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  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 09:53

Depute-Abbe-Gayraud--parousie.over-blog.fr.jpg

Abbé Hippolyte Gayraud

 

 

 

 

 

"Voulez-vous détruire le catholicisme en ce pays ?

Voulez-vous anéantir la religion ?"

 

Abbé Gayraud, Assemblée Nationale, 1905

 

 

 

http://www.abbe-hippolyte-gayraud.fr

 

 

 

 

INFORMATIONS GÉNÉRALES

 

M. Hippolyte GAYRAUD

Né le 13/08/1856 à LAVIT (TARN-ET-GARONNE - FRANCE)

Décédé le 16/12/1911 à BOURG-LA-REINE (HAUTS-DE-SEINE - FRANCE)

 

 

MANDATS À L'ASSEMBLÉE NATIONALE OU À LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS

 

29/08/1897 - 31/05/1898 : Finistère - ZZZ

 

08/05/1898 - 31/05/1902 : Finistère

 

27/04/1902 - 31/05/1906 : Finistère - Action libérale

 

06/05/1906 - 31/05/1910 : Finistère - Action libérale

 

24/04/1910 - 16/12/1911 : Finistère - Action libérale

 

 

BIOGRAPHIE

 

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

 

Né le 13 août 1856 à Lavit (Tarn-et-Garonne), mort le 16 décembre 1911 à Bourg-la-Reine (Seine).

 

Député du Finistère de 1897 à 1911.

 

Après des études de théologie qui lui valurent le titre de docteur, Hippolyte Gayraud entra chez les Dominicains en 1877. Il en sortit en 1893 après avoir été professeur de théologie et de philosophie scolastique à l'Université catholique de Toulouse (1884-1893). Parallèlement, il se consacra à une activité de missionnaire apostolique.

 

Dans le cadre de son activité sacerdotale, il publia de nombreux ouvrages, parmi lesquels on peut citer Thomisme et molinisme (1890), Providence et libre arbitre (1892), Saint-Thomas et le déterminisme (1895), La foi devant la raison (1906). Il collabora également à plusieurs journaux et revues catholiques.

 

L'abbé Gayraud fut élu député le 24 juin 1897, dans la 3e circonscription de Brest, en remplacement de Mgr. d'Hulst, décédé, par 7.326 voix contre 5.976 au comte de Blois, candidat monarchiste, et 146 à M. Loisel. Invalidé à la suite d'une enquête législative, il fut réélu le 29 août de la même année par 7.980 voix contre 5.076 à M. de Blois. Il s'était présenté comme républicain catholique et démocrate chrétien.

 

Il fut réélu, toujours dans la 3e circonscription de Brest, aux élections législatives du 8 mai 1898, par 10.077 voix contre 41 à son principal concurrent Lefébure (sur 11.466 votants).

 

Au cours de cette législature, il prit la parole à plusieurs reprises : sur le budget, la politique générale du gouvernement, l'instruction publique et déposa une proposition interdisant l'enseignement par les francs-maçons. Il fut inscrit notamment à la commission des enfants indigents.

 

Aux élections législatives du 20 juillet 1902, il fut réélu au premier tour par 8.671 voix contre 5.511 à M. Stéphan, sur 14.380 votants.

 

Il s'inscrivit au groupe de l'action libérale et appartint à la commission de l'enseignement et des beaux-arts. Son activité parlementaire fut très vive. Il prit la parole en de nombreuses occasions, notamment sur des sujets de politique religieuse. C'est ainsi qu'il prit part à la discussion du projet de loi relatif aux demandes en autorisation formées par les congrégations enseignantes, interpella le ministre de la Guerre sur les mesures prises par les cercles catholiques militaires, le ministre de l'Instruction publique à propos de l'interdiction faite à des ecclésiastiques de se présenter aux concours d'agrégation et prit part à la discussion des projets et propositions de loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat.

 

Hippolyte Gayraud vit son mandat de nouveau renouvelé aux élections du 6 mai 1906 par la presque totalité des voix : 11.582 contre 70 à son concurrent Lefébure (sur 12.786 votants).

 

Déjà atteint par la maladie qui devait l'emporter il eut une activité réduite par rapport à celle des deux législatures précédentes et ses absences devinrent fréquentes. Ses thèmes de prédilection dans ses interventions restèrent celui de la politique religieuse et de l'enseignement : interpellation sur le libre exercice du culte catholique, proposition de loi tendant à dispenser de la taxe d'abonnement les associations formées pour l'exercice du culte au titre de la loi de 1901, discussion du projet de loi tendant à accorder une subvention annuelle à la mission laïque, question écrite concernant les plaintes relatives à certains livres des écoles primaires, participation à la discussion des interpellations sur la neutralité de l'enseignement dans les écoles publiques.

 

Aux élections du 24 avril 1910, il obtint une fois de plus un succès très facile, avec 11.007 voix au premier tour, contre 36 à Lefébure, sur 12.633 votants. Mais, très affaibli, il ne parut plus guère à la Chambre. Il mourut le 16 décembre 1911 à Bourg-la-Reine, âgé de 55 ans.

 

Source principale de l'article : http://www.assemblee-nationale.fr

 

Note : selon certaines sources, l'Abbé Gayraud serait mort le dimanche 17 décembre 1911.

 

 

 

Les démocrates chrétiens, par l'Abbé Gayraud

 

 


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Abbé Gayraud

 

 

 

Extraits du discours de l’Abbé Gayraud

lors des débats sur la loi de 1905

 

« Vous savez que je ne recule pas devant l’expression de mes pensées ni devant l’affirmation nette et précise de la doctrine catholique. Je vais donc, si vous le permettez, vous dire ici très franchement ce que l’Eglise catholique enseigne et ce que tous les fidèles, enfants de cette Eglise, croient relativement à la séparation des Eglises et de l’Etat.

Pour nous, messieurs, l’idéal des rapports entre l’Eglise et l’Etat en saurait être la séparation. Notre idéal, c’est l’union de la société civile et de l’église…

……..

Renouer avec le Saint-Siège et revenir loyalement et sincèrement à la pratique loyale et sincère du Concordat, c’est, à mon avis, la solution la plus sage et la plus politique. (Interruptions à l’extrême gauche.)

Mais nous ne sommes pas les maîtres des événements ; vous nous avez placés en présence d’une situation de fait qui s’impose à nous. D’une part, le Gouvernement, en déposant son projet de loi, d’autre part, la majorité de la Chambre, en votant l’ordre du jour du 19 février dernier, ont dit clairement et nettement qu’ils voulaient la séparation de l’Eglise et de l’Etat et que la séparation était la seule solution possible, dans les circonstances présentes, dans l’état actuel de nos relations avec le Saint-Siège.

Je crois qu’il sera facile, le moment venu, de démontrer ici, quoi qu’en ait dit il y a un instant l’honorable M. Briand, que cette solution ne s’impose pas.

Mais, pour le moment je n’entre pas dans cette discussion : j’en viens à mon but et je demande à la Chambre, je demande au Gouvernement si, à l’heure où il se propose d’imposer au pays la séparation des Eglises et de l’Etat, il veut faire acte de haute sagesse politique.

Quel est le but que vous vous proposez par le projet de séparation des Eglises et de l’état ? Voulez-vous détruire le catholicisme en ce pays ? (Dénégations à gauche.) Voulez-vous anéantir la religion ? Voulez-vous entraver la liberté des consciences chrétiennes, catholiques, protestants et israélites ? Soit, je n’insiste pas.

……..

Maintenant la chambre me permettra, avant de passer au vote du texte de l’article 2, de faire entendre une déclaration qui dans ma bouche n’étonnera personne, je l’espère.

Il y a dans cet article une sorte d’acte d’irréligion que nous ne pouvons pas accepter. Vous dites que « la République ne reconnaît aucun culte ». J’estime que vous devriez faire disparaître du texte ces mots « ne reconnaît aucun culte », et vous contenter de l’expression : « La République ne salarie ni ne subventionne aucun culte. » A la base de l’ordre social républicain, comme à la base de tout ordre social, doit se trouver l’idée fondamentage [fondamentale] de la divinité et de la religion. (Exclamations à l’extrême gauche.)

Je ne fais que répéter le langage tenu par les plus grands de vos ancêtres de la Révolution. Ce sont eux, Robespierre le premier, qui ont demandé à la Convention d’affirmer sa foi à l’existence de Dieu et à l’immortalité de l’âme.

Libre à vous, messieurs, de croire ou de ne pas croire ; libre à vous de combattre par tous les moyens légaux nos croyances et notre foi. Mais j’estime que vous dépassez votre droit en inscrivant dans une loi une sorte de négation qui ne tend à rien moins qu’à saper par la base tout l’ordre moral et tout l’ordre social.

Voilà pour quelle raison, entre autres, je me refuse à m’associer à ce vote. Je tiens en mon nom, au nom des catholiques de ce pays et d’un grand nombre de mes amis de la Chambre, à dire en ce moment que devant la France entière nous affirmons notre croyance à l’existence de Dieu, fondement nécessaire de toute société humaine. (Applaudissements à droite.) »

 

 

 

Scrutin de la loi du 9 décembre 1905

publiée au Journal officiel du 11 décembre 1905

 

 

 

Table des débats de la loi de 1905

 

 

 

 

Questions du jour, par l'Abbé Gayraud

 

 

 

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"La Séparation"

Film de François Hanss

2005

 

 

La Séparation est un téléfilm documentaire français de François Hanss diffusé en 2005.

Le film reprend les débats et explique le contexte autour des débats parlementaires sur la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État en France.

 

Réalisateur : François Hanss

Scénariste : Bruno Fulugini

Date de sortie : 2 décembre 2005 (France)

Durée : 80 minutes

Première diffusion : le 2 décembre 2005 sur France 3

 

Pierre Arditi : Aristide Briand

 

Claude Rich : L'Abbé Gayraud

 

Jean-Claude Drouot : Jean Jaurès

 

Jacques Gallo : Le comte Armand de Baudry d'Asson

 

Pierre Santini : Maurice Allard

 

Michael Lonsdale : Paul Doumer

 

 

 

 

 

 

 

La séparation, film de François Hanss (2005)

 

 

Définition de la laïcité :

 

- La laïcité désigne la séparation du civil et du religieux dans l'État. (Wikipédia).

 

- Conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l'Église et de l'État et qui exclut les Églises de l'exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l'organisation de l'enseignement. (Le principe de la laïcité de l'État est posé par l'article 2 de la Constitution française de 1958.)

 

Caractère de ce qui est laïque, indépendant des conceptions religieuses ou partisanes : La laïcité de l'enseignement. (Larousse).

 

 

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Loi du 9 décembre 1905 relative à la

séparation des Églises et de l'État

 

 

 

TITRE PREMIER

Principes.

 

ARTICLE PREMIER. - La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

ART. 2.- La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3.

 

TITRE II

Attribution des biens. - Pensions.

 

ART. 3.-Les établissements dont la suppression est ordonnée par l'article 2 continueront provisoirement de fonctionner, conformément aux dispositions qui les régissent actuellement, jusqu'à l'attribution de leurs biens aux associations prévues par le titre IV et au plus tard jusqu'à l'expiration du délai ci-après.

Dès la promulgation de la présente loi, il sera procédé par les agents de l'administration des domaines à l'inventaire descriptif et estimatif :

1° Des biens mobiliers et immobiliers desdits établissements ;

2° Des biens de l'État, des départements et des communes dont les mêmes établissements ont la jouissance.

Ce double inventaire sera dressé contradictoirement avec les représentants légaux des établissements ecclésiastiques ou eux dûment appelés par une notification faite en la forme administrative.

Les agents chargés de l'inventaire auront le droit de se faire communiquer tous titres et documents utiles à leurs opérations.

 

ART. 4.- Dans le délai d'un an, à partir de la promulgation de la présente loi, les biens mobiliers et immobiliers des menses, fabriques, conseils presbytéraux, consistoires et autres établissements publics du culte seront, avec toutes les charges et obligations qui les grèvent et avec leur affectation spéciale, transférés par les représentants légaux de ces établissements aux associations qui, en se conformant aux règles d'organisation générale du culte dont elles se proposent d'assurer l'exercice, se seront légalement formées, suivant les prescriptions de l'article 19, pour l'exercice de ce culte dans les anciennes circonscriptions desdits établissements.

 

ART. 5.- Ceux des biens désignés à l'article précédent qui proviennent de l'État et qui ne sont pas grevés d'une fondation pieuse créée postérieurement à la loi du 18 germinal an X feront retour à l'État.

Les attributions de biens ne pourront être faites par les établissements ecclésiastiques qu'un mois après la promulgation du règlement d'administration publique prévu à l'article 43. Faute de quoi la nullité pourra en être demandée devant le tribunal civil par toute partie intéressée ou par le ministère public.

En cas d'aliénation par l'association cultuelle de valeurs mobilières ou d'immeubles faisant partie du patrimoine de l'établissement public dissous, le montant du produit de la vente devra être employé en titres de rente nominatifs ou dans les conditions prévues au paragraphe 2 de l'article 22.

L'acquéreur des biens aliénés sera personnellement responsable de la régularité de cet emploi.

Les biens revendiqués par l'État, les départements ou les communes ne pourront être aliénés, transformés ni modifiés jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la revendication par les tribunaux compétents.

 

ART. 6.- Les associations attributaires des biens des établissements ecclésiastiques supprimés seront tenues des dettes de ces établissements ainsi que de leurs emprunts sous réserve des dispositions du troisième paragraphe du présent article ; tant qu'elles ne seront pas libérées de ce passif, elles auront droit à la jouissance des biens productifs de revenus qui doivent faire retour à l'État en vertu de l'article 5.

Les annuités des emprunts contractés pour dépenses relatives aux édifices religieux, seront supportées par les associations en proportion du temps pendant lequel elles auront l'usage de ces édifices par application des dispositions du titre III.

dans le cas où l’État, les départements ou les communes rentreront en possession de ceux des édifices dont ils sont propriétaires, ils seront responsables des dettes régulièrement contractées et afférentes auxdits édifices.

 

ART. 7.- Les biens mobiliers ou immobiliers grevés d'une affectation charitable ou d'une toute autre affectation étrangère à l'exercice du culte seront attribués, par les représentants légaux des établissements ecclésiastiques, aux services ou établissements publics ou d'utilité publique, dont la destination est conforme à celle desdits biens. Cette attribution devra être approuvée par le Préfet du département où siège l'établissement ecclésiastique. En cas de non approbation, il sera statué par décret en Conseil d'État.

Toute action en reprise ou en revendication devra être exercée dans un délai de six mois à partir du jour où l’arrêté préfectoral ou le décret approuvant l’attribution aura été inséré au Journal officiel. L’action ne pourra être intentée qu’en raison de donations ou de legs et seulement par les auteurs et leurs héritiers en ligne directe.

 

ART. 8.- Faute par un établissement ecclésiastique d'avoir, dans le délai fixé par l'article 4, procédé aux attributions ci-dessus prescrites, il y sera pourvu par décret.

A l'expiration dudit délai, les biens à attribuer seront, jusqu'à leur attribution, placés sous séquestre.

Dans le cas où les biens attribués en vertu de l'article 4 et du paragraphe 1er du présent article seront, soit dès l'origine, soit dans la suite, réclamés par plusieurs associations formées pour l'exercice du même culte, l'attribution qui en aura été faite par les représentants de l'établissement ou par décret pourra être contestée devant le Conseil d'État, statuant au contentieux, lequel prononcera en tenant compte de toutes les circonstances de fait.

