd'hui en s'appuyant sur la rigueur de ses dates et des évènements mentionnés.

 

A la Pharmacie Guérin
 

A l'ombre des hautes tours de la cathédrale Saint- Pierre, en plein cœur du Lisieux pittoresque et médiéval, la pharmacie Guérin dressait jadis sa silhouette austère, alignant, en position d'angle, sur la Place et la Grande- Rue, sa double façade classique à quatre étages.

Sans égard pour la lignée d'apothicaires qui, depuis 1550, s'étaient succédé en ce lieu, sans considération surtout pour la relique d'histoire thérésienne que cons­tituait cette demeure, les bombardements de 1944 ont jeté bas ce témoin du passé. Les Buissonnets survivent en leur enclos de mystère. De l'altière maison qui leur fut pour un temps fraternellement associée, il ne reste plus pierre sur pierre.

Celui qui la recevait des mains de M. Fournet, à l'été de 1866, Isidore Guérin, était destiné à devenir une des personnalités les plus en vue de sa cité d'adoption. Né le 2 janvier 1841 à la caserne de Saint-Denis-sur-Sarthon, dans l'Orne, transplanté, trois ans plus tard, à Alençon, il avait grandi, espiègle et volage, sous le regard indulgent de ses parents, parmi les caresses de ses deux sœurs, Elise et Zélie, qu'il suivait, en benjamin quelque peu gâté, à près d'une décade d'intervalle.

Au terme de brillantes études à l'école des Frères, puis au lycée public, délaissant la carrière médicale que les siens convoitaient pour lui et qui avait fait l'objet de ses premières aspirations, il s'était laissé tenter par le démon de la chimie. Un bref stage sur place, plusieurs années à l'Ecole de Pharmacie de Paris, un internat au service chirurgical de l'hôpital de Bicêtre, enfin, en mai 1866, le diplôme de pharmacien de première classe emporté de haute lutte, lui avaient permis de briguer la succession de M. Pierre Fournet. Il avait été assez heureux pour s'imposer de surcroît à l'atten­tion de la seconde fille de son prédécesseur Le mariage, conclu le 11 septembre 1866, avait définitivement scellé son entrée en fonctions et son introduction dans la société lexovienne.

C'était un joli gars qu'Isidore Guérin, avec sa figure expressive et mobile, son front vaste que couronnait une opulente chevelure d'artiste, son regard vif et droit, ses moustaches bien taillées, l'allure svelte et martiale d'un officier du second Empire. Par ses mœurs turbulentes, il avait longtemps inquiété la tendresse jalouse de ses proches.

Pierre-Célestin Fournet s'était uni, le 11 novembre 1839, à Elisa Petit. Il en eut quatre enfants, dont deux morts en bas âge. Deux filles survécurent. La plus jeune, Céline, née le 15 mars 1847, épousa Isidore Guérin. L'aînée, Marie-Rosalie, se maria, le 7 juillet 1861, à César Maudelonde, et mit au monde cinq enfants : Ernest, Henry, Marguerite, Céline et Hélène.

équivoques du Quartier Latin, sa foi, sans chavirer, avait subi quelque déclin. Il avait frôlé l'aventure, et l'on chuchotait sous le manteau l'épisode tragique de certaine rixe où il avait échappé de justesse à un coup d'épée. Caractère entier, batailleur et volontiers fron­deur, il bravait les semonces de sa sœur Visitandine Elise, « la sainte Fille du Mans », comme on l'appelait, qui l'accusait avec une amusante indignation, et non sans exagération, de « boire l'iniquité comme l'eau ».

Il est vrai que Sœur Marie-Dosithée le morigène sans ménagement. Elle a beau rappeler à l'occasion le dicton cher à sa mère, qu' « on fait la barbe aux gens comme ils ont le menton », il faut à Isidore, à défaut d'humble docilités une réelle philosophie pour accepter sans broncher certaines algarades. Quelques silences pro­longés soulignent par périodes les limites de sa patience. Il veut bien se faire auditeur du Père Félix à Notre-Dame, réciter en fin de journée trois Ave Maria... mais jeûner pendant le carême et assister à deux Messes en semaine, c'est, pour l'heure, forcer la dose ! La tendresse, d'ail­leurs, reprend toujours le dessus et renoue le fil des missives. N'est-ce pas son aînée qui l'a, de ses prières, sauvé comme par miracle quand le croup, jadis, menaçait de l'emporter ? Et puis, les suffrages d'une moniale exemplaire ne sont pas à dédaigner lorsqu'on affronte un examen ou qu'on songe à s'installer ?

Plus fine et mieux avertie des réalités, Zélie Guérin, la future maman de Thérèse, vouait à son cadet une confiance obstinée. Ses lettres se faisaient insinuantes pour l'engager à visiter chaque jour le sanctuaire de Notre- Dame des Victoires. Elle le mettait en garde contre les promiscuités malsaines, en alléguant les souvenirs du vaillant M. Martin, qui naguère avait su vaillamment se défendre des « odeurs de Paris ». A l'occasion elle le gourmande de courtiser une tête légère, beauté toute en façade sur laquelle on ne peut faire fond.

Elle n'aura de repos que le jour où l'alliance avec Céline Fournet aura donné à Isidore une compagne de choix et, qui plus est, apparentée aux meilleures familles de la haute société lexovienne, comptant dans la galerie des ancêtres Thomas-Jean Monsaint, ancien vicaire d'Orbec-en-Auge, massacré, en haine de la foi, le 2 septembre 1792, à l'Abbaye. Grande et bien faite, encore que de complexion délicate et plutôt maladive, la jeune épouse séduisait avant tout par son exquise douceur. Dans sa petite enfance, ne la punissait-on pas de ses étourderies en l'attachant au pied d'une table avec un fil léger qu'elle n'eût pas brisé pour un empire ? Sa bonté enveloppante contribuera puissam­ment à tempérer ce qu'il y avait de brusque et d'auto­ritaire dans le caractère de son mari.

La pharmacie Guérin est des mieux situées. Les jours de marché, on voit s'arrêter à la porte les calèches des maisons les plus huppées du pays d'Auge. M. Guérin aime son métier et ne ménage pas sa peine. Sa probité est universellement reconnue. Sa compétence le fera

désigner comme expert chimiste par le Tribunal et comme membre du Conseil d'Hygiène. Il aime s'isoler pour des expériences en son appartement du second, qui deviendra légendaire dans la famille et donnera le frisson aux fillettes, en raison des analyses viscérales qu'il dut y pratiquer. Les qualités commerciales ne lui manquant pas, le succès semblait assuré. Le départ sera néanmoins difficile. La trésorerie est souvent à sec. La droguerie, achetée le 16 juin 1870, deviendra une cause de déboires, avant de flamber toute dans un malencontreux incendie, le 27 mars 1873. Restaurée, il faudra la fermer le 1er novembre 1883. Mme Martin soutient le jeune foyer de ses encouragements et de ses prières, M. Martin de ses conseils et le cas échéant, de son crédit, jusqu'à ce que l'affaire ait surmonté les difficultés initiales et atteint un degré de réelle pros­périté. Entre Alençon et Lisieux se noue une correspon­dance régulière, coupée de rares visites qui sont un événement.

C'est sur le plan spirituel surtout que les exemples de la rue Saint-Blaise se révèlent opportuns. Isidore Guérin ne reviendra que progressivement à la foi pleinement vécue. Son épouse, pratiquante certes, d'une étonnante maturité de jugement et d'un bel équilibre moral, n'avait pas reçu au foyer de spéciales leçons de ferveur. Son père ne fréquentait l'église qu'aux mariages et aux enter­rements. Les Fournet, de notoriété publique, étaient plus riches d'écus que de convictions religieuses. Du mot « Fournet », par interversion des lettres, les malins composaient « fortune ». Encore qu'il fît parfois figure de « parent pauvre » dans ce monde grassement nanti d'entreprises de rapport et de gentilhommières, le ménage Guérin sacrifia quelque peu à la tyrannie des relations de salon. Il fallut l'influence exercée par M. et Martin pour que les Lexoviens adoptassent peu à peu, l'épouse d'abord, puis, à son heure, son impétueux et loyal mari, le ton et le rythme joyeux d'une existence exemplairement chrétienne. L'évolution sera assez sensible pour qu'Isidore compte bientôt parmi les notables de la paroisse Saint-Pierre. On le voit, en 1874, participer à la fondation de la Conférence Saint-Vincent de Paul et du Cercle Catholique, puis entrer dans le Conseil de Fabrique de la Cathédrale, dont il sera nommé trésorier. Plus tard, il aidera à constituer la Société Civile de la nouvelle Ecole des Frères et appor­tera pour un temps son concours à la Conférence Saint-Louis de Gonzague.

Plus que toute autre. Soeur Marie-Dosithée applaudira à cette transfiguration. Les lettres de la Visitandine à Isidore sont désormais empreintes d'une sereine allé­gresse. Elle relève sa noble devise : « Je ferai les affaires du Bon Dieu et IL fera les miennes. » Elle admire sa foi ; elle va jusqu'à la comparer à celle d'Abraham. Elle en vient à le féliciter d'avoir, au temps de sa jeunesse, traversé Indemne les orages de la Capitale. Nous voilà loin du ton quelque peu sermonneur dont, jadis, elle reprenait les fredaines, somme toute vénielles, de l'étu­diant gavroche. Elle ne croit pas pour autant sa mission terminée. La Visitation du Mans reste le « haut lieu » d'où l'Esprit souffle sur toute la famille. C'est de là que vient le conseil, aussitôt mais en pratique, d'établir saint Joseph comme intendant de la pharmacie. Une corres­pondance régulière apporte à Lisieux comme à Alençon le parfum de la spiritualité salésienne, avec des formules où l'on pressent déjà certains traits de la « Petite Voie » :

« Moi, écrit la Visitandine, je vais au bon Dieu tout comme je le ferais à mon Père, même avec beaucoup plus de confiance et d'abandon. » — « Dieu aime d'un amour extrêmement tendre ceux qui s'abandonnent à Lui, et la mère n'a pas tant de tendresse pour son petit enfant que le Seigneur en a pour l'âme abandonnée. » — « Il faut avoir la foi et la confiance, faire ce qui dépend de nous, vivre en paix, et Dieu prendra soin de nous immanquablement. » « Notre-Seigneur ne veut point de forçats à son service. »

Pour ponctuer et illustrer ces enseignements, la «Sainte Fille » envoie à son frère l'Introduction à la Vie Dévote et aussi l'Année Sainte de la Visitation, douze volumes hagiographiques de huit cents pages, qu'on se dispute, dit-on — heureux temps ou heureuse illusion de l'épistolière ! — à la bibliothèque paroissiale du Mans.

En 1875, quand M. Guérin, inquiet pour sa santé, se rendra à la Grotte de Lourdes, il recevra cet encoura­geant billet : « Il n'est pas question, pour obtenir un miracle, d'être digne ; les plus indignes sont souvent les mieux exaucés ; et qui donc est digne ici-bas ? Ce sont les plus misérables, mais qui ont le plus de confiance ; à ceux-là, toutes les grâces. Cependant il est sûr qu'il faut soumettre sa volonté à celle de Dieu et ne vouloir que ce qu'il veut, mais aller à cœur large et ouvert recourir à sa bonté ; il faut être enfant à son égard, mais un enfant confiant... Moi, je suis heureuse... je vais à Dieu comme à mon Père, et avec cela je ne m'embarrasse de rien... et crois-tu que j'aurai à me repentir d'agir de la sorte, et que je trouverai mon Dieu moins généreux que je l'ai cru ? »

Le cadet, désormais, répond aux avances de sa grande sœur. En même temps qu'il lui adresse maints médi­caments et force largesses, il lui confie « ses pécheurs », car le voilà qui, à son tour, s'improvise convertisseur d'âmes, notamment au chevet de ses amis malades. Par-dessus tout, il recommande au Mans les intentions du foyer.

Les berceaux n'ont pas tardé à ensoleiller la maison. Le 24 février 1868, était née une petite Jeanne qui se verra toujours l'objet des prédilections paternelles. Le 22 août 1870, Marie-Louise-Hélène, dont le souvenir inspire ces pages, faisait son entrée dans la vie. Elle fut ondoyée le jour même de sa venue. Les cérémonies complémen­taires du baptême eurent lieu le 14 septembre. M. Martin fit fonction de parrain. Il aimera toujours tendrement cette jolie brunette, qu'il appellera « la Grecque », à cause de ses grands yeux de jais expressifs et profonds, et qui sera bientôt la compagne de jeux de sa Thérèse.

Le 16 octobre 1871, un garçon, ardemment attendu, n'apparaîtra que pour mourir dès réception du sacre­ment. Cette cruelle épreuve sera pour Mme Martin l'occasion d'adresser aux parents éplorés une émou­vante lettre de condoléances où, avec l'autorité de ses multiples deuils héroïquement supportés, elle chante l'honneur des mères chrétiennes qui donnent des élus au Ciel. Mme Guérin correspond à ces sentiments, si l'on en juge par le ton abandonné de sa réponse :

« Si Dieu m'a retiré cet enfant, c'est assurément pour son plus grand bien. Il s'est montré un bon Père pour nous puisqu'il a permis qu'il puisse être baptisé. Ce pauvre petit n'a pas connu les souf­frances de la vie. Dieu l'a mis tout de suite dans son beau Ciel. Toutes ces pensées-là me donnent de la résignation, car, vous le savez mieux que moi du reste, c'est là seulement où l'on peut puiser le courage. »

Sœur Marie-Dosithée intervient à son tour pour panser la blessure. Elle continuera d'apaiser l'âme inquiète de sa belle-sœur, elle l'invitera à moins se tourmenter comme aussi à montrer plus de fermeté dans l'éducation de la petite Jeanne. Quand elle sentira la mort approcher, elle encouragera encore les siens dans ce testament où passe par endroits un accent prophétique :

« Dieu, Dieu seul sera votre récompense. Je vous ai remis à ses soins, je suis tranquille sur vous, vous réussirez ; mais alors dans la prospérité, ne vous élevez pas, que vos goûts et votre petit train de maison soient modestes ; faites part de votre abondance aux pauvres, et vous verrez arriver votre dernier jour avec un visage riant. »

C'est jusqu'au bout la ligne du Docteur de Genève : « Filez le fil des petites vertus ».

A peine s'était-on partagé les reliques de la Visitandine qu'un nouveau deuil allait assombrir et, finalement, rapprocher les foyers d'Alençon et de Lisieux. Le 28 août 1877, MME Martin est terrassée par le mal terrible qui la minait depuis longtemps. Avant de partir, elle a, dans un suprême regard, confié à sa belle-sœur les futures orphelines. Déjà, dans la perspective de sa mort, M. Guérin avait proposé le transfert du foyer de M. Martin à Lisieux où le voisinage de leur Tante aiderait à parfaire l'éducation des enfants. L'offre, renouvelée avec insis­tance au lendemain des funérailles, ayant été agréée, il se mit en quête d'une maison et dénicha, en bordure du Parc de l'Etoile, le gracieux cottage des Buissonnets qui, par son initiative, entrerait dans l'histoire. Le mercredi 14 novembre 1877, il amenait lui-même à Lisieux ses cinq nièces que le père rejoindrait peu après, ses affaires entièrement liquidées. Marie, l'aînée, avait dix-sept ans et demi. Pauline en avait seize, Léonie qua­torze, Céline huit et demi. Quant à Thérèse, elle attein­drait cinq ans, le 2 janvier suivant.

Les deux familles, désormais, fusionneront au point de paraître n'en faire qu'une. Il s'en faut toutefois que le climat fût exactement le même de part et d'autre. On sait la simplicité patriarcale qui régissait l'existence solitaire de M. Martin et la formation de ses filles. M. et M™e Guérin n'avaient pas, en matière d'éducation, des principes aussi rigides. Dans la répression de ces défauts initiaux qui requièrent une surveillance de tous les instants et une Inébranlable fermeté, ils firent montre d'une certaine faiblesse. Leur Jeanne était quelque peu adulée. Quant à Marie, c'était un gai bambin, pétillant de malice, qui savait l'art de se faire pardonner ses fredaines par un bon mot. Très petite de taille et bien vite souffreteuse, elle dut aussi connaître les ménagements périlleux qu'exige une santé délicate. Ces nuances transparaissent dans les passages de l'Histoire d'une Ame qui ont trait aux rapports entre cousines.

Les affinités d'âge orientant les préférences, Céline Martin était devenue pour Jeanne une amie d'élection, cependant que Marie s'attachait à Thérèse plus jeune qu'elle de trois ans. Ensemble on fréquentait les cours des Bénédictines. On prenait volontiers rendez-vous place Saint-Pierre, pour gagner de concert l'Abbaye, sous l'œil vigilant des servantes de l'une et l'autre famille, Victoire et Marcelline. Le jeudi, on se retrouvait assez souvent en compagnie des fillettes de Mme Maudelonde, pour une promenade ou des jeux en commun, et, le dimanche, à tour de rôle, les enfants de M. Martin étaient invitées à la pharmacie, où leur père, le soir, à la clarté des étoiles, venait lui-même les chercher. C'est en de telles circonstances que Marie Guérin et Thérèse se muaient en anachorètes, retirées en une pauvre cabane, cultivant un maigre lopin de terre, se relayant à la contemplation. La fiction, un jour, les captiva tellement qu'elles continuèrent sur la rue j'innocente mimique et s'en allèrent, les yeux fermés, heurter violemment l'étalage de quelque marchand.

Aux grandes vacances, une excursion collective em­mène parents et enfants, dans un break loué pour la circonstance, à Saint-Ouen-le-Pin, où la grand-maman Fournet possède une modeste maison de plaisance.

Le séjour à la plage ajoute à ces rencontres l'agrément de la vie commune. En 1878,1885,1886,1887, Mr Guérin loue sur la côte pour un ou deux mois et invite tour à tour ses nièces à venir partager les charmes du chalet Colombe de Deauville, de la villa Marie-Rose ou du chalet des Lilas à Trouville. Thérèse s'y rendra plusieurs fois. Elle a gracieusement conté comment, ayant voulu attirer l'attention en imitant les doléances de Marie en ses migraines chroniques, elle n'avait réussi qu'à renou­veler à ses dépens la fable de l'âne et du petit chien. Se plaindre lui seyait si mal qu'on s'imagina que ses larmes cachaient quelque gros scrupule dont on voulut bien en vain la soulager.

A vrai dire, pendant toute cette période, Thérèse joua auprès de sa cousine un rôle d'ange gardien. Celle que, gentiment, elle appelait « Loulou » porta longtemps le poids d'une croissance prématurée. Elle devait souvent assister impuissante aux ébats de ses compagnes, assise à l'écart, frileusement emmitouflée dans une couverture. De fréquents maux de tête la tenaillaient ; des fluxions lui défiguraient le visage. Cela n'allait pas sans sautes d'humeur ni sans caprices, que Thérèse s'efforçait d'apai­ser avec des soins charmants et une bonne grâce infinie.

 

Au Procès de Béatification de la Carmélite, sa sœur Léonie et l'ancienne servante de la pharmacie, Marcelline, témoignèrent combien elle s'ingénia à distraire et à entourer la malade jusqu'à lui faire oublier ses infirmités.

Marie n'avait pas d'ailleurs que des phases de langueur. D'une intelligence aiguisée, elle s'était placée, en dépit de ses fréquentes absences, aux premiers rangs de sa classe. En ses heures de santé, légère comme un papillon, elle animait la ronde, plaisantait volontiers et courait éperdument sans souci des obstacles, ce qui lui valut maints accidents.

Mme Guérin, imitant ce qu'avait fait jadis Martin pour ses aînées, tint à préparer elle-même sa fille à sa première Communion. Elle composa à son usage de petites prières, simples, concrètes, inspirées des événe­ments liturgiques ou des incidents de la journée, dans lesquelles elle passait en revue les défauts à élaguer, les vertus à acquérir. Tout s'achève en résolutions et en supplication vers Dieu. L'accent est mis sur l'humilité du cœur et la sanctification des devoirs d'état. La morgue à l'égard du personnel domestique est impitoyablement réprimée. Voici un modeste échantillon de cette littérature maternelle :

« O mon Jésus, hier, je vous avais promis d'être bien sage, et voilà qu'il m'est arrivé de répondre mal à la bonne. Ah ! que je suis ingrate ! J'ai donc oublié que cette pauvre fille n'est pas heureuse comme je le suis. Elle est privée de sa mère et de toutes sortes de joies. O mon aimable Jésus, faites que jamais je ne retombe dans cette faute ; aidez-moi à être polie et douce envers les bonnes.

Que je me souvienne qu'elles sont mes égales et qu'un jour, au Ciel, elles auront peut-être une place bien plus élevée que la mienne. Pardonnez-moi, Jésus, oubliez mon ingratitude, et, pour ma pre­mière Communion, ornez mon âme des vertus qui vous plaisent, surtout de l'humilité. »

 

Bien qu'il fut un moment question de la retarder pour son étourderie comme en raison des maladies qui avaient écourté son temps de catéchisme, Marie fit sa première Communion dans la chapelle des Bénédictines, le 2 juin 1881. Cette cérémonie, préparée à coups de sacrifices, l'impressionna vivement, si l'on en juge par ce passage d'une lettre que, du Carmel, elle adressera plus tard à Marcelline, entrée, elle aussi, au cloître :

« Nul mieux que moi ne peut vous dire qu'en ce jour, le plus beau de ma vie, Jésus m'a appelée à la vie religieuse, et nous nous sommes promis fidélité. »

En grandissant, la fillette s'initiera peu à peu au cuite de l'effort. Sa santé s'affermissent progressivement, elle voudra imiter ses cousines dans leurs fréquents exercices de piété, freinée en cela par ses parents soucieux de lui épargner la moindre fatigue et inquiets peut-être en secret de voir s'éveiller en elle des symptômes de vocation. Elle n'aura point licence de lire la biographie de Sainte Thérèse d'Avila que Pauline, entrée au Carmel le 2 octobre 1882, avait envoyée aux Buissonnets.

Marie s'était ouverte précocement à l'attrait de l'humi­lité. Estimant qu'elle n'avait d'aptitudes que pour les

travaux les plus obscurs, elle s'était, toute petite, imposé pendant quelques jours l'apprentissage des tâches domes­tiques. L'essai fut concluant sans doute, car sa jeune imagination s'apaisa, assurée désormais d'une situation. En réalité, elle était brillamment douée des dons de l'esprit et du cœur. Tempérament d'artiste, sa voix avait une limpidité de cristal et des vibrations célestes qui ravissaient M. Martin et lui valaient de la part de son père le surnom de « petit rossignol ». Pianiste exercés, ses doigts couraient sur le clavier avec une agilité de virtuose, cependant que son âme passait toute en son jeu.

Elle était seule à méconnaître ses talents, uniquement soucieuse de s'effacer, paraissant ne tenir à rien. Une de ses cousines, Céline Maudelonde, lui ayant demandé un morceau de musique qui était son triomphe, elle s'en dépouilla sur-le-champ, et il n'en fut plus jamais question. C'est que déjà la grâce la travaillait en profondeur. La terrible épreuve des scrupules qui la poursuivra jusqu'à la fin l'affecta dès l'enfance, contribuant à la dégoûter du monde et de ses vanités. L'exemple de Thérèse l'incitera au suprême détachement.

On sait le rôle actif joué par M. Guérin dans la vo­cation de sa nièce. Résolument hostile d'abord à ce départ d'une enfant de quinze ans, troublé malgré tout par l'éminence de ses vertus, l'Oncle et tuteur s'était finalement incliné sous la motion de l'Esprit Saint. Il i'"a même jusqu'à revoir et corriger de sa main la lettre de supplique adressée par la future postulante à l'Evêque de Bayeux, à son retour d'Italie.

Cette phase de démarches et d'incertitudes ne fut pas sans émouvoir l'âme ardente de Marie Guérin. Elle s'afflige de perdre sa douce confidente ; elle l'aime assez toutefois pour épouser sa cause. Dans une lettre qu'elle lui adresse en la Ville Eternelle, elle insère ces phrases qui prennent à distance des allures de prédic­tion :

« ...Rien de neuf dans notre Lisieux, mais, pour Rome, c'est autre chose ! Il renferme un trésor dont il ne se doute pas et qu'il fera bien de me rendre bientôt, car l'absence de ma petite Thérèse commence à me sembler bien longue. Enfin, pour faire passer le temps, je prie beaucoup pour sa grande intention et le succès de son voyage. »

Auprès de celle qu'elle aime « non pas comme une cousine, mais comme une sœur et une vraie soeur », elle s'acquitte d'une mission qui a une portée historique :

« Pauline m'a chargée de te dire qu'elle désirait fortement que tu parles au Souverain Pontife au sujet de ton entrée au Carmel. S'il ne passe pas auprès de toi, elle voudrait que tu ailles au-devant de lui pour demander la grâce que tu souhaites avec tant d'ardeur. »

Le lundi 9 avril 1888, Marie Guérin, les yeux humides, embrassait sa cousine à la porte de clôture, désireuse déjà, par le meilleur d'elle-même, de la rejoindre un jour sur la Montagne du Carmel.

 

 

Marie Guérin par le P. Piat - chap. 2

 

La victoire sur le monde

 

La pharmacie de la Place Saint-Pierre était en plein essor quand s'ouvrit pour son propriétaire une succes­sion fastueuse. M. Auguste David, ancien notaire à Evreux, demeuré veuf et sans descendance à la tête d'une opu­lente fortune, voulut rectifier les inégalités de certains partages antérieurs en choisissant pour héritiers ses cousins issus de germains, les enfants de Mme Fournet. Il n'avait jamais fait montre de sentiments chrétiens, non plus que sa très mondaine épouse, née Léonie Charvet, décédée subitement en son carrosse, le 29 août 1869. Quand il se sentit mortellement atteint, à soixante- quinze ans, il manda Isidore Guérin à son chevet, en sa somptueuse demeure de la Musse. Celui-ci apporta avec lui le seul objet qui manquât au décor, un Crucifix. Il fut assez heureux pour réconcilier avec Dieu le vieil­lard, qui expira le 22 août 1888, après avoir exprimé sa gratitude en ces mots : « Guérin, je vous dois mon salut. »

 

L'époux de Céline Fournet eut en outre la tâche, à litre de légataire universel, de débrouiller l'écheveau compliqué du testament. Un hôtel princier au chef-lieu de l'Eure, une résidence d'été à deux lieues de distance, un mobilier d'art, des valeurs et des terres formaient un patrimoine imposant que les familles Maudelonde et Guérin se répartirent à l'amiable, à charge de pour­voir à un certain nombre de legs secondaires attribués en viager. L'esprit d'entente fraternelle était si vif, le désintéressement si sincère que nulle ombre de chicane n'altéra jamais la solution parfois délicate de ces épi­neuses questions d'argent. On laissa même à l'état indivis, à l'effet de l'occuper tour à tour à la belle saison, la propriété de la Musse, cet ancien domaine seigneurial qui surplombait de sa coquette villa et de ses quarante et un hectares de jardins, de bois et de parcs, la sinueuse vallée de l'Iton.

Cette acquisition inattendue déchargeant M. Guérin de tout souci d'avenir lui permit de modifier totalement l'axe de ses travaux. Le 8 décembre, il cédait sa phar­macie. Le 20 avril 1889, il acquérait une maison de maître à Lisieux, 19, rue Paul Banaston. 11 l'occupait vers la fin de l'année, après un bref passage rue Condorcet et aux Buissonnets, hélas ! déserts, depuis le départ de M. Martin pour le Bon Sauveur et l'exode momen­tané de ses deux filles à Caen.

L'existence de l'ancien pharmacien sera désormais celle d'un notable, au sens d' « autorité sociale » qui s'attachait alors à ce mot.

Membre, depuis 1869, du Cercle littéraire, il peut enfin satisfaire à loisir sa passion des études scienti­fiques et des choses de l'esprit. Le soir, à la veillée, il aime lire à ses filles, et aussi à ses nièces, quand Léonie et Céline logent sous son toit, des morceaux choisis du théâtre classique : Corneille, Racine, Molière, ou des scènes étincelantes de Shakespeare. Voltaire, on le notera, n'est pas de son répertoire. Il fraye avec de hautes personnalités politiques et compte parmi ses frères d'armes sur le champ de l'apostolat Paul-Louis Target qui fut ministre plénipotentiaire à La Haye, avant de devenir député du Calvados.

Monarchiste invétéré, M. Guérin se range de surcroît parmi les fervents de la « Libre Parole » de Drumont. Conservateur, dans tous les sens du terme, son instinct de bibliothécaire, son flair d'archiviste, le portent à compulser, classer et tenir à jour les papiers où s'inscrit le destin de la famille, ce qui, plus tard, facilitera providentiellement les recherches des historiens que tentera la prestigieuse aventure thérésienne. Son cahier sera le livre de raison où ils puiseront, comme en un document notarié, les précisions généalogiques et chronologiques, cepen­dant que la postérité lui devra maintes lettres, minutieu­sement cataloguées, de M^» Martin et de ses filles.

