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  • : IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
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  • : Prières, neuvaines, poèmes, religion chrétienne
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  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 10:15

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« L’amour tient lieu de stigmate »

 

« Pendant qu’elle réfléchissait à la grâce des stigmates accordée par le Seigneur à saint François et à sainte Catherine de Sienne, la Mère Anne-Marguerite Clément sentit une douleur au fond de son coeur aussi violente que s’il eût été percé en cinq endroits ; aussitôt elle entendit ces paroles du Sauveur : « Je veux imprimer sur ton coeur cinq sortes d’amours au lieu des stigmates dont j’ai marqué mes amants, afin qu’ils te soient comme un mémorial qui te fasse toujours souvenir de ma passion et de ma mort. Ils seront comme des pierres précieuses qui orneront ton âme pour me la rendre plus agréable ». Et Il lui expliqua les cinq blessures qu’elle avait reçues : « La première a été faite par l’amour souffrant qui endure tout sans se plaindre ; la deuxième par l’amour languissant dans l’attente du Souverain Bien ; la troisième par l’amour sincère, pur et dépouillé de tout le créé ; la quatrième par l’amour constant, et fort à porter toute sortes de tourments ; la cinquième par l’amour persévérant qui ne se lasse point de combattre contre soi-même et contre les ennemis de l’âme. » (Vie, 1915, p. 385.) »

 

Abbé Auguste Saudreau, o.p., « Recueil d'Apparitions de Jésus aux Saints et aux Mystiques », « 14. L’amour tient lieu de stigmate », p. 93. Livre édité en 1882 sous le titre : « Les Divines Paroles ou ce que le Seigneur a dit à ses disciples dans le cours des siècles chrétiens ».

 

N.B. : Doubs et Franche-Comté

 

 

Manuscrit-Visitation-Thonon-parousie.over-blog.fr.jpg

Livre de raison tenu par les Visitandines

du Monastère de Thonon

XVIIIème siècle

40 H 30

 

 

Interventions de S.E. Mgr Mauro Piacenza

au "Musée de la Visitation" à Moulins, le 14 mai 2007

 

 

 

Musée de la Visitation à Moulins (Allier)

 

 

Musée de la Visitation de Moulins (Allier)

 

 

ANNE-MARGUERITE CLÉMENT

 

« — Née à Cléron en Franche-Comté, le 7 mai 1593, de Jean Clément et de Marguerite Bellin, Anne-Marguerite Clément fit preuve dès son enfance d'une ardente piété et fonda une petite association analogue à celle que formera plus tard Marguerite du Saint-Sacrement pour répandre la dévotion à l'Enfant-Jésus. Après une tentative d'entrée au Carmel, Anne-Marguerite fut attirée, ainsi que sa soeur Gabrielle, par la renommée de la Visitation naissante. Admise à Annecy, elle fut accueillie par saint François de Sales et fit profession, entre ses mains, le 13 août 1618. Touchée un jour par un sermon du saint fondateur (31 octobre 1619), elle résolut de n'appartenir qu'à Dieu seul, à l'exclusion de toute créature et ce fut le début d'une vie de profonde union à Dieu. La Mère de Chantal la dirigea vers la Visitation d'Orléans où sa piété et ses grâces d'oraison la firent comparer à Ste Catherine de Gênes et à Ste Thérèse. En 1628, elle fut choisie pour fonder un nouveau monastère à Montargis, où elle séjourna jusqu'en 1635. Puis, pour un but semblable, elle fut envoyée à Melun, et y demeura jusqu'à sa mort (3 janvier 1661). Dirigée dans les voies mystiques par dom Justin Galice, barnabite ; appréciée au plus haut point par Ste Jeanne de Chantal, Mgr de Bellegarde, archevêque de Sens, les pères de Condren et de Suffren (Œuvres de Ste J.-F. Frémyot de Chantal, t. 8, p. 12), Anne-Marguerite Clément représente éminemment la tradition mystique salésienne en ce qui regarde l'oraison de simple regard et l'union à Dieu. Pour elle Dieu était tout à la fois : 1° un Pasteur qui la gouvernait ; 2° un Roi, qui voulait avoir un total empire sur elle ; 3° un Epoux très cher, mais jaloux ; 4° un Médecin qui guérissait ses blessures ; 5° un Maître, qui lui enseignait les vérités divines ; 6° un Législateur qui imprimait de son doigt son nom et ses lois dans son coeur ; 7° un Conseil et un Guide la faisant marcher dans les voies de la justice et de l'équité ; 8° un Pilote pour la faire arriver heureusement au port ; 9° la Nourriture et le pain de vie qui devait... [...] »

 

Source : "CLÉMENT (ANNE-MARGUERITE)", † Raoul HEURTEVENT, Tome 2 - Colonne 947, 1 page sur 2.

beauchesne.immanens.com

 

Voir le magnifique passage, pages 85-93, du livre (ci-dessous) « Vie de la Vénérable Mère Anne-Marguerite Clément, première Supérieure du Monastère de la Visitation de Sainte Marie de Melun » (MDCLXXXVI - 1686).

 

 

Medaille-Francois-de-Sales-parousie.over-blog.fr.jpg

Saint François de Sales

 

 

La vie de la vénérable Mère Anne-Marguerite Clément..., SJ V 357/106 - Bibliothèque jésuite des Fontaines, Paris : Coignard, 1686.

 

 

Vie-Mere-Anne-Marguerite-Clement-p.90-parousie.over-blog-jpg

 

 

Méditation évangélique de

Mère Anne-Marguerite Clément

La Visitation de Marie à sa cousine Élisabeth

 

"Ce jour, elle fut appliquée sur ces paroles : Sapientia ædificavit sibi domum*. Comme elle remerciait la sagesse incarnée des miséricordes qu’il avait faites à son âme, notre Seigneur lui dit : La sagesse a trois demeures, le sein adorable du Père, le sein Virginal de Marie, et l’âme humble : Je désire faire mon séjour en toi. Et comme autrefois Salomon se fit un Trône Royal pour se reposer, je prétends que ton cœur soit le mien ; et se plaçant au milieu, il fit venir devant lui les puissances de son âme, ses passions et ses sens, et lui dit : Je suis celui qui d’un clin d’œil peut détruire tout le monde. Aussitôt cette divine présence fit une si grande tranquillité en elle, qu’il semblait que ce fût un Ciel. Ensuite son esprit se trouva éclairé sur les perfections divines, et sur d’autres grandes vérités. C’est ce qui la porta à s’écrier : Ô que les richesses du lieu où le Seigneur habite sont bien d’un autre prix, que celles qui environnaient le trône du pacifique Salomon ! Ô que cette sagesse divine le surpasse infiniment ! Puis s’appliquant sur le mystère de ce jour sur ces paroles de Sainte Élisabeth : D’où me vient ce bonheur que la Mère de mon Dieu me visite ?** Elle s’adressa à la sainte Vierge pour la conjurer de lui obtenir la reconnaissance de tant de visites que Jésus-Christ avait faites à son âme."

 

* Proverbes 9 : 1 (Liber Proverbiorum) :

"Sapientia aedificavit sibi domum, excidit columnas septem;"

"La sagesse a bâti sa maison, elle a taillé ses sept colonnes."

 

** Luc 1 : 43 : "Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi ?" (Louis Segond).

 

Transcrit en Français contemporain, le 5 mars 2013, d’après le livre « Vie de la Vénérable Mère Anne-Marguerite Clément, première Supérieure du Monastère de la Visitation de Sainte Marie de Melun », Quatrième Partie « Lumières Particulières sur quelques endroits de l’Évangile », « À la Visitation », pages 406-407. (MDCLXXXVI - 1686).

 

 

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Sainte Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal

 

 

 

Mère Anne-Marguerite Clément (1593-1661), fondatrice du monastère de Melun (note de Parousie : et première Supérieure des monastères de la Visitation de Montargis et de Melun), à qui il est donné de connaître la vocation de l'Ordre de la Visitation concernant la dévotion au Sacré-Cœur : "Il n'y avait point d'ordre qui fît profession de rendre hommage à ce divin Cœur… Celui de la Visitation est établi pour rendre un continuel hommage à son Cœur, et pour imiter sa vie cachée". Dès 1619, elle se trouve favorisée de nombreuses visions du Sauveur, qui l'invite à pénétrer son Cœur : "Il lui montra son Cœur tout couvert de plaies. Il lui en fit remarquer une qui était si grande qu'elle pouvait par cette ouverture entrer dans ce divin Cœur ; en effet, elle fut tirée par cet Amant victorieux, qui voulut bien être vaincu. Elle passa le jour dans ce Paradis de délices ; après quoi Notre-Seigneur, étant de nouveau venu la visiter, lui dit : A présent, je veux, à mon tour, entrer dans ton cœur et y amener avec moi toute la Trinité". Elle connaît le mariage mystique, l'impression du Nom du Seigneur sur son cœur, puis l'union des cœurs : "Mon Nom sera désormais les armes avec lesquelles tu combattras tes ennemis et tes vices. Je veux qu'il y en ait d'offensives et de défensives ; et comme je fais toutes choses avec perfection et amour, j'applique mon Cœur sur le tien et ainsi je rendrai tes armes éclatantes par la charité". En 1630, elle vit l'échange définitif des cœurs : "Il lui a plu, par un moyen que je ne puis comprendre et beaucoup moins exprimer, de tirer mon cœur hors de moi-même pour y placer le sien, de façon qu'il me paraît, à présent, que je n'ai point d'autre cœur que celui de Jésus. Ensuite, il a pris le mien et l'a posé dans son Cœur adorable, mais si avant qu'il ne me paraît plus. Que ce Cœur de mon Jésus renferme en lui de sainteté et de perfection ! C'est un abîme d'amour". Ces colloques divins se poursuivront jusqu'à sa mort en 1661. Sa Vie publiée en 1686 par son directeur Barnabite le Père Galice, sera connue de Marguerite-Marie, qui en fera part au Père Croiset (Lettres inédites, III, 125).