La demande sera introduite devant le Conseil d'État, dans le délai d'un an à partir de la date du décret ou à partir de la notification, à l'autorité préfectorale, par les représentants légaux des établissements publics du culte, de l'attribution effectuée par eux. Cette notification devra être faite dans le délai d'un mois.

L'attribution pourra être ultérieurement contestée en cas de scission dans l'association nantie, de création d'association nouvelle par suite d'une modification dans le territoire de la circonscription ecclésiastique et dans le cas où l'association attributaire n'est plus en mesure de remplir son objet.

 

ART. 9.- A défaut de toute association pour recueillir les biens d’un établissement public du culte, ces biens seront attribués par décret à des établissements communaux d'assistance ou de bienfaisance situés dans les limites territoriales de la circonscription ecclésiastique intéressée

En cas de dissolution d'une association, les biens qui lui auront été dévolus en exécution des articles 4 et 8 seront attribués par décret rendu en Conseil d'État, soit à des associations analogues dans la même circonscription ou, à leur défaut, dans les circonscriptions les plus voisines, soit aux établissement visés au paragraphe 1er du présent article.

Toute action en reprise ou en revendication devra être exercée dans un délai de six mois à partir du jour où le décret aura été inséré au Journal officiel. L’action ne pourra être intentée qu’en raison de donations ou de legs et seulement par les auteurs et leurs héritiers en ligne directe.

 

ART. 10.-. Les attributions prévues par les articles précédents ne donnent lieu à aucune perception au profit du Trésor.

 

ART. 11.- Les ministres des cultes qui, lors de la promulgation de la présente loi, seront âgés de plus de soixante ans révolus et qui auront, pendant trente ans au moins, rempli des fonctions ecclésiastiques rémunérées par l'État, recevront une pension annuelle et viagère égale aux trois quarts de leur traitement.

Ceux qui seront âgés de plus de quarante-cinq ans et qui auront, pendant vingt ans au moins, rempli des fonctions ecclésiastiques rémunérées par l'État, recevront une pension annuelle et viagère égale à la moitié de leur traitement.

Les pensions allouées par les deux paragraphes précédents ne pourront pas dépasser quinze cents francs.

En cas de décès des titulaires, ces pensions seront réversibles. jusqu'à concurrence de la moitié de leur montant au profit de la veuve et des orphelins mineurs laissés par le défunt et, jusqu'à concurrence du quart, au profit de la veuve sans enfants mineurs. A la majorité des orphelins, leur pension s'éteindra de plein droit.

Les ministres des cultes actuellement salariés par l'État, qui ne seront pas dans les conditions ci-dessus, recevront, pendant quatre ans à partir de la suppression du budget des cultes, une allocation égale à la totalité de leur traitement pour la première année, aux deux tiers pour la deuxième à la moitié pour la troisième, au tiers pour la quatrième.

Toutefois, dans les communes de moins de 1.000 habitants et pour les ministres des cultes qui continueront à y remplir leurs fonctions, la durée de chacune des quatre périodes ci-dessus indiquée sera doublée.

Les départements et les communes pourront, sous les mêmes conditions que l'État, accorder aux ministres des cultes actuellement salariés, par eux, des pensions ou des allocations établies sur la même base et pour une égale durée.

Réserve et faite des droits acquis en matière de pensions par application de la législation antérieure, ainsi que des secours accordés, soit aux anciens ministres des différents cultes, soit à leur famille.

Les pensions prévues aux deux premiers paragraphes du présent article ne pourront se cumuler avec toute autre pension ou tout autre traitement alloué, à titre quelconque par l'État les départements ou les communes.

La loi du 27 juin 1885, relative au personnel des facultés de théologie catholique supprimées, est applicable aux professeurs, chargés de cours, maîtres de conférences et étudiants des facultés de théologie protestante.

Les pensions et allocation prévues ci-dessus seront incessibles et insaisissables dans les mêmes conditions que les pensions civiles. Elles cesseront de plein droit en cas de condamnation à une peine afflictive ou infamante ou en cas de condamnation pour l'un des délits prévus aux articles 34 et 35 de la présente loi.

Le droit à l'obtention ou a la jouissance d'une pension ou allocation sera suspendu par les circonstances qui font perdre la qualité de Français, durant la privation de cette qualité.

Les demandes de pension devront être, sous peine de forclusion, formées dans le délai d'un an après la promulgation de la présente loi.

 

Titre III

Des édifices des cultes.

 

ART. 12.- Les édifices qui ont été mis à la disposition de la nation et qui, en vertu de la loi du 18 germinal an X, servent à l'exercice public des cultes ou au logement de leurs ministres (cathédrales, églises, chapelles, temples, synagogues, archevêchés, évêchés, presbytères, séminaires), ainsi que leur dépendances immobilières, et les objets mobiliers qui les garnissaient au moment où lesdits édifices ont été remis aux cultes, sont et demeurent propriétés de l'Etat, des départements, des communes

Pour ces édifices, comme pour ceux postérieurs à la loi du 18 germinal an X, dont l'État, les départements et les communes seraient propriétaires, y compris les facultés de théologie protestante, il sera procédé conformément aux dispositions des articles suivants.

 

ART. 13.- Les édifices servant à l'exercice public du culte, ainsi que les objets mobiliers les garnissant, seront laissés gratuitement à la disposition des établissements publics du culte, puis des associations appelées à les remplacer auxquelles les biens de ces établissements auront été attribués par application des dispositions du titre II.

La cessation de cette jouissance, et, s'il y a lieu, son transfert seront prononcés par décret, sauf recours au Conseil d'État statuant au contentieux :

1° Si l'association bénéficiaire est dissoute :

2° Si, en dehors des cas de force majeure, le culte cesse d'être célébré pendant plus de six mois consécutifs :

3° Si la conservation de l'édifice ou celle des objets mobiliers classés en vertu de la loi de 1887 et de l'article 16 de la présente loi est compromise par insuffisance d'entretien, et après mise en demeure dûment notifiée du conseil municipal ou, à son défaut du préfet :

4° Si l'association cesse de remplir son objet ou si les édifices sont détournés de leur destination ;

5° Si elle ne satisfait pas soit aux obligations de l'article 6 ou du dernier paragraphe du présent article, soit aux prescriptions relatives aux monuments historiques.

La désaffectation et ces immeubles pourra, dans les cas ci-dessus prévus être prononcée par décret rendu en Conseil d'État. En dehors de ces cas, elle ne pourra l'être que par une loi.

Les immeubles autrefois affectés aux cultes et dans lesquels les cérémonies du culte n'auront pas été célébrées pendant le délai d'un an antérieurement à la présente loi, ainsi que ceux qui ne seront pas réclamés par une association cultuelle dans le délai de deux ans après sa promulgation, pourront être désaffectés par décret.

Il en est de même pour les édifices dont la désaffectation aura été demandée antérieurement au 1er juin 1905.

Les établissements publics du culte, puis les associations bénéficiaires, seront tenus des réparations de toute nature, ainsi que des frais d'assurance et autres charges afférentes aux édifices et aux meubles les garnissant.

 

ART. 14.- Les archevêchés, évêchés, les presbytères et leurs dépendances, les grands séminaires et facultés de théologie protestante seront laissés gratuitement à la disposition des établissements publics du culte, puis des associations prévues à l'article 13, savoir : les archevêchés, et évêchés pendant une période de deux années; les presbytères dans les communes où résidera le ministre du culte, les grands séminaires et facultés de théologie protestante, pendant cinq années à partir de la promulgation de la présente loi.

Les établissements et associations sont soumis, en ce qui concerne ces édifices, aux obligations prévues par le dernier paragraphe de l'article 13. Toutefois, ils ne seront pas tenus des grosses réparations.

La cessation de la jouissance des établissements et associations sera prononcée dans les conditions et suivant les formes déterminées par l'article 13. Les dispositions des paragraphes 3 et 5 du même article sont applicables aux édifices visés par le paragraphe 1er du présent article.

La distraction des parties superflues des presbytères laissés à la disposition des associations cultuelles pourra, pendant le délai prévu au paragraphe 1er, être prononcée pour un service public par décret rendu en Conseil d'État.

A l'expiration des délais de jouissance gratuite, la libre disposition des édifices sera rendue à l'État, aux départements ou aux communes.

Les indemnités de logement incombant actuellement aux communes, à défaut de presbytère, par application de l'article 136 de la loi du 5 avril 1884, resteront à leur charge pendant le délai de cinq ans. Elles cesseront de plein droit en cas de dissolution de l'association.

 

ART. 15.- Dans les départements de la Savoie, de la Haute-Savoie et des Alpes-Maritimes, la jouissance des édifices antérieurs à la loi du 18 germinal an X, servant à l'exercice des cultes ou au logement de leurs ministres, sera attribuée par les communes sur le territoire desquelles ils se trouvent, aux associations cultuelles, dans les conditions indiquées par les articles 12 et suivants de la présente loi. En dehors de ces obligations, les communes pourront disposer librement de la propriété de ces édifices.

Dans ces mêmes départements, les cimetières resteront la propriété des communes.

 

ART. 16.- Il sera procédé à un classement complémentaire des édifices servant à l'exercice public du culte (cathédrales, églises, chapelles, temples, synagogues, archevêchés, évêchés, presbytères, séminaires), dans lequel devront être compris tous ceux de ces édifices représentant, dans leur ensemble ou dans leurs parties, une valeur artistique ou historique.

Les objets mobiliers ou les immeubles par destination mentionnés à l'article 13, qui n'auraient pas encore été inscrits sur la liste de classement dressée en vertu de la loi du 30 mars 1887, sont, par l'effet de la présente loi, ajoutés à ladite liste. Il sera procédé par le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, dans le délai de trois ans, au classement définitif de ceux de ces objets dont la conservation présenterait, au point de vue de l'histoire ou de l'art, un intérêt suffisant. A l'expiration de ce délai, les autres objets seront déclassés de plein droit.

En outre, les immeubles et les objets mobiliers, attribués en vertu de la présente loi aux associations, pourront être classés dans les mêmes conditions que s'ils appartenaient à des établissements publics.

Il n'est pas dérogé, pour le surplus, aux dispositions de la loi du 30 mars 1887.

Les archives ecclésiastiques et bibliothèques existant dans les archevêchés, évêchés, grands séminaires, paroisses, succursales et leurs dépendances, seront inventoriées et celles qui seront reconnues propriété de l'État lui seront restituées.

 

ART. 17.- Les immeubles par destination classés en vertu de la loi du 30 mars 1887 ou de la présente loi sont inaliénables et imprescriptibles.

Dans le cas où la vente ou l'échange d'un objet classé serait autorisé par le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, un droit de préemption est accordé : 1° aux associations cultuelles ; 2° aux communes ; 3° aux départements ; 4° aux musées et sociétés d'art et d'archéologie ; 5° à l'État. Le prix sera fixé par trois experts que désigneront le vendeur, l'acquéreur et le président du tribunal civil

Si aucun des acquéreurs visés ci-dessus ne fait usage du droit de préemption la vente sera libre ; mais il est interdit à l'acheteur d'un objet classé de le transporter hors de France.

Nul travail de réparation, restauration ou entretien à faire aux monuments ou objets mobiliers classés ne peut être commencé sans l’autorisation du Ministre des Beaux-Arts, ni exécuté hors de la surveillance de son administration, sous peine, contre les propriétaires, occupants ou détenteurs qui auraient ordonné ces travaux, d’une amende de seize à quinze cents francs.

Toute infraction aux dispositions ci-dessus ainsi qu’à celles de l’article 16 de la présente loi et des articles 4, 10, 11, 12 et 13 de la loi du 30 mars 1887 sera punie d’une amende de cent à dix mille francs et d’un emprisonnement de six jours à trois mois, ou de l’une de ces deux peines seulement.

La visite des édifices et l'exposition des objets mobiliers classés seront publiques ; elles ne pourront donner lieu à aucune taxe ni redevance.

 

Titre IV

Des associations pour l'exercice des cultes.

 

ART. 18.- Les associations formées pour subvenir aux frais, à l'entretien et à l'exercice public d'un culte devront être constituées conformément aux articles 5 et suivants du titre premier de la loi du 1er juillet 1901. Elles seront, en outre, soumises aux prescriptions de la présente loi.

 

ART. 19.- Ces associations devront avoir exclusivement pour objet l'exercice d'un culte et être composés au moins :

Dans les communes de moins de 1.000 habitants, de sept personnes ;

Dans les communes de 1.000 à 20.000 habitants, de quinze personnes ;

Dans les communes dont le nombre des habitants est supérieur à 20.000, de vingt-cinq personnes majeures, domiciliées ou résidant dans la circonscription religieuse.

Chacun de leurs membres pourra s'en retirer en tout temps, après payement des cotisations échues et de celles de l'année courante, nonobstant toute clause contraire.

Nonobstant toute clause contraire des statuts, les actes de gestion financière et d'administration légale des biens accomplis par les directeurs ou administrateurs seront, chaque année au moins présentés au contrôle de l'assemblée générale des membres de l'association et soumis à son approbation.

Les associations pourront recevoir, en outre, des cotisations prévues par l'article 6 de la loi du 1er juillet 1901, le produit des quêtes et collectes pour les frais du culte, percevoir des rétributions : pour les cérémonies et services religieux même par fondation ; pour la location des bancs et sièges; pour la fourniture des objets destinés au service des funérailles dans les édifices religieux et à la décoration de ces édifices.

Elles pourront verser, sans donner lieu à perception de droits, le surplus de leurs recettes à d'autres associations constituées pour le même objet.

Elles ne pourront, sous quelque forme que ce soit, recevoir des subventions de l'État, des départements ou des communes. Ne sont pas considérées comme subventions les sommes allouées pour réparations aux monuments classés.

 

ART. 20.- Ces associations peuvent, dans les formes déterminées par l'article 7 du décret du 16 août 1901, constituer des unions ayant une administration ou une direction centrale; ces unions seront réglées par l'article 18 et par les cinq derniers paragraphes de l'article 19 de la présente loi.

 

ART. 21.- Les associations et les unions tiennent un état de leurs recettes et de leurs dépenses; elles dressent chaque année le compte financier de l'année écoulée et l'état inventorié de leurs biens, meubles et immeubles.

Le contrôle financier est exercé sur les associations et sur les unions par l'administration de l'enregistrement et par l'inspection générale des finances.

 

ART. 22.- Les associations et unions peuvent employer leurs ressources disponibles à la constitution d'un fonds de réserve suffisant pour assurer les frais et l'entretien du culte et ne pouvant, en aucun cas, recevoir une autre destination ; le montant de cette réserve ne pourra jamais dépasser une somme égale, pour les unions et associations ayant plus de cinq mille francs (5.000 fr) de revenu, à trois fois et, pour les autres associations, à six fois la moyenne annuelle des sommes dépensées par chacune d'elles pour les frais du culte pendant les cinq derniers exercices.

Indépendamment de cette réserve, qui devra être placée en valeurs nominatives, elles pourront constituer une réserve spéciale dont les fonds devront êtres déposés, en argent ou en titres nominatifs, à la Caisse des dépôts et consignations pour être exclusivement affectés, y compris les intérêts, à l'achat, à la construction, à la décoration ou à la réparation d'immeubles ou meubles destinés aux besoins de l'association ou de l'union.

 

ART. 23.- Seront punis d'une amende de seize francs à deux cents francs et, en cas de récidive, d'une amende double, les directeurs ou administrateurs d'une association ou d'une union qui auront contrevenu aux articles 18, 19, 20, 21 et 22.

