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  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 14:35

 

 

Prière de Francis Jammes « Je Vous salue, Marie »

 

"Agonie"

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère

Tandis que des enfants s’amusent au parterre ;

Et par l’oiseau blessé qui ne sait pas comment

Son aile tout à coup s’ensanglante et descend,

Par la soif et la faim et le délire ardent :

Je Vous salue, Marie.

 

"Flagellation"

Par les gosses battus par l’ivrogne qui rentre,

Par l’âne qui reçoit des coups de pied au ventre

Et par l’humiliation de l’innocent châtié,

Par la vierge vendue qu’on a déshabillée,

Par le fils dont la mère a été insultée :

Je Vous salue, Marie.

 

"Couronnement d'épines"

Par le mendiant qui n’eut jamais d’autre couronne

Que le vol des frelons, amis des vergers jaunes,

Et d’autre sceptre qu’un bâton contre les chiens ;

Par le poète dont saigne le front qui est ceint

Des ronces des désirs que jamais il n’atteint :

Je vous salue, Marie.

 

"Portement de Croix"

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids,

S’écrie : « Mon Dieu ! » Par le malheureux dont les bras

Ne purent s’appuyer sur une amour humaine

Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène ;

Par le cheval tombé sous le chariot qu’il traîne :

Je Vous salue, Marie.

 

"Crucifiement"

Par les quatre horizons qui crucifient le Monde,

Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe,

Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains,

Par le malade que l’on opère et qui geint

Et par le juste mis au rang des assassins :

Je Vous salue, Marie.

 

"Invention de Notre Seigneur au Temple"

(rajouté dans la récitation de Philippe Torreton)

Par la mère apprenant que son fils est guéri,

Par l’oiseau rappelant l’oiseau tombé du nid,

par l’herbe qui a soif et recueille l’ondée,

Par le baiser perdu par l’amour redonné

Et par le mendiant retrouvant sa monnaie :

Je Vous salue, Marie.

 

Source : Francis Jammes in « L’Église habillée de feuilles », du recueil « Clairières dans le Ciel », 1902-1906 ; (chapitre "ROSAIRE" – "33. Agonie", dernière strophe : "ROSAIRE" - "31. Annonciation"), 1905.

 

 

 

 

Lecture de Philippe Torreton

Vendredi Saint 10 avril 2020

Notre-Dame de Paris

 

 

 

 

Reprise du poème de Francis Jammes

par Georges Brassens, "La Prière" (1953)

 

 

"Usque ad mortem obœdiens factus"

"Il s'est fait obéissant jusqu'à la mort"

cf Philippiens 2 : 8

 

 

Vidéo ktotv.com

 

 

Diocèse de Paris

 

 

 

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 13:56

 

 

Prière à Sainte-Anne

 

« C'est à cause des vertus qui abondaient dans votre âme, ô Sainte très-glorieuse, que Dieu vous a choisie pour donner au monde la Vierge Marie, cette fleur, d'où est sorti le fruit de Vie ! Ah ! priez-la, cette fille bien-aimée, qui est la mère du Rédempteur et l'épouse du Saint-Esprit, qui est la Reine des anges et l'Impératrice du ciel et de la terre, priez-la bien pour moi, afin qu'elle m'obtienne de son cher fils JÉSUS, qui jamais ne lui refuse rien, le pardon de tous mes péchés et les grâces dont j'ai besoin. Glorieuse amie de DIEU, venez à mon aide en toutes mes adversités, et défendez-moi de la fureur de mes ennemis, tant visibles qu'invisibles, afin qu'ils ne me puissent nuire en aucune manière. Ainsi soit-il ! »

 

« SAINTE ANNE », « Heures à l’usage de Besançon, imprimées chez Lecoq, à Troyes, 1546 », in « Choix de prières d'après les manuscrits du IXe au XVIIe siècle » (pages 373-374), par Léon Gautier, 2e édition (1864) ; Victor Palmé, éditeur (22, rue Saint-Sulpice à Paris), imprimerie Jouaust § Fils (338, rue Saint-Honoré à Paris).

 

 

Prières et chants à Sainte Anne d'Auray

 

 

 

 

 

 

Chants à Sainte-Anne (français-breton), Diocèse de Quimper

 

 

 

 

Kantikoù (Cantiques)

 

 

"Sainte-Anne apprenant à lire à la Vierge" Marie enfant

Bartolomé Esteban Murillo (~ 1655)

Huile sur toile, Musée du Prado, Madrid

 

 

 

 

Liturgie de la Fête de Sainte-Anne le 26 juillet

(français-latin)

 

 

"Sainte-Anne et la Vierge Marie"

Huile sur toile, XVIIe siècle, par Castillo

(le père Agustín del Castillo, ou son fils Antonio del Castillo y Saavedra ?)

 

 

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 08:01

 

 

Prière à Notre-Dame de Paris du Cardinal

François-Marie-Benjamin Richard de La Vergne

en la Fête solennelle de la glorieuse Assomption de Marie, le 15 août 1893

 

Prosternés au pied de votre antique statue, Mère Immaculée de Dieu, nous nous plaisons à vous saluer du nom de Notre-Dame de Paris.

C’est dans cette vénérable basilique que, pendant de longs siècles, nos pères vous ont invoquée ; les Saints de la France, les plus illustres Saints des autres contrées, se sont agenouillés ici ; c’est ici que la France vous a été solennellement consacrée par l’un de ses souverains.

Cette église a été associée à toutes les joies et à toutes les tristesses de notre nation : on y a célébré nos plus glorieux triomphes, on y a pleuré nos désastres. Aux jours de nos plus coupables égarements, on y a remplacé par un culte sacrilège l’adoration de votre Fils Jésus ; et, quand vous nous avez obtenu miséricorde, votre peuple est venu de nouveau se mettre à vos pieds et vous reconnaître comme sa Mère et sa Reine.

Ô Notre-Dame de Paris, au nom de tous ces grands souvenirs, au nom du maternel amour que vous avez toujours eu pour Paris et pour la France, nous vous supplions de garder dans nos âmes l’amour de Jésus-Christ et de son Église ! Défendez-nous de la contagion de l’impiété et du vice ; faites que nous soyons toujours des enfants qui vous aiment ! Donnez-nous des Saints qui nous rendent la foi et les vertus des anciens jours.

Ô Reine, Ô Mère, à genoux devant votre image, à la place même où les Saints, nos pères et les protecteurs de notre France, vous ont si souvent invoquée, nous voulons prier comme eux et surtout vivre et mourir comme eux. Exaucez-nous ! Ainsi soit-il !

 

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26 mars 2019 2 26 /03 /mars /2019 07:48

 

 

Notre-Dame du Marillais

 

La Sainte Vierge apparaît en 430 dans un peuplier à Saint Maurille, Évêque d’Angers (ou « Maurille d’Angers », « du Milanais », « le jardinier », « Maurile », « Maurilius »), et lui demande d’instaurer la Fête de Sa glorieuse Nativité le 8 septembre (pour la 1ère fois) dans tout son diocèse. C’est pourquoi cette Fête s’appelle aussi Notre-Dame-(l’)Angevine.

Saint-Maurille serait né en 363 à Milan (Italie), et mort le 13 septembre 453 à Angers à l’âge de 90 ans. Dans « Les petits bollandistes – Vies des Saints… », page 63, tome 11 ci-dessous, ils parlent de sa mort en 426, et, par déduction, de sa naissance en 336à « SAINT MAURILLE DU MILANAIS, ÉVÊQUE D'ANGERS ET CONFESSEUR. 426. Pape : Saint Célestin Ier - Empereur d'Occident : Valentinien III. ‘’La prière du juste est la clef du ciel ; la prière monte, puis elle fait descendre la miséricorde divine’’ (Saint Augustin) ». Cela semble peu vraisemblable, car de nombreuses sources parlent de sa mort en 453 (cf apparition de la Vierge Marie à Maurille en 429 ou en 430).

Par ailleurs, il ne faut pas confondre Saint-Maurille (fête le 13 septembre) avec le ‘’Bienheureux Maurille’’, Archevêque de Rouen (né avant l’an 1000, mort en 1067 ; fête le 9 août) ; ni avec Maurille, Évêque de Cahors (ou Maurillon, mort en 580 ; fête le 10 janvier).

 

 

 

Prière ancienne à Notre-Dame du Marillais

 

« O Très-Sainte Vierge Marie, par votre immaculée Conception et votre glorieuse Nativité, soyez-nous toujours Notre-Dame-l’Angevine. Comme vous nous avez aimés dès le commencement, aimez-nous jusqu’à la fin. Faites que nous vous servions, comme le faisaient nos pères, d’un cœur joyeux et d’un amour filial, afin que vous vous plaisiez à être toujours la Patronne et la Reine de ces contrées que vous avez comblées de vos faveurs, en tant de sanctuaires miraculeux et durant la longue suite de tant de siècles. »

 

Source : « Notice sur Notre-Dame-du-Marillais ou Notre-Dame-l'Angevine », page 39, par le Prêtre et chanoine François-Jean Bellanger, 1873.