 

Source : spiritualite-chretienne.com

 

 

Livre ci-dessous : « Vie de la Vénérable Mère Anne-Marguerite Clément, première Supérieure du Monastère de la Visitation de Sainte Marie de Melun. » (MDCLXXXVI - 1686).

 

Vie de la Vénérable Mère Anne-Marguerite Clément (1686)

 

 

« Mère Anne-Marguerite Clément, Visitandine »

 

« Sainte Jeanne-Françoise de Chantal, qui vint à Besançon en 1616, a dit plus d’une fois qu’elle trouvait chez les jeunes Comtoises des dispositions particulières à la vie religieuse. Parmi ces recrues, deux se sont élevées à une haute vie mystique : Anne-Marie Rosset (1594-1667), de Saint-Claude (Jura), et Anne-Marguerite Clément (1593-1661), de Cléron (Doubs). L’une et l’autre sont connues par la correspondance de sainte Jeanne de Chantal et par les mémoires qu’elles écrivirent à la demande de leurs confesseurs. Voici un court passage d’une lettre d’Anne-Marguerite Clément, écrite en 1629 à son directeur spirituel, dom Justin Galice, Barnabite (A. Saudreau, Les tendresses du Seigneur pour une âme fidèle. Paris-Angers, 1916, pp. 192-193). »

 

« … Que vous dirai-je, mon Révérend Père, de choses si grandes, si vastes, si excellentes ? La sublimité des opérations divines m’enlève toute parole, et ce que je veux en dire me semble non pas donner de la lumière, mais l’étouffer. Il me semble que cette fois-ci, toutes les digues qui auraient pu arrêter le torrent de la miséricorde divine ont été enlevées, que les rives ont été emportées par le déluge des grâces. Ces grâces, mon esprit ni ne les distingue clairement, ni ne les ignore. J’ai senti très vivement, si vivement que je croyais en perdre la vie, la croix que j’endure, qui est la plus lourde et la plus cruelle que je puisse avoir. Toute la journée d’hier, je fus absorbée de la contemplation et la jouissance de mon Dieu. Il ne m’a pas laissé le moindre moment pour m’en distraire tant soit peu, pas même ma lecture habituelle. Le Seigneur Jésus me tenait comme suspendue en me disant : Venez à moi, vous tous qui regardez d’en haut, venez à la source de tous les biens, portez votre croix et suivez-moi. Je courus à cette divine source ; j’ai présenté de nombreux vases, c’est-à-dire les cœurs de beaucoup de personnes, pour qu’ils fussent remplis de ces précieuses liqueurs ; mais mon Époux ne les a pas jugés suffisants. Il a préféré à tous les autres le pauvre cœur de sa petite servante… »

 

« Témoins de l'Évangile - Quinze siècles d'écrits spirituels d'auteurs comtois, présentés par Mgr Lucien Daloz, archevêque de Besançon » par Jean Thiébaud, p. 73 (1999).

 

Diocèse de Besançon

 

 

 

 

« ANNE-MARGUERITE CLÉMENT (1593-1661), née à Cléron en Franche-Comté, morte à Melun (2). Je ne puis que renvoyer le lecteur au beau livre que le chanoine Saudreau vient de consacrer à cette insigne mystique, déjà très intéressante en elle-même, et bien plus encore si l'on songe que son oraison est, en somme, d'après sainte Chantal elle-même, l'oraison ordinaire des visitandines. Voici un beau texte de la Mère Anne-Marie Rosset, cité par M. Saudreau à la fin de son ouvrage, et qui décrit à merveille la forme la plus haute de cette oraison.

Tout ce que je fais est de tenir mon esprit ferme en ce simple regard de Dieu, sans jamais faire autre chose, ni en l'oraison, ni hors de l'oraison, ni aux grandes fêtes... Je ne pense point aux mystères que l'Église nous représente, ni à l'éternité, ni à la mort, ni aux jugements de Dieu.

M. Saudreau fait sagement remarquer que c'est là une expérience extrême, et qui ne doit point servir de modèle. « La pensée des mystères, du ciel, des grandes vérités, écrit-il, est un secours précieux auquel il faut recourir au moment opportun... Sainte Chantal disait que Soeur Anne-Marie faisait des actes sans en avoir conscience. « Je lui en fais faire quelquefois », ajoutait-elle. » Elle en faisait certainement. Eh quoi ! ne vient-elle pas de les décrire elle-même ? « Tenir » son esprit « ferme », n'est-ce pas un acte ? Elle continue :

Quand il m'en vient quelque pensée ou souvenir, ce qui est fort rarement, je l'anéantis en ce simple regard (anéantissement spontané, ou plutôt qui s'impose à elle). S'il plaisait à Dieu de me favoriser de quelques grandes lumières ou connaissances, CE QUI NE M'ARRIVE JAMAIS, je crois que je ne m'y arrêterais pas, mais j'irais à Dieu et me tiendrais toujours dans cette simplicité et nudité d'esprit.

A la bonne heure ! Elle ne se croit pas appelée à enseigner.

Quand il me fait sentir plus sensiblement sa sacrée présence, et avec plus de suavité, comme il m'arrive parfois, je ne m'amuse point à les sentir, savourer et regarder pour m'y plonger plus avant, mais je me tiens toujours là, à le regarder et à lui laisser faire... Ce regard se fait sans image ni représentation quelconque ; il ne les pourrait pas aussi souffrir.

Eh ! pas plus qu'un cercle ne saurait souffrir d'être carré.

Il renverse tout ce qui n'est point Dieu pour le rencontrer ; il ne sait pas même comment il le rencontre, ni comment il en jouit, ni comment il est occupé en lui. Il lui suffit que celui à qui ce regard s'adresse le sache, et qu'il sache aussi ce qu'il opère en l'âme, lorsqu'il l'occupe. (L'âme) n'a rien à faire de son côté que de le regarder, et recevoir ce qu'il lui donne, et ramener promptement son esprit en cette simple présence de Dieu, sitôt qu'elle s'aperçoit qu'elle est en dehors... L'âme... est perdue en Dieu avec toutes ses puissances ; elle ne voit ni ne doit plus se voir ni ses puissances... A lui de Vivre, d'agir et d'opérer en cette âme tout ce qu'il lui plaira. (Vie, par la mère Marie-Aimée de Rabutin, 1667, p. 7) 1. »

 

(2) A. Saudreau. Les tendresses du Seigneur pour une âme fidèle, ou Vie de la Mère Anne-Marguerite Clément, première supérieure des monastères de la Visitation de Montargis et de Melun. Paris, 1916. La première vie de la Mère Clément, composée en latin par le P. Galice, a été approuvée par le cardinal Bona, délégué par le Saint-Office pour l'examen de ce livre (1667)

 

Source : « Histoire littéraire du sentiment religieux en France depuis la fin des guerres de religion jusqu’à nos jours ». Imprimatur : Parisiis, die 4a septembris 1915. H. Odelin, v. g. ; Tome VI « La conquête mystique - Marie de l'Incarnation - Turba Magna », Chapitre III « La France mystique » (III. « Franche- Comté, Bourgogne »), par Henri Bremond (1865-1933), de l'Académie française. Paris Librairie Bloud et Gay - 3, rue Garancière, 3 (1923).

Nihil obstat : Parisiis, die X. Septembris 1922, P. Mandonnet, Cens. Dép.

Imprimatur : Parisiis, die XXa Septembris 1922, E. Adam, v. g.

 

 

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Saint François de Sales remet les Règles

aux Sœurs de la Visitation

Peintre anonyme (XVIIème siècle)

 

 

 

Jean-Paul II et la Visitation

 

"Confions les intentions de toutes vos communautés à l’intercession de saint François de Sales, de sainte Jeanne de Chantal, et des saints qui vous ont ouvert la route.

Suivant les mots mêmes de votre fondateur : “Bénissons le Seigneur de tout notre cœur, et prions-le qu’il soit notre guide, notre barque, notre port” (lettre CCLXXIII à Jeanne de Chantal).

Chantons dans la joie et l’espérance la prière de la Vierge Marie au jour de la Visitation !

Et que Dieu vous comble de ses dons et de ses Bénédictions !"

 

Pèlerinage Apostolique en France, discours du Saint-Père aux Religieux dans l'église de la Visitation, § 5. ; Lyon, le mardi 7 octobre 1986.

