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  • : In hoc signo vinces. Parousie by ROBLES Patrick
  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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27 décembre 2019 5 27 /12 /décembre /2019 16:30

 

 

Poème-prière à Saint-Maimbœuf de Montbéliard

 

Saint-Maimbœuf, embaume-moi de la brise de l’Esprit Saint,

Par tes mérites et tes vertus, obtiens-moi le pardon de mes péchés,

Par ton martyre, fais de moi un être de foi malgré mon cœur desséché,

Par tes miracles, éclaire-moi, exauce-moi, même si mon esprit est éteint ;

Mon Saint Patron, protège-moi toujours par l’Amour divin qui nous étreint,

Saint-Maimbœuf, je te prie, je t’implore, maintenant comme demain ;

Intercède auprès de notre doux Jésus et comble-moi des Grâces de Ses mains,

Supplie la Vierge Marie Immaculée de m’accorder ce dont j’ai tant besoin.

 

Poème écrit par Patrick ROBLES à Montbéliard, les 26 et 27 décembre 2019.

 

N.B. : Il ne faut pas confondre Saint-Maimbœuf (Maimbodus, ou Maimbodi), martyr irlandais, mort en 843, vénéré à Montbéliard (Doubs) et fêté localement le 23 janvier, avec Saint-Maimbœuf (Magnobodus, ~574-~660), Évêque d’Angers, fêté le 16 octobre.

 

 

 

 

 

 

Oratio ad Sanctum Maimbodi, martyris

Prière en latin à Saint-Maimbœuf, martyr,

en sa fête le 23 janvier

 

« DIE XXIII. JANUARII. »

 

« SANCTI MAIMBODI, MARTYRIS. »

« SEMIDUPLEX. »

« ORATIO. »

« OMNIPOTENS sempitérne Deus, fidélium tuórum indefíciens conservátor, qui hunc diem in beáti Maimbódi mártyris tui clarificáre dignátus es solemnitáte ; exáudi preces supplicántis Ecclésiæ, et præsta, ut quæ devóte éxpetit, eo suffragánte cónsequi mereátur. Per. »

(Note de ‘’Parousie’’ : par ellipse, sans doute « Per Christum, Dóminum nostrum (, Fílium tuum: qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum). Amen », ou « Per Dóminum nostrum Iesum Christum… »).

        « Vesp. de seq. Commem. S. Maimbodi. »

 

Source : « Antiphonarium Bisuntinum » (Antiphonaire bisontin), p. 386, avec l’approbation de Mgr Jacques-Marie-Adrien-Césaire MATHIEU, Archevêque de Besançon, à Besançon le 16 septembre 1843.

 

 

 

 

 

 

Relique de Saint-Maimbœuf 

surmontée du tableau de son martyr

Eglise Saint-Maimbœuf de Montbéliard (25)

 

 

"S(ancti). MAIMBODI M(artyris).

Saint-Maimbœuf , martyr

 

 

 

 

 

 

Ecriteau sous la relique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 11:14

Anne Marie Constance Bernaud

Ordre de la Visitation

née le 28 octobre 1825 à Besançon (Doubs)

morte le 3 août 1903 au Monastère de la Visitation

de Bourg-en-Bresse (Ain), aujourd'hui disparu

 

 

Fondatrice de la Garde d'Honneur du Sacré-Coeur

Indulgences du Pape Pie IX le 16 juin 1864 et le 7 avril 1865

érigée en Archiconfrérie par le Pape Léon XIII en 1878

 

 

 

Le 12 mars 1863, Sœur Marie du Sacré-Cœur a une vision mystique d'un cadran au centre duquel se trouve le Sacré-Cœur de Jésus.

Elle éprouve l’ardent désir de le dessiner, en inscrivant en haut les paroles : « Gloire ! Amour ! Réparation ! au Coeur de Jésus » et en bas : « Garde d'Honneur du Sacré-Cœur de Jésus ».

 

 

Heure de présence au Coeur de Jésus

 

 

 

 

 

Hymne du Jubilé des 150 ans de la Garde d'Honneur

 

 

 

 

 

Prière pour la béatification

de la Servante de Dieu

Sœur Marie du Sacré-Cœur Bernaud

 

Cœur de Jésus, source de vie et de sainteté, obtiens à Ton Église la grâce de la béatification de Ta servante et apôtre, Sœur Marie du Sacré-Cœur, Fondatrice de la Garde d’Honneur.

Par son intercession, je te prie pour…..

Cœur de Jésus, riche en miséricorde, fais que l’exemple de la vie de Sœur Marie du Sacré-Cœur m’aide à discerner et à accomplir Ta Sainte Volonté.

Je désire, en esprit de réparation pour les péchés du monde, louer Ta Miséricorde et Ton inconcevable Amour. Amen.

 

Postulation de la Cause en béatification pour vertus héroïques :

- Diocèse de Belley-Ars

31, rue du Docteur Nodet

CS 60154

01004 Bourg-en-Bresse Cedex

- Association "L’Heure de Présence au Cœur de Jésus"

13, rue de la Visitation

71600 Paray-le-Monial

- Klasztor Sióstr Wizytek

ul. Krowoderska 16

31-142 Kraków

Cracovie - POLOGNE

 

 

 

Billets zélateurs

 

 

 

 

Prières, conseils et méditations

de Soeur Marie du Sacré-Coeur

 

 

 

 

Modlitwa o beatyfikację s.

Marii od Najświętszego Serca Bernaud

 

Najświętsze Serce Jezusa, źródło życia i świętości, użycz łaski wyniesienia do chwały ołtarzy wielkiej Twojej czcicielki i apostołki, siostry Marii od Najświętszego Serca – Założycielki Straży Honorowej.

Za jej przyczyną proszę o …

Najmiłosierniejsze Serce Jezusa, spraw, aby przykład życia siostry Marii od Najświętszego Serca pomagał mi odnajdywać i wiernie wypełniać świętą wolę Twoją.

Pragnę wynagradzać za grzechy wszystkich ludzi oraz nieustannie wielbić Twoje niezmierzone miłosierdzie i Twoją niepojętą miłość. Amen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 14:43

Columbanus Bobiensis ou Columbanus Luxoviensis

Saint Colomban de Bobbio ou Saint Colomban de Luxeuil

543-615

 

 

 

Litanies des Saints de Remiremont

 

Kyrie eleison.

Christe eleison.

Kyrie eleison.

Christ, écoute-nous.

Christ, exauce-nous.

Dieu le Père, du haut du Ciel, aie pitié de nous.

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, aie pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit, le Consolateur, aie pitié de nous.

Trinité Sainte, un seul Dieu, aie pitié de nous.

 

Sainte Marie, prie pour nous.

Sainte Mère de Dieu, prie pour nous.

Sainte Vierge des vierges, prie pour nous.

Notre-Dame du Trésor, prie pour nous.

 

Les Saints Apôtres Pierre et Paul, priez pour nous.

 

Saint-Colomban, inspirateur du monachisme romarimontain, prie pour nous.

 

Saint-Amé, premier abbé du Saint-Mont, prie pour nous.

Saint-Romaric, deuxième abbé du Saint-Mont, prie pour nous.

Saint-Arnoul, Évêque de Metz et moine du Saint-Mont, prie pour nous.

Saint-Adelphe, troisième abbé du Saint-Mont, prie pour nous.

Saint Germain de Moutier-Granval, élève du Saint-Mont, prie pour nous.

Tous les saints moines de Remiremont, priez pour nous.

 

Sainte-Mactefelde, prie pour nous.

Sainte-Clarisse, deuxième abbesse du Saint-Mont, prie pour nous.

Sainte-Gerbétrude, troisième abbesse du Saint-Mont, prie pour nous.

Sainte Modeste de Trèves, moniale du Saint-Mont, prie pour nous.

Sainte Salaberge de Laon, moniale du Saint-Mont, prie pour nous.

Sainte-Perpétue, huitième abbesse du Saint-Mont, prie pour nous.

Sainte-Sabine, qui subis le martyre au Saint-Mont, prie pour nous.

Toutes les saintes moniales de Remiremont, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, pardonne-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, exauce-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, aie pitié de nous Seigneur.

 

Christ, écoute-nous.

Christ, exauce-nous.

 

Priez pour nous, saintes et saints de Remiremont.

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Par l’intercession de la Bienheureuse Marie toujours Vierge, et de tous les saints et saintes qui ont fleuri sur la terre romarimontaine, nous te prions, Seigneur, de préserver de tous les périls cette famille humblement prosternée à Tes pieds, et de la défendre avec bonté contre toutes les embûches des ennemis du Salut. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Litanies écrites par Raphaël Steck ("Invocations aux saints romarimontains"), d’après son livre « Prières aux Saintes et Saints de Remiremont » (éditions Lulu.com, 6 août 2012).

 

 

Les Saints vosgiens - Diocèse de Saint-Dié

 

 

Notre-Dame du Trésor

 

 

Amis de Saint Colomban

 

 

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16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 11:55

Devise de Montbéliard :

"Dieu seul est mon appui ! ("appuy")

 

 

 

"Les armes et la devise ont été confirmées par les lettres patentes du 7 juillet 1825, et la devise reprend à peu près l'ancienne du XVIe siècle :

« En Dieu est mon appui » (H. Tausin)" (Wikipédia, 196.)

