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  • : In hoc signo vinces. Parousie by ROBLES Patrick
  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:59

Mere-Therese-Marie-Couderc--parousie.over-blog.fr.jpg

Marie-Victoire Couderc

Soeur Thérèse

Cofondatrice des Sœurs du Cénacle

née le 1er février 1805 au Mas (Sablières- Ardèche)

morte au Cénacle de Fourvière, à Lyon le 26 septembre 1885

enterrée dans la chapelle du Cénacle

à Lalouvesc (anciennement La Louvesc)

 

 Blason-Ardeche--parousie.over-blog.fr.png

 

 

"Se livrer"

Sainte Thérèse Couderc

 

"Déjà plusieurs fois Notre-Seigneur m'avait fait connaître combien il était utile pour l'avancement d'une âme qui désire sa perfection de se livrer sans réserve à la conduite de l'Esprit Saint. Mais ce matin il a plu à sa divine Bonté de m'en donner encore une vue toute particulière. Je me disposais à commencer ma méditation lorsque j'ai entendu le son de différentes cloches qui appelaient les fidèles à l'assistance aux divins Mystères. Dans ce moment, j'ai désiré m'unir à toutes les messes qui se disaient et ai pour cela dirigé mon intention afin d'y participer. Alors, j'ai vu d'une vue générale, tout l'univers catholique et une multitude d'autels où s'immolait en même temps l'adorable Victime. Le sang de l'Agneau sans tache coulait en abondance sur chacun de ces autels qui m'apparaissaient environnés d'une fumée fort légère qui s'élevait vers le ciel. Mon âme était saisie et pénétrée d'un sentiment d'amour et de reconnaissance à la vue de cette satisfaction si abondante que Notre-Seigneur offrait pour nous. Mais j'étais aussi dans un grand étonnement de ce que le monde entier n'en était pas sanctifié. Je demandai comment il se faisait que le sacrifice de la Croix n'ayant été offert qu'une seule fois ait été suffisant pour racheter toutes les âmes, et que, renouvelé tant de fois, il ne suffit pas à les sanctifier toutes. Voici la réponse que j'ai cru entendre : Le sacrifice est sans doute suffisant par lui même, et le sang de Jésus-Christ plus que suffisant pour la sanctification d'un million de mondes, mais les âmes manquent de correspondance et de générosité. Or, le grand moyen d'entrer dans la voie de la perfection et de la sainteté, c'est de se livrer à notre bon Dieu.

Mais qu'est-ce que "se livrer" ? Je comprends toute l'étendue du sens de ce mot : se livrer, mais je ne puis l'expliquer.

Je sais seulement qu'il est très étendu, qu'il embrasse le présent et l'avenir.

Se livrer, c'est plus que se dévouer, c'est plus que se donner, c'est même quelque chose de plus que s'abandonner à Dieu.

Se livrer enfin, c'est mourir à tout et à soi-même, ne plus s'occuper du moi que pour le tenir toujours tourné vers Dieu.

Se livrer, c'est encore ne plus se chercher en rien, ni pour le spirituel, ni pour le temporel, c'est-à-dire ne plus chercher de satisfaction propre mais uniquement le bon plaisir divin.

Il faut ajouter que se livrer, c'est aussi cet esprit de détachement qui ne tient à rien, ni pour les personnes, ni pour les choses, ni pour le temps, ni pour les lieux. C'est adhérer à tout, accepter tout, se soumettre à tout.

Mais on va croire peut-être que cela est bien difficile à faire. Qu'on se détrompe, il n'y a rien de si facile à faire et rien de si doux à pratiquer. Le tout consiste à faire une seule fois un acte généreux, en disant avec toute la sincérité de son âme :

"Mon Dieu, je veux être tout à vous, daignez accepter mon offrande". Et tout est dit. Avoir soin désormais de se tenir dans cette disposition d'âme et ne reculer devant aucun des petits sacrifices qui peuvent servir à notre avancement dans la vertu. Se rappeler que l'on s'est livré.

Je prie Notre-Seigneur de donner l'intelligence de ce mot à toutes les âmes désireuses de lui plaire, et de leur inspirer un moyen de sanctification si facile. Oh ! si l'on pouvait comprendre à l'avance quelles sont les douceurs et la paix que l'on goûte quand on ne met pas de réserve avec le Bon Dieu ! Comme il se communique à l'âme qui le cherche sincèrement et qui a su se livrer. Que l'on en fasse l'expérience et l'on verra que c'est là où se trouve le vrai bonheur que l'on cherche en vain sans cela.

L'âme livrée a trouvé le paradis sur la terre, puisqu'elle y jouit de cette douce paix qui fait en partie le bonheur des élus."

 

Sainte Thérèse Couderc, écrit à Montpellier le dimanche 26 juin 1864

 

 

 

 

 

Fragment-du-Manuscrit--SE-LIVRER--de-Sainte-Therese-Coude.jpg

Fragment du Manuscrit "SE LIVRER"

de Sainte Thérèse Couderc

 

 

 

Prières de Sainte Thérèse Couderc


Puissance du Père,

communiquez-vous à ma faiblesse

et daignez la relever de sa profonde misère,

afin qu’elle puisse faire des œuvres

dignes d’être offertes à votre divine Majesté

et de procurer sa Gloire.

 

Sagesse du Fils,

présidez à toutes mes pensées, paroles et actions

afin qu’elles soient toutes faites

selon les règles de cette Sagesse éternelle

qui est Vous-même, ô mon Dieu.

 

Amour de l’Esprit-Saint,

soyez le principe de toutes

les opérations de mon âme,

afin qu’elles soient toutes conformes

au bon plaisir Divin ! Amen !

 

Cette version est la seule qui existe dans les Archives écrite de la main de Mère Thérèse. Cependant, une version plus courte fut soumise à l’autorité ecclésiastique, reçut l’imprimatur et fut largement répandue. On ignore qui prépara cette version abrégée et pour quelles raisons.

 

 

Sainte-Therese-Couderc--de-Lalouvesc--Ardeche-.jpg

 

 

La Bonté

 

J'ai eu, il y a quelques jours,

une vue qui m'a bien consolée.

C'était pendant mon action de grâces

que je fis quelques réflexions sur la bonté de Dieu...

J'étais extrêmement touchée de ces réflexions,

lorsque je vis écrit comme en lettres d'or

ce mot Bonté,

que je répétais depuis longtemps avec une indicible douceur.

Je le vis, dis-je, écrit sur toutes les créatures

animées et inanimées, raisonnables ou non,

toutes portaient ce nom de bonté,

je le voyais même sur la chaise qui me servait de prie-Dieu.

Je compris alors que tout ce que ces créatures ont de bon

et tous les services et les secours que nous recevons de chacune d'elles

est un bienfait que nous devons à la bonté de notre Dieu,

qui leur a communique quelque chose de sa bonté infinie,

afin que nous la rencontrions en tout et partout.

 

Sainte Thérèse Couderc, fondatrice des Religieuses du Cénacle, 10 août 1866

 

 

 

 

ACTE D’OFFRANDE DE MÈRE THÉRÈSE COUDERC

 

Seigneur Jésus, je m’unis à votre sacrifice perpétuel, incessant, universel. Je m’offre a vous pour tous les jours de ma vie et pour chaque instant du jour, selon votre très sainte et très adorable volonté.

Vous avez été la victime de mon salut, je veux être la victime de votre amour.

Agréez mon désir, acceptez mon offrande, exaucez ma prière : que je vive d’amour, que je meure d’amour et que le dernier battement de mon cœur soit un acte du plus parfait amour.

 

 

Chambre-de-Sainte-Therese-Couderc-a-Lyon--parousie.over-.jpg

Chambre de Sainte Thérèse Couderc à Lyon

 


 

INVOCATIONS POUR LA FRANCE

 

Mon Dieu, convertissez votre peuple.

Mon Dieu, pardonnez à votre peuple.

Mon Dieu, faites miséricorde à votre peuple.

Mon Dieu, jetez un regard de compassion sur votre peuple.

Mon Dieu, n’abandonnez pas votre peuple.

Mon Dieu, soyez touché des maux de votre peuple.

Mon Dieu, venez au secours de votre peuple.

Mon Dieu, combattez pour votre peuple.

Mon Dieu, faites éclater votre puissance

Et votre bonté en faveur de votre peuple ;

Votre puissance en le secourant,

Et votre bonté en lui pardonnant.

 

 

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"CONSÉCRATION À LA SAINTE VIERGE"

"faite par Mère Thérèse (Couderc)

le jour de l'Assomption, 15 août 1837

dans l'église de Notre-Dame d'Ây

A.M.D.G." *

 

Signature-de-Sainte-Therese-Marie-Victoire-Couderc.gif

 

Glorieuse Vierge Marie, Mère de mon Dieu, reine du ciel et de la terre, ma protectrice, mon avocate et ma mère, ce dernier titre remplit de confiance et enflamme mon cœur d'amour pour vous. Daignez jeter un regard de bonté et de miséricorde sur la plus indigne et la plus ingrate de vos filles, et agréez l'offrande que je vous fais de moi-même et de tout ce qui m'appartient. Je vous consacre mon corps, mon âme, mon esprit et mon cœur : je veux que désormais ils soient tout occupés de vous aimer et de vous faire aimer. Mille et mille fois je me suis consacrée à vous, et mille et mille fois je me suis reprise et ai oublié que je n'étais plus à moi. Pardonnez, je vous prie, ma bonne et tendre Mère, pardonnez mon inconstance et ma légèreté ; c'en est fait, je ne vous oublierai jamais plus. Je veux au contraire qu'à dater de ce jour 15 août 1837 on puisse dire que mon amour pour vous et ma confiance en votre protection puissante ont été toujours croissant. Mais, ma bonne Mère, je ne vous consacre pas seulement ce qui me regarde personnellement ; je vous consacre aussi et vous prie de recevoir au nombre de vos filles toutes mes chères Sœurs que j'aime et dont je désire le salut et la perfection comme la mienne ; daignez les prendre toutes sous votre aimable et puissante protection, servez leur de Mère ; vous voyez que j'en porte le nom et n'en fais les fonctions que d'une manière trop imparfaite ; daignez vous souvenir, ô mon auguste princesse, que cette petite communauté et toutes les filles qui la composent vous ont été déjà consacrées une fois par votre fidèle serviteur, notre bon Père Terme. Ne nous désavouez pas, je vous en conjure, quelque indignes que nous soyons de vos faveurs : je sens, ma bonne Mère, que le présent que je vous fais est bien indigne de vous, puisque nous sommes toutes remplies de défauts, de misères, d'imperfections. C'est précisément cette pauvreté spirituelle, ce dénuement de toutes les vertus, qui attirera vos regards de compassion sur nous, ô Mère pleine de bonté ; daignez nous corriger de nos défauts et nous instruire dans la science des vertus solides et nous faire marcher dans la voie de la perfection religieuse afin que nous devenions toutes des épouses dignes du Cœur de Jésus.