 

 

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"Visitation et Visitandines aux XVIIe et XVIIIe siècles"

études de Bernard Dompnier et Dominique Julia

Publications de l'Universite de Saint-Étienne (2001)

 

 

 

L’article en anglais ci-dessous dit, citant les écrits de Mgr Louis Victor Émile Bougaud (1824-1888), Évêque de Laval (1887-1888) :

 

En 1636, la vénérable Mère (Anne-Marguerite) Clément, en prière, s’est vu accorder un privilège similaire à celui dont Dieu avait honoré Sainte Catherine de Sienne. « Il m’a semblé, a-t-elle écrit, que Dieu enlevait mon cœur de ma poitrine, et qu’Il y mettait le Sien à la place ; si bien que, comme cela m’est apparu, je n’avais pas d’autre cœur que celui de Jésus. »

 

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Œuvres de Saint François de Sales

 

 

"Mother Anne-Marguerite Clement (1593-1661) was the Foundress of the Visitation Monastery in Melun, France.

In 1636, the venerable Mother Clement, being in prayer, was vouchsafed a privilege like to that with which God honored St. Catharine of Siena. ” It seemed to me,” she wrote, ” that God took my heart out of my breast, and put His own in its place; so that, as it appeared to me, I had no other heart than that of Jesus.”

Ravished thus into ecstasy, she saw her blessed Father St. Francis de Sales making his sojourn in the Sacred Heart of Jesus, and there receiving the inspiration to erect an Order which would have only one end, that of honoring the Divine Heart of Jesus. In another ecstasy she saw the Blessed Virgin Mary drawing from the pierced side of Jesus Christ and pouring over her dear Visitation all the graces of which it had need to fulfil its mission.

Mother Clement’s primary spiritual gifts were the mystical marriage, the impression of Jesus’ Name on her heart, and the union of hearts. The biography of her life was published in 1686 by her Barnabite Director, Father Gallicio."

 

"Source: Bishop Emile Bougaud", article "SACRED HEART & Mother Anne-Marguerite Clement", by Sister Susan Marie on September 27th, 2011.

visitationspirit.org

 

 

Diocèse d'Annecy

Monastère la Visitation - Visitandines

20 avenue de la Visitation

74000 Annecy

Tél : 04 50 45 20 30

 

 

Sur les pas des Visitandines à Annecy

 

 

"Sur les pas des Visitandines"

Journées du Patrimoine 2010

 

 

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 12:21

Beatification-du-Pere-Lataste--Besancon--3-juin-2012--pa.jpg

 

 

 

ktotv.com

 

 

 

 

 

 

Site officiel de la Béatification du père Lataste

 

 

 

 

 

Prière au Père Jean-Joseph Lataste

d’une Soeur de Béthanie

(avant sa béatification)

 

 

"Seigneur Jésus,

Le Père Lataste a aimé d’une Charité passionnée.

Sa prédication de la Miséricorde nous stimule à nous lancer avec audace, confiance, Espérance.

Dieu nous appelle tous à être saints dans l’amour.

Toi qui t’approches de nous avec respect, nous Te bénissons pour cette fraternité de grâce qui nous rassemble en Ta Miséricorde.

Nous Te remercions pour ce trésor caché dans le coeur de Ton Serviteur, et qui va être révélé au monde et dans l’Église par sa béatification."

 

"Une soeur de Béthanie"

 

 

Dominicaines de Béthanie

 

 

Prier-15-jours-avec-le-pere-Lataste--Monique-Longueira--pa.jpg

 

 

 

 

« Prière pour demander la canonisation

du Père Jean Joseph Lataste »

 

« Seigneur,

Nous te remercions pour la béatification du Père Jean-Joseph Lataste, par laquelle ton Église a reconnu la charité exceptionnelle dont il a fait preuve durant sa vie et le soutien qu’il représente pour de nombreux croyants, dans la communion des Saints.

Sa prédication de la miséricorde est pour nous un appel à mettre en pratique l’Évangile avec audace, par une patiente espérance et la confiance dans les germes de sainteté que tu as placés en chacun de nous.

Toi qui t’approches de nous avec respect, nous te rendons grâce pour la confiance que tu nous manifestes en faisant de nous tes enfants, dans une fraternité de grâce.

Donne-nous la joie de voir un jour la canonisation de ton serviteur Jean-Joseph, afin que sa parole soit accueillie dans l’Église universelle.

Accorde-nous pour cela le miracle que nous te demandons par son intercession.

Amen. »

 

« Prière approuvée par Mgr André Lacrampe,

Archevêque de Besançon,

Le dimanche 3 juin 2012 »

 

 

Recto-priere-canonisation-du-Pere-Lataste--parousie.over-.jpg

 

 

Je remercie chaleureusement le service de la communication du Diocèse de Besançon, qui m’a aimablement envoyé des cartes avec la prière pour demander la canonisation du Père Lataste.

Patrick, l’auteur de ce blog


Service diocésain de la communication

18, rue Mégevand

25041 Besançon Cedex

 

Tél. : 03 81 82 38 38

Fax : 03 81 82 09 68

 

Courriel : sedicom.besancon@wanadoo.fr

 

 

Diocèse de Besançon (Doubs)

 

 

 

 

 

Hymne au Bienheureux

Marie-Jean-Joseph Lataste

Textes : Frères Dominicains 

Sur la musique du choral de la Mère du Christ - M 10

 

 

« Heureux l’Apôtre des Prisons,

Il ouvr’en sa prédication,

Témoin du Dieu de clémence,

Des chemins d’Espérance.

De celles qui sont en prison,

Il dit : « J’ai vu des merveilles ! »

L’Amour de Dieu est à l’œuvre !

 

Heureux le témoin du Salut,

Il ouvre le cœur au pardon

Du Christ, il est le disciple

Du Dieu de Miséricorde.

À tous ceux qui sont en prison,

Il dit la Bonne Nouvelle :

La paix et la délivrance !

 

Heureux le prêcheur au grand cœur,

Il nous dévoile son secret,

L’intime de Madeleine :

Aimer beaucoup et sans cesse !

À Béthanie, il offre un toit,

Des sœurs et une famille :

Fraternité de grâce !

 

Heureux le Prêtre du Seigneur ;

À son appel, nous accourons.

Offerts à son Corps mystique,

À la tabl’eucharistique,

Partageons le pain et le vin

Qui nous rassemblent en un seul Corps

Et transfigurent nos vies. »

 

 

 

Reliques-du-Pere-Lataste--Besancon--3-juin-2012--parousie.jpg

 

 

 

Le Père Lataste, un abîme de compassion

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire du christianisme : Le père Lataste, dominicain, apôtre des prisons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 07:47

Small-Beatification-Jean-Joseph-Lataste--3-juin-2012-a-Be.jpg

Alcide Vital Lataste

Marie-Jean-Joseph Lataste, o.p.

né le 5 septembre 1832 à Cadillac (Gironde)

mort le 10 mars 1869 à Frâsne-le-Château (Haute-Saône)

Fondateur de la

 Congrégation des Sœurs dominicaines de Béthanie

 

 

 Blason-de-Cadillac-33--parousie.over-blog.fr.png

 

 

 

Bonjour à tous,

 

En voulant redécouvrir la fabuleuse et tragique histoire de la Bienheureuse Imelda Lambertini, morte à 11 ans d'une extase eucharistique lors de sa Première Communion (je ne résiste pas à vous faire partager de nouveau sa biographie ci-après), la Divine Providence m'a mis sur le chemin de l'un de ses biographes, le Vénérable Jean-Joseph Lataste, de l'Ordre des Prêcheurs, qui sera béatifié à Besançon le 3 juin 2012, dans ma région d'origine (donc, un premier miracle reconnu par la Sainte Église !).

Le Père Lataste a mené une sainte vie et accompli une oeuvre passionnée et passionnante au service du Seigneur, en union avec Saint-Dominique, Saint-Joseph et Sainte Marie-Madeleine, notamment pour la conversion des pécheurs, et, en particulier, des détenues. Je vous laisse découvrir les édifiantes vertus de cet "Apôtre des prisons", mort à 36 ans !

 

Patrick, l'auteur de ce blog

 

 

Neuvaine à la Bienheureuse Imelda Lambertini

 


Bienheureuse-Imelda-Lambertini--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"LA PREMIÈRE COMMUNION D’IMELDA"

 

"C'était en l'année 1331.

"Entrez !", répondit la Mère Supérieure du couvent des Sœurs Dominicaines à la personne qui avait discrètement cogné à la porte.

La grande porte médiévale s'ouvrit solennellement en grinçant doucement et la Soeur portière eut alors un air à la fois ennuyé et amusé.

"Eh ! Elle est encore de retour, ma Révérende Mère."

"La petite Imelda Lambertini ?"

"Oui. Elle supplie de nouveau qu'on l'admette au couvent. Je dois reconnaître que cela devient difficile de résister à ces grands yeux innocents, si émouvants, qui implorent avec tant de sérieux."

"Mais ma Sœur, elle n'a que neuf ans ! En cette ville de Bologne, ou n'importe où en Italie, d'ailleurs, a-t-on jamais vu une chose pareille ? Une religieuse de neuf ans ? Si nous devions la recevoir... mais comment le pourrions-nous ? De toute façon, elle s'ennuierait de chez elle dans trois jours... Bon ! laissez-moi la voir."

La Révérende Mère se leva et marcha dans le long corridor voûté avec la sœur portière pour se rendre à la salle de réception. En y entrant, une fillette se leva respectueusement.