 

 

 

Armorial des départements français

 

 

 

En Dieu est mon appuy !

 

 

 

 

 

 

« Éternel, ma force et mon appui, mon refuge au jour de la détresse ! Les nations viendront à toi des extrémités de la terre, et elles diront : nos pères n'ont hérité que le mensonge, de vaines idoles, qui ne servent à rien. »

Jérémie 16:19 (Bible Louis Segond)

 

 

 

« Ils m'avaient surpris au jour de ma détresse ; mais l'Éternel fut mon appui. »

Psaume 18:18 (Bible Louis Segond)

 

 

 

« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. »

Psaume 46 (46:2), (Bible Louis Segond)

 

 

 

« Sois mon appui, pour que je sois sauvé, et que je m'occupe sans cesse de tes statuts ! »

Psaume 119:117 (Bible Louis Segond)

 

 

 

Photo de Christophe Knoepffler (de Bethoncourt, Doubs)

81, Grande Rue à Audincourt (25400, Doubs)

Inscription gravée sur le fronton de la maison : "En Dieu mon appuy"

 

 

 

 

Temple Saint-Georges

en face du n°35, faubourg de Besançon

à Montbéliard (25200, Doubs)

Inscription gravée sur le fronton de l'entrée : "Dieu seul est mon apui"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Dieu mon appui" (chant G149)

 

 

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 08:56

 

 

Historique de la « Bixby Letter »

 

La "Lettre à la veuve Bixby" ("Bixby Letter"), écrite le 21 novembre 1864 par Lincoln, a sans doute été reçue par Lydia Bixby le 24 novembre 1864. Cette lettre est reconnue comme l’un des plus beaux écrits en langue anglaise du Président Abraham Lincoln, avec le "Discours de Gettysburg" ("Gettysburg Address") prononcé le 19 novembre 1863, et le "Deuxième Discours Inaugural" ("Second Inaugural Address"), prononcé le 4 mars 1865.

La « Bixby Letter » est une lettre de condoléances (« consoling message »), reçue par Lydia Parker Bixby, veuve de son mari cordonnier Cromwell Bixby (né le 13 mai 1803 à Hopkinton, Middlesex County, Massachusetts ; mort le 22 décembre 1854 dans sa ville de naissance) qu’elle avait épousé le 26 septembre 1826 à Hopkinton (Massachusetts), et mère d’au moins six fils et trois filles

Lydia Bixby serait née en 1801 à Hopkinton (Massachusetts) selon certaines archives ou dans le Rhode Island selon d’autres archives. Elle est morte le 27 octobre 1878 à Boston au « Massachusetts General Hospital ». Elle est enterrée dans une tombe anonyme, portant le n° 423, dans le cimetière « Mount Hope Cemetery » (Suffolk County, Massachusetts).

 

Dans cette lettre d'un anglais châtié, Lincoln console Lydia Bixby de la mort de cinq de ses six fils tombés au champ d’honneur de la Guerre Civile Américaine.

Certains historiens ont remis en question, non seulement la véracité de la mort de ses cinq fils en déclarant qu’au moins deux des fils Bixby auraient survécu à la Guerre de Sécession, mais aussi la paternité supposée de l’écriture par Lincoln de la « Lettre Bixby ». En effet, des chercheurs, notamment l’historien Michael Burlingame, attribuent plutôt la rédaction de cette lettre à John Hay, secrétaire privé et assistant de Lincoln (qui s’en serait vanté de son vivant avant de dire le contraire).

Cette Lettre de Lincoln a néanmoins une lourde portée historique, car elle a contribué à la « Sole Survivor Policy » ("Politique de l’Unique Survivant") mise en œuvre aux Etats-Unis en 1948, visant à préserver les membres d’une même fratrie de la conscription militaire ou du service actif au combat s’ils ont déjà perdu plusieurs membres de leur famille. Cette Politique est née notamment lors de la mort des cinq frères Sullivan (de Waterloo, Iowa) sur l’USS Juneau (CL-52), un navire de guerre américain coulé le 13 novembre 1942 (687 morts) par la Marine Impériale Japonaise à la Bataille Navale de Guadalcanal :

- George Thomas Sullivan, 27 ans

- Francis "Frank" Henry Sullivan, 26 ans

- Joseph "Joe" Eugene Sullivan, 24 ans

- Madison "Matt" Abel Sullivan, 23 ans

- Albert "Al" Leo Sullivan, 20 ans

De la même façon, quatre des six frères Borgstrom de Thatcher (Utah) : Elmer, Clyde, et les jumeaux Rolon et Rulon furent tués au combat en 1944 à quelques mois d’intervalle. De même, les frères Charles et Joseph Butehorn de Bethpage (New York) furent tués au combat entre 1944 et 1945, et le Ministère de la Guerre Américain décida de renvoyer à la maison le troisième frère Henry, aviateur. Il en fut également ainsi pour trois des quatre frères Niland de Tonawanda (New York) tombés au champ d’honneur, et le film de 1998 « Saving Private Ryan » (« Il faut sauver le soldat Ryan ») de Steven Spielberg fut largement inspiré de la tragique histoire des frères Niland.

Pour conclure, je tiens également à rendre hommage aux cinq frères français Léon, Armand, Joseph, Aristide et Paul Jardot, héros de la guerre de 14, originaires d’Évette-Salbert dans le Territoire de Belfort, morts pour la France entre septembre 1914 et juin 1915. Le sixième et dernier frère soldat « Aimé » fut retiré du front, grâce à l’intercession de l’instituteur de son village auprès des autorités. La pire tragédie fut celle des frères Ruellan : Julius, Louis, Bernard, André, Henri et Berchmans, de Paramé (ancienne commune d'Ille-et-Vilaine aujourd'hui rattachée à Saint-Malo), dont six des dix frères au front de 14-18 furent tués entre 1915 et 1918.

 

Patrick ROBLES, administrateur du blog « Parousie ».

 

 

Lydia Parker Bixby

 

 

"LETTRE BIXBY"

 

« Executive Mansion

Washington, le 21 novembre 1864

 

À Madame Bixby, Boston, Mass(achusetts),

 

Chère Madame,

Je viens de voir dans les dossiers du Ministère de la Guerre un rapport de l'Adjudant Général du Massachusetts disant que vous êtes la mère de cinq fils, lesquels sont tous morts au champ d'honneur. J'imagine combien serait vain et inutile le moindre mot de ma part pour essayer de vous distraire du chagrin causé par une aussi terrible perte. Mais je ne peux toutefois m'empêcher de vous rappeler la consolation que vous pourrez trouver dans la gratitude de la république pour laquelle ils sont morts. Je prie pour que Notre Père qui est au Ciel apaise la douleur de votre affliction et vous laisse seulement le tendre souvenir de vos chers disparus et la fierté solennelle qui doit être la vôtre d'avoir offert un si précieux sacrifice sur l'autel de la liberté.

Votre très sincère et très respectueux

A.Lincoln »

 

 

 

 

Lettre Bixby lue à partir de 7:31

 

 

 

 

Bixby Letter

 

« Executive Mansion

Washington, Nov. 21, 1864

 

To Mrs Bixby, Boston, Mass,

 

Dear Madam,

I have been shown in the files of the War Department a statement of the Adjutant General of Massachusetts that you are the mother of five sons who have died gloriously on the field of battle. I feel how weak and fruitless must be any word of mine which should attempt to beguile you from the grief of a loss so overwhelming. But I cannot refrain from tendering you the consolation that may be found in the thanks of the republic they died to save. I pray that our Heavenly Father may assuage the anguish of your bereavement, and leave you only the cherished memory of the loved and lost, and the solemn pride that must be yours to have laid so costly a sacrifice upon the altar of freedom.

Yours, very sincerely and respectfully

A.Lincoln »

 

 

 

 

 

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 10:15

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« L’amour tient lieu de stigmate »

 

« Pendant qu’elle réfléchissait à la grâce des stigmates accordée par le Seigneur à saint François et à sainte Catherine de Sienne, la Mère Anne-Marguerite Clément sentit une douleur au fond de son coeur aussi violente que s’il eût été percé en cinq endroits ; aussitôt elle entendit ces paroles du Sauveur : « Je veux imprimer sur ton coeur cinq sortes d’amours au lieu des stigmates dont j’ai marqué mes amants, afin qu’ils te soient comme un mémorial qui te fasse toujours souvenir de ma passion et de ma mort. Ils seront comme des pierres précieuses qui orneront ton âme pour me la rendre plus agréable ». Et Il lui expliqua les cinq blessures qu’elle avait reçues : « La première a été faite par l’amour souffrant qui endure tout sans se plaindre ; la deuxième par l’amour languissant dans l’attente du Souverain Bien ; la troisième par l’amour sincère, pur et dépouillé de tout le créé ; la quatrième par l’amour constant, et fort à porter toute sortes de tourments ; la cinquième par l’amour persévérant qui ne se lasse point de combattre contre soi-même et contre les ennemis de l’âme. » (Vie, 1915, p. 385.) »

 

Abbé Auguste Saudreau, o.p., « Recueil d'Apparitions de Jésus aux Saints et aux Mystiques », « 14. L’amour tient lieu de stigmate », p. 93. Livre édité en 1882 sous le titre : « Les Divines Paroles ou ce que le Seigneur a dit à ses disciples dans le cours des siècles chrétiens ».