 

 

 

 

 

 

Vidéo "Le Marillais" par "Etoile Notre Dame"

 

 

Sainteté et miracles de Maurille, Évêque d’Angers

 

« Maurille naquit dans une bourgade du Milanais, de parents très-illustres et qui joignaient à une haute naissance une grande vertu et une piété singulière. Ils le mirent, presque au sortir du berceau, sous la discipline de saint Martin, qui, après avoir quitté la Hongrie, s'était bâti à Milan un monastère, où il élevait les jeunes gens dans la vertu et l'étude des saintes lettres. Mais comme ce grand Saint ne put faire longtemps ces pieuses fonctions, parce que les Ariens, qui ne pouvaient souffrir l'éclat de sa sainteté, le contraignirent à sortir de la ville après l'avoir ignominieusement fait fouetter par tous les carrefours, Maurille se vit bientôt privé de ce cher maître. Pendant qu'il attendait, dans ce monastère, que Dieu lui en donnât un autre, saint Ambroise, évêque de Milan, l'en retira pour le faire lecteur dans son église. Peu de temps après il perdit son père, qui était gouverneur de la province ; et alors, voulant pratiquer le conseil de l'Evangile, il renonça à tous ses biens, quitta sa mère et son pays, et se rendit auprès de saint Martin, qui avait été élevé au siège métropolitain de Tours. Il y passa quelques années dans le chant des divins offices ; mais le saint prélat, le jugeant capable de ministères plus relevés, lui conféra les Ordres sacrés, et enfin le sacerdoce, malgré les grandes résistances que son humilité lui fit apporter à sa promotion. Cette éminente dignité lui fut un puissant motif de mener une vie encore plus austère que celle dont il avait fait profession jusqu'alors, afin de se mettre en état de recevoir une plus grande abondance de grâces, et de suivre Notre-Seigneur partout où il l'appellerait. Après avoir demeuré quelque temps avec saint Martin et profité de ses admirables instructions, il se rendit à la ville d'Angers pour y travailler au salut des âmes. Dès qu'il y fut arrivé, ayant appris qu'il y avait dans un village voisin un ancien temple dédié au culte des idoles, il résolut de le détruire ; mais, comme il ne put pas se servir des hommes pour cela, il eut recours à Dieu, et le pria de ruiner lui-même un lieu où tant d'âmes étaient séduites par l'artifice des démons. Au même instant le feu descendit du ciel, et mit en cendres le temple et tous les simulacres que l'on y adorait. Il y fit ensuite bâtir à Jésus-Christ une église qu'il administra pendant douze ans avec une extrême ferveur, et autour de laquelle vint se grouper une population qui donna naissance à la ville actuelle de Chalonne. Notre Saint y fixa sa demeure habituelle, y fonda même un monastère, et en fit comme le centre de ses prédications apostoliques.

Sa sainteté éclata par plusieurs miracles. Un habitant du village de la Possonnière, depuis longtemps perclus de ses deux mains, entendit, pendant son sommeil, une voix qui lui dit : « Va trouver le serviteur de Dieu Maurille, prie-le de faire le signe de la croix sur tes mains, et en même temps tu en recouvreras l'usage ». Il le fit, et Maurille, après avoir passé un jour et une nuit en prières, le guérit instantanément par la vertu de ce signe de notre salut. On lui amena aussi une femme aveugle que l'on avait garrottée et liée de deux chaînes, parce qu'elle était possédée d'un furieux démon qui lui avait causé son infirmité. Il la regarda d'un œil de compassion, et son seul regard eut tant de force, qu'il contraignit le démon de sortir du corps de cette malheureuse. Il imprima ensuite le signe de la croix sur ses yeux, et, par ce moyen, lui rendit l'usage de la vue. Il sauva encore de la mort, par ce remède, un berger qui avait été mordu d'une vipère. Il obtint un fils par ses prières à une femme d'Angers que son âge et sa stérilité naturelle mettaient hors d'état d'avoir jamais des enfants. Il y avait près du village de Chalonne, où il faisait sa résidence, un temple abominable, nommé Prisciacus, dans lequel les païens avaient réuni quantité d'idoles qui étaient tous les jours les objets de leurs adorations et de leur culte profane. Maurille, plein de zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, s'y transporta pour détruire, s'il lui était possible, ce repaire des esprits immondes. Les démons qui s'y faisaient adorer s'écrièrent alors : « Pourquoi, Maurille, nous persécutez-vous avec tant de rigueur ? Nous ne saurons plus où nous cacher dans tout ce pays. Vous nous cherchez partout et vous nous forcez de tous côtés de nous enfuir ». Le Saint, sans avoir égard à leurs plaintes, les chassa par le signe de la croix ; et, ayant fait faire un monceau de toutes les idoles, il y fit mettre le feu et le réduisit en cendres. Enfin, sur les ruines de ce lieu d'abomination, il fit bâtir un beau monastère, qui fut bientôt rempli de saints religieux. C'est le prieuré de Saint-Pierre de Chalonne, qui fut donné dans la suite à l'abbaye de Saint-Serge par les évêques d'Angers, et reconstruit sous le patronage de Notre-Dame. Il guérit encore, par sa seule présence, un religieux tourmenté de la fièvre.

Des marchands avaient plusieurs esclaves de l'un et de l'autre sexe qu'ils emmenaient en Espagne, où ce commerce était en vogue. Un de la troupe passant auprès de l'église de notre Saint, se sauva dedans, et, se jetant à ses pieds, le pria avec larmes de le délivrer de cet état de servitude, en employant pour cela le grand crédit qu'il avait auprès de Dieu, ou en payant sa rançon à son maître, surtout parce qu'il avait été furtivement enlevé de son pays pour être vendu dans une terre étrangère. Maurille, vivement touché de sa misère et de son injuste captivité, parla en sa faveur au marchand à qui il appartenait mais celui-ci, demeurant inflexible, commanda au contraire à ses gens de le tirer par force de l'église. Alors le Saint se prosterna à terre et fit cette prière : « Seigneur, Dieu tout-puissant, qui ne manquez jamais d'assister de votre miséricorde ceux qui sont dans l’angoisse et dans l'affliction, je vous prie de secourir ce captif et d'avoir pitié de l'amertume dont son cœur est pénétré ». Il n'eut pas plus tôt achevé ces paroles, qu'une fièvre saisit le marchand avec tant de violence, qu'elle lui ôta la vie avant qu'il pût se repentir de sa dureté. Tous les autres de la compagnie, croyant que la terre allait s'ouvrir pour les engloutir, eurent recours aux larmes, et supplièrent instamment le Saint d'obtenir grâce pour le défunt et d'user d'indulgence envers eux. Il se prosterna de nouveau à terre, et ne s'en releva point qu'il n'eût obtenu au marchand défunt la vie du corps et de l'âme. Ces miracles furent cause que l'esclave fut mis en liberté, et que les marchands, reconnaissant la vertu de notre Saint, lui firent de grands présents, dont il appliqua une petite partie à son église et fit distribuer le reste aux pauvres. Nous passons sous silence d'autres merveilles de cette nature que saint Maurille a opérées pour le soulagement des infirmes et des malheureux, afin de parler de sa promotion au siège épiscopal d'Angers.

 

 

Après la mort de l'évêque de cette ville, tous les habitants et la noblesse s'assemblèrent pour en élire un autre en sa place. Chacun avait ses vues particulières, fondées plutôt sur des intérêts humains que sur le zèle de la gloire de Dieu. Les sentiments étant ainsi partagés, saint Martin, qui avait droit de présider à cette élection en qualité de métropolitain, y arriva. Il écouta patiemment les avis des uns et des autres ; mais, comme il avait le mot du ciel, il réunit aussitôt les esprits en faveur de Maurille, qui était assez connu par le mérite de sa vertu et par le bruit de ses miracles. On députa sur-le-champ des ecclésiastiques pour aller le prendre dans son église de Chalonne et l'amener à Angers, malgré toutes les résistances qu'il pourrait faire. Les envoyés exécutèrent fidèlement leur mission : ils amenèrent Maurille, et Dieu confirma par une merveille le choix que l'on avait fait de sa personne. Comme les deux Saints entraient dans l'église, une colombe d'une blancheur admirable descendit visiblement sur la tête de Maurille et s'y reposa, s'en retirant seulement lorsque, dans la cérémonie de la consécration, il fallait que saint Martin lui imposât les mains. Ce grand archevêque disait depuis, que non-seulement le Saint-Esprit avait présidé sous la figure d'une colombe à l'ordination de Maurille, mais encore que des troupes d'anges y avaient assisté. Il passa la nuit suivante en prières dans son église, afin de demander à Dieu les grâces nécessaires pour s'acquitter dignement des fonctions apostoliques, auxquelles il venait d'être destiné par son sacre ; et nous ne devons pas douter qu'il n'ait été exaucé, puisqu'il parut toujours un parfait imitateur des Apôtres, tant par la sainteté de sa vie que par les miracles qu'il opéra. En effet, sa parole chassait les démons des corps des énergumènes ; ses prières rendaient la santé aux malades, et le signe de la croix qu'il imprimait avait la force d'éclairer les aveugles, de faire marcher les paralytiques et même de ressusciter les morts. Il était orné d'une simplicité apostolique ; il avait une pureté de cœur qui ne se trouve ordinairement que dans les anges ; il mortifiait sa chair par de longues veilles et des jeûnes continuels ; il demandait sans cesse à Dieu qu'il conservât le troupeau qu'il lui avait confié, et qu'il ne permît pas que le démon lui ravît aucune de ses ouailles.

