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  • : In hoc signo vinces. Parousie by ROBLES Patrick
  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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Recueil Poèmes chrétiens de Patrick ROBLES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 14:21

Michael-Lonsdale--fusain-de-Philippe-Flohic--parousie.over-.jpg

Michael Lonsdale

Fusain de Philippe Flohic

 

 

 

 

Je dédie cet article à tous les graffeurs, designers, réalisateurs en arts graphiques et décoratifs..., présents et à venir, afin qu'ils soient tout particulièrement inspirés pour exalter la Foi Chrétienne, et éviter la tentation de la laideur et de la frayeur, ainsi que le piège diabolique du blasphème dans toute expression artistique.

 

Patrick, l'auteur du site

 

 

 

CATHOLIC-CHURCH-OF-THE-TRANSFIGURATION-LAGOS--NIGERIA--by-L.jpg

Église de la Transfiguration

Lagos - Nigéria

Construction prévue en 2011

London Studio DOS Architects

 

 

 

CATHOLIC-CHURCH-OF-THE-TRANSFIGURATION-LAGOS--NIGERIA-2--pa.jpg

 

 

 

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Christian-Church-design--parousie.over-blog.fr.jpg

Design d'église chrétienne

 

 

 

 

The-Metropolitan-Roman-Catholic-Cathedral--Liverpool--parou.jpg

The Metropolitan Roman Catholic Cathedral

Liverpool - Angleterre

 

 

 

Hommage-rendu-par-JonOne-a-l-Abbe-Pierre--parousie.over-b.jpgLe graffeur John Andrew Perello, dit "JonOne" ou "Jon156"

prépare son hommage à l'Abbé Pierre

 

 

 

 

 

Durant l'hiver 54, l'Abbé Pierre lance un appel mémorable à la population française visant à faire prendre conscience de la misère qui règne dans les rues. En 2011, le graffeur JonOne reprend cet appel à son compte pour en faire une superbe fresque.

Cette fresque, réalisée entre le 21 et le 22 janvier dernier par l'artiste "street art" new-yorkais JonOne, égrène alors en toutes lettres les paroles prononcées par le Prêtre français le 1er février 1954.

 

Source : zigonet.com

 

 

chaise-longue-corcovado-alexis-tricoire--parousie.over-blog.jpg

Chaise longue "Corcovado"

Alexis Tricoire

 

 

chaise-longue-croix-chretienne-alexis-tricoire-2--parousie-jpg

 

 

 

 

Blue-LED-Cross--parousie.over-blog.fr.jpg

Blue LED Cross

 

 

 

 

Catholic-Church-design-by-Lambrechts-Bertinat--Colonia--Uru.jpg

Église catholique dessinée par

Lambrechts-Bertinat Arquitectos

Colonia - Uruguay

 

 

 

 

L-abbaye-de-Fontevraud-presentee-en-hip-hop--parousie.ove.jpg

 

 

Les responsables de l'ancienne Abbaye de Fontevraud, dans la vallée de la Loire, ont décidé d'utiliser le talent des jeunes pour mettre en valeur le monument. Les étudiants Francis Cutter et Vincent Nguyen, de l'École nationale supérieure des arts décoratifs, ont choisi de la présenter en utilisant la danse hip-hop et des animations, dans un court-métrage intitulé "Bienvenue à Fontevraud.

 

Source : zigonet.com

 

 

 

 

 

 

Mains-crucifiees--Oscar-Perez--parousie.over-blog.fr.jpg

Mains crucifiées

Oscar Perez

 

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 16:44

Jesus-Crucified--Jesus-Crucifie--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"Le Crucifix"

 

Depuis ce jour, pareille au damné qui rend compte,

La morne humanité, sur qui pèse la honte

Des justes condamnés et des méchants absous,

Est comme renversée en arrière au-dessous

D'une vision triste, éternelle et terrible.

Un Calvaire apparaît dans la nuée horrible

Que tout le genre humain regarde fixement ;

Une lividité de crâne et d'ossement

Couvre ce mont difforme où monte un homme pâle ;

L'homme porte une croix, et l'on entend son râle,

Ses pieds dans les cailloux saignent, ses yeux noyés

Pleurent, pleins de crachats qu'on n'a pas essuyés,

Le sang colle et noircit ses cheveux sur sa tempe ;

 

 

Et l'homme, que la croix accable, tombe, rampe,

Se traîne, et sur ses mains retombe, et par moment

Ne peut plus que lever son front lugubrement.

Et l'oeil du genre humain frémissant continue

De regarder monter cet homme dans la nue.

Une tourbe le suit ; il arrive au plateau ;

D'infâmes poings crispés arrachent son manteau ;

Cris féroces ; va donc ! pas de miséricorde ;

Il va, montrant son dos rouge de coups de corde,

Hué par l'aboiement et mordu par les crocs

D'on ne sait quel vil peuple, envieux des bourreaux ;

Au milieu des affronts il est comme une cible.

On étend l'homme, nu comme un Adam terrible,

Sur le gibet qu'il a traîné dans le chemin ;

On enfonce des clous dans ses mains ; chaque main

Jette un long flot de sang à celui qui la cloue,

Et le bourreau blasphème en essuyant sa joue ;

La foule rit. On cloue après les mains, les pieds ;

Le marteau maladroit meurtrit ses doigts broyés ;

 

 

On appuie à son front la couronne d'épines ;

Puis, entre deux bandits expiant leurs rapines,

On élève la croix en jurant, en frappant,

En secouant le corps qui se disloque et pend ;

Le sang le long du bois en ruisseaux rouges coule ;

Et la mère est en bas qui gémit ; et la foule

Rit : - Voyons, dieu Jésus, descends de cette croix ; -

Une éponge de fiel se dresse. - As-tu soif ? bois ; -

Le peuple horrible a l'air du loup dans le repaire ;

Et le grand patient dit : - Pardonnez-leur, Père,

Car ces infortunés ne savent ce qu'ils font.

Et voici que la terre avec le ciel se fond.

Nuit! ô nuit ; tout frémit, même le prêtre louche.

Et soudain, à ce cri qui sort de cette bouche :

- Elohim ; Elohim ; lamma sabacthani ! -

On voit un tremblement au fond de l'infini,

 

Et comme un blême éclair qui tressaille et qui sombre

Dans l'immobilité formidable de l'ombre.

 

 

Jesus-aurora-borealis--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Et pendant que les coeurs, les mains jointes, les yeux,

Sont éperdus devant ce gibet monstrueux,

Pendant que, sous la brume épouvantable où tremble

Ce crime qui contient tous les crimes ensemble,

Brume où Judas recule, où chancelle la croix,

Où le centurion s'étonne et dit : je crois ;

Pendant que, sous le poids de l'action maudite,

Sous Dieu saignant, l'effroi du genre humain médite,

Des voix parlent, on voit des songeurs bégayants,

La pitié se déchire en récits effrayants.

La tradition, fable errante qu'on recueille,

Entrecoupée ainsi que le vent dans la feuille,

Apparaît, disparaît, revient, s'évanouit,

Et, tournoyant sur l'homme en cette étrange nuit,

La légende sinistre, éparse dans les bouches,

Passe, et dans le ciel noir vole en haillons farouches ;

Si bien que cette foule humaine a la stupeur

Du fait toujours présent là-haut dans la vapeur,

Vrai, réel, et pourtant traversé par des rêves.

 

« Comme il montait, suant et piqué par les glaives,

« Une femme eut pitié, le voyant prêt à choir,

« Et l'essuya, posant sur son iront un mouchoir ;

« Or, quand elle rentra chez elle, cette femme

« Vit sur le mouchoir sombre une face de flamme. »

 

« Comme il continuait de monter, tout en sang,

« Il s'arrêta, livide, épuisé, fléchissant

« Sous la croix exécrée et l'infâme anathème,

« Un homme lui cria : marche ; - Marche toi-même,

« Dit Jésus-Christ. Et l'homme est errant à jamais. »

 

« Un des voleurs lui dit : - Faux dieu ; tu blasphémais !

« Es-tu dieu ; Sauve-nous et sauve-toi toi-même ;

« L'autre voleur cria : - Jésus ; je crois ! je t'aime !

« Souviens-toi qu'un mourant s'est à toi confié !

« Alors, levant ses yeux vers ce crucifié,

« Jésus agonisant parvint à lui sourire :

« - Homme, pour avoir dit ce que tu viens de dire,

« O voleur sur la croix misérable expirant,

« Tu vas entrer aux cieux, et tu seras plus grand

« Qu'un empereur portant la couronne et le globe. »

 

« Ils se sont partagé le manteau, mais la robe

« N'ayant pas de couture, ils l'ont jouée aux dés. »

 

« De six à neuf, les monts furent d'ombre inondés ;

« Toute la terre fut couverte de ténèbres ;

« Comme si quelque main eût ployé ses vertèbres,

« Il baissa tout à coup la tête, et dans ses yeux

« Lugubres apparut la profondeur des cieux ;

« Et, poussant un grand cri, Jésus expira. L'ombre

« Monta, fumée infâme, aux étoiles sans nombre ;

« Dans le temple, les boeufs d'airain firent un pas,

« Le voile se fendit en deux du haut en bas.

« Hors des murs, il se fit un gouffre où se dressèrent

« D'affreux êtres sur qui les rochers se resserrent

« Et que la vaste fange inconnue enfouit ;

« Et tout devint si noir que tout s'évanouit ;

« Les sépulcres, s'ouvrant subitement, restèrent

« Béants, montrant leur cave où les taupes déterrent

« Les squelettes couchés dans des draps en lambeaux ;

« Des morts pâles, étant sortis de leurs tombeaux,

« Furent vus par plusieurs personnes dans la ville. »

 

Ainsi sur ce troupeau frémissant, immobile,

Lugubre et stupéfait, qu'on nomme Humanité,

Tombent, du fond de l'ombre et de l'éternité,

On ne sait quels lambeaux de chimère et d'histoire

Et de songe, où l'enfer mêle sa lueur noire.

Et l'on a peur du ciel qui saigne à l'orient.

Et l'ouragan est plein de spectres s'écriant :

O nations ; le meurtre éternel se consomme ;

Et, parmi tous les mots que peut prononcer l'homme

Pas un, si frissonnant qu'il fût, ne suffirait

A peindre cette horreur de tombe et de forêt,

Le sourd chuchotement des quatre évangélistes,

Et l'agitation des grandes ailes tristes

Qu'en ce gouffre de deuil et de rébellion

Dressent l'aigle, le boeuf, l'archange et le lion.

 

Dix-huit cents ans ont pu s'écouler sans que l'homme,

Autour duquel mouraient Byzance, Athène et Rome,

Et passait Charlemagne et montait Mahomet,

Ait quitté du regard cette croix, ce sommet,

Cette blancheur sanglante, et ces lueurs divines

Sous l'entrelacement monstrueux des épines ;

Et sans qu'il ait cessé d'entendre un seul moment

L'immense cri jeté dans le noir firmament,

Et lisible à jamais sur ce sombre registre,

Et le déchirement du grand voile sinistre,

Et dans l'obscurité consciente, au-dessus

De ce gibet où pend l'être appelé Jésus,

Au-dessus des songeurs étudiant les bibles,

Le sanglot effrayant des bouches invisibles.

 

Quand donc pourra-t-on dire : Hommes, le mal n'est plus ;

Quand verra-t-on finir le flux et le reflux ;

O nuit ! ce qui sortit de Jésus, c'est Caïphe.

 

Le tigre, ayant encor de ce sang à la griffe,

Remonta sur l'autel et dit : je suis l'agneau.

Christ, ce libérateur, ne brisa qu'un anneau

De la chaîne du mal, du meurtre et de la guerre ;

Lui mort, son dogme, hélas ! servit à la refaire ;

La tiare s'accrut de son gibet. Jésus,

Dans les cieux au-delà du sépulcre aperçus,

S'en alla, comme Abel, comme Job, comme Elie ;

Quand il eut disparu, l'oeuvre étant accomplie,

En même temps qu'au loin se répandait sa loi :

« - Vivez ! aimez ; marchez ! délivrez ! ayez foi ! - »

Le serpent relevait son front dans les décombres,

Et l'on vit, ô frisson ! ô deuil ! des prêtres sombres

Aiguiser des poignards à ses préceptes saints,

Et de l'assassiné naître des assassins !

Ghisleri, Borgia, Caraffa, Dominique !... -

Faites donc que jamais l'homme ne soit inique,

Et que jamais le prêtre, impie et solennel,

N'emploie à quelque usage infâme l'Eternel !

 

La flagellation du Christ n'est pas finie.

Tout ce qu'il a souffert dans sa lente agonie,

Au mont des oliviers et dans les carrefours,

Sous la croix, sur la croix, il le souffre toujours.

Après le Golgotha, Jésus, ouvrant son aile,

A beau s'être envolé dans l'étoile éternelle ;

il a beau resplendir, superbe et gracieux,

Dans la sérénité magnifique des cieux,

Dans la gloire, parmi les archanges solaires,

Au-dessus des douleurs, au-dessus des colères,

Au-dessus du nuage âpre et confus des jours ;

Chaque fois que sur terre et dans nos temples sourds

Et dans nos vils palais, des docteurs et des scribes

Versent sur l'innocent leurs lâches diatribes,

Chaque fois que celui qui doit enseigner, ment,

Chaque fois que d'un traître il jaillit un serment,

Chaque fois que le juge, après une prière,

Jette au peuple ce mot : Justice ! et, par-derrière,

Tend une main hideuse à l'or mystérieux,

Chaque fois que le prêtre, époussetant ses dieux,

Chante au crime Hosanna, bat des mains aux désastres,

Et dit : gloire à César ! Là-haut, parmi les astres,

Dans l'azur qu'aucun souffle orageux ne corrompt,

Christ frémissant essuie un crachat sur son front.

 

 

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- Torquemada, j'entends le bruit de ta cognée.

Tes bras sorti nus, ta face est de sueur baignée ;

À quoi travailles-tu seul dans ton noir sentier ; -

Torquemada répond : - Je suis le charpentier.

Et j'ai la hache au poing dans ce monde où nous sommes.

- Qu'est-ce donc que tu fais ; - Un bûcher pour les hommes

- Avec quel bois ; - Avec la croix de Jésus-Christ.

 

 

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Tomás de Torquemada

Moine dominicain espagnol

Grand Inquisiteur

 

 

 

Après avoir courbé sous la loi qui flétrit

Et sous la loi qui tue, hélas ! cet être auguste,

Après avoir cloué sur le gibet ce juste

D'où ruisselle le sang et d'où le pardon sort,

Devant l'obscurité des sentences de mort,

Devant l'affreux pouvoir d'ôter la vie, et d'être

Celui qui fait mourir, mais qui ne fait pas naître,

Devant le tribunal, devant le cabanon,

Devant le glaive, l'homme a-t-il reculé ? non.

Sous cette croix que charge une horreur inconnue,

Ce qu'on nomme ici-bas Justice, continue.

Ce spectre aveugle et sourd, dont l'ombre est le manteau,

A peine se souvient d'avoir à ce poteau

Attaché cette immense innocence étoilée.

En présence du bien, du mal, dans la mêlée

Des fautes, des erreurs, où le juste périt,

Pas un juge n'a peur de ce mot : Jésus-Christ !

Le Calvaire n'a point découragé la Grève ;

Montfaucon à côté du Golgotha s'élève ;

Et le Messie a pu mourir sans éclairer.

L'homme n'a pas cessé de se dénaturer

Dans le tragique orgueil de condamner son frère.

L'ouverture hideuse, infâme, téméraire,

Du sépulcre au milieu des lois, c'est là le port ;

Et le noir genre humain s'abrite dans la mort.

Tristes juges ! ô deuil ! quoi ! pas un ne s'arrête !

Le grand spectre qui porte au-dessus de sa tête

L'écriteau ténébreux et flamboyant : INRI,

Pâle, éploré, sanglant, fouetté, percé, meurtri,

Pend devant eux au bois de la croix douloureuse,

Tandis que chaque mot prononcé par eux, creuse

Une fosse dans l'ombre et dresse un échafaud :

A mort cet homme ! à mort cette femme ! il le faut !

A mort le fils du peuple ! à mort l'enfant du chaume !

- Vous ne voyez donc pas mes clous ! dit le fantôme.

 

Et que de justes morts ! Que de bons condamnés !

Que de saints, d'un arrêt infâme couronnés !

O martyre ! escalade horrible du supplice !

Le meurtre fier, sacré, public ; la loi complice !

Flots du sang innocent ! Si, sur quelque sommet,

L'homme des anciens jours, Jacob se rendormait,

il reverrait encore une ascension d'anges,

Pensifs, purs, tout baignés de lumières étranges,

Montant l'un après l'autre, ayant de l'orient

Et de l'immensité sur leur front souriant,

Ceux-ci levant leurs mains, ceux-là dressant leur aile,

Calmes, éblouissants, sereins, et cette échelle,

Soeur de celle que l'ombre à ses yeux dérobait,

Hélas, n'aboutit pas au ciel, mais au gibet.

 

 

Aurore-boreale--Polar-Lights-5.jpg

 

 

Oh ! puisque c'est ainsi que les choses sont faites,

Puisque toujours la terre égorge ses prophètes,

Qu'est-ce qu'on doit penser et croire, ô vastes cieux !

Contre la vérité le prêtre est factieux ;

Tous les cultes, soufflant l'enfer de leurs narines,

Mâchent des ossements mêlés à leurs doctrines ;

Tous se sont proclamés vrais sous peine de mort ;

Pas un autel sur terre, hélas, n'est sans remord.

Les faux dieux ont partout laissé leur cicatrice

A la nature, sainte et suprême matrice ;

Partout l'homme est méchant, coeur vil sous un oeil fier,

Et mérite la chute immense de l'éclair ;

Toute divinité dans ses mains dégénère

En idole, et devient digne aussi du tonnerre.

Qui donc a tort ; qui donc a raison; que penser ;

Dieu semble chaque jour plus avant s'enfoncer

Dans la profondeur sourde et fatale du vide ;

Le Zend est ténébreux ; le Talmud est livide ;

Nul ne sait ce qu'un temple, et le dieu qu'on y sent,

Aime mieux voir fumer, de l'encens, ou du sang ;

Toute église a le meurtre infiltré dans ses dalles ;

Les chaires font en bas d'inutiles scandales,

Les foudres font en haut d'inutiles éclairs ;

Ce qu'on doit faire avec ce qu'on doit croire, hélas !

Presque toujours conteste et rarement s'accorde.

L'abîme profond s'ouvre; un dogme est une corde

Qui pend dans l'ombre énorme et se perd dans le puits.