 

N.B. : Doubs et Franche-Comté

 

 

Manuscrit-Visitation-Thonon-parousie.over-blog.fr.jpg

Livre de raison tenu par les Visitandines

du Monastère de Thonon

XVIIIème siècle

40 H 30

 

 

Interventions de S.E. Mgr Mauro Piacenza

au "Musée de la Visitation" à Moulins, le 14 mai 2007

 

 

 

Musée de la Visitation à Moulins (Allier)

 

 

Musée de la Visitation de Moulins (Allier)

 

 

ANNE-MARGUERITE CLÉMENT

 

« — Née à Cléron en Franche-Comté, le 7 mai 1593, de Jean Clément et de Marguerite Bellin, Anne-Marguerite Clément fit preuve dès son enfance d'une ardente piété et fonda une petite association analogue à celle que formera plus tard Marguerite du Saint-Sacrement pour répandre la dévotion à l'Enfant-Jésus. Après une tentative d'entrée au Carmel, Anne-Marguerite fut attirée, ainsi que sa soeur Gabrielle, par la renommée de la Visitation naissante. Admise à Annecy, elle fut accueillie par saint François de Sales et fit profession, entre ses mains, le 13 août 1618. Touchée un jour par un sermon du saint fondateur (31 octobre 1619), elle résolut de n'appartenir qu'à Dieu seul, à l'exclusion de toute créature et ce fut le début d'une vie de profonde union à Dieu. La Mère de Chantal la dirigea vers la Visitation d'Orléans où sa piété et ses grâces d'oraison la firent comparer à Ste Catherine de Gênes et à Ste Thérèse. En 1628, elle fut choisie pour fonder un nouveau monastère à Montargis, où elle séjourna jusqu'en 1635. Puis, pour un but semblable, elle fut envoyée à Melun, et y demeura jusqu'à sa mort (3 janvier 1661). Dirigée dans les voies mystiques par dom Justin Galice, barnabite ; appréciée au plus haut point par Ste Jeanne de Chantal, Mgr de Bellegarde, archevêque de Sens, les pères de Condren et de Suffren (Œuvres de Ste J.-F. Frémyot de Chantal, t. 8, p. 12), Anne-Marguerite Clément représente éminemment la tradition mystique salésienne en ce qui regarde l'oraison de simple regard et l'union à Dieu. Pour elle Dieu était tout à la fois : 1° un Pasteur qui la gouvernait ; 2° un Roi, qui voulait avoir un total empire sur elle ; 3° un Epoux très cher, mais jaloux ; 4° un Médecin qui guérissait ses blessures ; 5° un Maître, qui lui enseignait les vérités divines ; 6° un Législateur qui imprimait de son doigt son nom et ses lois dans son coeur ; 7° un Conseil et un Guide la faisant marcher dans les voies de la justice et de l'équité ; 8° un Pilote pour la faire arriver heureusement au port ; 9° la Nourriture et le pain de vie qui devait... [...] »

 

Source : "CLÉMENT (ANNE-MARGUERITE)", † Raoul HEURTEVENT, Tome 2 - Colonne 947, 1 page sur 2.

beauchesne.immanens.com

 

Voir le magnifique passage, pages 85-93, du livre (ci-dessous) « Vie de la Vénérable Mère Anne-Marguerite Clément, première Supérieure du Monastère de la Visitation de Sainte Marie de Melun » (MDCLXXXVI - 1686).

 

 

Medaille-Francois-de-Sales-parousie.over-blog.fr.jpg

Saint François de Sales

 

 

La vie de la vénérable Mère Anne-Marguerite Clément..., SJ V 357/106 - Bibliothèque jésuite des Fontaines, Paris : Coignard, 1686.

 

 

Vie-Mere-Anne-Marguerite-Clement-p.90-parousie.over-blog-jpg

 

 

Méditation évangélique de

Mère Anne-Marguerite Clément

La Visitation de Marie à sa cousine Élisabeth

 

"Ce jour, elle fut appliquée sur ces paroles : Sapientia ædificavit sibi domum*. Comme elle remerciait la sagesse incarnée des miséricordes qu’il avait faites à son âme, notre Seigneur lui dit : La sagesse a trois demeures, le sein adorable du Père, le sein Virginal de Marie, et l’âme humble : Je désire faire mon séjour en toi. Et comme autrefois Salomon se fit un Trône Royal pour se reposer, je prétends que ton cœur soit le mien ; et se plaçant au milieu, il fit venir devant lui les puissances de son âme, ses passions et ses sens, et lui dit : Je suis celui qui d’un clin d’œil peut détruire tout le monde. Aussitôt cette divine présence fit une si grande tranquillité en elle, qu’il semblait que ce fût un Ciel. Ensuite son esprit se trouva éclairé sur les perfections divines, et sur d’autres grandes vérités. C’est ce qui la porta à s’écrier : Ô que les richesses du lieu où le Seigneur habite sont bien d’un autre prix, que celles qui environnaient le trône du pacifique Salomon ! Ô que cette sagesse divine le surpasse infiniment ! Puis s’appliquant sur le mystère de ce jour sur ces paroles de Sainte Élisabeth : D’où me vient ce bonheur que la Mère de mon Dieu me visite ?** Elle s’adressa à la sainte Vierge pour la conjurer de lui obtenir la reconnaissance de tant de visites que Jésus-Christ avait faites à son âme."

 

* Proverbes 9 : 1 (Liber Proverbiorum) :

"Sapientia aedificavit sibi domum, excidit columnas septem;"

"La sagesse a bâti sa maison, elle a taillé ses sept colonnes."

 

** Luc 1 : 43 : "Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi ?" (Louis Segond).

 

Transcrit en Français contemporain, le 5 mars 2013, d’après le livre « Vie de la Vénérable Mère Anne-Marguerite Clément, première Supérieure du Monastère de la Visitation de Sainte Marie de Melun », Quatrième Partie « Lumières Particulières sur quelques endroits de l’Évangile », « À la Visitation », pages 406-407. (MDCLXXXVI - 1686).

 

 

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Sainte Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal

 

 

 

Mère Anne-Marguerite Clément (1593-1661), fondatrice du monastère de Melun (note de Parousie : et première Supérieure des monastères de la Visitation de Montargis et de Melun), à qui il est donné de connaître la vocation de l'Ordre de la Visitation concernant la dévotion au Sacré-Cœur : "Il n'y avait point d'ordre qui fît profession de rendre hommage à ce divin Cœur… Celui de la Visitation est établi pour rendre un continuel hommage à son Cœur, et pour imiter sa vie cachée". Dès 1619, elle se trouve favorisée de nombreuses visions du Sauveur, qui l'invite à pénétrer son Cœur : "Il lui montra son Cœur tout couvert de plaies. Il lui en fit remarquer une qui était si grande qu'elle pouvait par cette ouverture entrer dans ce divin Cœur ; en effet, elle fut tirée par cet Amant victorieux, qui voulut bien être vaincu. Elle passa le jour dans ce Paradis de délices ; après quoi Notre-Seigneur, étant de nouveau venu la visiter, lui dit : A présent, je veux, à mon tour, entrer dans ton cœur et y amener avec moi toute la Trinité". Elle connaît le mariage mystique, l'impression du Nom du Seigneur sur son cœur, puis l'union des cœurs : "Mon Nom sera désormais les armes avec lesquelles tu combattras tes ennemis et tes vices. Je veux qu'il y en ait d'offensives et de défensives ; et comme je fais toutes choses avec perfection et amour, j'applique mon Cœur sur le tien et ainsi je rendrai tes armes éclatantes par la charité". En 1630, elle vit l'échange définitif des cœurs : "Il lui a plu, par un moyen que je ne puis comprendre et beaucoup moins exprimer, de tirer mon cœur hors de moi-même pour y placer le sien, de façon qu'il me paraît, à présent, que je n'ai point d'autre cœur que celui de Jésus. Ensuite, il a pris le mien et l'a posé dans son Cœur adorable, mais si avant qu'il ne me paraît plus. Que ce Cœur de mon Jésus renferme en lui de sainteté et de perfection ! C'est un abîme d'amour". Ces colloques divins se poursuivront jusqu'à sa mort en 1661. Sa Vie publiée en 1686 par son directeur Barnabite le Père Galice, sera connue de Marguerite-Marie, qui en fera part au Père Croiset (Lettres inédites, III, 125).

 

Source : spiritualite-chretienne.com

 

 

Livre ci-dessous : « Vie de la Vénérable Mère Anne-Marguerite Clément, première Supérieure du Monastère de la Visitation de Sainte Marie de Melun. » (MDCLXXXVI - 1686).

