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  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 11:04

Sagrada-Familia--Barcelona--4-.jpgBasílica del Temple Expiatori de la Sagrada Família

Barcelona

 

 

 

« Soyez bénis, très Saint Père Benoît XVI, Vicaire du Christ ! Votre voyage en Espagne en novembre 2010, notamment à Barcelone, a été illustré par un symbole très fort : la Consécration de la Sagrada Familia, devenue Basilique, malgré les provocations et les outrages d’athées virulents et autres lobbies blasphémateurs et anticléricaux.

En effet, par ce saint geste de Consécration, vous avez voulu Consacrer, et que soit Consacrée la famille à Dieu, au Dieu de Bonté et de Miséricorde, à la Vierge Marie Immaculée, Mère et Reine de la famille. Que la « Famille Sacrée » (Sagrada Familia), soit une « Famille Consacrée » au Seigneur (Familia Consagrada), corps et âmes, chaque jour de sa vie terrestre, en attendant la plénitude et la béatitude éternelle de la Famille Céleste, dans la Communion des Saints, réunie dans le Saint Corps Mystique du Christ, qui est l’Église.

Que les époux, par le Saint Sacrement du mariage, ne fassent qu’un, en famille, avec leurs enfants ; que les familles unies dans l’amour, le respect et la fidélité, trouvent ou retrouvent la Foi ferme et indestructible de leur baptême et de leurs racines chrétiennes, et demeurent toujours unies aux Cœurs d’Amour de Jésus et Marie, sous la protection paternelle de Saint-Joseph. »

 

Patrick.

 

 

Sacre-Coeur--parousie.over-blog.fr--2-.jpg

 

Consécration de la famille à Marie,

Mère et Reine de la famille

 

Comme le Père Vous a choisie, Ô Marie, pour être Son enfant Immaculée, l’épouse de Joseph et la Mère de Son Fils Bien-Aimé et de toute l’Église, dans une communion plénière à l’Esprit Saint, nous Vous choisissons aujourd’hui comme Mère et Reine de toute notre famille, et nous Vous consacrons notre âme et notre corps, toutes nos activités et tout ce qui nous appartient sans exception.

Exercez sur chacun de nous Votre Miséricorde la plus Maternelle.

Apprenez-nous à aimer toujours plus Jésus et le Père et, par Eux, à nous aimer les uns les autres dans l’Esprit Saint, en nous découvrant toujours plus profondément dans la Lumière de Jésus, en nous respectant mutuellement et en nous choisissant chaque jour dans un amour plus divin et plus simple.

Ô Marie, donnez à chacun de nous d’accomplir chaque jour, dans un don personnel, la Volonté du Père, pour que toute notre famille témoigne au milieu du monde de l’Amour de Jésus victorieux du mal. Amen.

 

 

Consécration au Sacré-Cœur de Saint Pie X sur

trinite-sainte-et-mariemamere.over-blog.com

 

 

 

Sagrada-Familia--Barcelona--2-.jpg

Basilique la "Sagrada Familia"

la Famille Sacrée

Barcelone (Catalogne - Espagne)

Fin des travaux prévue en 2026

 

 

 

 

 

Consécration des familles aux Saints Cœurs

de Jésus et Marie

 

Cœurs très Saints de Jésus et Marie, qui ne formez qu’un seul Cœur par Votre parfaite ressemblance et Votre Union intime, vrai modèle de l’Amour qui doit régner dans la famille chrétienne, nous voici devant Vous pour Vous consacrer solennellement nos cœurs, afin que nous soyons, à l’exemple des premiers fidèles, « un seul cœur et une seule âme ».

Vous avez manifesté le désir de régner sur nos familles et Vous nous avez enseigné, à Nazareth, l’idéal de la paix et du bonheur domestique.

Pour Vous imiter, nous voulons, avec Votre secours, faire de notre foyer :

- le royaume de l’ordre, où chacun soit à la place qui lui convient ;

- le royaume de la joie, où l’affection sincère, la compréhension mutuelle et l’entraide triomphent sans peine de toutes les difficultés ;

- le royaume de la piété, et pour cela nous Vous promettons de demeurer fidèles à la Foi de nos pères, à la prière en commun, spécialement à la récitation quotidienne du chapelet ; nous voulons observer les Lois de Dieu et de l’Église et alimenter notre vie surnaturelle par la réception des Sacrements ;

- le royaume de la Charité et, dans ce but, nous voulons consoler et assister ceux qui sont éprouvés ; nous voulons écarter tout esprit de critique et de médisance dans nos conversations ;

- le royaume de la pureté, en écartant soigneusement tout ce qui pourrait troubler cette belle vertu ;

- le royaume de la justice, en étant équitables et en ayant le courage de réparer nos fautes.

Daignez bénir nos résolutions et nos vœux, nos joies et nos douleurs, nos intérêts spirituels et temporels.

Bénissez les présents et les absents, les vivants et les morts ; conservez la paix dans la famille et donnez-nous, au temps de l’épreuve, de rester fidèles à la Volonté de Dieu.

Cœurs très Saints de Jésus et Marie, nous savons que Vous avez sur nous des desseins de Miséricorde, et que Vous Vous laissez toucher par nos supplications. Comme gage de Votre protection particulière dans les difficultés de la vie, et surtout au moment de la mort, inscrivez le nom de nos familles dans Vos Cœurs.

Nous demandons à Saint-Joseph, modèle des pères de famille, de Vous présenter lui-même notre acte de Consécration, et de nous obtenir de Votre Bonté de parvenir, avec nos enfants, à la joie du bonheur éternel.

Ainsi soit-il.

Dire 3 fois : « Très Saints Cœurs de Jésus et Marie, rendez nos cœurs semblables aux Vôtres. »

 

 

Vidéo ktotv.com du voyage apostolique de Benoît XVI

à Saint-Jacques de Compostelle le 6 novembre 2010

 

 

Sagrada-Familia--Barcelona.jpg

 

 

Consécration de la Famille

au Cœur Immaculé de Marie

 

Ô Vierge Marie, nous consacrons aujourd’hui notre foyer et tous ceux qui l’habitent à Votre Cœur Immaculé.

Que notre maison soit comme celle de Nazareth, une demeure de paix et de bonheur simple, par l’accomplissement de la Volonté de Dieu, la pratique de la Charité et le plein abandon à la Divine Providence.

Veillez sur ceux qui l’habitent, aidez-les à vivre toujours chrétiennement ; enveloppez-les tous de Votre Maternelle Protection et daignez, dans Votre Bonté, Ô Vierge Marie, reformer au Ciel notre foyer d’ici-bas Consacré à jamais à Votre Cœur Immaculé. Amen.

 

 

Vidéo ktotv.com du voyage apostolique de Benoit XVI

à Barcelone le 7 novembre 2010

 

 

Sacre-Coeur--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Prière de Consécration familiale

 

Coeur de Jésus, Toi qui T’es Consacré au Père par Amour pour nous, nous voulons, dans le souffle de Ton Esprit Saint, Te rendre amour pour Amour en nous Consacrant à Toi. Nous voulons Te Consacrer la vie de notre famille dans la situation où elle se trouve aujourd’hui. Nous Te Consacrons notre passé, notre présent et notre avenir, notre maison, notre travail et nos gestes les plus simples. Nous Te Consacrons nos joies comme nos épreuves pour que l’Amour dont Tu nous as aimés nous garde en Toi et demeure en nous à jamais, et pour que le Feu de Ton Amour embrase le monde entier. Amen !

 

Foto-oficial-de-Gaudi-para-la-exposicion-de-Paris-de-191.jpg

Antoni Gaudí i Cornet

né le 25 juin 1852 à Reus ou Riudoms

mort le 10 juin 1926 à Barcelone

 

 

 

Vidéo ktotv.com "Gaudi, le dernier bâtisseur" (52 mn)

 

 

 

Consecration-de-la-Sagrada-Familia--Basilique-de-Barcelone.jpgConsécration de la Sagrada Familia,

Basilique de Barcelone,

le 7 novembre 2010

 

 

 

 

Acte de Consécration de la famille

au Sacré-Coeur de Jésus

 

Coeur Sacré de Jésus, Vous qui avez manifesté à Sainte Marguerite-Marie le désir de régner sur les familles chrétiennes, nous venons aujourd’hui proclamer Votre Royauté la plus absolue sur la nôtre.

Nous voulons vivre désormais de Votre vie, nous voulons faire fleurir dans notre sein les vertus auxquelles Vous avez promis la paix dès ici-bas, nous voulons bannir loin de nous l’esprit mondain que Vous avez maudit.

Vous régnerez sur nos intelligences par la simplicité de notre Foi. Vous régnerez sur nos coeurs par l’amour sans réserve dont ils brûleront pour Vous, et dont nous entretiendrons la flamme par la réception fréquente de Votre Divine Eucharistie.

Daignez, Ô Divin Coeur, présider nos réunions, bénir nos entreprises spirituelles et temporelles, écarter nos soucis, sanctifier nos joies, soulager nos peines.

Si jamais l’un de nous avait le malheur de Vous affliger, rappelez-lui, Ô Coeur de Jésus, que Vous êtes Bon et Miséricordieux pour le pécheur pénitent.

Et quand sonnera l’heure de la séparation, quand la mort viendra jeter le deuil au milieu de nous, nous serons tous, et ceux qui partent, et ceux qui restent, soumis à Vos décrets éternels. Nous nous consolerons par la pensée qu’un jour viendra où toute la famille, réunie au Ciel, pourra chanter à jamais Vos Gloires et vos bienfaits.

Daigne le Coeur Immaculé de Marie, daigne le Glorieux Patriarche Saint-Joseph, Vous présenter cette Consécration, et nous la rappeler tous les jours de notre vie !

 

Sagrada-Familia--Barcelona--6-.jpg

 

 

 

 

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 13:59

Serviteur-de-Dieu-Jacques-Fesch--parousie.over-blog.fr--7-.jpgJacques Fesch

né le 6 avril 1930 à Saint-Germain-en-Laye

guillotiné le 1er octobre 1957 à Paris (Prison de la Santé)

 

 

Blason-Saint-Germain-en-Laye.png

 

 

Jacques Fesch, braqueur, assassin malgré lui, sera condamné à mort et guillotiné le 1er octobre 1957, à 27 ans et demi, le jour de la fête de Sainte-Thérèse de Lisieux, qu'il vénérait temps, comme son "Pranzini" à elle, criminel converti. Sa courte vie et ses écrits bouleversants illustrent sa conversion en prison, la Grâce de la rédemption d'un pauvre pécheur dont Jésus, par la Vierge Marie, lui a fait Grâce, comme le Bon Larron des temps nouveaux.

"Dans cinq heures je verrai Jésus" : rien que le titre de son journal de prison fait frémir, comme un Christ qui vécut la nuit de la Passion avant Sa Crucifixion.

Jésus est venu pour les malades, les pécheurs malades du péché, pas pour les justes !

Sa Miséricorde est inconcevable !

Gloire à Dieu pour les siècles des siècles !

 

Patrick

 

Serviteur-de-Dieu-Jacques-Fesch--parousie.over-blog.fr--5-.jpg

 

"17 Ce que Jésus ayant entendu, il leur dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs."

 

Marc 2:17 (Bible Louis Segond).

 

 

"12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

 

13 Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs."

 

Matthieu 9:12-13 (Bible Louis Segond).

 

 

 

« J'espère qu'il sera un jour vénéré

comme une figure de sainteté. »

 

Cardinal Lustiger, Archevêque de Paris, décembre 1993.

Une instance en béatification a été déposée le 21 septembre 1987 par l'Archevêché de Paris, dont le Postulateur de la Cause était le Père Moreau.

Monseigneur Lustiger a ouvert l'enquête préliminaire à la béatification de Jacques Fesch en décembre 1993.