 

Ainsi mourut Jésus ; et les peuples depuis,

Atterrés, ont senti que l'inconnu lui-même

Leur était apparu dans cet Homme Suprême,

Et que son évangile était pareil au ciel.

Le Golgotha, funeste et pestilentiel,

Leur semble la tumeur difforme de l'abîme ;

Fauve, il se dresse au fond mystérieux du crime ;

Et le plus blême éclair du gouffre est sur ce lieu

Où la religion, sinistre, tua Dieu."

 

Recueil « La fin de Satan » (1854-1862), III – « LE CRUCIFIX », Victor Hugo.

 

 

Aurore-boreale--Polar-Lights-2.jpg

 

 

"Le Crucifix"

Alphonse de Lamartine

 

"Toi que j'ai recueilli sur sa bouche expirante

Avec son dernier souffle et son dernier adieu,

Symbole deux fois saint, don d'une main mourante,

Image de mon Dieu !

 

Que de pleurs ont coulé sur tes pieds, que j'adore,

Depuis l'heure sacrée où, du sein d'un martyr,

Dans mes tremblantes mains tu passas, tiède encore

De son dernier soupir !

 

Les saints flambeaux jetaient une dernière flamme ;

Le prêtre murmurait ces doux chants de la mort,

Pareils aux chants plaintifs que murmure une femme

A l'enfant qui s'endort.

 

De son pieux espoir son front gardait la trace,

Et sur ses traits, frappés d'une auguste beauté,

La douleur fugitive avait empreint sa grâce,

La mort sa majesté.

 

Le vent qui caressait sa tête échevelée

Me montrait tour à tour ou me voilait ses traits,

Comme l'on voit flotter sur un blanc mausolée

L'ombre des noirs cyprès.

 

Un de ses bras pendait de la funèbre couche,

L'autre, languissamment replié sur son coeur,

Semblait chercher encore et presser sur sa bouche

L'image du Sauveur.

 

Ses lèvres s'entr'ouvraient pour l'embrasser encore,

Mais son âme avait fui dans ce divin baiser,

Comme un léger parfum que la flamme dévore

Avant de l'embraser.

 

Maintenant tout dormait sur sa bouche glacée,

Le souffle se taisait dans son sein endormi,

Et sur l'oeil sans regard la paupière affaissée

Retombait à demi.

 

Et moi, debout, saisi d'une terreur secrète,

Je n'osais m'approcher de ce reste adoré,

Comme si du trépas la majesté muette

L'eût déjà consacré.

 

Je n'osais !... mais le prêtre entendit mon silence,

Et, de ses doigts glacés prenant le crucifix :

"Voilà le souvenir, et voilà l'espérance :

Emportez-les, mon fils !"

 

Oui, tu me resteras, ô funèbre héritage !

Sept fois depuis ce jour l'arbre que j'ai planté

Sur sa tombe sans nom a changé son feuillage :

Tu ne m'as pas quitté.

 

Placé près de ce coeur, hélas ! où tout s'efface,

Tu l'as contre le temps défendu de l'oubli,

Et mes yeux, goutte à goutte, ont imprimé leur trace

Sur l'ivoire amolli.

 

O dernier confident de l'âme qui s'envole,

Viens, reste sur mon coeur ! parle encore, et dis-moi

Ce qu'elle te disait quand sa faible parole

N'arrivait plus qu'à toi.

 

A cette heure douteuse où l'âme recueillie,

Se cachant sous le voile épaissi sur nos yeux,

Hors de nos sens glacés pas à pas se replie,

Sourde aux derniers adieux ;

 

Alors qu'entre la vie et la mort incertaine,

Comme un fruit par son poids détaché du rameau,

Notre âme est suspendue et tremble à chaque haleine

Sur la nuit du tombeau ;

 

Quand des chants, des sanglots la confuse harmonie

N'éveille déjà plus notre esprit endormi,

Aux lèvres du mourant collé dans l'agonie,

Comme un dernier ami ;

 

Pour éclaircir l'horreur de cet étroit passage,

Pour relever vers Dieu son regard abattu,

Divin consolateur, dont nous baisons l'image,

Réponds ! Que lui dis-tu ?

 

Tu sais, tu sais mourir ! et tes larmes divines,

Dans cette nuit terrible où tu prias en vain,

De l'olivier sacré baignèrent les racines

Du soir jusqu'au matin !

 

De la croix, où ton oeil sonda ce grand mystère,

Tu vis ta mère en pleurs et la nature en deuil ;

Tu laissas comme nous tes amis sur la terre,

Et ton corps au cercueil !

 

Au nom de cette mort, que ma faiblesse obtienne

De rendre sur ton sein ce douloureux soupir :

Quand mon heure viendra, souviens-toi de la tienne,

O toi qui sais mourir !

 

Je chercherai la place où sa bouche expirante

Exhala sur tes pieds l'irrévocable adieu,

Et son âme viendra guider mon âme errante

Au sein du même Dieu !

 

Ah ! puisse, puisse alors sur ma funèbre couche,

Triste et calme à la fois, comme un ange éploré,

Une figure en deuil recueillir sur ma bouche

L'héritage sacré !

 

Soutiens ses derniers pas, charme sa dernière heure,

Et, gage consacré d'espérance et d'amour,

De celui qui s'éloigne à celui qui demeure

Passe ainsi tour à tour !

 

Jusqu'au jour où, des morts perçant la voûte sombre,

Une voix dans le ciel, les appelant sept fois,

Ensemble éveillera ceux qui dormaient à l'ombre

De l'éternelle croix !"

 

 

Aurore-boreale--Polar-Lights-4---Copie.jpg

 

 

"Celui qui est venu"

 

"Cependant il était question dans les villes

De quelqu'un d'étonnant, d'un homme radieux

Que les anges suivaient de leurs millions d'yeux ;

Cet homme, qu'entourait la rumeur grossissante,

Semblait un dieu faisant sur terre une descente ;

On eût dit un pasteur rassemblant ses troupeaux ;

Les publicains, assis au bureau des impôts,

Se levaient s'il passait, quittant tout pour le suivre ;

Cet homme, paraissant hors de ce monde vivre,

Tandis qu'autour de lui la foule remuait,

Avait des visions dont il restait muet ;

Il parlait aux cités, fuyait les solitudes,

Et laissait sa clarté dans l'oeil des multitudes ;

Les paysans le soir, de sa lueur troublés,

Le regardaient de loin marcher le long des blés,

Et sa main qui s'ouvrait et devenait immense,

Semblait jeter aux vents de l'ombre une semence.

On racontait sa vie, et qu'il avait été

Par une vierge au fond d'une étable enfanté

Sous une claire étoile et dans la nuit sereine ;

L'âne et le boeuf, pensifs, l'ignorance et la peine,

Etaient à sa naissance, et sous le firmament

Se penchaient, ayant l'air d'espérer vaguement ;

On contait qu'il avait une raison profonde,

Qu'il était sérieux comme celui qui fonde,

Qu'il montrait l'âme aux sens, le but aux paresseux,

Et qu'il blâmait les grands, les prêtres, et tous ceux

Qui marchent entourés d'hommes armés de piques.

Il avait, disait-on, guéri des hydropiques ;

Des impotents, cloués vingt ans sous leurs rideaux,

En le quittant, portaient leur grabat sur leur dos ;

Son oeil fixe appelait hors du tombeau les vierges ;

Les aveugles, les sourds, - ô destin, tu submerges

Ceux-ci dans le silence et ceux-là dans la nuit ! -

Le voyaient, l'entendaient ; et dans son vil réduit

Il touchait le lépreux, isolé sous des claies ;

Ses doigts tenaient les clefs invisibles des plaies,

Et les fermaient ; les coeurs vivaient en le suivant ;

Il marchait sur l'eau sombre et menaçait le vent ;

Il avait arraché sept monstres d'une femme ;

Le malade incurable et le pêcheur infâme

L'imploraient, et leurs mains tremblantes s'élevaient ;

Il sortait des vertus de lui qui les sauvaient ;

Un homme demeurait dans les sépulcres ; fauve,

Il mordait, comme un loup qui dans les bois se sauve ;

Parfois on l'attachait, mais il brisait ses fers

Et fuyait, le démon le poussant aux déserts ;

Ce maître, le baisant, lui dit : Paix à toi, frère !

L'homme, en qui cent damnés semblaient rugir et braire,

Cria : Gloire ! et, soudain, parlant avec bon sens,

Sourit, ce qui remplit de crainte les passants.

Ce prophète honorait les femmes économes ;

Il avait à Gessé ressuscité deux hommes

Tués par un bandit appelé Barabbas ;

Il osait, pour guérir, violer les sabbats,

Rendait la vie aux nerfs d'une main desséchée ;

Et cet homme égalait David et Mardochée.

Un jour ce redresseur, que le peuple louait,

Vit des vendeurs au seuil du temple, et prit un fouet ;

Pareils aux rats hideux que les aigles déterrent,

Tous ces marchands, essaims immondes, redoutèrent

Son visage empourpré des célestes rougeurs ;

Sévère, il renversa les tables des changeurs

Et l'escabeau de ceux qui vendaient des colombes.

Son geste surhumain ouvrait les catacombes.

L'arbre qu'il regardait changeait ses fleurs en fruits.

Un jour que quelques juifs profonds et très instruits

Lui disaient : « - Dans le ciel que le pied divin foule,

Quel sera le plus grand ? » cet homme dans la foule

Prit un petit enfant qu'il mit au milieu d'eux.

Calme, il forçait l'essaim invisible et hideux

Des noirs esprits du mal, rois des ténébreux mondes,

A se précipiter dans les bêtes immondes.

Et ce mage était grand plus qu'Isaïe, et plus

Que tous ces noirs vieillards épars dans les reflux

De la vertigineuse et sombre prophétie ;

Et l'homme du désert, Jean, près de ce Messie,

N'était rien qu'un roseau secoué par le vent.

Il n'était pas docteur, mais il était savant ;

Il conversait avec les faces inconnues

Qu'un homme endormi voit en rêve dans les nues ;

Des lumières venaient lui parler sur les monts ;

Il lavait les péchés ainsi que des limons,

Et délivrait l'esprit de la fange charnelle ;

Satan fuyait devant l'éclair de sa prunelle ;

Ses miracles étaient l'expulsion du mal ;

Il calmait l'ouragan, haranguait l'animal,

Et parfois on voyait naître à ses pieds des roses ;

Et sa mère en son coeur gardait toutes ces choses.

Des morts blêmes, depuis quatre jours inhumés,

Se dressaient à sa voix ; et pour les affamés,

Les pains multipliés sortaient de ses mains pures.

Voilà ce que contait la foule ; et les murmures,

Les cris du peuple enfant qui réclame un appui,

Environnaient cet homme ; on l'adorait; et lui

Etait doux.

 

Voeu-a-la-Vierge-pour-le-Roy-et-la-Reyne--Oeuvres-poetiqu.png

"Oeuvres poétiques" (1641)

Jean Desmarets de Saint-Sorlin

 

 

 

Tous les mots qui tombaient de sa bouche

Etaient comme une main céleste qui vous touche.

Il disait : - « Les derniers sont les premiers. - La fin,

« C'est le commencement. - Ne fais pas au prochain

« Ce que tu ne veux pas qu'on te fasse à toi-même.

« - On récolte le deuil quand c'est la mort qu'on sème.

« - Celui qui se repent est grand deux fois. - L'enfant

« Touche à Dieu. - Par le bien du mal on se défend.

« - Que le puits soit profond, mais que l'eau reste claire. »

Il disait : « - Regardez les choses sans colère ;

« Car, si l'oeil est mauvais, le corps est ténébreux.

« - L'aube est pour les Gentils comme pour les Hébreux.

« - Mangez le fruit des bois, buvez l'eau de la source ;

« - N'ayez pas de souliers, pas de sac, pas de bourse,

« Entrez dans les maisons et dites : Paix à tous !

« - Nul n'est exempt du pli sublime des genoux ;

« Donc, qui que vous soyez, priez. Courbez vos têtes.

« - Dieu, présent à la nuit, n'est pas absent des bêtes.

« Dieu vit dans les lions comme dans Daniel.

« - Errer étant humain, faillir est véniel.

« Absolvez le pécheur en condamnant la faute.

« - On ajoute à l'esprit ce qu'à la chair on ôte. »

Il tenait compte en tout des faits accidentels.

Dans le champ du supplice il disait des mots tels

Que nul n'osait toucher à la première pierre ;

Il haïssait la haine, il combattait la guerre ;

Il disait : sois mon frère ! à l'esclave qu'on vend ;

Et, tranquille, il passait comme un pardon vivant ;

Il blanchissait le siècle autour de lui, de sorte

Que les justes, dont l'âme encor n'était pas morte,

Dans ces temps sans pitié, sans pudeur, sans amour,

Voyaient en s'éveillant luire deux points du jour,

L'aurore dans le ciel et sur terre cet homme.

Cet être était trop pur pour être vu par Rome.

Pourtant parmi les juifs, dans leur temple obscurci,

Chez leur roi lâche et triste, on en prenait souci ;

Et Caïphe y songeait dans sa chaire d'ivoire ;

Et, sans savoir encor ce qu'il en devait croire,

Hérode était allé jusqu'à dire : - Il paraît

Qu'il existe un certain Jésus de Nazareth.

Quelques hommes, de ceux qui ne savent pas lire,

De pauvres pâtres, pris d'on ne sait quel délire

Et du ravissement de l'entendre parler,

Le suivaient, l'aimaient tant qu'il les faisait trembler,

Et le montraient au peuple en disant : - C'est le maître.

L'un d'eux, vieillard, semblait près de cet homme naître ;

Et le plus jeune, enfant, avait l'air près de lui

D'un sombre aïeul pensif, gravement ébloui.

Humbles, ils lui tendaient leurs coeurs comme des urnes.

Et ces hommes, pareils à des lampes nocturnes

Adorant un soleil dans une vision,

Etaient devant ce maître en contemplation,

Et l'entouraient, ainsi qu'une auréole d'âmes."

 

Recueil « La fin de Satan » (1854-1862), LIVRE DEUXIEME, « LE GIBET » (I – « LA JUDEE », III – « CELUI QUI EST VENU »), Victor Hugo.

 

 

 

Victor Hugo, 'La fin de Satan'

 

 

 

Aurore-boreale--Polar-Lights.jpg

 


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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 13:42

www.alis-asso.fr--Le-scaphandre-et-le-papillon--Jean-Domini.jpg

 

 

Le 8 décembre 1995, Jean-Dominique Bauby fait un AVC (Accident Vasculaire Cérébral), à moins de 44 ans, et devient entièrement paralysé, atteint du "locked-in syndrome", lui le bon vivant, qui aimait bien ouvrir et fermer les robinets de sa baignoire avec les pieds !

Il ne peut ni bouger, ni parler, ni manger, ni respirer sans assistance. Seul sa paupière gauche peut bouger. C'est par le clignement de cet oeil qu'il écrira son livre « Le scaphandre et le papillon », grâce à un code mis au point avec Sandrine, son orthophoniste, son "ange gardien" (voir page 45).

Il meurt le 9 mars 1997, à l'âge de 45 ans, trois jours après la parution de son livre

Il contribue à fonder ALIS, l'Association du locked-in syndrome, en mars 1997.

 

 Bauby-Jean-Dominique--parousie.over-blog.fr.jpg

Jean-Dominique Bauby

 

 

"Le syndrome d'enfermement (également connu sous le nom de syndrome de verrouillage ou de son appellation anglophone : Locked-in syndrome), est un état neurologique rare dans lequel le patient est éveillé et totalement conscient — il voit tout, il entend tout — mais ne peut ni bouger ni parler, en raison d'une paralysie complète excepté le mouvement des paupières. Les facultés cognitives du sujet sont en revanche intactes, d'où le nom de syndrome d'enfermement."

 

Wikipédia

 

 

www.alis-asso.fr--The-diving-bell-and-the-butterfly--Jean-D.jpg

 

 

« Derrière le rideau de toile mitée une clarté laiteuse annonce l’approche du petit matin. J’ai mal aux talons, la tête comme une enclume, et une sorte de scaphandre qui m’enserre tout le corps. Ma chambre sort doucement de la pénombre. Je regarde en détail les photos des êtres chers, les dessins d’enfants, les affiches, le petit cycliste en fer blanc envoyé par un copain la veille de Paris-Roubaix, et la potence qui surplombe le lit où je suis incrusté depuis six mois comme un bernard-l’ermite sur son rocher.

Pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir où je suis et me rappeler que ma vie a basculé le vendredi 8 décembre* de l’an passé.

Jusqu’alors, je n’avais jamais entendu parler du tronc cérébral. Ce jour-là, j’ai découvert de plein fouet cette pièce maîtresse de notre ordinateur de bord, passage obligé entre le cerveau et les terminaisons nerveuses, quand un accident cardiovasculaire a mis ledit tronc hors circuit. Autrefois, on appelait cela « transport au cerveau » et on en mourait en toute simplicité. Le progrès des techniques de réanimation a sophistiqué la punition. On en réchappe mais flanqué de ce que la médecine anglo-saxonne a justement baptisé le locked-in syndrome : paralysé de la tête aux pieds, le patient est enfermé à l’intérieur de lui-même avec l’esprit intact et les battements de sa paupière gauche pour tout moyen de communication. »

 

« Le scaphandre et le papillon », Jean-Dominique Bauby, 140 pages, éditions Robert Laffont, 1997, extraits des pages 9 et 10 (Prologue).


* 1995

 

 

 

 

 

www.alis-asso.fr--La-escafandra-y-la-mariposa--Jean-Dominiq.jpg

 

 

 

"Le Scaphandre et le Papillon", film de Julian Schnabel

 

 

« ALIS, Association du locked-in syndrome, régie par la loi de 1901, a été créée en mars 1997 par la volonté et l'énergie de Jean-Dominique Bauby.

 

Atteint d'un locked-in syndrome depuis décembre 1995, il entendait ainsi montrer au monde que cette pathologie qui empêche le mouvement et la parole n'est pas une entrave à la vie. Il en a apporté la preuve dans son formidable livre Le Scaphandre et le papillon (Editions Robert Laffont), écrit par le seul clignement de sa paupière gauche, et devenu best-seller quelques semaines après sa disparition le 9 mars 1997.