Je vous prie encore, ma bonne Mère, de couvrir de votre protection et de venir au secours de toutes les âmes qui viendront pratiquer les saints Exercices de la retraite dans votre maison. Je dis dans votre maison : je ne la regarderai plus désormais que comme vous appartenant, et si vous voulez que je porte encore le nom de Supérieure, je veux que ce ne soit que pour vous représenter ; car je me démets aujourd'hui de la supériorité ; et lorsque je serai obligée de me livrer à quelqu'une des fonctions que cette charge exigera de moi, je vous demanderai la permission, n'ayant aucun droit d'agir par moi-même, puisque je vous ai tout donné.

En terminant cette consécration, ô ma bonne Mère, prosternée encore au pied de votre autel, je vous conjure pour l'honneur de votre saint nom et la gloire de votre divin Fils, de m'obtenir la grâce d'agir toujours dans toutes mes actions par des motifs surnaturels, d'obéir et d'être fidèle à la grâce, et d'être toujours animée de l'esprit de Jésus-Christ afin que l'esprit propre n'y soit pour rien, que j'écoute toujours et que j'obéisse à la voix de la grâce, et jamais à celle de la nature ; enfin, ô grande Reine du ciel et de la terre, protégez-nous, aidez-nous, priez pour nous dans ce lieu de pèlerinage et d'exil et obtenez-nous la grâce de jouir un jour de votre aimable présence et de celle de Jésus, mon Divin Epoux ; c'est là ma fin et celle de tous les chrétiens. Puissions-nous travailler avec zèle à y parvenir.

Amen. Amen. Amen.

Soyez bénie et louée mille fois, ô Sainte Mère de Dieu de m'avoir permis de venir aujourd'hui vous faire ma consécration dans cette église spécialement consacrée à votre honneur.

 

* A.M.D.G., devise des Jésuites, signifie en latin "Ad Maiorem (ou Majorem) Dei Gloriam" (Pour la Plus Grande Gloire de Dieu).

 

 

Pere-Etienne-TERME---Copie.jpg

Père Jean-Pierre-Étienne Terme

Fondateur de la Congrégation

des Sœurs de Saint-Régis

né le 25 décembre 1791 au Plagnal (Ardèche)

mort le 12 décembre 1834 au Plagnal

 

 

 

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De même que la Divine Providence a uni pour toujours Marthe Robin et le Père Georges Finet pour la mise en oeuvre des Foyers de Lumière, de Charité et d'Amour (Foyers de Charité), Elle a aussi étroitement lié pour l'éternité Mère Thérèse Couderc et le Père Étienne Terme afin qu'ils créent une oeuvre de l'Amour de Dieu, d'abord dans une sainte partie de l'Ardèche, puis dans le monde entier de nos jours.

En effet, le Bon Père Terme est le fondateur de la Congrégation des Sœurs de Saint-Régis. Dès l'hiver 1825-1826, il parvient à organiser un premier accueil, et entreprend la construction d'une maison dédiée à cet accueil des femmes en pèlerinage, et qui sera la première maison de la Congrégation Notre-Dame du Cénacle, ou "le Cénacle" (Sisters of the Cenacle - Suore di Nostra Signora del Ritiro al Cenacolo).

Marie-Victoire Couderc, devenue Soeur Thérèse, sera appelée par le Père Terme en 1827, avec deux de ses sœurs, pour prendre en charge cette nouvelle fondation. À moins de 23 ans, Soeur Thérèse va devenir Mère Thérèse en assumant, avec une grande humilité, les fonctions de Mère Supérieure.

L'institution s'est divisée en deux branches, les Sœurs des écoles (Sœurs de Saint-Régis) et les Sœurs de la retraite qui seront appelées plus tard Sœurs de Notre-Dame du Cénacle.

 

Patrick, l'auteur de ce blog, à partir notamment de sources du site Wikipédia

 

 

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Reliques de Saint-Régis

Jean-François Régis (1597 - 1640)

« L'Apôtre du Velay »

Basilique de Lalouvesc


 

 

 

 

Père Étienne Terme, le 2e Apôtre du Vivarais, d'après le livre "The Household of God" Marie Thérèse Couderc, par C.C. Martindale (1921)

 

 

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St Therese Couderc

Mother Marie Victoire Thérèse Couderc

 

1805: Birth in Le Mas, (Sablières-Ardèche), France; February 1

1826: Foundation, with Fr. Stephen Terme, of the Congregation of Our Lady of the Retreat in the Cenacle, in La Louvesc, France

1885: Death in Lyon, France, September 26

1970: Canonization

Feast Day, September 26

The writings of Saint Therese Couderc have until now not been readily accessible.

 

 

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TO SURRENDER ONESELF

"Se livrer"

 

I was preparing to begin my meditation, when I heard the pealing of the church bells calling the faithful to attend the divine Mysteries. At that moment the desire came over me to unite myself with all the masses which were being said, and to that end I directed my intention so that I might participate in them.

Then I had an overall view of the whole Catholic world and a multitude of altars upon which at one and the same time the adorable Victim was being immolated. The blood of the Lamb without stain was flowing abundantly over every one of these altars, which seemed to be surrounded by a light cloud of smoke ascending toward heaven. My soul was seized and penetrated with a feeling of love and gratitude on beholding this most abundant satisfaction that Our Lord was offering for us.

But I was also greatly astonished that the whole world was not sanctified by it. I asked how it could be that the sacrifice of the Cross having been offered only once was sufficient to redeem all souls, while now being renewed so often it was not sufficient to sanctify them all.

This is the answer I thought I heard: The sacrifice is without any doubt sufficient by itself, and the Blood of Jesus Christ more than sufficient for the sanctification of a million worlds, but souls fail to correspond, they are not generous enough. Now the great means by which one may enter into the path of perfection and of holiness is to surrender oneself to our good God.

But what does it mean to surrender oneself?

I understand the full extent of the expression to surrender oneself, but I cannot explain it. I only know that it is very vast, that it embraces both the present and the future.

To surrender oneself is more than to devote oneself, more than to give oneself, it is even something more than to abandon oneself to God. In a word, to surrender oneself is to die to everything and to self, to be no longer concerned with self except to keep it continually turned toward God.

To surrender oneself is, moreover, no longer to seek oneself in anything, either for the spiritual or the physical, that is to say, no longer to seek one's own satisfaction, but solely the divine good pleasure.

It should be added that to surrender oneself is also to follow that spirit of detachment which clings to nothing, neither to persons nor to things, neither to time nor to place. It means to adhere to everything, to accept everything, to submit to everything.

But perhaps you will think that this is very difficult to do. Do not let yourself be deceived. There is nothing so easy to do, nothing so sweet to put into practice. The whole thing consists in making a generous act once and for all, saying with all the sincerity of your soul: "My God, I wish to be entirely thine; deign to accept my offering." And all is said. But from then on, you must take care to keep yourself in this disposition of soul and not to shrink from any of the little sacrifices which can help you advance in virtue. You must always remember that you have surrendered yourself.

I pray to our Lord to give an understanding of this word to all souls desirous of pleasing him and to inspire them to take advantage of so easy a means of sanctification. Oh! If people could just understand ahead of time the sweetness and peace that are savored when nothing is held back from the good God! How he communicates himself to the one who seeks him sincerely and has known how to surrender herself. Let them experience it and they will see that here is found the true happiness they are vainly seeking elsewhere.

The surrendered soul has found paradise on earth, since she enjoys that sweet peace which is part of the happiness of the elect.

Saint Thérèse Couderc

June 26, 1864

 

 

 

 

Prayers of Saint Therese Couderc

 

Mighty strength of the Father,

Infuse my weakness

and graciously lift it up

from the depth of its poverty;

so that even this weakness may perform deeds

worthy of being offered

to your divine Majesty

and of bringing you glory.

 

Wisdom of the Son,

Direct all my thoughts, words, and actions.

so that they may all be in accord

with that eternal Wisdom –

which is You yourself, O my God.

 

Love of the Holy Spirit,

Be the origin of all

the workings of my soul,

so that all may be in harmony

with the divine good pleasure! Amen!

 

 

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ACT OF OBLATION

 

Lord Jesus, I unite myself to your perpetual, unceasing, universal sacrifice.

I offer myself to you every day of my life and every moment of every day, according to your most holy and adorable will.

You have been the victim of my salvation, I wish to be the victim of your love.

Accept my desire, take my offering, graciously hear my prayer: let me live by love, let me die of love, and let my last heartbeat be an act of the most perfect love.

 

 

 

 

INVOCATIONS FOR FRANCE

 

My God, convert your people.

My God, pardon your people.

My God, be merciful to your people.

My God, look with compassion on your people.

My God, do not abandon your people.

My God, be moved by the troubles of your people.

My God, come to the aid of your people.

My God, fight for your people.

My God, make your power and your kindness

shine forth for your people:

your power in helping them,

and your kindness in pardoning them.

 

 

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St. Regis helped by his guardian angel

St John Francis Regis Basilica (Ardèche-France)

Saint-Régis secouru par son ange gardien

Basilique Saint-Régis de Lalouvesc


 

 

 

Letters of Saint Therese Couderc

 

 

Goodness

"La Bonté"

 

A few days ago, I saw something that consoled me very much. It was during my thanksgiving, when I was making a few reflections on the goodness of God — and how would it be possible not to think of this in such moments: of this infinite goodness, uncreated goodness, source of all goodness! And without which there would be no goodness, neither in people nor in other creatures.

I was extremely touched by these reflections, when I saw written as in letters of gold this word Goodness, which I repeated for a long while with an indescribable sweetness. I saw it, I say, written on all creatures, animate and inanimate, rational or not — all bore this name of goodness. I saw it even on the chair which I was using for a kneeler. I understood then that all that these creatures have of good and all the services and help that we receive from each of them are a blessing that we owe to the goodness of our God, who has communicated to them something of his infinite goodness, so that we may meet it in everything and everywhere.