Nous avons un exemple prodigieux et presque incroyable de ce zèle ardent du salut des âmes que la divine Providence lui avait commises. L'enfant qu'il avait obtenu par ses prières à une femme stérile, dont nous avons parlé, tomba dangereusement malade. Sa mère, appréhendant qu'il ne mourût avant d'avoir reçu le sacrement de la confirmation, que l'on donnait en ce temps-là aux enfants, l'apporta promptement à l'église de Saint-Pierre, pour prier saint Maurille de le lui administrer. Le saint prélat célébrait alors solennellement la messe. On l'avertit de ce qui se passait ; mais, comme il était en ce moment à la consécration des divins mystères, ne croyant pas pouvoir l'interrompre, il continua toujours ses dévotions. Cependant cet innocent mourut sans avoir reçu le Saint-Esprit par l'imposition des mains de l'évêque. Quand il apprit cet accident, après la cérémonie, on ne peut exprimer la douleur qu'il en eut ; il déplora ce malheur à chaudes larmes, et, comme s'il y avait eu de sa négligence, parce que peut-être sa ferveur l'avait un peu trop arrêté, il résolut d'expier cette faute par une pénitence de plusieurs années. Il ne lui était pas facile de la faire, à la vue de son peuple, telle qu'il l'aurait souhaitée. C'est pourquoi, après avoir longtemps combattu en lui-même, il forma le dessein d'abandonner son évêché et de se retirer en quelque lieu inconnu, pour y pratiquer, en liberté, toutes les austérités qu'il croyait avoir méritées par ce manquement. Il exécuta aussitôt ce projet, et, sortant en cachette de sa ville épiscopale, il se rendit à un port de mer. Là, étant sur le rivage, en attendant le départ d'un vaisseau, qui allait en Angleterre, il écrivit sur une pierre, mû sans doute par une secrète inspiration divine, son nom, sa qualité et le jour de son passage. Etant en pleine mer, il s'aperçut qu'il avait emporté sur lui les clefs des reliques de son église, et, comme il les tenait dans ses mains, examinant en lui-même pourquoi il les avait prises, le démon, qui ne cherchait qu'à le troubler davantage et à augmenter sa douleur par un nouveau sujet de tristesse, les fit tomber dans l'eau. Alors le Saint fondant en larmes, s'écria par un esprit de prophétie : « Si je ne retrouve point ces clefs, je ne retournerai jamais dans le pays que j'ai quitté ». Dès qu'il fut débarqué, il prit un pauvre habit, et, cherchant un lieu où il pût demeurer inconnu aux hommes, il se loua à un seigneur, pour être son jardinier, afin de mortifier son corps par les fatigues continuelles de cet exercice. Dieu bénissait tellement son travail, que son jardin fournissait abondamment toutes sortes de légumes, et sa vertu le faisait singulièrement aimer de son maître et de tous ses domestiques.

 

 

Le clergé et le peuple d'Angers furent extrêmement affligés de ne plus voir le bienheureux pasteur que le ciel leur avait donné. Plusieurs apprirent par révélation que l'absence d'un si saint homme serait suivie de grands malheurs sur tout leur pays, s'ils ne faisaient leurs diligences pour le retrouver. Ils s'assemblèrent donc tous et choisirent quatre d'entre eux pour aller s'informer de tous côtes si l'on n'en avait, rien appris. Ces députés parcoururent pendant sept ans presque tout le continent d'Europe, sans rien découvrir, il ne restait plus que l'Angleterre où ils ne fussent pas allés. Ils se rendirent donc à un port de la Bretagne-Armorique, pour v passer dans le premier vaisseau qui y ferait voile. Comme ils attendaient que l'équipage fût prêt et le vent bon, ils aperçurent sur une pierre, le long du rivage, ces paroles que le Saint avait écrites : « Par ici passa Maurille, évêque d'Angers », avec la date du jour de son départ. Cette heureuse découverte leur donna l'espérance de le trouver au-delà de l'Océan. Ils s'embarquèrent avec joie et ils faisaient une bonne navigation, lorsque subitement un gros poisson s'élança de la mer dans leur navire. Cette merveille les étonna ; mais ils furent bien plus surpris, lorsqu'après l'avoir ouvert, on lui trouva dans le ventre les clefs des reliques de l'église d'Angers. Ils craignirent d'abord que Maurille ne fût ainsi tombé dans la mer et n'eût été dévoré par les poissons, et cette pensée les consterna. Mais ils furent rassurés la nuit suivante, dans une vision qu'ils eurent tous quatre, et dans laquelle on les exhorta à poursuivre leur route, avec l'espoir qu'ils auraient enfin le bonheur de rencontrer leur saint évêque. Fortifiés par cette espérance, ils arrivèrent en Angleterre ; et, par le ministère des anges, qui leur servaient de guides, ils allèrent directement à la maison du seigneur où leur prélat était jardinier. Ils ne furent pas plus tôt entrés dans la basse-cour, qu'ils l'aperçurent portant des légumes pour la table de son maître. Ils se jetèrent à l'heure même à ses pieds, et, versant des torrents de larmes, ils le conjurèrent de revenir dans sa ville épiscopale, pour y reprendre le gouvernement de son Eglise. « Je ne puis », leur dit-il en pleurant, « faire ce que vous me demandez, parce j'ai fait un serment de n'y jamais retourner que je n'ai auparavant retrouvé les clefs des reliques que j'ai laissé tomber en passant la mer ». Les députés les lui montrèrent aussitôt et lui racontèrent tout ce qui leur était arrivé. Ainsi, ne pouvant plus douter de la volonté de Dieu sur lui, après tant de prodiges, il acquiesça à leur désir. Les habitants ce pays-là lui firent tous les honneurs possibles, admirant ce changement merveilleux d'un évêque en un jardinier, et ensuite d'un jardinier en un évêque. Ils lui firent aussi de grands présents et le conduisirent en pompe jusque sur son vaisseau. La nuit de son départ, un ange lui apparut et lui dit : « Levez-vous, Maurille, et rendez-vous incessamment à votre peuple, qui désire avec ardeur votre retour. Vos prières et votre piété ont conservé vos ouailles durant votre absence ; et même, pour récompense de votre vertu, Dieu vous restituera l'enfant dont vous déplorez la mort depuis si longtemps ».

Il est impossible de décrire l'allégresse que ses enfants spirituels ressentirent lorsqu'ils eurent le bonheur de voir et d'embrasser leur saint pasteur ; et elle fut d'autant plus grande que sa retraite inespérée leur avait causé plus de douleur. Dès qu'il fut arrivé, il se rendit au tombeau de l'enfant, le fit ouvrir, et, se sentant animé d'une ferme confiance en Dieu, il se mit en oraison et gémit longtemps, les yeux et le visage baignés de larmes. Enfin, par la ferveur de sa prière et par la force de ses soupirs, il le ressuscita, et, à cause de cette seconde naissance, lui donna le nom de René, à la confirmation qu'il lui conféra sur-le-champ. Depuis, il en eut un soin tout particulier, le destina aux autels, le forma à la vertu, et en fit un si saint homme qu'il l'eut enfin pour successeur au siège d'Angers. - Nous savons bien que quelques écrivains modernes ont révoqué en doute la vérité de toute cette histoire ; mais comme leurs meilleures raisons ne consistent qu'en des difficultés apparentes que leur préoccupation les a empêchés de développer, ou en des sophismes qui se détruisent d'eux-mêmes, nous avons cru ne pas devoir abandonner pour cela l'ancienne tradition de plus de douze cents ans, des Eglises d'Angers, en France, et de Sorrento, dans le royaume de Naples, desquelles saint René a été évêque ; ni l'autorité de saint Fortunat de Poitiers, de saint Grégoire de Tours, et de plusieurs historiens très-dignes de foi, qui, tous, conviennent de ce que nous avons rapporté. On peut voir la savante dissertation que les chanoines de la cathédrale d'Angers ont faite en 1650, pour établir ce point d'histoire et répondre aux objections d'un théologien qui l'avait combattu plutôt par des subtilités de pure critique que par des arguments solides et convaincants.