 

L’action d’ALIS

• Venir en aide aux patients et aux familles

• Proposer des moyens de communication, notamment informatiques

• Collecter des fonds afin d’aider les personnes LIS à acquérir les aides techniques nécessaires à leur confort, et à adapter leur domicile

• Agir pour la création d’un statut médico-social

• Participer aux études et au recensement sur le locked-in syndrome

• Informer le public et les thérapeutes sur cet état neurologique peu connu

• Editer des publications médicales. »


Source : Association du Locked-in Syndrome

 

 

 

 

 

www.alis-asso.fr--Legume-vert--Philippe-Vigand--parousie.o.jpg

"Légume vert"

Philippe Vigand

Sortie le 7 avril 2011

 

 

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 22:36

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Bill Gates

 

 

 

"Bill Gates sait faire preuve de générosité et de conviction. Il vient de faire signer 38 milliardaires pour qu’ils donnent la moitié de leur fortune aux plus démunis. Chapeau !

Ensemble avec Warren Buffet*, le projet « Giving Pledge » (promesse de don) a convaincu Larry Ellison (le fondateur d’Oracle), George Lucas, le maire de New York Michael Bloomberg et Barry Diller d’IAC (Une société qui dirige Ask.com, Bloglines, Vimeo, Match.com et autres), ainsi que beaucoup d’autres.

Ils ne sont pas légalement tenus de donner 50% de leurs revenus aux bonnes œuvres, il s’agit d’une promesse basée sur la confiance (surtout maintenant que c’est annoncé dans tous les médias). Ils ne sont pas forcés non plus de donner leurs billets à une seule organisation. Mais si chaque personne se trouvant sur la liste des 400 plus riches américains établie par Forbes signait The Giving Pledge, cela signifierait que les organisations non gouvernementales seraient plus riches de 600 milliards de dollars."

 

Article publié sur http://www.gizmodo.fr par Norédine le 05 août 2010 à 6:50

 

Warren Buffett s'est même engagé, le 16 juin 2010, à faire don de 99% de sa richesse personnelle à des organisations caritatives durant sa vie, ou à sa mort : "First, my pledge: More than 99% of my wealth will go to philanthropy during my lifetime or at death." (By Warren Buffett June 16, 2010: 8:06 AM ET, in "My philanthropic pledge", http://money.cnn.com).

 

 

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 Liliane Bettencourt

 

 

 

"La Fondation que j'ai créée en 1987 n'a qu'un but : aider à entreprendre, soutenir, accompagner des projets pour qu'ils prennent corps et vie.

Comme le disait souvent mon père, Eugène Schueller : "le difficile n'est pas d'avoir une idée, mais de la réaliser".

Aux meilleures idées du moment, dans des domaines aussi différents que le médical, le culturel, et l'humanitaire, la Fondation veut donner les moyens de se concrétiser. D'exister, et…de durer."

 

Liliane Bettencourt, née Schueller

 

 

 

Fondation de Liliane Bettencourt

 

 

 

"52 Il a précipité les puissants de leurs trônes,

et il a élevé les humbles.

 

53 Il a comblé de biens ceux qui sont affamés,

et il a renvoyé les riches les mains vides."

 

Luc 1 : 52-53, extrait du "Magnificat" (La Bible du Semeur)

 

 

Bill-Gates--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Extraits de la troisième lettre annuelle 2011 de Bill Gates,

codirecteur de la Fondation

"The Bill & Melinda Gates Foundation"

 

"Alors que je m’apprête à écrire ma troisième lettre annuelle, des gouvernements aux quatre coins du monde se retrouvent confrontés à prendre des décisions difficiles dans le but de réduire leurs dépenses. Si le budget consacré à l’aide aux pays étrangers représente moins d’un pourcent du total des budgets des gouvernements, ce domaine est souvent la cible de restrictions budgétaires. En conséquence, l’aide dans le domaine de la santé et de l’agriculture, sauvant des vies et mettant les pays en voie de développement sur la voie de l’autosuffisance, est en danger.

Les plus pauvres du monde ne se rendent pas auprès des gouvernements pour plaider leur cause, contrairement à d’autres.

C’est pourquoi j’ai décidé de les aider à se faire entendre en décrivant les progrès et le potentiel que je vois dans les secteursclés de la santé et du développement. C’est peut-être ironique pour quelqu’un qui a eu autant de chance de parler des besoins des autres.

Je crois que c’est dans l’intérêt des pays riches de continuer à investir dans l’aide au développement. Si les sociétés ne peuvent pas fournir au peuple un niveau de santé correct, si elles ne peuvent pas le nourrir et l’éduquer, alors la population et les problèmes ne cesseront d’augmenter et le monde sera de moins en moins stable.

Que vous considériez cela comme un impératif moral ou l’intérêt bien compris du monde riche, garantir les conditions qui mèneront tout un chacun vers la santé et un futur prospère est un but que nous partageons tous.

Beaucoup ignorent les bénéfices que cette aide fournit réellement. Ce n’est pas surprenant car cette aide couvre différents domaines. De plus, par le passé, certaines aides ont été envoyées dans des pays pour acheter des amitiés, sans réel intérêt pour leur impact. Cependant, aujourd’hui, une part importante de l’aide au développement est dépensée massivement dans des programmes salutaires qui améliorent la vie des gens à court et à long terme.

Malgré la menace qui pèse sur les budgets consacrés à l’aide au développement, une chose me rend optimiste à propos du futur : le courage de certains dirigeants qui trouvent des solutions pour que le bien-être des personnes défavorisées devienne une priorité. Sous l’impulsion de David Cameron, le Royaume-Uni est devenu une référence en tenant sa promesse d’augmenter les dépenses en matière d’aide malgré une situation où les restrictions de budget sont nécessaires. C’est enthousiasmant de voir un dirigeant se battre pour ce qu’il croit être juste, alors que ce n’est pas facile."

 

 

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"Sauver Les Plus Jeunes Enfants" 

 

"Sur les 8,1 millions de décès d’enfants de moins de cinq ans par an, plus de 40 % interviennent dans les 28 premiers jours ou dans la période néonatale. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes sur la bonne voie. En 1995, on estimait le nombre de morts néonatales à 5,6 millions. Les études les plus récentes montrent que ce nombre se situe, aujourd’hui, autour de 3,6 millions."

 

 

 Journal de 13h00 sur France 2, lundi 4 avril 2011

 

 

"Se basant sur le fait que toutes les vies ont la même valeur, la Fondation Bill & Melinda Gates travaille dans le but d’aider tous les hommes à vivre des vies saines et productives. Dans les pays en voie de développement, elle tente d’améliorer la santé des habitants et de leur donner une chance de se sortir de la faim et de la pauvreté extrême.

Aux États-Unis, elle s’assure que tous les habitants, notamment les plus démunis, aient accès aux opportunités nécessaires pour réussir à l’école et dans la vie. Basée à Seattle, Washington, la fondation est dirigée par Jeff Raikes (PDG) et William H. Gates Sr. (co-président), sous la direction de Bill et Melinda Gates ainsi que Warren Buffett. Pour en savoir plus, consultez le site www.gatesfoundation.org."

 

 

 

Lettre annuelle 2011 de la fondation Bill Gates

 

 

 

Warren-Buffet-and-Bill-Gates--parousie.over-blog.fr.jpg

 Warren Buffett et Bill Gates

 

 

 

Classement Forbes des plus grandes fortunes 2011

B (Billion) signifie "milliards"

Les fortunes sont en dollars ($)

 

1. Carlos Slim Helu & family

$74 B

71 ans

Telecom

Mexico (Mexique)

 

2. Bill Gates

$56 B

55 ans

Microsoft

United States (USA)

 

3. Warren Buffett

$50 B

80 ans

Berkshire Hathaway

United States

 

4. Bernard Arnault

$41 B

62 ans

LVMH

France

 

5. Larry Ellison

$39.5 B

66 ans

Oracle

United States

 

6. Lakshmi Mittal

$31.1 B

60 ans

Steel (Acier Mittal)

India (Inde)

 

7. Amancio Ortega

$31 B

75 ans

Zara

Spain (Espagne)

 

8. Eike Batista

$30 B

54 ans

Mining, oil (Mines, pétrole)

Brazil (Brésil)

 

9. Mukesh Ambani

$27 B

53 ans

Petrochemicals, oil & gas (Pétrochimie, pétrole et gaz)

India

 

10. Christy Walton & family

$26.5 B

56 ans

Walmart (Grande Distribution)

United States

 

15. Liliane Bettencourt

$23.5 B

88 ans

L'Oréal

France

 

 

Francois-Pinault--parousie.over-blog.fr.jpeg

Francois Pinault

 

 

 

67. Francois Pinault & family

$11.5 B

74 ans

Retail (Vente au détail)

France

 

96. Serge Dassault & family

$9.3 B

86 ans

Aviation

France

 

162. Alain & Gerard Wertheimer

$6 B

Âge ?

Chanel

France

 

162. Jean-Claude Decaux & family

$6 B

73 ans

Advertising (Publicité)

France

 

247. Alain Merieux & family

$4.3 B

73 ans

Pharmaceuticals (Produits pharmaceutiques)

France

 

297. Xavier Niel

$3.7 B

43 ans

Internet, Telecom (Free, groupe Iliad)

France

 

Source : http://www.forbes.com

 

Voir aussi http://lexpansion.lexpress.fr

 

Note : Curieusement, le milliardaire français Gérard Mulliez, fondateur du groupe de distribution Auchan, avec une fortune estimée à 19 milliards d'Euros en 2010 (selon le classement Forbes 2010), n'apparaît pas dans le classement Forbes 2011.

  

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 20:16

Philippe-Croizon--J-ai-decide-de-vivre--parousie.over-blo.jpgPhilippe Croizon

 

 

 

"Philippe Croizon, né en 1968, est un athlète français, le premier amputé des quatre membres à avoir traversé la Manche à la nage, le 18 septembre 2010.

Le 5 mars 1994, à l’âge de 26 ans, Philippe Croizon voit son destin basculer. Il est traversé par un courant de 20 000 volts, touché par une ligne électrique alors qu’il travaille sur son toit à démonter son antenne de télévision. La première décharge le tue sur le coup alors que la seconde le ramène à la vie. Jusqu'à l'arrivée des pompiers, sa femme, Muriel Marotte, et son fils, Jérémy Croizon, assistent impuissants à la scène. Durant ses trois mois d'hospitalisation en centre intensif et stérile des grands brûlés, il devra subir des amputations au niveau du bras gauche, du bras droit, et de la cuisse droite. Quelques jours plus tard, quand les médecins lui annoncent que son membre inférieur gauche ne peut être sauvé, il se sent désespéré. Deux « solutions » s’offrent à lui: mourir ou décider de vivre. Il choisira de se reconstruire. Miracle de la volonté, au terme de plus de cent heures d’anesthésies et d’opérations, Philippe Croizon réussira à marcher, à conduire et même à refaire de la plongée sous-marine, son sport favori.

En 2006 il écrit J'ai décidé de vivre, livre rédigé à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale.

Allongé sur son lit d'hôpital, il voit à la télévision une nageuse qui a réussi la traversée de la Manche à la nage, et se dit : « Pourquoi pas moi un jour ? ». Quatorze ans après, il décide de se consacrer à 100% à ce défi sportif. Il s'entraîne dur pendant deux ans avec plus de 35 heures de natation par semaine et 280 kilomètres par mois.

Il s'entraîne en piscine au bassin sportif de la ville de Châtellerault, en lac et en mer à La Rochelle avec la Gendarmerie Maritime Nationale. Il est équipé de coûteuses prothèses créées spécifiquement pour lui, de palmes (de carbone et titane) et d'une combinaison "IronMan" d'Aquasphère.

Le 19 août 2010, il effectue un aller-retour de Noirmoutier à Pornic en 12 heures.

Le 18 septembre 2010, à l’âge de 42 ans, il réussit son exploit, nageant entre Folkestone et le Cap Gris Nez en 13 heures et 26 minutes. Il est accompagné à un moment par trois dauphins. Philippe Croizon déclare : « Je fais ça surtout pour moi mais aussi pour établir un exemple. Je veux montrer aux gens qui souffrent que c'est faisable, que tu dois toujours te battre. »

 

Bibliographie

Philippe Croizon, J'ai décidé de vivre, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, coll. « Le lieu et l'heure », Paris, 2006, 219 p."

 

Source : Wikipédia

 

 

 

Site officiel de Philippe Croizon

 

 

"... Au lendemain de sa performance*, il avait annoncé qu'il souhaitait traverser le Détroit de Gibraltar. Mais ça sera « un projet plus large ». Beaucoup plus large, puisqu'il va finalement « relier les cinq continents à la nage » !

« Gibraltar en fait partie », explique-t-il. Mais le projet comprendra « quatre traversées ». Il consistera à « relier symboliquement l'Océanie, l'Asie, l'Afrique, l'Europe, puis l'Amérique à la nage de mai à septembre 2012 ou 2013 afin de créer des ponts entre les cinq continents ». « La plus longue des traversées, ça sera 22 km », précise-t-il. Mais ça ne sera pas la plus difficile... « Je vais rallier le continent européen-Panasie et l'Amérique par le détroit de Béring. Ça va être la traversée la plus dure, parce que l'eau est entre 0 et 2 degrés. La distance n'est pas énorme (NDLR : 7 km), mais le froid va être terrible. »

« L'histoire des cinq continents, c'est une envie parce que ça n'a pas été fait par un nageur non-valide, confie-t-il. J'ai envie de le faire avec un nageur longue distance, Arnaud Chassery, qui était avec moi le jour de la traversée de la Manche, et surtout avec Handicap International pour sensibiliser les gens au problème des mines antipersonnel, qui mutilent encore partout dans le monde. » Une cause à laquelle Philippe Croizon, lui-même amputé des quatre membres, est évidemment sensible."

 

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr

Extrait de l'article "Philippe Croizon veut relier les cinq continents à la nage" d'Alain Grimperelle, publié le 13 novembre 2010 à 05:40

 

* La traversée de la Manche

 

 

Handicap International

 

 

 Philippe Croizon dans le 12/13 national, le mercredi 6 avril 2011

 

 

 

"Nager au delà des frontières"

film diffusé le vendredi 30 novembre

sur France 3 à 20h45

dans l'émission Thalassa

 

"Les deux nageurs, l'un handicapé, l'autre valide, ont traversé à la nage quatre détroits séparant les cinq continents affrontant les eaux très froides de Béring ou peuplées de requins de l'Océan Indien.

Philippe Croizon, originaire de Châtellerault dans la Vienne, a été amputé des quatre membres à l'âge de 26 ans après un accident dû à l'électicité. Il s'accroche farouchement à la vie et va relever les défis avec un courage exemplaire. Saut en parachute, plongée sous-marine puis en septembre 2010 à 42 ans, la traversée de la Manche à la nage qui le fait connaître au grand public.

Philippe Croizon décide alors de se lancer dans une nouvelle aventure et en compagnie d'Arnaud Chassery monte le projet de relier les cinq continents à la nageen quatre mois. Un combat tout d'abord financier pour réunir les fonds nécessaires puis physique pour aboutir sur une formidable aventure sportive et humaine.

Ces rencontres, le récit des traversées, les longues préparations, l'histoire d'une amitié et la découverte d'un homme qui force le respect "Nager au-delà des frontières" relate ces mois d'aventure.

Le film présenté au Festival du Film d'Aventure de La rochelle a reçu le Grand public du public et Philippe Croizon, invité d'honneur de l'Unesco à Paris a été longuement ovationné sur scène.

Le film a été réalisé par Robert Iseni et Charlène Gravel et coproduit par Gédéon Programmes et France Télévisions/Thalassa."

 

Source : article de Christine Hinckel "Une "Spéciale Philippe Croizon" ce soir dans Thalassa sur France 3", publié le 30/11/2012 à 15:37, mis à jour le 30/11/2012 à 16:21, poitou-charentes.france3.fr

 

 

 

 

nageraudeladesfrontieres.com

 

 

 

 

"La vie à bras le corps"

 documentaire produit par France 3 Poitou-Charentes

 diffusé le samedi 1er décembre à 15h20

 

"Aujourd'hui âgé de 45 ans, Philippe Croizon a été amputé des quatre membres à la suite d'un accident survenu le 5 mars 1994.

En ce début de printemps 1994, Philippe Croizon monte sur le toit de sa maison afin de démonter l’antenne TV.

Des câbles à haute tension passent à proximité. Un phénomène d’arc électrique injecte alors dans son organisme un flux continu de 20 000 volts. Grièvement brûlé, il est amputé de son avant-bras droit, des deux tiers de son bras gauche, de la moitié de sa jambe droite et de son fémur gauche.

Apprendre à vivre sans mains ni pieds mais avec un moignon et un genou pour seules terminaisons : tel sera son unique objectif au Centre de rééducation et d’appareillage de l’Institut Robert-Merle-d’Aubigné, à Valenton (Val-de-Marne).

A force de musculation et de volonté, il en sort deux ans plus tard avec un niveau d’autonomie inespéré qui lui permet, à l’aide de prothèses et d’appareillages divers, de marcher, de s’alimenter, de conduire, de téléphoner ou encore de surfer sur Internet.

Doté d’une détermination sans faille et grâce au soutien de ses proches, il est parvenu à franchir les obstacles et à gagner toujours plus d’autonomie.

En 2011, il est le premier nageur handicapé à réussir la traversée de la Manche à la nage. Un véritable exploit qui le propulse à la une des médias.

Un an tard, il relève un nouveau défi : relier symboliquement à la nage les cinq continents aux côtés de son ami Arnaud Chassery.

La vie à bras-le-corps nous fait découvrir en toute intimité l’univers de Philippe Croizon, dont le combat nous amène à porter un regard différent sur le handicap.

Une véritable leçon de vie et d’espoir pour chacun de nous."

 

Source : article d'Isabelle Becuywe "La vie à bras le corps | samedi 1er décembre à 15h20", publié le 29/11/2012 à 16:49, mis à jour le 30/11/2012 à 15:10, poitou-charentes.france3.fr

 

 

 

Rediffusion des émissions de France Télévisions

pendant 7 jours

 

 

 


La vie à bras le corps - Bande Annonce par France3PoitouCharentes

 

 

 

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Philippe Croizon

From Wikipedia, the free encyclopedia

 

"Philippe Croizon "(born 1968)" is a French athlete and the first quadruple amputee to swim across the English Channel.

 

Accident

His amputations were required due to a severe electric shock accident which occurred in March 1994. At the time, Croizon was employed as a steelworker at Fonderie du Poitou, 26 years old and married, with one son; his wife was expecting a second child. At his home in Saint-Rémy-sur-Creuse, Vienne, while standing on a metal ladder on the roof to work on a television antenna, Croizon received a severe electric shock from a high-voltage power line which earthed (grounded) through the ladder, to which he became adhered. Twenty minutes passed before a neighbour could raise the alarm. He was hospitalized in Tours, where doctors removed his left arm above the elbow, his right arm below the elbow, then his right leg above the knee. Surgeons had thought that the left leg could be saved, but when that also required removal, Croizon reported feeling "despair".