Elle était une belle petite fille, et admirablement bien vêtue.

Imelda Lambertini appartenait à une famille de la haute noblesse de Bologne, en Italie. Son père était le comte Egano Lambertini. Ses parents étaient très pieux et aimaient leur fille plus que n'importe quoi en ce monde. Cependant, ils avaient toujours remarqué que Imelda, même si elle le leur rendait bien en les aimant de tout son cœur, ne semblait pas faite pour ce monde.

Souvent, quand sa mère s'inquiétait de son absence, elle finissait par la trouver dans un coin reculé de leur splendide propriété, à genoux et profondément plongée dans la prière. Sa mère devait l'appeler par son nom à plusieurs reprises pour qu'elle réponde enfin, comme si elle paraissait sortir d'un profond sommeil.

Chaque fois que quelqu'un parlait de Dieu, ses yeux s'illuminaient et elle écoutait alors avec grande attention. Et comme ses parents l'avaient bien souvent remarqué, quand on parlait de Jésus dans le Saint Sacrement, son visage se transfigurait presque.

"Oh ! Maman, implorait-elle, quand vais-je pouvoir faire ma première communion ? Quand vais-je pouvoir recevoir Jésus dans mon cœur ?"

Madame Lambertini lui répondit : "Imelda, tu devras attendre d'avoir douze ans, car l'Église ne permet pas aux enfants de communier avant cela."

Et il en était bien ainsi à l'époque.

Pour Imelda, l'attente semblait interminable ! Puisque toutes les autorités terrestres l'empêchaient de faire sa première communion, la fillette se mit à supplier son Jésus bien-aimé de venir à elle le plus tôt possible. Son âme ressentait profondément qu'elle pouvait faire quelque chose en ce sens !

Dans l'intervalle, elle aurait bien voulu faire comme les Sœurs dominicaines du Monastère de Santa Maria Magdalena que ses parents visitaient fréquemment. "Ah ! Si je pouvais demeurer dans la même maison que Jésus !", pensait-elle. "Quel bonheur ce serait !"

Or il advint un jour qu'elle pensa avoir trouvé une solution à son problème. "Pourquoi n'irais-je pas frapper au couvent et demander à être reçue comme novice ? Si je ne peux pas encore Le recevoir, du moins je pourrai rester dans la même maison que Lui et Le servir jour et nuit."

Pour la jeune enfant embrasée d'amour pour son Seigneur, ce dessein était la simplicité même. Elle marcha tout simplement jusqu'au couvent des Dominicaines et frappa. "Ma Sœur, voudriez-vous demander à la Révérende Mère si je pourrais demeurer ici et être une religieuse ?"

"Imelda, ici, nous sommes toutes des religieuses qui ont prononcé leurs vœux. Un jour, tu te joindras probablement à nous, et nous serions heureuses alors de t'avoir avec nous, mais tu dois attendre encore quelques années. Tu as de si bons parents et une si belle maison, mon enfant. N'y es-tu donc pas heureuse ?"

"Oh oui, ma Sœur, très heureuse, mais ici vous avez notre Seigneur !"

"Mais notre vie est très dure. Nous travaillons et prions beaucoup, et même, nous nous levons au milieu de la nuit pour réciter l'Office."

"Oh ma Sœur, cela ne me ferait rien du tout. Je serai obéissante et heureuse de faire tout ce qu'on me dira. Je vous en prie, ma Sœur !"

Il va sans dire que la réaction de la Mère Supérieure était bien prévisible. Même si, comme toujours, elle voulait être bien bonne envers Imelda, elle devait néanmoins se résoudre à la renvoyer chez elle. Mais Imelda insistait.

Ce jour-là, pourtant, comme la Révérende Mère Supérieure regardait l'enfant qui se tenait debout dans le parloir et qui la regardait d'un air suppliant, sa bonne âme en fut touchée. "Tant d'insistance chez quelqu'un de si jeune, pensa-t-elle en elle-même, je pressens le doigt de Dieu ici. Peut-être bien que je devrais lui permettre d'essayer."

À la grande joie d'Imelda, la Mère Supérieure ne la renvoya pas cette fois-ci et conversa longuement avec elle. Puis elle lui dit que si ses parents en donnaient la permission, elle pourrait être reçue au couvent pour une période d'essai.

Ses bons parents s'en attristèrent mais ne s'en étonnèrent pas. Du fond du cœur, ils ressentaient bien que quelque chose d'extraordinaire arriverait à leur enfant. Cela venait de se produire. Dieu la leur demandait bien tôt, et ils la lui donnèrent comme Saint Joachim et Sainte Anne qui, un jour, avaient donné au Temple leur fillette de trois ans, si jeune encore, la Sainte Marie.

Au couvent, la petite Imelda était comme un poisson dans l'eau. Elle aimait le silence, les longs corridors de marbres avec leurs belles voûtes, les habits blancs et noirs des religieuses, les cantiques, la prière, le travail. Mais par-dessus tout, elle aimait le Tabernacle Elle était enfin sous le même toit que son cher Jésus. Chaque fois que la règle monacale le permettait, elle était agenouillée dans le chœur de la chapelle du couvent, ses grands yeux fixés sur le Tabernacle.

Dans la vie de la communauté, elle était comme un rayon de soleil parmi les nombreuses sœurs adultes. Elles se réjouissaient de l'avoir en leur compagnie, mais la Mère Supérieure les avait prévenues sévèrement de ne pas la gâter. Aussi, en raison de son jeune âge, la Révérende Mère ne voulut pas qu'Imelda participe à tous les actes de la communauté, et encore moins de se lever au milieu de la nuit pour l'Office.

Mais Imelda suppliait qu'on lui permette de tout faire. Alors on ne l'empêcha plus. Ainsi, au milieu de la nuit, les anges qui habitaient ces saints corridors ont certainement dû regarder fixement, émerveillés, la longue file de religieuses en robes blanches, suivie d'une toute petite figure blanche, marchant en silence pour aller réciter les matines.

Deux années s'écoulèrent ainsi. Imelda avait maintenant onze ans.

Dans sa vie de couventine, une seule chose l'attristait. Elle ne pouvait pas encore recevoir notre Seigneur dans la Sainte Communion. En regardant communier les sœurs, son âme brûlait du désir de faire comme elles. De temps à autre, elle ne pouvait retenir ses larmes. Alors elle se mit à implorer ardemment le Ciel d'avoir pitié d'elle et de lui permettre de communier, d'une façon ou d'une autre...

Un jour que les religieuses sortaient en file du chœur, après la Sainte Messe, la dernière de la file se retourna pour regarder la petite figure blanche, encore agenouillée en prière. Imelda restait habituellement plus longtemps, immobile et toute absorbée dans la prière. La communauté s'y était habituée, la laissant faire. Ce fut quasi machinalement que la dernière Soeur se retourna alors pour la regarder un moment et s'émerveiller de cette si étonnante piété eucharistique.

Mais cette fois, la sœur respectueuse se raidit soudainement, figée au plancher. La fillette était agenouillée, la tête penchée comme à l'accoutumée, mais il y avait, suspendue en l'air au-dessus d'elle, une hostie blanche luisant dans une douce lumière !

"Vite, Révérende Mère, revenez ! Venez voir !" La communauté tout entière revint précipitamment dans le chœur et, à la vue de cet incroyable spectacle, se mit à genoux.

La Mère Supérieure avait compris. Il ne faisait aucun doute que le Créateur et Seigneur de toutes choses désirait s'unir à cette enfant de onze ans.

Elle appela l'aumônier, qui s'approcha respectueusement avec une patène dorée. Dès qu'il fut près de la fillette agenouillée, l'hostie descendit vers la patène et s'y posa !

Imelda, qui était demeurée entre-temps la tête penchée et les yeux fermés, comme étrangère à tout, releva lentement son visage radieux et ouvrit la bouche. Prenant l'hostie, le Père aumônier lui donna sa première communion. Elle courba de nouveau la tête et resta immobile.

Après un certain temps, la Mère Supérieure s'approcha d'elle. "Imelda, mon enfant, c'est le moment de s'en aller maintenant."

Imelda ne répondit pas.

La Mère Supérieure lui parla de nouveau, mais là encore, il n'y eut pas de réponse. Prenant doucement Imelda par les épaules, la bonne religieuse essaya de l'inciter à se lever, mais Imelda tomba dans ses bras. Son visage gardait l'expression d'une béatitude indicible.

Imelda avait dit un jour : "Je ne sais pas comment on peut recevoir notre Seigneur sans mourir." Et voilà qu'elle L'avait reçu et que son petit cœur brûlant d'amour n'avait pas pu supporter cette première rencontre avec Jésus eucharistique. Elle s'en était allée avec Lui.

La petite Imelda Lambertini a été béatifiée en 1826 et a été déclarée patronne des premiers communiants en 1910 par le Pape saint Pie X qui, cette année-là, décréta que les enfants pouvaient faire leur première communion à un âge plus précoce.

Le petit corps incorruptible d'Imelda repose dans un beau reliquaire, dans l'église de Saint Sigismondo, à Bologne. La lumineuse expression de béatitude extatique de son beau visage semble dire : "Mon Jésus, c'est ma plus grande récompense."

Le corps miraculeusement incorruptible de la Bienheureuse Imelda Lambertini repose dans l'église de Saint-Sigismondo, à Bologne.