Les tribunaux pourront, dans le cas d'infraction au paragraphe 1er de l'article 22, condamner l'association ou l'union à verser l'excédent constaté aux établissements communaux d'assistance ou de bienfaisance.

Ils pourront, en outre, dans tous les cas prévus au paragraphe 1er du présent article, prononcer la dissolution de l'association ou de l'union.

 

ART. 24.- Les édifices affectés à l'exercice du culte appartenant à l'État, aux départements ou aux communes continueront à être exemptés de l'impôt foncier et de l'impôt des portes et fenêtres.

Les édifices servant au logement des ministres des cultes, les séminaires, les facultés de théologie protestante qui appartiennent à l'État, aux départements ou aux communes, les biens qui sont la propriété des associations et unions sont soumis aux mêmes impôts que ceux des particuliers.

Les associations et unions ne sont en aucun cas assujetties à la taxe d'abonnement ni à celle imposée aux cercles par l’article 33 de la loi du 8 août 1890, pas plus qu'à l'impôt de 4 % sur le revenu établi par les lois du 28 décembre 1880 et 29 décembre 1884.

 

Titre V

Police des cultes.

 

ART. 25.- Les réunions pour la célébration d'un culte tenues dans les locaux appartenant à une association cultuelle ou mis à sa disposition sont publiques. Elles sont dispensées des formalités de l'article 8 de la loi du 30 juin 1881, mais restent placées sous la surveillance des autorités dans l'intérêt de l'ordre public. Elles ne peuvent avoir lieu qu’après une déclaration faite dans les formes de l’article 2 de la même loi et indiquant le local dans lequel elles seront tenues.

 

ART. 26.- Il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l'exercice d'un culte.

 

ART. 27.- Les cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d'un culte continueront à être réglées en conformité des articles 95 et 97 de la loi municipale du 5 avril 1884.

Les sonneries de cloches seront réglées par arrêté municipal, et, en cas de désaccord entre le maire et le président ou directeur de l'association cultuelle, par arrêté préfectoral.

Le règlement d'administration publique prévu par l'article 43 de la présente loi déterminera les conditions et les cas dans lesquels les sonneries civiles pourront avoir lieu.

 

ART. 28.- Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.

 

ART. 29.- Les contraventions aux articles précédents sont punies des peines de simple police.

Sont passibles de ces peines, dans le cas des articles 25, 26 et 27, ceux qui ont organisé la réunion ou manifestation, ceux qui y ont participé en qualité de ministres du culte et, dans le cas des articles 25 et 26, ceux qui ont fourni le local.

 

ART. 30.- Conformément aux dispositions de l’article 2 de la loi du 28 mars 1882, l’enseignement religieux ne peut être donné aux enfants âgés de six à treize ans, inscrits dans les écoles publiques, qu’en dehors des heures de classe.

Il sera fait application aux ministres des cultes qui enfreindraient ces prescriptions des dispositions de l’article 14 de la loi précitée.

 

ART. 31.- Sont punis d'une amende de seize francs à deux cents francs et d'un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l'une de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d'exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l'auront déterminé à exercer ou à s'abstenir d'exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d'une association cultuelle, à contribuer ou à s'abstenir de contribuer aux frais d'un culte.

 

ART. 32.- Seront punis des mêmes peines ceux qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d'un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices.

 

ART. 33.- Les dispositions des deux articles précédents ne s'appliquent qu'auxtroubles, outrages ou voies de fait, dont la nature ou les circonstances ne donneront pas lieu à de plus fortes peines d'après les dispositions du Code pénal.

 

ART. 34.- Tout ministre d'un culte qui, dans les lieux où s'exerce ce culte, aura publiquement par des discours prononcés, des lectures faites, des écrits distribués ou des affiches apposées, outragé ou diffamé un citoyen chargé d'un service public, sera puni d'une amende de 500 francs à trois mille francs et d'un emprisonnement de un mois à un an, ou de l'une de ces deux peines seulement.

La vérité du fait diffamatoire, mais seulement s'il est relatif aux fonctions, pourra être établi devant le tribunal correctionnel dans les formes prévues par l'article 52 de la loi du 29 juillet 1881. Les prescriptions édictées par l'article 65 de la même loi s'appliquent aux délits du présent article et de l'article qui suit.

 

ART. 35.- Si un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement dans les lieux où s'exerce le culte, contient une provocation directe à résister à l'exécution des lois ou aux actes légaux de l'autorité publique, ou s'il tend à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres, le ministre du culte qui s'en sera rendu coupable sera puni d'un emprisonnement de trois mois à deux ans, sans préjudice des peines de la complicité, dans le cas où la provocation aurait été suivie d'une sédition, révolte ou guerre civile.

 

ART. 36.- Dans le cas de condamnation par les tribunaux de police ou de police correctionnelle en application des articles 25 et 26, 34 et 35, l'association constituée pour l'exercice du culte dans l'immeuble où l'infraction a été commise sera civilement responsable.

 

Titre VI

Dispositions générales.

 

ART. 37.- L'article 463 du Code pénal et la loi du 26 mars 1891 sont applicables à tous les cas dans lesquels la présente loi édicte des pénalités.

 

ART. 38.- Les congrégations religieuses demeurent soumises aux lois des 1er juillet 1901, 4 décembre 1902 et 7 juillet 1904.

 

ART. 39. -Les jeunes gens, qui ont obtenu à titre d'élèves ecclésiastiques la dispense prévue par l'article 23 de la loi du 15 juillet 1889, continueront à en bénéficier, conformément à l'article 99 de la loi du 21 mars 1905, à la condition qu'à l'âge de vingt-six ans ils soient pourvus d'un emploi de ministre du culte rétribué par une association cultuelle et sous réserve des justifications qui seront fixées par un règlement d'administration publique.

 

ART. 40.- Pendant huit années à partir de la promulgation de la présente loi, les ministres du culte seront inéligibles au conseil municipal dans les communes où ils exerceront leur ministère ecclésiastique.

 

ART. 41.- Les sommes rendues disponibles chaque année par la suppression du budget des cultes seront réparties entre les communes au prorata du contingent de la contribution foncière des propriétés non bâties qui leur aura été assigné pendant l’exercice qui précédera la promulgation de la présente loi.

 

ART. 42.- Les dispositions légales relatives aux jours actuellement fériés sont maintenues.

 

ART. 43.- Un règlement d'administration publique rendu dans les trois mois qui suivront la promulgation de la présente loi, déterminera les mesures propres à assurer son application.

Des règlements d'administration publique détermineront les conditions dans lesquelles la présente loi sera applicable à l’Algérie et aux colonies.

 

ART. 44.- Sont et demeurent abrogées toutes les dispositions relatives à l’organisation publique des cultes antérieurement reconnus par l’État, ainsi que toutes dispositions contraires à la présente loi et notamment :

1° La loi du 18 germinal an X, portant que la convention passée le 26 messidor an IX, entre le pape et le Gouvernement français ensemble les articles organiques de ladite convention et des cultes protestants, seront exécutés comme des lois de la République ;

2° Le décret du 26 mars 1852 et la loi du 1er août 1879 sur les cultes protestants ;

3° Les décrets du 17 mars 1808, la loi du 8 février 1831 et l’ordonnance du 25 ma 1844 sur le culte israélite ;

4° Les décrets des 22 décembre 1812 et 19 mars 1859 ;

5° Les articles 201 à 208, 260 à 264, 294 du Code pénal ;

6° Les articles 100 et 101, les paragraphes 11 et 12 de l’article 136 et l’article 167 de la loi du 5 avril 1884 ;

7° Le décret du 30 décembre 1809 et l’article 78 de la loi du 26 janvier 1892.

 

N.B. : En Alsace-Moselle (Haut-Rhin, Bas-Rhin et Moselle), la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 ne s’applique pas. C'est le droit local qui prévaut.

 

 

 

 

 

 

Abbe-Jules-Auguste-Lemire--1853-1928---parousie.over-blog-jpg

Abbé et député Jules-Auguste Lemire

né le 23 avril 1853 à Vieux-Berquin (Nord)

mort le 7 mars 1928 à  Hazebrouck (Nord)

 

 

 

L’abbé Lemire a été, comme l'Abbé Gayraud, Prêtre et député à l'Assemblée Nationale française (de 1893 à 1928). Il fut néanmoins partisan de la séparation de l’Église et de l’État, ce qui lui valut, entre autres choses, des sanctions de son Évêque. Visionnaire, Il a été notamment à l'avant-garde pour proposer de nombreuses lois sociales et humanistes :

 

- contre la peine de mort,

- proposition d'un Ministère du Travail,

- pour la limitation du temps de travail à onze heures par jour, et 60 heures par semaine,

- pour la réglementation du travail de nuit des femmes et des enfants,

- pour le repos hebdomadaire,

- pour les allocations familiales,

- contre le cumul des mandats des élus,

- pour la petite propriété,

- pour le versement du salaire de l’ouvrier à l’usine et non plus au cabaret,

- fondateur de la "Ligue française du Coin de Terre et du Foyer", les premiers jardins ouvriers,

- dans la ville d'Hazebrouck, ou il est maire de 1914 à 1928, il fait construire une maternité, un nouvel hôpital, il modernise les accès de la ville, fait percer un passage inférieur pour désengorger un centre-ville coupé en deux par les voies de chemin de fer, il crée un jardin public, une bibliothèque, un dispensaire antituberculeux...

 

 

 

Association "Mémoire de l'abbé Lemire"

 

 

 

 

 

 

 

 


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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 12:19

Robert-Schuman--parousie.over-blog.fr.jpgJean-Baptiste Nicolas Robert Schuman

né le 29 juin 1886 à Luxembourg-Clausen

mort le 4 septembre 1963 à Scy-Chazelles (Moselle)

Père fondateur de l'Europe

 

 

Blason-de-Luxembourg-Ville--Coat-of-arms-Luxembourg-City--p.png

 

 

"Les chrétiens doivent s'acquitter au mieux de leurs tâches,

car ils oeuvrent, quoi qu'ils fassent,

à l'édification du Règne de Dieu sur terre.

Il faut qu'ils en aient conscience."

 

Robert Schuman

 

 

Annee-Schuman--parousie.over-blog.fr.JPG

 

   

"Chers paroissiens,

 

Notre illustre compatriote, le Président Robert Schuman est mort. Nous avons vécu dans l'émotion ses derniers instants. Les rapports de la presse écrite et parlée, en nous rappelant sa vie et son oeuvre, nous ont découvert l'homme que tous nous connaissions déjà pour avoir vécu avec lui.

(La paroisse se doit elle aussi) de rendre un hommage spécial à celui qui, tout en étant le politicien émérite et le Père de l'Europe, était aussi l'humble et fervent paroissien de Scy-Chazelles.

Combien de fois, en effet, ne l'avons-nous pas vu se mêler, sans ostentation aucune, à la foule des fidèles dans notre petite église paroissiale ou dans notre baraque chapelle de Scy-Bas.

Combien de fois aussi, dans le silence du matin, n'allait-il pas se recueillir dans le petit sanctuaire de la Maison du Sacré-Coeur, face à sa demeure.

C'est qu'en fait Robert Schuman n'était pas seulement le paroissien bon pratiquant, mais avant tout un chrétien vivant pleinement sa foi. Et c'est à Scy-Chazelles, on peut le dire, dans les divers sanctuaires sis sur la paroisse, qu'il venait alimenter cette foi et puiser la force pour être ce que le Seigneur voulait qu'il soit.

C'est de cette foi profondément enracinée dans son coeur, qu'a jailli, on peut l'affirmer, tout cet ensemble vertueux fait de loyauté, d'intégrité, de disponibilité et de fermeté qu'on lui connaissait et qu'il savait imprégner de douceur, d'amabilité et de grande simplicité. C'est par ces vertus que tout à la fois, il forçait le respect ; provoquait l'admiration et attirait.

C'est aussi sous le souffle de cette foi profonde, on peut également l'affirmer, qu'ont germé et mûri en son esprit ces grandes idées de Paix, d'Unité et de Concorde entre les hommes ; idées qu'il ne s'est pas contenté de méditer, mais pour la réalisation desquelles il a sans cesse travaillé, combattu, vécu. Et quand quelqu'orage menaçait son entreprise, c'est encore sa foi qui le soutenait, c'est sur elle qu'il s'appuyait. "Le Seigneur est le Maître, me disait-il un jour, il faut toujours lui faire confiance".

C'est donc à Scy-Chazelles, à l'ombre des grands chênes de sa demeure, dans l'intimité et le recueillement, de ses fréquentes rencontres avec le Seigneur, qu'il a trouvé cette force quasi surnaturelle qui a fait de lui non seulement le promoteur et défenseur des grandes valeurs humaines, l'homme d'Etat, l'artisan de la Paix entre les hommes, mais aussi le véritable serviteur de l'Eglise.

L'hommage que Metz, la Lorraine, la France et l'Europe lui ont rendu au jour de ses funérailles, il l'avait bien mérité.

Chers paroissiens, le Président Schuman, par son témoignage, par sa vie, par son oeuvre, nous a tous glorifiés et ennoblis. Notre petit village de Scy-Chazelles est devenu, grâce à lui, célèbre. Parce que, dans la solitude de sa petite maison de Chazelles, dans l'esprit généreux d'un homme humble, ont pris forme ces grandes réalisations européennes que nous voyons se développer aujourd'hui, Scy-Chazelles peut se glorifier, un peu du moins, d'être devenu le "Berceau de l'Europe". C'est désormais notre fierté ; mais cette fierté appelle et exige notre reconnaissance. Nous l'exprimerons non seulement par le souvenir que nous garderons de cet homme simple, non seulement par notre prière généreuse pour celui qui reste parmi nous dans notre cimetière, mais aussi par notre effort à marcher sur ses traces et à oeuvrer à sa suite, là où Dieu nous place et selon nos moyens, à ces grandes causes que sont la Paix, la concorde entre les hommes, leur rassemblement dans le Seigneur.

M. Gaillot, curé de Scy-Chazelles.

 

Source : http://www.robert-schuman.com

 

Scy-Chazelles (57160) : département de la Moselle, région Lorraine.

 

 

Lëtzebuergesch - Luxembourgeois - Luxembourgish

 

 

Deutsch - Allemand - German

 

 

Jesus--photo-Vincent-Kashat--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"20 Il leur demanda : De qui sont cette effigie et cette inscription ?

21 De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit :

Rendez donc à César ce qui est à César,

et à Dieu ce qui est à Dieu.

 

Matthieu 22 (Louis Segond)

 

 

L-eglise-Saint-Pierre-et-le-Sacre-Coeur-a-Montmartre--19.jpg

"L’église Saint-Pierre de Montmartre et le Sacré-Coeur"

Jean Dufy

1952-53

 

 

 

Henri-Emmanuelli--doigt-d-honneur-a-Fillon--Assemblee--7-.jpg

Henri Emmanuelli à l'Assemblée Nationale, le mardi 7 juin 2011,

lors d'un discours de François Fillon

 

 

 

Resolutions-Guy-de-Fontgalland--22-mai-1921--parousie.over.jpg

Résolutions de Guy de Fontgalland

22 mai 1921

Remerciements à Yves Castel

 

 

 

"L'avenir appartient aux audacieux,

il appartient à ceux qui cherchent,

qui prennent des risques."

 

Raymond Vincent

 

 

Photobucket

 

 

 

Le parti chrétien-démocrate de Christine Boutin

est-il vraiment chrétien ?


 

 

La CFTC est-elle chrétienne ?