 

 

Challenge

 

Preparations

During his recuperation in the hospital, he saw a television programme about a female channel-swimmer, who Croizon said inspired him. He began a regimen of swimming, training for over five hours per day with the Maritime Gendarmerie, the French marine police, in the sea near La Rochelle. He experimented with different prosthetic limbs designed for swimming, with fins attached to the stumps of his legs. One set of specially designed prosthetics cost €12,000, and are made from carbon and titanium.

He wrote a book entitled J'ai décidé de vivre (I Decided to Live), using a speech-to-text computer system. He also made a parachute jump.

Croizon's preparations for the channel-swim attempt took 35 hours per week for two years; throughout the training period, he received letters of support from national politicians, including French president Nicolas Sarkozy. It was during this period that he completed a swim from Noirmoutier to Pornic in less than five hours.

 

Event

On Saturday, 18 September 2010, at the age of 42, he swam across the English Channel in less than 14 hours. He set off from Folkestone at 06:45, arriving at Cap Gris Nez at 20:13, a distance of 21 miles (34 km). After the crossing, he reported that he had felt pain, but was confident that he would finish."

 

Philippe Croizon – official website

 

 

 

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 10:53

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Maria Bernada Sobirós

Sainte-Bernadette éternelle

 

 

 

Source de l'article : http://fr.lourdes-france.org

 

 

N'oublions pas les millions de dévots et pèlerins de Lourdes qui ont été guéris, notamment psychologiquement, réconfortés, qui ont pardonné ou été convertis ; sans parler des innombrables guérisons physiques depuis 1858, qui n'ont pas fait l'objet d'examens officiels approfondis.

 

Patrick, l'auteur du blog

 

 

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Notre-Dame de Lourdes

Gibraltar

 

 

 

Sur quelque 7000 dossiers de guérison déposés à Lourdes depuis les apparitions, 67 cas ont à ce jour été reconnus miraculeux par l'Eglise.

 

 

PETITES STATISTIQUES

SUR LES 67 MIRACULÉS

 

 

80% des miraculés sont des femmes.

 

Le plus jeune miraculé avait 2 ans.

 

Les pays d'origine des miraculés sont la France (55 miraculés), l'Italie (6), la Belgique (3), l'Allemagne (1), l'Autriche (1) et la Suisse (1).

 

6 miraculés affirment avoir été guéris par l’intercession de Notre-Dame de Lourdes alors qu’ils n’étaient pas venus à Lourdes.

 

La majorité des miraculés a été guérie au contact de l'eau de Lourdes (49 miraculés parmi lesquels 39 guéris aux piscines).

 

 

 

68ème miraculé de Lourdes

 

Dimanche 27 mars 2011, Mgr Emmanuel Delmas, évêque du diocèse d'Angers (Maine-et-Loire, France), a reconnu la guérison "remarquable" à Lourdes (le 12 avril 2002) de Serge François. Voici la déclaration de Mgr Delmas.

 

La déclaration qui suit concerne la guérison dont a bénéficié à Lourdes, en 2002, un homme du diocèse d’Angers, domicilié à La Salle-et-Chapelle-Aubry.

 

 

LE FAIT DE LA GUÉRISON

 

Le 12 avril 2002, à Lourdes, au cours du pèlerinage diocésain auquel il participait comme « hospitalier-malade », M. Serge François, alors âgé de 56 ans, a été guéri d’une maladie invalidante dont il souffrait depuis plusieurs années. Cette maladie a été identifiée par les médecins comme étant une algie sciatique de topographie S1 gauche qui nécessitait un important traitement antalgique quotidien et était cause d’une invalidité lombaire marquée, occasionnant un retentissement sur son caractère. Les médecins, qui l’ont examiné après l’événement survenu à Lourdes, en 2002, ont constaté que cette guérison avait été subite, complète sur le plan fonctionnel, sans relation avec une thérapeutique particulière, et durable jusqu’à ce jour, soit depuis huit ans.

 

 

L'INTERPRÉTATION CHRÉTIENNE DE CETTE GUÉRISON

 

En tant qu’évêque du diocèse d’Angers, où réside M. Serge François, j’ai aujourd’hui la responsabilité de faire connaître l’interprétation que l’Eglise se juge autorisée à donner à cette guérison subite, inattendue et durable. Cette interprétation s’appuie sur le témoignage donné par M. Serge François lui-même, à la suite de l’événement survenu pour lui ; à Lourdes, le 12 avril 2002. Elle comporte une lecture et une compréhension de ce témoignage à la lumière de la foi. Il est certain que M. Serge François a été totalement et durablement guéri à Lourdes, c’est-à-dire qu’il a été délivré du mal dont il souffrait et qu’il mène une vie normale sans aucun traitement. Après des expertises approfondies, le Comité Médical International de Lourdes (CMIL) a conclu qu’il s’agissait « d’une observation remarquable », d’une guérison inexpliquée, dans l’état actuel de la science. C’est pourquoi, après avoir pris connaissance des conclusions du Comité Médical International de Lourdes (CMIL) et après avoir entendu une commission canonique réunie le 30 septembre 2010, Au nom de l’Eglise, je reconnais publiquement le caractère « remarquable » de la guérison dont a bénéficié Monsieur Serge François, à Lourdes, le 12 avril 2002. Cette guérison peut être considérée comme un don personnel de Dieu pour cet homme, comme un événement de grâce, comme un signe du Christ Sauveur".

 

S’étant produite au cours d’un pèlerinage à Lourdes, au moment où M. Serge François après avoir prié devant la Grotte et s’être rendu aux fontaines pour boire et se laver le visage, quittait le domaine, on peut voir dans cette guérison une prévenance particulière de la Vierge Marie à l’égard de cet homme. Cette reconnaissance publique sera proclamée le 27 mars 2011, au cours d’une célébration eucharistique dans le sanctuaire de Notre-Dame des Gardes. J’invite tous les fidèles à rendre grâce pour cet événement et à s’unir d’intention, lors de l’eucharistie qui sera célébrée au cours du pèlerinage diocésain à Lourdes, du 3 au 8 mai 2011, lieu privilégié de l’humble prière à Marie et avec Marie.

 

Fait à Angers, le 27 mars 2011

Mgr Emmanuel Delmas, évêque d’Angers (France)

 

 

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Serge François

 

 

 

69ème et 70ème miraculées

article du blog mis à jour le 6 octobre 2012

 

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Danila Castelli et Notre-Dame de Lourdes

 

 

Guérison de Mme Danila CASTELLI, née le 16 janvier 1946, vivant à Bereguardo (Pavia - Italie)

Date de la guérison : le 4 mai 1989 - Déclaration de la guérison : août 1989

Mme Castelli a mené jusqu'à l'âge de 35 ans (1981) une vie plus ou moins normale, quand elle a commencé à manifester des crises hypertensives spontanées graves. Elle a effectué quelques examens de laboratoire et de radiologie suspectant un phéochromocytome. Les résultats se sont révélés tous négatifs. En 1982, les examens radiologiques et les échographies mettent en évidence une masse para-utérine droite et un utérus fibromateux. La patiente a subi une hystérectomie et une annexectomie droite. En novembre 1982, pancréatectomie partielle. Nouveau scanner en 1983. On a ensuite réalisé une scintigraphie avec méta-I-131 benzilguanidine dans l'espace vésico-rectal, la vessie et le vagin.

Plusieurs interventions chirurgicales ont été réalisées dans l'espoir d'éliminer les points provoquant les crises jusqu'en 1988. Pas de résultats cliniques. Le seul traitement contre les crises de tension artérielle (>22/12) est le régitin (nom générique : fentolamine) qui est un antagoniste alpha-adrénergique non sélectif.

En mai 1989, durant un pèlerinage à Lourdes, Mme Castelli ressent un extraordinaire bien être. Elle vient déclarer au Bureau des constatations médicales du sanctuaire de Lourdes avoir été guérie le 4 mai 1989 de « hypertension artérielle avec de graves et récurrentes crises hypertensives (néoplasie endocrine produisant catécholamines ou hypertension d'autre nature). » Depuis ce moment, Mme Castelli a pu reprendre une vie normale.

Première réunion du Bureau des constatations médicales le 12 octobre 1989 (décision d'ouvrir un dossier).

Autres réunions du Bureau des constatations médicales : le 13 avril 1992 (on décide d'obtenir un complément d'information afin d'approfondir le dossier) ; le 12 octobre 1994 et le 4 août 1997.

Cinquième réunion du Bureau des constatations médicales, le 29 septembre 2010. Le Bureau a confirmé la guérison par un vote formel et unanime : « Mme Castelli est guérie, du syndrome dont elle souffrait depuis son pèlerinage à Lourdes il a vingt-et-un ans, en 1989, et sans améliorations liées aux interventions et aux traitements ».

 

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Le CMIL (Comité Médical International de Lourdes), dans sa séance du 19 novembre 2011 à Paris, d'après le rapport du Professeur Fausto Santeusanio, par vote secret avec plus des deux tiers des voix, a certifié que le mode de cette guérison reste inexpliqué dans l'état actuel des connaissances scientifiques.


 

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Soeur Luigina Traverso

 

 

Guérison de Sœur Luigina Traverso, née le 22 août 1934 à Novi Ligure (Alessandria - Italie)

Date de la guérison : le 23 juillet 1965 - Déclaration de la guérison : juillet 1965

Sœur Traverso a mené une vie complètement normale, sans aucun problème et en bonne santé jusqu'en 1960, quand elle a ressenti une douleur intense dans la jambe gauche et en 1961, à l'Institut orthopédique G. P. de M., on a diagnostiqué les prémisses d'une lombosciatique gauche paralysante. Les symptômes persistent. En 1962, elle est à nouveau hospitalisée afin de lui placer un corset plâtré. Les symptômes s'aggravent jusqu'en 1963. Elle est alors admise à l'hôpital civil de T. où elle commence un traitement intra-thécal, à base de cortisone. Pas d'amélioration. Lasègue : positif. Finalement, elle a subi une hémi-laminectomie L4-L5 par voie extradurale d'une hernie discale. Pas de rémission des symptômes douloureux. Plusieurs interventions chirurgicales sur la colonne vertébrale n'améliorent ni les fonctions orthopédiques et neurochirurgicales ni l’état clinique. Son état clinique oblige la patiente à rester alitée pendant la plus grande partie de la journée en position antalgique. Au contrôle clinique du 30 juin 1965, on note : « Patiente en souffrance : pâle, tension basse, cicatrice chirurgicale fraîche et sèche avec douleurs au toucher, signe de Delitala positif. Raideur et contraction du trait lombosacré de la colonne vertébrale. Mobilité du pied réduite par paresthésie du muscle tibial antérieur, extenseur du gros orteil, extenseur commun des orteils, diminution de force du triceps sural et du tibial postérieur. Péroné inerte. Position fœtale obligatoire ».

Elle demande alors à sa Mère supérieure l'autorisation d'aller à Lourdes en pèlerinage. Elle part en juillet 1965 (du 20 au 26). Elle participe à toutes les célébrations en brancard, car elle ne peut pas se tenir droite. Sœur Traverso pendant la célébration de l'Eucharistie, au passage du Très Saint Sacrement, a ressenti une forte sensation de chaleur et de bien être avec l'envie de se lever et soudainement la reprise de la mobilité du pied et la disparition de la douleur.

Deuxième visite au Bureau des constatations médicales du sanctuaire de Lourdes le 28 juillet 1966 et première réunion du Bureau des constatations médicales le 28 juillet 1966 (décision d'ouvrir un dossier).

Deuxième réunion du Bureau des constatations médicales le 31 juillet 1984.

Troisième réunion du Bureau des constatations médicales le 28 juillet 2010 (convoqué pour la présentation de nouveaux scanners, IRM rachis lombo-sacré 22.02.2010, scanner lombo-sacré 29.10.2009). Le Bureau des constatations médicales a confirmé la guérison par un vote formel et unanime.

Le CMIL (Comité Médical International de Lourdes), dans sa séance du 19 novembre 2011 à Paris, d'après le rapport du Professeur Franco Balzaretti (qui avait obtenu en octobre 2010, en complément de dossier, un électromyogramme ainsi que des expertises neurologiques, neurochirurgicales et orthopédiques et un examen collégiale, le 30 avril 2011, avec lui même et des spécialistes chirurgiens et un médecin spécialiste en rhumatologie) par vote secret, avec plus des deux tiers des voix, a certifié que le mode de cette guérison reste inexpliqué dans l'état actuel des connaissances scientifiques.

 

Source : Site officiel du Sanctuaire de Lourdes

 

 

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Voir "Lourdes Magazine" n°188 (pages 34-35)

 

 

 

 

 

 

Sœur Marie Simon-Pierre,

la miraculée du Pape Jean-Paul II

 

 

 

67 miraculés reconnus

 

- Catherine LATAPIE de Loubajac (France). Paralysie de type cubital, par élongation traumatique du plexus brachial, depuis 18 mois. 38 ans environ au 01-03-1858. Diocèse et date de reconnaissance : Tarbes, Mandement de Mgr Laurence, du 18-01-1862.

 

Le jour de sa guérison, elle accouche d'un futur prêtre

Dans la nuit du 28 février 1858, mue par une inspiration soudaine, Catherine se lève à 3 heures du matin, réveille ses jeunes enfants et se met en route à pied pour Lourdes. Depuis pratiquement deux ans, son rôle de mère de famille est devenu trop lourd à porter. Elle doit assumer ses tâches comme avant, malgré l’invalidité de sa main droite après cette chute d'un arbre, en octobre 1856. A l'aube du 1er mars 1858, elle arrive à la Grotte, s'agenouille et prie. Et puis très simplement, elle baigne sa main dans ce mince filet d’eau boueuse qu’est encore la source, seulement trois jours après sa mise à jour par Bernadette sur les indications de « la dame ». Aussitôt ses doigts se redressent et retrouvent leur souplesse. Elle peut à nouveau les allonger, les fléchir, s'en servir avec autant de facilité qu'avant l'accident. Mais elle doit entrer chez elle… et le jour même - c’est ce qui permet d’affirmer le jour de sa guérison – elle met au monde son troisième enfant, Jean-Baptiste, qui, en 1882, deviendra prêtre.

 

- Louis BOURIETTE de Lourdes (France). Traumatisme de l'oeil droit datant de 20 ans, avec amaurose depuis 2 ans. 54 ans en mars 1858. Diocèse et date de reconnaissance : Tarbes, Mandement de Mgr Laurence, du 18-01-1862.

 

- Blaisette CAZENAVE de Lourdes (France). Chémosis ou ophtalmie chronique, avec ectropion depuis trois années. 50 ans environ en mars 1858. Diocèse et date de reconnaissance : Tarbes, Mandement de Mgr Laurence, du 18-01-1862.

 

- Henri BUSQUET de Nay (France). Adénite fistulisée (sans doute tuberculeuse) base du cou, depuis 15 mois. 15 ans environ au 28-04-1858. Diocèse et date de reconnaissance : Tarbes, Mandement de Mgr Laurence, du 18-01-1862.

 

- Justin BOUHORT de Lourdes (France). Hypothrepsie chronique post infectieuse, avec retard du développement moteur. Diagnostic d'alors : "consomption". 2 ans au 06-07-1858. Diocèse et date de reconnaissance : Tarbes, Mandement de Mgr Laurence, du 18-01-1862.

 

- Madeleine RIZAN de Nay (France). Hémiplégie gauche depuis 24 ans. 58 ans environ au 17-10-1858. Diocèse et date de reconnaissance : Tarbes, Mandement de Mgr Laurence, du 18-01-1862.

 

- Marie MOREAU de Tartas (France). Diminution très importante de la vue, avec lésions inflammatoires, surtout oeil droit, évoluant depuis 10 mois. 17 ans environ au 09-11-1858. Diocèse et date de reconnaissance : Tarbes, Mandement de Mgr Laurence, du 18-01-1862.

 

- Pierre DE RUDDER de Jabbeke (Belgique). Fracture ouverte de la jambe gauche, avec pseudarthrose. 52 ans au 07-04-1875. Diocèse et date de reconnaissance : Bruges (Belgique) 25-07-1908.

 

- Joachime DEHANT de Gesves (Belgique). Ulcère de jambe droit avec gangrène très étendue. 29 ans au 13-09-1878. Diocèse et date de reconnaissance : Namur (Belgique) 25-04-1908.

 

- Elisa SEISSON de Rognonas (France). Hypertrophie coeur, oedèmes membres inférieurs. 27 ans au 29-08-1882. Diocèse et date de reconnaissance : Aix-en-Provence 02-07-1912.

 

- Soeur Eugenia (Marie MABILLE) de Bernay (France). Abcès du petit bassin avec fistules vésicale et colique. Phlébite bilatérale. 28 ans au 21-08-1883. Diocèse et date de reconnaissance : Evreux 30-08-1908.

 

- Soeur Julienne (Aline BRUYERE) de La Roque (France). Tuberculose pulmonaire cavitaire. 25 ans au 01-09-1889. Diocèse et date de reconnaissance : Tulle 07-03-1912.

 

- Soeur Joséphine-Marie (Anne JOURDAIN) de Goincourt (France). Tuberculose pulmonaire. 36 ans au 21-08-1890. Diocèse et date de reconnaissance : Beauvais 10-10-1908.

 

- Amélie CHAGNON (religieuse du Sacré-Coeur au 25-09-1894) de Poitiers (France). Ostéo-arthrites tuberculeuses genou et pied (2ème métatarsien). 17 ans au 21-08-1891. Diocèse et date de reconnaissance : Tournai (Belgique) 08-09-1910.

 

- Clémentine TROUVE (Soeur Agnès-Marie) de Rouille (France). Ostéo-périostite du pied droit fistulisé. 14 ans au 21-08-1891. Diocèse et date de reconnaissance : Paris 06-06-1908.

 

- Marie LEBRANCHU (Mme Wuiplier) de Paris (France). Tuberculose pulmonaire (expectoration avec Bacilles de Koch). 35 ans au 20-081892. Diocèse et date de reconnaissance : Paris 06-06-1908.

 

- Marie LEMARCHAND (Mme Authier) de Caen (France). Tuberculose pulmonaire avec ulcères visage et jambe. 18 ans au 21-08-1892. Diocèse et date de reconnaissance : Paris 06-06-1908.

 

- Elise LESAGE de Bucquoy (France). Ostéo-arthrite tuberculeuse du genou. 18 ans au 21-08-1892. Diocèse et date de reconnaissance : Arras 04-02-1908.