Par-dessus tout, ce sont les intérêts de la foi qui sollicitent son dévouement. Si, en fait de pratique sacramentaire, il en est resté aux habitudes du temps, ne s'approchant de la Sainte Table qu'aux jours de fête, il a fondé, en 1885,

à l'instigation d'ailleurs du père de Thérèse, le groupe­ment de l'Adoration Nocturne qui, malheureusement, ne lui survivra pas. Aux processions de la Fête-Dieu où il tenait un cordon du dais, le Saint Sacrement s'arrêtait au reposoir qu'il édifiait en sa demeure et qu'il voulait somptueux. C'est ainsi qu'en une année particulièrement néfaste, il fit dresser une croix de verres colorés portant cette inscription : « Plus on l'outrage, plus elle brille. » Il réalise, dans le style bourgeois de l'époque — et l'expression, ici, n'a rien de péjoratif — le type de l'homme d'oeuvres, dont la bourse s'ouvre largement à toutes les détresses et pour toutes les bonnes causes, et qui n'hésite pas davantage à y aller d'une démarche, d'une présidence de réunion, d'un discours ou d'un article, chaque fois que la gloire de Dieu ou le bien des âmes sont en jeu. L'appui qu'il donne aux Missions lui vaudra même de devenir parrain d'un roi noir ; mais ce n'est pas l'honorariat qu'il recherche. Militant, il paie de sa personne, avec ce goût de la protestation et de la riposte qu'éveillaient alors, dans l'élite catho­lique, les approches de la persécution.

Cette fin de siècle sent la poudre. On n'en est pas encore au « régime abject », mais déjà, sur les pas de Jules Ferry, les laïcisateurs sont à l'œuvre ; les mots d'or­dre des Loges s'inscrivent peu à peu dans la législation.

Devant cette vaste offensive stratégique qui trouvera, hélas ! les croyants divisés et désemparés, M. Guérin a vite discerné les deux positions-clés à défendre coûte

que coûte : l'école et la presse. Il fait partie du Comité scolaire lexovien ; il soutient de ses deniers l'effort tenace des fils du Chanoine champenois que Léon XIII portera bientôt sur les autels, Jean-Baptiste de la Salle. Il honore de sa présence, et souvent de sa parole, leurs distributions de prix. Pour loger l'école des filles, il fait personnellement l'achat d'un immeuble à destination commerciale qui gardera dans son nouvel usage le titre du Bon Pasteur. Jusqu'à son dernier souffle, se souve­nant des crises de sa jeunesse, il luttera pour garder au Christ l'âme des générations montantes, ce « blé qui lève » que chantera demain René Bazin.

Pour faire front aux ennemis de l'Eglise et défendre la cause sacrée de ses libertés, le journal lui paraît une arène de choix. L'image, le fait divers et la publi­cité n'ont pas encore envahi les colonnes des périodiques en renom. Les batailles d'idées s'y livrent fiévreusement. M. Guérin, d'une plume incisive et lucide, se fait l'avocat de la vérité. Peu soucieux de porter sa prose aux feuilles dites « républicaines », avec le sens très particulier que le mot revêt à l'époque, il collabore volontiers au Normand qui, depuis 1833, rayonne, deux fois par semaine, le mardi et le samedi, dans la ville et l'arrondissement de Lisieux. Des événements de politique locale vont l'ame­ner, en octobre 1891, à y jouer un rôle de premier plan.

Les âpres débats du Parlement ont peu à peu gagné la province. Le visage calme du plantureux pays normand, ses mœurs paisibles et sages s'en trouvent bientôt bouleversés. Lisieux même s'éveille aux disputes du forum sous l'impulsion d'un folliculaire, alors en mai d'arri­visme, et dont l'âge et le Pouvoir assagiront l'humeur, Henry Chéron. Soit désir d'amuser la galerie, soit besoin de se tailler une clientèle, ce jeune avocat de vingt-quatre ans a lancé un organe avancé : Le Progrès Lexovien, où, comme on dit alors « il mange du curé ». Le 23 octobre 1891, sa verve ordinairement légère se fait soudain hargneuse. A l'occasion d'une Lettre de Léon XIII à Mgr Gouthe-Soulard, il s'en prend à la tourbe des « Vaticanards » et au Papa lui-même, qu'il ose accuser de « dérailler ».

M. Guérin bondit sous l'outrage, il connaît person­nellement l'insulteur. En 1884, celui-ci a passé quelques mois à son service comme élève en pharmacie, ce qui lui a fourni l'occasion de donner des leçons d'accordéon à Marie et de se faire entendre de la petite Thérèse. A l'époque, Henry Chéron ne dédaignait pas de jouer des cantiques ; il avait même amené à faire ses Pâques un collègue retombé dans l'indifférence. Raison de plus pour ne pas tolérer le scandale.

C'est ainsi que, le 3 novembre 1891, le polémiste du Normand se déchaîne pour réprimer l'insolence de son ancien stagiaire mué soudainement en grand-maître ès anticléricalisme. L'article, relevé de formules piquantes, a du souffle, de l'élan, presque de la passion. Il demande ses titres au gamin qui portait hier courte culotte et qui toise aujourd'hui de si haut les autorités morales les

plus indiscutées, li ironise sur ses prétentions. Puis, élevant le débat, il venge noblement le Pape «de génie dont la récente Encyclique Rerum Novarum sur « la con­dition des ouvriers » vient de susciter, à travers le monde, un vaste courant d'admiration :

« Il déraille, celui que des nations hérétiques choisissent comme médiateur.

« Il déraille, celui dont la science immense est consignée dans des écrits lumineux et profonds qui vivront plus longtemps que la prose du Progrès.

« Il déraille, celui qui seul a pu trouver la solution de cet infrangible nœud gordien qu'on appelle la question sociale, que, ni les économistes les plus habiles, ni les philosophes les plus profonds, ni les politiciens les plus perspicaces, n'ont pu encore dénouer.

« Il déraille, celui qui donne à la France les marques d'une sollicitude et d'une affection toute paternelle, qui gémit de ses malheurs, qui se réjouit de ses gloires et qui la déclare sa fille privilégiée.

« Il déraille, celui qui, JAMAIS, entendez-vous bien, n a prononcé que des paroles de paix, de miséricorde et de pardon, celui qui jamais n'a mendié les vains applaudissements de la foule.

« Il déraille, celui qui, seul, sans armée, sans allié, rit, au milieu de son Vatican, de la rage impuissante de la meute révolutionnaire... »

La conclusion jaillit d'elle-même : « De quel côté est l'inconvenance ? Lequel « déraille », du Saint-Père ou du Progrès ? » La signature, droite comme une lame d'épée, est précédée de cette fière protestation : « Un Vaticanard qui demande qu'on respecte sa foi religieuse comme il entend respecter celle des autres. »

La riposte ne se borne pas à cette apostrophe venge­resse. Le Normand, en dépit de ses soixante années d'existence, est alors bien près de sombrer, par défaut de collaborateurs et de crédits, M. Guérin connaît la maison, y ayant plus d'une fois apporté le concours de son talent littéraire. Sollicité de s'engager à fond, après un temps d'hésitation, il vole à son secours, la renfloue financièrement et assume la charge de rédacteur principal, vouant à cet apostolat, pour lui primordial — n'a-t-on pas dit que « saint Paul, s'il revenait, se ferait journaliste ? » — avec un attrait indéniable pour les joutes contradictoires, un culte de la vérité, une dia­lectique serrée, un respect de l'adversaire, en un mot.

Promu aux plus vastes responsabilités municipales, parlementaires et gouvernementales, Henry Chéron dépouillera peu à peu le sectarisme d'antan. Il gardait ou fond du cœur pour M. Guérin une véritable estime. Quand l'étoile de sainte Thérèse montera à l'horizon, il aimera rappeler les heures de sa jeunesse où il la rencontrait avec sa cousine dans la pharmacie de la Place Saint-Pierre. Sa bienveillance pour la famille Martin e! pour le Carmel ne se démentira jamais. Comme Maire de Lisieux, il facilitera les mani­festations grandioses en l'honneur de la Sainte et le développement des pèlerinages. On lui devra la création de l'avenue triomphale qui mène à la Basilique. La religieuse qui ensevelit l'homme d'Etat retrouva sur lui, avec une croix d'or et une médaille de la Sainte Vierge, une image thérésienne. Si la vigilance de l'entourage ne permit pas au prêtre d'approcher du lit du mourant, une absolution donnée à la dérobée rejoignit ce qui restait en lui, vivace, des souvenirs pieux du premier âge et autorise à espérer que celui qui connut Thérèse enfant la connaît maintenant dans sa gloire.

une probité intellectuelle et une droiture de cœur, qui forcèrent l'admiration.

Cette attitude n'est pas sans risques. On cherche à le salir, on le provoque en duel. Il écarte l'insulte avec mépris et refuse de se battre autrement qu'à coups d'arguments, montrant que le vrai courage consiste à rester intraitable dans sa foi, en comptant pour rien le faux honneur du monde. Six années durant, il tiendra le poste, en dépit des attaques de rhumatisme arti­culaire qui, fréquemment, lui torturent le côté droit, ce qui fera dire à Thérèse, avec une légitime fierté :

« N'est-ce pas pour la gloire de Notre-Seigneur que le bras de mon Oncle ne cesse de se fatiguer à écrire des pages admirables qui doivent sauver les âmes et faire trembler les démons.»

A cette tribune du journal, M. Guérin, sans être un professionnel, consacre d'incontestables qualités d'édi­torialiste. Les nombreux articles signés de lui — on en compte, sauf erreur, soixante-quatorze pour la seule année 1893, parfois deux dans le même numéro, et toujours en première page — abordent toute la gamme des problèmes complexes que soulèvent, à l'époque, la situation intérieure française et les événements inter­nationaux. Ils vont de l'alliance russe aux études fiscales, des lois sociales à l'affaire du Panama, en passant par les irritants débats sur les élections locales.

Les questions religieuses tiennent toutefois la vedette. C'est le Concordat dont il faut venger l'esprit contre ceux qui prétendent en faire « un bâillon, un licol, un carcan, avec lequel ils peuvent museler, ligoter et étouffer l'Infâme ». C'est, courageusement dénoncés, l'action de la Franc-maçonnerie, ses rites mystérieux, ses manœu­vres de camouflage ou de pénétration, la corruption organisée de l'administration, l'assaut mené contre la magistrature, le favoritisme s'installant au Pouvoir et déterminant l'avancement à la cote d'amour politicienne. C'est la liberté scolaire surtout, défendue pied à pied contre les assauts du laïcisme, et les intérêts de la foi sans cesse revendiqués, avec l'honneur du Saint-Siège et l'obéissance à l'Eglise.

L'esprit conservateur anime ces écrits, non pas en son concept étroit, têtu et rétrograde, mais avec les élargis­sements mêlés d'impatiences d'un admirateur de Veuillot qui aurait goûté d'Albert de Mun. Manifestement, M. Guérin n'est pas démocrate. Il réédite volontiers le mot historique : « Suffrage universel, mensonge universel ». Il n'en accepte pas moins avec une parfaite soumission les directives du Ralliement. Il résumera en ces mots les enseignements de Léon XIII: « Acceptez franche­ment, loyalement, sans arrière-pensée, la forme de Gouvernement établie, mais combattez par tous les moyens légaux la législation antichrétienne. » Dès le 6 février 1892, Le Normand s'est réorganisé en se situant « sur le plan constitutionnel et religieux».

Même fidélité aux consignes romaines relatives à la question sociale. M. Guérin en a-t-il entrevu toute l'ampleur ? Il était mal placé pour cela, trop éloigné, par sa profession et ses relations, du monde de l'usine. Il n'en affirme pas moins son amour des petits et sa réprobation des excès de l'industrialisme. Dans un leader intitulé « Travail et Capital », il signale — et cela montre qu'il était au courant des thèses de La Tour du Pin et de ses disciples — l'insuffisance des pouvoirs concédés aux Syndicats en vue d'organiser la profession.

« Pour résister au socialisme, dit-il encore, il faudrait... les principes immuables d'une saine philosophie et la connaissance des droits et des devoirs réciproques qui incombent tant au travailleur qu'au patron. Le christia­nisme seul peut lui donner cette connaissance. »

Il n'en est que plus à l'aise pour stigmatiser les ravages de l'extrémisme et l'exploitation hypocrite que certains hommes de gauche font de la misère populaire. « Dans tout Jacobin, écrit-il, il y a un dictateur. »

Pour avoir longtemps fréquenté la prose drue et mordante du Directeur de L'Univers, M. Guérin apporte à soutenir ses idées une plume précise et piquante, maniant volontiers l'image et le mot qui font balle. Son style se dépouille progressivement de l'emphase oratoire où se trahissait l'influence du temps. Il se fait plus nerveux, plus direct, celui d'un excellent débateur, expert à débroussailler une question, à la poser en termes limpides et à saisir le point faible de l'argumen­tation adverse.

 

M. Guérin n'est pas l'homme qui fait un métier et qui rédige un « papier » sur commande. C'est une convic­tion au service d'une cause. Il fait sienne la formule maintes fois répétée : « Le journalisme est un sacerdoce. » « Nous ne reconnaissons, déclare-t-il, d'autre autorité que celle de Dieu, d'autre persuasif que la raison, d'autre guide que notre conscience. » Aux amateurs de compromis, il sert volontiers ce refrain : Ne plaise aux dieux que Je couche Avec vous sous même toit ! Arrière ceux dont la bouche Souffle le chaud et le froid !

C'est cette « âme intérieure » qui fait de telle de ses études consacrées à Renan et à Voltaire une véritable page d'anthologie, traversée d'une verve étincelante et d'un sens supérieur de l'ironie.

De ce courage et de ce talent, la maladie aurait promptement raison. Au début de 1896, M. Guérin cède à un nouveau venu la charge de l'éditorial. Son nom paraît encore en première page, au bas de certaines chroniques de politique générale ; puis la signature s'espace pour disparaître après un dernier hommage au Christ ressuscité et une suprême analyse du « Gâchis » où la persécution montante risque de plonger le pays. De sa retraite, le vieux lutteur suivra toujours avec un intérêt passionné les campagnes du Normand; il ne cessera de le soutenir de ses conseils et de ses fonds.

 

A ce mécénat exercé envers toutes les organisations catholiques, l'Oncle de Thérèse joignait la qualité de bienfaiteur éminent du Carmel. Celui-ci, grevé de travaux onéreux, passait alors par une phase d'extrême pau­vreté. L'argent manqua plus d'une fois pour les achats les plus nécessaires. Un renseignement furtif, au besoin une lettre discrète, alertaient la rue Paul Banaston d'où venait aussitôt le secours. La petite Reine soulignait le geste avec effusion, profitant de la fête de sa Tante, le 19 novembre, des anniversaires, des souhaits de l'an ou de quelque événement de famille, pour redire à ses parents d'adoption toute sa reconnaissance. Sans parler des messages adressés a sa cousine Marie, et sur lesquels nous aurons à revenir, les trente et une lettres ainsi conservées brillent par l'enjouement, la simplicité du ton et la sincérité d'une tendresse experte à renouveler sans cesse son registre.

Mère Marie de Gonzague, de son côté, exprimait la gratitude de la Communauté en envoyant quelque photo prise à l'intérieur du cloître. C'est à cette circons­tance que nous devons la profusion, insolite dans la vie religieuse, des clichés thérésiens, et aussi — car il s'agis­sait d'un appareil d'amateur et manié comme tel — leur caractère nécessairement imparfait.

Le parloir offrait de nouvelles occasions de rencontres, ainsi que les cérémonies de Vêture ou de Prise de Voile. Non content de participer aux fêtes dont quelqu'une de ses nièces se trouvait être l'héroïne, M. Guérin accepta le parrainage d'une religieuse converse, qui n'avait plus aucune famille. Sœur Marie-Madeleine du Saint- Sacrement, et, à ce titre, la conduisit à l'autel lors de sa Prise d'Habit. La lettre qu'il lui écrivit pour sa Profes­sion, le 20 novembre 1894, suscita les réflexions émues et enthousiastes de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus.

La barrière morale de la clôture n'avait pu rompre les liens de famille. L'épreuve qui frappa aux Buissonnets les resserra encore. Pendant l'hospitalisation de M. Mar­tin à Caen, M. Guérin accueillit à son foyer Léonie et Céline et les traita comme ses filles. Le 10 mai 1892, il ramena lui-même à Lisieux son beau-frère, qu'on installa, 7 rue Labbey, à proximité de sa propre demeure. A l'été de 1893 et 1894, il l'emmena au château de la Musse, malgré toutes les difficultés de l'entreprise, car il s'agissait de transporter en chemin de fer jusqu'à La Bonneville, puis, de là, par la route, non seulement le vieillard, mais sa voiture et son lit de paralytique. Touché de ce dévouement aussi délicat qu'empressé — on n'eût pas fait mieux pour un père — le malade remerciait d'un mot qui en disait long : « Au Ciel, je vous revaudrai cela. »

 

En réalité, M. Guérin gardait pour son beau-frère une admiration profonde. Ce qui, aux yeux du monde, pouvait paraître déclin et faillite, cette vieillesse vouée à l'impuissance et à l'humiliation, apparaissait à ses yeux de croyant comme l'auguste couronnement d'une vie d'immolation. Peu après l'entrée de Thérèse au cloître, il avait adressé à l'aînée de ses nièces. Sœur Marie du Sacré-Cœur, cette lettre où l'on sent passer une réminiscence de Montalembert offrant sa fille ou Roi des rois :

« De quelles paroles enivrantes se sert-il donc ce Dieu jaloux pour attirer à Lui tous ces jeunes cœurs affamés d'Idéal et briser ainsi les liens les plus doux ? Je ne suis pas digne d'avoir de telles filles d'adoption et de vouloir toujours faire entendra des conseils de prudence humaine à des oreilles si près des lèvres de la sagesse infinie. Un jour, Dieu me montra un vieil arbre chargé de cinq beaux fruits attendant maturité ; Il m'ordonna de le transplanter dans mon jardin. J'obéis ; les fruits mûrirent successivement ; l'Enfant-Jésus, comme autrefois, lors de la fuite en Egypte, passa trois fois et fit un signe ; le vieil arbre se courba amoureusement et, chaque fois, sans murmurer, laissa tomber un de ses fruits dans la main de l'Enfant-Dieu. Quel admirable spectacle que celui de ce nouvel Abraham ! Quelle simplicité ! Quelle foi ! Quelle grandeur d'âme ! Nous ne sommes que des pygmées à côté de cet homme ! »

En écrivant ces lignes frémissantes, M. Guérin se doutait-il qu'il devrait un jour, lui aussi, sacrifier sa benjamine à l'Epoux des Vierges !

 

Marie ne s'était pas laissé griser par la brusque accession de son père à la fortune et à la notoriété. Si ses parents se virent, plus que par le passé, soumis aux servitudes brillantes de la haute société, elle-même n'y éprouva que déplaisir et répugnance. Elle s'en évadait chaque fois que les convenances le permettaient. Avec l'affermissement de sa santé, son caractère avait pris un réel développement. Primesautière, taquine, elle était le rayon de soleil de la famille. A l'égard des étran­gers, son accueil se teintait de réserve. Nulle envie de paraître, une peur réelle de se produire, un art discret de s'éclipser pour mettre les autres en valeur. Cette timidité, cette défensive un peu sauvage, étaient chez elle parti pris d'humilité, volonté aussi de décourager les avances ou les espoirs qu'eussent justifiés, dans sa situation nouvelle, ses réelles qualités.

Fleur des champs et des bois, c'est dans les allées solitaires de la Musse ou perchée sur un chêne au feuillage propice, que Marie se sentait vivre, qu'elle était pleinement elle-même. Une lettre à Léonie Martin la dépeint tout entière, avec sa verve d'enfant qui s'enchante de la belle nature :

« ici, sur ma branche, pas besoin de papier buvard ; le soleil se charge de cet office... Ma main est un peu chancelante. C'est que je viens d'avoir sur mon perchoir une peur terrible. Un petit écureuil a traversé l'allée à côté de moi, puis, me faisant pendant sur l'arbre voisin, il a positivement l'air de me narguer. Il reconnaît sans doute que je suis de la race des grimpeurs mais non pas des rongeurs.

« Je te dirai qu'ici, à la Musse, tout le monde est sens dessus dessous. Les oiseaux viennent me faire des cui-cui pour me demander : Mais où donc est Léonie ? J'aperçois l'Iton qui coule son eau claire d'un air taciturne, parce qu'elle ne peut y refléter ton visage. Du côté des écuries, même lamentation : je vois la tête de Bichette se hausser vers la lucarne, en quête de son amazone, et ce sont des hennissements à n'en plus finir. Poules, coqs et lapins s'arra­chent crêtes, queues et oreilles ; les lièvres du parc, venus, le pre­mier soir de notre arrivée, au nombre de vingt, ont presque tous disparu, parce qu'ils n'ont plus reconnu ta chère silhouette dans le lointain... Oh ! malheur ! un coup de vent a failli emporter ma lettre ! Comment ne pas courir après un tel chef-d'œuvre ? Pardonne-moi toutes mes malices et ce griffonnage. Dans la position où je suis, je ne puis mieux faire. »

Ce badinage cache une âme en mal d'approfondis­sement et qui s'arrache chaque jour un peu plus à la fascination de la bagatelle. On le vit bien le 1er octobre 1890, où, contrainte de jouer un rôle d'apparat aux noces de sa sœur, la jeune fille revêtit avec une entière indifférence, et sans même un regard sur le miroir, la toilette chatoyante qu'exigeait la cérémonie. Manifes­tement, son cœur était ailleurs.

Ce mariage qui, on s'en souvient, fut l'occasion pour Thérèse de rédiger le faire-part de son union avec l'Epoux Divin, introduisait Jeanne Guérin dans une famille originaire de la Manche, mais fixée alors à Caen. Francis La Néele était né le 18 octobre 1858, à Paris, où ses parents tenaient commerce. Devenu orphe­lin de père, il avait suivi sa mère et sa sœur à Venoix, près du chef-lieu du Calvados, avait fait ses humanités chez les Jésuites, conquis le grade de pharmacien de première classe, puis le doctorat en médecine et s'était enfin installé pharmacien, il avait sur ces entrefaites perdu sa mère.

Ce bon géant aux moeurs graves était un chrétien de race. Il ne craindra pas, en 1901, à Lisieux, de s'improviser orateur pour porter la contradiction en plein meeting au défroqué Charbonnel. L'apostat vomissant contre la confession les pires insanités, il protestera de toute sa foi au milieu des applaudissements. Au cri jeté par le conférencier : « Quel est votre drapeau ? », il ripostera crânement : « Mon idéal est inscrit sur mon front. Je suis catholique. » Le succès sera assez décisif pour faire suspendre en terre normande la tournée du prêtre renégat.

Plus tard, avisé par un tiers que l'ancien domestique de M. David, le fidèle Arsène, est en danger, Francis La Néele se précipitera à son lit d'agonie et lui rappellera la promesse qu'il avait faite jadis, devant la mort pieuse de son vieux maître, de ne pas partir comme un chien. L'affaire n'alla pas toute seule, mais la grâce de Dieu aidant, l'éloquence persuasive du Docteur eut raison du brave homme et de son respect humain.

C'était donc un convaincu, voire un apôtre, qui avait conquis le cœur de Jeanne Guérin. Il ne déparerait pas les traditions de la famille. Ayant par son mariage redoré son blason, il céda son affaire et ouvrit à Caen un cabinet médical. On lui verra bientôt clientèle hono­rable, cheval, voiture et cocher en petite livrée. Person­nellement de goûts très simples, il débutera modeste-

ment. Ce n'est que plus tard, à LIsieux, quand il se fixera chez M. Guérin devenu veuf, qu'il se prêtera davantage aux relations de société. L'ambiance plus mondaine, l'épreuve aussi du foyer, l'enfant si ardem­ment désiré et qui jamais ne vient, inclineront dans le sens de l'extériorisation, ce qui, à certains jours, modi­fiera quelque peu l'atmosphère de la rue Paul Banaston.

Marie Guérin suivait une évolution tout opposée. En son âme écartelée par les scrupules, la nostalgie du cloître se faisait lancinante, contrebalancée, il est vrai, par le sentiment douloureux de son indignité. Chaque année, choisissant à cette fin une période creuse, où les réceptions chômaient, elle s'adonnait aux exercices spiri­tuels, s'enfonçant dans les bois de la Musse pour y faire, quatre fois le jour, une demi-heure d'oraison. Elle n'au­rait pas manqué pour rien au monde à sa retraite du mois, insistant notamment sur la préparation à la mort.

Elle servait aussi Dieu dans les pauvres, imitant en cela son père qui avait jadis souhaité la richesse pour pouvoir se montrer plus généreux, et qui, l'ayant acquise, s'im­posait de surcroît des sacrifices personnels pour venir en aide à un plus grand nombre d'indigents. De concert avec sa cousine Céline et quelques amies de Lisieux, la jeune fille participa à des rencontres hebdomadaires où l'on confectionnait de quoi remonter le vestiaire des familles les plus misérables.

Tous les quinze jours, elle s'acheminait vers le Carmel et passait une demi-heure au parloir. Mère Marie de Gonzague l'avait prise en affection. C'était une maîtresse femme que cette Prieure, et qui jouissait dans Lisieux d'une réputation méritée en fait de direc­tion spirituelle.

Elle avait fait preuve d'une réelle largeur d'esprit en admettant Thérèse comme postulante dès ses quinze ans. Elle ne se montrera pas moins favorable à l'admis­sion de Céline, puis de sa cousine Guérin. L'histoire lui doit cette justice qu'elle n'a pas empêché, qu'elle a même facilité — quitte à en prendre par la suite quelque ombrage — ce rassemblement, somme toute insolite, de cinq membres d'une même famille dans une com­munauté qui ne pouvait en principe dépasser vingt et une religieuses et, par autorisation spéciale, en comptait à l'époque vingt-sept. C'est auprès de cette moniale, alors au faîte de son crédit, que Marie cherchait appui dans ses angoisses intérieures. Elle s'épanchait aussi dans le cœur de Sœur Agnès de Jésus et jouissait de quelques minutes de conversation avec celle qui restait pour elle « la petite Reine ».

Les lettres complétaient heureusement ces commu­nications intimes. Il lui fallait souvent les écrire en cachette, car ses parents, sans manifester d'hostilité déclarée à ses aspirations — ils étaient trop chrétiens pour entraver les desseins de Dieu — se méfiaient de l'impulsivité de leur benjamine et n'entendaient point favoriser sa tendance au mysticisme.

La Prise d'Habit de Thérèse, le 10 janvier 1889, impres­sionna profondément la jeune fille. Entre la novice et son amie d'enfance une correspondance va s'échanger, qui débutera par d'affectueuses banalités, pour s'achever en un dialogue haletant où s'affirmera de plus en plus la maîtrise incomparable de la Sainte dans l'art de gouverner les âmes. Les quatre premiers messages du Carmel se déroulent sur le mode mi-plaisant mi-tendre, coupés de remerciements pour les cadeaux reçus et de gracieusetés prodiguées à toute la maisonnée. La note émue surgit dans la missive du 24 avril 1889, à l'occasion de la croix qui afflige M. Martin :

« C'est incroyable, écrit Thérèse, comme maintenant nos liens se sont resserrés ; il me semble qu'après notre terrible épreuve nous sommes encore plus sœurs qu'avant... Si tu savais comme je t'aime, comme je pense à vous tous. Oh ! cela fait tant de bien, quand on souffre, d'avoir des cœurs amis dont l'écho répond à notre douleur !... Comme je remercie Jésus de nous avoir donné de si bons parents, des petites sœurs si gentilles... J'ai vu que le cœur de ma petite Marie avait touché le cœur de ma Céline, et cela a fait une grande joie à mon pauvre cœur... »

Un S.O.S. de sa cousine va permettre à la Sainte de hausser le ton et de se révéler déjà la parfaite maîtresse des novices qu'elle sera un jour. Au mois de mai 1889, la famille Guérin, accompagnée de Léonie et de Céline, visite l'Exposition Internationale organisée dans la Capi­tale pour le centenaire de la Révolution Française. Marie se trouve comme perdue dans ce brouhaha de mondanités. Son imagination affolée par tant de frivolités lui fait voir du mal partout. C'est une véritable obsession. Dans sa détresse, elle se tourne vers Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus en qui elle pressent déjà des trésors d'expérience. Après lui avoir conté ses tourments, elle avoue qu'elle n'ose en tel état s'approcher de la Sainte Table :

« C'est la plus grande épreuve, souligne-t-elle. Jamais je n'avais ressenti autant d'amour pour la Communion ; je sens que je serais inondée de consolations, je me sentirais fortifiée si je pouvais avoir le bon Dieu dans mon cœur. Autrement, il est si vide, mon pauvre cœur ; il est rempli de tristesse ; rien ne peut me distraire. Oh ! quelle ville que ce Paris ! On est bien plus heureux dans la petite maison de la rue Condorcet. Sais-tu où je ressens le plus de bonheur ? C'est lorsque je suis à l'église ; au moins, là, je puis reposer mes yeux sur le tabernacle ; je sens que je suis dans mon centre. Tout le reste n'est pas fait pour moi ; je ne sais comment on peut vivre ici. Pour moi, c'est un véritable enfer. »

La réponse arrive, apaisante, par retour du courrier, cette lettre du 30 mai 1889, d'une doctrine eucharistique si sûre et, pour l'époque, si audacieuse, que le Pape Pie X en dira plus tard son émerveillement, et que cela l'incitera à hâter l'introduction de la Cause de la servante de Dieu.