 

 

 

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 10:22

www.mdi.lu-AirPod--voiture-a-air-comprime-de-l-inventeur-.jpg

AirPod, le véhicule inventé par l'ingénieur de Carros, Guy Nègre

 

 

 

Le pétrole n'est pas une fatalité, d'autant que les gisements s'épuisent et qu'il est appelé à disparaître dans les prochaines décennies, à mesure que croît la population mondiale et la demande qui augmente de façon galopante.

Considérons surtout que les véhicules, et tout autre type de combustion d'hydrocarbures, sont très polluants, irritants, cancérigènes et remplaçables, malgré les progrès des industriels pour limiter les émissions de gaz et particules nocifs.

À l'heure où de nombreux pays producteurs de pétrole sont instables, s'enflamment ou s'écroulent, à l'heure où de puissants lobbies dictent leur loi à toute initiative écologique, y compris par l'intimidation et le chantage ; à l'heure où des pays partent en guerre pour s'accaparer le gisement noir maudit, à l'heure où la spéculation boursière fait la pluie et le beau temps sur les prix que paient les consommateurs, à l'heure où la planète est moribonde, à l'heure où l'écologie et les énergies propres sont un impératif vital, penchons-nous sur cette initiative de Guy Nègre, symbolique et prometteuse, généreuse et écologique, et commençons par penser, produire et consommer sainement !

Rendons grâce à notre Mère la Terre, Chef-d'Oeuvre de la Création de Notre Père, qui nous l'a donnée en héritage et qui attend de nous que nous la respections, en Le bénissant tous les jours des bienfaits et des fruits qu'Elle nous procure, notre Mère nourricière majestueuse et sainte. Pensons à nos enfants pendant qu'il en est encore temps !

 

Patrick, l'auteur du blog

 

 

Aeroport-d-Amsterdam--www.mdi.lu-AirPod--voiture-a-air-co.JPGL'AirPod sur l'Aéroport d'Amsterdam

 

 

 

"MDI est le fruit d’un projet initié et dirigé par Guy NEGRE.

PDG et fondateur de MDI, cet ingénieur motoriste de formation a débuté sa carrière en concentrant ses travaux de recherches sur le rendement des moteurs. Parmi ses nombreuses réalisations, on note la mise au point d'une distribution rotative pour une R8 GORDINI qui développait 152 CV à 11 000 tr/min, des moteurs d’aviation légère (SACMA) mais aussi le développement à la fin des années 80 d'un moteur 12 cylindres en W, de 3.5 litres de cylindré, pour la Formule 1. Au cours de sa carrière, Guy NEGRE a dessiné une centaine de moteurs.

Dans un soucis de sauvegarde de la planète, Guy NEGRE s'est ensuite intéressé au développement de moteur zéro pollution et a créé la société MDI en 1991. Le but de cette société est de promouvoir et développer des énergies propres, concevoir et produire des véhicules et systèmes non polluants. Son bureau d’étude met au point de nouvelles technologies et des concepts de production innovants pour un développement durable. MDI est à la tête d’un portfolio de très nombreux brevets portant notamment sur l’amélioration du rendement des moteurs à air comprimé et de leur environnement technique, qui ont été déposés à travers le monde dans plus de 127 pays.

Une cinquantaine d’ingénieurs et techniciens travaillent sur la technologie des véhicules à air comprimé avec le soutien du groupe TATA qui est devenu le licencié exclusif pour l’Inde de la technologie MDI, grâce à un accord signé début 2007. Cet accord entre TATA Motors et MDI prévoit que TATA soutiendra la fin du développement et l’optimisation de cette technologie, pour son application sous licence en Inde.

Dans le reste du monde, MDI poursuit son business model (cf. concept industriel), à savoir la vente de licences et d'usines clef en main qui vont permettre la production et la commercialisation de ses produits.

 

 

Guy-NEGRE--a-gauche---avec-Chrstian-Estrosi--parousie.over.JPG

À gauche : Guy Nègre

né le 8 février 1941 à Narbonne (Aude)

avec le maire de Nice Christian Estrosi

 

 

 

 

 

 

Principales dates :

1996 Moteur air comprimé 1° génération

1998 Première voiture (Taxi vert)

1999 “Concept Industriel MDI”

2000 Installation à CARROS

2001 Technologie bi énergie - Technologie piston “stop and go”

2002 Présentation MiniCATs au Mondial de l’auto

2003 Nouveau cycle thermodynamique (chambre active)

2005 Création cycle à combustions froides

2006 Déménagement dans l’usine modèle de CARROS

2007 Signature du contrat TATA motors - Développement de la OneFlowAIR

2008 Poursuite OneFlowAIR et préparation de l’usine Modèle

2009 Lancement de la OneFlowAIR"

 

Source : http://www.mdi.lu

 

 

 

Solar-impulse--parousie.over-blog.fr.jpg

L'avion solaire expérimental Solar Impulse

 

 

 

 

Entreprise Nègre père et fils :

 

MDI PROD

Route du Broc

4ème Avenue

Lotissement industriel du Broc

06510 CARROS

 

Site internet : http://www.mdi.lu

 

S.A.R.L. créée le 22/10/2009

Siret : 51813936500010

Activité : 2910Z

Construction de véhicules automobiles

Gérant : Cyril Nègre, né le 18/09/1969

 

Capital Social : 1.000 €

 

 

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Lobbies pétroliers et véhicules propres

 

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 09:37

www.amnesty.org--China-is-getting-ready--JO-2008-de-Pekin-.jpg

"La Chine se prépare"

Affiche d'Amnesty International pour les

Jeux Olympiques de Pékin 2008

 

 

 

Charle-Bosseron-Chambers--parousie.over-blog.fri---It-is-co.jpg"It is consumated"

"Tout est consommé"

Charle Bosseron Chambers

 

 

 

"13 Tu ne tueras point."

Exode 20:13

 

"13 Non occides."

Vulgata, Exodus 20:13

 

"13 οὐ μοιχεύσεις"

Septuagint, ἔξοδος 20:13

 

"13 Thou shalt not kill."

King James Version, Exodus 20:13

 

"‎13 ‏לֹ֥֖א תִּֿרְצָֽ֖ח׃ ס"

Tanach, 13:20 שמות

 

"13 لاَ تَقْتُلْ"

Arabic Life Application Bible, 13:20 ﺍﻟﺨﺮﻭﺝ

 

"13 不 可 杀 人 。"

Chinese Union Version (Simplified), 出 埃 及 記 20:13

 

"13Не убивай."

Russian Synodal Version, Исход 20:13

 

 

 

Exode 20 mp3

 

Bible Darby écrite et audio

 

 

 

"Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France...

Le choix qui s'offre à vos consciences est donc clair : ou notre société refuse une justice qui tue et accepte d'assumer, au nom de ses valeurs fondamentales - celles qui l'ont faite grande et respectée entre toutes - la vie de ceux qui font horreur, déments ou criminels ou les deux à la fois, et c'est le choix de l'abolition ; ou cette société croit, en dépit de l'expérience des siècles, faire disparaître le crime avec le criminel, et c'est l'élimination.

Cette justice d'élimination, cette justice d'angoisse et de mort, décidée avec sa marge de hasard, nous la refusons. Nous la refusons parce qu'elle est pour nous l'anti-justice, parce qu'elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l'humanité."

 

Extrait du discours de Robert Badinter, Garde des Sceaux et Ministre de la justice, à l'Assemblée nationale, le 17 septembre 1981. Son blog.

 

 

Derniere-pendaison-publique-au-Canada--Hull-Gatineau---exe.jpg

Dernière pendaison publique au Canada à Hull (Gatineau - Québec)

Exécution de Stanislas Lacroix par John Robert Radclive

le 21 Mars 1902

 

 

 

"La peine de mort est la négation absolue des droits humains. Il s’agit d'un meurtre commis par l'État, avec préméditation et de sang-froid. Ce châtiment cruel, inhumain et dégradant est infligé au nom de la justice.

Cette peine viole le droit à la vie inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Amnesty International s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances, quels que soient la nature du crime commis, les caractéristiques de son auteur ou la méthode utilisée par l'État pour l'exécuter."

 

Amnesty International

 

 

 

 

En 2011, 56 pays appliquent encore la peine de mort, prévue dans leur législation :

 

- Afghanistan

- Antigua et Barbuda

- Arabie Saoudite

- Bahamas

- Bahreïn

- Bangladesh

- Barbade

- Bélarus (Biélorussie)

- Bélize

- Botswana

- Chine

- Comores

- Corée du Nord

- Cuba

- Dominique

- Egypte

- Emirats Arabes Unis

- Etats-Unis

- Ethiopie

- Guinée

- Guinée Equatoriale

- Guyana

- Inde

- Indonésie

- Irak

- Iran

- Jamaïque

- Japon

- Jordanie

- Koweit

- Lesotho

- Liban

- Libye

- Malaisie

- Nigéria

- Oman

- Ouganda

- Pakistan

- Palestine

- Qatar

- République démocratique du Congo

- Saint Vincent et les Grenadines

- Saint-Kitts-et-Nevis

- Sainte-Lucie

- Sierra Leone

- Singapour

- Somalie

- Soudan

- Syrie

- Taiwan

- Tchad

- Thailande

- Trinité et Tobago

- Vietnam

- Yémen

- Zimbabwe

 

En outre, 37 pays prévoient la peine de mort dans leur législation sans toutefois l'appliquer dans les faits, "...ils n'ont procédé à aucune exécution judiciaire depuis au moins dix ans et n'ont pas l'intention affirmée de recommencer dans l'immédiat, ou se sont engagés au niveau international à ne plus l'appliquer."

 

Par ailleurs, 9 pays prévoient l'application de la peine de mort uniquement pour les crimes exceptionnels (par exemple les crimes prévus par la justice militaire ou les crimes commis dans des circonstances exceptionnelles : en temps de guerre, trahison...). Pour la plupart, ils n'ont procédé à aucune exécution judiciaire depuis très longtemps : Bolivie, Brésil, Chili, Fidji, Israël, Kazakhstan, Lettonie, Pérou et Salvador.

 

Source : http://www.peinedemort.org

 

 

Carlo-Dolci--1616-1686---Salome-avec-la-tete-de-Saint-Jea.jpgSalomé avec la tête de Saint Jean-Baptiste

Carlo Dolci (1616-1686)

Windsor, Royal Collection

 

 

 

Dernières bonnes nouvelles :

"Après presque deux mois de lobbying intense des deux côtés, le gouverneur de l'Illinois Pat Quinn a aboli la peine de mort dans son état et commué toutes les condamnations à mort en emprisonnement à vie."

Le projet de loi a été promulgué le 9 mars 2011.

l'Illinois est la terre d'élection du président des Etats-Unis Barack Obama.

 

Source : Coalition Mondiale contre la peine de mort

 

 

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 00:47

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Puget-Théniers, le 17 mars 2011

 

 

 

« Ma petite voie : la prière de compassion »

 

Je prie l’Esprit Saint de m’inspirer tout ce que je vais dire, et ces mots s’adressent à tous : athées et croyants de toutes religions ou philosophies.

La prière est fondamentale, elle un fil d’or qui nous relie à Dieu. Dans ce monde tourmenté, pressé, égoïste et injuste, l’homme pense plus à son bien-être et à ses loisirs, à ses calculs personnels et à son ascension sociale. Ainsi, il oublie Dieu, il Lui tourne souvent le dos et même, quelquefois, il se révolte, il Le renie, il Le maudit.

Nous n’avons pas la moindre conscience pour nous représenter à quel point le Plan Divin de salut, Parfait et Adorable et Voulu de toute éternité, agence tous les événements de la terre, en dehors du péché qui provient de l’Ennemi de Dieu.

De nombreux drames et autres catastrophes frappent tous les jours l’humanité, aussi bien individuellement que collectivement.

La Sainte Vierge Marie, dans ses nombreuses apparitions à travers le monde, a sans cesse incité à la prière et à la pénitence, et Jésus a parlé, par Son Esprit, aux nombreux prophètes d’hier et d’aujourd’hui pour le répéter, en insistant particulièrement sur un point : Son plus bel attribut est Sa Miséricorde, et quiconque La refuse passera par les portes de Sa légitime Justice.

En effet, Dieu, qui est Amour, nous jugera à notre mort sur notre amour, celui que nous avons eu sur terre tout au long de notre vie, aussi bien pour Lui que pour notre prochain.

La prière est donc fondamentale, elle sanctifie l’âme, guérit le cœur et sublime la souffrance physique et psychologique.

Pour ceux qui ne prient jamais, ou qui ne savent comment prier, pour ceux qui sont trop malades ou désespérés pour le faire, il existe une "petite voie de la prière" : celle du cœur ! La prière efficace sur le Cœur de Dieu, voire irrésistible, est celle qui est généreuse et altruiste, celle qui pense aux autres en s’oubliant soi-même, celle qui est désintéressée et spontanée, durable et compatissante, pleine de sympathie ou d’empathie pour autrui.

On constate souvent des élans de solidarité massifs, immédiats et généreux lorsque des drames ou des cataclysmes surviennent, et cela concerne toutes sortes de couches sociales et de catégories humaines. C’est un fait évident, l’élan vient du cœur, et il permet de déplacer des montagnes, de consoler le peuple de Dieu et de faire des miracles.

La personne qui, hier, ne disait même pas bonjour à son voisin, se surprend le lendemain à l’étreindre de tendresse et de compassion.

Oui, la COMPASSION ! N’est-elle pas fondamentale dans notre vie ? Elle réveille les cœurs desséchés, redonne de l’espoir aux affligés et aux désespérés ! Eprouver de la compassion et de l’amour avec un grand A pour son semblable, dans ces moments dramatiques, revient à voir le Christ souffrant dans Sa Passion, à compatir à Sa Passion, à éprouver de la compassion pour Lui à travers l’homme. La Passion de Jésus est en quelque sorte « anthropomorphisée » sur cette terre, dans notre vie. Nous célébrons les Mystères Douloureux du Saint Rosaire !

Aussi, la compassion du cœur est une sublime prière par elle-même, sans même dire ou penser un mot, aussi fugace soit-elle, et elle vaut plus que toutes les prières du monde récitées sans cœur ou à toute vitesse, sans confiance ni conviction, ou en pensant à autre chose.

La prière de compassion nous unit immédiatement et entièrement au Christ, elle est toute-puissante aux pieds du Trône de notre Père éternel, elle peut tout obtenir, même l’impossible, car rien n’est impossible à Dieu.

De cette façon, nous sommes plus purs devant Dieu et ce sentiment spontané et affectif monte très haut dans les Cieux, et notre Seigneur se laisse toucher et nous exauce en peu de temps, par tous les Anges, les Archanges et les Saints, avec les âmes du Saint Purgatoire, et surtout, par le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, Reine du Ciel et de la Terre, Avocate, Médiatrice et Corédemptrice, Mère de notre Sauveur, le Christ-Roi de toutes les nations, le Prince de la Paix, le Dieu qui est Amour et qui Veut l’amour.

 

Sainte-Thérèse de Lisieux, prends nous par la main et apprends-nous ta petite voie ! Amen !

 

Que la Sainte-Trinité soit louée et glorifiée pour l’éternité ! Ainsi soit-il !

 

Je dédie cet article au peuple japonais martyrisé.

 

Patrick, l’auteur du blog.

 

 

Gif Sainte-Therese, zoom et etoile

 

 

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 20:22

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Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin

né le 14 novembre 1953 à Rabat (Maroc)

 

 

 

 

Discours prononcé à l'ONU

le 14 février 2003

par Dominique de Villepin

 

 

"Monsieur le Président,

Monsieur le Secrétaire général,

Madame et Messieurs les Ministres,

Messieurs les Ambassadeurs,

Je remercie MM. Blix et El Baradei pour les indications qu'ils viennent de nous fournir sur la poursuite des inspections en Irak. Je tiens à nouveau à leur exprimer la confiance et le plein soutien de la France dans leur mission.