 

 

 

La petite Thérèse de Lisieux, troisième dévotion de Jacques Fesch, après Jésus et Marie :

 

"Je lui parle tous les soirs comme si c’était une sœur bien-aimée."

 

 

"Le 6 avril 1930, Dimanche de la Passion, naît Jacques Fesch. Le 6 avril 1957, veille de la Passion, il est condamné à mort."

 

 

Le mercredi 3 décembre 2009, le Pape Benoît XVI a rencontré la soeur aînée de Jacques Fesch : Monique Fesch, avec le biographe Ruggiero Francavilla, en présence du Cardinal Angelo Comastri qui a déclaré : "C'est un prisonnier, quand j'étais aumônier à Regina Coeli (la prison de Rome), qui m'a fait connaître l'histoire fascinante de Fesch."... "C'est un témoignage unique : jeune décalé d'une famille riche, il devient assassin et est condamné à mort. Il avait 27 ans. En prison, il connaît une conversion radicale, fulgurante, atteignant des sommets de spiritualité."

Monique Fesch a déclaré : "Avec mon frère, nous nous entendions très bien. De 8 ans plus âgée que lui, j'ai été sa marraine de baptême et, en lui rendant visite en prison, j'ai suivi de près son extraordinaire conversion."

 

Traduit de l'espagnol d'après zenit.org du 3 décembre 2009.


-Assasaint---livre-de-Gilbert-Collard--Serviteur-de-Dieu-Ja.jpg

"Assasaint", livre de Gilbert Collard

 

 

 

Paroles de Jacques Fesch

 

"Je vais pouvoir offrir ma mort pour tous ceux que j’aime."

 

"La croix que je porte, infamante aux yeux des hommes,

est aussi glorieuse que celle du moine ou du missionnaire."

 

"En aurais-je la possibilité que je ne changerais pas mon sort

contre celui d’un roi du pétrole !"

 

"Tu es appelée à la sainteté, comme moi, comme tous, ne l’oublie pas."

Jacques à sa belle-mère.

 

"Chaque journée est tellement riche en Dieu

que j’ai l’impression de vivre un an en vingt-quatre heures."

 

 

Prison-de-la-Sante--2e-division--Serviteur-de-Dieu-Jacques.jpg

Prison de la Santé, 2e division, à l'époque

 

 

 

Biographie sur Wikipédia

 

Jacques Fesch (né le 6 avril 1930 à Saint-Germain-en-Laye - mort guillotiné le 1er octobre 1957 à Paris) condamné pour un braquage commis le 25 février 1954 à Paris, suivi par son meurtre d'un policier.

 

 

Sommaire

 

* 1 L'origine sociale

* 2 Le meurtre

* 3 Le procès

* 4 La prison

* 5 La sentence

* 6 La postérité

* 7 Bibliographie

* 8 Filmographie

* 9 Théâtre

* 10 Lien externe : site Internet du spectacle

* 11 Association

* 12 Notes et références

 

 

L'origine sociale

 

Il est le fils de Georges Fesch, directeur de banque et artiste belge (issu de la même famille que le cardinal Joseph Fesch, oncle maternel de Napoléon Bonaparte) [1] et de Marthe Hallez. Son père, qui dirige une banque belge pour étrangers, s'installe avec sa famille dans les années 20 à Paris puis à Saint-Germain-en-Laye. Jacques reçoit dans son enfance une éducation religieuse dont il se détache assez tôt. Il fait ses études à l’école Saint-Erembert de 1938 à 1947, puis intègre le lycée Claude-Debussy. Tout au long de son enfance, il reste marqué par la forte personnalité de son père, par sa profonde érudition ainsi que par son affirmation d'homme athée. Les rapports difficiles entre ses parents instaurent dans la durée un climat familial instable. De 1950 à 1951, il accomplit son service militaire dont il sort avec le grade de caporal et un certificat de bonne conduite. De son mariage il eut une fille Véronique et, à la suite d'une aventure, un fils prénommé Gérard.

 

 

Le meurtre

 

En rupture avec son environnement immédiat, en quête d'évasion et d'horizons lointains, il projette d'acheter un voilier. Le 25 février 1954 à Paris, il attaque le changeur Silberstein pour lui voler des pièces d'or, et tente de l'assommer. Mais la victime a le temps d'appeler à l'aide, et Fesch est poursuivi dans la rue par un agent de police, Jean-Baptiste Vergne. Perdant ses lunettes dans sa fuite, Fesch, malgré sa forte myopie, se retourne et tire au jugé de la poche de son imperméable [2], touchant en plein cœur le policier qui décède. Fesch est arrêté quelques minutes plus tard dans le métro.

 

 

Le procès

 

La mort d'un agent de police est l'un des crimes les plus sévèrement réprimés par la Justice, le procès a lieu dans un climat particulier, l'opinion publique, entretenue par les articles des journaux, se prononce pour l'exécution de Jacques Fesch qui est défendu par l'avocat Paul Baudet [3].

 

 

La prison

 

Pendant son incarcération, il retrouve la foi perdue dans sa jeunesse, change complètement, devient mystique et pieux, écrit des textes spirituels et regrette son crime [4]. Il s'entretient régulièrement avec le Père Devoyod, aumônier de la prison. Malgré une culpabilité établie lors du procès, cet acte commis dans un moment de panique n'avait pas été intentionnel [5]. Pendant ses années de détention, il entretient une correspondance régulière avec des proches, notamment le frère Thomas, sa belle-mère et recueille ses pensées dans un journal. En 1956, il apprend, en détention, le décès de sa mère à la suite d'une maladie [6]. La demande de grâce auprès du président René Coty est rejetée. Il accepte son sort avec sérénité [7]. À la veille de son exécution, conformément à sa foi et au lien qu'il entend consacrer avec son épouse au-delà même de la mort, il complète son mariage civil par un mariage religieux.

 

 

La sentence

 

Condamné le 6 avril 1957 à la peine de mort par la cour d'assises de la Seine, il est guillotiné le 1er octobre dans la cour de la prison de la Santé par le bourreau André Obrecht [8].

 

 

La postérité

 

Depuis sa mort, Fesch est considéré par certains catholiques et par l'Eglise comme un exemple de rédemption par la religion. Pendant des années, sa veuve et sa fille respectent et défendent sa mémoire. Avec leur accord, et grâce au travail effectué par le Père Augustin-Michel Lemonnier dans les années 70, par une carmélite, Sœur Véronique dans les années 80, elles font publier les écrits de Jacques Fesch afin de transmettre ce témoignage au public [9]. Le 21 septembre 1987, une instance en béatification est mise en place par l'archevêché de Paris afin d'étudier les faits relatifs à la vie et à la conversion de Jacques Fesch. Selon le Père Moreau, postulateur de la cause en béatification, ce qui distingue particulièrement le cas de Jacques Fesch, en comparaison d'autres conversions, et qui en constitue la singularité et fait que l'on en parle encore plus de cinquante ans après sa disparition, est, qu'en plus d'une grande force spirituelle manifestée dans ses écrits, la personne de Jacques Fesch a bénéficié d'une réputation de sainteté qui est apparue dès le départ, au moment même de son incarcération, et qui a perduré de façon continue et avec la même intensité, jusqu'à nos jours. L'autre point important assez significatif est le caractère actuel du personnage de Jacques Fesch auquel il est possible de s'identifier, motif qui a incité le cardinal Lustiger à en parler pour la première fois publiquement auprès des détenus de la prison de la Santé lors d'une visite dans cette prison en novembre 1986.

 

En décembre 1993, le cardinal Lustiger, archevêque de Paris, ouvre l'enquête préliminaire à la béatification de Jacques Fesch : « J'espère, a-t-il dit, qu'il sera un jour vénéré comme une figure de sainteté. »

 

 

Bibliographie

 

Ecrits de Jacques Fesch :

 

* Lumière sur l'échafaud : lettres de prison de Jacques Fesch, guillotiné le 1er octobre 1957 à 27 ans (présentées par Augustin-Michel Lemonnier), Éditions Ouvrières, coll. « Visages du Christ » n° 9, Paris, 1972, 144 p.

* Lumière sur l'échafaud ; suivi de Cellule 18 : lettres de prison de Jacques Fesch, guillotiné le 1er octobre 1957 à 27 ans (présentées par Augustin-Michel Lemonnier), Éditions Ouvrières, coll. « Á pleine vie », Paris, 1991, 320 p. (ISBN 2-7082-2833-1)

 

Réédition en 2007 chez Pierre Téqui éditeur.

 

* Dans cinq heures je verrai Jésus (Journal de prison)

* Première édition avec préface du père André Manaranche (Éditions Sarment-Fayard, Paris ,1989) ; deuxième édition avec préface du père Daniel-Ange (Éditions Sarment-Jubilé).

o Edition en disque CD de quelques extraits de lettres interprétés par Luc Reydel, avec la participation de Claire Meunier et de Michael Lonsdale, par les Éditions Jade (1994-2007).

 

Ouvrages traitant du sujet :

 

* Francisque Oeschger, Jacques Fesch : le guillotiné de Dieu, Éditions du Rocher, coll. « Investigations », Monaco et Paris, 1994, 187 p.-[16] p. de pl. (ISBN 2-268-01805-9)

* Jean Duchesne et Bernard Gouley, L'Affaire Jacques Fesch, Éditions de Fallois, Paris, 1994, 248 p. (ISBN 2-87706-220-1)

* André Manaranche, Jacques Fesch : du non sens à la tendresse (contient un choix de textes de Jacques Fesch)

o 1re édition : Le Sarment-Fayard, coll. « Lumière », série « Témoins de la lumière », Paris, 1995, 289 p. (ISBN 2-86679-188-6)

o 2e édition revue et augmentée : Éditions du Jubilé, coll. « Trésors de la spiritualité chrétienne », Paris, 2003, 346 p. (ISBN 2-86679-365-X)

* Gilbert Collard, Assasaint : Jacques Fesch : l'histoire du bon larron moderne, Presses de la Renaissance, Paris, 2002, 225 p. (ISBN 2-85616-734-9)

 

 

Filmographie

 

* 1989 : Le glaive et la balance de Charles Villeneuve, émission diffusée sur M6. Entretien avec Pierrette Fesch, veuve de Jacques Fesch.

* 1995 : Retour en grâce de José Dessart et Léon Michaux, film documentaire diffusé sur Planète. Critique dans Télérama du 28 juin 1995. Présentation de l'histoire de Jacques Fesch et ensemble d'entretiens sur ce sujet dont un avec Pierrette Fesch.

* 2000 : L' Affaire Jacques Fesch de Dominique Adt, film documentaire diffusé sur France 3.

* 2009 - 2010 : L' Affaire Jacques Fesch de Patricia Valeix, film documentaire diffusé sur 13ème rue. Histoire de l'affaire Fesch et ensemble d'entretiens avec différents intervenants tels le Frère Thomas, Pierrette et Véronique Fesch. Critique dans Télérama datée de la semaine du 2 au 8 janvier 2010.

 

 

Théâtre

 

* 2009 : Lumière sur l'échafaud avec Alain Sportiello. Mise en scène de Maria Blanco. Des représentations ont été données à Paris dans la crypte de l'église Saint-Sulpice puis au théâtre du Ménilmontant. La pièce est jouée à Paris au théâtre Essaion du 10 mai au 1er juillet 2010.

 

 

Lien externe : site Internet du spectacle

 

* Site

 

 

Association

 

* 2009 : création de l’association Les Amis de Jacques Fesch en souvenir du parcours spirituel d’exception de Jacques Fesch, de son exemple de rédemption et de son message d’espoir pour les autres. Association de loi 1901 à caractère culturel, social, éducatif et caritatif. Site internet de l’Association en cours de construction.