Rappelant qu'elle a passé, elle aussi, par « le martyre du scrupule », la Sainte écarte d'emblée le principal obstacle : « Tu n'as pas fait l'ombre du mal... Il faut mépriser toutes ces tentations, n'y faire aucune attention. »

Elle dévoile ensuite le piège infernal : « Quand le diable a réussi à éloigner une âme de la sainte Com­munion, il a tout gagné... et Jésus pleure !... O ma chérie, pense donc que Jésus est là dans le tabernacle exprès pour toi, pour toi seule, Il brûle du désir d'entrer dans ton cœur... »

Prévoyant des résistances, elle pulvérise d'un mot l'objection d'indignité. « Il est impossible qu'un cœur qui ne se repose que dans la vue du tabernacle offense Jésus au point de ne pouvoir le recevoir. Ce qui offense Jésus, ce qui le blesse au cœur, c'est le manque de confiance. »

La consigne finale à l'âme qui se débat depuis trop longtemps dans le lacis inextricable de ses chutes imagi­naires, c'est l'invitation, alors bien originale, et qui anticipe sur les vues des moralistes, à voir dans l'Hostie non pas la récompense mais le tonique, le pain de la route : « Communie souvent, bien souvent... Voilà le seul remède si tu veux guérir »

Ces conseils, et la sage direction de l'abbé Domin, chapelain de l'Abbaye, valent à la jeune fille une brève accalmie. Mais l'insidieuse pensée se réveille soudain, s'infiltre dons les détails les plus innocents et sème à nouveau le désarroi. Une lettre du 10 juillet 1889 avoue ces débats intérieurs où s'émousse tout mordant. Elle confesse aussi cette hypersensibilité dont Marie souffrira toute sa vie et qui constitue un trait attachant, mais combien périlleux, de sa physionomie morale :

«J'ai un cœur que je ne sens que trop; il a trop d'ardeur. Quand il aime, son amour n'a plus de bornes ; par moments, je sens que mon corps est trop étroit pour le contenir. Il y a entre nous une affection qui n'est pas de la terre ; c'est par les liens de l'âme que nous sommes unies. Que cette affection-là est douce ! Rien ne peut la dépeindre. Le mot sœur, qui est pourtant un des plus doux noms, n'est pas l'expression qu'il faut employer.

« Eh bien ! oui, ma petite Thérèse, le bon Dieu se plaît à briser mon pauvre cœur. Quand 11 veut me faire souffrir, c'est toujours de ce côté qu'il se tourne. Mon partage, ce sont les souffrances intérieures. Par moments, je me sens comme abandonnée à moi- même, je ressens un mortel ennui. 11 ne faut pas croire que j'aime la vie. Non, on n'y rencontre que des déceptions. Il y a des personnes qui seraient à leur bonheur si elles étaient dans un château et qu'elles avalent tout à souhait. Qu'elles viennent donc à ma place ! je la leur cède volontiers. Pour moi, il n'y a pas de lieu où je sois plus heureuse qu'aux Buissonnets.

« Je voudrais bien que tu recommandes au bon Dieu ma vocation. Prie surtout pour cela. Je vois que je ne suis pas au bout de mes souffrances. Si le bon Dieu veut me prendre dans ses filets, comme tu me l'as déjà dit, oh ! je m'y jette avec amour. Je n'ai qu'une peur, c'est de me tromper. »

Thérèse reprend point par point cet inventaire psycho­logique. Pour calmer la conscience inquiète, elle en appelle au jugement de Mère Marie de Gonzague qu'elle a préalablement consultée, et dont elle note au passage « la profonde connaissance des âmes et de toutes leurs misères ». Avec beaucoup de finesse, elle détourne de tout repliement sur elle-même et de toute recherche égoïste cette affectivité qui serait vite morbide si elle ne s'épurait au feu de l'Esprit : «Oh ! Marie, que tu es heureuse d'avoir un cœur qui sait ainsi aimer... Remercie Jésus de t'avoir fait un don si précieux et donne-lui ton cœur tout entier. Les créatures sont trop petites pour remplir le vide immense que Jésus a creusé en toi, ne leur donne pas de place dans ton âme.»

On reconnaît là l'optimisme thérésien qui fait flèche de tout bols pour conduire droit au Christ. Dans les paragraphes qui suivent, l'horizon s'élargit encore. C'est par l'apostolat co-rédempteur que la Sainte entend arracher sa trop craintive correspondante à ses excès d'introspection. Elle l'invite en même temps au dépouil­lement de la foi nue :

« Ne te fais pas de peine de ne sentir aucune consolation dans tes Communions, c'est une épreuve qu'il faut supporter avec amour, ne perds aucune des épines que tu rencontres tous les jours ; avec une d'elles, tu peux sauver une âme !... Ah ! si tu savais combien le bon Dieu est offensé ! Ton âme est si bien faite pour le consoler... Aime-le à la folie pour tous ceux qui ne l'aiment pas.»

Cette provocation aux cimes ravit Marie Guérin et, tout ensemble, lui donne le vertige. L'enjeu du terrible combat qui, chaque jour, se livre en elle, et qui, maintes fois, la laisse épuisée et pantelante, c'est le don d'elle- même au Seigneur. Elle le note d'une plume brûlante à l'adresse de sa cousine, le 23 juillet: « Comment veux-tu que le bon Dieu appelle à Lui une enfant qui ne cherche pas à procurer sa gloire? Si j'avais plus de volonté, est-ce que cette seule pensée ne me donnerait pas plus d'ardeur à me vaincre ? Il faut donc que je sois une âme tout à fait tiède et lâche ! Si tu savais ce que cette pensée me fait de peine, parce que je sens que je suis cette âme si faible ! »

Elle avoue néanmoins que la méditation est pour elle « un moment de délices », qu'elle passerait ses journées dans cet exercice, qu'elle s'y sent « embrasée d'amour ». Au château de la Musse, elle s'est taillé une façon de « retiro », une cellule quasi monacale où elle vit « seule avec le Seul ». Elle a déjà adopté un nom de religion : « Marie du Saint-Sacrement ». La pensée de Dieu la suit partout. Quand elle s'égare dans la campagne, c'est pour déplorer le délabrement et la saleté repoussante de telle église de village où le Christ demeure en captif solitaire. C'est aussi — se souvenait-elle d'une leçon analogue dont Tamerlan fit son profit ? — pour puiser un exemple de courage et de ténacité dans la contempla­tion d'une fourmilière au travail.

Voilà un terrain propice pour un directeur d'âme, et qui offre à Thérèse le thème d'une réplique où éclatent déjà la sûreté de principes et la précision de touches du « Docteur de la Voie d'Enfance ».

« Marie, si tu n'es rien, il ne faut pas oublier que Jésus est tout ; aussi il faut perdre ton petit rien dans son infini tout et ne plus penser qu'à ce tout uniquement aimable... Il ne faut pas désirer non plus voir le fruit de tes efforts, Jésus se plaît à garder pour Lui seul ces petits riens qui le consolent... »

Tel est, radicalement redressé dans une perspective christocentrique, l'axe de l'existence. Mois comment s'y maintenir ? Comment y progresser ? La réponse vient aussitôt, qui évoque un propos salésien, ou mieux, qui préfigure les fulgurantes élévations de la lettre du 15 septembre 1896 à Sœur Marie du Sacré-Cœur :

« Pour moi, je ne connais pas d'autre moyen pour arriver à la perfection que l'amour... Aimer, comme notre cœur est bien fait pour cela !... Parfois, je cherche un autre mot pour exprimer l'amour, mais sur la terre d'exil les paroles sont impuissantes à rendre toutes les vibrations de l'âme, aussi il faut s'en tenir à ce mot unique : Aimer !... »

C'est à la Prise de Voile de Sœur Thérèse de l'Enfant- Jésus, le 24 septembre 1890, que se dénoua ce drame intérieur. Tandis que la Sainte était étendue sur !e sol, pour la grande prostration, dans le chœur des moniales, Marie Guérin sentit ses derniers doutes s'évanouir. La grâce divine, cette fois, l'attirait invinciblement. Elle serait Carmélite.

Céline fut la première à recevoir cet aveu. Elle-même se destinait à la vie religieuse, retenue seulement dans le monde par la maladie de son père. Entre elle et sa cousine, à la faveur de la vie commune ou de la proximité d'habitation, des relations étroites s'étaient créées.

Sur la pressante invitation de Thérèse, sur le conseil aussi du Père Pichon, ce Jésuite qui fut le directeur attitré de la famille Martin, Marie avait choisi Céline pour confidente.

« Je lui ai découvert toute mon âme, écrit-elle. Il n'y a pas une ombre qui lui soit cachée. J'ai tout jeté dans son cœur. Pour elle maintenant, mon âme est un livre ouvert. Quel baume pour mon pauvre cœur ! Je me sens comprise, aimée et consolée. »

Entre les deux jeunes filles, une amitié profonde se noua, scellée par le même idéal. La piété de Marie y gagna en accroissement. Avec ce quelque chose de passionné qui était dans son caractère, elle cultiva cette union spirituelle au point de souffrir jusqu'au déchire­ment des moindres séparations. Cela lui valut même une plaisante leçon de sa sainte cousine. Certain jour qu'elle lui avouait son chagrin d'être privée momen­tanément de Céline, laquelle pérégrinait à Paray-le- Monial, Thérèse lui reprocha gentiment de manquer d'esprit de détachement. La jeune fille proteste, se défend et finit, dans le feu du dialogue, par lancer le mot de « sans-cœur » à son interlocutrice. Celle-ci, qui mimait à ravir, prend sa mine la plus offensée et lui ferme la grille au nez... pour la rouvrir peu après en riant aux éclats de l'air pantois de sa visiteuse.

Au fil des années d'ailleurs, le tempérament de Marie se mûrissait. La solidité de sa vocation ne pouvait être mise en doute. M. et M™e Guérin acceptèrent courageu­sement l'éventualité de la séparation. Le 23 juin 1893, Léonie avait tenté un troisième essai claustral à la Visi­tation de Caen où elle prendrait l'Habit — pour peu de temps, il est vrai — le 6 avril suivant. L'entrée de Marie au Carmel de Lisieux fut alors envisagée, mais une attaque d'influenza qui débilita sa santé fit reporter l'échéance à 1895.

Entre temps, M. Martin était mort à la Musse le 29 juil­let 1894. Jusqu'au bout, les attentions les plus délicates l'y avaient entouré. Il demeurait sensible aux charmes du paysage. Les roulades du rossignol au fond des bois gardaient pour lui des attraits, et aussi la voix enjôleuse de sa filleule, ou ses doigts de fée interprétant au piano son morceau préféré, « Rêverie » de Rosellen. Cette fin, bercée par l'affection de toute une famille, prenait, au sortir de péripéties déchirantes, la sérénité d'un beau soir. Le 10 août 1893, Thérèse en exprimait sa gratitude à M^e Guérin :

« Je ne puis vous dire, chère Tante, le bonheur que j'éprouve en pensant que mon cher petit Père est au milieu de vous, comblé de tendresse et de soins. Le bon Dieu a fait pour lui la même chose que pour son serviteur Job : Après l'avoir humilié, il le comble de ses faveurs et c'est par vous que tous ces biens et cette affection lui sont donnés. »

Peu après le trépas de l'auguste vieillard dont elle avait été l'ange protecteur, Céline, délivrée de tous liens, gagna le cloître de ses rêves. Le vendredi 14 septembre 1894, en la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, Marie Guérin, toute en larmes, escorta sa sœur d'âme à la porte du monastère de la rue de Livarot. Les lettres suppléant à la présence, en attendant de la rejoindre, elle lui narre par le menu les moindres incidents de sa vie, elle communie à ses premières Impressions, elle lui parle du cher défunt dont l'image hante le sou­venir de ses filles carmélites.

Le 17 mai 1895, retournant seule, cette fois, en sa rési­dence printanière, elle écrit aussitôt : «Que tu me manques, si tu savais !... et que je souffre d'être à la Musse sans ta douce société. » Elle relate ses visites à la chambre où mourut M. Martin et la consigne d'exquise charité qui semble gravée sur ces murs : « Ne Jugez pas et vous ne serez pas jugés. »

« J'ai revu aussi, continue-t-elle, les moindres incidents de ses derniers jours, nos conversations ensemble, tandis que nous restions toutes deux près de mon oncle, et sa belle figure que je me représente là, encore mieux que partout ailleurs, et dont la vision m'est si présente. Je me rappelle aussi avec un brisement de cœur la douleur de ma Céline que je ne pouvais consoler ; je revois la scène du dernier baiser, et dors, malgré moi, les larmes jaillissent de mes yeux.

« Ainsi mon séjour est-il mélangé de tristesse et de joie ; il me semble entendre, tous les soirs, le bruit, devant le perron, de la petite voiture où l'on emmenait mon bon Oncle, et je suis tout étonnée, quand je me penche par la fenêtre, de ne pas l'apercevoir. »

Bientôt sonne l'anniversaire de cette mort de prédes­tiné : c'est un nouveau message consolateur qui port pour Lisieux :

« Je veux que tu reçoives aujourd'hui un mot de moi, te prouvant que je pense beaucoup à toi, ces jours-ci. Je n'oublie pas, je t'assure, tout ce qui s'est passé, il y a un an, et mes pèlerinages à la chambre de mon Oncle vont devenir plus fréquents que jamais. Comme je te le disais au mois de mai, je ne puis passer devant cet appartement sans être, malgré moi, saisie d'un sentiment sérieux, calme, qui parle de l'autre monde et qui, en un mot, me remplit l'âme. Cela m'arrive bien souvent et sans aucune préméditation, je suis saisie tout entière.

« Je ne sais pourquoi, mais cet anniversaire, qui est triste par lui-même, ne me fait pas du tout cet effet-là, il est tellement certain que mon Oncle est entré au Ciel ce jour-là, que j'éprouve plutôt un sentiment de bonheur en pensant à sa délivrance. Qu'il est heureux maintenant, mais qu'il l'a bien mérité !... Oh ! demain, je me- promets de lui demander bien des grâces. Quand on a, gravée dans l'esprit, sa belle figure céleste et exprimant un tel bonheur, il est impossible que cela ne remplisse pas l'âme et ne la porte pas à aimer le bon Dieu. »

L'heure viendrait bientôt où ces effusions épistolaires feraient place au plus émouvant des dialogues. Marie rejoindrait au Carmel celles qu'elle aimait comme des sœurs. Son entrée fut décidée pour le 15 août 1895, le jour même de sa fête patronymique et du triomphe de la Vierge en sa glorieuse Assomption.

Peu auparavant, la jeune fille recevait ce billet qui voulait être un suprême réconfort pour l'élue du Sei­gneur et pour tous les siens.

« A ma petite sœur chérie, de la part de sa petite Thérèse qui pense beaucoup à elle !... Et qui surtout espère (en tremblant) que sa chère Marie tient ses promesses, restant aussi tranquille qu'un petit enfant entre les bras de sa Mère...

« Je prie beaucoup pour toi, ma petite sœur chérie, et pour tous les chers habitants de la Musse qui doivent faire en ce moment de rapides progrès dans la perfection puisqu'ils acceptent si géné­reusement le sacrifice de la séparation. »

C'était, écrite de main de Sainte, l'antienne de l'espé­rance avant la cérémonie des adieux.

 

 

Marie Guérin par le P. Piat - chap. 3

 

 A l'école de Thérèse

 

L'entrée de Marie au Carmel fut toute ensoleillée de la grâce de l'Assomption. M. Guérin ne vit plus que l'hon­neur qui lui était fait de donner une fille au Seigneur : « Nous pouvons maintenant mourir, écrivait-il, puisque nous laissons après nous une lampe ardente qui ne cessera jamais de brûler devant la divine Eucharistie. »

La maman partage sa foi : « Quelle belle vie sera la tienne, mande-t-elle à la postu­lante, si tu veux rester obéissante et humble !... Je suis bien persuadée que le bon Dieu te veut foute à Lui. Mais que Lui avons- nous fait pour mériter une telle faveur ? Rien, absolument rien ! C'est Lui qui a fait les premières avances et tout est venu de Lui. Qu'il est bon de m'avoir ouvert les yeux en me faisant comprendre la beauté de la vocation religieuse ! »

Il n'est pas jusqu'à Jeanne La Néele, longtemps réti­cente, sinon hostile, aux aspirations de sa sœur, qui ne cède à la contagion de l'offrande. Elle en fait part à sa cadette, quelques jours après les adieux :

« Nous avions si bien la conviction que c'était Notre-Seigneur qui t'appelait que, pour ma part, j'ai été délicieusement consolée comme jamais je ne l'avais été de ma vie. Je sentais le bon Dieu présent au milieu de nous et nous regardant joie, »

L'enthousiasme n'est pas moindre chez la postulante. Elle est fière de son titre nouveau de Marie de l'Eucha­ristie qui lui a été jadis décerné au parloir, par Pauline, et qui correspond si bien à son attrait pour l'Hostie. Avec quelle émotion, entrant dans sa pauvre cellule, ne découvre-t-elle pas sur le lit, entourée de fleurs, la poésie Vivre d'Amour, récemment composée par Thérèse. Elle savoure aussi le morceau de circonstance écrit pour elle par la Sainte. Elle le chante, selon la coutume, devant la Communauté, à la récréation du soir. La mélodie évoque un air profane alors en vogue : Mignon, connais-tu le pays ? mais le thème de fond est emprunté au psaume cent quinzième : Dirupisti, Domine, vincula mea ! Le titre vaut tout un programme : Cantique d'une âme ayant trouvé le lieu de son repos. La première strophe magnifie les liens brisés, le monde quitté pour le cloître, et les faveurs célestes qui sanctionnent cet admirable échange. La seconde, jouant sur le nom nou­veau que portera la future religieuse, lui trace la ligne du don total.

Marie apprécie à sa juste valeur sa condition nouvelle. A l'ancienne bonne de ses parents, Marcelline Husé, qui, entrée en religion chez les Bénédictines de Bayeux, s'est avisée, pour la féliciter, d'arguer de l'appellation familière de servante, elle répond avec émotion : « Je me permets de vous gronder, ma bien chère Sœur ; il faut changer votre signature ; le mot servante blesse mon coeur, car vous êtes pour moi une petite sœur bien-aimée. Ne recommencez plus jamais ; nous sommes toutes deux les épouses de Jésus. »

Cette noblesse nouvelle l'enchante. Elle en fait confi­dence à son père sur une pauvre feuille blanche, « misé­rable chiffon de papier », mais qui aura plus de prix pour le cœur paternel que «les belles missives des grandes dames, toutes parfumées et marquées d'un blason » : « Mon blason à moi, il est trop beau, trop céleste pour être vu sur la terre ; et cependant, je le mets au coin de chacune de mes lettres, mais beaucoup ne le comprennent pas ou le regardent avec indifférence. Une croix et le nom de Jésus, voilà mon blason ! voilà ce qui ravit mon cœur et celui de mon cher petit père. »

Ce n'est pas qu'elle cède à je ne sais quelle tentation d'angélisme, tellement éprise de surnaturel qu'elle en renierait la parenté suivant le sang. Elle demeurera toujours l'ardente créature au cœur hypersensible, qui voue à sa famille une tendresse exquise : « Il faut venir au Carmel, écrit-elle, pour savoir ce que c'est qu'aimer véritablement. Se donner à Dieu, c'est, disent les gens du siècle, abandonner ses parents. Qu'ils viennent me trouver, ceux qui parlent ainsi. Je leur ferai voir que moi, pauvre Carmélite, je n'ai pas partagé mon cœur avec la créature, je l'ai donné à Jésus tout seul, et Lui me le rend au centuple pour chérir mes bien-aimés parents. »

Si la réfection des parloirs la prive pour un temps des visites des siens, ses missives leur exposent sans fard ses impressions de débutante. C'est elle désormais qui se fera auprès de son père « la petite mendiante du bon Dieu », chaque fois — et ce sera fréquent à l'époque — que le monastère connaîtra la plus complète pénurie. A son appel, sans miracle mais non sans sacrifice, le geste de Cana et celui de la multiplication des pains se renouvellent autant que de besoin.

Par-dessus tout, l'aimable épistolière conte sa nouvelle existence, qui se déroule, régulière et dense, au rythme pieux des exercices conventuels scandant désormais tous ses actes.

Mère Agnès de Jésus fait montre, à la tête de la Com­munauté, d'une autorité douce et égale. L'ancienne Prieure, Mère Marie de Gonzague, continue de s'occuper des reli­gieuses en formation. Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus lui a été adjointe à titre de « sous-maîtresse». Marie Guérin demeurera donc au contact immédiat de sa sainte cousine. Avec elle, elle s'initiera à la récitation de l'Office, aux usages de la vie monas­tique, cependant que la Maîtresse nommée présidera les réunions où la Règle, les Constitutions, le Cérémonial, les Livres d'usages, dépouillent leurs secrets aux néophy­tes du Carmel. Entre temps, elle aide au réfectoire ou à la sacristie. Plus tard, elle assumera la fonction de « Proviseuse », qui comporte certaines responsabilités dans l'approvisionnement du monastère, l'entretien du jardin, les relations avec les Sœurs du voile blanc. Les récréations la voient rieuse et boute-en-train, presque gamine à ses heures, ce qui ne messied pas pour détendre les nerfs et reposer les esprits dans un climat de vie contemplative. Thérèse elle-même souligne ce trait dans une lettre du 14 octobre 1895 à sa cousine Jeanne :

« C'est une grande consolation pour moi, la vieille doyenne du noviciat, de voir tant de gaieté entourer mes derniers jours ; cela me rajeunit, et, malgré mes sept ans et demi de vie religieuse, la gravité me fait souvent défaut, en présence du charmant lutin qui réjouit toute la Communauté... Toutes les Carmélites sont bien contentes d'avoir une si gentille postulante. Sa belle voix fait notre bonheur et le charme de nos récréations, mais surtout, ce qui réjouit mon cœur, bien plus que tous les talents et les qualités extérieures de notre cher Ange, ce sont ses dispositions à la vertu. »

Marie était entrée de plein-pied dans la vie carmélitaine. Le faste du monde avait glissé sur elle. Ses sortilèges s'étaient brisés contre une volonté très nette d'abais­sement. Plus que les splendeurs de La Musse, elle apprécie les murs dépouillés de sa cellule : « La pauvreté a pour moi un attrait spécial, avoue-t-elle à son Père. J'aime à la pratiquer en tout, et le bon Dieu vient me servir lui-même quand je manque de quelque chose... J'use de petits moyens pour me rendre agréable à Jésus. La pensée de devenir sainte ne me quitte pas. »

C'est dans cet esprit qu'elle évite de demander les objets dont elle manque, qu'elle marque une sorte de prédilection pour le matériel usé ou démodé, qu'elle accueille avec le sourire les fréquents changements de cellule et, partout et en tout, veille à ne pas « s'ins­taller ». Dans le style classique des litanies de l'humilité, elle s'est composé une prière qui, chaque jour, l'invite à l'oubli de soi.

M. Guérin qui reçoit ces confidences est capable de les comprendre. Au moment de gagner sa résidence estivale, il épreuve un pincement au cœur en évoquant celle qu'il ne verrait plus comme par le passé papillonner avec Céline par les grandes allées ombreuses. Il domine toutefois la première impression et se ressaisit dans la prière :

« Dieu a cautérisé la blessure. Ce n'est pas du regret, c'est plutôt un bonheur calme et suave et une sorte d'orgueil qui accompagnent ton image toujours présente à mes yeux... J'ai pensé que ton divin Epoux te promène avec amour dans un parc bien plus beau, bien plus captivant que le nôtre, que, chaque jour, il te découvre des horizons nouveaux, des fleurs enchanteresses qu'il faut sans doute cueillir au milieu des épines, mais qui te rendent mille fois plus heureuse que les fleurs éphémères d'ici-bas... Quand je songe à tout cela, je comprends la souffrance extrême des parents qui, n'ayant pas la foi, voient leurs enfants bien-aimés s'ensevelir dans les cloîtres. Il me semble que leur affection doit s'émousser et même s'éteindre, tandis que la nôtre s'est accrus en devenant plus pure. Elle s'est doublée de reconnaissance pour Celui qui a choisi notre enfant, et pour cette enfant elle-même, maintenant l'avocate et la protectrice de toute sa famille. »

Dieu répondant royalement à la générosité de la postu­lante, c'est dans uns sorte d'euphorie qu'elle achève son temps de probation. Elle a d'ailleurs été aidée par les événements spirituels qui coupent de temps à autre la monotonie de l'itinéraire conventuel. En octobre 1895, elle a participé à la retraite de Communauté prêchée par le Père Lemonnier, des Missionnaires de la Délivrande. Le 24 février 1896, sa compagne de La Musse, Sœur Geneviève de la Sainte-Face, a fait Profession en la fête de l'Agonie de Notre-Seigneur.

Le 17 mars suivant, une même journée réunit les deux cousines au pied de l'autel. Le matin, Céline prend le Voile en une touchante cérémonie que préside Mgr Hugonin et où l'abbé Ducellier, doyen de Trévières, témoi­gne de son éloquence coutumière. L'après-midi, Marie Guérin, en toilette d'épousée, s'avance au bras de son père, à la porte de clôture. Le sermon de circonstance est prononcé par M. Levasseur, curé de Navarre, près d'Evreux, le directeur spirituel qui a guidé sa vie dans le monde et dont les visites contribueront encore à mettra l'apaisement dans son âme si vite troublée.

 

Elle reçoit l'Habit de la Vierge des mains de Mère Agnès de Jésus. Celle-ci n'a pas manqué, en agréant en Commu­nauté la demande officielle de sa jeune parente, d'ache­ver son allocution par la plus austère des consignes : « Je vous donne le conseil de vous considérer toujours comme la dernière de la maison, la petite servante de toutes, que chacune a le droit de commander et de reprendre à tout propos. C'est en agissant ainsi que vous serez heureuse et que vous trouverez la paix au Carmel. » C'est vraiment une fête de famille qui regroupe sous l'œil de Dieu, comme jadis aux Buissonnets ou à la pharmacie de la Place Saint-Pierre, ceux que les liens de la grâce, doublant les liens du sang, ont unis si inti­mement pour l'allégresse comme pour l'épreuve.

Un refrain monte, ce soir-là, de l'âme musicale de Sœur Marie de l'Eucharistie, celui qu'elle exprimait en ce passage d'une lettre à sa mère : « Depuis que je suis ici, je n'ai jamais eu l'ombre d'un regret, je suis toujours dans une joie parfaite. Je me demande souvent comment il se fait que nous puissions nous trouver si heureuses dans une vie de mort continuelle. Malgré tous les plaisirs entrevus que je pouvais me procurer dans le monde, j'aime beaucoup mieux, sans hésiter, ma vie de privations et de souffrances. »

Quatre jours après la Prise d'Habit de Marie, le samedi 21 mars 1896, le premier mandat de 3 ans de Mère Agnès de Jésus arrivait à expiration. Le Chapitre se réunit. Il ne fallut pas moins de sept tours de scrutin pour dégager une majorité sur Mère Marie de Gonzague. Celle-ci sortit quelque peu ulcérée de cette élection mouvementée. Elle garda la charge du noviciat pour elle-même, et confirma dans son rôle de sous-maîtresse Sœur Thérèse de l'Enfant- Jésus, dont la vertu l'impressionnait.

La Sainte est entrée dans la phase décisive qui mettra le sceau à sa mission. Le 9 juin précédent, en la fête de la Trinité, elle s'est offerte en victime à l'Amour Miséri­cordieux. Cinq jours après, au cours d'un chemin de croix, le trait de feu au cœur lui apportait la réponse du Ciel. Au début de l'année, elle a remis à sa « Petite Mère » les souvenirs qui constitueront les huit premiers chapitres de l'Histoire d'une Ame. Dans quelques jours, le 3 avril 1896, une crise d'hémoptysie sonnera pour elle comme un prélude d'éternité. Elle est dans le plein épanouissement de sa grâce, et, si l'on ose hasarder une telle expression pour celle qui fut toujours souple et mouvante comme la vie, en pleine possession de sa spiritualité.

Après sa chère Céline et Sœur Marie de la Trinité, Sœur Marie de l'Eucharistie lui offrira une suprême et providentielle occasion d'inculquer aux âmes sa « petite voie ». Non qu'il faille imaginer un enseignement métho­dique procédant ex professa. La sous-maîtresse des novices n'avait à faire ni conférences ni causeries. Considérée comme la grande sœur toujours accessible, qui répond aux questions qu'on lui pose, qui aide de ses conseils à franchir les premiers obstacles de la vie religieuse, à s'adapter à ses coutumes, à ses travaux, elle avait une façon si naturelle d'élever le débat, de souligner ; la portée sanctificatrice des gestes les plus humbles, que sa doctrine passait imperceptiblement à travers, une remarque, une explication, un trait aimable, au besoin, un rappel à l'ordre. Pas d'exposé systématique : ce n'était pas dans sa manière ; mais, à propos de tout et de rien, elle livrait ses pensées profondes. La majesté de son exemple faisait le reste. C'était comme un envelop­pement, une imprégnation lente qui touchait et marquait pour toujours.