 

- Soeur Marie de la Présentation (Sylvanie DELPORTE) de Lille (France). Gastro-entérite chronique tuberculeuse. 46 ans au 29-08-1892. Diocèse et date de reconnaissance : Cambrai 15-08-1908.

 

- Abbé CIRETTE de Beaumontel (France). Sclérose spinale antéro-latérale. 46 ans au 31-08-1893. Diocése et date de reconnaissance : Evreux 11-02-1907.

 

- Aurélie HUPRELLE de Saint-Martin-le-Noeud (France). Phtisie pulmonaire aiguë. 26 ans au 21-08-1895. Diocèse et date de reconnaissance : Beauvais 01-05-1908.

 

- Esther BRACHMANN de Paris (France). Péritonite tuberculeuse. 15 ans au 21-08-1896. Diocèse et date de reconnaissance : Paris 06-06-1908.

 

- Jeanne TULASNE de Tours (France). Mal de Pott lombaire, avec pied bot névropathique. 20 ans au 08-09-1897. Diocése et date de reconnaissance : Tours 27-10-1907.

 

- Clémentine MALOT de Gaudechart (France). Tuberculose pulmonaire hémoptoïque. 25 ans au 21-08-1898. Diocése et date de reconnaissance : Beauvais 01-11-1908.

 

- Rose FRANCOIS de Paris (France). Phlegmon fistulisé bras droit avec énorme oedème. 36 ans au 20-08-1899. Diocèse et date de reconnaissance : Paris 06-06-1908.

 

- Révèrend Père SALVATOR de Rouelle (France). Péritonite tuberculeuse. 38 ans au 25-06-1900. Diocèse et date de reconnaissance : Rennes 01-07-1908.

 

- Soeur Maximilien (religieuse de l'Espérance) de Marseille (France). Kyste hydatique du foie, phlébite membre inférieur gauche. 43 ans au 20-05-1901. Diocèse et date de reconnaissance : Marseille 05-02-1908.

 

- Marie SAVOYE de Cateau-Cambresis (France). Mitralite rhumatismale décompensée. 24 ans au 20-09-1901. Diocèse et date de reconnaissance : Cambrai 15-08-1908.

 

- Johanna BEZENAC de Saint-Laurent-des-Bâtons (France). Cachexie de cause inconnue, impétigo paupières et front. 28 ans au 08-08-1904. Diocèse et date de reconnaissance : Périgueux 02-07-1908.

 

- Soeur Saint-Hilaire (Lucie JUPIN) de Peyreleau (France). Tumeur abdominale. 39 ans au 20-08-1904. Diocèse et date de reconnaissance : Rodez 10-05-1908.

 

- Soeur Sainte-Béatrix (Rosalie VILDIER) d'Evreux (France). Laryngo-bronchite, probablement tuberculeuse. 42 ans au 31-08-1904. Diocèse et date de reconnaissance : Evreux 25-03-1908.

 

- Marie-Thérèse NOBLET d'Avenay (France). Spondylite dorso-lombaire. 15 ans au 31-08-1905. Diocèse et date de reconnaissance : Reims 11-02-1908.

 

- Cécile DOUVILLE DE FRANSSU de Tournai (Belgique). Péritonite tuberculeuse. 19 ans au 21-09-1905. Diocèse et date de reconnaissance : Versailles 08-12-1909.

 

- Antonia MOULIN de Vienne (France). Fistule ostéite fémur droit, avec arthrite genou. 30 ans au 10-08-1907. Diocèse et date de reconnaissance : Grenoble 06-11-1910.

 

- Marie BOREL de Mende (France). Six fistules pyo-stercorales, régions lombaire et abdominale. 27 ans au 21/22-08-1907. Diocèse et date de reconnaissance : Mende 04-06-1911.

 

- Virginie HAUDEBOURG de Lons-le-Saulnier (France). Cystite tuberculeuse, néphrite. 22 ans au 17-05-1908. Diocèse et date de reconnaissance : Saint-Claude 25-11-1912.

 

- Marie BIRE de Sainte-Gemme-la-Plaine (France). Cécité d'origine cérébrale, atrophie papillaire bilatérale. 41 ans au 05-08-1908. Diocèse et date de reconnaissance : Luçon 30-07-1910.

 

- Aimée ALLOPE de Vern (France). Nombreux abcès tuberculeux, dont 4 fistulisés, paroi abdominale antérieure. 37 ans au 28-05-1909. Diocèse et date de reconnaissance : Angers 05-08-1910.

 

- Juliette ORION de Saint-Hilaire-de-Voust (France). Tuberculose pulmonaire et laryngée, mastoïdite gauche suppurée. 24 ans au 22-07-1910. Diocèse et date de reconnaissance : Luçon 18-10-1913.

 

- Marie FABRE de Montredon (France). Entérite muco-membraneuse, prolapsus utérin. 32 ans au 26-09-1911. Diocèse et date de reconnaissance : Cahors 08-09-1912.

 

- Henriette BRESSOLLES de Nice (France). Mal de Pott, paraplégie. 28 ans environ au 03-07-1924. Diocèse et date de reconnaissance : Nice 04-06-1957.

 

- Lydia BROSSE de Saint-Raphaël (France). Fistules tuberculeuses multiples, avec vastes décollements (région fessière G.). 41 ans au 11-10-1930. Diocèse et date de reconnaissance : Coutances 05-08-1958.

 

- Soeur Marie-Marguerite (Françoise CAPITAINE) de Rennes (France). Abcès du rein gauche avec oedème phlycténulaire et "crises cardiaques". 64 ans au 22-01-1937. Diocèse et date de reconnaissance : Rennes 20-05-1946.

 

- Louise JAMAIN de Paris (France). Tuberculose pulmonaire, intestinale, péritonéale. 22 ans au 01-04-1937. Diocèse et date de reconnaissance : Paris 14-12-1951.

 

 

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- Francis PASCAL de Beaucaire (France). Cécité, paralysie des membres inférieurs. 3 ans 10 mois au 31-08-1938. Diocèse et date de reconnaissance : Aix-en-Provence 31-05-1949.

 

Il recouvre la vue et se remet à marcher !

C’est la deuxième guérison d'un tout petit enfant, parmi la liste des miraculés. Son histoire n’est révélée que huit ans après les faits en raison de la Seconde Guerre mondiale. En décembre 1937, une méningite vient briser le cours de la jeune existence de Francis. A 3 ans et 3 mois, les séquelles que cette terrible maladie charrient sont bien lourdes à porter pour lui et sa famille : paralysie des membres inférieurs et, à un moindre degré, des membres supérieurs, et perte de la vue. Le corps médical lui donne une toute petite espérance de vie… Et ceci est certifié par une bonne dizaine de médecins, qui ont été consultés avant que l'enfant soit amené dans cet état à Lourdes, à la fin août 1938. C'est à la suite du deuxième bain que l’enfant recouvre la vue, et que sa paralysie disparaît. Dès son retour chez lui, il est à nouveau examiné par des médecins. Ils parlent alors de guérison certaine et médicalement inexplicable.

 

 

Notre-Dame du Laus, Lourdes des Alpes

 

 

- Gabrielle CLAUZEL d'Oran (Algérie). Spondylose rhumatismale. 49 ans au 15-08-1943. Diocèse et date de reconnaissance : Oran (Algérie) 18-03-1948.

 

- Yvonne FOURNIER de Limoges (France). Syndrome extenso-progressif post-traumatique du membre supérieur gauche. (Syndrome de Leriche). 22 ans au 19-08-1945. Diocèse et date de reconnaissance : Paris 14-11-1959.

 

- Rose MARTIN de Nice (France). Cancer col utérus (épithélioma glandulaire cylindrique). 46 ans au 03-07-1947. Diocèse et date de reconnaissance : Nice 17-03-1958.

 

- Jeanne GESTAS de Bègles (France). Troubles dyspeptiques, avec accidents occlusifs post-opératoires. 50 ans au 22-08-1947. Diocèse et date de reconnaissance : Bordeaux 13-07-1952.

 

- Marie-Thérèse CANIN de Marseille (France). Mal de Pott dosso-lombaire et péritonite tuberculeuse fistulisée. 37 ans au 09-10-1947. Diocèse et date de reconnaissance : Marseille 06-06-1952.

 

- Maddalena CARINI de San Remo (Italie). Tuberculose péritonéale, pleuro-pulmonaire et osseuse, avec coronarite. 31 ans au 15-08-1948. Diocèse et date de reconnaissance : Milan (Italie). 02-06-1960.

 

- Jeanne FRETEL de Rennes (France). Péritonite tuberculeuse. 34 ans au 08-10-1948. Diocèse et date de reconnaissance : Rennes 20-11-1950.

 

- Théa ANGELE (Soeur Marie-Mercédes) de Tettnang (Allemagne). Sclérose en plaques, depuis six ans. 20 ans au 20-05-1950. Diocèse et date de reconnaissance : Tarbes-Lourdes 28-06-1961.

 

- Evasio GANORA de Casale (Italie). Maladie de Hodgkin. 37 ans au 02-06-1950. Diocèse et date de reconnaissance : Casale (Italie) 31-05-1955.

 

- Edeltraud FULDA de Vienne (Autriche). Maladie d'Addison. 34 ans au 12-08-1950. Diocèse et date de reconnaissance : Vienne (Autriche) 18-05-1955.

 

- Paul PELLEGRIN de Toulon (France). Fistule post-opératoire d'un abcès du foie. 52 ans au 03-10-1950. Diocèse et date de reconnaissance : Fréjus-Toulon 08-12-1953.

 

- Frère Léo SCHWAGER de Fribourg (Suisse). Sclérose en plaques depuis cinq ans. 28 ans au 30-04-1952. Diocèse et date de reconnaissance : Genève (Lausanne) Fribourg (Suisse). 18-12-1960.

 

- Alice COUTEAULT de Bouille-Loretz (France). Sclérose en plaque depuis trois ans. 34 ans au 15-05-1952. Diocèse et date de reconnaissance : Poitiers 16-07-1956.

 

- Marie BIGOT de La Richardais (France). Arachnoïdite fosse postérieure (cécité, surdité, hémiplégie). 31 ans au 08-10-1953 et 32 ans au 10-10-1954. Diocèse et date de reconnaissance : Rennes 15-08-1956.

 

- Ginette NOUVEL de Carmaux (France). Maladie de Budd-Chiari. (Thrombose veines sus-hépatiques). 26 ans au 21-09-1954. Diocèse et date de reconnaissance : Albi 31-05-1963.

 

- Elisa ALOI de Patti (Italie). Tuberculose ostéo-articulaire et fistules à localisations multiples du membre inférieur droit. 27 ans au 05-06-1958. Diocèse et date de reconnaissance : Messine (Italie) 26-05-1965.

 

- Juliette TAMBURINI de Marseille (France). Ostéo-périostite fémorale fistulisée, épistaxis datant de dix ans. 22 ans au 17-07-1959. Diocèse et date de reconnaissance : Marseille 11-05-1965.

 

- Vittorio MICHELI de Scurelle (Italie). Sarcome de la hanche gauche. 23 ans au 01-06-1963. Diocèse et date de reconnaissance : Trento 26-05-1976.

 

Le chasseur alpin et le redoutable cancer

Qui pourrait se douter que le brancardier Vittorio Micheli est le 63ème miraculé de Lourdes, lui qui est si discret et si souvent à Lourdes pour servir avec simplicité les malades ? En 1962, le jeune chasseur alpin Micheli est admis à l’hôpital de Vérone, en Italie. Il souffre terriblement d’une hanche. Le diagnostic tombe peu après, comme un couperet : la cause du mal est une tumeur cancéreuse redoutable, un sarcome. Quand Vittorio arrive à Lourdes en 1963, son articulation est très atteinte. Pendant son pèlerinage, rien de notable, sinon qu’il est baigné dans l’eau de Lourdes. A son retour, on l’oblige à réintégrer l’hôpital militaire. Des contrôles radiographiques y sont effectués, et inexplicablement, ils sont interprétés de façon erronée. Ce n’est que six mois plus tard que l’état général excellent de Vittorio suscite l’interrogation… les examens montrent une reconstruction osseuse dont les premiers signes remontent à plus de cinq mois. Les douleurs ont cessé et la marche est redevenue possible. Vittorio est guéri.

 

- Serge PERRIN du Lion d'Angers (France). Hémiplégie droite itérative, avec lésions oculaires, par troubles circulatoires carotidiens bilatéraux. 41 ans au 01-05-1970. Diocèse et date de reconnaissance : Angers 17-06-1978.

 

Venu à Lourdes pour faire plaisir à son épouse !

En décembre 1968, Serge est subitement frappé d’une hémiplégie. A la suite d'investigations multiples, on diagnostique une carotide bouchée (thrombose carotidienne). Il revient alors chez lui où il ne peut que subir la progression de sa paralysie. En désespoir de cause, il part pour Lourdes en 1969. Il en revient dans le même état alarmant : troubles visuels ; éclipses, impotence physique. Il est révolté de se voir ainsi diminué. L’année suivante, cette fois sans espoir, il veut bien participer au pèlerinage d'Angers. Après un début plus que pénible, le dernier jour arrive. Au programme le matin : Onction communautaire des malades. Là, il commence à ressentir des sensations inédites. L'après-midi, il découvre qu'il marche mieux sans ses cannes anglaises, qu'il voit mieux sans ses lunettes !! Et il part de Lourdes avec l'assurance d'être guéri, ce que confirmeront les médecins.

 

- Delizia CIROLLI de Paternò (Italie). Sarcome d'Ewing du genou droit. 12 ans au 24-12-1976. Diocèse et date de reconnaissance : Catania (Italie) 28-06-1989.

 

La prière plutôt que l'amputation

Delizia Cirolli est devenue mère de famille et infirmière. C’est une double vocation qui a fait irruption dans sa vie comme un cadeau et contre toute attente. Car, en mars 1976, la vie de la fillette sicilienne de 11 ans a d’abord pris un tour dramatique. Elle marche difficilement en raison d’un genou douloureux. Le médecin spécialiste consulté annonce qu’il faut l’amputer, sinon la tumeur, dont elle est atteinte, pourrait lui être fatale. Les parents refusent cette amputation, et tous ceux qui connaissent la petite Delizia se mettent en prière pour sa guérison, se cotisant pour qu’elle puisse aller en pèlerinage auprès de Notre-Dame de Lourdes que les Siciliens vénèrent particulièrement. Pendant l’été, Delizia peut y partir avec sa mère. Elle en revient épuisée, sans vrai changement. Et peu de temps avant Noël 1976, alors que son état s’aggrave et que son entourage pressent sa fin toute proche, la guérison survient, totalement à l’improviste. Très rapidement, la jeune fille reprend vie, mange, marche, repart en classe. Devenue Madame Costa, elle est désormais maman de plusieurs enfants.

 

- Jean-Pierre BELY de La Couronne (France). Sclérose en Plaques évolutive depuis 15 ans. 51 ans au 9.10.1987. Diocèse et date de reconnaissance : Angoulême 9.02.1999

 

Après l'onction des malades, une profonde paix

La famille Bély mène une vie paisible dans son pavillon de la banlieue d’Angoulême. Jean-Pierre, marié à Geneviève et père de deux enfants, est infirmier à l’hôpital, jusqu’à ce que les premiers symptômes d’une sclérose en plaques apparaissent, en 1972. L’état de Jean-Pierre se dégrade d’année en année, si bien qu’il est bientôt déclaré « invalide à 100% à titre définitif avec bénéfice d’une tierce personne ». En octobre 1987, alors qu’il est devenu grabataire, il se rend à Lourdes pour le pèlerinage du Rosaire. Après l’onction des malades, le troisième jour, il ressent une profonde paix intérieure. Puis, soudainement, il retrouve la sensibilité tactile et peut à nouveau bouger. Sur le coup, il n’ose pas se mettre debout… Dans la nuit suivante, une voix intérieure lui répète : « Lève-toi et marche ». Ce que fait Jean-Pierre Bély. Comme il aime lui-même le souligner, « le Seigneur a guéri d’abord mon cœur, et ensuite mon corps ». Après douze ans d’enquêtes médicales, Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême, suite à l’avis favorable d’une commission canonique, déclare que cette guérison est « un signe effectif de Christ Sauveur, qui s’est accompli par l’intercession de Notre-Dame de Lourdes ».

 

- Anna SANTANIELLO de Salerne (Italie). Décompensation cardiaque par maladie mitrale suite à un rhumatisme articulaire aigü. 41 ans au 19-08-1952. Diocèse et date de reconnaissance : Salerne (Italie) 21-09-2005

 

Entrée sur une civière aux piscines, elle en ressort debout

Née en 1911, Anna Santaniello est une grande malade cardiaque à la suite d'un rhumatisme articulaire aigu. Elle présente une « dyspnée intense et persistante », ou maladie de Bouillaud, entraînant une pénibilité à parler et une impossibilité à marcher, des crises d'asthme intenses, une cyanose de la face et des lèvres et un œdème ascendant des membres inférieurs. Le 16 août 1952, elle se rend en pèlerinage à Lourdes avec l'organisation italienne UNITALSI (Union Nationale Italienne de Transport des Malades à Lourdes et dans les Sanctuaires Internationaux. Elle fait le voyage à Lourdes par le train sur une civière. Durant son séjour, elle est logée à l'asile Notre-Dame (ancêtre de l'actuel Accueil Notre-Dame, dans les Sanctuaires) et fait l'objet d'une surveillance constante. Le 19 août, on la conduit aux piscines sur sa civière. Elle en ressort par ses propres moyens. Le soir même, elle participe à la procession mariale aux flambeaux. Le 21 septembre 2005, la guérison miraculeuse d'Anna Santaniello est reconnue officiellement par Mgr Gerardo Pierro, archevêque de Salerne. Anna Santaniello a confié plus tard que, étant malade, elle n’avait pas prié pour elle-même à Lourdes, devant la Grotte, mais pour un jeune homme de vingt ans, Nicolino, qui avait perdu l’usage de ses jambes à la suite d’un accident. Célibataire, elle a soigné des centaines d’enfants défavorisés depuis son retour en Italie, en exerçant le métier d’infirmière puéricultrice.

 

 

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 09:53

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Abbé Hippolyte Gayraud

 

 

 

 

 

"Voulez-vous détruire le catholicisme en ce pays ?

Voulez-vous anéantir la religion ?"