 

Vie de la Vénérable Mère Anne-Marguerite Clément (1686)

 

 

« Mère Anne-Marguerite Clément, Visitandine »

 

« Sainte Jeanne-Françoise de Chantal, qui vint à Besançon en 1616, a dit plus d’une fois qu’elle trouvait chez les jeunes Comtoises des dispositions particulières à la vie religieuse. Parmi ces recrues, deux se sont élevées à une haute vie mystique : Anne-Marie Rosset (1594-1667), de Saint-Claude (Jura), et Anne-Marguerite Clément (1593-1661), de Cléron (Doubs). L’une et l’autre sont connues par la correspondance de sainte Jeanne de Chantal et par les mémoires qu’elles écrivirent à la demande de leurs confesseurs. Voici un court passage d’une lettre d’Anne-Marguerite Clément, écrite en 1629 à son directeur spirituel, dom Justin Galice, Barnabite (A. Saudreau, Les tendresses du Seigneur pour une âme fidèle. Paris-Angers, 1916, pp. 192-193). »

 

« … Que vous dirai-je, mon Révérend Père, de choses si grandes, si vastes, si excellentes ? La sublimité des opérations divines m’enlève toute parole, et ce que je veux en dire me semble non pas donner de la lumière, mais l’étouffer. Il me semble que cette fois-ci, toutes les digues qui auraient pu arrêter le torrent de la miséricorde divine ont été enlevées, que les rives ont été emportées par le déluge des grâces. Ces grâces, mon esprit ni ne les distingue clairement, ni ne les ignore. J’ai senti très vivement, si vivement que je croyais en perdre la vie, la croix que j’endure, qui est la plus lourde et la plus cruelle que je puisse avoir. Toute la journée d’hier, je fus absorbée de la contemplation et la jouissance de mon Dieu. Il ne m’a pas laissé le moindre moment pour m’en distraire tant soit peu, pas même ma lecture habituelle. Le Seigneur Jésus me tenait comme suspendue en me disant : Venez à moi, vous tous qui regardez d’en haut, venez à la source de tous les biens, portez votre croix et suivez-moi. Je courus à cette divine source ; j’ai présenté de nombreux vases, c’est-à-dire les cœurs de beaucoup de personnes, pour qu’ils fussent remplis de ces précieuses liqueurs ; mais mon Époux ne les a pas jugés suffisants. Il a préféré à tous les autres le pauvre cœur de sa petite servante… »

 

« Témoins de l'Évangile - Quinze siècles d'écrits spirituels d'auteurs comtois, présentés par Mgr Lucien Daloz, archevêque de Besançon » par Jean Thiébaud, p. 73 (1999).

 

Diocèse de Besançon

 

 

 

 

« ANNE-MARGUERITE CLÉMENT (1593-1661), née à Cléron en Franche-Comté, morte à Melun (2). Je ne puis que renvoyer le lecteur au beau livre que le chanoine Saudreau vient de consacrer à cette insigne mystique, déjà très intéressante en elle-même, et bien plus encore si l'on songe que son oraison est, en somme, d'après sainte Chantal elle-même, l'oraison ordinaire des visitandines. Voici un beau texte de la Mère Anne-Marie Rosset, cité par M. Saudreau à la fin de son ouvrage, et qui décrit à merveille la forme la plus haute de cette oraison.

Tout ce que je fais est de tenir mon esprit ferme en ce simple regard de Dieu, sans jamais faire autre chose, ni en l'oraison, ni hors de l'oraison, ni aux grandes fêtes... Je ne pense point aux mystères que l'Église nous représente, ni à l'éternité, ni à la mort, ni aux jugements de Dieu.

M. Saudreau fait sagement remarquer que c'est là une expérience extrême, et qui ne doit point servir de modèle. « La pensée des mystères, du ciel, des grandes vérités, écrit-il, est un secours précieux auquel il faut recourir au moment opportun... Sainte Chantal disait que Soeur Anne-Marie faisait des actes sans en avoir conscience. « Je lui en fais faire quelquefois », ajoutait-elle. » Elle en faisait certainement. Eh quoi ! ne vient-elle pas de les décrire elle-même ? « Tenir » son esprit « ferme », n'est-ce pas un acte ? Elle continue :

Quand il m'en vient quelque pensée ou souvenir, ce qui est fort rarement, je l'anéantis en ce simple regard (anéantissement spontané, ou plutôt qui s'impose à elle). S'il plaisait à Dieu de me favoriser de quelques grandes lumières ou connaissances, CE QUI NE M'ARRIVE JAMAIS, je crois que je ne m'y arrêterais pas, mais j'irais à Dieu et me tiendrais toujours dans cette simplicité et nudité d'esprit.

A la bonne heure ! Elle ne se croit pas appelée à enseigner.

Quand il me fait sentir plus sensiblement sa sacrée présence, et avec plus de suavité, comme il m'arrive parfois, je ne m'amuse point à les sentir, savourer et regarder pour m'y plonger plus avant, mais je me tiens toujours là, à le regarder et à lui laisser faire... Ce regard se fait sans image ni représentation quelconque ; il ne les pourrait pas aussi souffrir.

Eh ! pas plus qu'un cercle ne saurait souffrir d'être carré.

Il renverse tout ce qui n'est point Dieu pour le rencontrer ; il ne sait pas même comment il le rencontre, ni comment il en jouit, ni comment il est occupé en lui. Il lui suffit que celui à qui ce regard s'adresse le sache, et qu'il sache aussi ce qu'il opère en l'âme, lorsqu'il l'occupe. (L'âme) n'a rien à faire de son côté que de le regarder, et recevoir ce qu'il lui donne, et ramener promptement son esprit en cette simple présence de Dieu, sitôt qu'elle s'aperçoit qu'elle est en dehors... L'âme... est perdue en Dieu avec toutes ses puissances ; elle ne voit ni ne doit plus se voir ni ses puissances... A lui de Vivre, d'agir et d'opérer en cette âme tout ce qu'il lui plaira. (Vie, par la mère Marie-Aimée de Rabutin, 1667, p. 7) 1. »

 

(2) A. Saudreau. Les tendresses du Seigneur pour une âme fidèle, ou Vie de la Mère Anne-Marguerite Clément, première supérieure des monastères de la Visitation de Montargis et de Melun. Paris, 1916. La première vie de la Mère Clément, composée en latin par le P. Galice, a été approuvée par le cardinal Bona, délégué par le Saint-Office pour l'examen de ce livre (1667)

 

Source : « Histoire littéraire du sentiment religieux en France depuis la fin des guerres de religion jusqu’à nos jours ». Imprimatur : Parisiis, die 4a septembris 1915. H. Odelin, v. g. ; Tome VI « La conquête mystique - Marie de l'Incarnation - Turba Magna », Chapitre III « La France mystique » (III. « Franche- Comté, Bourgogne »), par Henri Bremond (1865-1933), de l'Académie française. Paris Librairie Bloud et Gay - 3, rue Garancière, 3 (1923).

Nihil obstat : Parisiis, die X. Septembris 1922, P. Mandonnet, Cens. Dép.

Imprimatur : Parisiis, die XXa Septembris 1922, E. Adam, v. g.

 

 

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Saint François de Sales remet les Règles

aux Sœurs de la Visitation

Peintre anonyme (XVIIème siècle)

 

 

 

Jean-Paul II et la Visitation

 

"Confions les intentions de toutes vos communautés à l’intercession de saint François de Sales, de sainte Jeanne de Chantal, et des saints qui vous ont ouvert la route.

Suivant les mots mêmes de votre fondateur : “Bénissons le Seigneur de tout notre cœur, et prions-le qu’il soit notre guide, notre barque, notre port” (lettre CCLXXIII à Jeanne de Chantal).

Chantons dans la joie et l’espérance la prière de la Vierge Marie au jour de la Visitation !

Et que Dieu vous comble de ses dons et de ses Bénédictions !"

 

Pèlerinage Apostolique en France, discours du Saint-Père aux Religieux dans l'église de la Visitation, § 5. ; Lyon, le mardi 7 octobre 1986.

 

 

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"Visitation et Visitandines aux XVIIe et XVIIIe siècles"

études de Bernard Dompnier et Dominique Julia

Publications de l'Universite de Saint-Étienne (2001)

 

 

 

L’article en anglais ci-dessous dit, citant les écrits de Mgr Louis Victor Émile Bougaud (1824-1888), Évêque de Laval (1887-1888) :

 

En 1636, la vénérable Mère (Anne-Marguerite) Clément, en prière, s’est vu accorder un privilège similaire à celui dont Dieu avait honoré Sainte Catherine de Sienne. « Il m’a semblé, a-t-elle écrit, que Dieu enlevait mon cœur de ma poitrine, et qu’Il y mettait le Sien à la place ; si bien que, comme cela m’est apparu, je n’avais pas d’autre cœur que celui de Jésus. »

 

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Œuvres de Saint François de Sales

 

 

"Mother Anne-Marguerite Clement (1593-1661) was the Foundress of the Visitation Monastery in Melun, France.

In 1636, the venerable Mother Clement, being in prayer, was vouchsafed a privilege like to that with which God honored St. Catharine of Siena. ” It seemed to me,” she wrote, ” that God took my heart out of my breast, and put His own in its place; so that, as it appeared to me, I had no other heart than that of Jesus.”