Le Pape saint Pie X permit aux enfants de recevoir la Sainte Communion dès l'âge de raison et proclama Imelda Lambertini patronne des premiers communiants."

 

Source : maranatha.mmic.net

 

 

 

 

 

 

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« Dieu ne regarde pas ce que nous avons été,

il n'est touché que de ce que nous sommes. »

 

« Venez à Jésus, il a du baume pour toutes les blessures. »

 

« Dieu ne pèse les âmes qu'au poids de leur amour. »

 

« Mon Dieu, faites de moi un prêtre toujours fidèle,

un religieux selon votre cœur, un saint ! »

 

Père Jean-Joseph Lataste

 

 

Diocèse de Besançon

 

 

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« Il est donc vrai, les plus grands pécheurs, les plus grandes pécheresses ont en eux ce qui fait les plus grands saints ; qui sait s'ils ne le deviendront pas un jour. »

 

 

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« Je remercie bien l'ordre de Saint-Dominique tout entier de m'avoir donné son saint habit. Je remercie bien et je bénis en mourant toutes les personnes qui m'ont approuvé et m'ont aidé de leurs prières, de leurs conseils, de leur influence, de leurs dons. Je pardonne à tous ceux qui ne m'ont pas approuvé et même qui m'ont contredit et combattu : je prie Dieu de les bénir tous, tous. »

Peu avant sa mort

 

 

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« J'ai eu l'occasion une fois de plus d'admirer le travail de la grâce dans ces âmes et de constater la nécessité et l'opportunité de cette fondation, non seulement pour plus tard, mais dès maintenant. »

 

 

 

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"Prêcheur de la miséricorde"

"De la prédication aux détenues à la

fondation des Dominicaines de Béthanie

Textes présentés par Jean-Marie Gueullette, o.p.

Préface par Mgr Gérard Daucourt

© Cerf

 

 

 

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"11 Propter nomen tuum, Domine,

propitiaberis peccato meo; multum est enim."

 

Biblia VulgataPsalmi, 24:11 (Vulgate)

 

 

 

"11 C'est à cause de ton nom, ô Éternel !

Que tu pardonneras mon iniquité, car elle est grande."

 

Psaume 25 : 11 (Louis Segond)

 

 

 

Jacques Fesch, l'assassin devenu saint

 

 

 

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Vie de la Bienheureuse Imelda Lambertini, par le Vénérable Père Jean-Joseph Lataste (1866)

 

 

 

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Prière du Père Lataste

 

Ô mon Jésus, que je Vous aime !

Donnez-Vous à moi et donnez-moi à Vous !

Identifiez-moi à Vous : que ma volonté soit la Vôtre !

Incorporez-moi à Vous, que je ne vive qu’en Vous et pour Vous !

Que je dépense pour Vous tout ce que j’ai reçu de Vous

Sans en rien garder pour moi-même !

Que je meure à tout pour Vous !

Que je Vous gagne des âmes !

Des âmes, Ô mon Jésus, des âmes !

 

 

 

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Mère Henri-Dominique, Cofondatrice de la

Congrégation des Dominicaines de Béthanie

(1822-1907)

 

 

 

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Prière à Marie des membres de la

Mission Notre-Dame de Béthanie

 

Notre-Dame, bénie sois-Tu

Pour Ton « oui » au Seigneur

Qui a rendu possible

La venue du Christ parmi nous.

Notre-Dame de Béthanie,

Inspiratrice et protectrice de la Mission,

Apprends-nous à cheminer ensemble,

Chaque jour, à l’école du Père Lataste,

Pour partager la miséricorde

Et l’Espérance évangéliques

Avec tous les hommes

Que le Seigneur met sur notre route,

Spécialement ceux qui sont rejetés des sociétés humaines.

Amen.

 

Source : instituts-seculiers.cef.fr

 

 

 

Frère Marie Jean Joseph Lataste, l'Apôtre des prisons, pa

 

 

 

 

Béatification du Père Jean-Joseph Lataste, le 3 juin 2012 à Besançon

 

 

 

 

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Dessin du Père Jean-Joseph Lataste

 

 

 

 

Avec le Frère Jean-Joseph Lataste, prendre le temps... (par le Frère Thomas-Marie Gillet, o.p.)

 

 

 

 

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Le Père Lataste sur son lit de mort

 

 

 

 

La Vie et l'Oeuvre de Jean-Joseph Lataste, o.p. (par le Frère Jean-Marie Gueullette, o.p.) 1996

 

 

 

 

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9 Évêques autour de la tombe du Père Lataste

avec les Soeurs et Frère Gueullette

Couvent des Soeurs de Béthanie

Montferrand-le-Château (Doubs - Franche-Comté)

 

 

 

 

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"Che significato ha questa beatificazione

per le Domenicane di Betania e per l’Ordine"

"Le domenicane di Betania a Torino"

 

 

"Una beatificazione porta allo scoperto un carisma, un messaggio, la figura di chi l’ha incarnato e vissuto.

La beatificazione di P.Lataste o.p. domenicano francese (1832-1869) della Provincia di Francia riempie di gioia le Domenicane di Betania, i frati domenicani della Provincia di Francia a cui padre Lataste apparteneva e la diocesi di Besançon diocesi dove è morto, ma è anche un momento di Chiesa molto importante.

La beatificazione non è la celebrazione di un eroe e delle sue gesta ma il dare al mondo e alla Chiesa intera un carisma, un messaggio, la vita di un figlio di San Domenico che come lui aveva nel cuore un solo grido: “Mio Dio , mia misericordia che ne sarà dei peccatori?”

La sua predicazione in carcere ha aperto le porte della Chiesa a chi fino a quel momento ne era escluso. Le detenute di quel tempo per le leggi vigenti nella chiesa non erano ammesse all’Eucarestia: lui le invita ad andarci spesso, a non perdere questo appuntamento con un Dio di tenerezza, perché sarà a quell’ appuntamento che riceveranno la guarigione del cuore e conosceranno la dolcezza dell’amore di Dio.

Il messaggio di p. Lataste non ha però aspettato questa beatificazione per compiere meraviglie. In America la fraternità laica o.p.l. composta in massima parte da detenuti che non usciranno forse mai dal carcere è uno degli esempi più lampante, ma molte altre vite si sono rimesse in moto a contatto con il carisma di p. Lataste.

Con questa beatificazione diventa ancora più concreto l’unico messaggio di cui ancora oggi il mondo ha particolarmente bisogno: la misericordia di Dio. Questa stessa misericordia che chiedono i frati, le suore e le monache al momento della loro professione nell’Ordine.

Dio non fa preferenze di persone. Qualsiasi sia la vita di ciascuno, il cammino che uno sta percorrendo c’è sempre una speranza. Dentro la notte più oscura, la disperazione più nera …(non importa di che tipo sia) Dio ci aspetta.

Ci auguriamo e auguriamo a tutti quelli che leggeranno questo messaggio, a tutto l’Ordine Domenicano in Italia la gioia di celebrare questo figlio e fratello in San Domenico.

La beatificazione di p. Lataste doni a tutti di rendere grazie e di predicare sempre e ovunque la bellezza e l’attualità del messaggio di p.Lataste: la misericordia di Dio che non esclude nessuno e che si offre a tutti.

Le domenicane di Betania a Torino"

 

 

domenicani.it

 

 

 

Beatificazione di Padre Lataste, 2-3 giugno 2012 a Besançon

 

 

 

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Prayer of Father Lataste

 

Oh my Jesus, I want to love You.

Give yourself to me and grant that

I may give myself to You.

Make me one with You.

May my will be Yours.

Unite me to You, so that I may live

Only in and for You.

Grant that I may spend for You,

All that I received from You,

Keeping nothing for myself.

May I die to all for You

And bring others to You.

Oh my Jesus, many others.

Amen.

 

 

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De gauche à droite : Soeur Pia-Elisabeth, Mgr André Lacrampe,

Mgr Bernard Podvin, Frère Jean-Marie Gueullette

Conférence de presse, avril 2012

Diocèse de Besançon

 

 

 

 

Prayer for the Canonization of

Fr. M. Jean‐Joseph Lataste, OP

 

This prayer was used for Père Lataste’s cause

for beatification. It should be continued, for canonization

 

Heavenly Father, source of all Holiness,

You raise up within the Church in every age,

Men and women who serve

With heroic love and dedication.

You have blessed Your Church

Through the life and Ministry of

Your faithful Servant, the Apostle of Prisons,

Père Marie Jean‐Joseph Lataste, O.P.

He has written and spoken well of

Your Divine Son, Jesus Christ,

And was a true instrument of the Holy Spirit

In touching the hearts of countless prisoners.

If it be according to Your Will,

For the Honor and Glory of the Most Holy Trinity,

And for the salvation of souls,

We ask You to move Your Church

To proclaim him a Saint.

We ask this prayer through Christ, our Lord.

 

 

 

Fr. M. Jean-Joseph Lataste, OP

 

 

 

Fr. M. Jean-Joseph Lataste, a Word of Hope

 

 

 

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Prayer for Beatification and Canonization

of Pere Lataste

 

This prayer is to be prayed privately, because it is not officially recognized, by church authorities.