Saint Thérèse Couderc,

Letter of August 10, 1866

 

 

Brief quotations

These are excerpts taken from the letters of the Cenacle's Mother Therese.


CONFIDENCE IN THE GOODNESS OF GOD'S WILL

The best plan, it seems to me, would therefore be to wait a little longer, but to wait with patience, with sweetness, withpeace; the Lord's times are not always our times, it is true, but what does it matter so long as we are doing His will. At such times, we may say with Our Lord in the garden of olives: Let not my will be done, but Thine. Now the will of God manifests itself by the events He ordains or permits; let us adore His designs and submit to them with love, persuaded that all will be for our greater good.

Letter to her nephew, Abbé Léon Couderc,

Lyon, January 15, 1881

 

... not my will be done, but His. This is my prayer of preference which I mean to make every day so long as the breath of life is left to me, because it is the one which gives me and leaves with me the greatest peace of soul.

Letter to Mother Marie Aimée Lautier,

Lyon, October 16, 1881

 

 

THE CROSS

The Cross in any form is always the tree of life and the hope which faith gives us of gathering its fruits of life reanimates our courage in accepting it in all its rigors from the hand of Our Lord, who has Himself chosen that which will serve our sanctification most efficaciously.

Letter to M Dambuent,

Fourvière, December 20, 1867

 

... I knew that I could say nothing and do nothing to arrest your pain or even sweeten it. So then I confined myself to imploring the divine Consoler who knows an about it, to do by Himself what others cannot. He alone possesses remedies for all ills, consolations for all troubles. It is He who gives the cross and it is He also who teaches and helps us to bear it.

Letter to M de Larochnégly,

Lyon, June 15, 1878

 

The Cross in any form is always the tree of life and the hope which faith gives us of gathering its fruits of life reanimates our courage in accepting it in all its rigors from the hand of Our Lord, who has Himself chosen that which will serve our sanctification most efficaciously.

Letter to M Dambuent,

Fourvière, December 20, 1867

 

 

POVERTY OF SPIRIT

Speaking of her retreat: I made them all [i.e., all the meditations] and followed the subjects in the order in which they were placed and in all of them, even those upon the great truths like sin and punishment I saw a God kind and merciful to me, to Whom I owed my whole love. So I allowed myself to follow that attraction of love which is always the dominant and most frequent of my moods .... So I allowed the good God and His grace to work, gratefully receiving each day what He deigned to give me, well knowing that I possessed nothing and that all things came to me from Him.

Letter to M de Larochnégly,

Montpellier, February 13, 1864

 

I see in myself nothing but poverty, powerlessness, uselessness in my life and a total destitution of every virtue which covers me with confusion. I no longer ask God that I may know myself better, since a day during this Lent He gave me so clear a view of my deep poverty and my nothingness that I even prayed He would show me no more of it, fearing lest discouragement should take possession of my soul. Yet He always gave me the grace not to be discouraged and not to lose peace, abandoning myself to Him and desiring nothing else than to love Him and to be united to Him more and more, and He gave me this grace by often drawing me to Himself in an almost irresistible manner.

Letter to M de Larochnégly,

Montpellier, April 23, 1865 (dated 1866)

 

But I find myself quite destitute of virtue, I may even say that I see none in myself and it seems to me that, if the Good God should call me to render to Himself an account of my works, I would find myself empty-handed with no other recourse than His great Mercy. With this I hope, I have confidence and I abandon myself to His good pleasure with a calmness, a peace that nothing can trouble and which seems to me that He alone can give.

Letter to M de Larochnégly,

Lyon, August 7, 1867

 

All my virtue is only in desires and in sterile desires: I do no more one day than another and when I have to appear before God, I shall have hands empty of good works, for I have never done anything that could promote His glory. I thought of this many times during this retreat, however I do not want to become discouraged and since the good God has made me realize so clearly that I can do nothing, I hope and want to hope that He will do all, and then rely n the divine mercy: the most wretched have more claim to it than others.

To Mother de Larochnégly,

Lyon, December 23, 1968

 

In the moments of despair I offer the merits of Our Lord which are more than sufficient to supply a poverty so extreme, an indigence so great and, in this way, the good God has given me the grace not to become discouraged.

To Mother de Larochnégly,

Lyon, October 19, 1873

 

... how can I not feel it, this extreme poverty, when the proofs are there to convince us? At night, when I want to cast my eyes over my day, I see nothing but uselessness; even more than that, I see nothing but failure, defects, imperfections. Prayer, labor, rest, everything is imperfect, there is nothing good. What shall I do then? Well, so that I may not get discouraged, for I fear discouragement, I cast all this into the heart of Jesus which is an abyss of mercy, and I beg Him to deign, in His bounty, kindly to repair all, to perfect all, to sanctify all, since of my own accord I am able only to do evil.

Here, my very Reverend Mother, is where I am, I resolve to do better the next day and I do no better; it seems to me that I no longer know how to pray or meditate. At these times, my cry of distress, "My God, have pity on us," serves me for meditation. These few words express many things for me.

Letter to Mother Marie Aimée Lautier,

Lyon, October 17, 1882

 

 

 

The Household of God Marie Thérèse Couderc, by C.C. Martindale (1921)

 

 

 

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 11:41

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Thérèse de Lisieux "La Sacristine"

Tableau de sa soeur Céline (1869-1959)

1913

 

 

 

 

"23 Jésus lui répondit : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui.

 

24 Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.

 

25 Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous.

 

26 Mais le consolateur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

 

27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s'alarme point."

 

Jean 14 : 23-27 (Louis Segond)

 

 

 

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Portrait de Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus

d'après un tableau de sa soeur Céline Martin

(Sœur Geneviève de la Sainte-Face)

 

 

"Ce qui m'attire vers la patrie des cieux

c'est l'appel du Seigneur, c'est l'espoir de l'aimer enfin

comme je l'ai tant désiré, et la pensée que je pourrai le faire aimer

d'une multitude d'âmes qui les béniront éternellement."


(écriture de la petite Thérèse)

 

 

 

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"Vivre d'amour !"

 Air du cantique : Il est à moi !

 

"Au soir d'amour, parlant sans parabole,

Jésus disait : « Si quelqu'un veut m'aimer,

« Fidèlement qu'il garde ma parole,

« Mon Père et moi viendrons le visiter ;

« Et, de son cœur, faisant notre demeure,

« Notre palais, notre vivant séjour,

« Rempli de paix, nous voulons qu'il demeure

« En notre amour. »

 

Vivre d'amour, c'est te garder toi-même,

Verbe incréé ! Parole de mon Dieu !

Ah! tu le sais, divin Jésus, je t'aime !

L'Esprit d'amour m'embrase de son feu.

C'est en t'aimant que j'attire le Père,

Mon faible cœur le garde sans retour ;

O Trinité ! vous êtes prisonnière

De mon amour.

 

Vivre d'amour, c'est vivre de ta vie,

Roi glorieux, délices des élus !

Tu vis pour moi caché dans une hostie...

Je veux pour toi me cacher, ô Jésus !

A des amants il faut la solitude,

Un cœur à cœur qui dure nuit et jour ;

Ton seul regard fait ma béatitude,

Je vis d'amour!

 

Vivre d'amour, ce n'est pas sur la terre

Fixer sa tente au sommet du Thabor ;

Avec Jésus, c'est gravir le Calvaire,

C'est regarder la croix comme un trésor !

Au ciel, je dois vivre de jouissance,

Alors l'épreuve aura fui sans retour :

Mais, ici-bas, je veux dans la souffrance

Vivre d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est donner sans mesure,

Sans réclamer de salaire ici-bas ;

Ah! sans compter je donne, étant bien sûre

Que lorsqu'on aime on ne calcule pas.

Au Cœur divin, débordant de tendresse,

J'ai tout donné ! légèrement je cours...

Je n'ai plus rien que ma seule richesse :

Vivre d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est bannir toute crainte,

Tout souvenir des fautes du passé.

De mes péchés je ne vois nulle empreinte,

Au feu divin chacun s'est effacé.

Flamme sacrée, ô très douce fournaise,

En ton foyer je fixe mon séjour ;

Jésus, c'est là que je chante à mon aise :

Je vis d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est garder en soi-même

Un grand trésor en un vase mortel.

Mon Bien-Aimé ! ma faiblesse est extrême !

Ah ! je suis loin d'être un ange du ciel.

Mais, si je tombe à chaque heure qui passe,

Me relevant, m'embrassant tour à tour,

Tu viens à moi, tu me donnes ta grâce,

Je vis d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est naviguer sans cesse,

Semant la joie et la paix dans les cœurs ;

Pilote aimé ! la charité me presse,

Car je te vois dans les âmes, mes sœurs.

La charité, voilà ma seule étoile :

A sa clarté, je vogue sans détour ;

J'ai ma devise écrite sur ma voile :

« Vivre d'amour ! »

 

Vivre d'amour, lorsque Jésus sommeille,

C'est le repos sur les flots orageux.

Oh! ne crains pas, Seigneur, que je t'éveille,

J'attends en paix le rivage des cieux...

La Foi bientôt déchirera son voile,

Et mon Espoir ne comptera qu'un jour ;

La Charité gonfle et pousse ma voile,

Je vis d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est, ô mon divin Maître !

Te supplier de répandre tes feux

En l'âme élue et sainte de ton prêtre ;

Qu'il soit plus pur qu'un séraphin des cieux !

Protège-la ton Eglise immortelle,

Je t'en conjure à chaque instant du jour.

Moi, son enfant, je m'immole pour elle,

Je vis d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est essuyer ta Face,

C'est obtenir des pécheurs le pardon.

O Dieu d'amour ! qu'ils rentrent dans ta grâce,

Et qu'à jamais ils bénissent ton Nom !

Jusqu'à mon cœur retentit le blasphème ;

Pour l'effacer je redis chaque jour :

O Nom sacré ! je t'adore et je t'aime,

Je vis d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est imiter Marie

Baignant de pleurs, de parfums précieux

Tes pieds divins, qu'elle baise ravie,

Les essuyant avec ses longs cheveux ;

Puis, se levant, dans une sainte audace,

Ton doux Visage elle embaume à son tour :

Moi, le parfum dont j'embaume ta Face,

C'est mon amour !

 

« Vivre d'amour, quelle étrange folie !

Me dit le monde, ah ! cessez de chanter ;

Ne perdez pas vos parfums, votre vie ;

Utilement, sachez les employer ! »

—T'aimer, Jésus, quelle perte féconde !