Ravished thus into ecstasy, she saw her blessed Father St. Francis de Sales making his sojourn in the Sacred Heart of Jesus, and there receiving the inspiration to erect an Order which would have only one end, that of honoring the Divine Heart of Jesus. In another ecstasy she saw the Blessed Virgin Mary drawing from the pierced side of Jesus Christ and pouring over her dear Visitation all the graces of which it had need to fulfil its mission.

Mother Clement’s primary spiritual gifts were the mystical marriage, the impression of Jesus’ Name on her heart, and the union of hearts. The biography of her life was published in 1686 by her Barnabite Director, Father Gallicio."

 

"Source: Bishop Emile Bougaud", article "SACRED HEART & Mother Anne-Marguerite Clement", by Sister Susan Marie on September 27th, 2011.

visitationspirit.org

 

 

Diocèse d'Annecy

Monastère la Visitation - Visitandines

20 avenue de la Visitation

74000 Annecy

Tél : 04 50 45 20 30

 

 

Sur les pas des Visitandines à Annecy

 

 

"Sur les pas des Visitandines"

Journées du Patrimoine 2010

 

 

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 12:21

Beatification-du-Pere-Lataste--Besancon--3-juin-2012--pa.jpg

 

 

 

ktotv.com

 

 

 

 

 

 

Site officiel de la Béatification du père Lataste

 

 

 

 

 

Prière au Père Jean-Joseph Lataste

d’une Soeur de Béthanie

(avant sa béatification)

 

 

"Seigneur Jésus,

Le Père Lataste a aimé d’une Charité passionnée.

Sa prédication de la Miséricorde nous stimule à nous lancer avec audace, confiance, Espérance.

Dieu nous appelle tous à être saints dans l’amour.

Toi qui t’approches de nous avec respect, nous Te bénissons pour cette fraternité de grâce qui nous rassemble en Ta Miséricorde.

Nous Te remercions pour ce trésor caché dans le coeur de Ton Serviteur, et qui va être révélé au monde et dans l’Église par sa béatification."

 

"Une soeur de Béthanie"

 

 

Dominicaines de Béthanie

 

 

Prier-15-jours-avec-le-pere-Lataste--Monique-Longueira--pa.jpg

 

 

 

 

« Prière pour demander la canonisation

du Père Jean Joseph Lataste »

 

« Seigneur,

Nous te remercions pour la béatification du Père Jean-Joseph Lataste, par laquelle ton Église a reconnu la charité exceptionnelle dont il a fait preuve durant sa vie et le soutien qu’il représente pour de nombreux croyants, dans la communion des Saints.

Sa prédication de la miséricorde est pour nous un appel à mettre en pratique l’Évangile avec audace, par une patiente espérance et la confiance dans les germes de sainteté que tu as placés en chacun de nous.

Toi qui t’approches de nous avec respect, nous te rendons grâce pour la confiance que tu nous manifestes en faisant de nous tes enfants, dans une fraternité de grâce.

Donne-nous la joie de voir un jour la canonisation de ton serviteur Jean-Joseph, afin que sa parole soit accueillie dans l’Église universelle.

Accorde-nous pour cela le miracle que nous te demandons par son intercession.

Amen. »

 

« Prière approuvée par Mgr André Lacrampe,

Archevêque de Besançon,

Le dimanche 3 juin 2012 »

 

 

Recto-priere-canonisation-du-Pere-Lataste--parousie.over-.jpg

 

 

Je remercie chaleureusement le service de la communication du Diocèse de Besançon, qui m’a aimablement envoyé des cartes avec la prière pour demander la canonisation du Père Lataste.

Patrick, l’auteur de ce blog


Service diocésain de la communication

18, rue Mégevand

25041 Besançon Cedex

 

Tél. : 03 81 82 38 38

Fax : 03 81 82 09 68

 

Courriel : sedicom.besancon@wanadoo.fr

 

 

Diocèse de Besançon (Doubs)

 

 

 

 

 

Hymne au Bienheureux

Marie-Jean-Joseph Lataste

Textes : Frères Dominicains 

Sur la musique du choral de la Mère du Christ - M 10

 

 

« Heureux l’Apôtre des Prisons,

Il ouvr’en sa prédication,

Témoin du Dieu de clémence,

Des chemins d’Espérance.

De celles qui sont en prison,

Il dit : « J’ai vu des merveilles ! »

L’Amour de Dieu est à l’œuvre !

 

Heureux le témoin du Salut,

Il ouvre le cœur au pardon

Du Christ, il est le disciple

Du Dieu de Miséricorde.

À tous ceux qui sont en prison,

Il dit la Bonne Nouvelle :

La paix et la délivrance !

 

Heureux le prêcheur au grand cœur,

Il nous dévoile son secret,

L’intime de Madeleine :

Aimer beaucoup et sans cesse !

À Béthanie, il offre un toit,

Des sœurs et une famille :

Fraternité de grâce !

 

Heureux le Prêtre du Seigneur ;

À son appel, nous accourons.

Offerts à son Corps mystique,

À la tabl’eucharistique,

Partageons le pain et le vin

Qui nous rassemblent en un seul Corps

Et transfigurent nos vies. »

 

 

 

Reliques-du-Pere-Lataste--Besancon--3-juin-2012--parousie.jpg

 

 

 

Le Père Lataste, un abîme de compassion

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire du christianisme : Le père Lataste, dominicain, apôtre des prisons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 07:47

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Alcide Vital Lataste

Marie-Jean-Joseph Lataste, o.p.

né le 5 septembre 1832 à Cadillac (Gironde)

mort le 10 mars 1869 à Frâsne-le-Château (Haute-Saône)

Fondateur de la

 Congrégation des Sœurs dominicaines de Béthanie

 

 

 Blason-de-Cadillac-33--parousie.over-blog.fr.png

 

 

 

Bonjour à tous,

 

En voulant redécouvrir la fabuleuse et tragique histoire de la Bienheureuse Imelda Lambertini, morte à 11 ans d'une extase eucharistique lors de sa Première Communion (je ne résiste pas à vous faire partager de nouveau sa biographie ci-après), la Divine Providence m'a mis sur le chemin de l'un de ses biographes, le Vénérable Jean-Joseph Lataste, de l'Ordre des Prêcheurs, qui sera béatifié à Besançon le 3 juin 2012, dans ma région d'origine (donc, un premier miracle reconnu par la Sainte Église !).

Le Père Lataste a mené une sainte vie et accompli une oeuvre passionnée et passionnante au service du Seigneur, en union avec Saint-Dominique, Saint-Joseph et Sainte Marie-Madeleine, notamment pour la conversion des pécheurs, et, en particulier, des détenues. Je vous laisse découvrir les édifiantes vertus de cet "Apôtre des prisons", mort à 36 ans !

 

Patrick, l'auteur de ce blog

 

 

Neuvaine à la Bienheureuse Imelda Lambertini

 


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"LA PREMIÈRE COMMUNION D’IMELDA"

 

"C'était en l'année 1331.

"Entrez !", répondit la Mère Supérieure du couvent des Sœurs Dominicaines à la personne qui avait discrètement cogné à la porte.

La grande porte médiévale s'ouvrit solennellement en grinçant doucement et la Soeur portière eut alors un air à la fois ennuyé et amusé.

"Eh ! Elle est encore de retour, ma Révérende Mère."

"La petite Imelda Lambertini ?"

"Oui. Elle supplie de nouveau qu'on l'admette au couvent. Je dois reconnaître que cela devient difficile de résister à ces grands yeux innocents, si émouvants, qui implorent avec tant de sérieux."

"Mais ma Sœur, elle n'a que neuf ans ! En cette ville de Bologne, ou n'importe où en Italie, d'ailleurs, a-t-on jamais vu une chose pareille ? Une religieuse de neuf ans ? Si nous devions la recevoir... mais comment le pourrions-nous ? De toute façon, elle s'ennuierait de chez elle dans trois jours... Bon ! laissez-moi la voir."

La Révérende Mère se leva et marcha dans le long corridor voûté avec la sœur portière pour se rendre à la salle de réception. En y entrant, une fillette se leva respectueusement.

Elle était une belle petite fille, et admirablement bien vêtue.

Imelda Lambertini appartenait à une famille de la haute noblesse de Bologne, en Italie. Son père était le comte Egano Lambertini. Ses parents étaient très pieux et aimaient leur fille plus que n'importe quoi en ce monde. Cependant, ils avaient toujours remarqué que Imelda, même si elle le leur rendait bien en les aimant de tout son cœur, ne semblait pas faite pour ce monde.

Souvent, quand sa mère s'inquiétait de son absence, elle finissait par la trouver dans un coin reculé de leur splendide propriété, à genoux et profondément plongée dans la prière. Sa mère devait l'appeler par son nom à plusieurs reprises pour qu'elle réponde enfin, comme si elle paraissait sortir d'un profond sommeil.

Chaque fois que quelqu'un parlait de Dieu, ses yeux s'illuminaient et elle écoutait alors avec grande attention. Et comme ses parents l'avaient bien souvent remarqué, quand on parlait de Jésus dans le Saint Sacrement, son visage se transfigurait presque.