O Lord of all that is good and holy, You see those of us who love and serve You faithfully. If it be Your Will, I ask you to glorify Your faithful friar, Father Marie Jean-Joseph Lataste, O.P. He exemplified Jesus' teachings on mercy, forgiveness, and love. He taught the forgotten, the poor, the marginalized, and the imprisoned, that all Your people are loved equally by You. Pere Lataste said that the prisoner was loved the same as a Priest, in Your eyes. His clear and courageous preaching of Your Truth converted many hardened hearts to embrace the Faith. His love for the Blessed Mother moved many to love Your Son. He inspired the lives of the women prisoners in Cadillac, France, to establish the Dominican Sisters of Bethany. He gave his life all for You, zealously bringing people to You. His will was to do Your Will.

Lord, if it be Your Divine Will, I ask you to glorify Your loving and faithful Servant, Father Marie Jean-Joseph Lataste, O.P. I ask this in the Name of Jesus Christ, Your Son, our Lord and Savior. Amen.

 

 

 

Pere-Jean-Joseph-Lataste--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 15:26

Marie-Anne--Damien-et-leurs-5-enfants--de-Bians-les-Usiers-.jpgMarie-Anne, Damien et leurs 5 enfants

de Bians-les-Usiers (Doubs)

 

 

 

Amour, mariage, bonheur... disputes, haine, séparation, instance de divorce, puis.... pardon, réconciliation, renaissance, nouveaux enfants... famille unie dans la Foi et le Sacré-Coeur Miséricordieux de Jésus.

 

 

Marie-Anne--Damien-et-leurs-5-enfants--de-Bians-le-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 Marie-Anne--Damien-et-leurs-5-enfants--de-Bians-le-copie-2.jpg

 

 

 

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 12:11

Faverney, parousie.over-blog.fr

 



Attestation d'un hérétique converti après

le Miracle Eucharistique de Faverney en 1608



"Messieurs,


J’ai su par le sieur docteur Jean Clerc, avocat au parlement de Dole, qu’il a plu à Leurs Altesses Sérénissimes (Albert et Isabelle, gouverneurs de la Franche-Comté et des Pays-Bas) de vous donner en garde une des saintes Hosties du miracle de Faverney. J’ai su aussi que vous avez été informés du grand bien qui m’a été accordé par la miséricorde de Dieu pour avoir été présent audit miracle, dont je lui rends grâces à jamais. Et puisque vous désirez de moi une attestation, je ne vous la refuserai pas, et je ne cesserai pas du reste de raconter les merveilles de mon Dieu, surtout celles qui lui procureront honneur et gloire.

Donc je vous dis et certifie en vérité que le 26ème de mai 1608, revenant de Présignys et Fouvent où j’avais traité quelques affaires avec le sieur Baron de Lanque, je me rendais à Montbéliard, mon lieu d’origine. Je passai à Vesoul tout au matin. Là je trouvai la population en émoi pour avoir su que la nuit précédente, en l’église abbatiale de Faverney, il s’était fait un grand miracle qui durait encore, assurait-on. Aussitôt je résolus de satisfaire ma curiosité plutôt que ma dévotion, étant hérétique. Et je partis audit Faverney avec plusieurs milliers de personnes, tant dudit Vesoul que des lieux circonvoisins, qui accouraient là à la nouvelle dudit miracle. Arrivé là je m’approchai d’un endroit de ladite église qui sépare le chœur de la nef par un treillis de fer fort épais où je vis des marques d’un grand embrasement. De tous côtés, c’étaient cendres et charbons et le reste d’un autel de bois apprêté, me dit-on, la veille pour exposer le saint Sacrement, et qui était en partie brûlé. Et au milieu de toutes ces marques et restes d’un grand feu je vis un ostensoir d’argent, doré aux moulures et extrémités, qui était en l’air sans toucher aucun appui, ni être soutenu par rien. Cela me fit frémir, tout hérétique que j’étais. Et je refusais de croire ce que je voyais, si bien que je sortis de l’église et y rentrai plus de trente fois pour voir et revoir et, s’il était possible, comprendre un tel miracle. Enfin, après avoir prié Dieu de me faire la grâce d’être éclairé de ma foi, je réfléchis que tel ostensoir ne pouvait naturellement rester en l’air sans une cause surnaturelle, qu’il devait plutôt tomber en bas, étant lourd d’environ un marc (1), je l’affirme, étant orfèvre de profession. Ce qui redoublait mon étonnement, c’est que ledit ostensoir et le saint Sacrement avec les reliques enchâssées au même ostensoir et les papiers fermant le tube de cristal contenant un débris du doigt de sainte Agathe, martyre, n’avaient pas été brûlés. Pourtant de tous côtés je voyais et le marbre brisé et l’un des chandeliers d’étain en partie fondu et lesdits treillis tous blanchis par avoir été ardents par la grande chaleur et véhémence dudit embrasement, de plus le baldaquin qui couvrait ledit autel n’était pas brûlé au-dessus et à l’endroit du saint Sacrement ; et les parchemins contenant les bulles et indulgences, quoique relevés du milieu des cendres, n’étaient aucunement brûlés, sauf le sceau de cire fondu. Tout cela considéré je ne pus m’empêcher d’être touché en l’âme et obligé de croire ce que ma religion pour lors m’empêchait de croire. Si bien qu’à l’instant je me mis à genoux pour adorer Dieu que je voyais en l’air vaincre les flammes et le prier de me faire la grâce de pouvoir un jour être débarrassé de toutes erreurs, promettant d’apporter de mon côté toute ma force, vigilance et sollicitude nécessaires. Ce que Dieu, par sa sainte miséricorde, m’accorda, exauçant ma prière. Car depuis je n’ai cessé de m’informer des points de la foi catholique, apostolique et romaine, desquels je n’aurais pas voulu m’imformer, je le pense, si par tel spectacle Dieu ne m’eût poussé à me faire éclairer tant auprès de plusieurs prêtres séculiers que religieux capucins, jésuites et autres personnes. Donc, environ quatre ans plus tard, je fis abjuration de toute hérésie et instamment profession de la foi catholique, à Besançon, par-devant le Révérend Père reclus pénitencier, après toutefois avoir été suffisamment débarrassé des doutes de mon erreur par la peine qu’en prit plusieurs jours le R. P. Pierre Marius de la Société de Jésus, alors recteur au collège de Porrentruy. Et depuis je n’ai cessé, comme aussi le Révérend Père au temps de sa demeure audit lieu, d’exhorter ma femme et ma famille d’en faire de même, ce qu’il a plu encore à Dieu de m’accorder, si bien que je me suis retiré dudit Montbéliard pour aller habiter Delle qui est en Ferrette sujette, à haute puissance et catholique maison d’Autriche, et cela depuis un an environ. Je remercie mon Dieu de m’avoir fait telle grâce que parmi plusieurs m’écoutant raconter ce grand miracle en toutes ces circonstances, les uns agités, hésitants, ne savent plus où ils en sont ; les autres convertis, notamment ma mère défunte à qui Dieu fasse miséricorde. Peu de temps avant sa mort, je lui déclarai ma situation, au risque d’encourir sa disgrâce. Le contraire arriva, car m’ayant entendu et les raisons qui m’avaient amené à me convertir, elle se prit à verser un torrent de larmes, m’embrassant de joie, et triste de ne pouvoir faire pour son salut ce qu’elle eût voulu faire si elle n’eût été attachée à un mari en secondes noces. Elle mourut en telle volonté, désirant un Père confesseur auprès d’elle, ce qui toutefois ne peut être, Dieu lui fasse miséricorde. Et depuis, un mien frère converti a fait profession publique à Porrentruy, avec une femme également hérétique venue de Franquetalle. Je prie encore mon Dieu de vouloir dans la suite toucher le reste des hérétiques en même sorte, pour le louer et bénir actuellement. De tout ce que dessus je vous assure la vérité en conscience et prie encore mon Dieu de me faire la grâce de persévérance en ladite foi jusquà la fin et de continuer à vous favoriser de ses saintes grâces. C’est de quoi je le prie instamment, et vous, Messieurs, de me tenir pour toujours en qualité de

Votre très humble serviteur,

Frédéric VUILLARD,

de Belfort, ce 26ème juin 1619."


(1) Prononciation : [mark]. Le Marc est une ancienne unité de masse : poids de huit onces, soit 244,7529 grames, qui sert à peser l'or et l'argent, d'où le nom de la monnaie : le marc ou le mark.


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Né dans une famille luthérienne de Montbéliard, Frédéric Vuillard, raconte dans cette lettre au Parlement de Dôle (Jura), sa conversion, à l’âge de 27 ans, face au Miracle de Faverney qui l’obligea « à croire ce que sa religion pour lors l’empêchait de croire ». Ce texte est tiré du livre de l’Abbé Tournier "Le Miracle de Faverney vu et raconté par un protestant de Montbéliard", 3ème édition, Imprimerie Jacques et Demontrond, Besançon, 1932.

(Source : http://prieure2bethleem.free.fr/).