Tous mes parfums sont à toi sans retour.

Je veux chanter en sortant de ce monde :

Je meurs d'amour !

 

Mourir d'amour, c'est un bien doux martyre,

Et c'est celui que je voudrais souffrir.

O Chérubins ! accordez votre lyre,

Car, je le sens, mon exil va finir...

Dard enflammé, consume-moi sans trêve,

Blesse mon cœur en ce triste séjour.

Divin Jésus, réalise mon rêve :

Mourir d'amour !

 

Mourir d'amour, voilà mon espérance !

Quand je verrai se briser mes liens,

Mon Dieu sera ma grande récompense ;

Je ne veux point posséder d'autres biens.

De son amour je suis passionnée ;

Qu'il vienne enfin m'embraser sans retour !

Voilà mon ciel, voilà ma destinée :

Vivre d'amour !..."

 

"25 février 1895."

 

 

Source : "HISTOIRE D'UNE ÂME ÉCRITE PAR ELLE-MÊME" (The Story of a Soul), "POÉSIES", "Première partie" (2ème poème), Imprimatur le 18 février 1911, Bayeux (Calvados) ["Bajocis, 18ª Februarii 1911", "A. QUIRIÉ, vic. gen."].

 

 

 

 

 

 

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Septembre 1894

 


 

 

 

 

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 11:06

Saint Fulbert de Chartres, d'après peinture sur vélin d'A

Fulbertus Carnotensis

Saint Fulbert de Chartres, Évêque de Chartres

Disciple et élève de Gerberti Aureliacensis

(Gerbert d'Aurillac, futur Pape Sylvestre II)

né vers 960 dans le Diocèse de Laudun (Ancienne Aquitaine)

mort le 10 avril 1028 à Chartres (Eure-et-Loir)

Image d'après une peinture sur vélin d'André de Mici (1028)

 

 

 

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Hyperdulie :

 

"Nom féminin (latin médiéval hyperdulia, du grec huperdoulos, plus qu'esclave)."

"Culte d'hyperdulie, culte réservé à la Vierge Marie en raison de sa prééminence parmi les saints."

 

Source : http://www.larousse.fr

 

 

 

"Dans le catholicisme, le culte d'hyperdulie (du grec ancien υπέρ / hyper, au-dessus, et δουλεία / douleia, servitude), est le culte rendu à la Vierge Marie, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges (dulie). Ce terme est à distinguer de celui d'adoration (ou latrie) qui ne convient que pour Dieu.

La distinction entre cultes de latrie, de dulie, et d'hyperdulie a été introduite par le concile de Trente au xvie siècle."

 

Source : http://fr.wikipedia.org

 

 

 

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Pentecôte, église de l'ancien hôpital d'Innsbruck

Tyrol - Autriche

 

 

 

 

"Je suis le très petit évêque d'une très grande Église."

"Je suis un homme rempli de misères,

incapable de me conduire moi-même et néanmoins

chargé de conduire les autres dans les voies du salut."

 

Saint Fulbert de Chartres 

 

 

 

 

La Sainte Vierge d'après les Pères, tome 4, Abbé Jean-André Barbier (1867)

 

 

 

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Notre-Dame de France

Rocher Corneille, Le Puy (Haute-Loire)

Statue érigée le 12 septembre 1860

par Mgr Joseph Auguste Victorin de Morlhon

 

 

 

 

Prière anonyme en l'honneur de la

Nativité de la Très-Sainte Vierge Marie

 

Ô Marie,

Vierge heureuse et bénie,

permettez-moi de m'approcher

de Votre berceau,

et de joindre mes louanges

à celles que Vous rendent les anges

qui Vous entourent, heureux d'être les témoins

des merveilles de Votre naissance.

Agenouillé devant Vous,

je Vous fais l'offrande de mon coeur ;

Reine du Ciel et de la Terre,

recevez-moi et gardez-moi.

 

Je Vous salue, Marie,

Ô fruit de pureté !

La terre maudite s'étonne

d'avoir pu Vous produire.

Ô Marie, pleine de Grâce,

Vous relevez l'espoir des enfants d'Ève

chassée du paradis,

et Vous ranimez leur confiance.

Au jour de Votre entrée dans le monde,

nous avons relevé nos fronts abattus :

Votre naissance annonce celle du Rédempteur,

comme l'aurore annonce la venue du jour.

 

Je Vous salue, Marie,

Ô étoile de Jacob !

Le soleil de Justice va se lever,

le jour de la Grâce va luire,

et c'est Vous qui avez hâté Sa venue.

Vos désirs, plus ardents que ceux

des patriarches et des prophètes,

attirent le véritable Emmanuel dans Votre sein,

et c'est à Vous qu'il appartiendra de nous donner

le Verbe fait chair.

 

Que Vos saintes mains, Ô Marie,

répandent dans mon coeur avec profusion

l'humilité, l'innocence, la simplicité,

la douceur et la Charité :

que ces vertus de Votre Coeur saisissent le mien

pour que j'appartienne avec Vous au Christ,

mon Seigneur, et qu'en Lui,

je sache offrir le bien que je fais

et le mal que je souffre,

pour la plus grande Gloire de Dieu,

qui est le salut des pécheurs.

 

 

 

Cathedrale-de-Chartres--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

Site officiel de la Cathédrale de Chartres

 

 

 

Association des Amis de la Cathédrale de Chartres

 

 

 

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Chef de Saint-Yves

Salle du Trésor

Cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier

 

 

 

 

Antiennes de Saint Fulbert de Chartres

 

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

 

Solem iustitiae, regem paritura supremum,

Stella Maria maris hodie processit ad ortum ;

Cernere divinum lumen gaudete, fideles.

Celle qui va engendrer le Soleil de Justice, le Roi suprême,

Marie, l’Étoile de la mer, s’avance aujourd’hui en Son jardin ;

Réjouissez-vous, fidèles, de contempler la clarté divine.

 

 

Stirps Iesse virgam produxit virgaque florem,

Et super hunc florem requievit spiritus almus ;

Virgo Dei genetrix virga est, flos Filius eius.

La souche de Jessé a produit une tige, et la tige une fleur,

Et sur cette fleur s’est posé l’Esprit fécond ;

La tige est la Vierge Mère de Dieu, et la fleur Son Fils.

 

 

Ad nutum Domini nostrum ditantis honorem

Sicut spina rosam genuit Iudae Mariam,

Ut vitium virtus operiret, gratia culpam.

Selon la Volonté du Seigneur d’accroître notre honneur,

La Judée engendra Marie comme l’épine la rose,

Pour que la vertu étouffe le vice, et la Grâce, le péché.

 

 

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Icône de la Mère de Dieu

"Joie inattendue"

 

 

 

Magnificat 

Vêpres byzantines du 8 septembre

 

Nativitas tua, Dei Genetrix Virgo, gaudium annuntiavit universo mundo : ex te enim ortus est sol iustitiae, Christus Deus noster : qui solvens maledictionem, dedit benedictionem ; et confundens mortem, donavit nobis vitam sempiternam.

 

Votre Nativité, Vierge Mère de Dieu, a apporté au monde entier un joyeux message, car c’est de Vous qu’est né le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, qui, effaçant la malédiction, nous a donné la bénédiction, et qui, vainqueur de la mort, nous a donné la vie éternelle.

 

Source : "Diurnal monastique", Office Bénédictin de l’Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, p. 888.

 

 

Millenaire-de-l-episcopat-de-Saint-Fulbert-de-Chartres--1.png

 

 

Archives du site officiel pour la Commémoration du

Millénaire de l'épiscopat de Saint Fulbert de Chartres

(Français - English)

 

 


Un manuscrit chartrain du XIe siècle : Fulbert, Evêque de Chartres (1893)

 

 

 

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« Priant Marie qu’elle fasse agréer à son Fils l’offrande que nous lui faisons de nous-mêmes et de ce qui nous appartient ; qu’elle nous obtienne la pureté de l’âme et du corps, la lumière des sciences divines, la ferveur de la foi et de la charité ; en sorte qu’étant embrasés du feu de sa sainte grâce, éclairés par le Saint-Esprit, nous puissions avec un cœur bien pur, nous produire en son saint Temple, par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il. »

 

Sermon de Saint-Fulbert dans « Histoire de la prédication, ou la manière dont la Parole de Dieu a été prêchée dans tous les siècles », « Par Joseph Romain Joly », page 301, Amsterdam, MDCCLXVII (1767).

 

 

 

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O Beata Virgo Maria


O BEATA Virgo Maria, quis tibi digne valeat iura gratiarum ac laudum praeconia rependere, quae singulari tuo assensu, mundo succurristi perdito? Quas tibi laudes fragilitas humani generis persolvat, quae solo tuo commercio recuperandi aditum invenit?

Accipe itaque quascumque exiles, quascumque meritis tuis impares gratiarum actiones, et cum susceperis vota, culpas nostras orando excusa. Admitte nostras preces intra sacrarium exauditionis et reporta nobis antidotum reconciliationis. Sit per te excusabile quod per te ingerimus; fiat impetrabile quod fida mente poscimus.

Accipe quod offerimus, redona quod rogamus, excusa quod timemus, quia Tu es spes unica peccatorum. Per te speramus veniam delictorum et in te, beatissima, nostrorum est expectatio praemiorum. Sancta Maria, succurre miseris; iuva pusillanimes; refove flebiles; ora pro populo; interveni pro clero; intercede pro devoto femineo sexu: sentiant omnes tuum iuvamen, quicumque celebrant tuam sanctam commemorationem.

Assiste parata votis poscentium et reporta nobis optatum effectum. Sint tibi studia assidua orare pro populo Dei, quae meruisti, benedicta, Redemptorem ferre mundi, qui vivit et regnat in saecula saeculorum. Amen.

 

Écrit par Saint Fulbert de Chartres dans le Sermon IX : "De Annuntiatione Dominica". Ce texte est attribué, à tort, à Saint-Augustin, dans le Livre 10, Sermon 18 : "De Sanctis", parce que le sermon de Saint Fulbert est apparu, à une certaine époque, dans certains recueils d'ouvrages de Saint-Augustin. Il est maintenant avéré que ce sermon n'est pas de Saint-Augustin.

 

Source : http://www.preces-latinae.org

 

 

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O Blessed Virgin Mary


O BLESSED Virgin Mary, who can worthily repay thee thy just dues of praise and thanksgiving, thou who by the wondrous assent of thy will didst rescue a fallen world? What songs of praise can our weak human nature recite in thy honor, since it is by thy intervention alone that it has found the way to restoration?