 

Abbé Gayraud, Assemblée Nationale, 1905

 

 

 

http://www.abbe-hippolyte-gayraud.fr

 

 

 

 

INFORMATIONS GÉNÉRALES

 

M. Hippolyte GAYRAUD

Né le 13/08/1856 à LAVIT (TARN-ET-GARONNE - FRANCE)

Décédé le 16/12/1911 à BOURG-LA-REINE (HAUTS-DE-SEINE - FRANCE)

 

 

MANDATS À L'ASSEMBLÉE NATIONALE OU À LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS

 

29/08/1897 - 31/05/1898 : Finistère - ZZZ

 

08/05/1898 - 31/05/1902 : Finistère

 

27/04/1902 - 31/05/1906 : Finistère - Action libérale

 

06/05/1906 - 31/05/1910 : Finistère - Action libérale

 

24/04/1910 - 16/12/1911 : Finistère - Action libérale

 

 

BIOGRAPHIE

 

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

 

Né le 13 août 1856 à Lavit (Tarn-et-Garonne), mort le 16 décembre 1911 à Bourg-la-Reine (Seine).

 

Député du Finistère de 1897 à 1911.

 

Après des études de théologie qui lui valurent le titre de docteur, Hippolyte Gayraud entra chez les Dominicains en 1877. Il en sortit en 1893 après avoir été professeur de théologie et de philosophie scolastique à l'Université catholique de Toulouse (1884-1893). Parallèlement, il se consacra à une activité de missionnaire apostolique.

 

Dans le cadre de son activité sacerdotale, il publia de nombreux ouvrages, parmi lesquels on peut citer Thomisme et molinisme (1890), Providence et libre arbitre (1892), Saint-Thomas et le déterminisme (1895), La foi devant la raison (1906). Il collabora également à plusieurs journaux et revues catholiques.

 

L'abbé Gayraud fut élu député le 24 juin 1897, dans la 3e circonscription de Brest, en remplacement de Mgr. d'Hulst, décédé, par 7.326 voix contre 5.976 au comte de Blois, candidat monarchiste, et 146 à M. Loisel. Invalidé à la suite d'une enquête législative, il fut réélu le 29 août de la même année par 7.980 voix contre 5.076 à M. de Blois. Il s'était présenté comme républicain catholique et démocrate chrétien.

 

Il fut réélu, toujours dans la 3e circonscription de Brest, aux élections législatives du 8 mai 1898, par 10.077 voix contre 41 à son principal concurrent Lefébure (sur 11.466 votants).

 

Au cours de cette législature, il prit la parole à plusieurs reprises : sur le budget, la politique générale du gouvernement, l'instruction publique et déposa une proposition interdisant l'enseignement par les francs-maçons. Il fut inscrit notamment à la commission des enfants indigents.

 

Aux élections législatives du 20 juillet 1902, il fut réélu au premier tour par 8.671 voix contre 5.511 à M. Stéphan, sur 14.380 votants.

 

Il s'inscrivit au groupe de l'action libérale et appartint à la commission de l'enseignement et des beaux-arts. Son activité parlementaire fut très vive. Il prit la parole en de nombreuses occasions, notamment sur des sujets de politique religieuse. C'est ainsi qu'il prit part à la discussion du projet de loi relatif aux demandes en autorisation formées par les congrégations enseignantes, interpella le ministre de la Guerre sur les mesures prises par les cercles catholiques militaires, le ministre de l'Instruction publique à propos de l'interdiction faite à des ecclésiastiques de se présenter aux concours d'agrégation et prit part à la discussion des projets et propositions de loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat.

 

Hippolyte Gayraud vit son mandat de nouveau renouvelé aux élections du 6 mai 1906 par la presque totalité des voix : 11.582 contre 70 à son concurrent Lefébure (sur 12.786 votants).

 

Déjà atteint par la maladie qui devait l'emporter il eut une activité réduite par rapport à celle des deux législatures précédentes et ses absences devinrent fréquentes. Ses thèmes de prédilection dans ses interventions restèrent celui de la politique religieuse et de l'enseignement : interpellation sur le libre exercice du culte catholique, proposition de loi tendant à dispenser de la taxe d'abonnement les associations formées pour l'exercice du culte au titre de la loi de 1901, discussion du projet de loi tendant à accorder une subvention annuelle à la mission laïque, question écrite concernant les plaintes relatives à certains livres des écoles primaires, participation à la discussion des interpellations sur la neutralité de l'enseignement dans les écoles publiques.

 

Aux élections du 24 avril 1910, il obtint une fois de plus un succès très facile, avec 11.007 voix au premier tour, contre 36 à Lefébure, sur 12.633 votants. Mais, très affaibli, il ne parut plus guère à la Chambre. Il mourut le 16 décembre 1911 à Bourg-la-Reine, âgé de 55 ans.

 

Source principale de l'article : http://www.assemblee-nationale.fr

 

Note : selon certaines sources, l'Abbé Gayraud serait mort le dimanche 17 décembre 1911.

 

 

 

Les démocrates chrétiens, par l'Abbé Gayraud

 

 


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Abbé Gayraud

 

 

 

Extraits du discours de l’Abbé Gayraud

lors des débats sur la loi de 1905

 

« Vous savez que je ne recule pas devant l’expression de mes pensées ni devant l’affirmation nette et précise de la doctrine catholique. Je vais donc, si vous le permettez, vous dire ici très franchement ce que l’Eglise catholique enseigne et ce que tous les fidèles, enfants de cette Eglise, croient relativement à la séparation des Eglises et de l’Etat.

Pour nous, messieurs, l’idéal des rapports entre l’Eglise et l’Etat en saurait être la séparation. Notre idéal, c’est l’union de la société civile et de l’église…

……..

Renouer avec le Saint-Siège et revenir loyalement et sincèrement à la pratique loyale et sincère du Concordat, c’est, à mon avis, la solution la plus sage et la plus politique. (Interruptions à l’extrême gauche.)

Mais nous ne sommes pas les maîtres des événements ; vous nous avez placés en présence d’une situation de fait qui s’impose à nous. D’une part, le Gouvernement, en déposant son projet de loi, d’autre part, la majorité de la Chambre, en votant l’ordre du jour du 19 février dernier, ont dit clairement et nettement qu’ils voulaient la séparation de l’Eglise et de l’Etat et que la séparation était la seule solution possible, dans les circonstances présentes, dans l’état actuel de nos relations avec le Saint-Siège.

Je crois qu’il sera facile, le moment venu, de démontrer ici, quoi qu’en ait dit il y a un instant l’honorable M. Briand, que cette solution ne s’impose pas.

Mais, pour le moment je n’entre pas dans cette discussion : j’en viens à mon but et je demande à la Chambre, je demande au Gouvernement si, à l’heure où il se propose d’imposer au pays la séparation des Eglises et de l’Etat, il veut faire acte de haute sagesse politique.

Quel est le but que vous vous proposez par le projet de séparation des Eglises et de l’état ? Voulez-vous détruire le catholicisme en ce pays ? (Dénégations à gauche.) Voulez-vous anéantir la religion ? Voulez-vous entraver la liberté des consciences chrétiennes, catholiques, protestants et israélites ? Soit, je n’insiste pas.

……..

Maintenant la chambre me permettra, avant de passer au vote du texte de l’article 2, de faire entendre une déclaration qui dans ma bouche n’étonnera personne, je l’espère.

Il y a dans cet article une sorte d’acte d’irréligion que nous ne pouvons pas accepter. Vous dites que « la République ne reconnaît aucun culte ». J’estime que vous devriez faire disparaître du texte ces mots « ne reconnaît aucun culte », et vous contenter de l’expression : « La République ne salarie ni ne subventionne aucun culte. » A la base de l’ordre social républicain, comme à la base de tout ordre social, doit se trouver l’idée fondamentage [fondamentale] de la divinité et de la religion. (Exclamations à l’extrême gauche.)

Je ne fais que répéter le langage tenu par les plus grands de vos ancêtres de la Révolution. Ce sont eux, Robespierre le premier, qui ont demandé à la Convention d’affirmer sa foi à l’existence de Dieu et à l’immortalité de l’âme.

Libre à vous, messieurs, de croire ou de ne pas croire ; libre à vous de combattre par tous les moyens légaux nos croyances et notre foi. Mais j’estime que vous dépassez votre droit en inscrivant dans une loi une sorte de négation qui ne tend à rien moins qu’à saper par la base tout l’ordre moral et tout l’ordre social.

Voilà pour quelle raison, entre autres, je me refuse à m’associer à ce vote. Je tiens en mon nom, au nom des catholiques de ce pays et d’un grand nombre de mes amis de la Chambre, à dire en ce moment que devant la France entière nous affirmons notre croyance à l’existence de Dieu, fondement nécessaire de toute société humaine. (Applaudissements à droite.) »

 

 

 

Scrutin de la loi du 9 décembre 1905

publiée au Journal officiel du 11 décembre 1905

 

 

 

Table des débats de la loi de 1905

 

 

 

 

Questions du jour, par l'Abbé Gayraud

 

 

 

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"La Séparation"

Film de François Hanss

2005

 

 

La Séparation est un téléfilm documentaire français de François Hanss diffusé en 2005.

Le film reprend les débats et explique le contexte autour des débats parlementaires sur la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État en France.

 

Réalisateur : François Hanss

Scénariste : Bruno Fulugini

Date de sortie : 2 décembre 2005 (France)

Durée : 80 minutes

Première diffusion : le 2 décembre 2005 sur France 3

 

Pierre Arditi : Aristide Briand

 

Claude Rich : L'Abbé Gayraud

 

Jean-Claude Drouot : Jean Jaurès

 

Jacques Gallo : Le comte Armand de Baudry d'Asson

 

Pierre Santini : Maurice Allard

 

Michael Lonsdale : Paul Doumer

 

 

 

 

 

 

 

La séparation, film de François Hanss (2005)

 

 

Définition de la laïcité :

 

- La laïcité désigne la séparation du civil et du religieux dans l'État. (Wikipédia).

 

- Conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l'Église et de l'État et qui exclut les Églises de l'exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l'organisation de l'enseignement. (Le principe de la laïcité de l'État est posé par l'article 2 de la Constitution française de 1958.)

 

Caractère de ce qui est laïque, indépendant des conceptions religieuses ou partisanes : La laïcité de l'enseignement. (Larousse).

 

 

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Loi du 9 décembre 1905 relative à la

séparation des Églises et de l'État

 

 

 

TITRE PREMIER

Principes.

 

ARTICLE PREMIER. - La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

ART. 2.- La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3.

 

TITRE II

Attribution des biens. - Pensions.

 

ART. 3.-Les établissements dont la suppression est ordonnée par l'article 2 continueront provisoirement de fonctionner, conformément aux dispositions qui les régissent actuellement, jusqu'à l'attribution de leurs biens aux associations prévues par le titre IV et au plus tard jusqu'à l'expiration du délai ci-après.

Dès la promulgation de la présente loi, il sera procédé par les agents de l'administration des domaines à l'inventaire descriptif et estimatif :

1° Des biens mobiliers et immobiliers desdits établissements ;

2° Des biens de l'État, des départements et des communes dont les mêmes établissements ont la jouissance.

Ce double inventaire sera dressé contradictoirement avec les représentants légaux des établissements ecclésiastiques ou eux dûment appelés par une notification faite en la forme administrative.

Les agents chargés de l'inventaire auront le droit de se faire communiquer tous titres et documents utiles à leurs opérations.

 

ART. 4.- Dans le délai d'un an, à partir de la promulgation de la présente loi, les biens mobiliers et immobiliers des menses, fabriques, conseils presbytéraux, consistoires et autres établissements publics du culte seront, avec toutes les charges et obligations qui les grèvent et avec leur affectation spéciale, transférés par les représentants légaux de ces établissements aux associations qui, en se conformant aux règles d'organisation générale du culte dont elles se proposent d'assurer l'exercice, se seront légalement formées, suivant les prescriptions de l'article 19, pour l'exercice de ce culte dans les anciennes circonscriptions desdits établissements.

 

ART. 5.- Ceux des biens désignés à l'article précédent qui proviennent de l'État et qui ne sont pas grevés d'une fondation pieuse créée postérieurement à la loi du 18 germinal an X feront retour à l'État.

Les attributions de biens ne pourront être faites par les établissements ecclésiastiques qu'un mois après la promulgation du règlement d'administration publique prévu à l'article 43. Faute de quoi la nullité pourra en être demandée devant le tribunal civil par toute partie intéressée ou par le ministère public.

En cas d'aliénation par l'association cultuelle de valeurs mobilières ou d'immeubles faisant partie du patrimoine de l'établissement public dissous, le montant du produit de la vente devra être employé en titres de rente nominatifs ou dans les conditions prévues au paragraphe 2 de l'article 22.

L'acquéreur des biens aliénés sera personnellement responsable de la régularité de cet emploi.

Les biens revendiqués par l'État, les départements ou les communes ne pourront être aliénés, transformés ni modifiés jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la revendication par les tribunaux compétents.

 

ART. 6.- Les associations attributaires des biens des établissements ecclésiastiques supprimés seront tenues des dettes de ces établissements ainsi que de leurs emprunts sous réserve des dispositions du troisième paragraphe du présent article ; tant qu'elles ne seront pas libérées de ce passif, elles auront droit à la jouissance des biens productifs de revenus qui doivent faire retour à l'État en vertu de l'article 5.

Les annuités des emprunts contractés pour dépenses relatives aux édifices religieux, seront supportées par les associations en proportion du temps pendant lequel elles auront l'usage de ces édifices par application des dispositions du titre III.

dans le cas où l’État, les départements ou les communes rentreront en possession de ceux des édifices dont ils sont propriétaires, ils seront responsables des dettes régulièrement contractées et afférentes auxdits édifices.

 

ART. 7.- Les biens mobiliers ou immobiliers grevés d'une affectation charitable ou d'une toute autre affectation étrangère à l'exercice du culte seront attribués, par les représentants légaux des établissements ecclésiastiques, aux services ou établissements publics ou d'utilité publique, dont la destination est conforme à celle desdits biens. Cette attribution devra être approuvée par le Préfet du département où siège l'établissement ecclésiastique. En cas de non approbation, il sera statué par décret en Conseil d'État.

Toute action en reprise ou en revendication devra être exercée dans un délai de six mois à partir du jour où l’arrêté préfectoral ou le décret approuvant l’attribution aura été inséré au Journal officiel. L’action ne pourra être intentée qu’en raison de donations ou de legs et seulement par les auteurs et leurs héritiers en ligne directe.

 

ART. 8.- Faute par un établissement ecclésiastique d'avoir, dans le délai fixé par l'article 4, procédé aux attributions ci-dessus prescrites, il y sera pourvu par décret.

A l'expiration dudit délai, les biens à attribuer seront, jusqu'à leur attribution, placés sous séquestre.

Dans le cas où les biens attribués en vertu de l'article 4 et du paragraphe 1er du présent article seront, soit dès l'origine, soit dans la suite, réclamés par plusieurs associations formées pour l'exercice du même culte, l'attribution qui en aura été faite par les représentants de l'établissement ou par décret pourra être contestée devant le Conseil d'État, statuant au contentieux, lequel prononcera en tenant compte de toutes les circonstances de fait.

La demande sera introduite devant le Conseil d'État, dans le délai d'un an à partir de la date du décret ou à partir de la notification, à l'autorité préfectorale, par les représentants légaux des établissements publics du culte, de l'attribution effectuée par eux. Cette notification devra être faite dans le délai d'un mois.

L'attribution pourra être ultérieurement contestée en cas de scission dans l'association nantie, de création d'association nouvelle par suite d'une modification dans le territoire de la circonscription ecclésiastique et dans le cas où l'association attributaire n'est plus en mesure de remplir son objet.

 

ART. 9.- A défaut de toute association pour recueillir les biens d’un établissement public du culte, ces biens seront attribués par décret à des établissements communaux d'assistance ou de bienfaisance situés dans les limites territoriales de la circonscription ecclésiastique intéressée

En cas de dissolution d'une association, les biens qui lui auront été dévolus en exécution des articles 4 et 8 seront attribués par décret rendu en Conseil d'État, soit à des associations analogues dans la même circonscription ou, à leur défaut, dans les circonscriptions les plus voisines, soit aux établissement visés au paragraphe 1er du présent article.

Toute action en reprise ou en revendication devra être exercée dans un délai de six mois à partir du jour où le décret aura été inséré au Journal officiel. L’action ne pourra être intentée qu’en raison de donations ou de legs et seulement par les auteurs et leurs héritiers en ligne directe.

 

ART. 10.-. Les attributions prévues par les articles précédents ne donnent lieu à aucune perception au profit du Trésor.

 

ART. 11.- Les ministres des cultes qui, lors de la promulgation de la présente loi, seront âgés de plus de soixante ans révolus et qui auront, pendant trente ans au moins, rempli des fonctions ecclésiastiques rémunérées par l'État, recevront une pension annuelle et viagère égale aux trois quarts de leur traitement.

Ceux qui seront âgés de plus de quarante-cinq ans et qui auront, pendant vingt ans au moins, rempli des fonctions ecclésiastiques rémunérées par l'État, recevront une pension annuelle et viagère égale à la moitié de leur traitement.

Les pensions allouées par les deux paragraphes précédents ne pourront pas dépasser quinze cents francs.

En cas de décès des titulaires, ces pensions seront réversibles. jusqu'à concurrence de la moitié de leur montant au profit de la veuve et des orphelins mineurs laissés par le défunt et, jusqu'à concurrence du quart, au profit de la veuve sans enfants mineurs. A la majorité des orphelins, leur pension s'éteindra de plein droit.

Les ministres des cultes actuellement salariés par l'État, qui ne seront pas dans les conditions ci-dessus, recevront, pendant quatre ans à partir de la suppression du budget des cultes, une allocation égale à la totalité de leur traitement pour la première année, aux deux tiers pour la deuxième à la moitié pour la troisième, au tiers pour la quatrième.

Toutefois, dans les communes de moins de 1.000 habitants et pour les ministres des cultes qui continueront à y remplir leurs fonctions, la durée de chacune des quatre périodes ci-dessus indiquée sera doublée.

Les départements et les communes pourront, sous les mêmes conditions que l'État, accorder aux ministres des cultes actuellement salariés, par eux, des pensions ou des allocations établies sur la même base et pour une égale durée.

Réserve et faite des droits acquis en matière de pensions par application de la législation antérieure, ainsi que des secours accordés, soit aux anciens ministres des différents cultes, soit à leur famille.

Les pensions prévues aux deux premiers paragraphes du présent article ne pourront se cumuler avec toute autre pension ou tout autre traitement alloué, à titre quelconque par l'État les départements ou les communes.

La loi du 27 juin 1885, relative au personnel des facultés de théologie catholique supprimées, est applicable aux professeurs, chargés de cours, maîtres de conférences et étudiants des facultés de théologie protestante.