« Je n'ai rien à apprendre à qui ne veut pas m'aimer », disait Socrate. Thérèse ne cherchait pas à s'attacher les cœurs. Il y avait en elle un mélange de simplicité et d'auto­rité, de familiarité et de grandeur qui inspirait à la fois attrait et crainte révérentielle. Les âmes encore fragiles se sentaient portées vers elle et, par certains points, la redoutaient, comme on fait des exigences divines.

Sœur Marie de l'Eucharistie éprouvera à son égard ce complexe d'élan et d'Intimidation : « Je ne suis, moi, que votre cousine », lui disait-elle parfois, en guise de taquinerie. La Sainte, alors, l'embrassant affectueu­sement, la reprenait d'un air affligé : « Oh ! ne dites pas cela, vous êtes ma vraie petite Sœur. Si vous saviez comme je vous aime ! » Elle n'en était que plus vigilante à prévenir ou à rectifier chez la novice toute erreur d'orientation. Ce n'était plus alors la parente volontiers indulgente, c'était la grande Maîtresse dont un halo de sainteté auréolait les moindres paroles, celle en qui r la théorie et la vie étaient si étroitement fondues qu'elle désarmait toute objection et interdisait toute critique. On se cabrait bien un peu contre la hauteur de l'idéal qu'elle assignait à ses disciples, on arguait de l'impos­sibilité d'y atteindre, on plaidait, en cas d'infidélité, la faiblesse de l'homme moyen, mais on finissait toujours par rendre les armes et lui donner raison.

A pédagogie de cette qualité. Sœur Marie de l'Eucha­ristie offrait une vraie bonne besogne. Il y avait en elle un certain fond de légèreté qui induisait Mme Guérin à douter de la persévérance de sa fille dans une vocation aussi austère. Il y avait surtout une âme trop repliée, trop tremblante, trop préoccupée d'elle-même. La complexion maladive développe volontiers, si l'on n'y prend garde, ce penchant à l'introspection. De là, avec une violente propension au scrupule, une défiance de soi qui risquait de tourner à la pusillanimité. De là aussi un excès de sentimentalité qui, dans l'ambiance calfeutrée du cloître, cherchera son exutoire en des attachements passionnés à telle ou telle Supérieure. Au demeurant, une nature très droite, d'une entière bonne volonté, voire d'une générosité incontestable.

L'intuitive Thérèse a saisi d'emblée ce complexe psycho­logique où la sensibilité domine. Elle va en jouer à mer­veille pour le tourner tout entier vers Celui-là qui est seul digne qu'on l'aime sans mesure, seul capable d'assouvir les désirs brûlants d'un cœur humain. C'est l'objet d'une poésie qu'elle remet à sa novice, pour son anniversaire d'entrée en religion, le 15 août 1896. Le titre en est : Jésus seul. Empruntant la voix de Sœur Marie de l'Eucharistie, et sur le mode familier d'une prière personnelle, la Sainte marque le retournement radical, la conversion intérieure qu'exige tout travail de perfection. Accepter paisiblement son impuissance, croire éperdument à l'excessive charité de « Papa le bon Dieu », s'efforcer en toutes choses de lui faire plaisir et de lui gagner des âmes : on reconnaît là les démarches essen­tielles de la « petite voie ». Aux troubles qui tourmen­tent Soeur Marie de l'Eucharistie, comme aux lacunes de sa première formation, il n'est pas de remède plus spécifique.

Avec une diligente affection de grande soeur, Thérèse s'applique à faire pénétrer ces principes dans l'esprit de sa cousine. Elle use de la méthode active. « Tout est grâce », dit-elle volontiers. C'est par les faits les plus menus que les exigences de la Sagesse éternelle entrent peu à peu dans la trame de l'existence quotidienne. Jusqu'en ses poésies les plus ailées c'est la prose héroïque de la Règle et du devoir d'état qu'enseigne notre Sainte. Les Souvenirs recueillis par Marie Guérin nous la montrent dans cet « art des arts » qu'est la direc­tion d'une âme. Combien de fois ne redit-elle pas à sa novice, venue lui confier quelque inquiétude secrète :

« Je vous en prie, occupez-vous un peu moins de vous, occupez-vous à aimer !e bon Dieu et laissez-vous vous-même. Tous vos scrupules, ce sont autant de recherches de vous-même. Vos chagrins, vos peines, tout cela roule sur vous-même, cela tourne toujours autour du même pivot. Ah ! je vous en prie, oubliez-vous, pensez à sauver des âmes. »

La jeune religieuse se débat. Ella s'épouvante, à cer­taines heures, des sommations de sainteté qui lui sont faites en-nom-Dieu. Avec une grâce mutine, elle cherche un alibi : « Je vous promets d'être sainte quand vous serez partie au Ciel ; à ce moment-là, je m'y mettrai de tout mon cœur. » La réplique éclate aussitôt, toute chargée d'une pathétique expérience personnelle :

« Oh ! n'attendez pas cela. Commencez dès maintenant. Le mois qui précéda mon entrée au Carmel est resté pour moi comme un doux souvenir. Au commencement, je me

disais comme vous : Je serai sainte quand je serai au Carmel. En attendant, je ne vais pas me gêner... Mais le bon Dieu m'a montré le prix du temps. J'ai fait tout le contraire de ce que je pensais ; j'ai voulu me préparer à mon entrée en étant très fidèle, et c'est un des plus beaux mois de ma vie. Croyez-moi, n'attendez jamais au lendemain pour commencer à devenir sainte. »

Les relations conventuelles offrent aux débutantes mille occasions de s'exercer. Les tempéraments se heur­tent, les caractères se frottent. C'est le « cilice de la vie commune » avec ses aspérités aussi fatales qu'involon­taires, auxquelles il faut à tout prix s'adapter en cette période de « rodage » qu'est le noviciat. Cueillons sous la plume de Sœur Marie de l'Eucharistie quelques épisodes de ce combat dirigé de main de maître.

« C'est si joli, me disait Sœur Thérèse, une petite novice qui est humble, qui respire en tout l'humilité, qui s'humilie toujours au lieu de se révolter, qui convient de ses torts, qui est humble dans ses manières, dans le ton de sa voix !

« Un jour que j'avais eu une petite dispute avec une de nos Sœurs, je n'avais eu aucunement tort, elle en convenait, mais elle me conseillait de demander pardon quand même. Je me révoltais et ne le voulais pas ; alors elle me dit : Ne demander pardon que lorsqu'on a eu tort, mais ce n'est pas là qu'est le mérite; c'est de le demander quand on n'a vraiment eu aucun tort.

« Une autre fois, toujours avec la même Sœur, j'avais eu tous les torts et je dis à Sœur Thérèse de l'Enfant- Jésus, d'un air un peu léger : Eh bien ! je vais aller deman­der pardon. — Ah oui, reprit-elle, vous allez encore aller lui demander pardon en riant. Quand on va demander pardon, il faut toujours le faire humblement, d'une manière sérieuse et non pas en riant.

« Avec une autre Sœur avec laquelle je n'avais pas eu de vrais torts, elle me conseilla d'aller m'humilier près d'elle et de répondre : C'est vrai à toutes les petites remontrances qu'elle me ferait. »

Les choses n'allaient pas toujours toutes seules chez la jeune disciple qui n'avait point atteint à la sereine indifférence de sa sainte cousine. Celle-ci l'orientait alors vers le livre qui avait nourri sa jeunesse au point qu'elle était capable de le réciter tout entier de mémoire : « Je vous conseille, quand vous aurez des combats contre la charité, de lire ce chapitre de l'Imitation : Qu'il faut supporter les défauts d'autrui. Vous verrez que vos combats tomberont ; il m'a toujours fait beaucoup de bien. Il est très bon et très vrai. »

Dans ces conflits irritants qui mettent aux prises, pour un même travail, des âmes inégalement douées et aux méthodes diamétralement opposées, la Sainte prêchait le renoncement: « C'est là qu'est la vertu », soulignait-elle ; et repre­nant l'exemple des Pères du Désert, elle ajoutait : « Vous n'avez qu'à faire ce que l'on vous commande. Quand votre première d'emploi vous commanderait de planter des choux la tête en bas, vous n'auriez qu'à obéir. C'est en agissant ainsi que vous aurez la paix, je sais bien que c'est très agaçant, mais aussi c'est là que se trouve le mérite. » Parfois, abrégeant la leçon, elle arrêtait plaintes et protestations d'un « Oh ! Oui, mais... » qui en disait long.

Le gouvernement de Mère Marie de Gonzague pouvait prêter à la critique, sous les yeux aiguisés de la jeune novice. C'était l'heure pour sa Maîtresse de lui suggé­rer les vues de la foi en matière d'obéissance : « Ça fait toujours un tout petit peu de peine au bon Dieu quand on raisonne un tout petit peu sur ce que dit la Mère Prieure ; et ça lui en fait beaucoup quand on raisonne beaucoup, même en son cœur. »

A cela s'ajoutaient les invitations répétées au recueil­lement, au silence. Assise auprès de sa cousine au réfec­toire, la Sainte, dont nul incident ne troublait la modestie du regard, rappelait à l'ordre sa voisine « par une petite chiquenaude habilement et doucement donnée », au besoin, par un soupir... — « Vous n'arriverez jamais à tenir les yeux baissés, lui disait-elle, si vous ne marquez pas sur votre chapelet de pratiques chaque fois que vous y manquez. C'est le seul moyen... Par amour pour le bon Dieu, vous ne voulez donc pas baisser les yeux ? Pensez que vous faites un acte d'amour chaque fois que vous ne les levez pas... que vous sauvez une âme. »

Aux récréations, il n'était point question de silence ni de paupières baissées, mais de cette délicatesse de la bonté qui fait qu'on refoule sa tristesse pour égayer les autres, qu'on ne se recherche pas soi-même, qu'on s'empresse auprès des plus déshéritées, des plus âgées, voire des moins sympathiques. Là aussi, la règle d'or, c'est « Messire Dieu premier servi ! » La Maîtresse livre le secret de sa propre conduite :

« Pourquoi donc allez-vous aux récréations ? Pour vous satisfaire et y trouver de l'agrément ? Il faut y aller comme à un autre exercice de Communauté, par fidélité, sans jamais vous arrêter en y allant. En sortant du réfectoire, vous devez vous rendre immédiatement à la récréation ; vous n'avez pas permission de vous arrêter à autre chose, même pas une seule minute pour parler à une Sœur... Puis, en récréation, pratiquez la vertu, soyez aimable avec toutes, n'importe près de qui vous soyez ; soyez gaie par vertu et non par caprice. Quand vous êtes triste, oubliez-vous vous-même et montrez de la gaieté. Il semblerait qu'aux récréations il faut chercher uniquement du plaisir sans penser à pratiquer la vertu, sans s'occuper du bon Dieu. Mais c'est un exercice de Communauté comme un autre ; prenez du plaisir, mais surtout par charité pour les autres. Ne sortez jamais de vous-même, restez vertueuse au milieu même du plaisir. Vous devriez faire le sacrifice de ne pas vous mettre à coté de celles que vous aimez. »

L'élève se récrie : « Faut-il toujours se contraindre ainsi ? »

— « Oui, toujours vous devriez vous en priver. Puis, c'est bien d'être gaie en récréation, mais il y a une certaine manière religieuse d'être gaie, de distraire les autres. Vous êtes quelquefois d'une gaieté folle, vous croyez que cela plaît aux Sœurs. Elles rient de vos folies, c'est vrai, mais cela ne les édifie pas... Soyez charitable, prévenante... Aux récréations, obligez les anciennes en allant leur cher­cher des chaises, puis, en toute occasion, soyez obligeante : une petite novice devrait toujours en faire trop. Ce serait si joli ! »

La Maîtresse tendrement impitoyable qui n'hésite pas à rappeler les exigences divines a l'art d'adoucir le sacrifice en élevant sans cesse la perspective. Si elle recommande « de ne jamais perdre son temps, pas une seule minute », c'est qu'elle vit déjà et fait vivre dans l'éternité. Son œil exercé observe les moindres défail­lances qui feront, au moment opportun, l'objet d'une surnaturelle mise au point.

Il n'est pas toujours commode d'être à l'école de la sainteté. La nature regimbe parfois et préférerait à ces cimes qui donnent le frisson une vertu à flanc de coteau. Si Marie Guérin n'atteignit pas aux sommets, elle profita néanmoins de ce traitement vigoureux. Elle lui dut d'échapper à la médiocrité et de compter parmi les reli­gieuses ferventes dont s'honore un Monastère. Les témoignages que Thérèse lui rend dans sa correspon­dance avec la famille Guérin, encore que, d'aventure, par complaisance filiale, ils forcent un peu la note, sont cependant probants à cet égard.

Après une année d'efforts, que coupa heureusement la retraite de Communauté prêchée en octobre 1896, par le Père Godefroy Madeleine, Prieur Prémontré de Mondaye, notre novice fut admise à faire Profession le jeudi 25 mars 1897.

Cette cérémonie toute d'intimité se déroula, suivant le rite ordinaire, dans la Salle du Chapitre, sans que la famille y fût associée. Le Cantique de circonstance, celui qui se chante en l'honneur de la professe, au soir de ce beau jour, fut rédigé par Thérèse elle-même. La Sainte rima à cette occasion les sentiments qu'elle eût voulu exprimer à sa Céline si Sœur Marie des Anges ne lui eût écrit son chant de Profession. Il s'agit là d'un mor­ceau de bravoure qui emprunte le rythme entraînant du Chant du Départ des Missionnaires, composé par Gounod pour la Société de la rue du Bac. Sous le titre Mes Armes, c'est une sorte de revue de l'équipement spirituel que constituent à l'épouse du Christ la pauvreté, la chasteté, l'obéissance.

L'héroïne de la cérémonie, pour associer d'autres âmes à sa joie, avait prié son père d'offrir à l'Œuvre Antiesclavagiste de Monseigneur de la Passardière, la somme nécessaire au rachat de deux enfants noirs, un petit garçon qui recevrait le nom de Joseph-Marie-Isidore, une fille qui serait baptisée Marie-Céline.

La Prise de Voile, précédée d'un sermon de l'abbé Levasseur, eut lieu le 2 juin 1897. Il y avait seize ans, jour pour jour, qu'en la chapelle des Bénédictines, Marie Guérin avait reçu Jésus pour la première fois. Sa sainte Maîtresse lui remit, au cours de la fête, une Image de l'Enfant-Dieu qu'elle avait gardée assez longtemps dans son bréviaire. Elle portait au verso une charmante dédicace et s'accompagnait d'un billet qui, rapprochant symboliquement la toilette blanche de la communiante et l'habit de la Carmélite, s'achevait par ces mots :

« Ce n'est plus le gracieux voile aux longs plis neigeux qui doit envelopper Marie de l'Eucharistie, c'est un sombre voile qui rappelle à l'épouse de Jésus qu'elle est exilée, que son Epoux n'est point un Epoux qui doit la conduire dans les fêtes, mais sur la montagne du Calvaire. Désormais, Marie ne doit plus rien regarder ici-bas, rien que le Dieu miséricordieux, le Jésus de l'Eucharistie !... » Sous la plume de Thérèse, c'était presque un testa­ment. Déjà le sceau de la mort se lisait sur ses traits.

Les rencontres de famille qui réjouirent cette journée ne firent qu'aviver au coeur de tous ses proches ce funèbre pressentiment. Mère Agnès de Jésus, sachant quel trésor elle perdrait en sa jeune sœur, souhaita recueillir ses suprêmes pensées sur la vie religieuse. Le soir même du 2 juin, elle demanda à Mère Marie de Gonzague de donner à la Sainte l'ordre de continuer la rédaction de ses souvenirs. La démarche fut faite le lendemain. Un mois plus tard, le 2 juillet, Thérèse remettait à sa Prieure le cahier [qui correspondra plus tard au manuscrit C].

 

Marie Guérin

 
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Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Enfants et jeunes "Saints"
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 18:53

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Maria Cristina Carlotta Giuseppina Gaetana Elisa di Savoia

née le 14 novembre 1812 à Cagliari (Sardaigne, Italie)

morte le 31 janvier 1836 à Naples (Campanie, Italie)

 

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Note : La Vénérable Marie-Christine de Savoie (1812-1836), princesse du Royaume de Sardaigne et Reine consort des Deux-Siciles, sera béatifiée à Naples le 25 janvier 2014, suite à la guérison miraculeuse de Maria Vallarino, née à Varazze (près de Gênes, Province de Savone, Région Ligurie - Italie) fin 1829 ou début 1830, et morte le 11 janvier 1905, à l’âge de 75 ans, qui était atteinte d’une tumeur maligne avec écoulement au sein droit.

En effet, la Congrégation pour les Causes des Saints a déclaré : « Guérison de mademoiselle Maria Vallarino, très rapide, complète, durable et inexplicable (…) de tumeur du sein unie ou bilatérale, pronostic vital réservé (…) thérapie inadéquate et inefficace ».

 

Source : zenit.org

 

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Radio Vatican, le 3 mai 2013

news.va

 

"Le pape François a autorisé la Congrégation des causes des saints à promulguer le décret reconnaissant un miracle attribué à l’intercession de la Vénérable Marie-Christine de Savoie (1812-1836), reine des Deux-Siciles, a indiqué le Vatican le 3 mai 2013.

Lors d’une audience accordée la veille au cardinal Angelo Amato, préfet de ce dicastère, le pape a aussi autorisé la reconnaissance du miracle de la mystique italienne Maria Bolognesi (1924-1980) et des vertus héroïques des deux "serviteurs de Dieu", première étape vers leur béatification.

Une femme très pieuse qui lutta contre la peine capitale

Née à Cagliari, en Sardaigne, Marie-Christine était la fille de Victor-Emmanuel Ier de Savoie, dynastie à laquelle ont appartenu les rois d’Italie aux XIXe et XXe siècles. En 1832, elle épousa Ferdinand II, roi des Deux-Siciles, de la dynastie Bourbon. Très pieuse, elle lutta contre la peine capitale, alors très courante à Naples. Elle mourut dans la Cité parthénopéenne après avoir accouché d’un fils unique, François. En 1859, le Vatican la proclama vénérable.

Marie-Christine de Savoie viendra s’ajouter aux nombreux souverains européens élevés à la gloire des autels au cours des siècles. D’autres reines ont été canonisées, comme Marguerite d’Ecosse, Edvige de Pologne ou Elisabeth du Portugal. Quant à la famille Savoie, elle compte déjà deux bienheureux et deux vénérables. (Apic/Imedia)"

 

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Prières à la Vénérable

Marie-Christine de Savoie

 

Ô Dieu, qui avez mis dans Vos Saints une grande lumière et un soutien providentiel pour Votre peuple en marche, écoutez avec bonté notre prière, et glorifiez Votre servante, la Vénérable Marie-Christine de Savoie, dont la vie d’épouse et de reine nous a offert un modèle éclatant de Charité avisée et courageuse, et accordez-nous, par son intercession, la grâce que nous implorons de Vous avec confiance..... Par le Christ notre Seigneur. Amen.

Salve Regina

 

 

Ô Bienheureuse Trinité qui, bien qu’éprouvant de la joie en Vous-même, avez pourtant trouvé Votre complaisance dans le cœur de Marie-Christine de Savoie, daignez écouter nos pauvres prières.

Votre servante, fidèle au milieu des hautes sphères de la Cour, Vous a constamment servi par une profonde humilité, une ardente Charité, une piété fervente, jusqu’à devenir un modèle de perfection pour la Cour et le peuple.

Confiants dans la Parole de Dieu, selon laquelle Vous honoreriez ceux qui Vous glorifieraient, nous Vous demandons d’élever au culte des autels Votre servante Marie-Christine qui, en vivant autrement, n’a pas cherché ni voulu autre chose que Votre Honneur et Votre Gloire.

Par ces très hauts mérites, accordez-nous la grâce que nous Vous demandons ardemment..... ; elle reviendra à Votre Gloire et contribuera à l’exaltation de Votre servante bien-aimée, Marie-Christine de Savoie.

 

Pour de plus amples informations et pour signaler des grâces reçues, écrire à :

Monastero di Santa Chiara

Via Santa Chiara, 49/c

80134 Napoli

Italie

 

Prières traduites de l’italien le lundi 18 novembre 2013.

 

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Preghiere alla Venerabile

Maria Cristina di Savoia

 

O Dio, che hai posto nei tuoi santi una grande luce

e un provvido sostegno per il tuo popolo in cammino,

ascolta con bontà la nostra preghiera,

e glorifica la sua Serva la Ven. Maria Cristina di Savoia,

nella cui vita di sposa e di regina

ci hai offerto un modello fulgido di carità sapiente e coraggiosa,

e concedi a noi, per sua intercessione,

la grazia ..... che da te, con fiducia, invochiamo.

Per Cristo nostro Signore. Amen.

Salve Regina

 

oppure:

 

O beata Trinità che sebbene felice in voi stessa, pure trovaste le vostre compiacenze nel cuore di Maria Cristina di Savoia, deh! ascoltate le nostre povere preghiere.

Questa vostra serva fedele in mezzo ai fastigi della corte vi servì costantemente in profonda umiltà, in ardente carità, in pietà fervorosa, da rendersi modello di perfezione alla Corte e al popolo.

Fiduciosi della divina parola, che Voi avreste onorato che vi avrebbe glorificato,

noi vi chiediamo di elevare al culto degli Altari la vostra serva fedele Maria Cristina che vivente altro cercò, altro non volle se non il vostro onore e la vostra gloria.

Per questi altissimi meriti concedeteci la grazia che ardentemente vi domandiamo...

tornerà a vostra gloria e contribuirà all’esaltazione della vostra diletta serva Maria Cristina di Savoia.

 

Per maggiori informazioni e relazioni di grazie rivolgersi al:

Monastero di Santa Chiara

Via Santa Chiara, 49/c

80134 Napoli

 

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"Il miracolo di Maria Cristina di Savoia"

 

"Si conclude oggi il Bicentenario della nascita della Venerabile. La storia del prodigio che ha reso possibile giungere alla sua beatificazione, che si terrà a Napoli il 25 gennaio 2014"

 

"Roma, 14 Novembre 2013 (Zenit.org)"

 

"Si conclude oggi, giovedì 14 novembre, il Bicentenario della nascita della Venerabile Maria Cristina di Savoia, nata a Cagliari il 14 novembre 1812 e che sarà beatificata a Napoli il prossimo 25 gennaio 2014. Di seguito la storia del miracolo - sintetizzata dal postulatore, padre Giovangiuseppe Califano, ofm - che ha permesso di giungere alla beatificazione della Venerabile.

Maria Vallarino nacque a Varazze (Genova), in una famiglia molto numerosa, verso la fine del 1829 o all'inizio del 1930, come si deduce da un confronto fra gli atti di battesimo e di morte. Da dieci anni svolgeva attività di cameriera a Genova presso la marchesa Antonia Carrega, quando, nel giugno del 1866, all'età di 36/37 anni confidò alla nobildonna che da alcuni mesi aveva notato una tumefazione grossa come una noce nella mammella destra. La marchesa indirizzò subito la sua domestica al Dott. Luigi Garibaldi. Questi fecediagnosi clinica di tumore maligno scirroso e, senza rivelare all'interessata la gravità della sua malattia, le prescrisse una terapia a base di "sanguisughe, unzioni, impiastri con cicuta e bibite medicinali".

La paziente, dopo un paio di mesi, vedendo che la cura non dava alcun risultato positivo e non conoscendo la natura del suo male, ma sospettando che si trattasse di qualcosa di grave, tornò dal Dott. Garibaldi, il quale le propose l'estirpazione, ma la Vallarino rifiutò e di sua iniziativa andò dal Dott. Oldoino Marengo, medico chirurgo. Questi precisò che si trattava di uno scirro al secondo periodo con resistenze tubercolose, ossia di un di un tumore scirroso altamente maligno inguaribile; le disse di continuare per altri 20 giorni la cura prescritta dal Dott. Garibaldi. Ma siccome non notava alcun beneficio e la tumefazione aumentava, Maria Vallarino passati 15 giorni tornò dal Dott. Marengo.

Il chirurgo notò che il tumore si presentava duro, fisso ai piani sottostanti, indolente, in fase avanzata e che la paziente accusava una forte tensione locale. Inoltre, il Marengo, constatando che il tumore aveva raggiunto la dimensione di un uovo di gallina e che il diametro della tumefazione era di circa 7 cm., ne confermò l'inguaribilità. Avendo poi riscontrato l'insorgere di un secondo piccolo tumore nella mammella sinistra, accennò all'intervento chirurgico per il mese di settembre, ma ritenendolo ormai pressoché inutile disse alla paziente che lui non l'avrebbe operata e perciò che consultasse altri Medici. La Vallarino ancora una volta escluse decisamente l' estirpazione chirurgica del tumore.

Fu allora che il Dott. Garibaldi, vedendo la prostrazione della paziente che dal consulto con il Dott. Marengo non aveva riportato alcuna speranza di guarigione, le consigliò di rivolgersi alla preghiera. Più specificamente le disse di rivolgersi alla sig.na Virginia Lombardo di Rivarolo Ligure, un'inferma che diffondeva la devozione alla Venerabile Maria Cristina. La Vallarino andò prontamente dalla Lombardo e da questa ottenne alcuni frammenti di reliquia ex indumentis di Maria Cristina, con la raccomandazione di rivolgersi a Lei con fiducia. La preghiera che Maria Vallarino innalzò al Signore ripetutamente e con fede fu questa: “Gesù, o Buon Gesù, glorificate la vostra Serva Maria Cristina”. Da quel momento iniziò a notare la rapida riduzione del volume della massa mammaria, che poi scomparve del tutto in pochissimi giorni.

Tornò quasi subito dal Dott. Garibaldi e gli riferì che il tumore era pressoché scomparso. Infatti, dice il Dott. Garibaldi, "ritornata dopo cinque o sei giorni successivi, visitai la parte, né più rinvenni il tumore”. Nel frattempo il Dott. Oldoino Marengo aveva ripetutamente espresso il desiderio di conoscere gli sviluppi del caso Vallarino, per cui, alla distanza di alcuni mesi, sollecitata dalla Marchesa Carrega e per ordine del confessore, la sanata si presentò al detto chirurgo e gli riferì come era avvenuta la sua straordinaria guarigione. Il Marengo rimase meravigliato e le confessò che si era accorto del tumore incipiente anche alla mammella sinistra, e che proprio per la gravità del suo caso le aveva dichiarato che lui non era disposto ad operarla; ma che ormai era completamente "guarita".

Infatti per ben 39 anni la Vallarino non ebbe alcuna recidiva, come hanno rilevato ben 6 Periti ab inspectione che esaminarono la sanata il 16 dicembre 1870, il 12 aprile del 1875 e il 5 aprile del 1887. Gli stessi Periti, non avendo riscontrato alcuna massa nei due seni della sanata, e neanche nelle cavità ascellari, dichiararono la guarigione di Maria Vallarino perfetta e duratura. La sanata morì l'11 gennaio 1905, all'età di circa 75 anni.

Su questi fatti i medici della Consulta della Congregazione delle Cause dei Santi hanno posto il seguente lemma: “Guarigione della Sig.na Maria Vallarino, molto rapida, completa, duratura ed inspiegabile il "quoad modum", da tumefazione del seno uni o bilaterale, prognosi riservata quoad vitam e quoad valetudinem, terapia inadeguata e inefficace”

L’iter della Causa di beatificazione della Venerabile Maria Cristina di Savoia si conclude felicemente nel corso dell’anno Bicentenario della nascita della Venerabile (14 nov 2012 - 14 nov 2013) e nel corso dell’Anno della Fede. Questo dato è estremamente significativo se consideriamo che le ultime parole della Venerabile sul letto di morte furono anche la sua più alta professione di fede “Credo, Domine! Credo, Domine!”.

 

La storia della causa di beatificazione di Maria Cristina di Savoia la si può leggere integralmente al sito:

http://www.cristianocattolico.it/catechesi/santi/bicentenario-della-nascita-della-venerabile-maria-cristina-di-savoia.html#ftn1

 

Per ulteriori approfondimenti, cfr. Gianni Califano, Maria Cristina di Savoia. Regina delle Due Sicilie, Velar, Gorle 2013."

 

"(14 Novembre 2013) © Innovative Media Inc."