Accept, then, such poor thanks as we have here to offer, though they be unequal to thy merits; and, receiving our vows, obtain by thy prayers the remission of our offenses. Carry thou our prayers within the sanctuary of the heavenly audience, and bring forth from it the antidote of our reconciliation. May the sins we bring before Almighty God through thee, become pardonable through thee; may what we ask for with sure confidence, through thee be granted.

Take our offering, grant us our requests, obtain pardon for what we fear, for thou art the sole hope of sinners. Through thee we hope for the remission of our sins, and in thee, O blessed Lady, is our hope of reward. Holy Mary, succor the miserable, help the fainthearted, comfort the sorrowful, pray for thy people, plead for the clergy, intercede for all women consecrated to God; may all who keep thy holy commemoration feel now thy help and protection.

Be thou ever ready to assist us when we pray, and bring back to us the answers to our prayers. Make it thy continual care to pray for the people of God, thou who, blessed by God, didst merit to bear the Redeemer of the world, who liveth and reigneth, world without end. Amen.

 

From the Raccolta #341. (Secret Mem., May 19, 1854; S. P. Ap., Feb. 5, 1932).

 

Written by Bishop Fulbert of Chartres (ca 951-ca 1029), it appears in his Sermo IX, De Annuntiatione Dominica. The prayer is sometimes attributed to St. Augustine, Book 10, Sermon 18, de Sanctis, since Bishop Fulbert's sermon appeared in the collected works of St. Augustine at one time. However, it is now known that the sermon is not Augustine's, but Bishop Fulbert's.

 

 

Le-roi-Robert-II-le-Pieux-et-saint-Fulbert-de-Chartres.-Gra.jpg

Le roi Robert II de France dit le Pieux

et Saint Fulbert de Chartres

Grandes Chroniques de France (XIVème siècle)

 

 


« O Marie, vous étes une éleuë * insigne entre toutes les filles, vous qui avez toûjours été Immaculée dés le commencement de vôtre création, à cause que vous deviez enfanter le Créateur de toute Sainteté. »

 

* élue

 

Écrit par Saint Fulbert de Chartres dans « Conférences théologiques et spirituelles sur les grandeurs de la Très-Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu », Tome 1er, page 179, "par le P. Louis-François d'Argentan, Capucin" ; Rouen, MDCLXXX (1680).

 

 

 

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Saint-Joseph le Juste (صادق Tsadik צדיק)

et l'Enfant-Jésus

 

 

 

 

Guérison miraculeuse de Saint Fulbert par le

Très Saint Lait de la Vierge Marie

 

 

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Image d'après le livre "Conférences théologiques et spirituelles sur les grandeurs de la Très-Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu", page 521, "par le P. Louïs François d'Argentan, Capucin" ; Paris, MDCLXXXVII (1687).

 

 

 

 

Reliques du Saint-Lait de la Vierge Marie

 

 

 

 

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"Blessed Virgin Mary and Baby Jesus"

Sainte Vierge Marie et l'Enfant-Jésus

Mark Sanislo

 

 

 

« Saint Fulbert, évêque de Chartres, n’eût pas été aussi digne des hommages de ses enfants, si à l’éclat du savoir il n’eût joint celui de la sainteté. Ses écrits nous révèlent avec quelle prudence il gouverne son Eglise, avec quelle douceur il reprend les réfractaires, avec quelle charité il console les affligés et sustente les pauvres. Ses éminentes vertus lui obtinrent du Ciel le don des miracles. N’était-il pas à la source même, au pied du temple de Marie, d’où elle répandait l’onde bienfaisante de la grâce sur tous les maux de son peuple ? Sa dévotion était si grande pour cette Dame de Chartres, qu’il a célébrée si souvent dans ses chants poétiques, qu’elle devait leur faire partager son pouvoir divin sur toutes les souffrances physiques et morales. Mais surtout il semble qu’après la reconstruction de son sanctuaire elle devait commencer, en faveur de ce pontife de prédilection, cette longue série de prodiges dont le Ciel mieux que la terre a enrichi ses divines annales.

Dieu permit qu’une maladie cruelle vînt éprouver la vertu de Fulbert, ou plutôt il envoya la souffrance à celui qu’il aimait, afin d’opérer en sa faveur une guérison éclatante. Un mal intérieur consumait de jour en jour le saint évêque ; l’art devenait impuissant contre les ravages de la maladie, et déjà les craintes de le perdre avaient jeté l’affliction et le deuil sur toute la cité. Mais cet apôtre de Marie ne devait pas encore mourir ; cette bouche éloquente devait encore exalter la Reine des vierges et chanter sa naissance.

Une nuit la douleur devient plus aiguë, la fièvre plus ardente ; des symptômes de mort se produisent… C’est l’heure de l’épreuve ; celle de la guérison va suivre. On prie pour le pontife vénéré, dans tous les asiles où veille la pénitence… Tout-à-coup, raconte l’historien de sa vie, une Dame lui apparaît, éclatante de beauté, parée comme une reine, douce comme une mère : c’était Marie. Elle s’approche de la couche douloureuse, et de sa main bénie elle lui donne un remède mystérieux ; il humecte le palais desséché du malade, rafraîchit sa langue ulcérée par la fièvre, circule dans ses veines comme un baume réparateur, et opère une guérison instantanée. La Dame s’évanouit et remonte au ciel.

Fulbert, rendu à son troupeau par un prodige si frappant de la bonté de Marie, voulut lui témoigner une éternelle reconnaissance. Il institua, ou du moins il fit célébrer avec plus de pompe qu’autrefois, la fête de la Nativité de la Sainte-Vierge, et voulut que tous les ans le 8 septembre fût une des plus grandes solennités de son Eglise. »

 

Source : « Le pouvoir de Marie en exemples ou nouveaux témoignages de la puissance et de l’amour de la Très-Sainte-Vierge », "par le R. P. (Jean-Joseph) Huguet", 1860, pages 73 à 75.

 

 

 

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Ex-voto anonyme à la Vierge Noire d'Einsiedeln (1781)

 

 

 

 

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 12:35

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Naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ

d'après les visions de la Bienheureuse

Anna Katharina Emmerick

 

 

 

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"LII - La sainte Famille entre dans la Grotte de la Crèche.

 

(Le vendredi, 23 novembre.) Il était déjà tard quand ils arrivèrent devant l'entrée de la grotte. La jeune ânesse, qui, depuis qu'ils étaient entrés dans la maison paternelle de Joseph, avait couru de côté et d'autre autour de la ville, vint alors à leur rencontre et se mit à sauter joyeusement auprès d'eux. Alors la sainte Vierge dit à Joseph : " voyez, c'est certainement la volonté de Dieu que nous entrions ici ". Joseph mit l'âne sous l'espèce de toit qui était en avant de l'entrée de la grotte ; il prépara un siège pour la sainte Vierge, et elle s'y assit pendant qu'il se procurait de la lumière et entrait dans la grotte. L'entrée était un peu obstruée par des bottes de paille et des nattes posées contre les parois. Il y avait aussi dans la grotte même divers objets qui l'encombraient, Joseph la débarrassa de manière à préparer à la sainte Vierge une place commode du côté oriental de la grotte. Il attacha une lampe allumée à la paroi, et fit entrer Marie, qui se plaça sur le lit de repos qu'il lui avait préparé avec des couvertures et quelques paquets. Il s'excusa humblement de n'avoir pu lui procurer qu'un si mauvais gîte ; mais Marie, intérieurement, était contente et joyeuse.

 

Quand elle se fut installée, Joseph sortit avec une outre de cuir qu'il portait avec lui, et alla derrière la colline, dans la prairie où coulait un petit ruisseau ; il remplit l'outre d'eau et la rapporta dans la grotte. Il alla ensuite dans la ville, où il se procura de petits plats et du charbon. Le sabbat était proche, et, à cause des nombreux étrangers auxquels manquaient les choses les plus indispensables, on avait dressé au coin des rues des tables sur lesquelles étaient les aliments dont ils pouvaient avoir besoin. Je crois qu'il y avait là des gens qui n'étaient pas Juifs.

 

Joseph revint, portant des charbons allumés dans une espèce de botte grillée, il les plaça à l'entrée de la grotte, et alluma du feu avec un petit fagot de morceaux de bois sec ; il apprêta ensuite un repas, qui se composait de petits pains et de quelques fruits cuits. Quand ils eurent mangé et prié, Joseph prépara une couche pour la sainte Vierge. Il étendit sur une litière de jonc une couverture semblable à celles que j'avais vues dans la maison de sainte Anne, et plaça une autre couverture roulée pour appuyer la tête. Après avoir fait entrer l'âne et l'avoir attaché dans un endroit où il ne pouvait pas gêner, il boucha les ouvertures de la voûte par où l'air venait, et disposa la place où lui-même devait reposer dans l'entrée de la grotte.

 

Quand le sabbat commença, il se tint avec la sainte Vierge sous la lampe, et récita avec elle les prières du sabbat ; il quitta ensuite la grotte et s'en alla à la ville. Marie s'enveloppa pour se livrer au repos. Pendant l'absence de Joseph, je vis la sainte Vierge prier à genoux. Elle s'agenouilla sur sa couche ; puis elle s'étendit sur la couverture, couchée sur le côté. Sa tête reposait sur son bras, qui était posé sur l'oreiller. Joseph revint tard. Il pria encore, et se plaça humblement sur sa couche à l'entrée de la grotte.

 

(Le samedi, 24 novembre.) Ce jour-là, la soeur était très malade et ne put dire que peu de choses ; elle communiqua pourtant ce qui suit :

 

La sainte Vierge passa le sabbat dans la grotte de la Crèche, priant et méditant avec une grande ferveur. Joseph sortit plusieurs fois ; il alla probablement à la synagogue de Bethléhem. Je les vis manger des aliments préparés les jours précédents et prier ensemble. Dans l'après-midi, temps où les Juifs font ordinairement leur promenade le jour du sabbat, Joseph conduisit la sainte Vierge à la grotte du tombeau de Maraha, nourrice d'Abraham. Elle resta quelque temps dans cette grotte, qui était plus spacieuse que celle de la Crèche, et où Joseph lui arrangea un siège ; elle se tint aussi sous l'arbre qui était auprès, toujours priant et méditant jusqu'après la clôture du sabbat. Joseph alors la ramena. Marie avait dit à son époux que la naissance de l'enfant aurait lieu ce jour même, à minuit ; car c'était à cette heure que se terminaient les neuf mois écoulés depuis que l'ange du Seigneur l'avait saluée. Elle l'avait prié de faire en sorte qu'ils pussent honorer de leur mieux, à son entrée dans le monde, l'enfant promis par Dieu et conçu surnaturellement. Elle lui demanda aussi de prier avec elle pour les gens au coeur dur qui n'avaient pas voulu lui donner l'hospitalité. Joseph offrit à la sainte Vierge de faire venir pour l'assister deux pieuses femmes de Bethléhem qu'il connaissait. Elle ne le voulut pas, et lui dit qu'elle n'avait besoin du secours de personne.