Pour confirmer ce grand miracle, que ces esprits incrédules et ennemis de la gloire des Saints ont peine d'avouer, nous en rapporterons ici quelques autres que saint Maurille a opérés depuis son retour dans son diocèse. Un artisan s'était mis un dimanche à son travail ordinaire, sans respecter la sainteté de ce jour ; mais le manche de la cognée dont il se servait lui demeura tellement attaché à la main, qu'il lui fut impossible de l'en ôter. Après avoir été cinq mois dans cet état, souffrant des douleurs très-aiguës, il eut recours au saint évêque, lui confessa sa faute, et le pria avec larmes d'avoir pitié de sa misère. Maurille en eut compassion, et, touchant seulement le manche de sa cognée, il fit que ses doigts s'étendirent, que sa main s'ouvrit, et que, la cognée s'en étant séparée, il se trouva parfaitement guéri. Un laboureur, nommé Belgique, commanda, le jour de Pâques, à ses serviteurs de travailler. Ceux-ci ne le firent que par contrainte mais ils n'eurent pas plus tôt commencé, que le maître devint aveugle. Pendant trois ans il souffrit de continuelles douleurs. Au bout de ce temps, il apprit que le bienheureux prélat, qui faisait alors la visite de son diocèse, devait passer par le village où il demeurait ; il pria qu'on le conduisît à ses pieds, espérant que, s'il pouvait toucher le bord de sa robe, il serait aussitôt guéri. En effet, il ne l'eut pas plus tôt fait, avec l'aide de ses amis, qu'il recouvra le parfait usage de ses yeux, que son impiété lui avait fait perdre. Notre Saint revenait un jour de la ville du Mans, où son zèle l'avait fait aller, pour apaiser quelque discorde qui s'y était élevée entre les citoyens ; les habitants des lieux où il passait se présentaient à lui pour recevoir sa bénédiction ; l'un d'eux mit sur le chemin un de ses enfants qui était tellement paralytique dès son enfance, et avait les membres si retirés et si contrefaits, qu'il n'avait presque plus la figure humaine. « Notre saint pasteur », disait-il à sa femme, « peut rendre la santé a notre enfant, et il le fera avec autant de facilité qu'il a rendu la vie à celui qui était dans le tombeau depuis plusieurs années ». Quand le Saint fut près de ce triste objet, tout le peuple se jeta à ses pieds et le conjura d'avoir pitié de l'enfant. Ne pouvant résister aux prières de tant de personnes, il se mit lui-même en oraison, prosterné à terre, et il ne s'en releva qu'après avoir obtenu la guérison du pauvre malade. Un pèlerin était mort subitement dans un village où saint Maurille arriva dans le cours de sa visite, lorsqu'on allait le porter en terre : il pria pour lui, et le mort se leva au milieu de l'assemblée, assurant que les suffrages du saint évêque lui avaient obtenu la vie. Il ressuscita encore un enfant qui n'était que catéchumène, guérit des lépreux, délivra des possédés, et fit plusieurs autres miracles qu'il serait trop long de rapporter.

L'histoire de sa vie ne nous apprend guère de particularités sur ce qu'il a fait depuis son retour à Angers. Elle dit néanmoins beaucoup en peu de paroles, quand elle assure qu'il a mené une vie apostolique, qu'il vivait pauvrement, qu'il ne buvait que de l'eau, et que ses meubles étaient de peu de valeur. En Carême, il ne mangeait qu'une fois en trois jours ; il ne prenait dans ce repas qu'un morceau de pain d'orge fort dur qu'il trempait dans de l'eau tiède, et qu'il assaisonnait d'un peu de sel. Pendant toute la quarantaine, il ne sortait point de sa maison épiscopale, afin de donner tout le temps à la méditation des mystères de notre salut. Il couchait aussi sur la cendre, et ne quittait point le cilice. Dans les Quatre-Temps, il n'avait point d'autre lit que la terre nue. Cependant cette grande austérité ne paraissait pas sur son visage. On y voyait, au contraire, une vive peinture de l'allégresse de son intérieur et de la sérénité de sa conscience. Son silence était gai, et sa gaîté silencieuse. Sa correction était sévère, mais il n'y avait rien de plus agréable que cette sévérité. Il parlait peu dans sa conversation, mais sa modestie parlait beaucoup pour lui. En un mot, il demeura toujours ferme dans toutes les pratiques de vertus qu'il s'était prescrites, et ne se relâcha jamais dans le bien qu'il avait une fois entrepris. Il abolit une superstition dangereuse du paganisme qui était restée dans son diocèse. Il y avait dans un village appelé Commonicus, à quelques lieues d'Angers, une espèce de roche au sommet de laquelle étaient plantées diverses sortes d'arbres. Les paysans de la contrée s'y assemblaient tous les ans pour y faire une fête solennelle qui consistait à passer sept jours entiers en festins, en danses et en autres divertissements des bacchanales. Le plus déplorable, c'est que souvent, au milieu du vin et de la bonne chère, il survenait des querelles où plusieurs étaient blessés et quelquefois même tués, sans que ces misérables en fussent nullement touchés, parce qu'ils se persuadaient que ces accidents arrivaient par une destinée inévitable. Saint Maurille, voulant exterminer ce cruel abus, se transporta sur les lieux, accompagné de quelques religieux, et y passa une nuit en jeûne et en oraison, et le lendemain, au chant du coq, et il en sortit une odeur fétide. Le Saint comprit que Dieu l'avait exaucé, et que Satan avait enfin abandonné ce lieu de perdition. Le peuple, joyeux, se précipita sur les arbres réputés sacrés, et les mit en pièces. Après avoir ainsi purgé cet endroit, Maurille y fit construire une église en l'honneur de la sainte Vierge, Mère de Dieu, et, en mémoire de cet événement, on changea le nom de la colline en celui de Château de la Pierre (Castrum Petræ).

Etant âgé de quatre-vingt-dix ans, qu'il avait passés dans une santé toujours égale, forte et vigoureuse, il tomba malade d'une maladie qu'il jugea, quoique assez légère, être celle qui le mènerait au tombeau. Après la solennité du dimanche, à laquelle il avait officié pontificalement, il assembla ses ecclésiastiques pour les avertir que sa mort était proche. Il les exhorta, pour la dernière fois qu'il leur parlait, à vivre dans une parfaite union entre eux, à se porter les uns aux autres une affection sincère et cordiale, à garder soigneusement la chasteté, à exercer la patience en supportant les défauts de leur prochain, et surtout à se souvenir sans cesse, pour s'exciter à la perfection, qu'ils avaient été rachetés par le sang de Jésus-Christ. Dès que l'on sut qu'il était malade, il vint du monde de tous les lieux voisins, pour le visiter et recevoir sa bénédiction, et sa chambre fut continuellement remplie de personnes qui pleuraient la perte qu'allait faire l'Eglise d'Angers par la mort d'un si saint pasteur. Enfin, le septième jour de sa maladie, qui était le 13 septembre 426, le clergé et le peuple, récitant sur lui des psaumes et d'autres suffrages à son intention, il rendit son âme au Dieu tout-puissant, dans la même innocence qu'il avait après qu'il fut régénéré par les eaux salutaires du Baptême. Ce fut la trentième année de son pontificat.

Dès le XIe siècle, saint Maurille était représenté sur le sceau de l'Eglise d'Angers, bénissant de la main droite et portant de la main gauche le bâton pastoral. - Il est aussi souvent représenté : 1° ressuscitant un enfant qui était mort sans recevoir le sacrement de Confirmation ; 2° avec une colombe voltigeant près de sa tête ; 3° tenant dans la main un poisson de la bouche duquel sortent des clefs.

 

 

CULTE ET RELIQUES.

 

Le corps de saint Maurille fut déposé dans la crypte qu’il s'était préparée au milieu du cimetière de l'église de Saint-Pierre, qui plus tard prit le nom d'église collégiale de Saint-Maurille, et où les peuples vinrent lui rendre leurs hommages. Le diocèse d'Angers le choisit pour son patron principal : titre dont il n'a été privé qu'à la fin du XVIIe siècle ; et il a fallu toute l'apathie du XVIIIe siècle, pour lui faire perdre l'immense popularité dont il avait joui pendant si longtemps. Le retour à la liturgie romaine lui a rendu quelques-uns de ses droits. Autrefois plusieurs jours de fête lui étaient consacrés, en mémoire de plusieurs translations de ses reliques. La première translation, de la crypte où il était enterré sur l'autel de l'église qu'on avait élevée en son honneur, était célébrée le 15 janvier. Au IXe siècle, on transporta son corps dans la cathédrale, par crainte des Bretons qui promenaient partout l'incendie, le ravage et la mort. Au Xe siècle eut lien la plus célèbre des translations, qui fut fêtée le 19 octobre, jour auquel furent réunies toutes les autres, dès la fin du XVIe siècle. Les reliques furent placées dans une riche châsse et la cérémonie fut accompagnée de plusieurs miracles éclatants.