Vous savez le prix que la France attache, depuis l'origine de la crise irakienne, à l'unité du Conseil de Sécurité. Cette unité repose aujourd'hui sur deux éléments essentiels :

Nous poursuivons ensemble l'objectif d'un désarmement effectif de l'Irak. Nous avons en ce domaine une obligation de résultat. Ne mettons pas en doute notre engagement commun en ce sens. Nous assumons collectivement cette lourde responsabilité qui ne doit laisser place ni aux arrière-pensées, ni aux procès d'intention. Soyons clairs : aucun d'entre nous n'éprouve la moindre complaisance à l'égard de Saddam Hussein et du régime irakien.

 

En adoptant à l'unanimité la résolution 1441, nous avons collectivement marqué notre accord avec la démarche en deux temps proposée par la France : le choix du désarmement par la voie des inspections et, en cas d'échec de cette stratégie, l'examen par le Conseil de Sécurité de toutes les options, y compris celle du recours à la force. C'est bien dans ce scénario d'échec des inspections, et dans ce cas seulement, que pourrait se justifier une seconde résolution.

 

La question qui se pose aujourd'hui est simple : considérons-nous en conscience que le désarmement par les missions d'inspection est désormais une voie sans issue ? Ou bien, estimons-nous que les possibilités en matière d'inspection offertes par la résolution 1441 n'ont pas encore été toutes explorées ?

 

En réponse à cette question, la France a deux convictions :

 

la première, c'est que l'option des inspections n'a pas été conduite jusqu'à son terme et peut apporter une réponse efficace à l'impératif du désarmement de l'Irak ; la deuxième, c'est qu'un usage de la force serait si lourd de conséquences pour les hommes, pour la région et pour la stabilité internationale qu'il ne saurait être envisagé qu'en dernière extrémité.

 

Or, que venons-nous d'entendre, à travers le rapport de MM. Blix et El Baradei ? Nous venons d'entendre que les inspections donnent des résultats. Bien sûr, chacun d'entre nous veut davantage et nous continuerons ensemble à faire pression sur Bagdad pour obtenir plus. Mais les inspections donnent des résultats.

 

Lors de leurs précédentes interventions au Conseil de sécurité, le 27 janvier, le Président exécutif de la CCVINU et le Directeur général de l'AIEA avaient identifié précisément les domaines dans lesquels des progrès étaient attendus. Sur plusieurs de ces points, des avancées significatives ont été obtenues :

 

Dans les domaines chimique et biologique, les Irakiens ont remis de nouveaux documents aux inspecteurs. Ils ont aussi annoncé la création de commissions d'investigation, dirigées par les anciens responsables des programmes d'armements, conformément aux demandes de M. Blix ;

Dans le domaine balistique, les informations fournies par l'Irak ont permis aux inspecteurs de progresser également. Nous détenons avec précision les capacités réelles du missile Al-Samoud. Maintenant, il convient de procéder au démantèlement des programmes non-autorisés, conformément aux conclusions de M. Blix ;

 

Dans le domaine nucléaire, des informations utiles ont été transmises à l'AIEA sur les points importants évoqués par M. El Baradei le 27 janvier dernier : l'acquisition d'aimants susceptibles de servir à l'enrichissement d'uranium et la liste des contacts entre l'Irak et le pays susceptible de lui avoir fourni de l'uranium.

 

Nous sommes là au cœur de la logique de la résolution 1441, qui doit assurer l'efficacité des inspections grâce à une identification précise des programmes prohibés, puis à leur élimination.

 

Nous sommes tous conscients que le succès des inspections suppose que nous aboutissions à une coopération pleine et entière de l'Irak. La France n'a cessé de l'exiger. Des progrès réels commencent à apparaître :

 

L'Irak a accepté le survol de son territoire par des appareils de reconnaissance aérienne ; Il a permis que des scientifiques iraquiens soient interrogés sans témoins par les inspecteurs ; un projet de loi prohibant toutes les activités liées aux programmes d'armes de destruction massive est en cours d'adoption, conformément à une demande ancienne des inspecteurs. L'Irak doit fournir une liste détaillée des experts ayant assisté en 1991 aux destructions des programmes militaires.

 

La France attend bien entendu que ces engagements soient durablement vérifiés. Au-delà, nous devons maintenir une forte pression sur l'Irak pour qu'il aille plus loin dans la voie de la coopération.

 

Ces progrès nous confortent dans la conviction que la voie des inspections peut être efficace. Mais nous ne devons pas nous dissimuler l'ampleur du travail restant à accomplir : des questions doivent être encore élucidées, des vérifications doivent être conduites, des installations ou des matériels doivent sans doute encore être détruits.

 

Pour ce faire, nous devons donner aux inspections toutes les chances de réussir.

J'ai fait des propositions le 5 février devant le Conseil. Depuis lors, nous les avons précisées dans un document de travail adressé à MM. Blix et El Baradei et communiquées aux membres du Conseil.

 

Quel est leur esprit ? Il s'agit de propositions pratiques et concrètes, qui peuvent être mises en œuvre rapidement et qui sont destinées à renforcer l'efficacité des opérations d'inspection. Elles s'inscrivent dans le cadre de la résolution 1441 et ne nécessitent par conséquent aucune nouvelle résolution du Conseil. Elles doivent venir à l'appui des efforts menés par MM. Blix et El Baradei. Ils sont naturellement les mieux à même de nous dire celles d'entre elles qu'ils souhaitent retenir pour assurer la meilleure efficacité de leurs travaux. Dans leur rapport, ils nous ont fait des commentaires utiles et opérationnels.

 

La France a déjà annoncé qu'elle tenait des moyens supplémentaires à la disposition de MM. Blix et El Baradei, à commencer par ses appareils de surveillance aérienne Mirage IV.

 

Alors oui j'entends bien les critiques :

 

Il y a ceux qui pensent que dans leur principe, les inspections ne peuvent avoir aucune efficacité. Mais je rappelle que c'est le fondement même de la résolution 1441 et que les inspections donnent des résultats. On peut les juger insuffisantes mais elles sont là.

 

Il y a ceux qui croient que la poursuite du processus d'inspection serait une sorte de manœuvre de retardement visant à empêcher une intervention militaire. Cela pose naturellement la question du temps imparti à l'Irak. Nous sommes là au centre des débats. Il y va de notre crédibilité et de notre esprit de responsabilité. Ayons le courage de mettre les choses à plat.

 

Il y a deux options :

 

L'option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide. Mais n'oublions pas qu'après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix. Et ne nous voilons pas la face : cela sera long et difficile, car il faudra préserver l'unité de l'Irak, rétablir de manière durable la stabilité dans un pays et une région durement affectés par l'intrusion de la force. Face à de telles perspectives, il y a l'alternative offerte par les inspections, qui permet d'avancer de jour en jour dans la voie d'un désarmement efficace et pacifique de l'Irak. Au bout du compte, ce choix là n'est-il pas le plus sûr et le plus rapide ?

 

Personne ne peut donc affirmer aujourd'hui que le chemin de la guerre sera plus court que celui des inspections. Personne ne peut affirmer non plus qu'il pourrait déboucher sur un monde plus sûr, plus juste et plus stable. Car la guerre est toujours la sanction d'un échec. Serait-ce notre seul recours face aux nombreux défis actuels ? Donnons par conséquent aux inspecteurs des Nations Unies le temps nécessaire à la réussite de leur mission. Mais soyons ensemble vigilants et demandons à MM. Blix et El Baradei de faire régulièrement rapport au Conseil. La France, pour sa part, propose un nouveau rendez-vous le 14 mars au niveau ministériel, pour évaluer la situation. Nous pourrons alors juger des progrès effectués et de ceux restant à accomplir.

 

Dans ce contexte, l'usage de la force ne se justifie pas aujourd'hui. Il y a une alternative à la guerre : désarmer l'Irak par les inspections. De plus, un recours prématuré à l'option militaire serait lourd de conséquences.

 

L'autorité de notre action repose aujourd'hui sur l'unité de la communauté internationale. Une intervention militaire prématurée remettrait en cause cette unité, ce qui lui enlèverait sa légitimité et, dans la durée, son efficacité.

 

Une telle intervention pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité de cette région meurtrie et fragile. Elle renforcerait le sentiment d'injustice, aggraverait les tensions et risquerait d'ouvrir la voie à d'autres conflits.

 

Nous partageons tous une même priorité, celle de combattre sans merci le terrorisme. Ce combat exige une détermination totale. C'est, depuis la tragédie du 11 septembre, l'une de nos responsabilités premières devant nos peuples. Et la France, qui a été durement touchée à plusieurs reprises par ce terrible fléau, est entièrement mobilisée dans cette lutte qui nous concerne tous et que nous devons mener ensemble. C'est le sens de la réunion du Conseil de Sécurité qui s'est tenue le 20 janvier, à l'initiative de la France.

 

Il y a dix jours, le Secrétaire d'Etat américain, M. Powell, a évoqué des liens supposés entre Al-Qaida et le régime de Bagdad. En l'état actuel de nos recherches et informations menées en liaison avec nos alliés, rien ne nous permet d'établir de tels liens. En revanche, nous devons prendre la mesure de l'impact qu'aurait sur ce plan une action militaire contestée actuellement. Une telle intervention ne risquerait-elle pas d'aggraver les fractures entre les sociétés, entre les cultures, entre les peuples, fractures dont se nourrit le terrorisme ?

 

La France l'a toujours dit : nous n'excluons pas la possibilité qu'un jour il faille recourir à la force, si les rapports des inspecteurs concluaient à l'impossibilité pour les inspections de se poursuivre. Le Conseil devrait alors se prononcer et ses membres auraient à prendre toutes leurs responsabilités. Et, dans une telle hypothèse, je veux rappeler ici les questions que j'avais soulignées lors de notre dernier débat le 4 février et auxquelles nous devrons bien répondre :

 

En quoi la nature et l'ampleur de la menace justifient-elles le recours immédiat à la force ?

Comment faire en sorte que les risques considérables d'une telle intervention puissent être réellement maîtrisés ?

 

En tout état de cause, dans une telle éventualité, c'est bien l'unité de la communauté internationale qui serait la garantie de son efficacité. De même, ce sont bien les Nations Unies qui resteront demain, quoi qu'il arrive, au cœur de la paix à construire.

 

Monsieur le Président, à ceux qui se demandent avec angoisse quand et comment nous allons céder à la guerre, je voudrais dire que rien, à aucun moment, au sein de ce Conseil de Sécurité, ne sera le fait de la précipitation, de l'incompréhension, de la suspicion ou de la peur.

 

Dans ce temple des Nations Unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience. La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix.

 

Et c'est un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur.

 

Je vous remercie."


 

 Ministère des Affaires étrangères 


 

 

 

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I have a Dream, Martin Luther King

 

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 12:19

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"38 Ils arrivèrent à la maison du chef de la synagogue, où Jésus vit une foule bruyante et des gens qui pleuraient et poussaient de grands cris.

39 Il entra, et leur dit : Pourquoi faites-vous du bruit, et pourquoi pleurez-vous ? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort.

40 Et ils se moquaient de lui. Alors, ayant fait sortir tout le monde, il prit avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'avaient accompagné, et il entra là où était l'enfant.

41 Il la saisit par la main, et lui dit : Talitha koumi, ce qui signifie : Jeune fille, lève-toi, je te le dis.

42 Aussitôt la jeune fille se leva, et se mit à marcher ; car elle avait douze ans. Et ils furent dans un grand étonnement.

43 Jésus leur adressa de fortes recommandations, pour que personne ne sût la chose ; et il dit qu'on donnât à manger à la jeune fille."

 

Marc 5 (Louis Segond).

 

 

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Jose Maniyangat,

un prêtre qui a vu l'Enfer,

le Purgatoire et le Paradis 

 

Joseph et Theresa Maniyangat, ont eu sept enfants : Jose, Mary, Theresa, Lissama, Zachariah, Valsa et Tom. Je suis né le 16 juillet 1949 à Kerala, aux Indes.

 

À l’âge de 14 ans, je suis entré au petit séminaire Sainte-Marie à Thiruvalla pour y commencer mes études pour la prêtrise. Quatre ans plus tard, je suis allé au grand séminaire pontifical Saint-Joseph à Alwaye, Kerala, afin d’y poursuivre ma formation à la prêtrise. Après avoir complété les sept années de philosophie et de théologie, j’ai été ordonné prêtre le 1er janvier 1975 et j’ai servi comme missionnaire dans le diocèse de Thiruvalla.

 

Le dimanche 14 avril 1985, fête de la Divine Miséricorde, je m’en allais célébrer une messe dans une église de mission dans la partie nord de Kerala lorsque j’ai eu un accident mortel. Je roulais à motocyclette et j’ai été heurté de plein fouet par une jeep conduite par un homme en état d’ivresse qui revenait d’un festival hindou. On m’a transporté d’urgence à un hôpital situé à environ 55 kilomètres. Durant le trajet, mon âme est sortie de mon corps et j’ai fait l’expérience de la mort. Immédiatement, j’ai rencontré mon Ange gardien.

 

J’ai vu mon corps et les personnes qui me transportaient à l’hôpital. Je les ai entendues pleurer et prier pour moi. A ce moment, mon Ange m’a dit : « Je vais t’amener au Ciel, le Seigneur veut te rencontrer et te parler. » Il a ajouté qu’en chemin, il voulait me montrer l’Enfer et le Purgatoire.

 

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L'Enfer

 

L’Ange m’a d’abord escorté en Enfer. C’était une vision effroyable. J’ai vu Satan et les démons, un feu inextinguible aux environs de 2000° C., des vers rampant, des gens qui criaient et se battaient, et d’autres torturés par les démons. L’Ange m’a dit que toutes ces souffrances étaient dues à des péchés mortels sans repentir. Puis, j’ai compris qu’il y avait sept degrés ou niveaux de souffrances selon le nombre et la sorte de péchés mortels commis dans leur vie terrestre. Les âmes paraissaient très laides, cruelles et horribles. C’était une expérience affreuse. J’ai vu des gens que je connaissais mais dont je n’ai pas la permission de révéler l’identité. Les péchés qui les ont condamnés étaient principalement l’avortement, l’homosexualité, l’euthanasie, la haine, le refus de pardonner et le sacrilège. L’Ange m’a dit que si ces personnes s’étaient repenties, elles auraient évité l’Enfer et seraient allées plutôt au Purgatoire. J’ai aussi compris que celles qui se repentent de ces péchés pouvaient être purifiées sur terre par leurs souffrances. De cette manière, elles peuvent éviter le Purgatoire et aller directement au Ciel. J’ai été surpris lorsque j’ai vu en Enfer même des prêtres et des évêques que je ne m’attendais pas à trouver là. Plusieurs d’entre eux y étaient parce qu’ils avaient trompé les gens avec leurs faux enseignements et leur mauvais exemple.

 

 

Le Purgatoire

 

Après la visite en Enfer, mon Ange gardien m’a escorté au Purgatoire. Là aussi, il y a sept degrés de souffrances et un feu inextinguible. Mais c’est beaucoup moins intense qu’en Enfer et il n’y avait pas non plus de querelles et de combats. La principale souffrance de ces âmes est d’être séparées de Dieu. Certaines de ces âmes qui sont au Purgatoire ont commis de nombreux péchés mortels, mais elles se sont réconciliées avec Dieu avant leur mort. Bien que ces âmes souffrent, elles jouissent de la paix et savent qu’un jour elle verront Dieu face à face.