 

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"Venerabile Maria Cristina di Savoia,

la santità che precede il Vaticano II"

 

"Il 25 gennaio 2014 la beatificazione a Napoli nella Basilica di Santa Chiara"

 

"Roma, 06 Ottobre 2013 (Zenit.org) Redazione"

 

"Spesso la vita della Chiesa, come avviene solitamente, ha preceduto i testi del concilio Vaticano II. Solo per fare un esempio basti pensare al capitolo V della costituzione del concilio Vaticano II Lumen Gentium che richiamando la vocazione universale alla santità evidenzia il ruolo della famiglia: «I coniugi e i genitori cristiani, seguendo la loro propria via, devono sostenersi a vicenda nella fedeltà dell'amore con l'aiuto della grazia per tutta la vita, e istruire nella dottrina cristiana e nelle virtù evangeliche la prole, che hanno amorosamente accettata da Dio. Così infatti offrono a tutti l'esempio di un amore instancabile e generoso, edificando la carità fraterna e diventano testimoni e cooperatori della fecondità della madre Chiesa, in segno e partecipazione di quell'amore, col quale Cristo amò la sua sposa e si è dato per lei» (LG 41).

Tra gli esempi di santità che mostrano nella vita la verità delle suddette affermazioni vi è la venerabile Maria Cristina di Savoia (1812-1836), sposa, madre e regina che sarà beatificata nella Basilica di Santa Chiara a Napoli (dove riposano le sue spoglie mortali) dal cardinal Angelo Amato, Prefetto della congregazione delle Cause dei santi. Per una delle coincidenze della storia, o meglio della Provvidenza, la celebrazione avverrà il 25 gennaio, ossia proprio nel giorno anniversario dell’annuncio del Vaticano II da parte di papa Giovanni XXIII."

 

"(06 Ottobre 2013) © Innovative Media Inc."

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 15:34

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Albertina Berkenbrock

"La Sainte Maria Goretti brésilienne"

"A nossa Albertina" ("Notre Albertina")

née le 11 avril 1919 à São Luís

 Paroisse São Sebastião de Vargem do Cedro

(Imaruí, Estado de Santa Catarina - Brésil)

assassinée le 15 juin 1931 à Imaruí à l'âge de 12 ans

 

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Prière à la Bienheureuse Albertina Berkenbrock

 

Ô Dieu, notre Père à tous, Vous nous avez donné Votre Fils Jésus, qui a versé Son Sang sur la Croix par Amour pour chacun de nous.

Votre Servante Albertina a été déclarée Bienheureuse par l'Église parce que, encore jeune, elle aussi a versé son sang afin d’être fidèle à Votre Volonté et de défendre la vie dans sa plénitude.

Par son témoignage, permettez-nous d’être fortifiés dans la Foi, l'Amour et l'Espérance, de vivre fidèlement les promesses de notre Baptême, de faire de l'Eucharistie la source et le point culminant de notre vie chrétienne, de rechercher continuellement le pardon par la Confession, d’être remplis de l’Esprit Saint, de vivifier notre Confirmation, et de cultiver les valeurs de l'Évangile.

Par l'intercession d’Albertina, accordez-nous la grâce que nous implorons maintenant de Vous (exprimer la grâce désirée). Nous Vous le demandons par Jésus-Christ, Votre Fils, dans l'Unité du Saint-Esprit. Amen.

 

Traduit du Portugais le 4 septembre 2013.

 

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ALBERTINA BERKENBROCK

 

- child of the diocese of Tubarão

- born: 11 April 1919 in São Luís, Imaruí, Santa Catarina (Brazil)

- died on June 15th in São Luís, Imaruí, Santa Catarina (Brazil) in defensum castitatis [like Maria Teresa Goretti (Italy, 1890-1902), Anna "Anka" Kolesárová (Slovakia, 1928-1944), Karolina Kózka (Kózkówna) (Poland, 1898-1914), Antonia Mesina (Sardinia - Italy, 1919-1935), Pierina Morosini (Italy, 1931-1957), and Marie-Clémentine Anuarite (Anoalite) Nengapeta (1939-1964, Democratic Republic of the Congo (DRC), République Démocratique du Congo (RDC), "Congo-Kinshasa", ancien Zaïre.]

 

- competent forum: Tubarão

- CCS protocol number: 786

- type of cause: martyrdom

 

- opening of informative process: 30 December 1954

- nihil obstat: 02 October 2001

- closing of diocesan inquiry: 2001

- decree on validity of diocesan inquiry: 18 January 2002

- submission of Positio to CCS: 2002

- particular meeting of theological consultors: 26 September 2006

- session of cardinal and bishop members of the CCS: 21 November 2006

- promulgation of decree on martyrdom: 16 December 2006

- beatification: 20 October 2007

 

- postulator: Dr. Paolo Vilotta

- petitioner: Diocese de Tubarão, Rua Senador Gustavo Richard, 90 – Centro - 88701-220 – Tubarão – SC, BRAZIL

- Vicepostulação da Causa A. Berkenbrock, Rua Roberto Zumblick, 981 – Humaitá - 88704-400 – Tubarão – SC, BRAZIL

- website: www.beataalbertina.com

 

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Oração à Beata Albertina Berkenbrock

 

Deus, Pai de todos nós! Vós nos destes vosso Filho Jesus, que derramou seu sangue na cruz por amor a cada um de nós.

Vossa serva Albertina foi declarada bem-aventurada pela Igreja, porque, ainda jovem, também derramou seu sangue para ser fiel à vossa vontade e defender a vida em plenitude.

Concedei-nos que, por seu testemunho, nos tornemos fortes na fé, no amor e na esperança, vivamos fielmente os compromissos do nosso Batismo, façamos da Eucaristia a fonte e o cume da nossa vida cristã, busquemos continuamente o perdão através da Confissão, sejamos plenos do Espírito Santo, vivenciando a Crisma, e cultivemos os valores do Evangelho.

Por intercessão de Albertina, alcançai-nos a graça que neste momento imploramos de vós (expressar a graça que se deseja). Nós vo-lo pedimos por Jesus Cristo, vosso Filho, na unidade do Espírito Santo. Amém.

 

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Ladainha dos Santos e Beatos do Brasil

 

 

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Graças Alcançadas

 

"Muitíssimas são as pessoas que recorrem à Serva de Deus e lhe agradecem favores.

Se você obtiver alguma graça por intercessão de Albertina, escreva para o P. Sérgio Jeremias de Souza, Caixa Postal 341, 88701-970 Tubarão - SC. Tel. (48) 3622-3318.

 

Se preferir usar a Internet, o e-mail do Pe. Sérgio Jeremias é: pesergio@hotmail.com

 

O Pe. Sérgio é o vice-postulador da causa de beatificação de Albertina Berkenbrock. Cabe-lhe tratar de tudo quanto se refere a esse assunto."

 

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Chapelle Saint Louis d'Imaruí (État de Santa Catarina, Brésil)

Capela São Luís, Imaruí

 

 

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:24

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Filomena Ferrer i Galzeran, Sor Filomena de Santa Coloma

Soeur Minime Philomène de Sainte-Colombe

Née le 3 avril 1841 à Móra d'Ebre (Mora de Ebro)

(Catalogne - Espagne)

Morte, à 27 ans, le 13 août 1868 à Valls

(Tarragone, Catalogne - Espagne)

 

Escut Móra d'Ebre Escudo Mora de Ebro Ebre blason, parousi

 

« Je veux être sainte, coûte que coûte ! »

“¡Cueste lo que cueste, quiero ser santa!”

“I want to be holy at any cost!”

“Costi quel che costi, voglio essere santa!”

„Stuj co stuj, chci být svatou!“

Soeur Philomène de Sainte-Colombe

 

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- Baptisée le 4 avril en l’église de Mora de Ebro (Mora d'Èbre)

- Communion le 15 octobre 1853 (en la fête de Sainte Thérèse d’Avila), suivie d'une longue extase

- Corps retrouvé intact, souple et frais, en 1869, 1879 et 1880

- Déclarée Vénérable par un décret d’Approbation de Vertus Héroïques du Pape Jean-Paul II, le 7 septembre 1989

- Fille de Feliu (Félix) Ferrer et de Josefa Galzeran (Galcerán)

- Mourante, après avoir attrapé le choléra étant jeune, sa mère invoque Sainte-Philomène, homonyme de sa fille, et elle guérit instantanément

- Fondatrice du Couvent de Religieuses Minimes à Móra d'Ebre, à la demande du Seigneur

- Apparitions du Christ et locutions intérieures

- Persécutée par de nombreuses manifestations du démon

- Noces mystiques avec le Christ : voile nuptial reçu des mains de Saint-Joseph, et anneau mystique de la Foi

- « Incendium Amoris » : embrasement d’amour intérieur

- Noviciat au Monastère de Valls le 29 mars 1860

- Vœux perpétuels le 4 avril 1861

- Âme privilégiée (à l'instar de la Vierge Séraphique d'Avila), âme-victime d'immolation, modèle héroïque de vertus, de Foi, d'abandon, de virginité, de patience, de pénitence, d'expiation, d'union à la douloureuse Passion du Christ ; fervente apôtre du Sacré-Coeur de Jésus...

 

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Prière au Sacré-Cœur de Jésus

pour demander des grâces par l’intercession de la

Vénérable Soeur Philomène de Sainte-Colombe

 

Ô Divin Cœur de Jésus,

qui avez daigné enrichir de grâces et de vertus

l’humble vierge Sœur Philomène de Sainte-Colombe

pour son grand amour et sa fidélité pour Vous ;

par son intercession, je vous supplie ardemment

de m’accorder la Grâce.....

Vous qui vivez et régnez pour les siècles des siècles.

Amen.

 

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

Traduit de l’espagnol d'après le site minimas.org, le 25 octobre 2012

 

 

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Maison natale de Soeur Philomène de Sainte-Colombe 

 

 

"Je me sentis appelée par le très glorieux Archange Saint-Michel, il me dit ces paroles : "Fais connaître aux hommes le grand pouvoir que j'ai du Très-Haut ; dis-leur de me demander tout ce qu'ils voudront, dis-leur que ma puissance en faveur de ceux qui me sont dévots est sans limites", et il ajouta cet ordre formel : "Fais connaître mes grandeurs". Et je compris bien qu'il ne me demandait pas cela pour sa propre gloire, mais pour la seule Gloire de Dieu dont il est si zélé."

Soeur Philomène de Sainte-Colombe

 

Source : prieresetdevotions.blogspot.fr

 

 

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« Dieu voulut, dès mon bas âge, mettre ma patience à l'épreuve par des accidents et des infirmités qui me réduisirent à une extrême faiblesse, au point d'inspirer des craintes pour ma vie. Je souffrais déjà de plusieurs maux, lorsque des humeurs malignes se formèrent sur mes bras, sur un pied et au côté, et me causèrent de très vives douleurs. Je les supportais avec une patience, dont le souvenir est la confusion de mon immortification d'aujourd'hui. Je crois me rappeler même que je regardais avec un certain plaisir la lancette qui servait à percer mes abcès, et qui, tant de fois, fit jaillir le sang de mes veines. Ces souffrances durèrent avec une violence intermittente jusqu'à l'âge de huit ans, et toujours, par la grâce de Dieu, je les supportais sans jamais me plaindre ni donner aucun signe d'impatience. »

« La Vénérable Philomène de Sainte-Colombe, Religieuse Minime Déchaussée - Sa Vie et ses Écrits », par le Père Pie de Langogne (Blaise-Armand de Sabadel), Paris, 1893, page 7 (Manuscrit du 10 novembre 1866).

Note : ce livre est la source principale des textes en français de cet article.

 

 

 

« Je te veux mortitiée et crucifiée en toutes choses » 

Jésus à Sœur Philomène de Sainte-Colombe (p. 104)

 

 

 

Prières de Soeur Philomène de Sainte-Colombe

 

« Ô divin Époux de mon âme ! Vous sur cette croix douloureuse, et moi sur un lit de fleurs ! L'Époux qui veille, quand l'épouse repose ! Ô mon Seigneur et mon Dieu ! Qui donc vous a cloué sur ce bois ? Pourquoi tous ces dards que lance le pécheur contre votre Coeur si aimable ? Et n'y aura-t-il donc aucune âme chrétienne pour s'associer à votre douleur, pour pleurer avec vous et par amour pour vous ? »

p. 103


 

« Ô mon Dieu, mon seul amour, pourquoi donc me donnez-vous le désir de la croix, et ne me clouez-vous pas les pieds et les mains sur cette croix ? »

p. 104


 

« Mon Dieu, vous êtes tout pour moi ! Oh, mon bien-aimé Jésus ! tout ce qui est amer et difficile, je le veux pour moi, et pour vous tout ce qui est doux et suave ! Oh ! combien douces seront pour moi ces croix et ces épines, portées d'abord par vous, mon souverain bien, el baignées de votre sang !

« Oh ! que douce sera pour moi la pensée de votre présence, quand bien même vous vous cacheriez ! »

« Ne retardez pas longtemps l'heureux moment de mon crucifiement : je l'attends avec anxiété. »

« Ô mon Aimé ! comme il me tarde de pouvoir étendre mes mains et mes pieds sur la Croix sacrée d'où me vient le salut et l'éternelle vie ! »

« Où sont donc, ô Seigneur mon Dieu, où sont ces chemins âpres que je vis et sur lesquels vous me commandiez de marcher ? Ah ! si je trouvais quelqu'un pour me les montrer de plus près ! »

« Que je meure en vivant, que je vive sans vivre : rien, je ne désire que Toi, et rien de rien pour moi-même. »

« Oh ! éternelle félicité, lorsque mon coeur sera une flamme d'amour ! »

p. 110


 

« Oh ! si je pouvais avoir les qualités du buisson ardent, je viendrais, en votre royale présence, brûler nuit et jour, et je voudrais ainsi rester jusqu'à la consommation des siècles.

« Que mon sang, ô mon Dieu, que tout mon être se transforme en baume le plus exquis, et que goutte à goutte, dans la lampe de votre Tabernacle, il ait l'heureux sort de se consumer d'amour. »

« Venez! venez, ô mon très chaste amour, prenez-moi dans vos bras sacrés, introduisez-moi au plus intime de votre très doux Coeur, et comme mon Maître céleste, apprenez-moi la science de l'amour. Oui, mon Jésus, enseignez-moi, dans ce sanctuaire, à être douce et humble comme Vous, obéissante et pauvre comme Vous, résignée et patiente comme Vous, pleine de charité et de mortification comme Vous : et qu'ainsi je vive de Vous, je meure avec Vous et je jouisse de Vous, si tel est votre désir à Vous ! »

p. 111

 

 

Offrande quotidienne à Jésus Crucifié

de Sœur Philomène Ferrer de Sainte-Colombe

 

Mon Jésus : Vous connaissez toute ma fragilité ; si votre bras ne me tient, je vous offenserai certainement par beaucoup de fautes ; car, sans votre aide, je ne puis absolument rien. Ne permettez donc pas, ô mon Bien, que je vous offense en ce jour. Arrachez-moi la vie, avant que je ne vous offense par le moindre manquement.

Unissez mes sens et mes facultés à vos plaies, afin que toutes mes actions soient dirigées vers Vous. Unissez ma tête à votre couronne d'épines, afin que toutes mes pensées soient pour Vous. Unissez ma vue à vos yeux aveuglés de votre propre sang, afin que je ne voie pas les vanités de ce monde trompeur. Unissez mon ouïe à la vôtre, blessée par tant de blasphèmes, afin que mes oreilles soient fermées à tout ce qui n'est pas Vous, et attentives à vos appels el à vos inspirations. Unissez ma bouche à vos lèvres abreuvées de fiel et de vinaigre, afin que je ne me laisse pas vaincre par la gourmandise, ni par aucune délectation. Clouez mes mains avec les vôtres sur la Croix, pour que je ne puisse vous offenser par mes oeuvres, et que toutes mes actions soient dirigées vers Vous. Percez mon coeur de la même lance qui traversa le vôtre, afin que je sois blessée d'amour et de douleur.

Clouez mes pieds du même clou qui transperça les vôtres, pour que mes pas suivent, sans jamais errer, le chemin de vos saints commandements. Unissez mon corps aux coups que reçut votre corps adorable, afin que toutes mes affections ne tendent qu'à vous, et que je conserve intacte ma pureté virginale. Enfin, mon Dieu, puisque vous êtes la tête qui dirige avec pleine puissance, et moi un membre qui doit se laisser diriger, faites que toutes mes actions soient agréables à votre divine majesté et dignes de vos yeux si purs. Amen. »

pages 154-155

 


La Vénérable Philomène de Sainte-Colombe, par le Père Pie de Langogne (1893)

 

 

 

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Catalunya

Filomena Ferrer i Galzeran

 

Filomena Ferrer i Galzeran (Móra d'Ebre, 3 d'abril de 1841 - Valls, 13 d'agost de 1868) fou una religiosa, monja mínima que va impulsar la fundació del convent mínim de Móra. Ha estat proclamada venerable per l'Església catòlica.

 

Taula de continguts

1 Biografia

2 Posteritat i veneració

3 Notes

4 Bibliografia

 

Biografia

Va néixer a Móra d'Ebre el 1841, filla de l'escultor Feliu Ferrer i de Josefa Galzeran.[1] La família vivia al carrer de la Vila, 7, i el matrimoni va tenir deu fills, cinc dels quals moriren en diverses epidèmies de còlera. Va rebre una educació profundament catòlica: un dels germans va fer-se sacerdot i Manuela, a més de Filomena, va fer-se monja. Molt devota, emmalalteix, potser de tuberculosi dels ganglis i la pell, i passa part de la seva infantesa malalta.

La família va anar a Maldà, on Feliu Ferrer havia rebut un encàrrec a l'església en 1853, i d'allí anaren a altres pobles fins tornar a Móra el 1855 i 1857-1858. Filomena va decidir en aquests temps la seva vocació religiosa i als tretze anys va tenir una experiència mística: un èxtasi en un dia de comunió en el qual se li va manifestar el misteri de la Immaculada Concepció de Maria. Va fer, llavors, vot de virginitat. La seva vocació va ser combatuda pels seus propis pares, que creien que Filomena, per la seva mala salut, no podria anar a un convent. Va ingressar, però, al monestir de monges mínimes de Valls el dia 29 de gener de 1860 quan tenia 19 anys, prenent el nom de Filomena de Santa Coloma.

Filomena va ésser al monestir un model de virtut, amb una fidelíssima observança de la regla i ocupant els oficis de mestra de cant, ajudant de robera, dispensera i segona infermera. Va treballar molt per la difusió de la devoció a la Immaculada i al Sagrat Cor de Jesús. Va escriure nombrosos textos: reflexions, oracions, cartes, així com capítols autobiogràfics.

Va tenir una visió i va voler fundar un convent de mínimes al convent de Móra i va començar a escriure al bisbe de Tortosa i al prior de Móra d'Ebre perquè hi col·laboressin. També va manifestar la necessitat de renovar certs punts de la regla. Va morir el 13 d'agost de 1868 a l'edat de 27 anys, després d'una llarga fase terminal de tuberculosi. A la seva mort, gaudia de gran fama de santedat dintre i fora del convent de Valls.

El 1972 es traslladen les restes de Sor Filomena des del Cementiri Municipal de Valls a l'església del monestir, on es conserven actualment, a un costat del presbiteri.

 

Posteritat i veneració

La fundació del convent de Móra d'Ebre es va portar a terme 26 anys després de la mort de Filomena, com ella havia predit. La seva germana Manuela, també monja, va continuar amb la tasca de la fundació, que es finançà principalment per donatius populars. La primera pedra es col·locà el 18 de novembre de 1883 i s'inaugurà el 5 d'octubre de 1894, quan hi ingressaren set monges mínimes. El 5 de juny de 1925 s'inaugurava el temple annex, el primer temple expiatori de tot Espanya.

La causa de beatificació de Filomena s'introduí el 1880, i el 1887 el procés va ser enviat a Roma; el papa Lleó XIII la proclamà venerable el 10 de juny de 1891. El 7 de setembre de 1989, Joan Pau II va donar el decret d'aprovació de les virtuts heroiques de Sor Filomena de Santa Coloma, continuant el seu procés de beatificació.

 

Notes

Les guerres carlines dels anys previs havien provocat moviments anticlericals a la zona i la destrucció del Convent de Sant Antoni de Pàdua de Móra d'Ebre i el saqueig de la parròquia en 1837.

 

Bibliografia

- Bellantonio. Filomena Ferrer, cueste lo que cueste!... Valls: Convent de Germanes Mínimes de Valls, 1977.

- Venerable Filomena Ferrer, fundadora del monestir de germanes mínimes.

 

Viquipèdia

 

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Venerable Filomena Ferrer

Fundadora del monestir de germanes mínimes

(1841, Móra d'Ebre - 1868, Valls)

 

Va néixer a Móra d'Ebre el 1841, filla de Feliu Ferrer (escultor il·lustre) i de Josefa Galcerán. Aleshores, el poble comptava amb unes 700 cases, 3800 habitants i 3000 finques; era un punt on el moviment civil i polític del moment era ben viu. Els anys compresos entre el 1830 i el 1840 foren els del domini del general carlista Cabrera: anys de sang, malaltia i guerra; amb el triomf de les idees laiques que havia abanderat la Revolució Francesa a l'altre costat dels Pirineus i el conseqüent moviment contra l'Església. Poc abans del naixement de la Venerable, del 29 de juliol al 31 d'agost del 1837, es documenta l'atac i destrucció del Convent de Sant Antoni de Pàdua de Móra d'Ebre, durant la primera guerra dinàstica, així com l'assassinat dels germans Manel Roca i Isidre Franch, fet que dividí i commocionà al poble. També el 1837 els lliberals van incendiar i saquejar l'Església Prioral, d'estil gòtic i orígens al segle VII (sent anomenat el nostre poble Morale, aleshores, i límit de la diòcesis de Hictiosa).

Els Ferrer eren una família d'escultors de talent, totes les generacions van residir a Móra d'Ebre, malgrat el treball molts cops els obligava a emigrar a altres ciutats ja sigui per esculpir al lloc on seria ubicada l'obra o per desenvolupar la seva vida professional definitivament. Aquest també era el cas de Feliu Ferrer, pare de Filomena Ferrer, la qual cosa també va marcar a la jove. El domicili morenc, així com l'estudi de Feliu Ferrer s'ubicava al carrer de la Vila nº7. Casat amb Josefa Galcerán (natural de Tivissa, resident a Móra la Nova) va tenir 10 fills. La família de la Venerable mantenia una classe social mitja gràcies a l'abundant treball de Feliu Ferrer. Cinc dels fills del matrimoni varen morir per les epidèmies de còlera i d'altres; Filomena en va ser una supervivent. Era una família creient, profundament catòlica, malgrat els temps que corrien i als quals us hem introduït. Així queda de manifest amb el sacerdoci d'un dels fills, que ocupà la parròquia de Móra la Nova, i la vocació de Filomena i la seva germana Manuela; així com en els treballs de Feliu Ferrer (cal destacar que es conservava la cuna de la Venerable amb les sigles IHS (monograma llatí de Jesús)) i els testimonis que han arribat sobre Josefa Galcerán. La casa dels Ferrer la presidia una Verge documentada com a de gran bellesa esculpida pel pare de la família, una imatge que impregnarà la infància i la vida de la Venerable. Filomena Ferrer va ser batejada el dia següent al seu naixement pel prior Juan Baptista Descarrega i creixeria en un ambient d'espontaneïtat i devoció sana e innocent vers les figures de Jesús i la Verge Maria:

"En la iglesia parroquial de Mora de Ebro a los cuatro días de Abril del año mil ochocientos cuarenta y uno: Yo el infra, Prior de ella bauticé solemnemente a Filomena Ferrer, hija legítima y natural de Félix y de Josefa Galcerán consortes y vecinos de la presente villa. Abuelos paternos Miguel e Inés Guasch. Maternos José y Francisca Brú. Naturales el padre de Benicarló, la madre de Móra la Nueva. Los abuelos paternos de Portell, el abuelo materno de la Espluga y la abuela de Tivisa. Fueron padrinos Francisco Lorant y Cándida Barceló advertidos del parentesco y obligaciones. Nació a las siete del día anterior.-Juan Bautista Descarrega, Prior Curado."

És intel·ligent, de ben petita resa a les imatges que esculpia el seu pare, medita sobre textos bíblics. Els Ferrer també eren una família caritativa amb els pobres. Teresa Serra va ser la seva mestra i està documentat que habitualment deia: "s'hauríeu de comportar tots com Filomena"; convertint, doncs, a la jove en un model exemplar. També Feliu, germà de Filomena, documenta el bon caràcter y les virtuts de Filomena Ferrer; així com nombrosos testimonis confirmen que quan Filomena rentava les verdures al riu renyava de ben petita als pescadors que deien males paraules. Poc va tardar a fer aparició a la seva vida allò que la faria màrtir: la malaltia. Es documenten escròfules o tumors freds (probablement es tractava de tuberculosis ganglionar i cutània en una malalta d'edat infantil i dèbil, cosa relativament habitual en el context històric i que lligaria amb la reactivació de la mateixa malaltia en una forma més agressiva i que la portaria a la mort de ben jove), que l'obliga a sotmetre's a la precària medicina del moment basada en els 4 humors d'Hipòcrates i, per tant, amb la sagnia i una poc evolucionada cirurgia com a únics remeis, que, si no mataven al pacient, per al poc que servien era per a exercir una selecció natural més forta.

 

El seu vincle de joventut amb Móra d'Ebre es trencaria després de la seva Confirmació i Comunió:

" A la visita pastoral que va fer a aquesta Parròquia (de Móra d'Ebre), el 10 de desembre de 1851, l'Ilustríssim senyor Bisbe d'aquesta Diòcesis, Damià Gordo Lay, confirmà a Filomena Ferrer, filla legítima i natural de Fèlix i de Josefa Galcerán, sent padrins José Pedrel i la seva esposa Antonia Traga. " El dia fou solemne, amb el repic de campanes que convidaven als feligresos a rebre al bisbe.

Feliu Ferrer va rebre un encàrrec a Maldà, per a l'Església, és per això que la família emigrà allà; abans però, el Prior de Móra d'Ebre va proposar a la família que Filomena rebés el Sagrament de la Comunió per primer cop a Móra d'Ebre. Així fou, el 15 d'octubre de 1853: " Als 12 anys, després de molt examinades les meves disposicions i coneixements em van comulgar per primer cop el feliç dia de Santa Teresa de Jesús, pels temors de la meva prudent i cuidadosa mare no em va ser permès fer-ho abans d'aquesta edat".

Després de Maldà, la família va de poble en poble, allà on sortia el treball a Feliu. Tornaren a Móra d'Ebre el 1855, per breu espai de temps, quan contragué el còlera; també hi estigueren el 1857-1858. Filomena creix en el camí a la santedat dia a dia, gràcies a la direcció del Pàrroc Don José Esqué. És a Maldà on rep la crida a la clausura, la virginitat,... cap als tretze anys va tenir una experiència mística: un èxtasi -en un dia de comunió-, en el qual se li va manifestar de forma molt clara el misteri de la Inmaculada Concepció de Maria, el seu amor maternal i la grandesa de la virginitat:

"Se'm comunicà amb tanta certesa i sublim altesa la Concepció de Maria Santíssima, la bellesa de la virginitat, i el molt que la apreciava a aquesta celestial Reina que, sense estar en mi altra cosa, ni poder resistir a la part superior que això em manava, li vaig prometre seguir les seves petjades, vull dir, li vaig consagrar molt gustosament la meva virginitat amb els afectes més sincers i aclamant-la per la meva dolça Mare, oferint-me per la seva sempre obedient filla amb els més cordials afectes del meu cor".

Sota l'influx d'aquesta experiència va fer vot de virginitat. En aquells dies va començar a manifestar els seus desitjos de consagrar-se a Déu en un convent dedicat a la Immaculada. La seva vocació va ser durament combatuda pels seus propis pares, que a pesar de ser bons cristians creien que Filomena, a causa de la seva fràgil salut, no era apta per al claustre. Finalment, va ingressar al Monestir de Monges Mínimes de Valls el dia 29 de gener de 1860 quan tenia 19 anys.

La Comunitat diu que es va adonar del tresor tan gran que Déu els donava en aquella jove, doncs era un model acabat de virtut. Des del principi es va distingir per la seva fidelíssima observança de la Regla. Al Monestir va ocupar amb tota perfecció els oficis de mestra de cant, ajudant de robera, dispensera i segona infermera, brillant en tot i sempre la seva ardent caritat. Déu la cridava, de continu, a una perfecció cada cop més elevada. El lluminós exemple de la seva vida santa, arrelada i cimentada a la més genuïna espiritualitat de l'Ordre Mínima brillava com una torxa; i les primeres beneficiades, diuen, van ser les Germanes que van conviure amb Ella.

Va treballar molt per la difusió d'aquesta devoció sobretot a la pròpia Comunitat i entre els sacerdots, als quals aconsellava vivament que es consagressin al Diví Cor de Jesús. Tenia el ferm propòsit de la Santedat: " el qui vulgui venir al meu darrere, que es negui a sí mateix, agafi la seva creu i em segueixi", un camí disposada a seguir "costi el que costi". Es va oferir a Déu com a víctima per l'Església, pel Papa i per la fidel observança de la Regla a la pròpia Comunitat. El Senyor va acceptar, complagut, la seva ofrena; l’ofrena de la vida martiritzada per la malaltia. Va escriure nombrosos textos, entre ells destaquen reflexions, oracions, cartes, així com capítols autobiogràfics.