Les pensions et allocation prévues ci-dessus seront incessibles et insaisissables dans les mêmes conditions que les pensions civiles. Elles cesseront de plein droit en cas de condamnation à une peine afflictive ou infamante ou en cas de condamnation pour l'un des délits prévus aux articles 34 et 35 de la présente loi.

Le droit à l'obtention ou a la jouissance d'une pension ou allocation sera suspendu par les circonstances qui font perdre la qualité de Français, durant la privation de cette qualité.

Les demandes de pension devront être, sous peine de forclusion, formées dans le délai d'un an après la promulgation de la présente loi.

 

Titre III

Des édifices des cultes.

 

ART. 12.- Les édifices qui ont été mis à la disposition de la nation et qui, en vertu de la loi du 18 germinal an X, servent à l'exercice public des cultes ou au logement de leurs ministres (cathédrales, églises, chapelles, temples, synagogues, archevêchés, évêchés, presbytères, séminaires), ainsi que leur dépendances immobilières, et les objets mobiliers qui les garnissaient au moment où lesdits édifices ont été remis aux cultes, sont et demeurent propriétés de l'Etat, des départements, des communes

Pour ces édifices, comme pour ceux postérieurs à la loi du 18 germinal an X, dont l'État, les départements et les communes seraient propriétaires, y compris les facultés de théologie protestante, il sera procédé conformément aux dispositions des articles suivants.

 

ART. 13.- Les édifices servant à l'exercice public du culte, ainsi que les objets mobiliers les garnissant, seront laissés gratuitement à la disposition des établissements publics du culte, puis des associations appelées à les remplacer auxquelles les biens de ces établissements auront été attribués par application des dispositions du titre II.

La cessation de cette jouissance, et, s'il y a lieu, son transfert seront prononcés par décret, sauf recours au Conseil d'État statuant au contentieux :

1° Si l'association bénéficiaire est dissoute :

2° Si, en dehors des cas de force majeure, le culte cesse d'être célébré pendant plus de six mois consécutifs :

3° Si la conservation de l'édifice ou celle des objets mobiliers classés en vertu de la loi de 1887 et de l'article 16 de la présente loi est compromise par insuffisance d'entretien, et après mise en demeure dûment notifiée du conseil municipal ou, à son défaut du préfet :

4° Si l'association cesse de remplir son objet ou si les édifices sont détournés de leur destination ;

5° Si elle ne satisfait pas soit aux obligations de l'article 6 ou du dernier paragraphe du présent article, soit aux prescriptions relatives aux monuments historiques.

La désaffectation et ces immeubles pourra, dans les cas ci-dessus prévus être prononcée par décret rendu en Conseil d'État. En dehors de ces cas, elle ne pourra l'être que par une loi.

Les immeubles autrefois affectés aux cultes et dans lesquels les cérémonies du culte n'auront pas été célébrées pendant le délai d'un an antérieurement à la présente loi, ainsi que ceux qui ne seront pas réclamés par une association cultuelle dans le délai de deux ans après sa promulgation, pourront être désaffectés par décret.

Il en est de même pour les édifices dont la désaffectation aura été demandée antérieurement au 1er juin 1905.

Les établissements publics du culte, puis les associations bénéficiaires, seront tenus des réparations de toute nature, ainsi que des frais d'assurance et autres charges afférentes aux édifices et aux meubles les garnissant.

 

ART. 14.- Les archevêchés, évêchés, les presbytères et leurs dépendances, les grands séminaires et facultés de théologie protestante seront laissés gratuitement à la disposition des établissements publics du culte, puis des associations prévues à l'article 13, savoir : les archevêchés, et évêchés pendant une période de deux années; les presbytères dans les communes où résidera le ministre du culte, les grands séminaires et facultés de théologie protestante, pendant cinq années à partir de la promulgation de la présente loi.

Les établissements et associations sont soumis, en ce qui concerne ces édifices, aux obligations prévues par le dernier paragraphe de l'article 13. Toutefois, ils ne seront pas tenus des grosses réparations.

La cessation de la jouissance des établissements et associations sera prononcée dans les conditions et suivant les formes déterminées par l'article 13. Les dispositions des paragraphes 3 et 5 du même article sont applicables aux édifices visés par le paragraphe 1er du présent article.

La distraction des parties superflues des presbytères laissés à la disposition des associations cultuelles pourra, pendant le délai prévu au paragraphe 1er, être prononcée pour un service public par décret rendu en Conseil d'État.

A l'expiration des délais de jouissance gratuite, la libre disposition des édifices sera rendue à l'État, aux départements ou aux communes.

Les indemnités de logement incombant actuellement aux communes, à défaut de presbytère, par application de l'article 136 de la loi du 5 avril 1884, resteront à leur charge pendant le délai de cinq ans. Elles cesseront de plein droit en cas de dissolution de l'association.

 

ART. 15.- Dans les départements de la Savoie, de la Haute-Savoie et des Alpes-Maritimes, la jouissance des édifices antérieurs à la loi du 18 germinal an X, servant à l'exercice des cultes ou au logement de leurs ministres, sera attribuée par les communes sur le territoire desquelles ils se trouvent, aux associations cultuelles, dans les conditions indiquées par les articles 12 et suivants de la présente loi. En dehors de ces obligations, les communes pourront disposer librement de la propriété de ces édifices.

Dans ces mêmes départements, les cimetières resteront la propriété des communes.

 

ART. 16.- Il sera procédé à un classement complémentaire des édifices servant à l'exercice public du culte (cathédrales, églises, chapelles, temples, synagogues, archevêchés, évêchés, presbytères, séminaires), dans lequel devront être compris tous ceux de ces édifices représentant, dans leur ensemble ou dans leurs parties, une valeur artistique ou historique.

Les objets mobiliers ou les immeubles par destination mentionnés à l'article 13, qui n'auraient pas encore été inscrits sur la liste de classement dressée en vertu de la loi du 30 mars 1887, sont, par l'effet de la présente loi, ajoutés à ladite liste. Il sera procédé par le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, dans le délai de trois ans, au classement définitif de ceux de ces objets dont la conservation présenterait, au point de vue de l'histoire ou de l'art, un intérêt suffisant. A l'expiration de ce délai, les autres objets seront déclassés de plein droit.

En outre, les immeubles et les objets mobiliers, attribués en vertu de la présente loi aux associations, pourront être classés dans les mêmes conditions que s'ils appartenaient à des établissements publics.

Il n'est pas dérogé, pour le surplus, aux dispositions de la loi du 30 mars 1887.

Les archives ecclésiastiques et bibliothèques existant dans les archevêchés, évêchés, grands séminaires, paroisses, succursales et leurs dépendances, seront inventoriées et celles qui seront reconnues propriété de l'État lui seront restituées.

 

ART. 17.- Les immeubles par destination classés en vertu de la loi du 30 mars 1887 ou de la présente loi sont inaliénables et imprescriptibles.

Dans le cas où la vente ou l'échange d'un objet classé serait autorisé par le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, un droit de préemption est accordé : 1° aux associations cultuelles ; 2° aux communes ; 3° aux départements ; 4° aux musées et sociétés d'art et d'archéologie ; 5° à l'État. Le prix sera fixé par trois experts que désigneront le vendeur, l'acquéreur et le président du tribunal civil

Si aucun des acquéreurs visés ci-dessus ne fait usage du droit de préemption la vente sera libre ; mais il est interdit à l'acheteur d'un objet classé de le transporter hors de France.

Nul travail de réparation, restauration ou entretien à faire aux monuments ou objets mobiliers classés ne peut être commencé sans l’autorisation du Ministre des Beaux-Arts, ni exécuté hors de la surveillance de son administration, sous peine, contre les propriétaires, occupants ou détenteurs qui auraient ordonné ces travaux, d’une amende de seize à quinze cents francs.

Toute infraction aux dispositions ci-dessus ainsi qu’à celles de l’article 16 de la présente loi et des articles 4, 10, 11, 12 et 13 de la loi du 30 mars 1887 sera punie d’une amende de cent à dix mille francs et d’un emprisonnement de six jours à trois mois, ou de l’une de ces deux peines seulement.

La visite des édifices et l'exposition des objets mobiliers classés seront publiques ; elles ne pourront donner lieu à aucune taxe ni redevance.

 

Titre IV

Des associations pour l'exercice des cultes.

 

ART. 18.- Les associations formées pour subvenir aux frais, à l'entretien et à l'exercice public d'un culte devront être constituées conformément aux articles 5 et suivants du titre premier de la loi du 1er juillet 1901. Elles seront, en outre, soumises aux prescriptions de la présente loi.

 

ART. 19.- Ces associations devront avoir exclusivement pour objet l'exercice d'un culte et être composés au moins :

Dans les communes de moins de 1.000 habitants, de sept personnes ;

Dans les communes de 1.000 à 20.000 habitants, de quinze personnes ;

Dans les communes dont le nombre des habitants est supérieur à 20.000, de vingt-cinq personnes majeures, domiciliées ou résidant dans la circonscription religieuse.

Chacun de leurs membres pourra s'en retirer en tout temps, après payement des cotisations échues et de celles de l'année courante, nonobstant toute clause contraire.

Nonobstant toute clause contraire des statuts, les actes de gestion financière et d'administration légale des biens accomplis par les directeurs ou administrateurs seront, chaque année au moins présentés au contrôle de l'assemblée générale des membres de l'association et soumis à son approbation.

Les associations pourront recevoir, en outre, des cotisations prévues par l'article 6 de la loi du 1er juillet 1901, le produit des quêtes et collectes pour les frais du culte, percevoir des rétributions : pour les cérémonies et services religieux même par fondation ; pour la location des bancs et sièges; pour la fourniture des objets destinés au service des funérailles dans les édifices religieux et à la décoration de ces édifices.

Elles pourront verser, sans donner lieu à perception de droits, le surplus de leurs recettes à d'autres associations constituées pour le même objet.

Elles ne pourront, sous quelque forme que ce soit, recevoir des subventions de l'État, des départements ou des communes. Ne sont pas considérées comme subventions les sommes allouées pour réparations aux monuments classés.

 

ART. 20.- Ces associations peuvent, dans les formes déterminées par l'article 7 du décret du 16 août 1901, constituer des unions ayant une administration ou une direction centrale; ces unions seront réglées par l'article 18 et par les cinq derniers paragraphes de l'article 19 de la présente loi.

 

ART. 21.- Les associations et les unions tiennent un état de leurs recettes et de leurs dépenses; elles dressent chaque année le compte financier de l'année écoulée et l'état inventorié de leurs biens, meubles et immeubles.

Le contrôle financier est exercé sur les associations et sur les unions par l'administration de l'enregistrement et par l'inspection générale des finances.

 

ART. 22.- Les associations et unions peuvent employer leurs ressources disponibles à la constitution d'un fonds de réserve suffisant pour assurer les frais et l'entretien du culte et ne pouvant, en aucun cas, recevoir une autre destination ; le montant de cette réserve ne pourra jamais dépasser une somme égale, pour les unions et associations ayant plus de cinq mille francs (5.000 fr) de revenu, à trois fois et, pour les autres associations, à six fois la moyenne annuelle des sommes dépensées par chacune d'elles pour les frais du culte pendant les cinq derniers exercices.

Indépendamment de cette réserve, qui devra être placée en valeurs nominatives, elles pourront constituer une réserve spéciale dont les fonds devront êtres déposés, en argent ou en titres nominatifs, à la Caisse des dépôts et consignations pour être exclusivement affectés, y compris les intérêts, à l'achat, à la construction, à la décoration ou à la réparation d'immeubles ou meubles destinés aux besoins de l'association ou de l'union.

 

ART. 23.- Seront punis d'une amende de seize francs à deux cents francs et, en cas de récidive, d'une amende double, les directeurs ou administrateurs d'une association ou d'une union qui auront contrevenu aux articles 18, 19, 20, 21 et 22.

Les tribunaux pourront, dans le cas d'infraction au paragraphe 1er de l'article 22, condamner l'association ou l'union à verser l'excédent constaté aux établissements communaux d'assistance ou de bienfaisance.

Ils pourront, en outre, dans tous les cas prévus au paragraphe 1er du présent article, prononcer la dissolution de l'association ou de l'union.

 

ART. 24.- Les édifices affectés à l'exercice du culte appartenant à l'État, aux départements ou aux communes continueront à être exemptés de l'impôt foncier et de l'impôt des portes et fenêtres.

Les édifices servant au logement des ministres des cultes, les séminaires, les facultés de théologie protestante qui appartiennent à l'État, aux départements ou aux communes, les biens qui sont la propriété des associations et unions sont soumis aux mêmes impôts que ceux des particuliers.

Les associations et unions ne sont en aucun cas assujetties à la taxe d'abonnement ni à celle imposée aux cercles par l’article 33 de la loi du 8 août 1890, pas plus qu'à l'impôt de 4 % sur le revenu établi par les lois du 28 décembre 1880 et 29 décembre 1884.

 

Titre V

Police des cultes.

 

ART. 25.- Les réunions pour la célébration d'un culte tenues dans les locaux appartenant à une association cultuelle ou mis à sa disposition sont publiques. Elles sont dispensées des formalités de l'article 8 de la loi du 30 juin 1881, mais restent placées sous la surveillance des autorités dans l'intérêt de l'ordre public. Elles ne peuvent avoir lieu qu’après une déclaration faite dans les formes de l’article 2 de la même loi et indiquant le local dans lequel elles seront tenues.

 

ART. 26.- Il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l'exercice d'un culte.

 

ART. 27.- Les cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d'un culte continueront à être réglées en conformité des articles 95 et 97 de la loi municipale du 5 avril 1884.

Les sonneries de cloches seront réglées par arrêté municipal, et, en cas de désaccord entre le maire et le président ou directeur de l'association cultuelle, par arrêté préfectoral.

Le règlement d'administration publique prévu par l'article 43 de la présente loi déterminera les conditions et les cas dans lesquels les sonneries civiles pourront avoir lieu.

 

ART. 28.- Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.

 

ART. 29.- Les contraventions aux articles précédents sont punies des peines de simple police.

Sont passibles de ces peines, dans le cas des articles 25, 26 et 27, ceux qui ont organisé la réunion ou manifestation, ceux qui y ont participé en qualité de ministres du culte et, dans le cas des articles 25 et 26, ceux qui ont fourni le local.

 

ART. 30.- Conformément aux dispositions de l’article 2 de la loi du 28 mars 1882, l’enseignement religieux ne peut être donné aux enfants âgés de six à treize ans, inscrits dans les écoles publiques, qu’en dehors des heures de classe.

Il sera fait application aux ministres des cultes qui enfreindraient ces prescriptions des dispositions de l’article 14 de la loi précitée.

 

ART. 31.- Sont punis d'une amende de seize francs à deux cents francs et d'un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l'une de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d'exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l'auront déterminé à exercer ou à s'abstenir d'exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d'une association cultuelle, à contribuer ou à s'abstenir de contribuer aux frais d'un culte.

 

ART. 32.- Seront punis des mêmes peines ceux qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d'un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices.

 

ART. 33.- Les dispositions des deux articles précédents ne s'appliquent qu'auxtroubles, outrages ou voies de fait, dont la nature ou les circonstances ne donneront pas lieu à de plus fortes peines d'après les dispositions du Code pénal.

 

ART. 34.- Tout ministre d'un culte qui, dans les lieux où s'exerce ce culte, aura publiquement par des discours prononcés, des lectures faites, des écrits distribués ou des affiches apposées, outragé ou diffamé un citoyen chargé d'un service public, sera puni d'une amende de 500 francs à trois mille francs et d'un emprisonnement de un mois à un an, ou de l'une de ces deux peines seulement.

La vérité du fait diffamatoire, mais seulement s'il est relatif aux fonctions, pourra être établi devant le tribunal correctionnel dans les formes prévues par l'article 52 de la loi du 29 juillet 1881. Les prescriptions édictées par l'article 65 de la même loi s'appliquent aux délits du présent article et de l'article qui suit.

 

ART. 35.- Si un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement dans les lieux où s'exerce le culte, contient une provocation directe à résister à l'exécution des lois ou aux actes légaux de l'autorité publique, ou s'il tend à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres, le ministre du culte qui s'en sera rendu coupable sera puni d'un emprisonnement de trois mois à deux ans, sans préjudice des peines de la complicité, dans le cas où la provocation aurait été suivie d'une sédition, révolte ou guerre civile.

 

ART. 36.- Dans le cas de condamnation par les tribunaux de police ou de police correctionnelle en application des articles 25 et 26, 34 et 35, l'association constituée pour l'exercice du culte dans l'immeuble où l'infraction a été commise sera civilement responsable.

 

Titre VI

Dispositions générales.

 

ART. 37.- L'article 463 du Code pénal et la loi du 26 mars 1891 sont applicables à tous les cas dans lesquels la présente loi édicte des pénalités.

 

ART. 38.- Les congrégations religieuses demeurent soumises aux lois des 1er juillet 1901, 4 décembre 1902 et 7 juillet 1904.

 

ART. 39. -Les jeunes gens, qui ont obtenu à titre d'élèves ecclésiastiques la dispense prévue par l'article 23 de la loi du 15 juillet 1889, continueront à en bénéficier, conformément à l'article 99 de la loi du 21 mars 1905, à la condition qu'à l'âge de vingt-six ans ils soient pourvus d'un emploi de ministre du culte rétribué par une association cultuelle et sous réserve des justifications qui seront fixées par un règlement d'administration publique.

 

ART. 40.- Pendant huit années à partir de la promulgation de la présente loi, les ministres du culte seront inéligibles au conseil municipal dans les communes où ils exerceront leur ministère ecclésiastique.

 

ART. 41.- Les sommes rendues disponibles chaque année par la suppression du budget des cultes seront réparties entre les communes au prorata du contingent de la contribution foncière des propriétés non bâties qui leur aura été assigné pendant l’exercice qui précédera la promulgation de la présente loi.

 

ART. 42.- Les dispositions légales relatives aux jours actuellement fériés sont maintenues.

 

ART. 43.- Un règlement d'administration publique rendu dans les trois mois qui suivront la promulgation de la présente loi, déterminera les mesures propres à assurer son application.

Des règlements d'administration publique détermineront les conditions dans lesquelles la présente loi sera applicable à l’Algérie et aux colonies.