 

 

Notes et références

 

1. ↑ Le Cardinal Fesch [archive]

2. ↑ Francisque Oeschger, Jacques Fesch : le guillotiné de Dieu, Éditions du Rocher, coll. « Investigations », Monaco et Paris, 1994, 187 p.-[16] p. de pl. (ISBN 2-268-01805-9) ; page 16. Jean Duchesne et Bernard Gouley, L'Affaire Jacques Fesch, Éditions de Fallois, Paris, 1994, 248 p. (ISBN 2-87706-220-1) page 21. André Manaranche, Jacques Fesch : du non sens à la tendresse (contient un choix de textes de Jacques Fesch) ; page 128. 1re édition : le Sarment-Fayard, coll. « Lumière », série « Témoins de la lumière », Paris, 1995, 289 p. (ISBN 2-86679-188-6) 2e édition revue et augmentée : Éditions du Jubilé, coll. « Trésors de la spiritualité chrétienne », Paris, 2003, 346 p. (ISBN 2-86679-365-X) Gilbert Collard, Assasaint : Jacques Fesch : l'histoire du bon larron moderne, Presses de la Renaissance, Paris, 2002, 225 p. (ISBN 2-85616-734-9) ; page 70.

3. ↑ Plaidoirie de Maître Baudet lors du procès: "Jacques Fesch est un être que le hasard a pris dans une action tragique. Il a agi dans l'affolement. Il a tiré dans la folie de la poursuite. Est-ce que, vraiment, il doit être promis à la mort ? La mort que l'on souhaite pour lui est-elle proportionnée à celle qu'il a donnée ? Hier, lorsqu'on le poursuivait, c'était la mort dans le tumulte, dans la déraison. Demain, à l'échafaud, ce sera la mort raisonnée et froide. Hier, c'était la faillite de la volonté trompée par l'instinct animal. Demain, ce sera la froide détermination de vos volontés qui conduira à la guillotine." Plaidoirie reproduite dans l'ouvrage de Jean Duchesne et Bernard Gouley, L'Affaire Jacques Fesch, Éditions de Fallois, Paris, 1994, à la page 140.

4. ↑ Jean Duchesne et Bernard Gouley, L'Affaire Jacques Fesch, Éditions de Fallois, Paris, 1994: page 81 "Ce que j'ai fait est abominable...", "J'ai perdu la tête, je ne comprends pas pourquoi j'ai fait cela, comment j'en suis arrivé là..." Jacques Fesch. - André Manaranche, Jacques Fesch : du non sens à la tendresse (contient un choix de textes de Jacques Fesch) Page 129 : "J'étais complètement affolé. J'avais complètement perdu le contrôle de moi-même. Tout cela est du noir pour moi. Quant à l'agent de police, c'était une vague forme pour moi. Je mourais de peur." Jacques Fesch. Page 184 : "Que de malheurs j'ai pu provoquer ! Que de drames pour en arriver là. Que de conséquences ne dois-je pas et ne devrai-je pas supporter toute ma vie : la mort d'un homme, le malheur d'une femme et d'une jeune fille, deux enfants qui vont souffrir, une orpheline ! Que de mal ai-je pu faire autour de moi par mon égoïsme et mon inconscience !" Page 276 : "Je présente mes excuses à Madame Vergne. Oh Madame ! Vous êtes en droit de me haïr, mais je vous dis mes regrets les plus sincères, comme à tous ceux à qui j'ai fait..." Jacques Fesch.

5. ↑ Plaidoirie de Maître Baudet : "Vous laisserez-vous prendre à la fable que l'on veut vous imposer ? Croyez-vous que tout s'est passé avec la volonté de meurtre que l'on prête aujourd'hui à mon client ? Qu'il a voulu tuer un agent ? Où aurait-il pris la haine de cet agent ?" ..."Il s'agit de faire un exemple. Le mot n'est pas de moi, mais de l'avocat général."

6. ↑ Jean Duchesne et Bernard Gouley, L'Affaire Jacques Fesch, Éditions de Fallois, Paris, 1994. Page 104 : "...la mort de Madame Fesch mère, survenue le 7 juin 1956." Jacques Fesch : le guillotiné de Dieu, Éditions du Rocher, coll. « Investigations », Monaco et Paris, 1994. Page 86 : "En juin 1956, sa mère est au plus mal. Elle souffre d'un cancer et va bientôt mourir." André Manaranche, Jacques Fesch : du non sens à la tendresse (contient un choix de textes de Jacques Fesch) Page 75 : "Je t'écris juste un petit mot pour te faire part de la grande perte et douleur que j'éprouve : ma mère est morte hier matin à l'aube..." (Lettre de Jacques Fesch au Frère Thomas datée du 8 juin 1956).

7. ↑ Jean Duchesne et Bernard Gouley, L'Affaire Jacques Fesch, Éditions de Fallois, Paris, 1994. Page 205: "Je me sens en paix." (Jacques Fesch ; lettre du mardi 24 septembre 1957).

8. ↑ André Manaranche, Jacques Fesch : du non sens à la tendresse Page 308: Lettre et témoignage de Monsieur Mariani, directeur de la prison de la Santé de 1954 à 1960, au sujet du détenu Jacques Fesch : "...Jacques a été exécuté le 1er octobre 1957 : je peux affirmer que, lors des derniers moments de son existence, il a fait preuve d'un formidable courage et d'une grande correction vis-à-vis des personnes obligées d'assister à l'exécution ; je me rappelle qu'il a tenu à adresser ses remerciements à Maître Baudet, au Père Devoyod et à moi-même. (...) Il m'est arrivé, lorsque je faisais ma tournée en détention et au quartier des condamnés à mort, de bavarder avec Fesch et d'essayer de remonter son moral. Je peux donc dire que son comportement vis-à-vis du personnel a été exemplaire et que tous ceux qui l'ont côtoyé avaient le même sentiment que moi, c'est-à-dire que Fesch regrettait sincèrement son crime et était parfaitement amendable. C'est également l'avis de Maître Baudet et du Père Devoyod qui connaissaient mieux Fesch que moi et avaient avec lui des rapports plus fréquents que les miens. Je crois aussi me rappeler... que Fesch a reçu le soutien total de sa famille. Pour terminer, je voudrais vous faire part de ce que je pense encore aujourd'hui au sujet de Fesch : c'est qu'il aurait été grâcié si sa victime n'avait pas été un agent de la force publique."

9. ↑ Jean Duchesne et Bernard Gouley, L'Affaire Jacques Fesch, Éditions de Fallois, Paris, 1994 ; page 228 à 235: "Avec Paul Baudet et le Père Thomas, la famille de Jacques Fesch a tout de suite commencé à dépouiller et à lire les écrits transmis par l'administration pénitentiaire (...) Une religieuse carmélite vient heureusement prendre le relais (...) .Il est fait appel à un religieux de la même famille spirituelle : le Père carme Augustin-Michel Lemonnier. Il rédige quatre premiers chapitre sobres, rappelant les faits et les origines du condamné, en utilisant quelques coupures de presse de l'époque... Les chapitres suivants permettent de suivre l'évolution spirituelle du prisonnier, à travers ce qu'il confie à son ami bénédictin (Lettres de Jacques Fesch au Frère Thomas)"... Les Éditions Ouvrières, où le Père Lemonnier est connu, acceptent le manuscrit. Un titre est trouvé. Ce sera Lumière sur l'échafaud. (...). L'écho rencontré par Lumière sur l'échafaud conduira Pierrette et Véronique Fesch, Soeur Véronique, le Père Lemonnier et les Éditions Ouvrières à préparer un second volume, non sans scrupules, mais pour répondre à une attente. Ce sera en 1980, Cellule 18. Ce sont cette fois des lettres à sa belle-mère, Marinette Polack, la Maman de Pierrette, qui constituent l'essentiel." Page : 234-235 : "Père salésien,... Giacomo Maria Medica s'est passionné pour Jacques Fesch. Il fera la connaissance de Sœur Véronique et de la famille. Il accédera ainsi aux documents inédits et obtiendra le premier, dès 1982, une traduction italienne du dernier Journal de Jacques. (...) Le Journal sera finalement édité en France par les éditions Le Sarment-Fayard en 1989, sous le titre "Dans Cinq heures je verrai Jésus". Et le cas de Jacques Fesch gagnera à cette occasion le soutien d'un avocat d'envergure, à la fois enthousiaste et conscient des difficultés, en la personne du Père jésuite André Manaranche." - André Manaranche, Jacques Fesch : du non sens à la tendresse ; Éditions du Jubilé ; Paris, 2003. Au sujet de la parution du journal spirituel intitulé "Dans cinq heures je verrai Jésus". Page 314 : "Merci à Véronique Fesch d'avoir, après trente ans de silence, estimé en son âme et conscience, qu'elle pouvait, qu'elle devait, sans trahir Jacques, livrer à de nombreux lecteurs le réconfort de ces pages bouleversantes."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catalunya

 

 

 

 

Jacques Fesch (6 abril 1930 - 1 octubre 1957) va ser fill de bona família, era fill de Georges Fesch, banquer i artista belga (de la mateixa família que el cardenal Joseph Fesch, oncle matern de Napoleó Bonaparte) i Marthe Hallez. El seu pare, cap d'un banc belga als estrangers, es van instal·lar amb la seva família en 20 anys a París y Saint-Germain-en-Laye.

El jove Jacques es troba en els seus inicis amb educació religiosa que es separaria amb el temps. Va estudiar a l'Escola Sant Erembert de 1938 a 1947 i després es va sumar el Liceu Claude Debussy. Al llarg de la seva infància, continua sent marcat per la forta personalitat del seu pare, per la seva profunda erudició i la seva afirmació d'home ateu. La difícil relació entre els seus pares amb el temps crear un ambient familiar inestable. De 1950 a 1951, compleix el seu servei militar amb el rang de terme i un certificat de bona conducta. El 5 de juny de 1951, es va casar amb Pierrette Estrasburg. Va ser pare d'una filla Veronique.

Trencant amb el seu entorn immediat a la recerca d'escapament i llunyans horitzons, que projecta la idea de comprar un veler. El 25 de febrer de 1954 a París, el canviador d'atacs per robar Sylberstein monedes d'or, i tracta de cridar. No obstant això, la víctima té temps per demanar ajuda, Fesch i es continua al carrer per un oficial de policia, el Sr Vergne. Fesch, tornejat, manté la seva arma a la butxaca i dispara va celebrar (és molt curta de mires i la pèrdua de les seves ulleres). Per desgràcia, mata el policia al cor. Va ser detingut minuts després al metro.

Durant el seu empresonament, canvia totalment, convertint-se en una profunda pietat i lamentant amargament el seu delicte. Aquest acte comès en un moment de pànic, mai havia estat intencional. Però la mort d'un agent de policia és un dels més severament castigats per la Justícia. El judici té lloc en un clima detestable. L'opinió pública, alimentada pels articles als diaris, és obertament per la seva execució. Jacques Fesch és defensat per advocat Paul Baudet.

A la presó, es va convertir en un místic i autor d'escrits espirituals. Va trobar la fe perduda en la seva joventut i va viure durant tres anys i mig un veritable místic viatge cap a l'interior d'una revolució completa. Durant aquests anys de detenció, que manté una correspondència regular amb els seus familiars, incloent el Germà Tomàs, i la seva madrastra, i recull els seus pensaments en un diari. El 1956, es va assabentar de la mort en custòdia de la seva mare, es va produir després d'una malaltia. La petició de clemència al president René Coty va ser rebutjada, Fesch accepta el seu destí. Va demostrar valentia excepcional en la cara dels fets, deixant la imatge d'un home serè i alleujada. Alumne de la mort, religiosament units amb la seva dona Pierrette la vigília de la seva execució.

Condemnat el 6 d'abril de 1957 a la pena de mort pel Tribunal del Sena, va ser guillotinat l'1 d'octubre al pati de la presó de la Santé pel botxí André Obrecht.