"A la banda esquerra de l'Ebre, espera una gran barca amb càrrega humana, el barquer passador està absent, però en el seu lloc, i no sense perícia, disposada està per a traspassar a l'altre banda de riu una jove morenca. És una religiosa que ve de Valls. No es ni una desertora ni una fracassada, sinó una convençuda i valent, amb sang dels Ferrer a les seves venes. Més que per a ella mateixa, està allí per a conduir amb la barca a un grup de jovenetes cap a Móra. Tenen una missió a complir, i amb la seva guia segura, confiades en la força dels seus braços, es disposen a deixar l'embarcador i saltar a l'encontre del poble que les espera. La força del corrent empenta les aigües, fent-les amenaçants, però la jove i les nenes no s'espanten, i tranquil·les i segures, desembarquen, com si confiessin cegament en l'habilitat del més expert barquer". Aquesta va ser la visió que tant pertorbà a Filomena Ferrer des dels dos anys abans de la seva mort (1866) fins que aquesta va arribar: la visió de la fundació del Convent de Móra. La Venerable era una monja mínima, i temia que això fos una temptació d'ostentitat o afany de protagonisme, que això xoqués contra els vots i la Regla; d'altra banda, mitjançant les visions, sabia que això era la voluntat del Senyor, sabia que el poble necessitava aquest Convent i que ella era el barquer que ajudava a les quatre jovenetes a creuar el riu exaltat, amb l'ajuda de Santa Teresa de Jesús.

És així, doncs, com comença a escriure les epístoles al Bisbe de la diòcesi i al Prior de Móra d'Ebre que engegarien la maquinària per a que el Convent i el Temple s'ubiquessin al poble de Móra d'Ebre. En aquestes cartes, la Venerable es mostra predisposada a tot sacrifici per dur a terme la feina que li encomanava Déu, un cop superades les pors a les que hem fet referència; així mateix va definint els continguts interns de la fundació: un convent on les religioses haurien de ser devotes del Sagrat Cor, i on la màxima fos estimar cada dia més aquest Sagrat Cor; amb molts moments d'oració conjunta entre les integrants; donava el nom de dues de les germanes que l'acompanyarien en la tasca de la fundació; també va manifestar la necessitat de renovar certs punts de la Regla.

El 3 d'agost de 1868, prop de la seva mort, Filomena escriu al Prior de Móra d'Ebre: "Pot, sí, la meva mort retardar l'obra i parar-la, però no desfer que aquesta sigui la voluntat de Déu; perquè en mi sol la mort farà oblidar-me d'això, però el sentir la menor llàstima de no poder-ho dur a terme jo mateixa, en veritat li dic que no la sento, doncs ningun desig va néixer al meu cor de cosa similar, abans ben perdia el Senyor em lliurés d'això, malgrat ho vaig manifestar que era el que vaig prometre al meu Déu amb gran pena i sentiment." (llògicament, quan diu que accepta l'encàrrec amb pena i sentiment es refereix a la lluita interna que tingué per distingir si aquesta visió era una temptació de primacia o la Voluntat).

Va morir el 13 d'agost de 1868 a l'edat de 27 anys, després d'una llarguíssima fase terminal de malaltia tuberculosa on el dolor i la febre alta foren constants. A la seva mort, gaudia de gran fama de santedat dintre i fora del Convent de Valls. El 1972 es traslladen les restes de la Venerable Sor Filomena, des del Cementiri Municipal de Valls a l'església del Monestir, on es conserven actualment, a un costat del presbiteri, als peus del Cor de Jesús.

 

El Convent i el Temple expiatori de Móra d'Ebre.

La fundació de Móra d'Ebre es va portar a terme 26 anys després de la seva mort, complint-se la seva profecia. Sor Filomena va ser la inspiradora, la impulsora i va promoure amb la seva oració i la seva pròpia vida aquesta obra. Qui va heretar el lideratge de la fundació va ser seva germana, Manuela, que també estava ingressada al Monestir de Valls. El convent i el temple es finançà, en part, amb la voluntat popular. Magdalena Grau i de Gras i el seu cunyat, el Comte de Samitier, van donar el solar edificable, un ampli hort situat al darrere, diners i material per a la construcció. El Bisbe Francesc Aznar i Pueyo obrí una subscripció amb una aportació inicial molt important; també hi col·laboraren canonges de la catedral, altres estaments eclesiàstics i fidels, entre els quals es trobaven el pare i els germans de la Venerable. La primera pedra es col·locà el 18 de novembre de 1883 amb un solemne acte al qual acudí el Bisbe, així com múltiples personalitats i molts fidels. En aquesta primera pedra s'hi troba protegit: l'acta firmada pel Bisbe, per totes les autoritats i també per F. Ferrer, pare de la Venerable, monedes del Sagrat Cor, de la Corona Reial, i articles documentals de la premsa de l'època referents a la fundació. A l'acte es llegí el telegrama amb la benedicció del Papa. Dirigí el discurs Manuel Domingo Sol, fundador de la Germandat de Sacerdots Operaris Diocesans del Sagrat Cor de Jesús, el qual es referí a Filomena Ferrer com la "glòria de la seva Orde, estrella refulgent de Catalunya, timbre d'honor per a l'Església Catòlica". El monestir es construí en 11 anys. El 5 d'octubre de 1894 entraven les set monges mínimes, tres d'elles de Móra d'Ebre, acompanyades des del monestir de Valls, on estaven, pel Vicari General de la Arxidiòcesi de Tarragona i nou sacerdots. Va ser un gran dia de festa a Móra d'Ebre. El 5 de juny de 1925 s'inaugurava el Temple annex, centre de la vida mínima, contemplativa i reparadora, era el primer Temple Expiatori de tota Espanya, la seva finalitat: prestar un servei a tota l'Església, per a Espanya, per a Catalunya, per a Móra d'Ebre, per a la humanitat sencera: vida d'amor, missió d'amor, missatge d'amor,... el Sagrat Cor, el missatge reparador de la Venerable.

 

El procés de beatificació.

La seva causa de beatificació s'introdueix el 1880, i el 1887 el Procés va ser enviat a Roma. El 1889 es sol·licità al Papa el títol de Venerable, que li va ser concedit el 10 de juny de 1891 per Lleó XIII. El 7 de setembre de 1989, el Sant Pare Juan Pau II, donava el Decret d'Aprovació de Virtuts Heroiques de la Venerable Sor Filomena de Santa Coloma. Un Decret de les Virtuts Heroiques és un judici emès per la Congregació de les Causes dels Sants que decreta que un Servidor de Déu va viure una vida en profunda unió amb Ell i fidel als ensenyaments de la doctrina de l'Església. És un testimoniatge de virtuositat. El Decret és oficial quan és acceptat pel Papa. Quan és combinat amb aprovació d'un miracle per intercessió del Servidor de Déu, els requisits per a la beatificació han estat completats.

 

Bibliografia

Filomena Ferrer, cueste lo que cueste!... (p.a. Bellantonio, editat pel Convent de Germanes Mínimes de Valls - 1977)

 

http://www.moradebre.org (Arxiu - Archives)

 

 

Sandale-et-ecrits-Philomene-de-Sainte-Colombe--parousie.o.jpg

 

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Oración al Sagrado Corazón de Jesús

para impetrar gracias por intercesión de la

Venerable Sor Filomena de Santa Coloma

 

¡Oh divino Corazón de Jesús!

que os dignasteis enriquecer de gracias y virtudes

a la humilde virgen Sor Filomena de Santa Coloma

por su gran amor y fidelidad a Vos,

concededme, por intercesión de la misma,

la gracia que fervorosamente os suplico.

Vos que vivís y reináis por los siglos de los siglos. Amén.

 

Padre nuestro, Ave María, Gloria

 

 

http://www.minimas.org

 

 

 

Venerable Filomena de Santa Coloma

 

 

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VIDA DE LA VENERABLE

SOR FILOMENA FERRER

 

 

Introducción a la Causa


CAUSA DE BEATIFICACIÓN DE SOR FILOMENA

La Comunidad vio desde el principio en Sor Filomena un alma extraordinaria que había llegado en muy breve tiempo a una gran santidad.

Fue toda una vida de auténtico contenido "mínimo" llevada a la cima de su máxima expresión. Vida que se contagiaba y propagaba, primero en la propia Comunidad, luego en toda la Orden, logrando que el espíritu de San Francisco se encarnara más y más en todos sus hijos.

Así pues se introduce su causa de beatificación en 1880 y en 1887 el Proceso fue enviado a Roma. En 1889 se solicita del Romano Pontífice el título de venerable, que le fue concedido el 10 de junio de 1891 por León XIII, con Decreto del que se extraen unos párrafos:

‘La insigne fama de virtudes y santidad en la cual la Venerable Sierva de Dios Filomena de Santa Coloma monja profesa de la Orden de Mínimas de S. Francisco de Paula resplandeció, viendo se ha extendido por todas partes después de su muerte sucediéndose también prodigios obrados por Dios por la intercesión de la misma según se refiere. De esto resultó que en la Curia eclesiástica de Tarragona se instruyó conforme el derecho por la autoridad ordinaria, proceso sobre la fama de santidad de vida, de virtudes y milagros de la predicha ínclita sierva de Dios y después presentada debidamente...

Por lo mismo como ya se hubiese concedido benignamente por nuestro santísimo señor el Papa León XIII que pudiera tratarse sobre la duda de la firma de la Comisión de la Introducción de la Causa en la Congregación Ordinaria de los sagrados Ritos sin intervención y voto de los Consultores aunque todavía no hubiera transcurrido el decenio desde el día de la presentación del Proceso informativo en las actas de la misma Sagrada Congregación, el Eminentísimo y Reverendísimo señor Cardenal ... a saber si ha de ser firmada la comisión e la Introducción de la Causa en el caso y para el efecto de que se trata. Los eminentísimo y Reverendísimos Padres encargados de defender los Sagrados Ritos, encaminado todo cuidadosamente y habiendo oído de palabra y de escrito al R.P. D. Agustín Caprara Promotor de la Santa Fe juzgaron que le había de responder. Afirmativamente o sea se ha de firmar la Comisión si fuera del agrado del Santísimo Papa día 2 de junio de 1891, hecha empero fiel relación de las anteriores cosas por el infrascrito Secretario al Santísimo Señor nuestro León Papa XIII, su santidad aprobando la instancia de la sagrada Congregación se dignó firmar con su propia mano la Comisión de Introducción de la Causa de la Venerable Sierva de Dios Filomena de Santa Coloma el día 10 de los mismos mes y año. C. Cardenal Luis Maselle Prefecto de la s. Congregaron de Ritos. L S. Vicente Nuia Secretario de la S. Congregación de Ritos”.

En 1972 se trasladan los restos mortales de la Venerable Sor Filomena, del Cementerio Municipal a la iglesia del Monasterio, donde se conservan actualmente, en un lado del presbiterio a los pies del Corazón de Jesús.

En 1981 se reemprende, la Causa de Beatificación detenida desde hacía varios años.

El 7 de septiembre de 1989, el Santo Padre Juan Pablo II, daba el Decreto de Aprobación de Virtudes Heroicas de la Venerable Sor Filomena de Santa Coloma.

 

 

FILOMENA FERRER GALCERÁN (FILOMENA OF SAINT COLUMBA)

professed religious, Minim Nuns

born: 03 April 1841 in Mora de Ebro, Tarragona (Spain)

 

diocese of competent bishop: Tarragona

CCS protocol number: 411

type of cause: heroic virtues

introduction of cause: 10 July 1891

antepreparatory congregation: 22 August 1911

submission of Positio to CCS: 1984

congress of theological consultants: 15 November 1988

congregation of CCS cardinals and bishops: 16 May 1989

promulgation of decree on heroic virtues: 07 September 1989

 

postulator: Rev. Ottavio Laino, o.m.

petitioner: Mínimes de Sant Francesc de Paula, Camí de la Verneda, s/n, 43800 Valls, SPAIN

 

 

Filomena Ferrer y el Corazón de Jesús

 

 

 

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 14:32

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Kateri Tekakwitha baptisée Catherine

née en 1656 à Ossessernon (Auriesville, New York - USA)

morte le 17 avril 1680 à Caughnawaga (Kahnawake - Québec)

à l'âge de 24 ans

Canonisée avec 6 autres Bienheureux, à Rome, le 21 octobre 2012

 

 

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Litanies de Sainte Kateri Tekakwitha

« Lys des Agniers »

 

Ô Seigneur, aie pitié de nous.

Ô Christ, aie pitié de nous.

Ô Seigneur, aie pitié de nous.

Ô Christ, écoute-nous.

Ô Christ, exauce-nous.

Ô Dieu, le Père des Cieux, aie pitié de nous.

Ô Dieu, le Fils, Rédempteur du monde, aie pitié de nous.

Ô Dieu, le Saint-Esprit, aie pitié de nous.

Ô Sainte-Trinité, un seul Dieu, aie pitié de nous.

 

Sainte Kateri, lys de pureté, prie pour nous.

Sainte Kateri, consolatrice du Cœur de Jésus, prie pour nous.

Sainte Kateri, brillante lumière pour tous les Indiens, prie pour nous.

Sainte Kateri, courage des affligés, prie pour nous.

Sainte Kateri, amoureuse de la Croix de Jésus, prie pour nous.

Sainte Kateri, fleur de courage pour les persécutés, prie pour nous.

Sainte Kateri, inébranlable dans les tentations, prie pour nous.

Sainte Kateri, pleine de patience dans la souffrance, prie pour nous.

Sainte Kateri, gardienne de ta virginité dans les persécutions, prie pour nous.

Sainte Kateri, étendard vers la vraie Foi pour de nombreux Indiens, à travers ton amour pour Marie, prie pour nous.

Sainte Kateri, qui aimais Jésus dans le Saint-Sacrement, prie pour nous.

Sainte Kateri, amoureuse de la pénitence, prie pour nous.

Sainte Kateri, qui as voyagé par monts et par vaux pour apprendre la Foi, prie pour nous.

Sainte Kateri, inébranlable dans toutes tes prières, prie pour nous.

Sainte Kateri, qui aimais prier le Rosaire pour tout le monde, prie pour nous.

Sainte Kateri, exemple pour ton peuple par toutes tes vertus, prie pour nous.

Sainte Kateri, humble servante des malades, prie pour nous.

Sainte Kateri, qui, par ton amour de l'humilité, as réjoui les anges, prie pour nous.

Sainte Kateri, toi dont la sainte mort a donné à tous les Indiens la force d'aimer Jésus et Marie, prie pour nous.

Sainte Kateri, dont le visage scarifié durant ta vie devint beau après ta mort, prie pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, pardonne-nous, Ô Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, exauce-nous, Ô Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, aie pitié de nous.

 

Ô Jésus, Toi qui as donné Sainte Kateri aux Indiens comme exemple de pureté, apprends à tous les hommes à aimer la pureté et à consoler Marie, Ta Mère Immaculée, par le lys, Sainte Kateri Tekakwitha, et par Ta Sainte Croix. Amen.

 

Litanies traduites de l'anglais.

 

Je dédie cet article à Norm Léveillée, qui me l'a inspiré.

 

Patrick, l'auteur de ce blog

 

 

Prières en Algonquin

 

 

Algonquin Prayers

 

 

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Prières en Mohawk

 

 

Mohawk Prayers

 

 

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Je Vous salue Marie en Iroquois

 

 

Iroquois Prayers

 

 

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Litanies des Saintes et des Saints Canadiens

 

 

Sanctuaire de Sainte Kateri Tekakwitha

à Fonda (New York - USA)

 

 

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Litany of St. Kateri Tekakwitha

 

Lord, have mercy on us.

Christ, have mercy on us.

Lord, have mercy on us.

Christ, hear us.

Christ, graciously hear us.

God the Father of Heaven, have mercy on us.

God the Son, Redeemer of the World have mercy on us.

God the Holy Ghost, have mercy on us.

Holy Trinity, one God, have mercy on us.

 

St. Kateri, lily of purity, pray for us.

St. Kateri, consoler of the Heart of Jesus, pray for us.

St. Kateri, bright light for all Indians, pray for us.

St. Kateri, courage of the afflicted, pray for us.

St. Kateri, lover of the Cross of Jesus, pray for us.

St. Kateri, flower of fortitude for the persecuted, pray for us.

St. Kateri, unshakeable in temptations, pray for us.

St. Kateri, full of patience in suffering, pray for us.

St. Kateri, keeper of your virginity in persecutions, pray for us.

St. Kateri, leader of many Indians to the true faith through your love for Mary, pray for us.

St. Kateri, who loved Jesus in the Blessed Sacrament, pray for us.

St. Kateri, lover of penance, pray for us.

St. Kateri, who traveled many miles to learn the faith, pray for us.

St. Kateri, steadfast in all prayer, pray for us.

St. Kateri, who loved to pray the rosary for all people, pray for us.

St. Kateri, example to your people in all virtues, pray for us.

St. Kateri, humble servant to the sick, pray for us.

St. Kateri, who by your love of humility, gave joy to the angels, pray for us.

St. Kateri, your holy death gave strength to all Indians to love Jesus and Mary, pray for us.

St. Kateri, whose scarred face in life became beautiful after death, pray for us.

 

Lamb of God, who takes away the sins of the world, spare us, O Lord.

Lamb of God, who takes away the sins of the world, graciously hear us, O Lord.

Lamb of God, who takes away the sins of the world, have mercy on us.


LET US PRAY

O Jesus, who gave St. Kateri to the Indians as an example of purity, teach all men to love purity, and to console Your Immaculate Mother Mary through the lily, St. Kateri Tekakwitha, and Your Holy Cross. Amen.

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:39

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Pedro Calungsod "de Cebu"

(ou Calonsor, Caluñgsod, Kalungsod)

né ~ 1654 dans la région des Visayas (Philippines)

mort le 2 avril 1672 à Guam (Îles Mariannes)

 

 

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Prière au Saint Martyr Pedro Calungsod

 

Seigneur,

Par Votre Fils Jésus-Christ, Vous nous avez appris qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis *.

Votre serviteur Pedro Calungsod nous inspire par sa fidélité en période d’adversité ; par son courage, à enseigner la Foi au milieu de l’hostilité ; et par son amour, en versant son sang à cause de l’Évangile.

Nous Vous demandons humblement, par ses vertus héroïques et son martyr, de nous accorder la grâce que nous implorons de Votre Bonté (faites votre demande).

Saint Pedro Calungsod, étudiant, catéchiste, jeune migrant, missionnaire, ami fidèle, martyr, intercède pour nous devant le Trône de la Miséricorde et de la Grâce, afin que, quand nous ressentirons le soutien du Ciel, nous soyons encouragés à vivre et à proclamer l’Évangile sur cette Terre, au Nom de Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père, dans l’Unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

 

Traduction inspirée de prières en anglais

 

* Jean 15 : 13

 

Le Bienheureux Pedro Calungsod sera canonisé à Rome le 21 octobre 2012. Le miracle retenu concernait une femme morte depuis deux heures à l’hôpital de Cebu en 2003, et revenue à la vie après l’invocation du martyr Pedro Calungsod.

 

 

 

Cérémonie des 7 canonisations à Rome, le dimanche 21 octobre 2012

 

 

 

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Prayer for Personal Intentions to

Pedro Calungsod

 

Blessed Pedro Calungsod student, catechist, young migrant, missionary, faithful friend, martyr, you inspire us by your fidelity in time of adversity; by your courage in teaching the Faith in the midst of hostility; and by your love in shedding your blood for the sake of the Gospel.

Make our prayers your own (Pause to mention your intentions) 

and intercede for us before the throne of Mercy and Grace so that, as we experience the help of Heaven, we may be encouraged to live and proclaim the Gospel here on earth.

Amen.


 

 

Prayer for Special Intentions to

Blessed Pedro Calungsod

 

My Lord,

In your grace, you have shown through your servant, Beato Pedro Calungsod, the sublime prize of following you; through his martyrdom, you have shown us that age and race will not hinder us from serving and loving you.

His youthful fervor in defending the faith earned him the title to be called Blessed; thus in confidence, I humbly call unto him to pray with me, and to intercede for this urgent favor (make a request) and that through his glorious life, I may try to emulate him, together with Mother Mary, who have without reserve said yes to your will. Amen.

 

 

 

Prayer at the Mass of Blessed Pedro

 

All-powerful and eternal God, you made Blessed Pedro faithful in the preaching of the Gospel even to the point of shedding his blood. By his merits and intercession, grant that we may also be strong in faith to persevere until death. We ask this through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you and the Holy Spirit, one God, forever and ever.

Amen.

 

 

Canonization Prayer

 

Lord God, through your Son, you taught us that there can be no greater love than to lay down one's life for one's friends. Your Servant, Pedro Calungsod, inspires us by his fidelity in time of adversity, by his courage in teaching the Faith in the midst of hostility, and by his love in shedding his blood for the sake of the Gospel. We humbly ask you to raise him to the honor of the altar so that we may count him among our intercessors in Heaven, for the glory of Your Name. We ask this through Christ our Lord.

Amen.

 

Make a petition through the intercession Pedro Calungsod, and pray one Our Father, one Hail Mary and one Glory Be. . .

 

 

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Novena Prayers

For each day, start with the Opening Prayer,

then the Prayer of the Day

and end with the Closing Prayer

 

 

Opening Prayer

Lord Jesus Christ, we kneel before you in worship, praise and thanksgiving for the infinite love that you have shown to us sinners through your humble Incarnation, bitter Passion and cruel death on the Cross. By your wounds, we are healed. By your death, we are restored to life. Forgive us for not having returned love for your love. In your suffering, you have left us an example so that we may follow in your footsteps. The life of your young martyr and our brother, Blessed Pedro Calungsod, proves to us that it is possible to follow you even up to death.

Be pleased with this novena that we are making in his memory. With his help, we shall strive to be living witnesses to your love through patient endurance in daily trials and selfless service to our neighbor, so that after having joined you in your redeeming Passion here on earth, we may also come to share in your glorious Resurrection at the end of time and love you eternally in Heaven, where you live and reign with the Father and the Holy Spirit, one God forever and ever.

Amen.

 

 

Closing Prayer

Almighty and ever-living God, you are glorified in your saints. Graciously hear the prayers we offer through the intercession of your holy martyr Blessed Pedro Calungsod.

Guide and protect your pilgrim Church on earth. Grant your peace to our nation and to the whole world. Fill all our families with your grace. Preserve us in love and unity. Bless and guide our young people so that they will not be led astray. Help them to grow in faith, hope and charity. Convert those whose hearts are far from you. Comfort the sick and the lonely. Protect the poor and the oppressed. Welcome into your Kingdom our departed brothers and sisters.

We thank you for the graces you have granted us through the intercession of Blessed Pedro Calungsod. We hope that after our mortal bodies will have slept in death you will raise us up to new life on the last day as your saints and join Blessed Pedro in praising your Name forever in heaven.

Amen.

 

 

First Day: Knowing the Faith

O Blessed Pedro Calungsod, your faith in God grew stronger as you diligently tried to know the truths of our Catholic Faith. Blessed Diego Luis de San Vitores chose and brought you as one of his trusted companions to the far-flung Mariana Islands to help him teach the Faith to the Chamorros.

O virtuous catechist, many of us have gone astray and have left the true Faith that we have received at Baptism because of our lack of knowledge of it. Encourage us to read and study our Catholic Catechism regularly. Make us understand that such an endeavor is not only for children but a responsibility of every Christian, so that like you, we may also be strong in faith.

Join us now as we pray for the Pope, the bishops, the priests and the cetechists, to whom God has entrusted the task of instructing us in the Faith, so that they may always be faithful and true to Christ who remains to be the same today as he was yesterday and ashe will always be eternally.

 

(Spend a few minutes in meditative prayer)

 

Our Father. Hail Mary. Glory Be.


Second Day: Living the Faith

O Blessed Pedro Calungsod, nothing has been found written about your baptism nor about your preaching; yet we know that you are a Christian, not only by your Christian name, but more so by your faithful and selfless service to the Mariana Mission. Your companion missionaries testified to your virtuous life and they called you a good Catholic. These are but sure proofs of your baptism.

O true son of the Church, many of us are Christians by name, but not in deeds. Help us to live our faith in our thoughts, words and actions, so that iike you, we may be true followers of Jesus Christ and be worthy to be called Christians. Join us now as we pray for world leaders, so that they may enact laws and promote programs that are in accord with Christian principles for the common good of humanity and for the freedom to practice the Christian religion.

 

(Spend a few minutes in meditative prayer)

 

Our Father. Hail Mary. Glory Be.


Third Day: Proclaiming the Faith

O Blessed Pedro Calungsod, the grace of faith that God gave you was never in vain. Even as a teenager, you already shared your faith with others. You left your beloved family and homeland to serve the Mariana Mission. Despite the hard life and the cruel persecutions, you did not abandon the Mission.

O young missionary, give us a share of your zeal for the spread of the Gospel, so that even just through our daily ordinary words and actions, people may come to know and believe in our Lord Jesus Christ. Attract the young people by your example, so that they may use their talents and energies to share their Christian faith with others. Help those whom our Lord has called to the priesthood or to the religious life to be generous to God and to men by following the divine call and to remain faithful to their vocation for the propagation of the Faith. Join us now as we pray for the perseverance and success of all the missionaries of the Church.

 

(Spend a few minutes in meditative prayer)

 

Our Father. Hail Mary. Glory Be.


Fourth Day: Being Poor in Spirit

O Blessed Pedro Calungsod, while you were still here on earth, you availed of the good things your homeland could offer and you loved your family and your friends. But you did not let your heart be enslaved by any of these good things in life. And so, you were able to leave them behind when you were called to be generous and to love even more by serving God and others in the difficult Mariana Mission. You entrusted yourself to the loving providence of God, and you inherited the Kingdom of Heaven.

O poor in spirit, you are an icon of a person who is truly free. Help us tc liberate ourselves from the bonds of avarice that enslave us and that prevent us from serving God and our neighbor, Save us when we are envious ofthe power, wealth, well-being or abilities of others. Teach us to be generous like you, to trust in God's loving providence and to desire for the true wealth and well-being that lasts for all eternity, which is the blessedness in Heaven. Join us now as we pray for the sick, the poor, the oppressed and for all those who are in dire need of assistance. May we give them a helping hand.

 

(Spend a few minutes in meditative prayer)

 

Our Father. Hail Mary. Glory Be.


Fifth Day: Promoting Faith

O Blessed Pedro Calungsod, you helped pacify the warring natives in the Marianas. And when your life was in grave danger during the bitter persecution, you did not carry any weapon for protection. When you were attacked with spears, you did not retaliate even if it was easy for you to defeat your aggressors. These show your love for peace.

O instrument of God's peace, look with compassion on our hearts, on our families, on our society, on our country and on all peoples of the world where hatred and war would like to dominate. Help us to be humble and to learn to forgive. Teach us the way of peace, so that we may be worthily called children of God. Join us now as we pray for that peace which only God can give to the world.

 

(Spend a few minutes in meditative prayer)

 

Our Father. Hail Mary. Glory Be.


Sixth Day: Praying Always

O Blessed Pedro Calungsod, while some of your companions in the Mission succumbed to temptations and left the Faith, you came out victorious in supporting the hardships and the assaults of the devil by your constant communion with God in prayer.

O good soldier of Christ, remind us always that our strength against the assaults of hell lies in our constant prayer. Defend us in our daily struggle against the power of evil that tempts us to sin, so that with you, we may also be victorious soldiers of Christ. Teach us to pray with confidence in the loving providence of God and to accept always the divine will. Join us now as we pray for the perseverance of contemplative communities in their prayer life, and for all families, that they may make time to pray everyday, so that they may be preserved in love and unity.

 

(Spend a few minutes in meditative prayer)

 

Our Father. Hail Mary. Glory Be.


Seventh Day: Being a True Friend

O Blessed Pedro Calungsod, your strong faith and deep love for our Lord made you loyal to your friend, Blessed Diego Luis de San Vitores in the midst of the hardships and dangers in the Mariana Mission. In the face of a violent death, you did not betray nor forsake him, just as you never denied Christ nor left the Faith in the midst of persecutions. Instead, you remained beside that holy priest supporting him up to your last breath.

O true friend of Blessed Diego Luis, help us to be true to our friends and to seek only their welfare. Teach us to love them in the way Christ loves each one of us. Defend and keep us away from false friends who only want to take advantage of us and to ruin our lives, so that we may not lose the way to true happiness. Join us now as we pray for the sanctification of our friends, for the reconciliation of those who are not in good terms with each other, for the consolation of the orphans and the lonely, and for the protection of the youth from false friendship.

 

(Spend a few minutes in meditative prayer)

 

Our Father. Hail Mary. Glory Be.


Eighth Day: Leaving Sin Behind

O Blessed Pedro Calungsod, the threat of death did not stop you from continuing your mission to spread the Christian Faith in the Marianas. Instead, you gained courage by being prepared always to face the Divine Judge through a regular and frequent reception of the Sacrament of Confession.