En 1239, le 16 août, il y eut une autre translation des reliques du Saint. La tête fut séparée du corps et déposée dans un riche reliquaire en argent. La grande châsse fut placée sur le grand autel de la cathédrale, et sur quatre colonnes qui lui servaient d'abri à l'autre extrémité. Deux siècles plus tard, cette châsse, commençant à tomber de vétusté, fut remplacée par une autre en vermeil et parsemée de pierres précieuses du plus grand prix. Quand le saint corps y eut été déposé, la châsse fut replacée sur les quatre colonnes où elle resta jusqu'en 1700. A cette dernière date, le grand autel ayant été transporté à la place qu'il occupe aujourd'hui, la châsse y fut également transférée ; on la mit dans un vaste tombeau en cristal que l'on fit suspendre au-dessus de l'autel. A la Révolution, les reliques de saint Maurille furent sacrilégement dispersées, et c'est à peine s'il reste quelques petites parcelles de ce corps vénéré. L'église de Saint-Maurille de Chalonne en possède un os, et celle de Notre-Dame de la même ville conserve précieusement une dent molaire du Saint.

Beaucoup d'églises et d'autels sont dédiés à saint Maurille, en Anjou et ailleurs. Tous les Martyrologes anciens et modernes font mention de ce saint évêque. On montre encore, aux confins de la paroisse de Saint-Maurille de Chalonne et de cette de Chaudefonds, un rocher appelé la Pierre Saint-Maurille, du haut duquel le Saint annonçait la parole de Dieu ; et, sur la voie qui conduit à Montjean, une fontaine, longtemps fréquentée comme miraculeuse, rappelle également le souvenir du saint apôtre, qui, dit-on, la fit jaillir par une vertu surnaturelle. Il reste encore un petit arceau au-dessus de cette fontaine presque abandonnée aujourd'hui. Des paroisses entières y venaient jadis en procession. »

« Acta Sanctorum ; - Cf. Histoire de l'Eglise du Mans, par le R. P. Dom Piolin ; et les Vies des saints de l’Anjou, par le R. P. Dom François Chamard. »

Source : « Les petits bollandistes – Vies des saints…. d’après le Père Giry, ‘’tome onzième – du 10 septembre au 2 octobre’’ », pages 63 à 70, 7e édition, 8e tirage, Paris, 1888 (Bloud et Barral, libraires-éditeurs – 4, rue Madame, et rue de Rennes, 59).

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 11:13

Basilique Notre-Dame de Fourvière

Photo © Mike Knight

 

 

Diocèse de Lyon

 

 

Prières à Notre-Dame de Fourvière

Patronne de Lyon

 

 

 

Prière 1

 

Ô très auguste Mère, Notre-Dame de Fourvière, puissante protectrice des chrétiens, consolatrice des affligés, je me jette, ainsi que tous ceux qui me sont chers, dans le sein de votre clémence et de votre amour ; je les remets entre vos mains et sous la garde spéciale de votre protection.

Recommandez-nous, présentez-nous tous à votre divin Fils, afin qu'après avoir béni nos travaux temporels sur la terre, il nous fasse participer à sa gloire et à son bonheur éternel. Ainsi soit-il !

 

 

 

Prière 2

 

Glorieuse Notre-Dame de Fourvière, vous qui n'avez jamais abandonné ceux qui ont imploré votre secours, plein de confiance en votre bonté, je viens réclamer votre puissante protection auprès de Jésus-Christ votre Fils, persuadé que ce Fils chéri ne me refusera pas les grâces qui lui seront demandées par l'intercession de sa Très-Sainte Mère ; mais quoique je sois indigne de vos bontés, ô Vierge sainte, veuillez jeter sur moi un regard de miséricorde et me permettre de venir souvent prier dans votre sanctuaire afin d'obtenir de vous les grâces toutes particulières que vous accordez aux personnes pieuses qui viennent vous visiter dans votre sainte chapelle de Fourvière. Ainsi soit-il !

 

 

 

Prière 3

 

Ô divine Mère de notre Sauveur, vous qui avez toujours préservé du mal ceux qui ont recours à vous dans leurs moments de détresse et de douloureuse souffrance, combien parmi nous, misérables pêcheurs que nous sommes, ont été soulagés par l'appui de votre clémente bonté en exauçant les vœux qu'ils vous adressaient !...

Veuillez donc, ô bonne Vierge Marie, source infaillible de consolations, nous assister dans nos calamités, qui sont souvent bien terribles sur cette terre d'exil et de cruelles épreuves.

Soutenez-nous dans nos découragements, faites pénétrer dans nos cœurs la Foi, l'Espérance et la Charité, ces trois vertus théologales indispensables pour obtenir vos grâces infinies, pour être secourus et sauvés.

Gémissant sous le poids de nos péchés, nous nous prosternons à vos pieds, ô Mère du Verbe, daignez exaucer nos prières en nous accordant votre divine protection.

Nous mettons toute notre confiance en vous, ô Marie, car vous êtes la mère de Jésus-Christ, notre Seigneur, qui règne dans le ciel. Ainsi soit-il !

 

 

Pierre Bossan

 

 

 

Prière 4

 

Je vous donne mon cœur, ô Vierge Marie conçue sans péché, prenez-le, s'il vous plaît ; à vous dès ce moment et pour tous les jours de ma vie, à vous mes pensées et mes plus intimes sentiments ; à vous mes craintes, mes alarmes, mes regrets, à vous mes désirs et toutes mes plus douces espérances.

Je vous donne, ô ma tendre Mère, je vous consacre mon cœur, mon âme et tout mon être à la vie, à la mort, à l'éternité ; fléchissez Jésus en ma faveur, et sauvez-moi ! Ainsi soit-il !

 

 

 

Prière 5

 

Ô bienheureuse Porte du Ciel, glorieuse Vierge Marie, dont jamais le nom n'a été imploré en vain, quelle âme ne se sentirait profondément émue et recueillie en pénétrant dans ce sanctuaire où tant de vœux se sont exaucés !

Cette ville de Lyon, qui s'est placée sous votre puissant patronage, ne vous a-t-elle pas dû souvent son salut, soit lorsque ses habitants redoutaient un fléau qui étendait de toutes parts ses ravages, soit lorsque les fleuves qui le baignent, menaçaient de la détruire complètement !

Soyez toujours la protectrice de notre France où votre nom est béni ; de cette immense cité, déjà préservée par vous de tant de désastres !

Que votre main bienfaisante déverse en tout temps sur nos campagnes le trésor précieux d'une inépuisable fécondité !

Veillez sur la sainte Eglise, sur le Souverain Pontife, sur les prêtres de ce diocèse ; intercédez pour tous les fidèles et pour tous les misérables pêcheurs !

Que nos prières montent sans cesse vers votre trône avec les parfums de l'encens !

Montrez-vous toujours notre Mère, et prêtez assistance à tous ceux qui se confient en votre appui !

Ave Maria.

 

 

 

Prière 6

 

Ô sainte Mère du Sauveur, qui n'éprouverait un saisissement profond et inexprimable, en arrivant auprès de ce temps où tout parle de votre gloire, où tout rappelle vos bienfaits !

A toute heure des pèlerins, guidés par une foi sincère, viennent prier dans cette enceinte ou y déposer le tribut de leur reconnaissance !

Oh, vous avez raison, vous qui souffrez, vous qui subissez les rudes épreuves de l'adversité, de vous réfugier sous cette égide tutélaire.

L'auguste Reine du Ciel délaissa jamais ceux qui ont espéré en elle, et qui ont imploré son appui.

Qu'ils sont bien inspirés les chrétiens qui chaque jour, ô Marie, invoquent votre bienveillance, soit pour eux-mêmes, soit pour leurs parents et leurs amis !

Leurs espérances ne seront point déçues, leurs vœux seront toujours écoutés !

Et vous, Mère de miséricorde, recevez nos vœux, accueillez nos humbles prières, et que les cantiques de la reconnaissance vous portent l'hommage de nos cœurs !

Veillez sur nous pendant notre vie et à l'heure de notre mort !

Ave Maria.

 

 

Prière 7

 

Ô Marie ! Sainte mère du Sauveur, vous qui, sans cesser d'être vierge, avez conçu et enfanté le Verbe fait chair, venu en ce monde pour racheter les hommes et expier leurs péchés !

Vous qui portez dans vos bras l'Enfant-Jésus, le fils du Très-Haut !

Etoile du matin, qui précédâtes le divin Messie comme l'aurore devance le soleil !

Vous qui êtes bénie entre toutes les femmes !

Consolatrice des affligés, refuge des pécheurs, montrez-vous toujours notre mère ; implorez pour nous, misérables pécheurs, la miséricorde divine, maintenant et à l'heure de notre mort !

 

 

 

Prière 8

« Souvenez-Vous (Memorare) »

 

Souvenez-vous, ô très-miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre secours et demandé vos suffrages, ait été abandonné.