 

Joseph alla à Bethléhem avant la fin du sabbat, et aussitôt que le soleil fut couché, il acheta quelques objets nécessaires, une écuelle, une petite table basse, des fruits et des raisins secs, qu'il rapporta à la grotte de la Crèche ; il alla de là à la grotte de Maraha, et ramena la sainte Vierge à celle de la Crèche, où elle s'assit sur la couverture. Joseph prépara encore des aliments. Ils mangèrent et prièrent ensemble. Il établit alors une séparation entre la place qu'il avait choisie pour y dormir et le reste de la grotte, à l'aide de quelques perches auxquelles il suspendit des nattes qu'il avait trouvées là ; il donna à manger à l'âne qui était à gauche de l'entrée, attaché à la paroi de la grotte ; il remplit ensuite la mangeoire de la Crèche de roseaux et d'herbe ou de mousse, et il étendit par-dessus une couverture.

 

Comme alors la sainte Vierge lui dit que son terme approchait et l'engagea à se mettre en prières dans sa chambre, il suspendit à la voûte plusieurs lampes allumées, et sortit de la grotte parce qu'il avait entendu du bruit devant l'entrée. Il trouva là la jeune ânesse qui, jusqu'alors, avait erré en liberté dans la vallée des bergers ; elle paraissait toute joyeuse, et jouait et bondissait autour de lui Il l'attacha sous l'auvent qui était devant la grotte et lui donna du fourrage.

 

Quand il revint dans la grotte, et qu'avant d'entrer dans son réduit, il jeta les yeux sur la sainte Vierge, il la vit qui priait à genoux sur sa couche ; elle lui tournait le des et regardait du côté de l'orient. Elle lui parut comme entourée de flammes, et toute la grotte semblait éclairée d'une lumière surnaturelle. Il regarda comme Moïse lorsqu'il vit le buisson ardent ; puis, saisi d'un saint effroi, il entra dans sa cellule et s'y prosterna la face contre terre.

 

 

 

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LIII - Naissance du Christ.

 

Je vis la lumière qui environnait la sainte Vierge devenir de plus en plus éclatante ; la lueur de la lampe allumée par Joseph n'était plus visible. Marie, sa large robe sans ceinture étalée autour d'elle, était à genoux sur sa couche, le visage tourné vers l'orient.

 

Quand vint l'heure de minuit, elle fut ravie en extase. Je la vis élevée de terre à une certaine hauteur. Elle avait les mains croisées sur la poitrine. La splendeur allait croissant autour d'elle ; tout semblait ressentir une émotion joyeuse, même les êtres inanimés. Le roc qui formait le sol et les parvis de la grotte étaient comme vivants dans la lumière. Mais bientôt je ne vis plus la voûte ; une voie lumineuse, dont l'éclat augmentait sans cesse, allait de Marie jusqu'au plus haut des cieux. Il y avait là un mouvement merveilleux de gloires célestes, qui, s'approchant de plus en plus, se montrèrent distinctement sous la forme de choeurs angéliques. La sainte Vierge, élevée de terre dans son extase, priait et abaissait ses regards sur son Dieu dont elle était devenue la mère, et qui, faible enfant nouveau-né, était couché sur la terre devant elle.

 

Je vis notre Sauveur comme un petit enfant lumineux, dont l'éclat éclipsait toute la splendeur environnante, couché sur le tapis devant les genoux de la sainte Vierge. Il me semblait qu'il était tout petit et grandissait sous mes yeux ; mais tout cela n'était que le rayonnement d'une lumière tellement éblouissante que je ne puis dire comment j'ai pu la voir.

 

La sainte Vierge resta encore quelque temps dans son extase. Puis, je la vis mettre un linge sur l'enfant, mais elle ne le toucha pas et ne le prit pas encore dans ses bras. Après un certain intervalle, je vis l'Enfant-Jésus se mouvoir et je l'entendis pleurer ; ce fut alors que Marie sembla reprendre l'usage de ses sens. Elle prit l'enfant, l'enveloppa dans le linge dont elle l'avait recouvert et le tint dans ses bras contre sa poitrine. Elle s'assit ensuite, s'enveloppa tout entière avec l'enfant dans son voile, et je crois qu'elle l'allaita. Je vis alors autour d'elle des anges, sous forme humaine, se prosterner devant le nouveau-né et l'adorer.

 

Il s'était bien écoulé une heure depuis la naissance de l'enfant, lorsque Marie appela saint Joseph, qui priait encore la face contre terre. S'étant approché, il se prosterna plein de joie, d'humilité et de ferveur. Ce ne fut que lorsque Marie l'eut engagé à presser contre son coeur le don sacré du Très-Haut, qu'il se leva, reçut l'Enfant-Jésus dans ses bras et remercia Dieu avec des larmes de joie.

 

Alors la sainte Vierge emmaillota l'Enfant-Jésus. Marie n'avait que quatre langes avec elle. Je vis ensuite Marie et Joseph s'asseoir par terre l'un près de l'autre. Ils ne disaient rien et semblaient tous deux absorbés dans la contemplation. Devant Marie, emmailloté ainsi qu'un enfant ordinaire, était couché Jésus nouveau né, beau et brillant comme un éclair. "Ah ! me disais-je, ce lieu contient le salut du monde entier, et personne ne s'en doute."

 

Ils placèrent ensuite l'enfant dans la Crèche. Ils l'avaient remplie de roseaux et de jolies plantes sur lesquels était étendue une couverture ; elle était au-dessus de l'auge creusée dans le roc, à droite de l'entrée de la grotte, qui s'élargissait là dans la direction du midi. Quand ils eurent mis l'enfant dans la Crèche, tous deux se tinrent à côté de lui versant des larmes de joie et chantant des cantiques de louange. Joseph arrangea alors le lit de repos et le siège de la sainte Vierge à côté de la Crèche. Je la vis avant et après la naissance de Jésus habillée d'un vêtement blanc qui l'enveloppait tout entière. Je la vis là pendant les premiers jours, assise, agenouillée, debout ou même couchée sur le côté et dormant, mais jamais malade ni fatiguée.

 

 

 

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LIV - Gloria in excelsis. La naissance du Christ annoncée aux bergers.

 

Je vis en beaucoup de lieux, jusque dans les pays les plus éloignés, une joie inaccoutumée et un mouvement extraordinaire pendant cette nuit. Je vis les coeurs de beaucoup d'hommes de bien animés d'un désir joyeux, et ceux des méchants pleins d'angoisse et de trouble. Je vis beaucoup d'animaux faire éclater leur allégresse par leurs mouvements, des fleurs relever la tête, des plantes et des arbres reprendre comme une nouvelle vie, et répandre au loin des parfums. Je vis aussi des sources jaillir de terre. Ainsi, au moment où le Sauveur naquit, une source abondante jaillit dans la grotte qui était dans la colline au nord de la grotte de la Crèche. Joseph la vit le lendemain et lui prépara un écoulement. Au-dessus de Bethléhem, le ciel était d'un rouge sombre, tandis que sur la grotte de la Crèche, sur la vallée voisine de la grotte de Maraha et sur la vallée des bergers, on voyait une vapeur brillante.

 

Dans la vallée des bergers, à une lieue et demie environ de la grotte de la Crèche, s'élevait une colline où commençaient des vignes, qui s'étendaient de là jusqu'à Gaza. Contre cette colline étaient les cabanes de trois bergers, qui étaient les chefs des familles de pasteurs demeurant alentour. À une distance double de la grotte de la Crèche se trouvait ce qu'on appelait la tour des bergers. C'était un grand échafaudage pyramidal en charpente, ayant pour base des quartiers de rocher, placé au milieu d'arbres verdoyants, et s'élevant sur une colline isolée au milieu de la plaine. Il était entouré d'escaliers, de galeries avec des espèces de tourelles couvertes, et tout était comme tapissé de nattes. Il avait quelque ressemblance avec ces tours de bois au haut desquelles on observait les astres dans le pays des trois rois mages, et cela faisait de loin l'effet d'un grand vaisseau avec beaucoup de mâts et de voiles. De cette tour, on avait une vue étendue sur tout le pays d'alentour. On voyait Jérusalem et même la montagne de la Tentation dans le désert de Jéricho. Les bergers avaient là des veilleurs pour surveiller la marche des troupeaux et les avertir, en sonnant du cor, dans le cas d'une invasion de voleurs ou de gens de guerre qu'on pouvait voir de là à une grande distance.

 

Les familles des bergers habitaient alentour dans un rayon de plus de deux lieues ; elles occupaient des métairies isolées, entourées de jardins et de champs ; près de la tour était le lieu où ils se rassemblaient ; c'était là que se tenaient les gardiens chargés de veiller sur le mobilier commun. Le long de la colline où la tour s'élevait étaient des cabanes, et à part de celles-ci un grand hangar à plusieurs compartiments, où les femmes des gardiens demeuraient et préparaient les aliments. Je vis cette nuit les troupeaux près de la tour ; une partie était en plein air ; une autre partie était sous un hangar, près de la colline des trois bergers.

 

Quand Jésus naquit, je vis les trois bergers, frappés de l'aspect inaccoutumé de cette nuit merveilleuse, se tenir devant leurs cabanes ; ils regardaient autour d'eux et considéraient avec étonnement une lumière extraordinaire au-dessus de la grotte de la Crèche. Je vis aussi s'agiter des bergers qui étaient près de la tour ; je les vis monter sur l'échafaudage et regarder du côté de la grotte de la Crèche. Comme les trois bergers avaient les yeux tournés vers le ciel, je vis une nuée lumineuse s'abaisser vers eux. Pendant qu'elle s'approchait, j'y remarquai un mouvement, j'y vis se dessiner des formes et des figures, et j'entendis des chants harmonieux, d'une expression joyeuse, et qui devenaient de plus en plus distincts. Les bergers furent d'abord effrayés, mais un ange parut devant eux, et leur dit : "Ne craignez rien ; car je viens vous annoncer une grande joie pour tout le peuple d'Israël. C'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une Crèche." Pendant que l'ange annonçait ceci, la splendeur devint de plus en plus grande autour de lui, et je vis cinq ou sept grandes figures d'anges, belles et lumineuses. Ils tenaient dans leurs mains comme une longue banderole où était écrit quelque chose en lettres hautes comme la main, et je les entendis louer Dieu et chanter : "Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté".