"Oh ! Maman, implorait-elle, quand vais-je pouvoir faire ma première communion ? Quand vais-je pouvoir recevoir Jésus dans mon cœur ?"

Madame Lambertini lui répondit : "Imelda, tu devras attendre d'avoir douze ans, car l'Église ne permet pas aux enfants de communier avant cela."

Et il en était bien ainsi à l'époque.

Pour Imelda, l'attente semblait interminable ! Puisque toutes les autorités terrestres l'empêchaient de faire sa première communion, la fillette se mit à supplier son Jésus bien-aimé de venir à elle le plus tôt possible. Son âme ressentait profondément qu'elle pouvait faire quelque chose en ce sens !

Dans l'intervalle, elle aurait bien voulu faire comme les Sœurs dominicaines du Monastère de Santa Maria Magdalena que ses parents visitaient fréquemment. "Ah ! Si je pouvais demeurer dans la même maison que Jésus !", pensait-elle. "Quel bonheur ce serait !"

Or il advint un jour qu'elle pensa avoir trouvé une solution à son problème. "Pourquoi n'irais-je pas frapper au couvent et demander à être reçue comme novice ? Si je ne peux pas encore Le recevoir, du moins je pourrai rester dans la même maison que Lui et Le servir jour et nuit."

Pour la jeune enfant embrasée d'amour pour son Seigneur, ce dessein était la simplicité même. Elle marcha tout simplement jusqu'au couvent des Dominicaines et frappa. "Ma Sœur, voudriez-vous demander à la Révérende Mère si je pourrais demeurer ici et être une religieuse ?"

"Imelda, ici, nous sommes toutes des religieuses qui ont prononcé leurs vœux. Un jour, tu te joindras probablement à nous, et nous serions heureuses alors de t'avoir avec nous, mais tu dois attendre encore quelques années. Tu as de si bons parents et une si belle maison, mon enfant. N'y es-tu donc pas heureuse ?"

"Oh oui, ma Sœur, très heureuse, mais ici vous avez notre Seigneur !"

"Mais notre vie est très dure. Nous travaillons et prions beaucoup, et même, nous nous levons au milieu de la nuit pour réciter l'Office."

"Oh ma Sœur, cela ne me ferait rien du tout. Je serai obéissante et heureuse de faire tout ce qu'on me dira. Je vous en prie, ma Sœur !"

Il va sans dire que la réaction de la Mère Supérieure était bien prévisible. Même si, comme toujours, elle voulait être bien bonne envers Imelda, elle devait néanmoins se résoudre à la renvoyer chez elle. Mais Imelda insistait.

Ce jour-là, pourtant, comme la Révérende Mère Supérieure regardait l'enfant qui se tenait debout dans le parloir et qui la regardait d'un air suppliant, sa bonne âme en fut touchée. "Tant d'insistance chez quelqu'un de si jeune, pensa-t-elle en elle-même, je pressens le doigt de Dieu ici. Peut-être bien que je devrais lui permettre d'essayer."

À la grande joie d'Imelda, la Mère Supérieure ne la renvoya pas cette fois-ci et conversa longuement avec elle. Puis elle lui dit que si ses parents en donnaient la permission, elle pourrait être reçue au couvent pour une période d'essai.

Ses bons parents s'en attristèrent mais ne s'en étonnèrent pas. Du fond du cœur, ils ressentaient bien que quelque chose d'extraordinaire arriverait à leur enfant. Cela venait de se produire. Dieu la leur demandait bien tôt, et ils la lui donnèrent comme Saint Joachim et Sainte Anne qui, un jour, avaient donné au Temple leur fillette de trois ans, si jeune encore, la Sainte Marie.

Au couvent, la petite Imelda était comme un poisson dans l'eau. Elle aimait le silence, les longs corridors de marbres avec leurs belles voûtes, les habits blancs et noirs des religieuses, les cantiques, la prière, le travail. Mais par-dessus tout, elle aimait le Tabernacle Elle était enfin sous le même toit que son cher Jésus. Chaque fois que la règle monacale le permettait, elle était agenouillée dans le chœur de la chapelle du couvent, ses grands yeux fixés sur le Tabernacle.

Dans la vie de la communauté, elle était comme un rayon de soleil parmi les nombreuses sœurs adultes. Elles se réjouissaient de l'avoir en leur compagnie, mais la Mère Supérieure les avait prévenues sévèrement de ne pas la gâter. Aussi, en raison de son jeune âge, la Révérende Mère ne voulut pas qu'Imelda participe à tous les actes de la communauté, et encore moins de se lever au milieu de la nuit pour l'Office.

Mais Imelda suppliait qu'on lui permette de tout faire. Alors on ne l'empêcha plus. Ainsi, au milieu de la nuit, les anges qui habitaient ces saints corridors ont certainement dû regarder fixement, émerveillés, la longue file de religieuses en robes blanches, suivie d'une toute petite figure blanche, marchant en silence pour aller réciter les matines.

Deux années s'écoulèrent ainsi. Imelda avait maintenant onze ans.

Dans sa vie de couventine, une seule chose l'attristait. Elle ne pouvait pas encore recevoir notre Seigneur dans la Sainte Communion. En regardant communier les sœurs, son âme brûlait du désir de faire comme elles. De temps à autre, elle ne pouvait retenir ses larmes. Alors elle se mit à implorer ardemment le Ciel d'avoir pitié d'elle et de lui permettre de communier, d'une façon ou d'une autre...

Un jour que les religieuses sortaient en file du chœur, après la Sainte Messe, la dernière de la file se retourna pour regarder la petite figure blanche, encore agenouillée en prière. Imelda restait habituellement plus longtemps, immobile et toute absorbée dans la prière. La communauté s'y était habituée, la laissant faire. Ce fut quasi machinalement que la dernière Soeur se retourna alors pour la regarder un moment et s'émerveiller de cette si étonnante piété eucharistique.

Mais cette fois, la sœur respectueuse se raidit soudainement, figée au plancher. La fillette était agenouillée, la tête penchée comme à l'accoutumée, mais il y avait, suspendue en l'air au-dessus d'elle, une hostie blanche luisant dans une douce lumière !

"Vite, Révérende Mère, revenez ! Venez voir !" La communauté tout entière revint précipitamment dans le chœur et, à la vue de cet incroyable spectacle, se mit à genoux.

La Mère Supérieure avait compris. Il ne faisait aucun doute que le Créateur et Seigneur de toutes choses désirait s'unir à cette enfant de onze ans.

Elle appela l'aumônier, qui s'approcha respectueusement avec une patène dorée. Dès qu'il fut près de la fillette agenouillée, l'hostie descendit vers la patène et s'y posa !

Imelda, qui était demeurée entre-temps la tête penchée et les yeux fermés, comme étrangère à tout, releva lentement son visage radieux et ouvrit la bouche. Prenant l'hostie, le Père aumônier lui donna sa première communion. Elle courba de nouveau la tête et resta immobile.

Après un certain temps, la Mère Supérieure s'approcha d'elle. "Imelda, mon enfant, c'est le moment de s'en aller maintenant."

Imelda ne répondit pas.

La Mère Supérieure lui parla de nouveau, mais là encore, il n'y eut pas de réponse. Prenant doucement Imelda par les épaules, la bonne religieuse essaya de l'inciter à se lever, mais Imelda tomba dans ses bras. Son visage gardait l'expression d'une béatitude indicible.

Imelda avait dit un jour : "Je ne sais pas comment on peut recevoir notre Seigneur sans mourir." Et voilà qu'elle L'avait reçu et que son petit cœur brûlant d'amour n'avait pas pu supporter cette première rencontre avec Jésus eucharistique. Elle s'en était allée avec Lui.

La petite Imelda Lambertini a été béatifiée en 1826 et a été déclarée patronne des premiers communiants en 1910 par le Pape saint Pie X qui, cette année-là, décréta que les enfants pouvaient faire leur première communion à un âge plus précoce.

Le petit corps incorruptible d'Imelda repose dans un beau reliquaire, dans l'église de Saint Sigismondo, à Bologne. La lumineuse expression de béatitude extatique de son beau visage semble dire : "Mon Jésus, c'est ma plus grande récompense."

Le corps miraculeusement incorruptible de la Bienheureuse Imelda Lambertini repose dans l'église de Saint-Sigismondo, à Bologne.

Le Pape saint Pie X permit aux enfants de recevoir la Sainte Communion dès l'âge de raison et proclama Imelda Lambertini patronne des premiers communiants."