Animé de la même confiance, je me hâte de recourir à vous, ô Vierge des vierges !

Ô ma Mère, je viens à vous, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds :

Mère du Verbe incarné, ne dédaignez pas mes prières mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Ainsi soit-il !

 

 

Source des prières : Prières au verso d’images pieuses de Notre-Dame de Fourvière(s) du 19ème siècle, Mémoire du Diplôme National de Master « Souvenirs de Fourvière : la vision de Notre-Dame de Fourvière véhiculée par l'imagerie pieuse lyonnaise du XIXe siècle » par Louise Radisson (sous la direction de Christian Sorrel, Professeur d'histoire contemporaine – Université Lyon II), Université de Lyon (ENSSIB : « École Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques », Université Lumière Lyon 2), juin 2014, pages 79 à 89.

 

 

 

Notre-Dame de Vailankanni

"Notre-Dame de (la) Bonne Santé"

Crypte de Notre-Dame de Fourvière

 

 

Site officiel du Sanctuaire (Inde)

 

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 14:30

Saint Guénolé (Gwénolé) de Landévennec

Sant Gwenole

~ 460-532

 

 

Cantiques bretons

 

 

Kantik Sant Gwenole

GWENOLE, TAD, BENNIGET

GWÉNOLÉ, PÈRE, BÉNI

 

Gwenole, Tad, Benniget                          Gwénolé, Père, Béni

Selaouit or galvadenn ;                            Sois attentif à notre appel ;

Dougit beteg Doue                                   Emporte jusqu’à Dieu

Pedenn ho pugale.                                   La prière de tes enfants.

Eun dibab ho peus grêt :                         Tel fut le lot que tu choisis :

Mond war roudou Jezus,                        Marcher sur les pas de Jésus,

Skanv oa e zomm warnoh,                     Son fardeau te fut léger

Diboan e yeo vidoh.                                Et son joug pour toi aisé.

Pinvidig gan netra                                   De n’avoir rien tu étais riche

Ho taouarn oa digor,                               Tes mains étaient ouvertes,

Ha Doue a roe deoh                                Et Dieu lui-même y déposait

Kement ho-poa ezomm.                         Tout ce dont tu avais besoin.

Dikregi ho-peus grêt                               Tu sus très tôt te dégager

Eus kement au tallie,                               De tout ce qui te retenait,

Ha distag diouz pebtra                           Et libre enfin de toutes choses

D’an nenv oh bet douget.                       Tu fus aux cieux emporté.

Seul vui e ro Doue                                   A la mesure où Dieu se donne

Seul vui e kresk ar c’hoant,                    Grandit aussi l’ardente soif,

Hag an neb e resen                                  Et celui qui Dieu reçoit

N’em reseo digantan.                                  De Lui, aussi, il se reçoit.

 

 

Chants bretons

 

 

 

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 09:24

Jean Martin Eyraud

né le 11 novembre 1880 au Glaizil (Hautes-Alpes)

mort le 5 février 1968 à Reserve (Louisiane, USA)

 

 

Prière pour la béatification

du Serviteur de Dieu

Mgr Jean-Martin Eyraud

« Le Petit Français » de Louisiane

 

Vénérable Mgr Eyraud,

Prêtre élu de Dieu ; par votre piété, votre humilité, votre dévouement dans le Sacerdoce, adorateur du Sacré-Cœur de Jésus, je suis assuré que vous êtes auprès de Dieu.

Votre gentillesse et vos conseils avisés comme directeur spirituel, pasteur de vos brebis et Père, est inoubliable.

Vous avez été un divin modèle aussi bien pour les saints que pour les pécheurs.

Tous ceux qui venaient faire votre connaissance repartaient revigorés et réconfortés.

Mgr Eyraud, au Nom de Jésus-Christ, le Fils de Dieu ; au Nom de Marie, la Reine du Ciel, daignez entendre aujourd’hui mes intentions particulières..... (précisez vos demandes) et intercédez afin que ma prière soit exaucée, pour la plus grande Gloire de Dieu.

Tout comme le Grand Prêtre Éternel vous a gratifié de ses bénédictions sur terre, je prie pour qu’Il vous choisisse pour amener la paix dans ma vie.

Je Vous salue Marie…, Notre Père…, Gloire au Père…

Ô Seigneur, si c’est Votre Divine Volonté, permettez que Mgr Jean Eyraud soit élevé au rang des Saints de l’Église, afin que d’autres puissent connaître et imiter sa sainte vie.

Amen.

 

Les personnes qui obtiendraient des grâces et des miracles par cette prière sont priés d’entrer en contact avec le « Comité de Canonisation » de l’Église Catholique Saint-Pierre (St. Peter) de la ville de « Reserve » en Louisiane, chargé d’instruire la Cause en béatification et canonisation du Serviteur de Dieu, le Père Jean-Martin Zozine Eyraud.

Canonization Committee

St. Peter Catholic Church

1550 Highway 54

P.O. Box 435

Reserve, LA 70048

USA

 

Traduction libre de la prière en anglais par Patrick ROBLES, à Montbéliard le 27 février 2019.

 

 

Diocèse de Gap et d'Embrun

 

 

N.B. : Au moment où Mgr Eyraud couronna la Vierge Pèlerine de Fatima dans son église Saint-Pierre (St. Peter Church) le 31 janvier 1954, un miracle eut lieu d’après de nombreux fidèles.

Le livre en anglais, non traduit en français à ce jour, « Père, The Little Frenchman - The Life and Legacy of the Right Reverend Monsignor Jean M. Eyraud, V.F », de Darlene LaBranche, publié par « Committee for Canonization of Monsignor Jean M. Eyraud » (172 pages, édité aux USA en 1994, réédité en 2002, ASIN : B0006F5TNC), raconte ce prodige :

« Au moment précis où il couronna la tête de la Sainte Vierge, Mgr Eyraud offrit ses 50 ans de sacerdoce et demanda une paix durable dans le monde. À ce moment, il prit conscience qu’il avait mené un combat de 50 années comme soldat de Dieu au service de la paix, cette paix qui éliminera les guerres et les soldats. Il fit donc le geste du couronnement avec une grande joie et un sourire sur les lèvres. Alors, aux dires de plusieurs paroissiens, la Vierge se pencha en avant et lui sourit ».

 

 

Sanctuaire Notre-Dame du Laus, Refuge des pécheurs

 

 

 

 

 

 

 

 

Intercessory Prayer for the Beatification

of the Servant of God

Monsignor Jean Martin Eyraud

‘’The Little Frenchman’’

 

Dear Msgr. Eyraud,

Chosen priest of God, because of your piety, humility, devotion to duty, Lover of the Sacred heart of Jesus, I believe that you are with God.

Your kindness and guidance as a leader, a shepherd, a father is unforgettable. You have been a Divine model to both saint and sinner. All who came to know you always came away refreshed and comforted.

Msgr. in the Name of Jesus Christ, the son of God, Mary, the Queen of Heaven, listen today to my special needs… (mention them here) and intercede that my request may be granted for the greater glory of God.

As the Eternal High Priest bestowed his blessings on you while on earth, I pray that he will choose you to bring peace in my life.

Hail Mary… Our Father… Glory be…

Oh Lord, if it is your Holy will, please let Msgr. Jean Eyraud be declared a saint of the church so others may know and imitate his holy life.

 

If after reading about his life and praying for his intercession, a person feels she was granted a miracle through Monsignor Eyraud’s intercession, contact a member of the committee so the miracle may be studied and included in his Cause for Sainthood :

Canonization Committee

St. Peter Catholic Church

1550 Highway 54

P.O. Box 435

Reserve, LA 70048

USA

 

 

 

 

St. Peter Parish - Reserve, LA

 

 

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 08:40

Henriette Aymer de la Chevalerie

"La bonne mère", "petite paix"

née le 11 août 1767 à

Saint Georges-de-Noisné (Deux-Sèvres)

morte le 23 novembre 1834 à Paris

 

 

Henriette Aymer porte le titre de Servante de Dieu depuis l'introduction de sa cause en béatification, pour vertus héroïques (CSS 545), par la Congrégation des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie de Rome (Congregazione dei Sacri Cuori, Via Aurelia, 145, scala C, int. 10-14, 00165 Roma, ITALIA).

Le postulateur de la Cause est le Père Alfred Bell (S.S.C.C, picpusien).

Henriette Aymer est la cofondatrice de cette Congrégation, la nuit de Noël 1800, avec le Père Pierre Coudrin (1768-1837), "le bon père", portant lui aussi le titre de Serviteur de Dieu, depuis l'introduction de sa cause en béatification, pour vertus héroïques (CSS 540).

Les demandeurs de cette Cause, dont le postulateur est également le Père Alfred Bell, sont :

- Congregazione dei Sacri Cuori, Via Rivarone, 85, 00166 Roma, ITALIA

- Congrégation des Sacrés-Cœurs, 37 rue de Picpus, 75012 Paris.