 

Les bergers de la tour eurent la même apparition, mais un peu plus tard. Les anges apparurent aussi à un troisième groupe de bergers, près d'une fontaine située à trois lieues de Bethléhem, à l'est de la tour des bergers.

 

La mention d'une banderole dans les mains des anges pourrait faire supposer que la soeur s'est souvenue d'avoir vu pareille chose dans quelque tableau, et que ce souvenir s'est confondu avec son intuition intérieure. Mais on pourrait se demander qui a peint le premier de pieuses banderoles dans les mains des anges ; qui, en général, a eu la première idée de placer des banderoles où des paroles sont écrites dans la bouche ou dans les mains des personnages qui sont représentés parlants ? Nous ne voyons pas là une invention des peintres, mais une tradition qui leur est venue de l'antiquité, et cela par des tableaux où des hommes contemplatits avaient représenté ce qui leur était apparu à eux-mêmes dans leurs visions. Il est donc possible que les bergers avaient vu une semblable banderole dans les mains des anges.

 

Je ne vis pas les bergers aller immédiatement à la grotte de la Crèche, dont ils étaient éloignés, les uns d'une lieue et demie, les autres du double ; mais je les vis se consulter pour savoir ce qu'ils porteraient au nouveau-né, et préparer leurs présents avec toute la promptitude possible. Ils n'arrivèrent à la Crèche qu'à l'aurore.

 

 

 

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LV - La naissance du Christ annoncée en divers lieux.

 

Au moment de la naissance de Jésus, mon âme fit d'innombrables voyages dans toutes les directions pour voir divers événements miraculeux qui annonçaient la naissance de notre Sauveur ; mais, comme j'étais malade et fatiguée, il me sembla souvent que les tableaux venaient à moi. J'ai vu un grand nombre de choses arrivées à cette occasion ; mais les souffrances et les dérangements m'en ont fait oublier la plupart : je ne me souviens guère que de ce qui suit.

 

Je vis cette nuit, dans le temple, Noémi, la maîtresse de la sainte Vierge, ainsi que la prophétesse Anne et le vieux Siméon, à Nazareth sainte Anne, à Juttah sainte Élisabeth, avoir des visions et des révélations sur la naissance du Sauveur. Je vis le petit Jean-Baptiste, près de sa mère, manifester une joie extraordinaire. Tous virent et reconnurent Marie dans ces visions, mais ils ne savaient pas où le miracle avait eu lieu, Elisabeth même l'ignorait ; sainte Anne seule savait que Bethléhem était le lieu du salut.

 

Je vis cette nuit, dans le temple, un événement merveilleux. Tous les rouleaux d'écriture des saducéens furent plusieurs fois jetés hors des armoires qui les contenaient, et dispersés çà et là. On en fut très effrayé : les saducéens l'attribuèrent à la sorcellerie, et donnèrent beaucoup d'argent pour que la chose restât secrète. (Elle raconta ici quelque chose d'assez peu clair sur les fils d'Hérode qui étaient saducéens, et qu'il avait placés dans le temple, parce qu'il était en lutte avec les pharisiens, et cherchait à prendre de l'influence dans le temple.)

 

J'ai vu bien des choses se passer à Rome pendant cette nuit ; mais d'autres tableaux m'en ont fait oublier une grande partie, et il est possible que je fasse quelque confusion. Voici à peu près ce dont je me souviens. Je vis, lorsque Jésus naquit, un quartier de Rome situé au delà du fleuve, et où habitaient beaucoup de Juifs (ici, elle décrivit un peu confusément un lieu qui ressemblait à une colline entourée d'eau et qui formait une sorte de presqu'île) ; il y jaillit comme une source d'huile, et tout le monde en fut fort émerveillé.

 

Une statue magnifique de Jupiter tomba en morceaux dans un temple dont toute la voûte s'écroula. Les païens, effrayés, firent des sacrifices et demandèrent à une autre idole, celle de Vénus, à ce que je crois, ce que cela voulait dire. Le démon fut forcé de répondre par la bouche de cette statue : "Cela est arrivé parce qu'une vierge a conçu un fils sans cesser d'être vierge, et qu'elle vient de le mettre au monde". Cette idole parla aussi de la source d'huile qui avait jailli. Dans l'endroit où elle est sortie de terre, s'élève aujourd'hui une église consacrée à la Mère de Dieu'.

 

Je vis les prêtres des idoles consternés faire des enquêtes à ce sujet. Soixante-dix ans auparavant, lorsqu'on revêtit cette idole d'ornements magnifiques, couverts d'or et de pierreries, et qu'on lui offrit des sacrifices solennels, il y avait à Rome une bonne et pieuse femme : je ne sais plus bien si elle n'était pas Juive. Son nom était comme Serena ou Cyrena ; elle avait une certaine aisance ; elle eut des visions à la suite desquelles elle prophétisa ; elle dit publiquement aux païens qu'ils ne devaient pas rendre de si grands honneurs à l'idole de Jupiter, ni faire de si grands frais pour elle, parce qu'elle devait un jour se briser au milieu d'eux.

 

Sainte Marie au delà du Tibre porte aussi le nom de Sancta Maria in Fonte Olei, par suite d'une tradition conforme à cette vision de la soeur Emmerich. (Note du traducteur)

 

Les prêtres la firent venir et lui demandèrent quand cela arriverait ; et, comme elle ne pouvait pas alors fixer l'époque, on l'emprisonna et on la persécuta jusqu'à ce qu'enfin Dieu lui fit connaître que l'idole se briserait quand une vierge pure mettrait un fils au monde. Lorsqu'elle fit cette réponse, on se moqua d'elle et on la relâcha comme étant folle. Mais lorsque le temple, en s'écroulant, mit réellement l'idole en pièces, ils reconnurent qu'elle avait dit la vérité, et s'étonnèrent seulement de ce qui avait été dit pour fixer l'époque où la chose arriverait, parce que naturellement, ils ne savaient pas que la sainte Vierge eût mis le Christ au monde.

 

Je vis aussi que les magistrats de la ville de Rome prirent des informations sur cet événement et sur l'apparition de la source d'huile. L'un d'eux s'appelait Lentulus ; il fut l'aïeul de Moïse, prêtre et martyr, et de ce Lentulus qui devint plus tard l'ami de saint Pierre à Rome.

 

Je vis aussi quelque chose touchant l'empereur Auguste, mais je ne m'en souviens plus bien. Je vis l'empereur avec d'autres personnes sur une colline de Rome, à l'un des côtés de laquelle était le temple qui s'était écroulé. Des degrés conduisaient au haut de cette colline, et il s'y trouvait une porte dorée. On traitait là beaucoup d'affaires. Quand l'empereur descendit, il vit à droite, au-dessus de la colline, une apparition dans le ciel : c'était une vierge sur un arc-en-ciel, avec un enfant suspendu en l'air et qui semblait sortir d'elle. Je crois qu'il fut le seul à voir cela. Il fit consulter, sur la signification de cette apparition, un oracle qui était devenu muet, et qui pourtant parla d'un enfant nouveau-né auquel ils devaient tous céder la place. L'empereur fit alors ériger un autel à l'endroit de la colline au-dessus duquel il avait vu l'apparition ; et, après avoir offert des sacrifices, il le dédia au premier-né de Dieu. J'ai oublié une grande partie de tout cela.

 

Ce fut vraisemblablement la même apparition que virent les rois mages à l'heure de la naissance de Jésus, et qui est décrite plus loin.

 

Je vis aussi en Égypte un événement qui annonçait la naissance du Christ. Bien au delà de Matarée, d'Héliopolis et de Memphis, une grande idole, qui rendait ordinairement des oracles de toute espèce, devint muette. Alors le roi fit faire des sacrifices dans tout le pays afin que l'idole pût dire pourquoi elle se taisait. L'idole fut forcée par Dieu à répondre qu'elle se taisait et devait disparaître, parce que le Fils de la Vierge était né, et qu'un temple lui serait élevé en cet endroit. Le roi voulut là-dessus lui élever, en effet, un temple près de celui de l'idole. Je ne me souviens plus bien de tout ce qui arriva ; je sais seulement que l'idole fut retirée, et qu'on dédia là un temple à la Vierge annoncée et à son enfant ; on l'y honora à la manière païenne.

 

Je vis à l'heure de la naissance de Jésus une apparition merveilleuse qu'eurent les rois mages. Ils étaient adorateurs des astres, et avaient sur une montagne une tour en forme de pyramide, où l'un d'eux se tenait toujours avec plusieurs prêtres pour observer les étoiles. Ils écrivaient leurs observations et se les communiquaient mutuellement. Pendant cette nuit, je crois avoir vu deux des rois mages sur cette tour. Le troisième, qui demeurait à l'orient de la mer Caspienne, n'était pas avec eux. C'était une constellation déterminée qu'ils observaient toujours ; ils y voyaient de temps en temps des changements avec des apparitions dans le ciel. Cette nuit, je vis l'image dont ils eurent connaissance. Ce ne fut pas dans une étoile qu'ils la virent, mais dans une figure composée de plusieurs étoiles parmi lesquelles il semblait s'opérer un mouvement.

 

Ils virent un bel arc-en-ciel au-dessus du croissant de la lune. Sur cet arc-en-ciel était assise une vierge. Son genou gauche était légèrement relevé ; sa jambe droite était plus allongée, et le pied reposait sur le croissant. Du côté gauche de la Vierge, au dessus de l'arc-en-ciel, parut un cep de vigne, et du côté droit un bouquet d'épis de blé. Je vis devant la Vierge paraître ou monter la figure d'un calice, semblable à celui qui servit pour la sainte Cène. Je vis sortir de ce calice un enfant, et au-dessus de l'enfant un disque lumineux, pareil à un ostensoir vide, duquel partaient des rayons semblables à des épis. Cela me fit penser au saint sacrement. Du côté droit de l'enfant sortit une branche à l'extrémité de laquelle se montra, comme une fleur, une église octogonale qui avait une grande porte dorée et deux petites portes latérales. La Vierge, avec sa main droite, fit entrer le calice, l'enfant et l'hostie dans l'église, dont je vis l'intérieur, et qui alors me parut très grande. Je vis dans le fond une manifestation de la sainte Trinité ; puis l'église se transforma en une cité brillante, semblable aux représentations de la Jérusalem céleste.