O young and pure of heart, make us understand that sin is the real cause of our anxieties and sadness. Teach us to acknowledge our sins and to be truly sorry for them. Guide us toward a regular and frequent reception of the loving mercy and forgiveness of God in the Sacrament of Confession. Encourage us to do penance for the good of our souls.With pure hearts may we share our joy in contemplating the face of God in eternity. Join us now as we pray for the conversion of hardened sinners,

 

(Spend a few minutes in meditative prayer)

 

Our Father. Hail Mary. Glory Be.


Ninth Day: Dying for the Faith

O Blessed Pedro Calungsod, after four years of faithfully following the footsteps of our Lord Jesus Christ through a wholehearted service to God and fellowmen in the difficult Mariana Mission, you finally reached the peak of the Calvary of suffering. Your devout communion with our Lord in the celebrations of the Holy Sacrifice of the Mass was never in vain because you had become what you received: a pleasing sacrifice to God. The hatred for the Faith of those who refused to believe fell on you. But the many poisoned spears and the sharp cutlass did not overcome your strong love for God. You steadfastly held on to your faith in the face of a barbarous death until you won the palm of martyrdom and the crown of eternal life.

O fortunate lad! O hero of our Faith! Even though the grace of martyrdom is granted only to some, help us still to give witness to our Christian Faith as we try to accept and bear the daily hardships in life for the love of our Lord Jesus Christ. Teach us to be constant and steadfast in faith until death. Encourage us always with the thought that those who devoutly receive our Lord in the Holy Eucharist will never be afraid to die because he will be raised up to life on the last day.

And when the hour of our death comes, do not forsake us until we reach the eternal Kingdom promised to those who faithfully followed Christ. Join us now as we pray for those who are persecuted on account of the Christian Faith, for the grace of final perseverance in the faith for the dying, and for the eternal repose of those who have died.

 

(Spend a few minutes in meditative prayer)

 

Our Father. Hail Mary. Glory Be.

 

Source: pedrocalungsod.net - pedrocalungsod.page.tl

 

 

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Ang Talambuhay ni Beato Pedro Calungsod

 

Si PEDRO CALUNGSOD ay isang kabataang nagmula sa rehiyong Bisaya ng Pilipinas. Konti lamang ang nalalaman tungkol sa kanyang buhay. Ayon sa mga nasusulat, si Pedro ay tinuruan upang maging katekistang layko sa seminaryo minore ng mga Heswita sa Loboc, Bohol. Para sa mga batang nahimok tulad niya, ang paghuhubog ay kinabibilangan ng pag-aaral ng katekismo, wikang kastila at latin. Ipadadala sila pagkatapos sa mga baryo kasama ng mga pari upang gampanan ang kanilang pang-araw-araw na gawain bilang mga sakristan o katekista. Ang iba sa kanila ay ipinapadala sa misyon sa ibayong-dagat kasama ng mga Heswita sa kanilang mapanghamong gawain ng pagpapahayag sa Mabuting Balita at ang pagtatag ng pananampalatayang katoliko sa mga banyagang lupain. At ito ang naganap kay Pedro Calungsod.

Noong ika-18 ng Hunyo 1668, ang masigasig na Heswitang superyor na si Padre Diego Luís de San Vitores ay tumugon sa “espesyal na tawag” at nagsimula ng bagong misyon kasama ng 17 kabataang lalaki at mga pari sa mga isla ng Ladrones. Si Pedro ay isa sa mga batang katekistang nagpunta sa Kanlurang Pasipiko upang ipahayag ang Mabuting Balita sa mga katutubong chamorro.


Mula sa Mabuting Pakikitungo hanggang sa Pagkapoot

Ang buhay sa Ladrones ay mahirap. Ang mga panustos para sa misyon tulad ng pagkain at iba pang pangangailangan ay hindi regular na dumarating; ang mga gubat ay napakasusukal tahakin; ang mga talampas ay napakatatarik akyatin; at ang mga isla ay palagiang binabayo ng mga bagyo. Sa kabila ng lahat, ang mga misyonero ay hindi pinanghinaan ng loob, at ang misyon ay pinagpala sa dami ng taong nagbagong-loob sa Diyos. Ginalugad ng mga misyonero ang mga liblib na lugar at nakapagbinyag ng higit sa 13,000 katutubo. Sinimulan na din ang pagtatayo ng mga kapilya sa iba’t-ibang lugar sapagkat lumalawak na ang gawain ng pagtuturo. Isang paaralan at isang simbahan sa karangalan ni San Ignacio de Loyola, ang naitatag sa lungsod ng Agadna sa hilagang-silangan. Kinalaunan, ang mga isla ay muling pinangalanang “Marianas” sa karangalan ng Mahal na Birheng Maria at ng Reyna-Rehente ng Espanya, si María Ana, na siyang tagatangkilik ng misyong yaon.

Di naglaon, ang mabuting pakikitungo ng mga katutubo ay naging poot sapagkat ang mga misyonero ay nagsimula ng mga pagbabago sa nakaugalian ng mga chamorro na hindi angkop sa Kristiyanismo. Ang mga misyonero ay tumutol sa pagsamba nila sa kanilang mga ninuno. Hinuhukay ng mga chamorro ang mga bungo ng mga namayapang kamag-anak at itinuturing ito bilang mapaghimalang anting-anting. Ang mga ito’y idinadambana sa mga espesyal na bahay na binabantayan ng mga katutubong salamangkero na kung tawagin ay macanja. Ang mga chamorro ay nagdarasal sa ispiritu ng kanilang mga ninuno upang swertehin, magkaroon ng magandang ani at manalo sa digmaan.

Tumutol din sila sa kaugalian ng mga kabataang lalaki na tinatawag na urritao sa kanilang pakikipagniig sa mga kabataang babae sa mga pampublikong lugar na walang basbas ng sakramento ng kasal sapagkat itinuturing nila ang ganitong pagkakalakal ng sarili bilang bahagi ng kanilang pamumuhay.

Hindi rin sila naibigan ng mga chamorrong nasa mataas na antas sa lipunan o matua na nag-utos na ang biyaya ng pagiging Kristyano ay nararapat lamang sa kanila. Ang mga mabababa ang antas sa lipunan ay hindi daw dapat bigyan ng karapatang maging mga kristiyano.


Nilasong Tubig?

Isang maimpluwensyang chino na nagngangalang Choco na nauna nang napadpad sa isla mula sa isang lumubog na barko, ang nainggit sa katanyagan ng mga misyonero sa mga chamorro, at nagsimulang maghasik ng paninira na ang tubig na ginagamit daw ng mga misyonero sa pambinyag ay may lason. At dahil ang ilang masakiting sanggol na nabinyagan ay nagkataong namatay, marami ang naniwala sa kasinungalingan at di naglao’y ganap na tumalikod sa pananampalataya. Ang masamang adhikain ni Choco ay kinatigan ng mga matua, macanja at mga urritao kasama ng mga nagsitalikod sa pananampalataya at sinimulan nilang usigin ang mga misyonero.


Ang Pagkamatay ni Pedro Calungsod

Ang pinaka-hindi makakalimutang pangyayari ay naganap noong ika-2 ng Abril 1672, Sabado bago ang Linggo ng Pagpapakasakit ng Panginoon nang taong iyon. Bandang ika-7:00 ng umaga, si Pedro—na noo’y 17 taong gulang—at ang superyor ng misyon, si Padre Diego, ay nagpunta sa nayon ng Tomhom sa isla ng Guam. Doon, nabalitaan nila na isang sanggol na babae ang kapapanganak pa lamang, kaya’t nagpunta sila sa ama ng sanggol na si Matapang, upang ipagpaalam na bibinyagan ang sanggol. Si Matapang ay isang kristiyano at kaibigan ng mga misyonero, subalit dahil isa siya sa mga tumalikod sa pananampalataya, pagalit siyang tumanggi na binyagan ang kanyang anak.

Upang bigyan ng panahon si Matapang na mahimasmasan, tinipon muna nina Padre Diego at Pedro ang mga bata at ilang may sapat na gulang ng nayon malapit sa dalampasigan at nagsimula silang umawit tungkol sa katotohanan ng pananampalatayang katoliko. Inanyayahan nila si Matapang na samahan sila, subalit pasigaw siyang tumugon na galit siya sa Diyos at punung-puno na talaga siya.

Nakatalagang patayin ang mga misyonero, umalis si Matapang at nakahanap ng kasapakat sa katauhan ni Hirao na hindi kristyano. Sa una’y tumanggi si Hirao dahil sa kabutihan ng mga misyonero sa mga katutubo; subalit ng tawagin siyang duwag ni Matapang, siya ay napikon at sumang-ayon. Habang wala si Matapang sa kanilang kubo, sinamantala nina Padre Diego at Pedro ang pagkakataong mabinyagan ang sanggol na may kapahintulutan ng kristyanong ina ng sanggol.

Nang malaman ni Matapang ang pangyayari, lalo siyang nag-apoy sa galit. Una niyang inihagis ang sibat kay Pedro. Nakailag si Pedro dahil mas mabilis ang kanyang pagkilos at pag-iisip kaysa sa bumubulusok na sibat. Ang mga saksi ay nagpatotoo na maari namang makatakas si Pedro dahil sa kanyang kaliksihan, subalit hindi niya ninais na maiwang mag-isa si Padre Diego. Sa mga nakakakilala kay Pedro, naniniwala silang kayang-kaya niyang talunin ang mabagsik niyang mga kalaban at mapalaya si Padre Diego at ang kanyang sarili kung mayroon lamang armas ang magiting na binata; subalit hindi pinahihintulutan ni Padre Diego ang kanyang mga kasamahan na magdala ng armas. Sa huli, tinamaan ng sibat si Pedro sa dibdib at siya’y humandusay sa lupa. Dali-dali namang sinugod ni Hirao si Pedro at tinapos ang kanyang buhay sa pamamagitan ng espadang tumama sa kanyang ulo. Nabigyan pa siya ni Padre Diego ng pagpapatawad o absolution bago mamatay at matapos noo’y, sinunod naman nilang paslangin ang pari.

Kinuha ni Matapang ang krusipiho ni Padre Diego at dinurog ito nang bato habang umuusal ng kalapastanganan sa Diyos. Pagkatapos, hinubaran nina Matapang at Hirao sina Padre Diego at Pedro, kiladkad sa may dalampasigan, tinalian ng malalaking bato sa kanilang mga paa, dinala sa karagatan at hinulog sa kalaliman. Hindi na natagpuan pa ang mga labi ng mga martir.

Nang malaman ng mga kasamahang misyonero ang kamatayan ni Pedro, napabulalas sila, “Mapalad na kabataan! Tunay na ginantimpalaan ang kanyang apat na taong matiyagang paglilingkod sa Diyos sa napakahirap na misyon. Siya pa ang nauna sa aming superyor sa langit!” Naalala nila si Pedro bilang isang kabataang may magandang pananaw sa buhay, isang banal na katekista, tapat na kaagapay, at mabuting katoliko na masigasig sa pananampalataya kahit umabot pa sa pag-aalay ng buhay para sa Diyos na nagpapatunay na siya ay isang mabuting kawal ni Kristo (cf. 2 Tim 2:3).


Ang Pagtatanghal bilang isang Banal

Si Padre Diego Luís de San Vitores ay itinanghal na beato (banal) noong 1985. Noong ika-5 ng Marso 2000 naman itinanghal na beato si Pedro Calungsod sa Roma. Narito ang bahagi ng homilya ni Papa Juan Pablo II noong araw ng kanyang beatipikasyon kasama ng 43 pang iba:

"Ang sinumang kumilala sa akin sa harapan ng mga tao ay kikilalanin ko rin naman sa harapan ng aking Amang nasa langit.” (Mt 10:32) Mula sa kanyang kabataan, walang maliw na itinalaga ni Pedro Calungsod ang kanyang sarili kay Kristo at bukas-palad na tumugon sa Kanyang tawag. Ang mga kabataan ngayon ay maaring humugot ng lakas at pag-asa sa halimbawa ni Pedro na ang pag-ibig kay Kristo ang pumukaw sa kanyang sarili upang ilaan ang kanyang kabataan sa pagtuturo ng pananampalataya bilang isang katekistang layko.

Iniwan ang kanyang pamilya at mga kaibigan, taos-pusong tinangggap ni Pedro ang hamong ibinigay ni Padre Diego de San Vitore na samahan siya sa misyon sa mga chamorro. Sa lakas ng pananampalataya, na tinatampukan ng matinding debosyong Eukaristiko at debosyon sa Mahal na Birhen, ginampanan ni Pedro ang mabigat na gawaing iniatang sa kanya at matapang na hinarap ang mga balakid at paghihirap. Sa harap ng napipintong panganib, hindi niya tinalikdan si Padre Diego, datapwat bilang isang “mabuting kawal ni Krsito” ay piniling mamatay sa tabi ng misyonero. Ngayon, namamagitan si Beato Pedro Calungsod para sa mga kabataan, lalung-lalo na ng kanyang bayang Pilipinas, at hinahamon niya sila. Mga kaibigang kabataan, huwag kayong mag-alinlangang sundan ang halimbawa ni Pedro, na "naging kalugud-lugod sa Diyos at minahal Niya " (Karunungan 4:10) at siya, na sa maikling panahon ay narating ang lubos na kabanalan, ay nagtamo ng kaganapan ng buhay. (cf. ibid., v. 13).


Ang Pagtatanghal bilang isang Santo

Noong taong 2008, ipinahayag ng lubhang kagalang-galang Ricardo Cardinal Vidal ang pag-asang si Beato Pedro Calungsod ay magiging isang ganap na santo na. Ang isang beato ay maitatanghal na santo matapos na mapatunayan ang mga himala sa kanyang pamamagitan. Ilang mga tao na ang humiling ng kanyang pamamagitan at nakapagpatotoo sa mga himala: ang kagalingan ng isang binata na may kanser sa buto at ang pagkakaligtas sa isang biktima ng kidnap ay ilan lamang sa mga ito. Lahat ng ito ay dahil sa pamamagitan ni Beato Pedro Calungsod.

Noong ika-24 ng Marso 2011, ang mga kasangguning doktor ng Vatican ang nagpahayag na mayroong hindi pagkaraniwang kagalingan ang naganap. Noong ika-2 ng Hulyo, ang mga kasangguning teologo naman ang nagpatunay na ang paggaling na ito ay sa pamamagitan ni Pedro Calungsod. Pagkatapos, noong ika-11 ng Oktubre, ang mga kasangguning kardinal, arsobispo at obispo ay nagkaisa upang pagtibayin ang ipinahayag ng mga doktor at teologo na magtatanghal kay Beato Pedro bilang isang ganap na santo.

Noong ika-19 ng Disyembre 2011, tinanggap ni Papa Benito XVI si Angelo Cardinal Amato, ang Prefect of the Congregation for the Causes of Saints, at nagbigay ng kapangyarihan upang ipahayag ang himalang naganap. Sa wakas ay pormal na pinahintulutan na ang pagtatanghal kay Beato Pedro Calungsod bilang ganap na santo kasama ang anim pang iba. Ang atas na ito ang nagtatapos sa mga kinakailangan para sa isang kanonisasyon.

Noong ika-18 ng Pebrero 2012, ipinahayag ni Papa Benito XVI na sa darating na ika-21 ng Oktubre 2012. na ang petsa ng kanyang kanonisasyon.

 

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Panalangin para sa Kanonisasyon ni

Beato Pedro Calungsod

 

O Diyos, sa pamamagitan ng Mahal na Birheng Maria, magiliw po ninyong ipagkaloob ang pagtatanghal bilang isang ganap na santo kay Beato Pedro Calungsod, kung ito ay sa lalong ikapupuri ng Inyong Ngalan at para sa kapakanan ng mga kaluluwa. Amen.

Ama Namin... Aba Ginoong Maria... Luwalhati.

 

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O Dios, pinaagi sa pangama sa Mahal nga Birhen Maria, mapuangurong itugot ang Kanonisasyon ni Beato Pedro Calungsod, kung ugaling kini alang sa labaw'ng kahimayaan sa Imong Ngalan ug alang sa kaayohan sa among mga kalag. AMEN.

Amahan Namo.... Maghimaya ka Maria... Himaya sa Amahan....

 

 

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Pangwakas

Kahit na hindi pa opisyal na itinatanghal si Beato Pedro Calungsod bilang isang ganap na santo, alam nating siya ay nasa walang hanggang kaharian na ng Diyos sa langit. Ito ay higit sa sapat na dahilan upang atin siyang gawing huwaran. Tulad ni Beato Pedro Calungsod, nawa’y manatili tayong matatag sa pananampalataya, maalab sa pag-asa at walang pag-iimbot sa pagmamahal.

Habang nag-aantabay tayo sa landas patungo sa kanyang ganap na pagiging santo, umaasa ang Arsobispo ng Cebu, lubhang kagalang-galang Jose Palma na ang Mabuting Balita ang magbibigay lakas sa mga tao na mamuhay sa kabanalan: “Nawa’y magkaroon ng kamalayan ang mga tao sa pagtawag sa mga mananampalatayang layko sa kabanalan... Lahat tayo ay tinatawag sa buhay kasama ng Diyos at sa buhay ng misyon.”

Si Beato Pedro ay malapit nang maging santo at matatawag na natin siyang San Pedro Calungsod. Ito ang hangarin natin dahil lahat tayo ay tinatawag din upang maging santo.

San Pedro Calungsod, ipanalangin mo kami!

 

Source : prieststuff.com

 

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"Si Beato Pedro Calungsod (c. 1654 - April 2, 1672) ay isang Pilipinong Katolikong migrante, karpintero, sacristan at missionariong catekista na naging martir kasama si Beato Diego Luis de San Vitores noong 1672. Sa pamamagitan ng kanilang misionaryong gawain, maraming Chamorros ang naging Romano Katoliko. Si Calungsod ay tinanghal na beato ng Santa Iglesia Romana Katolika noong 5 ng Marso, 2000 ni Beato Papa Juan Pablo Segundo at nakatalaga syang gawing Santo ni Papa Benito XVI sa Octubre 21, 2012. Ang calendario ng Martiriologia ng Romana Katolika ay hinirang ang kanyang fiesta sa ika 2-ng Abril cada taon.

Ayon sa mga dokumento, si Calungsod (Calonsor sa Espanyol) ay isang "Ilonggo". Siya ay pinanganak sa Iloilo. Si Calungsod ay sumama sa mga paring Hesuita at dahil siya ay nagsilbi kasama ang Hesuitang ordenes, maaaring nakasalamuha niya ang mga ito sa isa sa mga paaralang itinatag nila sa Cebu, Iloilo, o Bohol. Kasama siya sa mga binatilyong katulong nga mga paring Heswita na pumunta sa Guam noong 1668. Sa kanilang pagpupunyagi ay marami ang nakatanggap ng mga Sakramento lalong lalo na ng Binyag.

Ang balak na pagpatay sa kanila ay nagsimula nang ang isang Tsino na nagngangalang Choco ay magpakalat ng mga maling paratang na ang mga misyonero ay nilalason ang mga katutubo sa isla sa pamamagitan ng kanilang pagbubuhos ng tubig (i.e. binyag)at sa ritwal ng Banal na Misa. Noong ika-2 ng Abril 1672, dumalaw si Padre Diego at Pedro Calungsod sa Tumhon. Napag-alaman nila na merong bagong ipinanganak doon kaya pinuntahan nila ang ama na si Matapang. Siya ay dating Cristiyano at kaibigan ng mga misyonero ngunit dahil sa mga maling paratang ni Choco ay tumiwalag. Hindi siya pumayag na binyagan ang kanyang anak at pinagbantaan niya si Padre Diego na punong-puno na siya sa pangangaral ng mga misyonero. Kaya umalis sina Padre Diego at Pedro at tinipon ang mga kabataan at iilang nakatatanda sa dalampasigan para awitin ang doktrina. Inanyayahan pa ni Padre Diego si Matapang na sumali ngunit galit itong tumanggi. Pinuntahan ni Matapang ang isang kaibigang si Hirao upang hikayating sumali sa tangkang pagpatay sa mga misyonero. Nung una, tumanggi si Hirao dahil sa kabaitan ng mga misyonero. Subalit nang tinawag siyang duwag ni Matapang ay sumang-ayon na rin. Habang wala si Matapang, bininyagan ni Padre Diego ang bata nang may pahintulot ng ina. Nang dumating si Matapang at nalaman niya ang nangyari, sinugod nila ang mga misyonero. Una nilang pinagtuunan ng pansin si Pedro dahil maaari nitong ipagtanggol si Padre Diego. Makisig na naiwasan ni Pedro ang mga sibat at maaari pa daw sana siyang tumakbo. Sa huli ay tinamaan siya sa dibdib at natumba. Doon ay tinaga ni Hirao ang kanyang ulo. Bago siya binawian ng buhay ay binendisyonan siya ni Padre Diego. Pagkatapos, tinangka ni Padre Diego na hikayatin sina Matapang at Hirao na magbalik-loob sa Dios. Ngunit sinibat din siya at tinaga. Kinuha ni Matapang ang suot na krusipiho ni Padre Diego at dinurog ito. Hinubaran nila ang katawan ng mga misyonero, tinalian ng malaking bato, dinala sa dagat, at tinapon. Nung hapon ding yon, may kasama silang dumating sa Tumhon at doon niya napag-alaman ang nangyari kay Padre Diego at Pedro.

Ayon sa historicidad ng mga documento sa Roma, si Calungsod ay gumamit ng sinaunang Katekismo na tinawag na Doctrina Christiana. Ito ay an unang simpleng libro ng katekismo na gamit ng mga religiosos nuong araw pa itatag ang Cristianismo sa Pilipinas. Dahil sa pagkamatay ni Calungsod ayon sa sakripisyo ng para sa relihiyon ng Romana Katolika, sya ay tinanghal na "In Odio Fidei" ng Roma. Ito ay nagsasabing sya ay namatay ng dahil sa galit ng mga taong ayaw sa Christianong relihiyon at pananampalataya. At ng dahil sa kanyang uri ng pagkamartir at pagkamatay, hindi sya hiningan ng prueba ng Roma para patunayan na sya ay isang Beato. Ngunit kinailangan syang hingan ng prueba para maging tituladong Santo, na sya namang naganap nuong 2003 sa pamamagitan ng isang babaeng negosyante na di umanoy nabuhay pagkatapos mamatay ng dahil sa sakit na stroke at comatose.

Sinimulan ang proseso ng beatipikasyon ni Padre Diego noong 1673. Ngunit dahil sa kaguluhan at sa pagpapalayas ng mga Heswita, ito ay nahinto. Sinimulan lamang ito muli noong 1980s at nagtagumpay sa beatipikasyon ni Padre Diego noong ika-6 ng Oktubre 1986. Doon rin bumalik sa alaala si Pedro Calungsod. Dahil ang Guam ay dating bahagi ng Diyosesis ng Cebu, pinangunahan ni Ricardo Cardinal Vidal, ang arsobispo ng Cebu, ang pagbubukas ng pag-aaral tungkol kay Calungsod. Noong 1997, itinalaga ni Cardinal Vidal si Padre Ildebrando Jesus A. Leyson bilang vice postulator na siyang susulat ng opisyal na ulat tungkol kay Calungsod. Isinangguni ito sa Congregation for the Causes of Saints at noong Enero 2000 inaprubahan ni Beato Juan Pablo II ang dekreto na tunay ngang martir si Pedro Calungsod.

Bineyatipikahan siya ni Papa Juan Pablo II noong ika-5 ng Marso, taong 2000. Ayon sa Calendario ng Martires ng Santa Iglesia Romana Catolika, si Calungsod ay inaalaala tuwing ika-2 ng Abril, ang araw ng kanyang kamatayan. (Ngunit kung ang ika-2 ng Abril ay nakapaloob sa Semana Santa, ito ay ipinagdiriwang sa Sabado bago ang Linggo ng Palaspas para magbigay respeto sa Linggo ng Pagkabuhay na hindi kasali sa bilang ng 40 araw ng Cuaresma.)

Noong Disyembre 2011, inanuncio ni Cardinal Tarcisio Bertone ang pag aprubaha ni Papa Benito XVI sa pagbusising ginawa ng Congregacion para sa Causa ng mga Kasantuhan sa isang himalang nakamit umano sa pamamagitan ng pagdulog kay Beato Pedro Calungsod. Ito ay ang paggaling sa loob lamang nga dalawang oras ng isang ginang na idineklarang "brain dead." Noong Pebrero 18, 2012, ipinaalam ng Santo Papa ang kanyang pasyang pagtalaga ng mga bagong Santo kasali na dito si Pedro Calungsod sa ika-21 ng Oktubre 2012. Siya na ang ikalawang Santong Pilipino at una mula sa Kabisayaan pagkatapos matanghal si San Lorenzo Ruiz de Manila ni Beato Papa Juan Pablo Segundo noong 1987."

 

Source: Mula sa Tagalog na Wikipedia, ang malayang ensiklopedya

 

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 19:47

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Caylee Marie Anthony

9 août 2005 - 16 juin 2008 

 

 

 

 

"1 Judge not, that ye be not judged.

2 For with what judgment ye judge, ye shall be judged: and with what measure ye mete, it shall be measured to you again.

3 And why beholdest thou the mote that is in thy brother's eye, but considerest not the beam that is in thine own eye?

4 Or how wilt thou say to thy brother, Let me pull out the mote out of thine eye; and, behold, a beam is in thine own eye?

5 Thou hypocrite, first cast out the beam out of thine own eye; and then shalt thou see clearly to cast out the mote out of thy brother's eye."

 

King James Version: Matthew Chapter 7:1-5

 

 

 

 




The Casey Anthony trial

 

 

 

"7 So when they continued asking him,

he lifted up himself, and said unto them,

He that is without sin among you,

let him first cast a stone at her."

 

King James Version: John Chapter 8:7

 

 

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 Caylee dans les bras de Jésus

 

 

 

 

L'Affaire Caylee Anthony 

 

 

 

 

"1 Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. 

2 Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez.

3 Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ?  

4 Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien ?  

5 Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l'oeil de ton frère."

 

Matthieu 7 : 1-5 (Louis Segond)

 

 

 

 

Casey Anthony, la mère la plus détestée des États-Unis

 

 

 

 

"7 Eux, ils insistaient, répétant leur question.

Alors il se releva et leur dit :

Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché

lui jette la première pierre !"

 

Jean 8 : 7 (La Bible du Semeur)

 

 

 

jacdesalpes (Flickr), Saint Curé d'Ars, Cathédrale de Rie

Saint Curé d'Ars, Cathédrale de Riez (04)

 

Avec l'aimable autorisation de jacdesalpes

 

 

 

 

Puget-Théniers, le 26 juin 2011

 

 

Seigneur, couvre-nous de Ton Précieux Sang vermeil, merveille éternelle, rêve éveillé perpétuel, Rédemption de Tes dévots, envol de l’esprit, pardon pour les vilains et les vauriens, pour ceux qui ne savent ou ne veulent Te vénérer sous les Saintes Espèces, et que Tu invites à Communier avec ferveur et humilité dans la Sainte Eucharistie. Nous pouvons apercevoir Ton Visage défiguré sur la Croix, ruisselant de perles pourpres et de pierres précieuses scintillantes, versées pour nous dans de vives douleurs, avec Amour et abandon à la Volonté de notre Père, pour nous racheter et nous donner la vie.

 

 

http://parousie.over-blog.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 12:12

Visage-du-monde--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

 

"Saints" enfants innocents *, qui étiez coupables d'être innocents, d'être "différents", vous qui êtes partis à l'abattoir comme Jésus, l'Agneau Immaculé Immolé ; par votre atroce martyre, priez pour nous le Christ Crucifié !

 

* Pléonasme volontaire.

 

Note : la fête des Saints Innocents est célébrée le 28 décembre. La Vénérable Benoîte Rencurel, voyante de Notre-Dame du Laus, est morte en odeur de Sainteté le 28 décembre 1718.

 

 

 

Lars-Von-Trier--parousie.over-blog.fr.jpg

 

"... I understand Hitler... Okay, I'm a nazi !..."

"... Je comprends Hitler... Ok, je suis un nazi !..."

Lars Von Trier

Festival de Cannes

Mercredi 18 mai 2011

Exclu du Festival de Cannes le 19 mai 2011

 

 

 

Jeunes-detenus-d-Auschwitz--parousie.over-blog.fr.jpg 

Enfants détenus du camp d'Auschwitz, sans date
(collection Musée d'État d'Auschwitz-Birkenau)

En haut, un garçon juif ; au centre, une fillette tzigane ;

en bas, une fillette polonaise.

 

 

 

Enfant-tzigane-anonyme--Camp-de-Buchenwald--1943-1945---par.jpg

 

Enfant tzigane non identifié, 1943-1945
(collection Georges Angéli)

Photographie du service de l'identification du camp de Buchenwald

récupérée à la libération.