Des de la seva mort, Fesch va ser considerat pels catòlics com un exemple de la redempció a través de la religió. Durant anys, la seva vídua i filla, amb dignitat i discreció, respecte i valentia va defensar la seva memòria. Ho van fer des del principi, quan la seva imatge pública es honnie, i poca gent volia. A través dels seus acords i al treball efectuat per una monja carmelita, Sor Verònica, els escrits de Jacques Fesch es van publicar. Aquests textos han provocat una gran comoditat i suport, moral o espiritual, a un nombre dels seus lectors.

El 21 de setembre de 1987, un cas de beatificació està configurat per estudiar els fets de la vida i la conversió de Jacques Fesch. El desembre de 1993, el cardenal Jean-Marie Lustiger, arquebisbe de París, va obrir la investigació preliminar de la beatificació de Jacques Fesch: "Espero, va dir, que un dia es venera com una figura de la santedat."

 

 

Bibliografia i correspondència

 

Augustin-Michel Lemonnier: Llum sobre el patíbul i Cèl 18. Cartes des de la presó de Jacques Fesch. Collecció: varis pastoral i catequesi; Editions Ouvrières (1972 i 1991).

Diari de Presó de Jacques Fesch: «D'aquí a cinc hores veuré a Jesús». Edicions Paraula / Astor (Madrid, 1995).

 

Viquipèdia

 

 

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Jacques Fesch (* 6. April 1930 in Saint-Germain-en-Laye; † 1. Oktober 1957 in La Santé) war der Sohn eines vermögenden Bankiers aus Belgien. Am 24. Februar 1954 überfiel Fesch die Wechselstube von Alexandre Silberstein in Paris. Silberstein wehrte sich und alarmierte die Polizei. Fesch schoss wild um sich und tötete dabei den Polizisten Jean Vergne. Er konnte zwar zunächst in die Metro entkommen, wurde dort aber von der Polizei verhaftet. Am 6. April 1957 verurteilte ihn ein Pariser Gericht zum Tod durch die Guillotine. Am 1. Oktober 1957 wurde er im Gefängnishof von Santé vom Scharfrichter André Obrecht hingerichtet und auf dem alten Friedhof von Saint-Germain-en-Laye[1] beigesetzt. In den drei Jahren seines Gefängnisaufenthalts bis zur Vollstreckung der Todesstrafe fand Jacques Fesch nach eigenen Angaben zum christlichen Glauben zurück.[2] 36 Jahre nach seiner Hinrichtung eröffnete der damalige Kardinal und Erzbischof von Paris, Jean-Marie Lustiger, ein Seligsprechungsverfahren für ihn.

 


Inhaltsverzeichnis


1 Familie und Bildung

2 Beantragte Seligsprechung

3 Auf der Bühne und im Film

4 Werke

5 Literatur

6 Weblinks

7 Einzelnachweise

 


Familie und Bildung

 

Zu den Vorfahren der Familie Fesch zählten auch Verwandte von Kardinal Joseph Fesch, einem Onkel von Napoleon Bonaparte. Von 1938 bis 1947 erhielt Fesch seine Schulausbildung an der Ecole Saint-Erembert und später am Lycée Claude Debussy in Paris. Von 1950 bis 1951 leistete er seinen Militärdienst bei den Französischen Streitkräften in Deutschland.

1951 heiratete Fesch und wurde Vater einer Tochter. Später gab er seine Arbeit in der Bank des Vaters auf und verließ seine Frau wegen einer anderen, mit der er einen Sohn namens Gérard[3] hatte. Sein Traum war eine Reise mit einem Boot in den Südpazifik. Seine vermögenden Eltern weigerten sich aber, ihm eine solche Reise zu finanzieren.

 


Beantragte Seligsprechung

 

In den drei Jahren seines Gefängnisaufenthalts bis zur Vollstreckung der Todesstrafe verfasste Jacques Fesch mystische Schriften. Im Gefängnis versöhnte er sich mit seiner Familie. Sein letzter Tagebucheintrag endete mit den Worten: In fünf Stunden werde ich Jesus Christus sehen.

Seit seinem Tod wird Fesch von manchen Katholiken als ein Beispiel für die Erlösung durch die christliche Religion betrachtet. Seine Witwe und seine Tochter Veronique verwalten den Nachlass seiner Schriften, die er in seiner Gefängniszeit schrieb. Mit ihrer Zustimmung bearbeiteten Pater Augustin-Michel Lemonnier, die Karmelitin Schwester Veronika und Pater Giacomo Maria Medica SDB Feschs literarischen Nachlass. In den 70er Jahren wurden Feschs Schriften erstmals veröffentlicht und seither öfter neu aufgelegt und in viele Sprachen übersetzt. Am 21. September 1987 reichte seine Witwe Schriften und Petitionen beim Erzbischof von Paris ein, um ein Seligsprechungsverfahren einleiten zu lassen. Dieses Verfahren eröffnete Jean-Marie Lustiger im Dezember 1993.

 


Auf der Bühne und im Film

 

Die Geschichte seiner Konversion wurde in Frankreich zweimal verfilmt: Le glaive et la balance (1989) und Retour en grâce (1995).

2009 wurde in Paris ein Theaterstück unter der Regie Maria Blanco uraufgeführt, das seine Konversion zum Thema hat. Den Jacques spielte Alain Sportiello.[4][5]

 


Werke

 

Jacques Fesch: Lumière sur l'échafaud ; suivi de Cellule 18 : lettres de prison de Jacques Fesch, guillotiné le 1er octobre 1957 à 27 ans. Paris: Éditions Ouvrières 1991, ISBN 978-2-7082-2833-7

(englisch): Light over the Scaffold and Cell 18: The Prison Letters of Jacques Fesch. Alba House, New York 1996. ISBN 9780818907500

(deutsch): Du nimmst mich an: Briefe aus d. Todeszelle. Hrsg. von Augustin-Michel Lemonnier. Vorwort von Michel Quoist. Herder, Freiburg 1975 (2. Aufl.). ISBN 3-451-17086-8

weitere Übersetzungen ins Polnische, Slowenische und Spanische

Jacques Fesch: Dans 5 heures je verrai Jésus!: Journal de prison, 3rd, Fayard - Le Sarment 1998, ISBN 978-2-86679-168-1

 

 

Literatur

 

Gilbert Collard: Assasaint : L'histoire du bon larron moderne. Presses de la Renaissance, Paris 2007, ISBN 978-2750903688.

André Manaranche: Jacques Fesch, du non-sens à la tendresse. Editions le Sarment, Paris 2003, ISBN 978-2866793654.

Francisque Oeschger: Jacques Fesch, le guillotiné de Dieu. Editions du Rocher, Monaco 1994, ISBN 978-2268018058.

Jean Duchesne, Bernard Gouley: L'affaire Jacques Fesch. Editions de Fallois, Paris 1994, ISBN 978-2877062206.

Gérard Droniou: Fesch, mon nom guillotiné. Editions du Rocher, Monaco 2001. ISBN 978-2268039473 (Buch des unehelichen Sohnes, der um die Namensführung kämpfte)

Gérard Fesch (= Gérard Droniou): Mon enfance guillotiné. Récit. Archipel, Paris 2009, ISBN 2-8098-0197-5

 


Weblinks

 

„Bekehrung in der Todeszelle“ (Biographie von 2006)

Website über sein Leben und das Theaterstück Lumière sur l'échafaud (französisch)

Saints Misbehavin'. Wiedergabe eines Artikel aus dem Wall Street Journal von 2006 (englisch)

Biographie von 2002 (englisch)

ZENIT: Papst begrüßt Schwester eines Mörders im Seligsprechungsprozeß

 


Einzelnachweise

 

↑ Find A Grave

↑ ZENIT: Papst begrüßt Schwester eines Mörders im Seligsprechungsprozeß abgerufen 9. Dezember 2009

↑ Süddeutsche Zeitung: Frankreich - Mein Vater, der Mörder vom 30. Januar 2007 abgerufen 8. Dezember 2009

↑ Rezension: Assa-saint aus Les Trois Coups

↑ Rezension:Théâtre: Lumière sur l'échafaud - Jacques Fesch

 

Wikipedia

 

 

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Jacques Fesch (1930-1957) foi um jovem crimonoso francês e um caráter místico, encarcerado durante três anos à prisão da Santé, célebre prisão de Paris, e guilhotinado aos 27 anos, 1 de Outubro de 1957, para um duplo crime em fevereiro de 1954: assalto de um cambista acompanhamento ea morte de um polícia.

Jacques Fesch nasceu em 6 de Abril de 1930 em Saint-Germain-en-Laye. Ele é de origem belga e da mesma família como do Cardeal Joseph Fesch. O pai, Georges Fesch, era diretor de um banco belga para estrangeiros instalada em França.

Aos vintes anos, prestando serviço militar na Alemanha, casa-se como uma moça de Saint Germain-en-Laye, sua cidade natal. Nasce uma menina, Verónica.

Decepcionado por uma vida sem ideal, consciente de sua decadência, tendo perdido tudo, acha que enontrará a salvação numa viagem em volta ao mundo. Queria comprar un barco para navegar.

O sonho se transforma em idéia fixa, que vai levá-lo a trágica agressão.

Na prisão, despetertou-se-ihe a fé, há muito adormecida. Fé que cresceu com sua conversão, vivificouse interiormente e, passo e passo, conduzui-o por ásperas veredas no ascendente caminho da ascese, até fazê-lo atingir os cumes da mística. Sua ascensão espiritual é realmente excepcional.

Em 1987, um processo de beatificação foi aberto pelo Cardeal Jean-Marie Lustiger, Arcebispo de Paris.

 


Bibliografia

Jacques Fesch, cartas da prisão: Luz sobre o andaime e célula 18

Jacques Fesch, diário de prisão: Em cinco horas eu vou ver Jesus.

 

Wikipédia

 

 

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Jacques Fesch (April 6, 1930, Saint-Germain-en-Laye – October 1, 1957, La Santé Prison, Paris) was the murderer of a French police officer, who became such a devout Roman Catholic while in prison awaiting execution that he has been proposed for canonization as a saint.

 

 

Contents


1 Early life

2 The Crime

3 Religious conversion

4 Legacy

5 Bibliography

6 References

 

 

Early life

 

Fesch's father was a wealthy banker of Belgian origin, an artist and atheist, distant from his son and unfaithful to his wife, whom he ultimately divorced. Jacques was an idler; brought up a Roman Catholic, he abandoned religion by the age of 17. At 21, he married his pregnant girlfriend Pierrette in a civil ceremony. He gave up a position at his father's bank, lived the life of a playboy, left his wife and their daughter, and fathered an illegitimate son with another woman. Disillusioned with his life, he dreamed of escaping to sail around the South Pacific Ocean, but his parents refused to pay for a boat.

 

 

The Crime

 

On 24 February 1954, to fund the purchase of a boat, he went to rob Alexandre Sylberstein, a money changer, of gold coins. Sylberstein was struck but not unconscious, and raised the alarm. Fesch fled, losing his glasses, and shot wildly at Jean Vergne, a pursuing police officer, killing him. Minutes later he was arrested. Murdering a police officer was a heinous crime and public opinion, inflamed by newspaper reports, was strongly in favour of his execution. The Cour d'assises of Paris condemned him to death on 6 April 1957.

 

 

Religious conversion

 

At first Fesch was indifferent to his plight and mocked his lawyer's Catholic faith. However, after a year in prison, he experienced a profound mystical conversion, became very pious, and bitterly regretted his crime. He corresponded regularly with his family, notably his brother and stepmother, and kept a spiritual journal. He accepted his punishment serenely and was reconciled to his wife the night before his execution. His last journal entry was "In five hours, I will see Jesus!". An appeal for clemency to President René Coty failed, and he was guillotined.