 

J’ai eu la chance de communiquer avec les âmes du Purgatoire. Elles m’ont demandé de prier pour elles et de dire aussi aux gens de prier pour qu’elles puissent aller au Ciel rapidement.

 

Quand nous prions pour ces âmes, nous recevons leur reconnaissance à travers leurs prières et, au Ciel, leurs prières deviendront plus méritoires.

 

Il m’est difficile de décrire la beauté de mon Ange gardien. Il est radieux et brillant. Il est mon compagnon constant et m’aide dans tous mes ministères, particulièrement mon ministère de guérison. Je fais l’expérience de sa présence partout où je vais et je lui suis reconnaissant pour sa protection dans ma vie quotidienne.

 

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Le Ciel

 

Par la suite, mon Ange m’a escorté au Ciel en passant à travers un grand et éblouissant tunnel blanc. Je n’ai jamais ressenti autant de paix et de joie dans ma vie. Puis, aussitôt, le Ciel s’est ouvert et j’ai entendu la plus belle musique qui soit. Les Anges chantaient et louangeaient Dieu. J’ai vu tous les Saints, spécialement la Sainte Mère et Saint Joseph et plusieurs évêques et prêtres consacrés saints qui brillaient comme des étoiles.

 

Lorsque j’ai paru devant le Seigneur Jésus, Il m’a dit : « Je veux que tu retournes dans le monde. Dans ta seconde vie, tu seras un instrument de paix et de guérison pour mon peuple. Tu marcheras sur une terre étrangère et tu parleras une langue étrangère. Tout est possible pour toi avec ma grâce. » Après ces paroles, la Sainte Mère m’a dit : « Fais tout ce qu’Il te dit. Je t’aiderai dans tes ministères. »

 

Les mots ne sauraient exprimer la beauté du Ciel. La paix et le bonheur qu’on y trouve dépassent un million de fois notre imagination. Notre-Seigneur est beaucoup plus beau que toutes les images connues. Son visage est radieux et lumineux, et beaucoup plus beau qu’un millier de levers de soleil. Les images que nous voyons dans le monde ne sont qu’une ombre de sa magnificence. La Sainte Mère était près de Jésus ; elle était si belle et si radieuse qu’aucune des images que nous voyons dans ce monde ne peuvent se comparer à sa beauté. Le Ciel est notre vraie maison, nous sommes tous créés pour aller au Ciel et jouir de Dieu éternellement.

 

Puis, je suis revenu dans le monde avec mon Ange.

 

Pendant que mon corps était à l’hôpital, le médecin a complété tous les examens et on m’a déclaré mort. La cause de la mort était l’hémorragie. Ma famille a été avertie et comme elle était loin, le personnel de l’hôpital a décidé d’envoyer mon cadavre à la morgue. Étant donné que l’hôpital n’avait pas l’air climatisé, ils craignaient la décomposition rapide de mon corps. Pendant qu’ils m’emmenaient à la morgue, mon âme est revenue dans mon corps. J’ai ressenti une douleur atroce à cause des nombreuses blessures et des os brisés. J’ai commencé à crier et les personnes ont eu peur et se sont enfuies en hurlant. L’une d’elles s’est adressée au médecin et lui a dit : « Le cadavre pousse des cris ! »

 

Le médecin est venu examiner mon corps et a déclaré que j’étais vivant. Puis il a dit : « Le Père est vivant, c’est un miracle, ramenez-le à l’hôpital. » De retour à l’hôpital, ils m’ont fait des transfusions de sang et j’ai été amené en chirurgie pour réparer les os brisés. Ils ont travaillé sur ma mâchoire inférieure, l’os pelvien, les poignets et ma jambe droite. Après deux mois, je suis sorti de l’hôpital, mais un médecin orthopédiste a dit que je ne marcherais plus jamais. Je lui ai répondu : « Le Seigneur qui m’a redonné ma vie et qui m’a ramené dans le monde me guérira. » De retour à la maison, nous avons tous prié pour un miracle. Même après un mois et les plâtres enlevés, je n’étais toujours pas capable de bouger. Mais un jour, pendant que je priais, j’ai senti une douleur extraordinaire dans la région pelvienne. Peu de temps après la douleur a disparu complètement et j’ai entendu une voix qui disait : « Tu es guéri. Lève-toi et marche. » J’ai ressenti la paix et la puissance de la guérison dans mon corps. Je me suis levé immédiatement et j’ai marché. J’ai loué et remercié Dieu pour ce miracle.

 

J’ai rejoint mon médecin pour lui donner les nouvelles de ma guérison et il en a été stupéfait. Il a dit : «Votre Dieu est le vrai Dieu. Je dois suivre votre Dieu.» Le médecin était Indien (des Indes) et il m’a demandé de lui enseigner la foi de notre Église. Après quoi je l’ai baptisé et il est devenu catholique.

 

Suite au message de mon Ange gardien, je suis arrivé aux États-Unis le 10 novembre 1986 comme prêtre missionnaire... Depuis juin 1999, je suis pasteur de l’Église Sainte-Marie, Mère de Miséricorde, à Macclenny en Floride.

 

Père Jose Maniyangat

 

 

E.M.I. : Expérience de mort imminente

 

 

 

The-holy-death-of-Saint-Joseph--Shrine-of-St-Joseph--1220-N.jpg

The holy death of Saint Joseph, Shrine of St Joseph,

1220 North Eleventh Street, Saint Louis, Missouri

 

 

 

 

St. Mary Parish

Physical Address:

1143 Macclenny Ave

Macclenny, FL 32063 US

 

Mailing Address:

P.O. Box 1120

Macclenny, FL 32063

 

Diocese of St. Augustine

Roman Rite

Primary Language: English

 

Contact Information

Name: Fr Joseph Maniyangat

Phone: (904) 259-2959

Fax: (904) 259-9712

 

Site (défaillant pour l'instant) :

http://www.stmarymacclenny.com

 

 

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 Neuvaine de la Toussaint pour les âmes du Purgatoire 

 

 

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NDE: Near Death Experience 

A priest who saw heaven, hell, and purgatory

The death experience of Father Jose Maniyangat

 

Fr. Jose Maniyangat is currently the pastor of St. Mary’s Mother of Mercy Catholic Church in Macclenny, Florida. Here is his personal testimony:

I was born on July 16, 1949 in Kerala, India to my parents, Joseph and Theresa Maniyangat. I am the eldest of seven children: Jose, Mary, Theresa, Lissama, Zachariah, Valsa and Tom.

At the age of fourteen, I entered St. Mary’s Minor Seminary in Thiruvalla to begin my studies for the priesthood. Four years later, I went to St. Joseph’s Pontifical Major Seminary in Alwaye, Kerala to continue my priestly formation. After completing the seven years of philosophy and theology, I was ordained a priest on January 1, 1975 to serve as a missionary in the Diocese of Thiruvalla.

On Sunday April 14, 1985, the Feast of the Divine Mercy, I was going to celebrate Mass at a mission church in the north part of Kerala, and I had a fatal accident. I was riding a motorcycle when I was hit head-on by a jeep driven by a man who was intoxicated after a Hindu festival. I was rushed to a hospital about 35 miles away. On the way, my soul came out from my body and I experienced death. Immediately, I met my Guardian Angel. I saw my body and the people who were carrying me to the hospital. I heard them crying and praying for me. At this time my angel told me: “I am going to take you to Heaven, the Lord wants to meet you and talk with you.” He also said that, on the way, he wanted to show me hell and purgatory.


Hell

First, the angel escorted me to hell. It was an awful sight! I saw Satan and the devils, an unquenchable fire of about 2,000 degrees Fahrenheit, worms crawling, people screaming and fighting, others being tortured by demons. The angel told me that all these sufferings were due to unrepented mortal sins. Then, I understood that there are seven degrees of suffering or levels according to the number and kinds of mortal sins committed in their earthly lives. The souls looked very ugly, cruel and horrific. It was a fearful experience. I saw people whom I knew, but I am not allowed to reveal their identities. The sins that convicted them were mainly abortion, homosexuality, euthanasia, hatefulness, unforgiveness and sacrilege. The angel told me that if they had repented, they would have avoided hell and gone instead to purgatory. I also understood that some people who repent from these sins might be purified on earth through their sufferings. This way they can avoid purgatory and go straight to heaven.

I was surprised when I saw in hell even priests and Bishops, some of whom I never expected to see. Many of them were there because they had misled the people with false teaching and bad example.


Purgatory

After the visit to hell, my Guardian Angel escorted me to purgatory. Here too, there are seven degrees of suffering and unquenchable fire. But it is far less intense than hell and there was neither quarreling nor fighting. The main suffering of these souls is their separation from God. Some of those who are in purgatory committed numerous mortal sins, but they were reconciled with God before their death. Even though these souls are suffering, they enjoy peace and the knowledge that one day they will see God face to face.

I had a chance to communicate with the souls in purgatory. They asked me to pray for them and to tell the people to pray for them as well, so they can go to heaven quickly. When we pray for these souls, we will receive their gratitude through their prayers, and once they enter heaven, their prayers become even more meritorious.

It is difficult for me to describe how beautiful my Guardian Angel is. He is radiant and bright. He is my constant companion and helps me in all my ministries, especially my healing ministry. I experience his presence everywhere I go and I am grateful for his protection in my daily life.


Heaven

Next, my angel escorted me to heaven passing through a big dazzling white tunnel. I never experienced this much peace and joy in my life. Then immediately heaven opened up and I heard the most delightful music, which I never heard before. The angels were singing and praising God. I saw all the saints, especially the Blessed Mother and St. Joseph, and many dedicated holy Bishops and priests who were shining like stars. And when I appeared before the Lord, Jesus told me: “I want you to go back to the world. In your second life, you will be an instrument of peace and healing to My people. You will walk in a foreign land and you will speak in a foreign tongue. Everything is possible for you with My grace.” After these words, the Blessed Mother told me: “Do whatever He tells you. I will help you in your ministries.”

 

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Words can not express the beauty of heaven. There we find so much peace and happiness, which exceed a million times our imagination. Our Lord is far more beautiful than any image can convey. His face is radiant and luminous and more beautiful than a thousand rising suns. The pictures we see in the world are only a shadow of His magnificence. The Blessed Mother was next to Jesus; She was so beautiful and radiant. None of the images we see in this world can compare with Her real beauty. Heaven is our real home; we are all created to reach heaven and enjoy God forever. Then, I came back to the world with my angel.

While my body was at the hospital, the doctor completed all examinations and I was pronounced dead. The cause of death was bleeding. My family was notified, and since they were far away, the hospital staff decided to move my dead body to the morgue. Because the hospital did not have air conditioners, they were concerned that the body would decompose quickly. As they were moving my dead body to the morgue, my soul came back to the body. I felt an excruciating pain because of so many wounds and broken bones. I began to scream, and then the people became frightened and ran away screaming. One of them approached the doctor and said: “The dead body is screaming.” The doctor came to examine the body and found that I was alive. So he said: “Father is alive, it is a miracle! Take him back to the hospital.”

Now, back at the hospital, they gave me blood transfusions and I was taken to surgery to repair the broken bones. They worked on my lower jaw, ribs, pelvic bone, wrists, and right leg. After two months, I was released from the hospital, but my orthopedic doctor said that I would never walk again. I then said to him: “The Lord who gave me my life back and sent me back to the world will heal me.” Once at home, we were all praying for a miracle. Still after a month, and with the casts removed, I was not able to move. But one day while praying I felt an extraordinary pain in my pelvic area. After a short while the pain disappeared completely and I heard a voice saying: “You are healed. Get up and walk.” I felt the peace and healing power on my body. I immediately got up and walked. I praised and thanked God for the miracle.

I reached my doctor with the news of my healing, and he was amazed. He said: “Your God is the true God. I must follow your God.” The doctor was Hindu, and he asked me to teach him about our Church. After studying the Faith, I baptized him and he became Catholic.

Following the message from my Guardian Angel, I came to the United States on November 10, 1986 as a missionary priest... Since June 1999, I have been pastor of St. Mary’s Mother of Mercy Catholic Church in Macclenny, Florida.

 

Fr. Jose Maniyangat

 

 

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La vida después de la Muerte

Experiencia del padre José Maniyangat

 

Nací el 16 de julio de 1949 en el estado de Kerala, India.

Mis padres eran José y Teresa Maniyangat. Soy el mayor de los siete hermanos: José, Maria, Teresa, Lissama, Zachariah, Valsa y Tom.

A los catorce años, entré en el seminario menor de Santa Maria, en la ciudad de Thiruvalla, para empezar a estudiar para sacerdote. Cuatro años más tarde, fui al seminario mayor pontifical de San José en Alwaye, Kerala, para proseguir mi formación sacerdotal. Después de terminar los siete años de filosofía y teología, fui ordenado sacerdote el 1 de enero de 1975 para servir como misionero en la diócesis de Thiruvalla.

 

El día de la Divina Misericordia, domingo 14 de abril de 1985, me dirigía al norte de Kerala, a una Iglesia de la misión, para celebrar Misa, y tuve un accidente fatal. Yo iba en motocicleta, y fui envestido, de frente por un jeep de un hombre intoxicado (borracho??), que volvía de un festival hindú. Me llevaron a un hospital que quedaba a 35 millas. En el camino, mi alma salio de mi cuerpo, y experimente la muerte. Inmediatamente me encontré con mi ángel de la guarda. Veía mi cuerpo, y la gente que me llevaba al hospital. Los oía llorar, y rezar por mí. En ese momento el ángel me dijo: ”voy allevarte al cielo, el Señor quiere verte, y hablar contigo". También me dijo que en el camino, me mostraría el infierno y el purgatorio.

 

Primero, el ángel me llevó al infierno. Espantosa visión. Vi a satánas, los demonios, un fuego infernal -de cerca de 2.000 grados Fahrenheit-, gusanos que se arrastraban, gente que gritaba y peleaba, otros eran torturados por demonios. El ángel me dijo que todos estos sufrimientos se debían a pecados mortales cometidos, sin arrepentimiento. Entonces, comprendí que había siete grados desufrimiento, según el número y la clase de pecados mortales cometidos en la vida terrenal. Las almas se veían feísimas, crueles y horribles. Fue una experiencia espantosa. Vi a gente que conocía, pero no puedo revelar la identidad. Los pecados por los que fueron condenados, principalmente fueron por el aborto, la homosexualidad, la eutanasia, el odio, el rencor y el sacrilegio. El ángel me dijo que si se hubieran arrepentido habrían evitado el infierno, y hubieran ido al purgatorio. También entendí que algunas personas que se arrepienten de estos pecados, pueden ser purificados en la tierra a través del sufrimiento. De esta manera pueden evitar el purgatorio, e ir derecho al cielo.

Me sorprendió ver en el infierno hasta a sacerdotes y obispos; algunos a quienes nunca esperaba ver. Muchos de ellos estaban allí por haber guiado con enseñanzas erróneas, y mal ejemplo a otros.

Después de la visita al infierno, mi ángel de la guarda me escolto al Purgatorio. Acá también, había siete grados de sufrimiento, y el fuego que no se extingue. Pero es mucho menos intenso que en el infierno, y no hay peleas ni luchas. El principal sufrimiento de estas almas es su separación de Dios. Algunos de los que están en el Purgatorio cometieron pecados mortales; pero antes de morir, se reconciliaron con Dios. Aun cuando estas almas sufren, gozan de paz, y saben que un día podrán ver cara a cara a Dios.