 

ART. 44.- Sont et demeurent abrogées toutes les dispositions relatives à l’organisation publique des cultes antérieurement reconnus par l’État, ainsi que toutes dispositions contraires à la présente loi et notamment :

1° La loi du 18 germinal an X, portant que la convention passée le 26 messidor an IX, entre le pape et le Gouvernement français ensemble les articles organiques de ladite convention et des cultes protestants, seront exécutés comme des lois de la République ;

2° Le décret du 26 mars 1852 et la loi du 1er août 1879 sur les cultes protestants ;

3° Les décrets du 17 mars 1808, la loi du 8 février 1831 et l’ordonnance du 25 ma 1844 sur le culte israélite ;

4° Les décrets des 22 décembre 1812 et 19 mars 1859 ;

5° Les articles 201 à 208, 260 à 264, 294 du Code pénal ;

6° Les articles 100 et 101, les paragraphes 11 et 12 de l’article 136 et l’article 167 de la loi du 5 avril 1884 ;

7° Le décret du 30 décembre 1809 et l’article 78 de la loi du 26 janvier 1892.

 

N.B. : En Alsace-Moselle (Haut-Rhin, Bas-Rhin et Moselle), la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 ne s’applique pas. C'est le droit local qui prévaut.

 

 

 

 

 

 

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Abbé et député Jules-Auguste Lemire

né le 23 avril 1853 à Vieux-Berquin (Nord)

mort le 7 mars 1928 à  Hazebrouck (Nord)

 

 

 

L’abbé Lemire a été, comme l'Abbé Gayraud, Prêtre et député à l'Assemblée Nationale française (de 1893 à 1928). Il fut néanmoins partisan de la séparation de l’Église et de l’État, ce qui lui valut, entre autres choses, des sanctions de son Évêque. Visionnaire, Il a été notamment à l'avant-garde pour proposer de nombreuses lois sociales et humanistes :

 

- contre la peine de mort,

- proposition d'un Ministère du Travail,

- pour la limitation du temps de travail à onze heures par jour, et 60 heures par semaine,

- pour la réglementation du travail de nuit des femmes et des enfants,

- pour le repos hebdomadaire,

- pour les allocations familiales,

- contre le cumul des mandats des élus,

- pour la petite propriété,

- pour le versement du salaire de l’ouvrier à l’usine et non plus au cabaret,

- fondateur de la "Ligue française du Coin de Terre et du Foyer", les premiers jardins ouvriers,

- dans la ville d'Hazebrouck, ou il est maire de 1914 à 1928, il fait construire une maternité, un nouvel hôpital, il modernise les accès de la ville, fait percer un passage inférieur pour désengorger un centre-ville coupé en deux par les voies de chemin de fer, il crée un jardin public, une bibliothèque, un dispensaire antituberculeux...

 

 

 

Association "Mémoire de l'abbé Lemire"

 

 

 

 

 

 

 

 


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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 12:19

Robert-Schuman--parousie.over-blog.fr.jpgJean-Baptiste Nicolas Robert Schuman

né le 29 juin 1886 à Luxembourg-Clausen

mort le 4 septembre 1963 à Scy-Chazelles (Moselle)

Père fondateur de l'Europe

 

 

Blason-de-Luxembourg-Ville--Coat-of-arms-Luxembourg-City--p.png

 

 

"Les chrétiens doivent s'acquitter au mieux de leurs tâches,

car ils oeuvrent, quoi qu'ils fassent,

à l'édification du Règne de Dieu sur terre.

Il faut qu'ils en aient conscience."

 

Robert Schuman

 

 

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"Chers paroissiens,

 

Notre illustre compatriote, le Président Robert Schuman est mort. Nous avons vécu dans l'émotion ses derniers instants. Les rapports de la presse écrite et parlée, en nous rappelant sa vie et son oeuvre, nous ont découvert l'homme que tous nous connaissions déjà pour avoir vécu avec lui.

(La paroisse se doit elle aussi) de rendre un hommage spécial à celui qui, tout en étant le politicien émérite et le Père de l'Europe, était aussi l'humble et fervent paroissien de Scy-Chazelles.

Combien de fois, en effet, ne l'avons-nous pas vu se mêler, sans ostentation aucune, à la foule des fidèles dans notre petite église paroissiale ou dans notre baraque chapelle de Scy-Bas.

Combien de fois aussi, dans le silence du matin, n'allait-il pas se recueillir dans le petit sanctuaire de la Maison du Sacré-Coeur, face à sa demeure.

C'est qu'en fait Robert Schuman n'était pas seulement le paroissien bon pratiquant, mais avant tout un chrétien vivant pleinement sa foi. Et c'est à Scy-Chazelles, on peut le dire, dans les divers sanctuaires sis sur la paroisse, qu'il venait alimenter cette foi et puiser la force pour être ce que le Seigneur voulait qu'il soit.

C'est de cette foi profondément enracinée dans son coeur, qu'a jailli, on peut l'affirmer, tout cet ensemble vertueux fait de loyauté, d'intégrité, de disponibilité et de fermeté qu'on lui connaissait et qu'il savait imprégner de douceur, d'amabilité et de grande simplicité. C'est par ces vertus que tout à la fois, il forçait le respect ; provoquait l'admiration et attirait.

C'est aussi sous le souffle de cette foi profonde, on peut également l'affirmer, qu'ont germé et mûri en son esprit ces grandes idées de Paix, d'Unité et de Concorde entre les hommes ; idées qu'il ne s'est pas contenté de méditer, mais pour la réalisation desquelles il a sans cesse travaillé, combattu, vécu. Et quand quelqu'orage menaçait son entreprise, c'est encore sa foi qui le soutenait, c'est sur elle qu'il s'appuyait. "Le Seigneur est le Maître, me disait-il un jour, il faut toujours lui faire confiance".

C'est donc à Scy-Chazelles, à l'ombre des grands chênes de sa demeure, dans l'intimité et le recueillement, de ses fréquentes rencontres avec le Seigneur, qu'il a trouvé cette force quasi surnaturelle qui a fait de lui non seulement le promoteur et défenseur des grandes valeurs humaines, l'homme d'Etat, l'artisan de la Paix entre les hommes, mais aussi le véritable serviteur de l'Eglise.

L'hommage que Metz, la Lorraine, la France et l'Europe lui ont rendu au jour de ses funérailles, il l'avait bien mérité.

Chers paroissiens, le Président Schuman, par son témoignage, par sa vie, par son oeuvre, nous a tous glorifiés et ennoblis. Notre petit village de Scy-Chazelles est devenu, grâce à lui, célèbre. Parce que, dans la solitude de sa petite maison de Chazelles, dans l'esprit généreux d'un homme humble, ont pris forme ces grandes réalisations européennes que nous voyons se développer aujourd'hui, Scy-Chazelles peut se glorifier, un peu du moins, d'être devenu le "Berceau de l'Europe". C'est désormais notre fierté ; mais cette fierté appelle et exige notre reconnaissance. Nous l'exprimerons non seulement par le souvenir que nous garderons de cet homme simple, non seulement par notre prière généreuse pour celui qui reste parmi nous dans notre cimetière, mais aussi par notre effort à marcher sur ses traces et à oeuvrer à sa suite, là où Dieu nous place et selon nos moyens, à ces grandes causes que sont la Paix, la concorde entre les hommes, leur rassemblement dans le Seigneur.

M. Gaillot, curé de Scy-Chazelles.

 

Source : http://www.robert-schuman.com

 

Scy-Chazelles (57160) : département de la Moselle, région Lorraine.

 

 

Lëtzebuergesch - Luxembourgeois - Luxembourgish

 

 

Deutsch - Allemand - German

 

 

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"20 Il leur demanda : De qui sont cette effigie et cette inscription ?

21 De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit :

Rendez donc à César ce qui est à César,

et à Dieu ce qui est à Dieu.

 

Matthieu 22 (Louis Segond)

 

 

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"L’église Saint-Pierre de Montmartre et le Sacré-Coeur"

Jean Dufy

1952-53

 

 

 

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Henri Emmanuelli à l'Assemblée Nationale, le mardi 7 juin 2011,

lors d'un discours de François Fillon

 

 

 

Resolutions-Guy-de-Fontgalland--22-mai-1921--parousie.over.jpg

Résolutions de Guy de Fontgalland

22 mai 1921

Remerciements à Yves Castel

 

 

 

"L'avenir appartient aux audacieux,

il appartient à ceux qui cherchent,

qui prennent des risques."

 

Raymond Vincent

 

 

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Le parti chrétien-démocrate de Christine Boutin

est-il vraiment chrétien ?


 

 

La CFTC est-elle chrétienne ?

 

 

 

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 10:22

www.mdi.lu-AirPod--voiture-a-air-comprime-de-l-inventeur-.jpg

AirPod, le véhicule inventé par l'ingénieur de Carros, Guy Nègre

 

 

 

Le pétrole n'est pas une fatalité, d'autant que les gisements s'épuisent et qu'il est appelé à disparaître dans les prochaines décennies, à mesure que croît la population mondiale et la demande qui augmente de façon galopante.

Considérons surtout que les véhicules, et tout autre type de combustion d'hydrocarbures, sont très polluants, irritants, cancérigènes et remplaçables, malgré les progrès des industriels pour limiter les émissions de gaz et particules nocifs.

À l'heure où de nombreux pays producteurs de pétrole sont instables, s'enflamment ou s'écroulent, à l'heure où de puissants lobbies dictent leur loi à toute initiative écologique, y compris par l'intimidation et le chantage ; à l'heure où des pays partent en guerre pour s'accaparer le gisement noir maudit, à l'heure où la spéculation boursière fait la pluie et le beau temps sur les prix que paient les consommateurs, à l'heure où la planète est moribonde, à l'heure où l'écologie et les énergies propres sont un impératif vital, penchons-nous sur cette initiative de Guy Nègre, symbolique et prometteuse, généreuse et écologique, et commençons par penser, produire et consommer sainement !

Rendons grâce à notre Mère la Terre, Chef-d'Oeuvre de la Création de Notre Père, qui nous l'a donnée en héritage et qui attend de nous que nous la respections, en Le bénissant tous les jours des bienfaits et des fruits qu'Elle nous procure, notre Mère nourricière majestueuse et sainte. Pensons à nos enfants pendant qu'il en est encore temps !

 

Patrick, l'auteur du blog

 

 

Aeroport-d-Amsterdam--www.mdi.lu-AirPod--voiture-a-air-co.JPGL'AirPod sur l'Aéroport d'Amsterdam

 

 

 

"MDI est le fruit d’un projet initié et dirigé par Guy NEGRE.

PDG et fondateur de MDI, cet ingénieur motoriste de formation a débuté sa carrière en concentrant ses travaux de recherches sur le rendement des moteurs. Parmi ses nombreuses réalisations, on note la mise au point d'une distribution rotative pour une R8 GORDINI qui développait 152 CV à 11 000 tr/min, des moteurs d’aviation légère (SACMA) mais aussi le développement à la fin des années 80 d'un moteur 12 cylindres en W, de 3.5 litres de cylindré, pour la Formule 1. Au cours de sa carrière, Guy NEGRE a dessiné une centaine de moteurs.

Dans un soucis de sauvegarde de la planète, Guy NEGRE s'est ensuite intéressé au développement de moteur zéro pollution et a créé la société MDI en 1991. Le but de cette société est de promouvoir et développer des énergies propres, concevoir et produire des véhicules et systèmes non polluants. Son bureau d’étude met au point de nouvelles technologies et des concepts de production innovants pour un développement durable. MDI est à la tête d’un portfolio de très nombreux brevets portant notamment sur l’amélioration du rendement des moteurs à air comprimé et de leur environnement technique, qui ont été déposés à travers le monde dans plus de 127 pays.

Une cinquantaine d’ingénieurs et techniciens travaillent sur la technologie des véhicules à air comprimé avec le soutien du groupe TATA qui est devenu le licencié exclusif pour l’Inde de la technologie MDI, grâce à un accord signé début 2007. Cet accord entre TATA Motors et MDI prévoit que TATA soutiendra la fin du développement et l’optimisation de cette technologie, pour son application sous licence en Inde.

Dans le reste du monde, MDI poursuit son business model (cf. concept industriel), à savoir la vente de licences et d'usines clef en main qui vont permettre la production et la commercialisation de ses produits.

 

 

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À gauche : Guy Nègre

né le 8 février 1941 à Narbonne (Aude)

avec le maire de Nice Christian Estrosi

 

 

 

 

 

 

Principales dates :

1996 Moteur air comprimé 1° génération

1998 Première voiture (Taxi vert)

1999 “Concept Industriel MDI”

2000 Installation à CARROS

2001 Technologie bi énergie - Technologie piston “stop and go”

2002 Présentation MiniCATs au Mondial de l’auto

2003 Nouveau cycle thermodynamique (chambre active)

2005 Création cycle à combustions froides

2006 Déménagement dans l’usine modèle de CARROS

2007 Signature du contrat TATA motors - Développement de la OneFlowAIR

2008 Poursuite OneFlowAIR et préparation de l’usine Modèle

2009 Lancement de la OneFlowAIR"

 

Source : http://www.mdi.lu

 

 

 

Solar-impulse--parousie.over-blog.fr.jpg

L'avion solaire expérimental Solar Impulse

 

 

 

 

Entreprise Nègre père et fils :

 

MDI PROD

Route du Broc

4ème Avenue

Lotissement industriel du Broc

06510 CARROS

 

Site internet : http://www.mdi.lu

 

S.A.R.L. créée le 22/10/2009

Siret : 51813936500010

Activité : 2910Z

Construction de véhicules automobiles

Gérant : Cyril Nègre, né le 18/09/1969

 

Capital Social : 1.000 €

 

 

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Lobbies pétroliers et véhicules propres

 

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 09:37

www.amnesty.org--China-is-getting-ready--JO-2008-de-Pekin-.jpg

"La Chine se prépare"

Affiche d'Amnesty International pour les

Jeux Olympiques de Pékin 2008

 

 

 

Charle-Bosseron-Chambers--parousie.over-blog.fri---It-is-co.jpg"It is consumated"

"Tout est consommé"

Charle Bosseron Chambers

 

 

 

"13 Tu ne tueras point."

Exode 20:13

 

"13 Non occides."

Vulgata, Exodus 20:13

 

"13 οὐ μοιχεύσεις"

Septuagint, ἔξοδος 20:13

 

"13 Thou shalt not kill."

King James Version, Exodus 20:13

 

"‎13 ‏לֹ֥֖א תִּֿרְצָֽ֖ח׃ ס"

Tanach, 13:20 שמות

 

"13 لاَ تَقْتُلْ"

Arabic Life Application Bible, 13:20 ﺍﻟﺨﺮﻭﺝ

 

"13 不 可 杀 人 。"

Chinese Union Version (Simplified), 出 埃 及 記 20:13

 

"13Не убивай."

Russian Synodal Version, Исход 20:13

 

 

 

Exode 20 mp3

 

Bible Darby écrite et audio

 

 

 

"Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France...

Le choix qui s'offre à vos consciences est donc clair : ou notre société refuse une justice qui tue et accepte d'assumer, au nom de ses valeurs fondamentales - celles qui l'ont faite grande et respectée entre toutes - la vie de ceux qui font horreur, déments ou criminels ou les deux à la fois, et c'est le choix de l'abolition ; ou cette société croit, en dépit de l'expérience des siècles, faire disparaître le crime avec le criminel, et c'est l'élimination.

Cette justice d'élimination, cette justice d'angoisse et de mort, décidée avec sa marge de hasard, nous la refusons. Nous la refusons parce qu'elle est pour nous l'anti-justice, parce qu'elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l'humanité."

 

Extrait du discours de Robert Badinter, Garde des Sceaux et Ministre de la justice, à l'Assemblée nationale, le 17 septembre 1981. Son blog.

 

 

Derniere-pendaison-publique-au-Canada--Hull-Gatineau---exe.jpg

Dernière pendaison publique au Canada à Hull (Gatineau - Québec)

Exécution de Stanislas Lacroix par John Robert Radclive

le 21 Mars 1902

 

 

 

"La peine de mort est la négation absolue des droits humains. Il s’agit d'un meurtre commis par l'État, avec préméditation et de sang-froid. Ce châtiment cruel, inhumain et dégradant est infligé au nom de la justice.

Cette peine viole le droit à la vie inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Amnesty International s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances, quels que soient la nature du crime commis, les caractéristiques de son auteur ou la méthode utilisée par l'État pour l'exécuter."

 

Amnesty International

 

 

 

 

En 2011, 56 pays appliquent encore la peine de mort, prévue dans leur législation :

 

- Afghanistan

- Antigua et Barbuda

- Arabie Saoudite

- Bahamas

- Bahreïn

- Bangladesh

- Barbade

- Bélarus (Biélorussie)

- Bélize

- Botswana

- Chine

- Comores

- Corée du Nord

- Cuba

- Dominique

- Egypte

- Emirats Arabes Unis

- Etats-Unis

- Ethiopie

- Guinée

- Guinée Equatoriale

- Guyana

- Inde

- Indonésie

- Irak

- Iran

- Jamaïque

- Japon

- Jordanie

- Koweit

- Lesotho

- Liban

- Libye

- Malaisie

- Nigéria

- Oman

- Ouganda

- Pakistan

- Palestine

- Qatar

- République démocratique du Congo

- Saint Vincent et les Grenadines

- Saint-Kitts-et-Nevis

- Sainte-Lucie

- Sierra Leone

- Singapour

- Somalie

- Soudan

- Syrie

- Taiwan

- Tchad

- Thailande

- Trinité et Tobago

- Vietnam

- Yémen

- Zimbabwe

 

En outre, 37 pays prévoient la peine de mort dans leur législation sans toutefois l'appliquer dans les faits, "...ils n'ont procédé à aucune exécution judiciaire depuis au moins dix ans et n'ont pas l'intention affirmée de recommencer dans l'immédiat, ou se sont engagés au niveau international à ne plus l'appliquer."

 

Par ailleurs, 9 pays prévoient l'application de la peine de mort uniquement pour les crimes exceptionnels (par exemple les crimes prévus par la justice militaire ou les crimes commis dans des circonstances exceptionnelles : en temps de guerre, trahison...). Pour la plupart, ils n'ont procédé à aucune exécution judiciaire depuis très longtemps : Bolivie, Brésil, Chili, Fidji, Israël, Kazakhstan, Lettonie, Pérou et Salvador.

 

Source : http://www.peinedemort.org

 

 

Carlo-Dolci--1616-1686---Salome-avec-la-tete-de-Saint-Jea.jpgSalomé avec la tête de Saint Jean-Baptiste

Carlo Dolci (1616-1686)

Windsor, Royal Collection

 

 

 

Dernières bonnes nouvelles :

"Après presque deux mois de lobbying intense des deux côtés, le gouverneur de l'Illinois Pat Quinn a aboli la peine de mort dans son état et commué toutes les condamnations à mort en emprisonnement à vie."

Le projet de loi a été promulgué le 9 mars 2011.

l'Illinois est la terre d'élection du président des Etats-Unis Barack Obama.

 

Source : Coalition Mondiale contre la peine de mort

 

 

 

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