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Miracle Eucharistique de Faverney en 1608

 

 

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Sainte-Hostie-a-Faverney--Haute-Saone---4-.jpg

 

 


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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 16:52

 

Saint-Claude

607-699







Poème-Prière à Saint-Claude de Besançon


Ô Bon Saint-Claude, toi qui es né en terre de Franche-Comté,

sanctifie, par tes prières, tout l’Est de la France ;

toi qui as si tôt été saisi par l’amour de Dieu,

supplie le Seigneur d’irradier nos enfants ;

toi qui, dès ta jeunesse, as fait preuve d’une grande piété,

permets-nous de grandir dans la ferveur chrétienne ;

toi qui fus un grand ascète, consentant à de nombreux sacrifices,

aide-nous à faire pénitence pour le Nom du Seigneur ;

toi qui faisais des sermons enflammés du feu de l’Esprit Saint

et qui avais un grand zèle pour les âmes,

inonde-nous de ta force de conviction pour édifier

et convertir humblement nos frères ;

toi qui as enduré des torrents de calomnies et de persécutions,

prie pour nous donner l’esprit de patience,

en offrant toutes nos misères au Seigneur ;

toi qui étais moine, homme d’oraison et de spiritualité,

fais-nous la grâce de nous adonner généreusement à la prière ;

toi qui étais avide d’écouter la Parole de Dieu

et qui assistais à tous les offices divins,

encourage-nous à fréquenter avec joie, humilité

et contrition les Saints Sacrements ;

fidèle ami de Saint-Donat, dans l’obéissance à la Règle Bénédictine,

toujours entouré de pieux amis,

donne-nous l’esprit de discipline et de tempérance,

en éloignant de nous les personnes qui nous nuisent ;

Ô Père spirituel, qui fuyais les honneurs et recherchais la vie intérieure,

fais-nous chérir les Biens Célestes et fuir les vanités de ce monde ;

Ô Saint-Claude, avec simplicité et générosité,

tu venais en aide aux nécessiteux,

aussi donne-nous ton trésor d’abnégation et de Charité ;

toi qui fus trouvé incorrompu après ton trépas,

donne-nous tes vertus héroïques et ta soif de sainteté ;

Ô grand Saint Thaumaturge, qui fis tant de miracles,

intercède au plus haut des Cieux et obtiens-nous une pluie de grâces.

Seigneur, par Ton Saint Serviteur Claude, daigne nous accorder,

nous T’en prions, la faveur que nous Te demandons :

(exprimez votre demande).

Par le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Toi,

dans l’Unité du Saint-Esprit, maintenant et

pour les siècles des siècles. Amen.




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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 11:11

Étienne Pernet (1824-1899) et

Antoinette Fage (1824-1883),

Mère Marie de Jésus

Cofondateurs des Petites Sœurs de l'Assomption



Prière du Père Étienne Pernet


Faites mon Dieu que ce Feu qui est Vous

nous transforme et fasse de chacun de nous un charbon ardent.

Vous nous avez enseigné les merveilles de Votre Sagesse,

Vous nous avez communiqué la Flamme de Votre Amour.

Notre vie à nous doit être celle du Christ.

Notre rayonnement : Sa Charité.

Nous communiquerons, de proche en proche,

la chaleur que nous recevons.

Et nous arriverons à transformer

ceux qui nous entourent,

sous l'action du Saint-Esprit.

De nous-mêmes, nous ne sommes rien.

Dans l'humble sentiment de notre faiblesse,

nous deviendrons forts et puissants :

des charbons ardents,

enflammant tout à leur contact,

des porteurs de l'Amour de Dieu.

 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 16:14
Saint-Ursanne
~ 620



Prière à Saint-Ursanne de Luxeuil


Toi qui es le protecteur des vivants
et qui réveilles les morts,
toi qui ranimes les noyés
et guéris en peu de temps les malades,
conduis-nous au Royaume des Cieux.
Par le pouvoir de Dieu que tu as aimé
Fais que nous vivions ici vertueux.
Illustre Confesseur, Saint-Ursanne,
tu mérites d'être exalté jusqu'au Ciel
par d'innombrables louanges,
toi que Luxeuil envoya des confins de la Bourgogne,
toi que Dieu destina à peupler cette vallée.
Tu l'as préférée à tant d'autres lieux au monde
afin d'y vivre une vie sereine et sanctifiée.
Tu l'as embellie par ta conduite admirable et par tes épreuves ;
tu as rendu célèbre, Ô homme vénérable, ta vallée
qu'à bon droit, Ô Père Ursanne Bienheureux,
par ton Saint nom, nous disons qu'elle est consacrée.
La ville à toi vouée est là sous nos yeux,
ta vallée aussi, de toi elles portent le nom,
par toi qui les ranimes, elles ont de la valeur ;
toujours tu veilleras sur elles qui te sont engagées.
Protège de tous vices et des maux générateurs de peste,
d'abord l'Église, qui fait retentir tes éloge mérités.



Prière à Saint-Ursanne
de Pierre-Olivier Walzer


Toi qui fus un exemple de force et d'endurance, accorde-nous, grand Saint-Ursanne, de n'avoir peur de rien.
Ni des ours, ni des hyènes, ni des lions, ni de tout ce qui est sauvage et dévorant.
Ni des méchants Euclions à la langue bifourchue qui cherchent à nous avoir par traîtrise ; fais-nous recracher leur vin et retourne contre eux leurs malices.
Fais que sur un signe de toi nous quittions tout ce que nous croyons urgent pour retrouver, dans ces petites cabanes groupées autour de la tienne, l'invisible essentiel.
Ô rude Défricheur, rends-nous rudes avec nous-mêmes. Donne-nous méfiance de toute bouche orgueilleuse et sépare-nous des folles entreprises pleines de nuit.
Fais tomber les écailles de nos yeux et ôte l'extravagance de nos cœurs.
Et si nous sommes trop faibles pour égaler la chaleur de tes prières et le délire de tes macérations, n'en accuse que la faiblesse de notre chair et non la droiture de nos volontés.
Tout le monde ne vient pas d'Irlande. Tout le monde n'a pas les pieds tannés par des années d'errance dans des terres souillées de ronces. Tout le monde n'a pas connu Colomban, ni sa férule infaillible.
Toi qui as choisi ce pays pour le mettre sous le regard et la bienveillance de Dieu, protège-le aussi dans ce qu'il a de permanent et de fidèle.
Étends ta bénédiction sur cette vallée, sur les feux des foyers et les tables de familles, sur les chants de filles dans la rumeur des rives,
sur les eaux vertes et lunatiques du Doubs, mais aussi sur les flots gris du Rhône ou l'émeraude tourbillonnante de l'Aar.
Donne ton attention à toutes choses d'ici, aux chênes rouvres, aux pies, aux plantins, aux pins sylvestres, aux sittelles, aux lierres, aux lilas blancs, aux lilas lilas, aux camomilles, aux belettes, aux chiens, aux curés, aux pèlerins, aux pissenlits, aux tilleuls, aux Bâlois, aux pruniers et aux églantines.
Fais que chaque pêcheur ait sa truite, et chaque truite son pêcheur, afin que tout soit dans l'ordre et que le Seigneur n'ait qu'à se louer de Son Oeuvre.
Ainsi soit-il.


Saint-Colomban de luxeuil

540-615

 

 

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 09:06






Litanies de Notre-Dame du Chêne
de la Malcôte, près d'Ornans (Doubs)



Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Chêne, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, qui Vous êtes révélée à nous par des apparitions miraculeuses, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Vierge très humble, si longtemps cachée dans le chêne de Grand-Champ, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, dont la douce image s'est montrée dans les branches d'un arbre séculaire, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, dont la bonté se signale toujours par les plus précieuses faveurs, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, qui avez fixé votre demeure dans la vallée pour y répandre Vos Dons Maternels, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, gloire éclatante de la contrée, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, protectrice Toute-Puissante, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, asile ouvert à tous les malheureux,

priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Mère de la Sainte Espérance, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, doux repos de l'âme affligée, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, espoir des âmes abattues, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, asile assuré durant la tempête, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, amie des humbles de cœur, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, arme de victoire, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, échelle mystérieuse, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, aimant des cœurs, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Mère de Miséricorde, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Fontaine de Grâces, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Refuge des pécheurs, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Salut des infirmes, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, paix et lien des familles, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, joie et douceur de notre exil, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, délice des cœurs purs, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Voie qui conduit à Jésus, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Mère toute dévouée à ceux qui Vous implorent, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, qu'on n'invoque jamais en vain, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


V. Priez pour nous, Ô Notre-Dame du Chêne,

R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Oraison

 

Ô douce Vierge du Chêne, qui avez choisi la forêt de Grand-Champ pour théâtre de Vos merveilles, faites qu'en ces lieux bénis nous trouvions Grâces et Salut. Découvrez à nos âmes le prix de l'humilité, afin que, à Votre exemple, nous aimions à vivre cachés en Dieu ; et, puisque les pauvres et les humbles attirent plus particulièrement Vos regards, mettez en nous les dispositions qui Vous plaisent, afin que nous ayons part à Vos faveurs. Nous Vous bénissons, Ô Divine Mère, et nous Vous offrons le tribut de nos louanges et de notre amour, à Vous, si Bonne, si Puissante et si digne d'être la Souveraine et Bien-Aimée Reine de la terre et des Cieux.
Ainsi soit-il.



Nous approuvons pour l'usage privé des fidèles de notre Diocèse ces Litanies composées en l'honneur de Notre-Dame du Chêne, et nous accordons QUARANTE JOURS D'INDULGENCE aux personnes qui les réciteront avec piété.