 

 

Legacy

 

After his death his wife and daughter honoured his memory as an example of redemption. At first he was excoriated by the public, but with the work of Soeur Véronique, a Carmelite nun, and Fathers Augustin-Michel Lemonnier, the family effected publication of his writings, and from the 1970s these served as an inspiration to many.

On September 21, 1987 the Archbishop of Paris, Cardinal Jean-Marie Lustiger, opened a diocesan inquiry into his life; the cause for his beatification was formally opened in 1993. This has proved controversial, with those who feel his early crimes make him unfitting as a role model opposed to those who emphasize the hope of his final conversion.

 

 

Bibliography

 

Translation: Light over the Scaffold and Cell 18: The Prison Letters of Jacques Fesch. Alba House, 1996.

Fesch, Jacques; preface Père Daniel-Ange (1998) (in French). Dans 5 heures je verrai Jésus!: Journal de prison (3rd ed.). Fayard - Le Sarment. ISBN 978-2-86679-168-1.

Translation: In five hours I will see Jesus (spiritual diary) of Jacques Fesch.

 

 

References

 

Craughwell, Thomas J. (October 27, 2006). "Saints Misbehavin'". Wall Street Journal. Retrieved 2007-04-03. republished on Catholic Education Resource Center

"A Saint who killed:Jacques Fesch was executed for murder in 1957. Now the Church is considering his beatification.". Retrieved 2007-04-04. by Fr. Oliviero Bruno, Catholic Chaplain in Poggioreale Jail in Naples

 

Wikipedia

 

 

 

 

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Jacques Fesch (Saint-Germain-en-Laye, 6 aprile 1930 – Parigi, 1 ottobre 1957) è stato un criminale francese, che in carcere si convertì al punto che è stato introdotto il processo di canonizzazione da parte della Chiesa Cattolica.

 


Indice


1 Biografia

2 Note

3 Bibliografia

4 Voci correlate

5 Altri progetti

6 Collegamenti esterni

 


Biografia

 

Nasce in una famiglia dell'alta borghesia (annovera tra i suoi avi il cardinale Joseph Fesch) ed i suoi genitori si erano trasferiti recentemente dal Belgio. Cresciuto ed educato nella fede cristiana, all'età di 17 anni abbandona la fede.

Chiamato al servizio militare viene assegnato ad una caserma della città di Strasburgo. Qui incontra Pierrette Polack e nel 1951 si sposano. Da questa unione nasce Véronique.

Per l'acquisto di una barca, il 25 febbraio 1954 tenta una rapina in un negozio di cambiavalute di rue Vivienne 9. Nella colluttazione anche Jacques viene ferito leggermente poi fugge con una cospicua somma di danaro. Il quartiere viene circondato e, braccato, cerca di aprirsi un varco a colpi di rivoltella. Ferisce un passante, un agente di polizia ed, infine, un altro, quest'ultimo però colpito mortalmente. Al processo, tuttavia, disse agli inquirenti di avere mirato alle gambe e che non c'era una vera e propria volontà di uccidere.

Acciuffato poche ore più tardi all'uscita del metrò, viene rinchiuso in carcere e processato. Il verdetto non lascia appello e l'esecuzione della pena capitale tramite ghigliottina, come era uso in Francia, viene eseguita nel 1957, anno del suo ventisettesimo compleanno.

Dopo la sua morte sono state date alle stampe il suo diario in Italia Il Giornale Intimo (LDC Torino-Leumann), tenuto in carcere e le lettere inviate agli amici e parenti dal carcere, che testimoniano la sua conversione. Giacomo Maria Medica (padre Salesiano) fu il primo a credere in questa Santità ne fu anche il Promotore per la Beatificazione nel 1986 inviando molte lettere a vescovi e Cardinali. Un giovane per cui ebbe una forte amicizia al Don Medica e di rilievo sostegno su Jacques Fesch fu Ruggiero Francavilla (postulante Carmelitano),dopo un periodo di solitudine e riflessione nella Certosa di Farneta.

Le testimonianze raccontano che nel momento di salire il patibolo Jacques Fesch non pronunciò che queste parole a mezza voce: "Signore, non abbandonarmi". L'eccezionale nobiltà del suo atteggiamento, la calma del volto e dello sguardo parvero soprannaturali.

Uno scrittore [senza fonte] ebbe a scrivere contro questa giustizia e contro la pena di morte in generale:

« Jacques Fesch, in prigione, è stato rivoltato dal suo interno come un guanto, dallo Spirito Santo. E quando si è letta la sua fine, prima del momento supremo sul patibolo, ci si chiede ora se la società non ha ghigliottinato un uomo nuovo,...forse un santo »

Il 2 dicembre 2009,dopo l'incontro avutosi con il Cardinale Angelo Comastri, in Piazza San Pietro il Papa Benedetto XVI al termine dell'udienza ha salutato Monique Fesch, sorella di Jacques, e Ruggiero Francavilla, suo amico e biografo. Hanno donato al Santo Padre il libro Jacques Fesch Le Mystére (2004 ed.P.Téqui) e Jacques Fesch" L'avventura della fede di un condannato a morte (Ed.Paoline 2006). Inoltre un libro in lingua tedesca su Jacques Fesch (Du nimmst mich an, Verlag Herder, 1974) che Ruggiero Francavilla teneva nel suo archivio. Al termine hanno mostrato al Santo Padre, lettere che Jacques scrisse durante la sua prigionia per le sue sorelle Monique e Nicole, e i suoi genitori[1].

 


Note

 

Notizia su zenit.org

 


Bibliografia

 

Luce sul patibolo di Jacques Fesch in attesa della ghigliottina, Edizione LDC 1978

Jacques Fesch Cella 18, Edizione LDC 1981

Jacques Fesch,Giornale intimo, Edizione LDC 1982

Giacomo Maria Medica, Jacques Fesch,Racconta la sua vita, Edizione LDC 1988

Ruggiero Francavilla, Jacques Fesch. L'avventura della fede di un condannato a morte, Edizione Paoline, febbraio 2006

Voci correlate

 

Pena di morte in Francia

Altri progetti

 

Wikiquote contiene citazioni di o su Jacques Fesch

Collegamenti esterni

 

Appunti sulla vita di Jacques Fesch

 

Wikipedia

 

 

Il Papa Benedetto XVI ha salutato Monique Fesch, sorella di Jacques

 

 

Jacques Fesch, da ghigliottinato a Beato

 


 

 

 

 

 

 

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Jacques Fesch (6 de abril de 1930, Saint-Germain-en-Laye - 1 de octubre de 1957, Prisión de La Santé, en París) fue el asesino de un policía francés, que se convirtió en un devoto católico romano, mientras se encontraba en la cárcel a la espera de ejecución y que se ha propuesto para su canonización como santo.

 


Contenido


1 Primeros años

2 El Crimen

3 Conversión religiosa

4 Legado

5 Bibliografía y correspondencia

 

 

Primeros años

 

Fesch padre era un rico banquero de origen belga, artista y ateo, distante de su hijo e infiel a su esposa, de quien en última instancia, se divorció. Jacques era un ocioso; educado como católico romano, abandonó la religión a la edad de 17 años. A los 21 años, se casó con su novia embarazada, Pierrette, en una ceremonia civil. El padre de ella le consiguió un puesto en su banco, viviendo la vida de un playboy. Dejó a su esposa y su hija y fue padre de un hijo ilegítimo con otra mujer. Desilusionado con su vida, soñaba con escapar a navegar alrededor del Pacífico Sur, pero sus padres se negaron a pagarle un barco.

 


El Crimen

 

El 24 de febrero de 1954, para financiar la compra de su barco, fue a robar a Alexandre Sylberstein, un cambista, unas monedas de oro. Sylberstein fue golpeado, pero aún consciente, logró dar la alarma. Fesch huyó, perdiendo sus gafas. Durante la huida disparó contra Jean Vergne, un oficial de policía que le perseguía, matandole. Minutos más tarde fue detenido. Asesinar a un oficial de policía era un crimen atroz y la opinión pública, inflamada por los informes de prensa, se manifestó decididamente a favor de su ejecución. La Cour d'Assises de París lo condenó a muerte el 6 de abril de 1957.

 


Conversión religiosa

 

Al principio a Fesch le era indiferente su situación y se burló de la fe católica de su abogado. Sin embargo, después de un año de prisión, en la que experimentó una conversión mística profunda, se hizo muy piadoso, y se arrepintió amargamente de su crimen. Se carteaba regularmente con su familia, en particular, su hermano y su madrastra y llevaba un diario espiritual. Él aceptó su castigo con serenidad y se reconcilió con su esposa la noche antes de su ejecución. Su última entrada del diario fue "En cinco horas, voy a ver a Jesús". Un llamamiento a la clemencia al presidente René Coty fracasó, y fue guillotinado.

 


Legado

 

Después de su muerte, su esposa y su hija honraron su memoria como un ejemplo de redención. Al principio fue despreciada por el público, pero con el trabajo de la hermana Véronique, una monja carmelita, y el Padre Augustin-Michel Lemonnier, la familia llevó cabo la publicación de sus escritos, y desde la década de 1970 estos servido de inspiración para muchos.

El 21 de septiembre de 1987, el arzobispo de París, Cardenal Jean-Marie Lustiger, ha abierto una investigación diocesana sobre su vida; la causa de su beatificación fue abierta formalmente en 1993. Ha sido objeto de controversia por los que sienten que sus crímenes lo hacen indigno como modelo a seguir frente a quienes hacen hincapié en la esperanza de su conversión final.

 


Bibliografía y correspondencia

 

Diario de Prisión de Jacques Fesch : « Dentro de cinco horas veré a Jesús ». Ediciones Palabra / Astor (Madrid, 1995)

Augustin-Michel Lemonnier: Luz sobre el patíbulo y Célula 18. Cartas desde la cárcel de Jacques Fesch. Colección: varios pastoral y catequesis; Editions Ouvrières (1972 y 1991).

http://www.fluvium.org/textos/dolor/dol68.htm

http://www.alfayomega.es/Revista/1996/037/desdelafe/reportaje2.htm

Libro sobre la vida de Jacques Fesch: Javier Sicilia. El reflejo de lo oscuro. Colección Tierra Firme ; (México, 1997)

 

Wikipedia

 

 

 

 

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 08:47

Hyacinthe-Rigaud--1659-1743---Portrait-de-Jacques-Benigne-.jpgJacques-Bénigne Bossuet

né le 27 septembre 1627 à Dijon

mort le 12 avril 1704 à Paris

 

 

 

Blason-de-la-ville-de-Dijon--Cote-d-Or-.png

 

 

 

Louange des anges de Bossuet

 

"Venez donc, anges célestes, honorer cette bonté souveraine : venez tous ensemble chercher sur la terre les victimes qu'elle demande, vous ne les pouvez trouver dans le ciel (a). « On n'y peut exercer de miséricorde, parce qu'il n'y a point de misères » : Ibi nulla miseria est, in quâ fiat misericordia (1). Peut-on consoler les affligés, où toutes les larmes sont essuyées ? Peut-on secourir ceux qui travaillent, où tous les travaux sont finis ? Peut-on visiter les prisonniers, où tout le monde jouit de la liberté ? Peut-on recueillir les étrangers, où nul n'est reçu que les citoyens ? Ici toutes les misères abondent ; c'est leur pays, c'est leur lieu natal. O mes Frères, la riche moisson pour ces esprits bienfaisants, qui cherchent à exercer la miséricorde ! Il n'y a que des misérables, parce qu'il n'y a que des hommes (b). Tous les hommes sont des prisonniers, chargés des liens de ce corps mortel : esprits purs, esprits dégagés, aidez-les à porter ce pesant fardeau, et soutenez l’âme qui doit tendre au ciel contre le poids de la chair qui l'entraîne en terre. Tous les hommes sont des ignorants qui marchent dans les ténèbres : esprits qui voyez la lumière pure, dissipez les nuages qui nous environnent. Tous les hommes sont attirés par les biens sensibles : vous qui buvez à la source même des voluptés chastes et intellectuelles, rafraîchissez notre sécheresse par quelques gouttes de cette céleste rosée. Tous les hommes ont au fond de leurs âmes un malheureux germe d'envie, toujours fécond en procès, en querelles, en murmures, en médisances, en divisions : esprits charitables, esprits pacifiques, calmez la tempête de nos colères, adoucissez l'aigreur de nos haines, soyez des médiateurs invisibles pour réconcilier en Notre-Seigneur nos cœurs ulcérés."