Tuve una oportunidad de comunicarme con las almas del purgatorio. Me pidieron que rezara por ellas, y que también digiera a la gente que rezara, para que ellas pudieran pronto ir al cielo. Cuando rezamos por estas almas, recibimos su agradecimiento por medio de sus oraciones, y una vez que las almas entran al cielo sus oraciones llegan a ser todavía más meritorias.

Es difícil para mí, poder describir la belleza de mi ángel de la guarda. Resplandece, y reluce. Él es mi constante compañero, y me ayuda en todos mis ministerios, especialmente el ministerio de sanación. Experimento su presencia en todas partes a donde voy, y agradezco su protección en mi vida diaria.

Después, mi ángel me escoltó al cielo, pasando a través de un gran túnel, deslumbrantemente blanco. Nunca en mi vida experimenté tanta paz y alegría. Inmediatamente el cielo se abrió, y percibí la música más deliciosa, que nunca antes hubiera oído. Los ángeles cantaban y alababan a Dios. Vi a todos los santos, especialmente a la Santa Madre, a san José, y a muchos piadosos santos obispos y sacerdotes que brillaban como estrellas. Y cuando aparecí ante el Señor, Jesús me dijo: "quiero que vuelvas al mundo. En tu segunda vida serás un instrumento de paz y sanación para mi gente. Caminarás en tierra extranjera, y hablarás una lengua extranjera. Con Mi gracia, todo es posible para ti". Después de estas palabras, la Santa Madre me dijo: ”haz lo que Él te diga. Te ayudaré en tu ministerio”.

 

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No hay palabras para poder expresar la belleza del cielo. Encontramos tanta paz y felicidad, que excede millones de veces nuestra imaginación. Nuestro Señor es mucho más indescriptible de lo que cualquier imagen puede transmitir. Su cara es radiante y luminosa, más esplendida que el amanecer de mil soles. Las imágenes que vemos en el mundo son solo una sombra de su magnificencia. La Santa Madre estaba al lado de Jesús; es tan linda y radiante. Ninguna de las imágenes que vemos en este mundo pueden llegar a compararse con su real belleza. El cielo es nuestro verdadero hogar, todos hemos sido creados para alcanzar el cielo, y gozar de Dios para siempre. Entonces, volví con mi ángel al mundo.

 

Mientras mi cuerpo estaba en el hospital, el medico terminó todos los exámenes necesarios, y dictamino muerto. La causa de la muerte fue hemorragia. Notificaron a mi familia, y como estaban muy lejos, el personal del hospital decidió llevar mi cuerpo muerto a la morgue. Como el hospital no tenía aire acondicionado, sabían que el cuerpo se iba a descomponer rápidamente. Mientras llevaban mi cuerpo muerto al depósito de cadáveres, mi alma volvió al cuerpo. Sentí un dolor atroz, tenía muchas heridas y huesos rotos. Empecé a gritar, la gente se asustó, y gritando salio corriendo. Una de las personas se acercó al medico, y le dijo: ”el cuerpo muerto está gritando". El medico vino a examinar mi cuerpo, y comprobo que estaba vivo. Así que dijo: ”el padre está vivo, es un milagro, llévenlo de nuevo al hospital".

 

Ahora, de vuelta en el hospital, me hicieron una transfusión de sangre, y me llevaron a cirugía para reparar los huesos quebrados. Trabajaron en mi mandíbula, costillas, pelvis, muñecas, y pierna derecha. Después de dos meses, me dejaron salir del hospital, pero el medico traumatólogo dijo que nunca más podría caminar. Entonces le conteste: ”el Señor que me devolvió la vida, y me envió de nuevo al mundo, me curará". Una vez en mi casa, todos rezamos por un milagro. Sin embargo, después de un mes, cuando me sacaron el yeso, todavía no podía moverme. Pero un día, mientras rezaba, sentí un dolor espantoso en la pelvis. Después de un ratito, desapareció todo dolor, y oí una voz: "Estas curado. Levántate y camina”. Sentí paz, y el poder sanador en mi cuerpo. Inmediatamente me levanté y caminé. Alabé, y le di gracias a Dios por el milagro.

Le avisé la noticia de mi cura al doctor, y quedo asombrado. Me dijo: "Tu Dios es el Dios verdadero. Debo seguir a tu Dios”. El medico era hindú, y me pidió que le enseñara sobre nuestra Religión. Después de estudiar la fe, lo bauticé y se hizo Católico.

El 10 de noviembre de 1986, siguiendo el mensaje de mi ángel de la guarda, llegue a los Estados Unidos como sacerdote misionero... Desde junio de 1999, he sido pastor de Santa Maria Madre de la Misericordia, Iglesia católica en Macclenny, Florida.

 

Padre Jose Maniyangat

 

Enlace

 

 

ECM: Experiencia Cercana a la Muerte

 

 

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Vietnam

 

Vị Linh Mục Được Dẫn Đi Thăm

Hoả Ngục Và Luyện Ngục

 

Chúa Nhật ngày 14.4.1985 là Lễ Kính Lòng Thương Xót Chúa?, Linh Mục Tom Maniyangat đang trên đường đi tới một Nhà Thờ truyền giáo ở phía Bắc của Kerala, nước India (Ấn) để dâng Thánh Lễ, và ngài đã bị chết vì tai nạn xe. Xe của ngài đụng thẳng đầu một xe jeep. Ngài được chở vội tới nhà thương cách chỗ xảy ra tai nạn khoảng 70 cây số, nhưng ngài đã qua đời trên đường chở tới nhà thương.

 

Rồi cha gặp Thiên Thần Bản Mệnh. Thiên Thần nói với cha: “Tôi sẽ dẫn Linh Mục lên Trời. Chúa muốn gặp và nói chuyện với Linh Mục”. Thiên Thần cũng nói với cha rằng, trên đường đi, ngài cũng muốn cho cha thấy Hoả Ngục và Luyện Ngục nữa. Dưới đây là những gì cha Tom Maniyangat kể về Hỏa Ngục và Luyện Ngục:


1. Hỏa Ngục


“Trước tiên, Thiên Thần dẫn tôi xuống chứng kiến Hoả Ngục. Đó là một quang cảnh thật ghê sợ. Tôi thấy Satan và các quỉ dữ, thấy những ngọn lửa không hề tắt với sức nóng 2,000 độ Fahrenheit, thấydòi bọ lúc nhúc, thấy người ta rên la và đánh đập nhau, thấy những người khác đang bị bày quỉ dữ tra tấn hành hạ.

 

“Tôi được nói cho biết có bảy “cấp bậc” hoặc bảy tầng đau khổ trong Địa Ngục. Những người “phạm hết tội trọng này đến tội trọng khác” khi sống trên dương thế, phải chịu sức nóng ghê gớm nhất. Thân hình họ trông rất xấu xí và rất ghê rợn. Họ là con người nhưng lại giống như những con quái vật: những thứ trông xấu xí và đáng sợ. Thiên Thần cho tôi biết tất cả những đau khổ này là do các tội trọng không hối cải.

 

Cho nên, tôi hiểu có bảy cấp bậc đau khổ, căn cứ theo số tội trọng và loại tội trọng đã phạm trên dương thế. Tôi được thấy một số người mà tôi quen biết, nhưng tôi không được phép tiết lộ danh tánh của họ.

 

Những tội khiến họ bị trầm luân phần lớn là do phá thai, dâm dục, thù hận, không tha thứ và tội phạm thánh.

 

Thiên Thần nói với tôi rằng, nếu họ sám hối, họ sẽ tránh được Hoả Ngục mà chỉ phải vào Luyện Ngục thôi. Tôi cũng hiểu rằng, một số người sám hối tội lỗi có thể được thanh luyện trên trái đất qua những đau khổ họ phải chịu. Bằng cách này, họ có thể tránh được Luyện Ngục và bay thẳng lên Thiên Đàng.

 

Tôi rất ngạc nhiên khi thấy trong Hoả Ngục gồm có cả Giám mục, Linh Mục, một vài người tôi không thể ngờ. Nhiều người trong số họ ở trong Hoả Ngục, vì họ đã hướng dẫn lạc đường cho người khácbởi những lời dậy sai lầm và bởi gương xấu của họ.


2. Luyện Ngục

 

Sau khi đã đi thăm Hoả Ngục, Thiên Thần Bản Mệnh của tôi dẫn tôi tới thăm Luyện Ngục. Ở đây nữa, cũng có bảy tầng đau khổ với những ngọn lửa không hề tắt, nhưng nó ít dữ dội hơn Hoả Ngục nhiều, và không có tiếng chửi rủa hay đánh nhau.

 

Đau khổ chính của những Linh Hồn này là sự bị chia cắt với Thiên Chúa [dù là tạm thời]. Có một số người trong Luyện Ngục đã phạm vô số tội trọng khi còn sống, nhưng họ đã làm hoà với Thiên Chúa trước khi họ chết. Mặc dù những Linh Hồn này bị đau khổ ghê gớm, nhưng họ vẫn cảm nhận được sự bình an và nhận biết rằng, một ngày kia họ sẽ được phúc nhìn thấy Thiên Chúa, mắt đối mặt.

 

Tôi có dịp liên lạc với các Linh Hồn trong Luyện Ngục. Họ xin tôi cầu nguyện cho họ, và nhờ tôi nói lại với người khác cầu nguyện cho họ nữa, để họ có thể được mau chóng lên hưởng phúc Thiên Đàng. Khi chúng ta cầu nguyện cho các Linh Hồn trong Luyện Ngục, chúng ta sẽ nhận được sự biết ơn của họ và do đó, họ cũng sẽ cầu nguyện cho chúng ta. Và một khi các Linh Hồn tội nghiệp trong Luyện Ngục được vào Thiên Đàng, họ sẽ hết lòng cầu nguyện cùng Chúa cho chúng ta.

 

Christ-Roi--photo-de-Loci-Lenar.jpgPhoto by Loci B. Lenar

 

 

3. Thiên Đàng


Sau đó, Thiên Thần Bản Mệnh dẫn tôi lên Thiên Đàng ngang qua một đường hầm với ánh sáng chói lọi. Tôi chưa bao giờ cảm nghiệm được sự bình an và niềm vui này trong đời. Và rồi đột nhiên, cửa Trời mở ra, và tôi nghe thấy tiếng nhạc du dương nhất mà tôi chưa từng được nghe. Các Thiên Thần đang ca hát, chúc tụng Thiên Chúa. Tôi được nhìn thấy tất cả các thánh, nhất là Đức Trinh Nữ Maria và Thánh Cả Giuse, và nhiều Giám Mục, Linh Mục thánh thiện, những vị đang chiếu sáng như những vị sao.

 

Khi tôi thấy mình ở trước mặt Chúa, Chúa Giêsu phán với tôi: “Cha muốn con trở lại thế gian. Trong cuộc sống thứ hai của con, con sẽ là dụng cụ bình an và chữa lành cho dân Cha. Con sẽ làm việc ở nước ngoài và sẽ nói ngôn ngữ nước ngoài. Với ơn Cha, mọi sự đều có thể cho con”. Sau những lời này, Đức Mẹ phán với tôi: “Hãy làm những gì Ngài bảo con [Ga. 2:5]. Mẹ sẽ giúp con trong sứ vụ của con”.

 

Không lời lẽ nào có thể diễn tả được vẻ đẹp đẽ, nét huy hoàng của Thiên Đàng! Nơi đó, chúng ta sẽ được sống đời đời trong bình an và hạnh phúc vược xa hàng triệu lần sự tưởng tượng của chúng ta. Thiên Chúa bội phần tốt đẹp hơn bất cứ tượng tượng nào chúng ta có thể nghĩ tới. Nhan Thánh Người ngời sáng và đẹp đẽ hơn hàng ngàn mặt trời đang mọc. Các tấm hình đẹp đẽ chúng ta thấy trên dương thế chỉ là bóng mờ của sự lộng lẫy của Người mà thôi. Mẹ Maria ở bên cạnh Chúa Giesu. Người rất đẹp đẽ, sáng láng. Không có tấm hình nào trên thế gian này có thể so sánh được với vẻ đẹp đích thực của Đức Mẹ. Thiên Đàng là Nhà Thật của tất cả chúng ta: Tất cả chúng ta được tạo dựng để vào Thiên Đàng và đời đời vui hưởng Thiên Chúa.

 

Trở lại dương thế

 

Khi người ta di chuyển thi thể của tôi tới nhà xác, Linh Hồn tôi liền nhập vào xác tôi. Tôi cảm thấy rất đau đớn vì nhiều thương tích và các xương bị gẫy. Tôi bắt đầu rên, và rồi các người chung quanhtôi đã hết sức sợ hãi, họ hốt hoảng vừa chạy vừa la.

 

Một người trong số họ đến gặp bác sĩ và nói: “Thi thể cha đang rên rỉ!” Bác sĩ vội chạy tới và khám nghiệm thân thể tôi. Ông thấy tôi còn sống, cho nên ông nói: “Cha vẫn còn sống. Đúng là một phép lạ! Hãy mau chở ngài tới nhà thương…”

 

St. Mary’s Catholic Church (1143 West Macclenny Avenue – MacClenny, FL 32063)

 

Mailing Address: PO Box 1120, Macclenny, Florida 32063

 

Phone (904) 259-2959 Church Office – (904) 259-6414 Rectory – (904) 259-9712 Fax

 

Linh Hồn cha Tom lìa khỏi xác, nên cha cảm nghiệm được là ngài đã chết. Ngài nhìn thấy thi thể ngài, và người ta đang chở ngài tới nhà thương. Cha nghe được tiếng người ta khóc lóc và đọc kinh cầu nguyện cho cha.

 

Source: http://www.vietboston.com

 

 

Kinh nghiệm cận tử

 

 

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 07:37

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"Le Paradis", Carlo Saraceni vers 1598

 

 

 

Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception Divine

de la Bienheureuse Vierge Marie,

Mère de Dieu et notre Mère, à jamais !

Amen !

 

 

Indulgences de l'Église Catholique

 

 

 

 

"LES INDULGENCES"

 

"Can. 992 - L'indulgence est la remise devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, que le fidèle bien disposé, et à certaines conditions définies, obtient par le secours de l'Église qui, en tant que ministre de la rédemption, distribue et applique avec autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints.

 

Can. 993 - L'indulgence est partielle ou plénière, selon qu'elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour les péchés.

 

Can. 994 - Tout fidèle peut gagner pour lui-même ou appliquer aux défunts par mode de suffrage des indulgences partielles ou totales.

 

Can. 995 - § 1. Outre l'autorité suprême de l'Église, seuls peuvent accorder des indulgences ceux à qui ce pouvoir est reconnu par le droit ou à qui il a été concédé par le Pontife Romain.

 

§ 2. Nulle autorité inférieure au Pontife Romain ne peut confier à d'autres le pouvoir de concéder des indulgences, à moins que cela ne lui ait été expressément concédé par le Siège Apostolique.

 

Can. 996 - § 1. Pour être capable de gagner des indulgences, il faut être baptisé, non excommunié et en état de grâce, au moins à la fin des oeuvres prescrites.

 

§ 2. Cependant, pour qu'un sujet capable les gagne, il doit au moins avoir l'intention de les acquérir et accomplir les oeuvres imposées dans le temps fixé et de la manière prescrite, selon la teneur de la concession.

 

Can. 997 - Pour tout ce qui touche à la concession et à l'usage des indulgences, il faut en plus observer les autres dispositions contenues dans les lois particulières de l'Église."

 

Titre IV, Chapitre IV, Code de Droit Canonique de 1983.