 

 

 

Enfants détenus d'Auschwitz, parousie.over-blog.fr

 

Enfants détenus d'Auschwitz
(collection Musée d'État d'Auschwitz)


De haut en bas : Wenzel Bobrowski, polonais, amené au camp de Radom le 1er septembre 1942, sort inconnu ; Katarzyna Kwoka, polonaise, amenée au camp de Zamosc le 13 décembre 1942, assassinée le 6 février 1943 par injection de phénol dans le cœur ; Iwan Rebatka, russe, amené à Auschwitz de Katowice le 20 août 1942, assassiné le 1er mars 1943 par injection de phénol dans le cœur ; Krystyna Trzesniewska, polonaise, déportée à Auschwitz le 13 décembre 1942, assassinée le 1er mars 1943 d'une injection de phénol dans le cœur.
Photographies publiées dans Roman Hrabar, Zofia Tokarz et Jacek E. Wilczur, Enfance martyre. Le martyre des enfants polonais pendant l'occupation hitlérienne, Éditions Interpress, 1981.

 

 

Source : crdp.ac-creteil.fr

 

 

 

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"Child's prayer"

Prière d'enfant

Danny Hahlbohm


 

 

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 09:28

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Perrine Éluère

Sœur Marie de Saint-Pierre O.C.D.

née le 4 octobre 1816 à Rennes

morte le 8 juillet 1848 à Tours

 

 

Blason-de-Rennes--parousie.over-blog.fr.png

 

 

Une jeune carmélite, de par sa dévotion à la Sainte-Face, reçut du Seigneur la puissante prière de la Flèche d'Or.

Elle s'appelle Soeur Marie de Saint-Pierre, née en 1816, décédée en odeur de sainteté en 1848.

Voici ce qu'elle rapporte :

"Le Seigneur me parla intérieurement : " ... j'ai vu le désir que vous aviez de Me glorifier ... Mon Nom est partout blasphémé, jusqu'aux enfants qui blasphèment".

Par le blasphème, le pécheur Le maudit en face, L'attaque ouvertement, anéantit la rédemption et prononce lui-même sa condamnation et son jugement.

Il me fit envisager le blasphème comme une flèche empoisonnée qui blessait continuellement Son divin Coeur.

Il me fit entendre qu'Il voulait me donner une flèche d'or, pour Le blesser délicieusement et pour cicatriser les blessures de malice que Lui font les pécheurs.

Voici la louange que le Seigneur me dicta, malgré mon indignité, pour réparation des blasphèmes de Son Nom et qu'Il me donna comme une flèche d'or, me disant qu'à chaque fois que je la dirais, je blesserais Son Coeur d'une blessure d'amour. "

Le 16 mars 1844, Jésus a dit à Sœur Marie de Saint-Pierre :

"Oh si seulement tu savais quels grands mérites tu acquiers en disant une seule fois : "ADMIRABLE EST LE NOM DE DIEU", dans un esprit de réparation pour le blasphème !"

 

 

Blason-de-Tours--parousie.over-blog.fr.png

 

 

Louange de la Flèche d'Or

Acte de louange pour la réparation des blasphèmes

du Saint Nom de Dieu

 

« Qu'à jamais soit loué, béni, aimé, adoré, glorifié le Très Saint, très Sacré, très Adorable, très Inconnu, très Inexprimable Nom de Dieu, au Ciel, sur la terre et dans les enfers, par toutes les créatures sorties des mains de Dieu et par notre Seigneur Jésus-Christ au Très Saint Sacrement de l'autel. Ainsi soit-il. »

 

(200 jours d'indulgence) - Louis-Joseph, Archevêque de Tours

 

 

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Dans une de ses visions, Sœur Marie de Saint-Pierre a vu Sainte-Véronique essuyer les crachats et la boue de la Sainte-Face de Jésus avec son voile sur le chemin du Calvaire.


Formule de louange donnée par Notre seigneur Jésus-Christ à Soeur Marie de Saint-Pierre, pour la réparation des blasphèmes de Son Saint Nom. Elle honorait longuement la Sainte-Face.

"Il me la donna comme une flèche d'or, m'assurant qu'à chaque fois que je la dirais, je blesserais Son Coeur d'une blessure d'amour (...) A ce moment, il me semblait voir sortir du Sacré-Coeur de Jésus, blessé par cette flèche d'or, des torrents de Grâces pour la conversion des pécheurs."

 

Source : Soeur Marie de Saint-Pierre et de la Sainte Famille - Soeur Marie Pascale - Editions F-X de Guibert.

 

 

Soeur-Marie-de-Saint-Pierre--parousie.over-blog.fr.gif

 

 

Autre version de la Flèche d'Or

 

« Qu'à jamais soit loué, béni, aimé, adoré, glorifié,

le très Saint, très Sacré, très Suradorable,

très Inconnu, très Inexprimable Nom de Dieu,

au Ciel, sur Terre et dans les Enfers,

par toutes les créatures sorties des mains de Dieu,

et par le Sacré-Coeur de notre Seigneur Jésus-Christ,

au Très Saint Sacrement de l'Autel. Amen. »

 

 

La "Flèche d'Or" était chère à M. Dupont, le "Saint Homme de Tours". Il la regardait comme la base des Oeuvres Réparatrices.

Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus la récitait aussi, car elle était affiliée à l'Archiconfrérie Réparatrice de la Sainte-Face de Tours, depuis 1885, ainsi que tous les membres de sa famille et son Carmel.

 

"Il me semblait aussi que Notre-Seigneur me disait de prier notre Révérende Mère de faire part de cela aux Sœurs qui, dans ces jours, faisaient une dévotion de réparation en disant en l’honneur de la vie de Notre-Seigneur un certain nombre de fois la louange au saint Nom de Dieu dite “Flèche d’Or”. Notre-Seigneur me fit comprendre qu’Il avait pour agréable cette dévotion, faisant voir qu’Il s’était servi de moi comme d’un vil instrument pour introduire cette dévotion dans la Communauté, qui étant pratiquée par de bonnes âmes, Lui rendait service..." [1]

 

[1] Lettre du 11 octobre 1845.


Venerable-Leon-Papin-Dupont--1797-1876---Le-saint-homme-.jpgVénérable Léon Papin Dupont (1797-1876)

"Le Saint homme de Tours"

"L'Apôtre de la Sainte-Face"

 

 

 

 

Spiritualité de Sœur Marie de Saint-Pierre

 

 

"Père Eternel, nous Vous offrons la Face Adorable de Votre Fils Dieu-Aimé pour l'Honneur et la Gloire de Votre Saint Nom et pour le salut du monde."

 

(100 jours d'indulgence pour toute prière faite devant l'image de la Sainte Face.) S. S. Pie IX. - 1875.

 

 

Good-Shepherd-Flowers--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"Seigneur, montrez Votre Face et nous serons sauvés !"

 

(En baisant l'image de la Sainte-Face, 60 jours d'indulgence, pour les membres de l'Archiconfrérie Réparatrice). S. S. Léon XIII. - 1885.

 

 

"Voici une petite prière qui m’a été inspirée, avec laquelle je dois recueillir cette liqueur mystérieuse sur le sein maternel de Marie :

O très sainte et très digne Mère de Dieu, faites couler à grands flots sur tous les hommes, qui sont vos enfants, le lait de la grâce et de la miséricorde."

 

Lettre du 13 août 1847

 

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Couronne à la Gloire du Saint Nom de Dieu

pour la réparation des blasphèmes


Cette couronne se récite comme un chapelet, mais :

 

À la place du Credo, on doit dire :

– Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons, parce que vous avez rachetez le monde par votre sainte Croix.

 

Puis, sur les trois petits grains de la Croix, on dira :

– Que le très saint Nom de Dieu soit glorifié par la très sainte âme du Verbe incarné.

– Que le très saint Nom de Dieu soit glorifié par le Sacré-Cœur du Verbe incarné.

-Que le très adorable Nom de Dieu soit glorifié par toutes les plaies du Verbe incarné.

 

Sur les cinq gros grains, on dira :

Nous vous invoquons, ô Nom sacré du Dieu vivant, par la bouche de Jésus au très Saint-Sacrement, et nous vous offrons, ô mon Dieu, par les mains bénies de la divine Marie, toutes les saintes hosties qui sont sur nos autels, en sacrifice d’amende honorable et de réparation pour tous les blasphèmes qui outragent votre saint Nom.

 

Sur chaque petit grain, on dira :

1 Je vous salue, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très Saint-Sacrement.

2 Je vous révère, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très Saint-Sacrement.

3 Je vous adore, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très Saint-Sacrement.

4 Je vous glorifie, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très Saint-Sacrement.

5 Je vous loue, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très Saint-Sacrement.

6 Je vous admire, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très Saint-Sacrement.

7 Je vous célèbre, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très Saint-Sacrement.

8 Je vous exalte, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très Saint-Sacrement.

9 Je vous aime, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très Saint-Sacrement.

10 Je vous bénis, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très Saint-Sacrement.

 

Prière : Nous vous invoquons, ô Nom sacré du Dieu vivant, par la bouche de Jésus au très Saint-Sacrement, et nous vous offrons, ô mon Dieu, par les mains bénies de la divine Marie, toutes les saintes hosties qui sont sur les autels, en sacrifice d’amende honorable et de réparation pour tous les blasphèmes qui outragent votre saint Nom.

 

 

'Our Lady of Peace', Notre-Dame de la Paix, école italienn

 

« Je vous salue, ô Marie, conçue sans péché, vigne mystérieuse, qui avez produit la divine grappe de raisin foulé plus tard au pressoir de la croix : il en est sorti un vin sacré, déposé dans le précieux vaisseau de votre Cœur, afin que vous le distilliez sur les enfants dont vous êtes devenue la Mère sur la montagne du Calvaire ! » [2]

 

[2] Document C, Lettre VII.

 

 

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"La Transfiguration"

Fra Angelico

1442

 

 

 

"Le bon Maître m’a dit :

— Je vous ai appliqué la vertu de ma Face pour rétablir en vous l’image de Dieu. Ceux qui contempleront les plaies de ma Face sur la terre, la contempleront un jour rayonnante de gloire dans le ciel !

 

Père éternel, je vous offre la très Sainte-Face de Jésus pour apaiser votre colère ! Regardez ses plaies, voyez ses humiliations ! Elle est la digne réparatrice de nos crimes et la gloire de votre saint Nom ! Père éternel, je vous offre la très Sainte-Face de Jésus pour acquitter nos dettes ! Elle est le denier infiniment précieux marqué à l’effigie du Roi des rois. »

 

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"La Prière"

William-Adolphe Bouguereau

 

 

 

« Un autre jour, Notre-Seigneur a placé mon âme à la porte de l’éternité, ou du moins à la porte du temps, pour aider les pécheurs agonisants à se préparer au voyage si important du temps à l’éternité. Oh, quand on pense que la justice de Dieu est toujours en exécution sur les coupables et qu’on peut plaider leur cause et fléchir le Souverain Juge, avec quel zèle on doit voler au secours de ces condamnés à une mort éternelle, et qui ont peut-être encore une heure de vie dans laquelle la divine miséricorde implorée pour eux peut toucher leurs cœurs. Je me sens bien pressée de prier pour ces pauvres âmes.

Maintenant, ma Révérende Mère, je vous parlerai d’un mur de protection que Notre-Seigneur m’a fait voir : un mur mystérieux qui protège la France contre les traits de la justice divine. Oh, que cette vision m’a remplie de reconnaissance envers l’excessive miséricorde de Dieu ! Notre-Seigneur m’a fait entendre que ce mur qui montait jusqu’au ciel, était l’exercice que je faisais tous les jours, joint sans doute aux prières et aux mérites que tant d’âmes pieuses offrent à Dieu pour le salut de la France — qui consiste à offrir cent fois la Face adorable de Notre-Seigneur à son Père, en l’honneur de tous les mystères pour le salut de cette même France. Notre-Seigneur me dit qu’Il me donnait cette vue pour m’engager à la persévérance. »

 

Lettre du 21 décembre 1846

 

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"Oui, Notre-Seigneur désarmera la colère de Dieu son Père, s’il lui offre pour nous, une œuvre réparatrice. N’est-ce pas la moindre chose, ô doux Jésus, que nous réparions par nos prières, par nos gémissements et par nos adorations les énormes péchés dont nous sommes coupables envers la majesté de Dieu ? Voilà, ma Mère, la prière que Notre-Seigneur m’a mise dans la bouche et que je répète sans cesse :

– Père éternel, regardez le divin Cœur de Jésus que je vous offre pour recevoir le vin de votre justice, afin qu’il se change pour nous en vin de miséricorde.

Notre-Seigneur me faisait entendre que chaque fois que je ferais cette offrande, j’obtiendrais une goutte de ce vin de la colère de Dieu qui, tombant, comme je l’ai dit plus haut, dans le vase divin du Sacré-Cœur de Jésus, se changerait en liqueur de miséricorde. Veuillez, ma bonne Mère, engager mes sœurs à faire souvent cette offrande car hélas ! que suis-je, moi, vil néant, pour être une digue capable d’arrêter la colère de Dieu ?"

 

 

www.evangile-et-peinture.org--parousie.over-blog.fr.jpg


La glorification du Nom de Dieu

 

Chargée de réparer le blasphème, Sœur Marie de Saint-Pierre comprit qu'elle devait s'appliquer à glorifier le Saint Nom de Dieu par l'exercice ci-dessous, et qu'en le faisant elle accomplirait l’ordre que Jésus lui avait donné : honorer Son Divin Cœur et celui de Sa Sainte Mère, car Ils sont l’un et l’autre blessés par le blasphème."

 

On commence par le “Magnificat”, puis :

1 En union avec le Sacré-Cœur de Jésus : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

2 En union avec le saint Cœur de Marie : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

3 En union avec le glorieux saint Joseph : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

4 En union avec saint Jean-Baptiste : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

5 En union avec les chœur des Séraphins : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

6 En union avec le chœur de Chérubins : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

7 En union avec le chœur de Trônes : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

8 En union avec le chœur des Dominations : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

9 En union avec le chœur des Vertus : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

10 En union avec le chœur des Puissances : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

11 En union avec le chœur des Principautés : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

12 En union avec le chœur des Archanges : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

13 En union avec le chœur des Anges : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

14 En union avec les sept Esprits qui sont devant le trône de Dieu et les vingt-quatre vieillards : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

15 En union avec le chœur des Patriarches : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

16 En union avec le chœur des Prophètes : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

17 En union avec le chœur des Apôtres et les quatre Évangélistes : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

18 En union avec le chœur des Martyrs : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

19 En union avec le chœur des saints Pontifes : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

20 En union avec le chœur des saints Confesseurs : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

21 En union avec le chœur des saintes Vierges : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

22 En union avec le chœur des saintes Femmes : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

23 En union avec toute la cour céleste : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom.

24 En union avec toute l’Église et au nom de tous les hommes : Venez, adorons le Nom admirable de Dieu qui est au-dessus de tout nom, et prosternons-nous devant lui. Pleurons en présence du Seigneur qui nous a faits, car il est le Seigneur notre Dieu ; nous sommes son peuple et les brebis qu’il conduit lui-même à ses pâturages.


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L'Œuvre de la Réparation

est érigée canoniquement

 

Message que Sœur Marie de Saint-Pierre avait reçu de Jésus concernant la réparation des blasphèmes et la dévotion envers la Sainte-Face.

 

Dans les Annales du carmel de Tours, il est écrit :

“Dans l’été de 1847, l’œuvre réparatrice fut canoniquement érigée ; notre chère sœur en ressentit une joie extrême. Déchargée de ce fardeau qui rendait sa marche si pénible, elle revint en quelque sorte à la vie ; son âme fut inondée de délices ; le bonheur était peint sur ses traits ; sa santé même sembla reprendre sa première vigueur ; elle se trouva en état de soutenir le carême suivant, et l’observa effectivement avec exactitude ; mais au moment même où l’Église rappelle la passion du Sauveur, commença pour cette chère sœur le long martyre qui devait terminer une vie si pleine de mérites.”

 

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Les désirs de Jésus

 

"Le 24 novembre 1843, en la fête de saint Jean de la Croix, après la communion, le Seigneur précisera : "Jusqu’à présent, je ne vous ai montré que peu à peu les desseins de mon Cœur ; mais aujourd’hui je veux vous les montrer tout entiers. L’univers est couvert de crimes! L’infraction des trois premiers commandements de Dieu a irrité mon Père. Le saint Nom de Dieu blasphémé et le saint Jour du Dimanche profané mettent le comble à la mesure d’iniquités. Ces péchés sont montés jusqu’au trône de Dieu et provoquent sa colère, qui se répandra si on n’apaise sa justice. Dans aucun temps ces crimes n’ont monté si haut. Je désire, mais d’un vif désir, qu’il se forme une Association bien approuvée et bien organisée pour honorer le Nom de mon Père. Votre supérieure a raison de ne vouloir rien faire qui ne soit solide en cette dévotion, car autrement, mon dessein ne serait pas rempli."

 

"Ensuite il m’a donné une grande lumière touchant la sublimité de cette association, et la préférence qu’il lui attribuait sur les autres déjà établies dans l’Église, à cause que sa fin est de réparer les outrages faits à la Divinité pas les blasphèmes et la violation du dimanche, comparant les premières au vin commun des noces de l’Époux, et cette dernière au vin miraculeux qui fut servi à la fin du souper aux noces de Cana. Je lui ai dit que nous avions de grands obstacles qui s’opposaient à son dessein. Il m’a consolée, en m’assurant que toutes ces oppositions ne feraient que lui donner une lumière plus éclatante, et que je devais dire à ma Mère prieure de continuer d’y travailler quand elle trouverait des occasions favorables ; il m’a fait entendre qu’il fallait prier, désirer et souffrir."

 

"La demande de la Sœur fut refusée, et elle se soumit. Le Seigneur la consola et l’appliqua de nouveau, et avec plus d’intensité que jamais, à contempler sa Sainte-Face et à l’offrir au Père céleste. Il lui dit :

– Rien, n’est plus propre à désarmer sa justice irritée que de lui offrir cette très Sainte-Face, qui a mis sur sa tête les épines de nos péchés et qui s’est affermie comme un rocher sous les coups de cette même justice. Elle a payé nos dettes. Elle est notre caution.

C’est pourquoi notre aimable Sauveur m’a commandé de me tenir sans cesse devant le trône de son Père, malgré mon indignité, et de lui offrir cette divine Face, objet de ses complaisances ; et ce tendre sauveur m’a fait cette consolante promesse :

– À chaque fois que vous offrirez ma face à mon Père, ma bouche demandera miséricorde.

Ce bon Jésus m’a promis qu’il aurait pitié de la France. Ayons donc grande confiance ; son Nom tout-puissant sera notre bouclier et sa Face adorable notre divin rempart. Mais il me faisait comprendre qu’il désirait voir se développer autant que possible la dévotion à cette Face adorable. O bon Jésus, cachez-nous dans le secret de votre Sainte-Face, afin qu’elle soit pour nous une tour et une forteresse imprenables contre les attaques de vos ennemis."

 

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Neuvaine à Sœur Marie de Saint-Pierre

 

Seigneur Jésus, Tu as choisi Ta petite Servante, Marie de Saint-Pierre, pour révéler au monde Ton ardent désir de voir Ta Sainte-Face honorée, en réparation des blasphèmes et de la non-sanctification du dimanche, nous Te prions aujourd'hui de la glorifier en lui conférant par Ton Eglise les honneurs de la béatification. Par son intercession, nous sollicitons la faveur.....

 

Pater, Ave et Gloria.

 

Imprimatur, Tours, le 8 décembre 1977, Eugène Saulquin, v.g.

 

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Sister Marie of St. Peter and the Golden Arrow

In Tours, France during the 1840's a young Carmelite nun, Sister Marie of St Peter, received a series of revelations from Our Lord about a powerful devotion He wished to be established worldwide - the devotion to his Holy Face. The express purpose of this devotion was to make reparation for the blasphemies and outrages of 'Revolutionary men' (the Communists), as well as for the blasphemies of atheists and freethinkers and others, plus, for blasphemy and the profanation of Sundays by Christians. This devotion is also an instrument given to the individual devotee as a seemingly unfailing method of appealing to God in prayer - through adoration of His Holy Face and Name.

The following prayer was dictated by our Lord Himself to Sister Marie of St Peter. Opening His Heart to her, our Saviour complained of blasphemy, saying that this frightful sin wounds His divine Heart more grievously than all other sins, for it was like a "poisoned arrow".

After that, our Saviour dictated the following prayer, which he called "The Golden Arrow", saying that those who would recite this prayer would pierce Him delightfully, and also heal those other wounds inflicted on Him by the malice of sinners. This prayer is regarded as the very basis of the Work of Reparation.

 

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PROMISES OF OUR LORD JESUS CHRIST IN FAVOR OF

THOSE WHO HONOR HIS HOLY FACE

 

1. All those who honor My Face in a spirit of reparation will by so doing perform the office of the pious Veronica. According to the care they take in making reparation to My Face, disfigured by blasphemers, so will I take care of their souls which have been disfigured by sin. My Face is the seal of the Divinity, which has the virtue of reproducing in souls the image of God.

2. Those who by words, prayers or writing defend My cause in this Work of Reparation I will defend before My Father, and will give them My Kingdom.

3. By offering My Face to My Eternal Father, nothing will be refused, and the conversion of many sinners will be obtained.

4. By My Holy Face, they will work wonders, appease the anger of God and draw down mercy on sinners.

5. As in a kingdom they can procure all that is desired with a coin stamped with the King's effigy, so in the Kingdom of Heaven they will obtain all they desire with the precious coin of My Holy Face.

6. Those who on earth contemplate the wounds of My Face shall in Heaven behold it radiant with glory.

7. They will receive in their souls a bright and constant

irradiation of My Divinity, that by their likeness to My Face they shall shine with particular splendor in Heaven.

8. I will defend them, I will preserve them and I assure them of Final Perseverance.

 

This prayer was dictated by our Lord Himself to Sister Mary of St. Peter. Opening His Heart to her, our Savior complained of blasphemy, saying that this frightful sin wounds His Divine Heart more grievously than all other sins, for it was like "a poisoned arrow."

After that, our Savior dictated the prayer, which He called "The Golden Arrow," saying that those who would recite this prayer would pierce Him delightfully, and also heal those other wounds inflicted on Him by the malice of sinners. This prayer published above and on page two of the Golden Arrow segment of the Holy Face Devotion, is regarded as the very basis of the Work of Reparation. It is recommended for recitation on each of the thirty-three beads of the Holy Face Chaplet.

 

 

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Venerable Leo Dupont

1797–1876

"The Holy Man of Tours"

"The Apostle of the Holy Face"

 

 

 

 

"THE GOLDEN ARROW"

PRAYER OF REPARATION IN PRAISE OF

THE HOLY NAME OF GOD

 

May the most Holy, most Sacred, most Adorable,

Most Incomprehensible and Ineffable Name of God

Be always Praised, Blessed, Loved, Adored and Glorified,

In Heaven, on Earth and under the Earth,

By all the Creatures of God,

And by the Sacred Heart of Our Lord Jesus Christ,

In the most Holy Sacrament of the Altar.

Amen.


 

"By offering My Face to My Eternal Father

nothing will be refused,

and the conversion of many sinners will be obtained."

 

(Our Lord to Sr. Mary of St. Peter)

 

 

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The Noble Stamp of the Divinity

 

"I salute You, I adore You and I love You,

adorable Face of my beloved Jesus,

as the noble stamp of the Divinity!

Completely surrendering my soul to You,

I most humbly beg You to stamp this seal upon us all,

so that the image of God may once more

be reproduced by its imprint in our souls.

Amen."

 

On November 5,1845, Our Lord revealed to Sr. Mary of St. Peter, that the image of His Holy Face is like a stamp that imprints the Image of God upon our souls.

 

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"Behold, O God, our Protector,

and look upon the Face of Thy Christ!"

 

"I Believe that God has great plans of showing mercy to souls by revealing to us the power of His adorable Countenance. In this priceless gift we possess an infallible means of appeasing the anger of the Eternal Father, irritated by blasphemers, because whenever we beg Him to cast a look upon the Face of His Divine Son, the rod falls from His hands."

 

Sr. Mary of St. Peter

 

 

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"Oh, if you only knew what great merit you aquire

by saying even once:

'Admirable is the Name of God',

in the spirit of reparation for blasphemy!"

 

(Our Lord to Sr. Mary of St. Peter)

 

 

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Words of Our Lord Regarding

the Golden Arrow

 

This prayer was dictated by Our Lord to Sr. Mary of St. Peter, O.C.D., Discalced Carmelite nun of Tours France (1816-1848).

 

Opening His Heart to her, our Saviour complained of blasphemy, saying that this sin wounds His Divine Heart more grievously than all other sins, since it is like a "poisoned arrow." He also told her that the two sins which offend Him the most grievously are blasphemy and the profanation of Sunday.

"This Golden Arrow will wound My Heart delightfully, He said,

and heal the wounds inflicted by blasphemy."

Sr. Mary of St. Peter saw, "streaming from the Sacred Heart of Jesus, delightfully wounded by this 'Golden Arrow,' torrents of graces for the conversion of sinners."

 

 

 

 

She wrote that Jesus told her: "Those who will contemplate the wounds on My Face here on earth, shall contemplate it radiant in heaven.” She also quoted Jesus as saying in her visions: “Oh if you only knew what great merit you acquire by saying even once, Admirable is the Name of God, in a spirit of reparation for blasphemy."

 

She said that in 1844 she had a vision in which Jesus told her: "Those who will contemplate the wounds on My Face here on earth, shall contemplate it radiant in heaven."

 

She wrote that Jesus told her: "Those who will contemplate the wounds on My Face here on earth, shall contemplate it radiant in heaven.” She also quoted Jesus as saying in her visions: “Oh if you only knew what great merit you acquire by saying even once, Admirable is the Name of God, in a spirit of reparation for blasphemy."

 

 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 14:50

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Ferdinando Santamaria

Frère Passionniste "Grimoaldo della Purificazione"

né le 4 mai 1883 à Pontecorvo - Provincia di Frosinone (Italie)

mort le 18 novembre 1902 à Ceccano (Italie)

 

 

Pontecorvo-Stemma.png

 

 

Prière au Bienheureux

Grimoald de la Purification

 

Seigneur, Dieu de Bonté et de Tendresse, nous Te rendons grâce de nous avoir donné le Bienheureux Grimoald de la Purification, l’une de Tes âmes choisies, comme modèle d’imitation du Christ. Qu’il soit aussi notre modèle de vertu, en particulier pour les jeunes sur le chemin de l’Éternité, qui cherchent un sens à leur vie, et qui ne peuvent trouver de bonheur que blottis dans les deux Cœurs d’Amour de Jésus et Marie.

Pour nous et notre jeunesse qui demeurons souvent dans l’incertitude, le doute, la crainte, le murmure, la révolte et l’indifférence envers Toi, nous Te prions de nous donner la Force et la Lumière pour combattre ces forces obscures et les surmonter afin d’être victorieux en Jésus-Christ.

Par les mérites de la vie éphémère et très sainte du Bienheureux Grimoald, permets-nous, Seigneur, de fortifier notre Foi et de mieux Te glorifier en nous accordant la Grâce que nous Te demandons (exprimez votre intention de prière).....

Bouleversés par la proximité de Ton insondable mystère d’Amour, prosternés et contrits devant Ta Toute-Puissance Miséricordieuse, transfigurés par une confiance surnaturelle, nous Te sommes éternellement reconnaissants.

Nous chanterons Tes louanges sans fin, Seigneur, avec les Anges et les Archanges, avec les Saints et les Bienheureux, avec le Bienheureux Grimoald qui brille dans la gloire perpétuelle des enfants prédestinés de Dieu.

Sois béni, Seigneur, Toi qui nous as déjà précédé par Ta Grâce, Toi qui es Vie et Royauté avec Jésus-Christ, Ton Fils Bien-Aimé, notre Seigneur, dans l’Unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

 

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"Sa Divine Majesté est là, Il est venu pour moi aujourd'hui,

et avec Lui, je dois aller à Rome pour le Cardinal Aloisi-Masella.

Je dois être son compagnon dans la mort."

 

Traduction de l'anglais d'après  Mirra C. P., P. : “A Curved Bridge to Calvary: The Life of Blessed Grimoaldo Santamaria, Passionist Student”, page 26. Passionist Fathers, Jamacia, NY, 1995.

 

Quatre jours après, le Cardinal mourait. Telles sont les paroles du Bienheureux Grimoald de la Purification, qui avait le Charisme de clairvoyance, et qui avait prédit la date de sa propre mort et celle du Cardinal Aloisi-Masella.

 

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Prayer to Blessed Grimoaldo of the Purification

 

Almighty God, You continually provide

new models of Christian life for Your Holy Church

in the example of Blessed Grimoaldo of the Purification.

Grant us also the Grace to imitate his filial devotion

to the Immaculate Virgin and his

generous practice of fraternal Charity,

that, like him, we may become

a pleasing fragrance of Christ on earth

and thus receive the reward of eternal Life.

We ask this through our Lord Jesus Christ, Your Son,

who lives and reigns with You and the Holy Spirit,

one God, for ever and ever.

Amen.

 

Bienheureux Grimoald de la Purification

 

 

Blessed Grimoaldo of the Purification said:

 

“His Divine Majesty is here, He has come for me today, and I, together with Him, must go to Rome for Cardinal Aloisi-Masella. I must be his companion in death.”

 

The Cardinal died four days later.

 

From Wikipedia.

 

 

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