 

"(1) S. August., Enar. in Psal. CXLVIII, n. 8.

 

(a) Var. : Comme Jésus-Christ, ils suivent les mouvements de leur Maître : Ascendentes et descendentes.

Quelle beauté nous veulent-ils ? Celle qu'ils ont : la charité. Car ils aiment la charité, parce que la charité vient de Dieu. Les hommes commencent par l'amour fraternel, pour aller à Dieu : les anges par l'amour de Dieu, pour aller aux hommes. Ils voient Dieu dans les âmes quand ils y voient la charité : ils voient le ruisseau dans la source, ils voient comment il n'en est pas séparé : ils voient ce Dieu amour, faisant en nous l'amour : Intùs inhabitat Deus.

(b) Autant d'hommes que vous voyez, autant d'infirmes et de misérables, dont l'extrême nécessité a besoin de votre secours. Ils y viennent, n’en doutez pas, et c'est pour cela qu'ils descendent : Vidi angelos descendentes. Et quelle œuvre de miséricorde ne pratiquent-ils pas parmi nous ?"

 

Hyacinthe-Rigaud--1659-1743---Portrait-de-Bossuet.jpg

Source : "Panégyrique pour la Fête des Anges Gardiens", Oeuvres complètes de Bossuet, F. Lachat, Volume XII (pages 343-344), Paris, Librairie de Louis Vivès Éditeur, rue Delambre 5, 1862.


Note : l'annotation de l'auteur [(1), (a) et (b)] a simplement été déplacée à la fin pour garder un texte initial compact.

Deux fautes de frappe ont été corrigées et certaines ponctuations ont été espacées pour mieux aérer cet extrait.


Grand-monument-de-Bossuet--statue-sculptee-par-Ernest-Henr.jpg

 


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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 10:54

Loving-Savior-by-Jon-McNaughton.jpg"Loving Savior" by Jon McNaughton

 

 

 

Nouveau site : http://www.jonmcnaughton.com


 

 

Article "Peintures religieuses de Jon McNaughton 1"

 

 

 

Lord-Is-My-Shepherd-by-Jon-McNaughton.jpg

"Lord Is My Shepherd" by Jon McNaughton

 

 

No-Greater-Love-by-Jon-McNaughton.jpg

"No Greater Love" by Jon McNaughton

 

 

Parting-the-Veil--The-Second-Coming--by-Jon-McNaughton.jpg

"Parting the Veil (The Second Coming)" by Jon McNaughton

 

 

Path-of-Peace-by-Jon-McNaughton.jpg

"Path of Peace" by Jon McNaughton

 

 

Road-to-Bethlehem-by-Jon-McNaughton.jpg

"Road to Bethlehem" by Jon McNaughton

 

 

Road-To-Emmaus-by-Jon-McNaughton.jpg

"Road To Emmaus" by Jon McNaughton

 

 

Sacred-Grove-by-Jon-McNaughton.jpg

"Sacred Grove" by Jon McNaughton

 

 

Shepherd-s-Whisper-by-Jon-McNaughton.jpg

"Shepherd's Whisper" by Jon McNaughton

 

 

Son-of-God-by-Jon-McNaughton.jpg

"Son of God" by Jon McNaughton

 

 

Star-of-Bethlehem-by-Jon-McNaughton.jpg

"Star of Bethlehem" by Jon McNaughton

 

 

Tending-His-Flock-by-Jon-McNaughton.jpg

"Tending His Flock" by Jon McNaughton

 

 

The-Good-Shepherd-by-Jon-McNaughton.jpg

"The Good Shepherd" by Jon McNaughton

 

 

The-Nativity-by-Jon-McNaughton.jpg

"The Nativity" by Jon McNaughton

 

 

Touched-by-the-Scriptures-by-Jon-McNaughton.jpg

"Touched by the Scriptures" by Jon McNaughton

 

 

Tree-Of-Life-by-Jon-McNaughton.jpg

"Tree Of Life" by Jon McNaughton

 

 

Ye-Are-Not-Forgotten.jpg

"Ye Are Not Forgotten" by Jon McNaughton

 

 

Planting-Seeds-of-Greatness-by-Jon-McNaughton.jpg

"Planting Seeds of Greatness" by Jon McNaughton

 

 

 

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 22:49

 

 

 

Prière quotidienne de Dozulé

dictée par Jésus à Madeleine Aumont

 

Jésus de Nazareth a triomphé de la mort, Son Règne est éternel, Il vient vaincre le monde et le temps.

 

Pitié mon Dieu pour ceux qui Te blasphèment, pardonne-leur, ils ne savent ce qu'ils font.

 

Pitié mon Dieu pour le scandale du monde, délivre-les de l'esprit de satan.

 

Pitié mon Dieu pour ceux qui Te fuient, donne-leur le goût de la Sainte Eucharistie.

 

Pitié mon Dieu pour ceux qui viendront se repentir au pied de la Croix Glorieuse, qu'ils y trouvent la paix et la joie en Dieu notre Sauveur.

 

Pitié mon Dieu pour que Ton Règne arrive, mais sauve-les, il en est encore temps, car le temps est proche et voici que Je viens. Amen.

 

Viens, Seigneur Jésus !

 

Réciter 1 "Notre Père" et 10 "Je Vous salue Marie".

 

Puis dire :

 

Seigneur, répands sur le monde entier les Trésors de Ton Infinie Miséricorde.

 

"Je désire qu'ils disent chaque jour la prière, suivie d'une dizaine de chapelet. Chaque foyer qui la dira avec une grande confiance sera protégé de tout cataclysme, puis Je verserai dans les coeurs Ma Miséricorde."

 

"... le péché est venu dans le monde à cause de l'homme. C'est pourquoi Je demande à l'homme de faire élever la Croix Glorieuse."

 

Jésus à Madeleine Aumont, en particulier lors des 10ème et 28ème apparitions de Dozulé (Calvados), le vendredi 7 septembre 1973 et le Vendredi Saint 28 mars 1975.

Pour la neuvaine, voir de la 36ème à la 44ème apparition.

 

 

 

 

Vexilla regis prodeunt

O Crux ave, spes unica

 

Vexilla regis prodeunt

Fulget crucis mysterium

Quo carne carnis conditor

Suspensus est patibulo.

 

Quo vulneratus insuper

Mucrone diro lanceae

Ut nos lavaret crimine

Manavit unda et sanguine.

 

Impleta sunt quae concinit

David fideli carmine

Dicens In nationibus

Regnavit a ligno Deus.

 

Arbor decora et fulgida

Ornata Regis purpura

Electa digno stipite

Tam sancta membra tangere.

 

Beata, cujus brachiis

Saecli pependit pretium

Statera facta corporis

Praedamque tulit tartari.

 

O Crux ave, spes unica

In hac triumphi gloria

Auge piis justitiam

Reisque dona veniam.

 

Te summa Deus Trinitas

Collaudet omnis spiritus :

Quos per crucis mysterium

Salvas, rege per saecula.

Amen.

 

Saint Venance Fortunat (Venantius Honorius Clementianus Fortunatus).

 

 

 

Les étendards du roi s’avancent

Salut Ô Croix, unique espérance *

 

Les étendards du roi s’avancent,

le mystère de la Croix resplendit :

au gibet fut pendu, en Sa chair,

le créateur de toute chair.

 

C’est là qu’Il reçut la blessure

d’un coup de lance très cruel,

pour nous laver du péché,

Il ruissela d’eau et de sang.

 

Ils sont accomplis les oracles

véridiques chantés par David,

lorsqu’il a dit « Sur les nations,

Dieu a régné par le bois. »

 

Bel arbre resplendissant,

paré de la pourpre du Roi,

choisi comme tronc digne

de toucher des membres si Saints.

 

Bienheureux arbre, au bras duquel

  a pesé la rançon du monde,

devenu balance d’un corps,

Il arrache sa proie aux enfers.

 

Croix, salut, notre seule espérance !

En ce glorieux triomphe,

augmentez la Grâce pour les bons,

et donnez le pardon aux coupables.

 

Dieu, Trinité suprême,

que tout esprit Vous célèbre ;

gouvernez sans fin ceux que Vous sauvez

par le mystère de la Croix. Amen.

 

* Comme traduction du latin "O Crux ave, spes unica", on trouve aussi : "Croix, salut, (notre) seule espérance", ou "Salut Ô Croix, unique espérance", ou "Salut Ô Croix, (Ô) notre unique espoir"...

 

 

Latin-English prayers

 

 

Croix-abstraite--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Hymnus in Honore Sanctae Crucis

 

Vexilla regis prodeunt,

fulget crucis mysterium,

quo carne carnis conditor

suspensus est patibulo.

 

Confixa clavis viscera

tendens manus, vestigia

redemptionis gratia

hic inmolata est hostia.

 

Quo vulneratus insuper

mucrone diro lanceae,

ut nos lavaret crimine,

manavit unda et sanguine.

 

Inpleta sunt quae concinit

David fideli carmine,

dicendo nationibus :

regnavit a ligno deus.

 

Arbor decora et fulgida,

ornata regis purpura,

electa, digno stipite

tam sancta membra tangere !

 

Beata cuius brachiis

pretium pependit saeculi !

statera facta est corporis

praedam tulitque Tartari.

 

Fundis aroma cortice,

vincis sapore nectare,

iucunda fructu fertili

plaudis triumpho nobili.

 

Salve ara, salve victima

de passionis gloria,

qua vita mortem pertulit

et morte vitam reddidit.

 

 Venantius Fortunatus.

 

 

Hymnes de Saint Venantius Fortunatus

 

 

Croix-lumineuse-dans-la-nuit--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Ave, Crux Sancta, virtus nostra

 

Ave, Crux Sancta, virtus nostra.

Ave, Crux adoranda, laus et gloria nostra.

Ave, Crux, auxilium et refugium nostrum.

Ave, Crux, consolatio omnium moerentium ;

Salve, Crux, victoria et spes nostra ;

Salve, Crux, defensio et vita nostra.

Salve, Crux, redemptio et liberatio nostra.

Salve, Crux, signum salutis,

atque inexpugnabilis murus contra omnem virtutem inimici.

Sit mihi Crux semper spes Christianitatis meae.

Sit mihi Crux resurrectio mortis meae.

Sit mihi Crux triumphus adversus daemones.

Sit mihi Crux mater consolationis meae.

Sit mihi Crux requies tribulationis meae.

Sit mihi Crux baculus senectutis meae.

Sit mihi Crux medicina aegrotationis meae.

Sit mihi Crux protectio nuditatis meae.

Sit mihi Crux consolatio vitae meae.

Sit mihi Crux in omnibus angustiis meis solatium.

Sit mihi Crux remedium in tribulationibus meis.

Sit mihi Crux in infirmitatibus meis medicamentum,

atque contra omnia adversa tutamentum.

Amen.

 

Prière attribuée à Saint-Anselme.

 

Hail, Holy Cross, Our Strength

 

Autel-et-recueillement--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Crux ave benedicta

 

Crux ave benedicta !

Per te mors est devicta,

In te pependit Deus,

Rex et Salvator meus.