 

 

 

Indulgences plénières

 

 

 

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"Mon Dieu, je Vous aime."

 

Indulgences : 300 jours (30 décembre 1919)

 

 

Invocations indulgenciées avant le Concile Vatican II

 

 

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Prière à Saint-Joseph

pour les agonisants

 

Ô glorieux Saint-Joseph, qui pendant votre agonie et au moment de votre mort, avez eu le bonheur d’être assisté par Jésus et Marie, obtenez la même faveur aux agonisants. Je vous la demande aussi pour moi et pour les miens quand nous serons à l’agonie. Daignez alors plus que jamais vous souvenir de nous, Ô grand Saint, et par votre puissante protection, nous obtenir la Grâce d’expirer paisiblement comme vous entre les bras de Jésus et de Marie. Amen.

 

J. Lyonnard s.j.

 

Cum approbatione ecclesiastica

Mechlinae, 12/04/1963

 

Société de Marie Réparatrice

Maison du Cœur Agonisant de Jésus

2d, Centre de l’Oeuvre du salut des mourants

Avenue R. Vandendriessche, 22

B – 1150 Bruxelles

 

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Concile Vatican II

 

 

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Couronnement de la Vierge du Carmel

Semaine Sainte

Murcia (Espagne)

 

 

 

 

Venez prier dans cette

Chapelle virtuelle

Bénie par un Prêtre

 

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Cliquez 

 

 

 

 

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Gloria Polo, revenue du Purgatoire et des portes de l'Enfer,

traduction complète par Alessandra R. "Adeodata"

 

 

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 10:46

Denis-Tillinac--parousie.over-blog.fr.jpgDenis Tillinac

né le 26 mai 1947 à Paris

 

 

 

 

"Hors de l'Amour de Dieu, je me fous de tout"

 

Denis Tillinac

 

 

 

Denis Tillinac, écrivain et journaliste catholique de droite (personne n’est parfait !), vient ressusciter avec passion notre identité chrétienne millénaire, qui a fondé les valeurs de notre civilisation européenne en particulier.

En effet, dans son nouveau livre : « Dictionnaire amoureux du Catholicisme », qui sort le 7 février 2011, il proclame sa Foi de toujours dans ce monde déchristianisé, malade spirituellement, allant vers un nihilisme qui le mène imperceptiblement vers l’abîme du néant. L’homme contemporain a peu à peu tourné le dos à Dieu, et parfois l’a renié, pour mieux servir ses instincts de liberté effrénée, loin de la rigueur morale, se prenant même pour Dieu souvent, ou Le calomniant sans raison, injustement, pour mieux « s’en laver les mains ».

Comme le disait André Malraux : « Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas ». C’est plutôt visionnaire, quand on constate le succès de « Spiritus Dei » ("Les Prêtres") et « Des hommes et des dieux » (le film de Xavier Beauvois, avec Lambert Wilson et Michael Lonsdale, retraçant la vie des moines de Tibhirine).

Alors, avant d’avoir bouclé la boucle et de revenir à l’âge de pierre, prions pour que le monde, et notamment l’Europe, se souvienne de l’héritage de Pierre.

Patrick, du blog Parousie.

 

 

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Auteur : Denis Tillinac

Illustrations : Alain Bouldouyre

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

 

"Le catholicisme romain a enfanté puis mis en forme toutes les figures de l'imaginaire occidental. On lui doit notre éthique, notre métaphysique, notre esthétique, notre rapport à la féminité, nos aspirations idéales. Le cloître, le vitrail, Don Rodrigue et Don Quichotte, l'art depuis le roman jusqu'au baroque, le monachisme, les mystiques d'Avila et les docteurs des grandes universités, les semaines saintes à Séville, les anges, le grégorien, les utopies politiques : le patrimoine spirituel et culturel du catholicisme est d'une variété et d'une fécondité extraordinaires. Au-delà des apparences d'une institution aux péripéties historiques fabuleuses, son universalisme continue de rayonner. Cet abécédaire effeuille avec tendresse, humour et gratitude les aspects les plus insolites et les visages les plus émouvants de la religion catholique.

Écrivain, ancien journaliste, ancien éditeur, Denis Tillinac a publié des essais, des récits, des romans, des chroniques, de la poésie couronnés par de nombreux prix littéraires, dont un Dictionnaire amoureux de la France remarqué par la critique."

 

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Extrait de l'introduction

Copyright © éditions Plon

 

« C’est un sentiment de gratitude qui m’incite à chroniquer mes noces de naguère et de toujours avec le catholicisme romain. Ma liberté chérie, mon anarchisme invétéré, mes fringales d’harmonie, mes appétences pour les paroxysmes : toutes les instances de ma sensibilité ont éclos sur ce terreau d’une fertilité merveilleuse. Toutes les équivoques qui chahutent le cœur d’un mortel, et dans mon cas menaçaient de tourner à l’aigre, ont trouvé au sein du catholicisme un mode de cohabitation ; il en est résulté une manière d’équilibrisme de funambule qui m’a immunisé contre le désespoir, à tous les âges de ma vie. Même à l’adolescence, quand la foi bat de l’aile en rasant les murs. (...)

Sans le catholicisme, je n’aurais pas su, je n’aurais pas pu démêler l’écheveau des émotions qui tantôt m’éblouissent, tantôt me déroutent. Prendre sans billet le train d’un idéal et le lâcher sur les rails de l’infini ne va pas de soi. On risque de dérailler, ou bien de dériver d’une gare l’autre dans une nuit où elles se ressemblent toutes. Et pas de terminus à l’horizon. Toute la littérature « moderne », depuis la mélancolie des romantiques jusqu’à la nausée des personnages de Simenon, nous raconte l’errance de ce train fantôme cahotant sans fin au gré d’aiguillages sans manœuvrier. Toute la philosophie, toute l’esthétique, toute la psychologie « modernes » nous racontent l’histoire triste d’une quête éperdue dans les grisailles du désarroi. L’« idéal » : piège infernal si l’impétrant n’a pas de quoi l’armer et le nourrir. Au mieux, il rémunère ses aspirations en se faisant aventurier, esthète ou révolutionnaire. Avec, forcément, le nihilisme en ligne de mire. Sans le catholicisme, j’en serais là : un fétu humain tâtonnant en aveugle dans le maquis de mes désirs, y compris le moins fallacieux, le désir d’éterniser ce que j’ose appeler immodestement mon âme. (...)

Si ses sources sont en Orient, et si elle a rayonné en Occident, l’aventure du catholicisme n’a pas de frontières. L’espérance qu’il véhicule depuis 20 siècles transcende les attaches du sol et du sang, de la mémoire, de la culture. Rome n’est pas le chef-lieu d’un canton de l’Histoire, mais le siège d’une majesté qui ne doit rien à César. C’est l’autre versant de ma gratitude : un accès direct à l’Universel par le biais de la religion que m’ont inculquée des clercs à la mode de leur temps et de leur pays. J’ai assisté à des messes sous toutes les latitudes ; elles commémoraient la même Cène en récitant un Credo qui n’a pas changé depuis le concile de Nicée (354). En latin ou en langue vernaculaire, ce qui n’a aucune importance. Accompagnement des cantiques aux grandes orgues, à la guitare ou au tam-tam, ce qui n’en a pas davantage. (...)

Dans 20 siècles peut-être, les âmes percevront la présence divine sur un registre conceptuel et émotionnel qu’on ne peut même pas imaginer. On honorera Dieu dans un autre langage, on théologisera avec d’autres syntaxes. Peut-être les fidèles

s’étonneront-ils de notre dénuement pour exprimer les attendus de notre foi. Sans doute, notre culture religieuse rejoindra la profane dans les cryptes de la mémoire des civilisations qui ont précédé la nôtre. L’universalisme de la catholicité romaine exige que nous relativisions la part affective de notre lien avec l’Église. Exigence douloureuse, qui m’inonde de nostalgie en m’infligeant un sentiment de dépossession.

De cette nostalgie, l’écrivain que je tâche d’être fait son miel, faute de mieux. Car le fait est qu’en Occident, où elle a connu ses floraisons majeures, la culture catholique impulsée par l’emprise temporelle de l’Église, entre la fondation des premiers monastères et les ultimes bisbilles qui opposent don Camillo et Peppone, semble au bout d’un rouleau. L’État du Vatican est réduit aux acquêts d’une symbolique, et les clercs n’animent plus la vie sociale. Surtout dans mon pays où les liens entre Rome et Paris ont toujours été compliqués. Mais partout où, il y a moins d’un demi-siècle, le cléricalisme sévissait encore, pour le meilleur et pour le pire, une minorité va à la messe le dimanche, une autre minorité s’agrippe à un « laïcisme » qui entretient la fiction d’une influence de la calotte pour occulter sa propre agonie. La majorité silencieuse est indifférente. Pas tout à fait déchristianisée puisque, dans les sondages de popularité, mère Teresa, sœur Emmanuelle ou l’abbé Pierre l’emportent encore sur les divinités païennes, stars du cinéma, du foot ou du show-biz. Le compassionnel inoculé par les médias et entretenu par les politiques est un ersatz pâlichon de l’amour évangélique ; il témoigne malgré tout d’une sollicitude pour les humbles que les mœurs ambiantes n’encouragent, ni ne cautionnent, c’est le moins qu’on puisse dire. En outre, elles récusent par principe toute autorité verticale adossée à une tradition. À cet égard, l’Église écope une lame de fond historique : la désacralisation du pouvoir. César est nu. C’est au christianisme que l’on doit ce refus de diviniser l’autorité d’un homme sur ses semblables. Ou d’une institution. Or, l’Église est hiérarchisée, elle respecte des rites immémoriaux, et en outre son message heurte de front l’alliance du rationalisme, de l’hédonisme, du mercantilisme et du scepticisme, scellée sous le règne sans frein de l’ego. Autant de raisons qui expliquent la désaffection vis-à-vis du catholicisme sur ses terres d’élection initiales. (...)

Confesser sans fausse pudeur mon enracinement dans le catholicisme ne me conduit pas à dédaigner le judaïsme, l’islam, les christianismes séparés de l’Église, les sagesses issues de l’hindouisme ou du bouddhisme. Dieu le Père ne fait pas d’exclusive, la promesse de salvation de Son Fils vaut pour la multitude éparpillée sur le globe, et l’Esprit saint habite les âmes qui le méritent, de quelque chapelle qu’elles se réclament. Voire d’aucune. J’ai du respect pour toute piété, pourvu qu’elle soit sincère et ne jette pas d’anathème. Même respect pour les us et coutumes des croyants de toutes obédiences, leurs références traditionnelles et les morales qui s’ensuivent. Leur invocation du divin, si éloignée soit-elle de la mienne, la rejoint de quelque façon dans l’économie mystérieuse du Salut. Rien ne m’est plus étranger que le mol relativisme d’un jouisseur – et Dieu sait mon goût pour le bonheur, et Dieu sait aussi que l’Église ne l’a pas contrarié. Mettons qu’elle l’ait canalisé, à défaut d’une sanctification dont je n’ai pas les moyens. C’est dire ma sympathie pour quiconque met la barre de son existence un peu plus haut que le nombril de ses pulsions. Quoi qu’on ait prétendu, les religions y prédisposent, chacune selon son genre. L’Histoire les a enrôlées pour couvrir des haines de tribus, mais c’était de la fraude grossière ; foncièrement, les spiritualités préconisent toutes l’oubli de soi et le respect d’autrui en parallèle à l’éveil des consciences. Le message du Christ est d’une simplicité lumineuse : amour de Dieu et du prochain jusqu’au sacrifice de soi, indifférence au reste. Aucun pouvoir ne saurait l’invoquer pour couvrir son incurie, ses abus ou ses exactions. Dois-je rappeler que les deux totalitarismes du XXe siècle, celui de Lénine et celui de Hitler, ont pareillement misé sur la mort de Dieu, érigeant l’athéisme en doctrine officielle et persécutant les clergés avec une obstination maniaque ? On ne peut pas dire que « l’homme nouveau » censé émerger des ruines du christianisme se soit montré très avenant, tant à Moscou qu’à Berlin. Mieux vaut respecter les attachements religieux qui depuis la nuit des temps aident les hommes à ne pas se sentir trop orphelins sous ce faux plafond qu’on appelle le ciel. »

 

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Autre extrait

 

« AMOUR »

 

« A l'orée de l'âge adulte, je n'imaginais pas de destin plus enviable que celui d'un contemplatif reclus dans un monastère. Faire converger vers les crimes l'embrouillamini d'aspirations et de désirs qui me chahutaient ; peuple le temps de rituels aux fins de l'apprivoiser : alors, me disais-je naïvement, mes émois trouveront un sens et, accessoirement, mes nerfs un exutoire. J'admirais les moines et les moniales, je les admire encore, et plus l'observance est rigoureuse, plus me fascine l'absolutisme de leur renoncement : une carmélite, un chartreux, un cistercien incarnent pour moi le plus grandiose des héroïsmes. Je les enviais de psalmodier leur existence. L'idée même de cloître avait pour moi de grandes séductions. L'idée et la forme, ce carré de verdure à ciel ouvert, serti dans une guirlande de pierre. Mais outre un naturel enclin à l'escapade et rétif à la discipline, un attrait invincible pour le cotillon m'interdisait la bure. Je m'amourachais comme on s'enrhume, tout en déplorant de ne pouvoir étreindre les égéries éventuelles qui traversaient mon regard. Don, ma libido. Oh ! je n'étais pas dupe. Si peu théologien que je fusse, je mesurais l'abîme qui sépare l'amour dit de concupiscence et l'amour de charité. Celui qui désire l'effusion pour le vertige et celui qui s'oublie dans une offrande à autrui. Donc à Dieu. L'amour qui soulève les jupes, j'aurais voulu qu'il favorisât une envolée de l'âme, ou à défaut qu'il la conviât à ses jeux de mains et autres égarements. Pas très loin du panthéisme, j'avais tendance à associer dans un même hymne au divin mes émotions esthétiques, mes frissons érotiques et les élans passionnels assaisonnés de romantisme à l'eau de rose dont je souhaitais l'immortalité. C'était confus au possible. Tout de même, le catéchisme aidant, je pressentais que l'Amour, avec une majuscule, était le fin mot de ma religiosité. De ma recherche de l'absolu. De ma quête du bonheur. De ma destinée, pour tout dire. L'Amour embrasé par le sacrifice du Christ, apuré et ennobli par un culte de la Vierge intact depuis mon enfance. Je croyais percevoir une connivence mystérieuse entre l'amitié (virile, celle des vestiaires sportifs), la compassion (envers les pauvres), le sentiment de la beauté (poésie, nature, etc.), et cette fièvre qui me nouait la gorge quand survenait une minette bien contournée. Avec ce barda incommode, l'Eglise pouvait faire un fidèle lambda, pas un saint. Ni un moine. Elle a fait un écrivain qui se confesse sur des pages blanches, tout à fait conscient des limites du genre. Sans elle j'aurais succombé à l'absolutisme le plus stérile, celui qui divinise l'art littéraire en lui vouant une passion sacerdotale. Je n'écris que pour meubler mes trous d'air en en peignant les vertiges. Pour suggérer en creux cet Amour innommable que je consume dans une boulimie épuisante. Mais pas tout à fait vaine car, grâce à Dieu, et à Son Eglise, je sais au moins vers où, vers quoi, vers qui il doit converger. »

 

 

Revoir pendant 7 jours Denis Tillinac dans l'émission de Franz-Olivier Giesbert : "Semaine critique", du 4 février 2011

 

 

 

 

 

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 07:48

 

 

 

 


 

 

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