 

 

 

Vœux de chasteté et d’obéissance d’Henriette Aymer

pendant 1 an, le 20 octobre 1800,

avant ses vœux solennels la nuit de Noël 1800

et la fondation avec le Père Pierre Marie Joseph Coudrin

de la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie

 

En-tête

H (comme Henriette, surmonté d’une croix).

N.S.C.J (Notre Seigneur (le) Christ Jésus).

A (comme Aymer, entrelacé avec le M de Marie).

 

« Moi, Louise, Victoire, Catherine, Henriette, Monique Aymer, née le 11 du mois d’août (de, en) l’an de grâce (1767 à Saint-Georges-de-Noisné, dans le) diocèse de Poitiers, fais vœu de chasteté et d’obéissance pour un an, et je renouvelle de bon cœur les fermes résolutions que j’ai jamais prises (prises un jour) et qui peuvent être pour le bien.

Je les remets entre les mains de la Sainte Vierge, afin qu’Elle daigne les présenter au Sacré-Cœur de Jésus, son divin Fils, au service duquel je désire me consumer comme ce cierge, selon la règle établie dans cette maison.

Au nom du Père, et du Fils et du S(ain)t-Esprit.

À Poitiers, le 20 du mois d’octobre (de, en) l’an de grâce 1800. »

 

Vœux recopiés, ponctués, « corrigés » et annotés par Patrick ROBLES, à Montbéliard le 12 février 2019.

 

 

Prière pour la béatification

de la Servante de Dieu Henriette Aymer

 

Dieu notre Père, dans Ta grande bonté et Ta Miséricorde, Tu as appelé Henriette à être témoin de Ton Amour révélé dans les Cœurs de Jésus et de Marie.

En adoration devant le Saint Sacrement, elle a réalisé le besoin de contempler, de vivre et de proclamer Ton Amour dans un monde brisé par la violence et la division.

Avec Pierre Coudrin, elle a fondé la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie et de l’Adoration perpétuelle pour continuer cette mission toujours et partout.

Par son intercession, obtiens-nous la faveur que nous Te demandons….. (nommer la demande).

En Ta grande bonté, fais que l’Église reconnaisse bientôt en elle une authentique témoin de l’Évangile.

Nous Te le demandons par Jésus-Christ, Ton Fils.

Amen !

 

 

Père Francis Trochu (1877-1967)

Biographe, poète, docteur ès lettres

Chanoine titulaire de Nantes

 

 

 

Tombes des fondateurs,

"la bonne mère" et "le bon père"

au cimetière de Picpus à Paris 12e

 

 

 

 

(voir en particulier à partir de la page 206)

 

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 12:11

Jeanne Delanouë (ou "De La Nouë", ou "Delanoue")

Sœur Jeanne de la Croix

Fondatrice en 1704 de la Congrégation des

"Sœurs de la Providence de Sainte-Anne"

("Servantes des pauvres de Jeanne Delanoue")

née le 18 juin 1666 à Saumur (Maine-et-Loire)

et baptisée le même jour

morte le 17 août 1736 à Saumur

(acte notarié d'époque situant son décès le 21 août 1736)

 

 

Sainte Jeanne Delanouë

convertie par Françoise Souchet

 

 

… « La “conversion” de Jeanne Delanoue, survenue dans le temps de Pentecôte, est inséparable du sanctuaire Notre-Dame des Ardilliers, à Saumur, dont une fervente et pauvre pèlerine, Françoise Souchet, lui transmet des exhortations dans lesquelles Jeanne reconnaît l’appel de l’Esprit de charité. Jeanne Delanoue gardera une familiarité mystique avec la Vierge Marie. Et l’exemple du jeune Père Grignion de Montfort ne pouvait que l’encourager dans cette voie…

Sainte Jeanne Delanoue, la dernière de douze enfants, est venue elle aussi au secours des familles, mais ce fut dans le contexte de sa ville de Saumur, en cette fin du XVIIe siècle marquée par de grandes difficultés matérielles et sociales, aggravées par les famines, les mauvaises récoltes, les hivers rigoureux. On retiendra surtout son aide efficace aux plus pauvres. Elle qu’on connaissait surtout comme une commerçante prudente et intéressée, elle devint soudain “une très grande prodigue en la charité”, quand l’Esprit Saint, éteignant “le feu de son avarice”, lui fit comprendre que sa foi ardente requérait aussi “le feu de cette charité”, en lui découvrant l’étendue de la pauvreté. Le livre d’Isaïe nous disait à l’instant : “Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtements, ne te dérobe pas à ton semblable”.

C’est ce que réalise à la lettre Jeanne Delanoue : elle visite ceux qui vivent comme des bêtes dans les étables creusées dans le coteau, leur porte nourriture et vêtements, lave leurs habits et leur donne au besoin les siens, se met en peine de chauffer ces abris précaires, distribue largement à ceux qui passent, commence à les accueillir dans son propre logement, puis aménage successivement trois maisons qu’on lui prête et qu’elle nomme “Providences”, pour y recevoir des enfants orphelins, des jeunes filles livrées à elles-mêmes, des femmes dans la détresse, des vieillards, des indigents de toute sorte, saisis par la faim et le froid, bref tous ceux qui pourraient lui dire au jour du jugement : j’avais faim, soif, j’étais nu, malade, sans abri*. Elle n’aime pas faire de distinction entre les pauvres méritants ou non. Elle les secourt tous, mais elle veut aussi les faire participer aux travaux, apprendre un métier aux enfants et aux jeunes filles.

Bien plus, Jeanne Delanoue fait l’expérience des humiliations des pauvres, se risquant parfois à mendier elle-même, prenant une nourriture souvent pire que la leur, sans compter ses jeûnes continuels, ses nuits écourtées et inconfortables. Elle veut que ses Sœurs partagent la même maison que les pauvres, mangent comme eux, soient traitées comme eux en cas de maladie, et vêtues d’un humble habit gris. Quant à ses pauvres, elle sait les entourer de tendresse, parfois leur procurer des repas de fête, exige que ses Sœurs les saluent avec respect, en les servant avant elles.

Les bourgeois de sa ville, des prêtres même, critiqueront ses austérités “excessives” et ses charités “désordonnées”. Mais rien ne l’arrêtera, pas même l’effondrement de son premier logis d’accueil : “Je veux vivre et mourir avec mes chers frères les Pauvres”.

D’autres initiatives, comme celles nées de la charité de saint Vincent de Paul, s’étaient déjà répandues en France. Mais à l’époque, Saumur manquait encore d’hospice et Jeanne Delanoue voulait créer un grand service de charité pour les indigents et les malades abandonnés à eux-mêmes, organiser leur visite, et éventuellement ouvrir de petites écoles pour leurs enfants. En son temps, avec les moyens à sa disposition, elle entendait remédier à la pauvreté et au vagabondage. Son exemple ne manquera pas d’interpeller aussi notre monde moderne. Tant de pays vivent dans une grande pauvreté ! Et même les nations industrialisées n’échappent pas aux soucis matériels ; elles ont leurs pauvres, de toute sorte. On s’attachera peut-être davantage aujourd’hui à détecter les causes de ces misères, à créer des conditions plus justes pour tous, à établir des mesures de prévoyance, à aider les pauvres à se prendre eux-mêmes en charge sans se laisser seulement assister. Mais l’attention aux indigents, l’amour des pauvres, le secours immédiat et efficace demeurent aussi fondamentaux pour remédier à la dureté que connaît notre monde.

C’est à ce prix, dit Isaïe, que la “lumière se lèvera dans les ténèbres”.

Enfin, lorsque nous proclamons la sainteté de Jeanne Delanoue, il importe de chercher à comprendre le secret spirituel de son dévouement hors pair. Il ne semble pas que son tempérament la portait vers les pauvres par sentimentalisme ou par pitié. Mais, l’Esprit Saint lui fit voir le Christ dans ces pauvres, le Christ-Enfant dans leurs enfants - elle avait une dévotion particulière envers Lui -, le Christ Ami des pauvres, le Christ lui-même humilié, crucifié. Et avec le Christ, elle voulait montrer aux pauvres la tendresse du Père. A ce Dieu, elle recourait avec une audace d’enfant, attendant tout de lui, de sa Providence, nom qui devait désigner ses maisons et sa fondation à l’origine : la Congrégation de Sainte-Anne de la Providence.