 

O arborum regina,

Salutis medicina,

Pressorum es levamen

Et tristium solamen.

 

O sacrosanctum lignum,

Tu vitae nostrae signum,

Tulisti fructum Iesum,

Humani cordis esum.

 

Dum Crucis inimicos

Vocabis et amicos,

O Iesu, Fili Dei,

Sis, oro, memor mei.

 

 

 

Salut, Croix bénie

 

Salut, Croix bénie !

Par toi la mort est vaincue,

sur Toi fut pendu mon Dieu,

mon Roi et mon Sauveur.

 

  Ô Reine des arbres,

remède de salut,

soulagement des opprimés,

et consolation des affligés.

 

  Ô bois sacro-saint,

Tu es l’étendard de notre vie ;

Tu as porté pour fruit Jésus,

l’aliment du coeur humain.

 

Lorsque Tu appelleras les ennemis

et les amis de la Croix,

  Ô Jésus, Fils de Dieu,

souviens-Toi de moi, je Te prie.

 

Croix-rayonnante--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Antiennes

 

"O Crux, splendidior cunctis astris, mundo celebris, homínibus multum amábilis, sanctior univérsis : quæ sola fuísti digna portáre taléntum mundi, dulce lignum, dulces clavos, dúlcia ferens pondera; salva præsentem catervam in tuis hódie láudibus congregatam."

 

Ô Croix, radieuse parmi les astres, Glorieuse dans l'univers, précieuse à l'humanité, Sainte parmi toute les créatures, Toi seule fus digne de porter le prix du monde ! Ô douceur de ce bois, de ces clous, de ce fardeau qu'ils portent ! Sauve ce peuple, assemblé aujourd'hui pour T'acclamer.

 

Antienne du Magnificat aux premières vêpres.

 

 

 

"O Crux benedicta, quae sola fuisti digna portare Regem caelorum et dominum, alleluia."

 

Toi seule, Ô Croix bénie, fus digne de porter le Seigneur, le Roi des Cieux, alleluia.

 

Antienne du Magnificat aux deuxièmes vêpres.

 

 

Hymne de la Croix Glorieuse de l'Abbaye de Maumont

 

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 20:18

Gif-Mosaique-Laurent-Fignon--parousie.over-blog.fr.gif

 

 

 

Puget-Théniers, le 31 août 2010

 

 

Le cancer qui ronge a cessé et s'est changé en concert des anges,

courageux Laurent, chante en choeur avec eux d'éternelles louanges.

 

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 17:13

Leconte-de-Lisle--parousie.over-blog.fr.jpg

Charles Marie René Leconte de Lisle

né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul

("Île Bourbon", la Réunion)

mort le 17 juillet 1894 à Voisins

(Louveciennes, Yvelines)

 

 


 

 

"LA RÉSURRECTION"

 

« Jésus monte au Ciel.

Il est ressuscité ! Dans un flot de lumière

Du sépulcre en éclats il fait voler la pierre,

Il s’élève, il s’élance, il est ressuscité !

Hosanna dans l’espace et dans l’éternité !

Un jour éblouissant succède à la nuit noire ;

Il monte, enveloppé d’un tourbillon de gloire,

Et sa face revêt, au sortir du sommeil,

O neige, la blancheur, et ta flamme, ô soleil !

Il est ressuscité ! Dans son divin suaire

Le Saint des Saints retourne au triple Sanctuaire ;

Mais il lègue le pain et l’eau vive, son sang

Et sa chair, et sa Croix à l’homme renaissant,

Cent miracles sacrés, son amour, sa justice,

Et le dernier pardon du haut de son supplice !

Et tout est accompli : le monde est racheté !

Hosanna dans l’espace et dans l’éternité !

 

O Justes, qui dormiez, attendant sa venue,

Le jour libérateur éclate à votre vue !

De vos tombeaux glacés, patriarches anciens,

Levez-vous ! Le Seigneur a brisé vos liens !

Accourez ! saluez d’ineffables cantiques

Celui dont on parlait aux siècles prophétiques,

Le Dieu par Isaïe aux peuples annoncé :

Un rejeton naîtra de ta tige, ô Jessé !

Dans la crèche rustique, humble et nu dans ses langes,

Adoré des trois Rois, des Bergers et des Anges,

Comme il était écrit, le Verbe s’est fait chair !

Il est né d’une Vierge, il a vécu, souffert,

Il est mort sur la croix, descendu dans l’abîme,

Et voici que, trois jours passés, d’un vol sublime,

Il surgit de la tombe, il est ressuscité !

Hosanna dans l’espace et dans l’éternité !

 

Par delà les sept cieux où palpitent vos ailes,

Exhalez l’hosanna des fêtes éternelles,

O Dominations, ô Vertus, ô Splendeurs,

Trônes, Princes, Gardiens et mystiques Ardeurs,

Et vous, ô Séraphins, et vous, pures Essences,

Vous, brûlants Chérubins, Louanges et Puissances,

Echelle de Jacob, vivants degrés de feu

Qui, de la terre au ciel et de l’homme à son Dieu,

Dans la beauté, l’amour et la force sereine,

Formez de l’univers l’harmonie et la chaîne !

Et vous, ô fils aînés de Celui qui fit tout,

Qui, plus près de sa face, éclatants et debout,

Ecoutez les premiers ses paroles fécondes,

Archanges immortels qui veillez sur les mondes,

Allumez le Calvaire aux foudres du Sina !

Chantez le Saint des Saints, Archanges ! Hosanna !

Gloire au Verbe incréé ! Par un divin mystère

Il a racheté l’homme, il a sauvé la terre,

Il a vaincu la mort, il est ressuscité !

Hosanna dans l’espace et dans l’éternité ! »


Source : Leconte de Lisle, "La Passion", "Derniers Poèmes", Alphonse Lemerre, éditeur, 1895 (pages 163 à 210).

 

 

LA PASSION DU CHRIST, poème de Leconte de Lisle

 


Liste des poèmes de Leconte de Lisle


French poet Leconte de Lisle


Rayons-celestes--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"La Recherche de Dieu" (Poèmes divers)


 

IHS--Jesus-Sauveur-des-hommes--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"Les Ascètes" (Poèmes divers)


 

"La Mort du Moine" (Derniers Poèmes)

 


"Le Nazaréen" (Poèmes barbares)


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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 21:04

 

 

 

 

"la maladie sans l'amour, c'est la mort...

La vie sans l'amour, c'est la mort."

 

 

 

La Maison du cancer

 

 

 

Bernard Giraudeau dans son livre "Cher amour" (prix Pierre Mac Orlan 2009), paru le 7 mai 2009, éditions Métailié.

 


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 01:41

Jesus-Ressuscite.jpg

 

 

 

Hymne au Christ


Verbe incréé ! source féconde

De justice et de liberté !

Parole qui guéris le monde !

Rayon vivant de vérité !

Est-il vrai que ta voix d'âge en âge entendue,

Pareille au bruit lointain qui meurt dans l'étendue,

N'a plus pour nous guider que des sons impuissants ?

Et qu'une voix plus souveraine,

La voix de la parole humaine,

Étouffe à jamais tes accents ?

 

Mais la raison c'est toi ! mais cette raison même

Qu'était-elle avant l'heure où tu vins l'éclairer ?

Nuage, obscurité, doute, combat, système,

Flambeau que notre orgueil portait pour s'égarer !

 

Le monde n'était que ténèbres,

Les doctrines sans foi luttaient comme des flots,

Et trompé, détrompé de leurs clartés funèbres,

L'esprit humain flottait noyé dans ce chaos ;

L'espérance ou la peur, au gré de leurs caprices,

Ravageaient tour à tour et repeuplaient les cieux,

La fourbe s'engraissait du sang des sacrifices,

Mille dieux attestaient l'ignorance des dieux !

Fouillez les cendres de Palmyre,

Fouillez les limons d'Osiris

Et ces panthéons où respire

L'ombre fétide encor de tous ces dieux proscrits !

Tirez de la fange ou de l'herbe,

Tirez ces dieux moulés, fondus, taillés, pétris,

Ces monstres mutilés, ces symboles flétris,

Et dites ce qu'était cette raison superbe

Quand elle adorait ces débris !

 

Ne sachant plus nommer les exploits ou les crimes,

Les noms tombaient du sort comme au hasard jetés,

La gloire suffisait aux âmes magnanimes,

Et les vertus les plus sublimes

N'étaient que des vices dorés !

 

Tu parais ! ton verbe vole,

Comme autrefois la parole

Qu'entendit le noir chaos

De la nuit tira l'aurore,

Des cieux sépara les flots

Et du nombre fit éclore

L'harmonie et le repos !

Ta parole créatrice

Sépare vertus et vice,

Mensonges et vérité ;

Le maître apprend la justice,

L'esclave la liberté ;

L'indigent le sacrifice,

Le riche la charité !

Un Dieu créateur et père,

En qui l'innocence espère,

S'abaisse jusqu'aux mortels !

La prière qu'il appelle

S'élève à lui libre et belle

Sans jamais souiller son aile

Des holocaustes cruels !

Nos iniquités, nos crimes,

Nos désirs illégitimes,

Voilà les seules victimes

Qu'on immole à ses autels !

L'immortalité se lève

Et brille au-delà des temps ;

L'espérance, divin rêve,

De l'exil que l'homme achève

Abrège les courts instants ;

L'amour céleste soulève

Nos fardeaux les plus pesants ;

Le siècle éternel commence,

Le juste a sa conscience,

Le remords son innocence,

L'humble foi fait la science

Des sages et des enfants !

Et l'homme qu'elle console

Dans cette seule parole

Se repose deux mille ans !

 

Et l'esprit éclairé par tes lois immortelles,

Dans la sphère morale où tu guidas nos yeux,

Découvrit tout à coup plus de vertus nouvelles

Que, le jour où d'Herschell le verre audacieux

Porta l'oeil étonné dans les célestes routes,

Le regard qui des nuits interroge les voûtes

Ne vit d'astres nouveaux pulluler dans les cieux !

 

Non, jamais de ces feux qui roulent sur nos têtes,

Jamais de ce Sina qu'embrasaient les tempêtes,

Jamais de cet Horeb, trône de Jehova,

Aux yeux des siècles n'éclata

Un foyer de clarté plus vive et plus féconde

Que cette vérité qui jaillit sur le monde

Des collines de Golgotha !

 

L'astre qu'à ton berceau le mage vit éclore,

L'étoile qui guida les bergers de l'aurore

Vers le Dieu couronné d'indigence et d'affront,

Répandit sur la terre un jour qui luit encore,

Que chaque âge à son tour reçoit, bénit, adore,

Qui dans la nuit des temps jamais ne s'évapore,

Et ne s'éteindra pas quand les cieux s'éteindront !

 

Ils disent cependant que cet astre se voile,

Que les clartés du siècle ont vaincu cette étoile ;

Que ce monde vieilli n'a plus besoin de toi !

Que la raison est seule immortelle et divine,

Que la rouille des temps a rongé ta doctrine,

Et que de jour en jour de ton temple en ruine

Quelque pierre en tombant déracine ta foi !

 

Ô Christ! Il est trop vrai! ton éclipse est bien sombre ;

La terre sur ton astre a projeté son ombre ;

Nous marchons dans un siècle où tout tombe à grand bruit.

Vingt siècles écroulés y mêlent leur poussière,

Fables et vérités, ténèbres et lumière,

Flottent confusément devant notre paupière,

Et l'un dit : C'est le jour! et l'autre : C'est la nuit !

 

Comme un rayon du ciel qui perce les nuages,

En traversant la fange et la nuit des vieux âges,

Ta parole a subi nos profanations !

L'oeil impur des mortels souillerait le jour même !

L'imposture a terni la vérité suprême,

Et les tyrans, prenant ta foi pour diadème,

Ont doré de ton nom le joug des nations !