 

Source : maranatha.mmic.net

 

 

 

 

 

 

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« Dieu ne regarde pas ce que nous avons été,

il n'est touché que de ce que nous sommes. »

 

« Venez à Jésus, il a du baume pour toutes les blessures. »

 

« Dieu ne pèse les âmes qu'au poids de leur amour. »

 

« Mon Dieu, faites de moi un prêtre toujours fidèle,

un religieux selon votre cœur, un saint ! »

 

Père Jean-Joseph Lataste

 

 

Diocèse de Besançon

 

 

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« Il est donc vrai, les plus grands pécheurs, les plus grandes pécheresses ont en eux ce qui fait les plus grands saints ; qui sait s'ils ne le deviendront pas un jour. »

 

 

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« Je remercie bien l'ordre de Saint-Dominique tout entier de m'avoir donné son saint habit. Je remercie bien et je bénis en mourant toutes les personnes qui m'ont approuvé et m'ont aidé de leurs prières, de leurs conseils, de leur influence, de leurs dons. Je pardonne à tous ceux qui ne m'ont pas approuvé et même qui m'ont contredit et combattu : je prie Dieu de les bénir tous, tous. »

Peu avant sa mort

 

 

Pere-Marie-Jean-Joseph-Lataste--parousie.over-blo-copie-2.jpg

 

 

 

« J'ai eu l'occasion une fois de plus d'admirer le travail de la grâce dans ces âmes et de constater la nécessité et l'opportunité de cette fondation, non seulement pour plus tard, mais dès maintenant. »

 

 

 

Sainte-Veronique--parousie.over-blog.fr.jpeg

 

 

 

"Prêcheur de la miséricorde"

"De la prédication aux détenues à la

fondation des Dominicaines de Béthanie

Textes présentés par Jean-Marie Gueullette, o.p.

Préface par Mgr Gérard Daucourt

© Cerf

 

 

 

Sainte-Rita--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

"11 Propter nomen tuum, Domine,

propitiaberis peccato meo; multum est enim."

 

Biblia VulgataPsalmi, 24:11 (Vulgate)

 

 

 

"11 C'est à cause de ton nom, ô Éternel !

Que tu pardonneras mon iniquité, car elle est grande."

 

Psaume 25 : 11 (Louis Segond)

 

 

 

Jacques Fesch, l'assassin devenu saint

 

 

 

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Vie de la Bienheureuse Imelda Lambertini, par le Vénérable Père Jean-Joseph Lataste (1866)

 

 

 

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Prière du Père Lataste

 

Ô mon Jésus, que je Vous aime !

Donnez-Vous à moi et donnez-moi à Vous !

Identifiez-moi à Vous : que ma volonté soit la Vôtre !

Incorporez-moi à Vous, que je ne vive qu’en Vous et pour Vous !

Que je dépense pour Vous tout ce que j’ai reçu de Vous

Sans en rien garder pour moi-même !

Que je meure à tout pour Vous !

Que je Vous gagne des âmes !

Des âmes, Ô mon Jésus, des âmes !

 

 

 

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Mère Henri-Dominique, Cofondatrice de la

Congrégation des Dominicaines de Béthanie

(1822-1907)

 

 

 

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Prière à Marie des membres de la

Mission Notre-Dame de Béthanie

 

Notre-Dame, bénie sois-Tu

Pour Ton « oui » au Seigneur

Qui a rendu possible

La venue du Christ parmi nous.

Notre-Dame de Béthanie,

Inspiratrice et protectrice de la Mission,

Apprends-nous à cheminer ensemble,

Chaque jour, à l’école du Père Lataste,

Pour partager la miséricorde

Et l’Espérance évangéliques

Avec tous les hommes

Que le Seigneur met sur notre route,

Spécialement ceux qui sont rejetés des sociétés humaines.

Amen.

 

Source : instituts-seculiers.cef.fr

 

 

 

Frère Marie Jean Joseph Lataste, l'Apôtre des prisons, pa

 

 

 

 

Béatification du Père Jean-Joseph Lataste, le 3 juin 2012 à Besançon

 

 

 

 

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Dessin du Père Jean-Joseph Lataste

 

 

 

 

Avec le Frère Jean-Joseph Lataste, prendre le temps... (par le Frère Thomas-Marie Gillet, o.p.)

 

 

 

 

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Le Père Lataste sur son lit de mort

 

 

 

 

La Vie et l'Oeuvre de Jean-Joseph Lataste, o.p. (par le Frère Jean-Marie Gueullette, o.p.) 1996

 

 

 

 

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9 Évêques autour de la tombe du Père Lataste

avec les Soeurs et Frère Gueullette

Couvent des Soeurs de Béthanie

Montferrand-le-Château (Doubs - Franche-Comté)

 

 

 

 

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"Che significato ha questa beatificazione

per le Domenicane di Betania e per l’Ordine"

"Le domenicane di Betania a Torino"

 

 

"Una beatificazione porta allo scoperto un carisma, un messaggio, la figura di chi l’ha incarnato e vissuto.

La beatificazione di P.Lataste o.p. domenicano francese (1832-1869) della Provincia di Francia riempie di gioia le Domenicane di Betania, i frati domenicani della Provincia di Francia a cui padre Lataste apparteneva e la diocesi di Besançon diocesi dove è morto, ma è anche un momento di Chiesa molto importante.

La beatificazione non è la celebrazione di un eroe e delle sue gesta ma il dare al mondo e alla Chiesa intera un carisma, un messaggio, la vita di un figlio di San Domenico che come lui aveva nel cuore un solo grido: “Mio Dio , mia misericordia che ne sarà dei peccatori?”

La sua predicazione in carcere ha aperto le porte della Chiesa a chi fino a quel momento ne era escluso. Le detenute di quel tempo per le leggi vigenti nella chiesa non erano ammesse all’Eucarestia: lui le invita ad andarci spesso, a non perdere questo appuntamento con un Dio di tenerezza, perché sarà a quell’ appuntamento che riceveranno la guarigione del cuore e conosceranno la dolcezza dell’amore di Dio.

Il messaggio di p. Lataste non ha però aspettato questa beatificazione per compiere meraviglie. In America la fraternità laica o.p.l. composta in massima parte da detenuti che non usciranno forse mai dal carcere è uno degli esempi più lampante, ma molte altre vite si sono rimesse in moto a contatto con il carisma di p. Lataste.

Con questa beatificazione diventa ancora più concreto l’unico messaggio di cui ancora oggi il mondo ha particolarmente bisogno: la misericordia di Dio. Questa stessa misericordia che chiedono i frati, le suore e le monache al momento della loro professione nell’Ordine.

Dio non fa preferenze di persone. Qualsiasi sia la vita di ciascuno, il cammino che uno sta percorrendo c’è sempre una speranza. Dentro la notte più oscura, la disperazione più nera …(non importa di che tipo sia) Dio ci aspetta.

Ci auguriamo e auguriamo a tutti quelli che leggeranno questo messaggio, a tutto l’Ordine Domenicano in Italia la gioia di celebrare questo figlio e fratello in San Domenico.

La beatificazione di p. Lataste doni a tutti di rendere grazie e di predicare sempre e ovunque la bellezza e l’attualità del messaggio di p.Lataste: la misericordia di Dio che non esclude nessuno e che si offre a tutti.

Le domenicane di Betania a Torino"

 

 

domenicani.it

 

 

 

Beatificazione di Padre Lataste, 2-3 giugno 2012 a Besançon

 

 

 

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Prayer of Father Lataste

 

Oh my Jesus, I want to love You.

Give yourself to me and grant that

I may give myself to You.

Make me one with You.

May my will be Yours.

Unite me to You, so that I may live

Only in and for You.

Grant that I may spend for You,

All that I received from You,

Keeping nothing for myself.

May I die to all for You

And bring others to You.

Oh my Jesus, many others.

Amen.

 

 

 Soeur-Pia-Elisabeth--Mgr-Andre-Lacrampe--Mgr-Bernard-Podvi.jpg

De gauche à droite : Soeur Pia-Elisabeth, Mgr André Lacrampe,

Mgr Bernard Podvin, Frère Jean-Marie Gueullette

Conférence de presse, avril 2012

Diocèse de Besançon

 

 

 

 

Prayer for the Canonization of

Fr. M. Jean‐Joseph Lataste, OP

 

This prayer was used for Père Lataste’s cause

for beatification. It should be continued, for canonization

 

Heavenly Father, source of all Holiness,

You raise up within the Church in every age,

Men and women who serve

With heroic love and dedication.

You have blessed Your Church

Through the life and Ministry of

Your faithful Servant, the Apostle of Prisons,

Père Marie Jean‐Joseph Lataste, O.P.

He has written and spoken well of

Your Divine Son, Jesus Christ,

And was a true instrument of the Holy Spirit

In touching the hearts of countless prisoners.

If it be according to Your Will,

For the Honor and Glory of the Most Holy Trinity,

And for the salvation of souls,

We ask You to move Your Church

To proclaim him a Saint.

We ask this prayer through Christ, our Lord.

 

 

 

Fr. M. Jean-Joseph Lataste, OP

 

 

 

Fr. M. Jean-Joseph Lataste, a Word of Hope

 

 

 

Pere-Marie-Jean-Joseph-Lataste--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Prayer for Beatification and Canonization

of Pere Lataste

 

This prayer is to be prayed privately, because it is not officially recognized, by church authorities.