Sa dévotion constante à Marie était inséparable de la Sainte Trinité. Le mystère eucharistique était aussi au cœur de sa vie. Tout cela était bien loin du jansénisme ambiant. Son attachement à l’Église la dissuadait de prendre de nouveaux chemins sans consulter ses confesseurs et l’Évêque du diocèse. Mais il serait bien insuffisant ici de parler d’une saine théologie, d’une riche spiritualité, héritée d’ailleurs du meilleur de l’Ecole française. Très vite Jeanne Delanoue a atteint, non seulement l’héroïcité des vertus évangéliques, celles du Sermon sur la montagne, mais aussi une profonde contemplation des personnes divines, avec des signes mystiques de la plus haute union à Dieu, selon la voie unitive, brûlant notamment d’amour pour Jésus, “son Époux”. C’est bien là que prennent leur inspiration et leur achèvement la “folie” de sa charité, l’audace de ses initiatives. Que l’Église d’aujourd’hui se garde de l’oublier : comme en ce XVIIe siècle finissant ou en ce début du XVIIIe, il n’y aura pas aujourd’hui de vraie réforme ni de mouvements féconds sans un authentique courant mystique !... »

 

Source : extrait de l’homélie du Pape Jean-Paul II à Rome, lors des canonisations de Marguerite Bourgeoys et Jeanne Delanoue, le dimanche 31 octobre 1982.

 

* Cf Matthieu 25:35-36 (note du blog Parousie).

 

N.B. : Remerciements au professeur et historien Joseph-Henri Denécheau.

 

 

Livre écrit par Soeur Marie Laigle en 1743

 

 

 

Prière à Sainte Jeanne Delanouë

 

Dieu, ami des humbles et des pauvres, Tu as mis en lumière la charité de Sainte Jeanne Delanoue.

Fais-nous la grâce, en vivant comme elle, de reconnaître le Christ en notre prochain et de le servir avec fidélité.

Nous te le demandons par Jésus-Christ, notre Seigneur.

 

 

 

 

Paroles de Sainte Jeanne Delanouë

 

« Dès aussitôt que vous serez levé(es), mettez-vous à genoux pour adorer Dieu par des paroles semblables :

‘’Je Vous adore, Ô mon Dieu, en toutes Vos grandeurs ; je Vous aime en toutes Vos bontés et je Vous loue en toutes Vos bontés et perfections et m’abandonne à Votre Esprit pour opérer en la pureté de Vos voies, ne voulant adhérer qu’à sa seule lumière et à ses mouvements.’’ »

 

 

 

 

Aux Sœurs de Jeanne Delanoue

 

…« Vous êtes la voix des “sans voix” que sont les pauvres, les malades, les personnes âgées, les lépreux, les handicapés, les migrants, les clochards, des villes et des campagnes, qu’il s’agisse des familles à visiter, des enfants à instruire, ou des indigents à recueillir en hospice. »…

 

Source : extrait du discours du Pape Jean-Paul II aux pèlerins réunis pour la canonisation des Bienheureuses Marguerite Bourgeoys et Jeanne Delanoue, le samedi 30 octobre 1982.

 

 

 

 

Apparition de la Sainte Vierge à l’Île-Bouchard

à 4 petites filles, le jeudi 11 décembre 1947 à 13h00

 

Récitation d’une dizaine de chapelet.

Jacqueline pose les questions préparées par Monsieur le Curé et Sœur Saint-Léon :

…« – D’où nous vient cet honneur que vous veniez en l’église Saint-Gilles ?

– C’est parce qu’il y a ici des personnes pieuses et que Jeanne Delanoue y est passée.

– Est-ce en souvenir de Jeanne Delanoue qui vous aimait tant et qui aimait tant vous prier à Notre Dame des Ardilliers

– Oui, je le sais très bien, interrompt la Sainte Vierge.

…et qui est venue elle-même établir ses filles ici, achève Jacqueline ?

– Combien y a-t-il de sœurs ici ?

– Elles sont trois, répond Jacqueline.

– Quel est le nom de leur fondatrice ?

– Jeanne Delanoue. »…

 

 

 

 

 

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 09:29

Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame

Groupement de Gendarmerie Départementale de l'Aude

né le 18 avril 1973 à Étampes (Essonne)

grièvement blessé par Radouane Lakdim

le 23 mars 2018 au Super U de Trèbes (Aude)

mort de ses blessures le 24 mars 2018

à l’hôpital de Carcassonne (Aude)

Photo © La Gazette de la Manche

 

 

"Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis."

Jean 15:13 (Bible du Semeur)

 

"Greater love hath no man than this, that a man lay down his life for his friends."

John 15,13 (King James Bible)

 

Télégramme de condoléances en français du Pape François à Mgr Alain Planet, Evêque de Carcassonne et Narbonne, le 26 mars 2018 (Vatican)

"Ayant appris les tragiques attentats survenus à Carcassonne et à Trèbes, faisant plusieurs victimes, je vous fais part de ma tristesse et je confie à la miséricorde de Dieu les personnes qui ont perdu la vie, m’associant par la prière à la peine de leurs proches. Je salue particulièrement le geste généreux et héroïque du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame qui a donné sa vie en voulant protéger des personnes. J’exprime ma sympathie aux blessés et à leurs familles, ainsi qu’à toutes les personnes touchées par ce drame, demandant au Seigneur de leur apporter réconfort et consolation. Je condamne à nouveau de tels actes de violence aveugle qui engendrent tant de souffrances, et demandant avec ferveur à Dieu le don de la paix, j’invoque sur les familles éprouvées et sur tous les Français le bienfait des Bénédictions divines."

"François PP."

"Arnaud Beltrame, soldat pour la Vie"

Hommage de Mgr Antoine de Romanet

Evêque aux Armées françaises

24 mars 2018

 

"Un soldat, par définition, est prêt au sacrifice suprême. Vous ne pouvez lui demander d’engager sa vie qu’à la lumière d’une transcendance.

S’il est un mot qui revient en boucle depuis l’annonce de la mort du Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, c’est celui de sacrifice. S’il est un hommage, c’est sous les termes de héros, d’admiration, de respect, d’exemple, de générosité, d’engagement, de service, de sens de l’autre…

Son geste étonne, détonne, interpelle. Son geste renvoie aux questions les plus fondamentales de la vie et de la mort pour chacun d’entre nous. Qu’est ce qui mérite de donner sa vie ? Qu’est ce qui justifie de s’exposer à la mort ? Quel sens ? Quelle transcendance ?

Arnaud Beltrame était un militaire et un chrétien au plus profond de son être. Baptisé dans une famille non pratiquante, il découvre la foi il y a une dizaine d’année, lors d’un pèlerinage à Sainte-Anne-d’Auray, il fait sa première communion à l’âge de 34 ans, et s’engage à la suite du Christ tel saint Paul, avec l’amour brûlant d’un cœur qui a rencontré le cœur de son Seigneur.

Arnaud Beltrame venait de faire bénir sa maison. Il était dimanche dernier, comme chaque dimanche, à l’Abbaye de Lagrasse pour célébrer le Christ ressuscité, et il s’apprêtait à célébrer le 9 juin prochain son mariage religieux avec Marielle. Nous pensons à sa famille, à son épouse, à ses collègues, à ses amis. C’était un chrétien, explicitement, sereinement.

Arnaud Beltrame n’est pas la seule victime de la tragédie de ce 23 mars, et nos pensées et notre prière rejoignent également chacune des victimes et chacune de leurs familles et de leurs proches. Chaque mort est unique. Chaque mort est bouleversante.

Mais la mort d’Arnaud Beltrame a ceci d’exceptionnel que pour un chrétien ce sacrifice renvoie à celui du Christ, médiateur entre Dieu son Père et nous les hommes, prenant sur lui le péché du monde pour le salut de tous, affrontant la mort pour la réfléchir en source de lumière et de vie. Et quelle source extraordinaire d’Espérance dans le meilleur de l’homme nous est ici octroyée au milieu des ténèbres, face à une tragique volonté d’anéantir.

Arnaud Beltrame s’est présenté en médiateur, il a fait don de sa vie en se substituant à un otage. Il a sauvé des vies en offrant la sienne. Ceci ne peut se comprendre que dans une dimension de surplomb, de transcendance, de vie éternelle, qui pour un chrétien a le visage du Christ en croix offert pour que le monde ait la vie : « Nul n’a de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis », « Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne ».

A la suite du Christ et de tant d’autres, Saint Maximilien Kolbe, abîmé dans la détresse et la déshumanisation la plus folle d’Auschwitz a révélé avant lui l’exemple du don de sa vie. Il a transfiguré l’agonie de ceux qu’il est venu rejoindre - en se substituant à un père de famille - jusqu’à une mort cruelle d’épuisement et de faim, ne cessant de prier et d’intercéder pour que la paix règne dans les cœurs en une offrande consentie : il fut une lumière dans la nuit, une étoile qui éclaire à jamais l’humanité jusque dans ses plus sombres replis.

Pour les chrétiens, la semaine sainte qui s’ouvre ce 24 mars au soir par les Vêpres des Rameaux est éclairée par le sacrifice et la mort d’un homme habité par le Christ. Un geste d’offrande, de don, de paix, d’humanité, de dépassement.

Arnaud Beltrame a fait vendredi avec le sacrifice de sa vie descendre un rayon du ciel sur la terre. Et il a élevé le monde, en semence d’éternité."

"+ Antoine de Romanet Evêque aux Armées françaises"

 

 

 

 

 

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