 

Mais, pareille à l'éclair qui tombant sur la terre

Remonte au firmament sans qu'une ombre l'altère,

L'homme n'a pu souiller ta loi de vérité !

L'ignorance a terni tes lumières sublimes,

La haine a confondu tes vertus et nos crimes,

Les flatteurs aux tyrans ont vendu tes maximes ;

Elle est encor justice, amour et liberté !

 

Et l'aveugle raison demande quels miracles

De cette loi vieillie attestent les oracles !

Ah! le miracle est là permanent et sans fin !

Que cette vérité par ces flots d'impostures,

Que ce flambeau brillant par tant d'ombres obscures,

Que ce verbe incréé par nos lèvres impures

Ait passé deux mille ans et soit encor divin !

 

Que d'ombres, dites-vous! - Mais, ô flambeau des âges,

Tu n'avais pas promis des astres sans nuages !

L'oeil humain n'est pas fait pour la pure clarté !

Point de jour ici-bas qu'un peu d'ombre n'altère ;

De sa propre splendeur Dieu se voile à la terre,

Et ce n'est qu'à travers la nuit et le mystère

Que l'oeil peut voir le jour, l'homme la vérité !

 

Un siècle naît et parle, un cri d'espoir s'élève ;

Le genre humain déçu voit lutter rêve et rêve,

Système, opinions, dogmes, flux et reflux ;

Cent ans passent, le temps comme un nuage vide

Les roule avec l'oubli sous son aile rapide,

Quand il a balayé cette poussière aride

Que reste-t-il du siècle ? un mensonge de plus!

 

Mais l'ère où tu naquis, toujours, toujours nouvelle,

Luit au-dessus de nous comme une ère éternelle ;

Une moitié des temps pâlit à ce flambeau,

L'autre moitié s'éclaire au jour de tes symboles,

Deux mille ans, épuisant leurs sagesses frivoles,

N'ont pas pu démentir une de tes paroles,

Et toute vérité date de ton berceau !

 

Et c'est en vain que l'homme, ingrat et las de croire,

De ses autels brisés et de son souvenir

Comme un songe importun veut enfin te bannir ;

Tu règnes malgré lui jusque dans sa mémoire,

Et, du haut d'un passé rayonnant de ta gloire,

Tu jettes ta splendeur au dernier avenir !

Lumière des esprits, tu pâlis, ils pâlissent !

Fondement des états, tu fléchis, ils fléchissent !

Sève du genre humain, il tarit si tu meurs !

Racine de nos lois dans le sol enfoncée,

Partout où tu languis on voit languir les moeurs,

Chaque fibre à ton nom s'émeut dans tous les coeurs,

Et tu revis partout, jusque dans la pensée,

Jusque dans la haine insensée

De tes ingrats blasphémateurs !

 

Phare élevé sur des rivages

Que le temps n'a pu foudroyer,

Les lumières de tous les âges

Se concentrent dans ton foyer !

Consacrant l'humaine mémoire,

Tu guides les yeux de l'histoire

Jusqu'à la source d'où tout sort !

Les sept jours n'ont plus de mystère,

Et l'homme sait pourquoi la terre

Lutte entre la vie et la mort !

 

Ton pouvoir n'est plus le caprice

Des démagogues ou des rois ;

Il est l'éternelle justice

Qui se réfléchit dans nos lois !

Ta vertu n'est plus ce problème,

Rêve qui se nourrit soi-même

D'orgueil et d'immortalité !

Elle est l'holocauste sublime

D'une volonté magnanime

A l'éternelle volonté !

 

Ta vérité n'est plus ce prisme

Où des temps chaque erreur a lui,

L'éclair qui jaillit du sophisme

Et s'évanouit avec lui !

Rayon de l'aurore étemelle,

Pure, féconde, universelle,

Elle éclaire tous les vivants ;

Sublime égalité des âmes,

Pour les sages foudres et flammes,

Ombre et voile à l'oeil des enfants !

 

Aliment qui contient la vie,

Chaleur dont le foyer est Dieu,

Germe qui croît et fructifie,

Ton verbe la sème en tout lieu !

Vérité palpable et pratique,

L'amour divin la communique

De l'oeil à l'oeil, du coeur au coeur !

Et sans proférer de paroles,

Des actions sont ses symboles,

Et des vertus sont ta splendeur !

 

Chaque instinct à ton joug nous lie,

L'homme naît, vit, meurt avec toi.

Chacun des anneaux de sa vie,

Ô Christ, est rivé par ta foi !

Souffrant, ses pleurs sont une offrande,

Heureux, son bonheur te demande

De bénir sa prospérité ;

Et le mourant que tu consoles

Franchit armé de tes paroles

L'ombre de l'immortalité !

 

Tu gardes quand l'homme succombe

Sa mémoire après le trépas,

Et tu rattaches à la tombe

Les liens brisés ici-bas ;

Les pleurs tombés de la paupière

Ne mouillent plus la froide pierre ;

Mais, de ces larmes s'abreuvant,

La prière, union suprême,

Porte la paix au mort qu'elle aime,

Rapporte l'espoir au vivant !

 

Prix divin de tout sacrifice,

Tout bien se nourrit de ta foi !

De quelque mal qu'elle gémisse,

L'humanité se tourne à toi !

Si je demande à chaque obole,

À chaque larme qui console,

À chaque généreux pardon,

À chaque vertu qu'on me nomme :

En quel nom consolez-vous l'homme ?

Ils me répondent : En son nom !

 

C'est toi dont la pitié plus tendre

Verse l'aumône à pleines mains,

Guide l'aveugle, et vient attendre

Le voyageur sur les chemins !

C'est toi qui, dans l'asile immonde

Où les déshérités du monde

Viennent pour pleurer et souffrir,

Donne au vieillard de saintes filles,

À l'enfant sans nom des familles,

Au malade un lit pour mourir !

 

Tu vis dans toutes les reliques,

Temple debout ou renversé,

Autels, colonnes, basiliques,

Tout est à toi dans le passé !

Tout ce que l'homme élève encore,

Toute demeure où l'on adore,

Tout est à toi dans l'avenir !

Les siècles n'ont pas de poussière

Les collines n'ont pas de pierre

Qui ne porte ton souvenir !

 

Enfin, vaste et puissante idée,

Plus forte que l'esprit humain,

Toute âme est pleine, est obsédée,

De ton nom qu'elle évoque en vain !

Préférant ses doutes funèbres,

L'homme amasse en vain les ténèbres,

Partout ta splendeur le poursuit !

Et, comme au jour qui nous éclaire,

Le monde ne peut s'y soustraire

Qu'en se replongeant dans la nuit !

 

Et tu meurs ? Et ta foi dans un lit de nuages

S'enfonce pour jamais sous l'horizon des âges,

Comme un de ces soleils que le ciel a perdus,

Dont l'astronome dit : C'était là qu'il n'est plus !

Et les fils de nos fils dans les lointaines ères

Feraient aussi leur fable avec tes saints mystères !

Et parleraient un jour de l'homme de la croix

Comme des dieux menteurs disparus à ta voix,

De ces porteurs de foudre ou du vil caducée,

Rêves dont au réveil a rougi la pensée ?

Mais tous ces dieux, ô Christ ! n'avaient rien apporté

Qu'une ombre plus épaisse à notre obscurité !

Mais, du délire humain lâche et honteux symbole,

Ils croulèrent d'eux-même au bruit de ta parole ;

Mais tu venais asseoir sur leur trône abattu

Le Dieu de vérité, de grâce et de vertu !

Leurs lois se trahissaient devant les lois chrétiennes !

Mais où sont les vertus qui démentent les tiennes ?

Pour éclipser ton jour quel jour nouveau paraît ?

Toi qui les remplaças, qui te remplacerait ?

 

Ah! qui sait si cette ombre où pâlit ta doctrine

Est une décadence - ou quelque nuit divine,

Quelque nuage faux prêt à se déchirer,

Où ta foi va monter et se transfigurer,

Comme aux jours de ta vie humaine et méconnue

Tu te transfiguras toi-même dans la nue,

Quand, ta divinité reprenant son essor,

Un jour sorti de toi revêtit le Thabor,

Dans ton vol glorieux te balança sans ailes,

Éblouit les regards des disciples fidèles,

Et, pour les consoler de ton prochain adieu,

Homme prêt à mourir, te montra déjà Dieu ?

 

Oui! de quelque faux nom que l'avenir te nomme

Nous te saluons Dieu ! car tu n'es pas un homme !

L'homme n'eût pas trouvé dans notre infirmité

Ce germe tout divin de l'immortalité,

La clarté dans la nuit, la vertu dans le vice,

Dans l'égoïsme étroit la soif du sacrifice !

Dans la lutte la paix, l'espoir dans la douleur,

Dans l'orgueil révolté l'humilité du coeur,

Dans la haine l'amour, le pardon dans l'offense,

Et dans le repentir la seconde innocence !

Notre encens à ce prix ne saurait s'égarer

Et j'en crois des vertus qui se font adorer !

 

Repos de notre ignorance,

Tes dogmes mystérieux

Sont un temple à l'espérance

Montant de la terre aux cieux !

Ta morale chaste et sainte

Embaume sa pure enceinte

De paix, de grâce et d'amour,

Et l'air que l'âme y respire

A le parfum du zéphyre

Qu'Éden exhalait un jour !

 

Dès que l'humaine nature

Se plie au joug de ta foi,

Elle s'élève et s'épure

Et se divinise en toi!

Toutes ses vaines pensées

Montent du coeur, élancées

Aussi haut que son destin ;

L'homme revient en arrière,

Fils égaré de lumière

Qui retrouve son chemin !

 

Les troubles du coeur s'apaisent,

L'âme n'est qu'un long soupir ;

Tous les vains désirs se taisent

Dans un immense désir !

La paix, volupté nouvelle,

Sens de la vie éternelle,

En a la sérénité !

Du chrétien la vie entière

N'est qu'une longue prière,

Un hymne en action à l'immortalité !

 

Et les vertus les plus rudes

Du stoïque triomphant

Sont les humbles habitudes

De la femme et de l'enfant !

Et la terre transformée

N'est qu'une route semée

D'ombrages délicieux,

Où l'homme en l'homme a son frère !

Où l'homme à Dieu dit : Mon père !

Où chaque pas mène aux cieux !

 

O toi qui fis lever cette seconde aurore,

Dont un second chaos vit l'harmonie éclore,

Parole qui portais, avec la vérité,

Justice et tolérance, amour et liberté !

Règne à jamais, ô Christ, sur la raison humaine,

Et de l'homme à son Dieu sois la divine chaîne !

Illumine sans fin de tes feux éclatants

Les siècles endormis dans le berceau des temps !

Et que ton nom, légué pour unique héritage,

De la mère à l'enfant descende d'âge en âge,

Tant que l'oeil dans la nuit aura soif de clarté,

Et le coeur d'espérance et d'immortalité !

Tant que l'humanité plaintive et désolée

Arrosera de pleurs sa terrestre vallée,

Et tant que les vertus garderont leurs autels,

Ou n'auront pas changé de nom chez les mortels !

Pour moi, soit que ton nom ressuscite ou succombe,

O Dieu de mon berceau, sois le Dieu de ma tombe !

Plus la nuit est obscure et plus mes faibles yeux

S'attachent au flambeau qui pâlit dans les cieux ;

Et quand l'autel brisé que la foule abandonne

S'écroulerait sur moi !... temple que je chéris,

Temple où j'ai tout reçu, temple où j'ai tout appris,

J'embrasserais encor ta dernière colonne,

Dussé-je être écrasé sous tes sacrés débris !

 


Source : "Harmonies poétiques et religieuses", Livre troisième,

V. "Hymne au Christ", Alphonse de Lamartine, 1830.

 


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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 07:28
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