19 juillet 1882, † JOSEPH, Archevêque de Besançon.
19 septembre 1882, † CÉSAR JOSEPH, Évêque de Saint-Claude.


 

« En mil huit cent trois, jour de l'Assomption de la Sainte Vierge qui, cette année, était le lundy, il se trouve qu'une Notre-Dame enfermée dans un chesne sur le chemin de Maisière à Ornans au bout de la roche, inconnue depuis plus de 40 ans, parce que le chesne s'était refermé depuis longtemps ; en sorte que des personnes de trente ans et plus m'ont assuré n'en avoir pas eu l'idée. Un Mille, père de Pierre-Antoine Mille dont nous parlerons, voyant que la Sainte Vierge n'était plus visible dans ce chesne, en replaça une autre dans un chesne plus haut, même canton ; le hazard ou un décret de la divine Providence a bien voulu que pendant la Révolution et la persécution de l'Eglise, ce chesne où l'on ne voyait pas une Vierge enfermée a été conservé, tandis que le chesne où l'image de la Sainte Vierge était enfermée et visible a été coupé comme les autres qui étaient dans ce canton, et même avec impiété. Celle invisible dans le chesne épargné a été retrouvée d'une manière surprenante ledit jour de l'Assomption mil huit cent trois.



Je me suis informé exac-tement du fait ; je ne suis pas volontiers crédule. Voici le fait tel que l'ont attesté les deux témoins oculaires et tout Maisière. Pierre-Antoine Mille, fils du Mille qui avait replacé la nouvelle image, âgé d'environ 40 ans et plus, de très bon sens, accompagné d'un autre homme faiseur de paniers, logé chez lui momentanément pour son travail, les deux demeurant à la Malcôte, venaient ensemble le lundy, jour de l'Assomption, à la messe de paroisse à Scey, dont la Malcôte dépend, et cette année existait une sécheresse terrible qui a perdu la plupart des denrées, surtout de Caresme ; par le plus grand soleil, entre 7 et 8 heures du matin, ils passèrent devant le chesne qui est sur le chemin, causant en marchant, comme ils avaient déjà passé ensemble la veille, dimanche, sans rien voir ; étant vis-à-vis le chesne, le faiseur de paniers aperçoit tout à coup contre le chesne deux lumières. Tout étonné, il dit à Pierre-Antoine : Regarde donc, qu'est-ce que c'est cela ? Et tous deux voient les deux lumières qu'ils examinèrent quelque temps en sorte de ne pas perdre la messe. Je leur ai demandé à tous deux en présence de M. Durand, curé de Cléron, s'ils avaient effectivement vu des lumières et à quoi elles ressemblaient, si elles ressemblaient à des chandelles ou à des cierges, ils me répondirent que non, mais bien à des vers clairants et très lumineux. Or, le jour de l'Assomption, par le plus beau soleil qui donne contre cet arbre à cette heure, on ne peut voir clairer de ces sortes de vers. Aussi après la messe tout Maisière s'y est transporté. On a ouvert le chesne dans l'endroit indiqué par les deux voyants qui y étaient présents et on y a trouvé une Notre-Dame de terre cuite que chez M. Verny ont habillée et fait poser comme elle est aujourd'hui ; tout le voisinage y va pour prier. Y croira qui voudra ; pour moi, j'y crois très fermement, après les informations que j'ai prises sans préventions, n'étant pas croyant aux apparences de miracle. Voilà la vérité.

Dupuy, curé de Scey.

EXTRAIT DES REGISTRES PAROISSIAUX DE SCEY-EN-VARAIS. ANNÉE 1803. »

 

 

Miracle Eucharistique de Faverney

 


Sommée par ses parents de taire ces contes ridicules, la voyante (Cécile Mille) n'en continuait pas moins à protester dans son patois (franc-comtois) que cela était aussi vrai que le soleil brille : "Oui, çou qui est vra, quément l'est vra que lou chau beille".

 


« Nous, Jacques-Marie-Adrien-Césaire Mathieu (...)

donnons commission à MM. Bonnet, curé d'Ornans, et Dartois, curé de Villers-sous-Montrond, de procéder à une enquête sur le fait d'une apparition de la Sainte Vierge qui aurait eu lieu, lors de la restauration du culte, à Maisières, paroisse de Scey-en-Varais, et sur toutes les circonstances qui s'y rattachent. Ils feront prêter serment aux témoins de dire la vérité, et rédigeront leurs dépositions, qu'ils leur feront signer, pour nous être ensuite transmises, afin qu'il soit statué par nous ce qu'il appartiendra. »


Cardinal-Archevêque Mathieu, le 31 mai 1844.

 

 

Notre Père en franc-comtois

 

Nouëte schire tyu at â cie,
K'tïn nan feuche sïnt'fia
K'tïn povoi airrive
D'tchu laî tiëre k'mon â cie
Baiyes-nôs adj'd'heû nouëte pîn d'çi djoé
Poidj'nes-nôs nôs véjèles
K'mon nôs poidj'nans ai nôs véj'lus
Pe nai nôs seumîs po ai l'envietînche
Hâri déyivre-nôs di grînma
Ka ço ai toé k'aippaitch'nîe
loù povoi, laî yôre è lai maichte
Poé dâs ceintnies pe dâs ceintnies
Amen.

 


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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 08:59

Jeanne-Antide Thouret
Sœur de la Charité de Besançon
1765-1826




Prière des religieux à
Sainte Jeanne-Antide Thouret


Seigneur, accorde-nous
l'esprit de dépendance
à Ta Providence d'Amour
que Tu as donné
à Ta Servante Jeanne.
Inspirés par son exemple,
puissions-nous être fidèles à
notre Ministère de Service
et toujours chercher
à faire Ta Volonté.
Nous Te le demandons
au Nom de Jésus.
Amen.



Prière de la Famille Vincentienne

Seigneur Jésus, Tu as voulu Te faire pauvre,
donne-nous des yeux et un cœur pour les Pauvres ;
pour que nous puissions Te reconnaître en eux ;
dans leur soif, leur faim, leur solitude et leurs misères.

Suscite dans notre Famille Vincentienne
l'unité, la simplicité, l'humilité
et le feu de la Charité
qui enflamma Saint-Vincent de Paul.

Donne-nous la Force de Ton Esprit
pour être fidèles à pratiquer ces vertus,
pour que nous puissions Te contempler
et Te servir dans les Pauvres
et qu'un jour, nous soyons unis à Toi,
avec eux dans Ton Royaume.

Amen.


 







Prayer to Saint Joan Antidea Thouret


God, grant us the spirit of dependence on Your Loving Providence that You gave Your Servant Jeanne. Inspired by her example may we be faithful to our Ministry of Service and always seek to do Your Will. We ask this in Jesus' Name. Amen.


 

 

Prayer of the Vincentian Family

Lord Jesus,
You who willed to become poor,
give us eyes and a heart
directed toward the poor;
help us to recognize You in them?
in their thirst, their hunger,
their loneliness, and their misfortune.

Enkindle within our Vincentian Family
unity, simplicity, humility,
and the fire of Love
that burned in St. Vincent de Paul.

Strengthen us, so that, faithful to
the practice of these virtues,
we may contemplate You and serve You
in the person of the poor,
and may one day be united with You
and them in Your Kingdom.

Amen.

 


Site international

 

 















Oração de la Familia Vicentina

Senhor Jesus, Tu que Te fizeste pobre,
faze que tenhamos os olhos e
o coração voltados para os pobres
e que possamos reconhecer - Te neles ;
na sua sede, na sua fome,
na sua solidão, na sua dor.

Suscita em nossa Família Vicentina
a unidade, a simplicidade, a humildade
e a chama de caridade que inflamou
o coração de São Vicente de Paulo.

Da'-nos a fortaleza para que,
fieis à prática dessas virtudes,
Possamos contemplar-Te e servir-Te
na pessoa dos pobres e um dia
unirmo-nos a Ti e a eles no Teu Reino.

Amem.



 





Preghiera della Famiglia Vincenziana

Signore Gesù, Tu hai voluto farti povero:
Fa' che abbiamo occhi e cuore per i poveri,
perché riconosciamo Te in loro,
nella loro sete, nella loro fame,
nella loro solitudine, nella loro sofferenza.

Suscita nella nostra Famiglia Vincenziana
l'unità, la semplicità, l'umiltà
e l'ardore di carità che infiammò san Vincenzo.

Donaci la forza per praticare queste virtù,
perché possiamo contemplarti e servirti
nella persona dei poveri
e, un giorno, unirci a Te e a loro nel tuo Regno.
Amen.

 

 

 

 

 



Oración de la Familia Vicentina

Señor Jesús, Tú que quisiste hacerte pobre,
haz que tengamos ojos y corazón para los pobres;
y que Te reconozcamos a Ti en ellos;
en su sed, en su hambre, en su soledad,
en su desventura.

Suscita en nuestra Familia Vicentina
la unidad, la sencillez, la humildad
y el fuego de la Caridad
que abrasó a San Vicente de Paúl.

Danos fortaleza para que,
fieles a la práctica de estas virtudes,
podamos contemplarte y servirte
en la persona de los pobres
y un día unirnos a Ti y a ellos en Tu Reino.

Amén.

 

 


Biblia en Català

 


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