O Lord of all that is good and holy, You see those of us who love and serve You faithfully. If it be Your Will, I ask you to glorify Your faithful friar, Father Marie Jean-Joseph Lataste, O.P. He exemplified Jesus' teachings on mercy, forgiveness, and love. He taught the forgotten, the poor, the marginalized, and the imprisoned, that all Your people are loved equally by You. Pere Lataste said that the prisoner was loved the same as a Priest, in Your eyes. His clear and courageous preaching of Your Truth converted many hardened hearts to embrace the Faith. His love for the Blessed Mother moved many to love Your Son. He inspired the lives of the women prisoners in Cadillac, France, to establish the Dominican Sisters of Bethany. He gave his life all for You, zealously bringing people to You. His will was to do Your Will.

Lord, if it be Your Divine Will, I ask you to glorify Your loving and faithful Servant, Father Marie Jean-Joseph Lataste, O.P. I ask this in the Name of Jesus Christ, Your Son, our Lord and Savior. Amen.

 

 

 

Pere-Jean-Joseph-Lataste--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 15:26

Marie-Anne--Damien-et-leurs-5-enfants--de-Bians-les-Usiers-.jpgMarie-Anne, Damien et leurs 5 enfants

de Bians-les-Usiers (Doubs)

 

 

 

Amour, mariage, bonheur... disputes, haine, séparation, instance de divorce, puis.... pardon, réconciliation, renaissance, nouveaux enfants... famille unie dans la Foi et le Sacré-Coeur Miséricordieux de Jésus.

 

 

Marie-Anne--Damien-et-leurs-5-enfants--de-Bians-le-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 Marie-Anne--Damien-et-leurs-5-enfants--de-Bians-le-copie-2.jpg

 

 

 

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 12:11

Faverney, parousie.over-blog.fr

 



Attestation d'un hérétique converti après

le Miracle Eucharistique de Faverney en 1608



"Messieurs,


J’ai su par le sieur docteur Jean Clerc, avocat au parlement de Dole, qu’il a plu à Leurs Altesses Sérénissimes (Albert et Isabelle, gouverneurs de la Franche-Comté et des Pays-Bas) de vous donner en garde une des saintes Hosties du miracle de Faverney. J’ai su aussi que vous avez été informés du grand bien qui m’a été accordé par la miséricorde de Dieu pour avoir été présent audit miracle, dont je lui rends grâces à jamais. Et puisque vous désirez de moi une attestation, je ne vous la refuserai pas, et je ne cesserai pas du reste de raconter les merveilles de mon Dieu, surtout celles qui lui procureront honneur et gloire.

Donc je vous dis et certifie en vérité que le 26ème de mai 1608, revenant de Présignys et Fouvent où j’avais traité quelques affaires avec le sieur Baron de Lanque, je me rendais à Montbéliard, mon lieu d’origine. Je passai à Vesoul tout au matin. Là je trouvai la population en émoi pour avoir su que la nuit précédente, en l’église abbatiale de Faverney, il s’était fait un grand miracle qui durait encore, assurait-on. Aussitôt je résolus de satisfaire ma curiosité plutôt que ma dévotion, étant hérétique. Et je partis audit Faverney avec plusieurs milliers de personnes, tant dudit Vesoul que des lieux circonvoisins, qui accouraient là à la nouvelle dudit miracle. Arrivé là je m’approchai d’un endroit de ladite église qui sépare le chœur de la nef par un treillis de fer fort épais où je vis des marques d’un grand embrasement. De tous côtés, c’étaient cendres et charbons et le reste d’un autel de bois apprêté, me dit-on, la veille pour exposer le saint Sacrement, et qui était en partie brûlé. Et au milieu de toutes ces marques et restes d’un grand feu je vis un ostensoir d’argent, doré aux moulures et extrémités, qui était en l’air sans toucher aucun appui, ni être soutenu par rien. Cela me fit frémir, tout hérétique que j’étais. Et je refusais de croire ce que je voyais, si bien que je sortis de l’église et y rentrai plus de trente fois pour voir et revoir et, s’il était possible, comprendre un tel miracle. Enfin, après avoir prié Dieu de me faire la grâce d’être éclairé de ma foi, je réfléchis que tel ostensoir ne pouvait naturellement rester en l’air sans une cause surnaturelle, qu’il devait plutôt tomber en bas, étant lourd d’environ un marc (1), je l’affirme, étant orfèvre de profession. Ce qui redoublait mon étonnement, c’est que ledit ostensoir et le saint Sacrement avec les reliques enchâssées au même ostensoir et les papiers fermant le tube de cristal contenant un débris du doigt de sainte Agathe, martyre, n’avaient pas été brûlés. Pourtant de tous côtés je voyais et le marbre brisé et l’un des chandeliers d’étain en partie fondu et lesdits treillis tous blanchis par avoir été ardents par la grande chaleur et véhémence dudit embrasement, de plus le baldaquin qui couvrait ledit autel n’était pas brûlé au-dessus et à l’endroit du saint Sacrement ; et les parchemins contenant les bulles et indulgences, quoique relevés du milieu des cendres, n’étaient aucunement brûlés, sauf le sceau de cire fondu. Tout cela considéré je ne pus m’empêcher d’être touché en l’âme et obligé de croire ce que ma religion pour lors m’empêchait de croire. Si bien qu’à l’instant je me mis à genoux pour adorer Dieu que je voyais en l’air vaincre les flammes et le prier de me faire la grâce de pouvoir un jour être débarrassé de toutes erreurs, promettant d’apporter de mon côté toute ma force, vigilance et sollicitude nécessaires. Ce que Dieu, par sa sainte miséricorde, m’accorda, exauçant ma prière. Car depuis je n’ai cessé de m’informer des points de la foi catholique, apostolique et romaine, desquels je n’aurais pas voulu m’imformer, je le pense, si par tel spectacle Dieu ne m’eût poussé à me faire éclairer tant auprès de plusieurs prêtres séculiers que religieux capucins, jésuites et autres personnes. Donc, environ quatre ans plus tard, je fis abjuration de toute hérésie et instamment profession de la foi catholique, à Besançon, par-devant le Révérend Père reclus pénitencier, après toutefois avoir été suffisamment débarrassé des doutes de mon erreur par la peine qu’en prit plusieurs jours le R. P. Pierre Marius de la Société de Jésus, alors recteur au collège de Porrentruy. Et depuis je n’ai cessé, comme aussi le Révérend Père au temps de sa demeure audit lieu, d’exhorter ma femme et ma famille d’en faire de même, ce qu’il a plu encore à Dieu de m’accorder, si bien que je me suis retiré dudit Montbéliard pour aller habiter Delle qui est en Ferrette sujette, à haute puissance et catholique maison d’Autriche, et cela depuis un an environ. Je remercie mon Dieu de m’avoir fait telle grâce que parmi plusieurs m’écoutant raconter ce grand miracle en toutes ces circonstances, les uns agités, hésitants, ne savent plus où ils en sont ; les autres convertis, notamment ma mère défunte à qui Dieu fasse miséricorde. Peu de temps avant sa mort, je lui déclarai ma situation, au risque d’encourir sa disgrâce. Le contraire arriva, car m’ayant entendu et les raisons qui m’avaient amené à me convertir, elle se prit à verser un torrent de larmes, m’embrassant de joie, et triste de ne pouvoir faire pour son salut ce qu’elle eût voulu faire si elle n’eût été attachée à un mari en secondes noces. Elle mourut en telle volonté, désirant un Père confesseur auprès d’elle, ce qui toutefois ne peut être, Dieu lui fasse miséricorde. Et depuis, un mien frère converti a fait profession publique à Porrentruy, avec une femme également hérétique venue de Franquetalle. Je prie encore mon Dieu de vouloir dans la suite toucher le reste des hérétiques en même sorte, pour le louer et bénir actuellement. De tout ce que dessus je vous assure la vérité en conscience et prie encore mon Dieu de me faire la grâce de persévérance en ladite foi jusquà la fin et de continuer à vous favoriser de ses saintes grâces. C’est de quoi je le prie instamment, et vous, Messieurs, de me tenir pour toujours en qualité de

Votre très humble serviteur,

Frédéric VUILLARD,

de Belfort, ce 26ème juin 1619."


(1) Prononciation : [mark]. Le Marc est une ancienne unité de masse : poids de huit onces, soit 244,7529 grames, qui sert à peser l'or et l'argent, d'où le nom de la monnaie : le marc ou le mark.


Faverney--3-.gif

Né dans une famille luthérienne de Montbéliard, Frédéric Vuillard, raconte dans cette lettre au Parlement de Dôle (Jura), sa conversion, à l’âge de 27 ans, face au Miracle de Faverney qui l’obligea « à croire ce que sa religion pour lors l’empêchait de croire ». Ce texte est tiré du livre de l’Abbé Tournier "Le Miracle de Faverney vu et raconté par un protestant de Montbéliard", 3ème édition, Imprimerie Jacques et Demontrond, Besançon, 1932.

(Source : http://prieure2bethleem.free.fr/).


Sainte-Hostie-a-Faverney--Haute-Saone-.jpg

 

 

Miracle Eucharistique de Faverney en 1608

 

 

Sainte-Hostie-a-Faverney--Haute-Saone---3-.jpg

 

 

Sainte-Hostie-a-Faverney--Haute-Saone---4-.jpg

 

 


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