 

Je vis dans ce tableau beaucoup de choses se succéder et naître, pour ainsi dire, les unes des autres pendant que je regardais dans l'intérieur de l'église dont j'ai parlé ; mais je ne me souviens plus dans quel ordre. Je ne me rappelle pas non plus de quelle manière les rois mages furent instruits que l'enfant était né en Judée. Le troisième roi, qui demeurait à une grande distance, vit l'apparition à la même heure que les autres. Les rois éprouvèrent une joie inexprimable. Ils rassemblèrent leurs trésors et leurs présents et se mirent en route. Ce ne fut qu'au bout de quelques jours qu'ils se rencontrèrent. Dès les derniers jours qui précédèrent la naissance du Christ, je les vis sur leur grand observatoire, où ils eurent différentes visions.

 

Combien a été grande la miséricorde de Dieu envers les païens ! Savez-vous d'où cette prophétie était venue aux rois mages ? Je vous en dirai seulement quelque chose, car tout ne m'est pas présent en ce moment. Cinq cents ans avant la naissance du Messie (Elie vivait environ huit cents ans avant Jésus-Christ), les ancêtres des trois rois étaient riches et puissants : ils l'étaient plus que leurs descendants, car leurs possessions étaient plus étendues et leur héritage était moins divisé. Alors aussi ils vivaient sous la tente, excepté l'ancêtre établi à l'orient de la mer Caspienne, dont je vois maintenant la ville. Elle a des substructions en pierre au haut desquelles sont dressés des pavillons, car elle est près de la mer qui déborde souvent. Il y a des montagnes très élevées : je vois deux mers, l'une à ma droite et l'autre à ma gauche.

 

Ces chefs de race étaient dès lors adorateurs des étoiles ; mais il y avait en outre dans ce pays un culte abominable. On sacrifiait des vieillards et des hommes mal conformés, on immolait aussi des enfants. Ce qu'il y avait de plus horrible, c'est que ces enfants, habillés de blanc, étaient mis dans des chaudières et qu'on les faisait bouillir tout vivants ; mais tout cela finit par être aboli. C'était à ces aveugles païens que Dieu, si longtemps d'avance, avait annoncé la naissance du Sauveur.

 

Ces princes avaient trois filles, versées dans la connaissance des astres : toutes trois reçurent en même temps l'esprit de prophétie, et connurent par une vision qu'une étoile sortirait de Jacob et qu'une vierge enfanterait le Sauveur. Elles avaient de longs manteaux, parcouraient le pays, prêchaient la réforme des moeurs, et annonçaient que les envoyés du Rédempteur viendraient un jour apporter à ces peuples le culte du vrai Dieu. Elles faisaient beaucoup d'autres prédictions, même relatives à notre époque et à des époques plus éloignées. Là-dessus, les pères de ces trois vierges élevèrent un temple à la future mère de Dieu, vers le midi de la mer, à l'endroit où leurs pays se touchaient, et ils y offrirent des sacrifices La prédiction des trois vierges parlait spécialement d'une constellation et de divers changements qu'on y verrait. Alors on commença à observer cette constellation du haut d'une colline, prés du temple de la future mère de Dieu, et d'après les observations qu'on faisait, on changeait continuellement quelque chose dans les temples, dans le culte et dans les ornements. Le pavillon du temple était tantôt bleu, tantôt rouge, tantôt jaune ou de quelque autre couleur. Ce qui me parut remarquable, c'est qu'ils transportèrent leur jour de fête hebdomadaire au samedi. C'était auparavant le vendredi : je sais encore comment ils appelaient ce jour. Ici elle balbutia quelque chose comme Tanna ou Tanneda, mais sans prononcer bien distinctement.

 

Ici il y eut dans son discours une interruption soudaine d'une nature si particulière que nous la raconterons comme propre à caractériser son état. Ce fut le 27 novembre 1821, un peu avant six heures du soir, qu'elle dit ce qui précède, étant endormie. Il ne faut pas oublier que depuis plusieurs années, elle avait les pieds paralysés ; que, loin de pouvoir marcher, elle ne pouvait qu'à grand peine se mettre sur son séant, et qu'elle était alors, comme toujours, étendue sur son lit : la porte de sa chambre était ouverte sur une pièce antérieure où son confesseur était assis, disant son bréviaire à la lueur une lampe. Elle avait dit ce qui précède avec une telle vérité d'expression, qu'il était impossible de croire que toutes ces choses ne se passassent pas devant ses yeux. Mais à peine eut-elle balbutié le mot Tanneda, que tout d'un coup la paralytique endormie sauta de son lit avec la rapidité de l'éclair, se précipita dans la pièce antérieure, et remua vivement les pieds et les mains du côté de la fenêtre comme une personne qui lutte et se détend ; puis elle dit à son confesseur : "Ah ! le coquin ! il était bien grand, mais je l'ai chassé à coups de pied". Après ces mots, elle tomba comme en défaillance et resta par terré en travers de la fenêtre, dans une posture grave et modeste. Le prêtre, quoique aussi étonné que l'écrivain de cet incident extraordinaire, ne lui dit autre chose que ceci : "Au nom de l'obéissance, soeur Emmerich, retournez à votre couche." Aussitôt, elle se releva, rentra dans sa chambre et s'étendit de nouveau sur son lit. L'écrivain lui ayant alors demandé ce que c'était que cette singulière aventure, elle raconta ce qui suit, étant bien éveillée et en pleine connaissance. Quoique fatiguée, elle parla avec l'humeur joyeuse d'une personne qui vient de remporter une victoire : "Oui, c'était bien singulier : comme j'étais si loin, si loin dans le pays des rois mages, au haut de la chaîne de montagnes qui est entre les deux mers, et comme je regardais dans leurs villes formées de tentes de même qu'on regarde de la fenêtre dans la basse cour, je me sentis tout à coup rappelée à la maison par mon ange gardien. Je me retournai, et je vis ici, à Dulmen, devant notre maisonnette, passer une pauvre vieille femme de ma connaissance, revenant d'une boutique. Elle était exaspérée, pleine de malice ; elle grondait et jurait horriblement. Je vis alors son ange gardien s'éloigner, et une grande et sombre figure de démon se mettre en travers sur son chemin pour la faire tomber afin qu'elle se rompît le cou et mourut ainsi en état de péché. Quand je vis cela, je laissai les trois rois, priai ardemment le bon Dieu de secourir la pauvre femme, et me retrouvai dans ma chambre. Je vis alors que le diable furieux se précipitait vers la fenêtre et voulait entrer dans la chambre, ayant dans ses griffes un gros paquet de lacets et de cordes entortillées ; car il voulait, pour se venger, ourdir avec tout cela des intrigues et susciter ici toute sorte de troubles. Alors je me suis précipitée et lui ai donné un coup de pied qui l'a fait tomber en arrière : je crois qu'il s'en souviendra. Je me suis mise en travers devant la fenêtre pour l'empêcher d'entrer". C'est là assurément quelque chose de très étrange : pendant qu'elle regarde du haut du Caucase et raconte des choses arrivées cinq siècles avant Jésus-Christ comme d'elles se passaient sous ses yeux, elle voit en même temps le danger que court devant sa porte une pauvre vieille de son pays et s'empresse de voler à son secours. Il était effrayant de la voir se précipiter comme un squelette animé et se mettre en défense avec tant de vivacité, elle qui depuis le 8 septembre pouvait à peine faire deux pas sur des béquilles sans tomber en défaillance.

 

La soeur vit dans la nuit de la Nativité beaucoup de choses touchant la détermination précise du temps de la naissance du Christ ; mais son état de maladie et les visites qu'on lui fit le jour suivant, qui était la fête de sa patronne, Sainte Catherine, lui en firent beaucoup oublier. Cependant, peu de temps après, se trouvant en état d'extase, elle communiqua quelques fragments de ses visions, où il est à remarquer qu'elle voyait toujours les nombres écrits en chiffres romains, et qu'elle avait souvent de la peine à les lire ; mais elle les expliquait en répétant le nom des lettres dans l'ordre où elle les voyait ou en les traçant avec ses doigts. Cette fois, pourtant, elle dit les chiffres.

 

Vous pouvez le lire, dit-elle ; voyez, C'est marqué là. Jésus Christ est né avant que l'an 3907 du monde fût accompli ; on a oublié postérieurement les quatre années, moins quelque chose, écoulées depuis sa naissance jusqu'à la fin de l'an 4000 ; puis ensuite on a fait commencer notre nouvelle ère quatre ans plus tard.

 

Un des consuls de Rome s'appelait alors Lentulus ; il fut l'ancêtre de Saint Moïse, prêtre et martyr, dont j'ai ici une relique, et qui vivait du temps de saint Cyprien. C'est aussi de lui que descendait ce Lentulus qui devint l'ami de saint Pierre, à Rome. Hérode a régné quarante ans. Pendant sept ans, il ne fut pas indépendant, mais il opprima déjà le pays et exerça beaucoup de cruautés. Il mourut, si je ne me trompe, dans la sixième année de la vie de Jésus. Je crois que sa mort fut tenue secrète pendant un certain temps. Il fut sanguinaire jusque dans sa mort, et dans ses derniers jours, il fit encore bien du mal. Je le vis se traîner dans une grande chambre toute matelassée ; il avait une lance près de lui et voulait en frapper les gens qui l'approchaient. Jésus naquit à peu près la trente-quatrième année de son règne.

 

Deux ans avant l'entrée de Marie au temple, Hérode y fit faire des constructions. Ce n'était pas un nouveau temple qu'on faisait, c'étaient des changements et des embellissements. La fuite en Égypte eut lieu quand Jésus avait neuf mois, et le massacre des innocents quand il était dans sa deuxième année. Elle mentionna encore plusieurs circonstances et plusieurs traits de la vie d'Hérode, qui prouvaient combien elle voyait tout dans le détail ; mais il ne fut pas possible de mettre en ordre ce qu'elle avait raconté à bâtons rompus.

 

La naissance de Jésus-Christ eut lieu dans une année où les Juifs comptaient treize mois. C'était un arrangement analogue à celui de nos années bissextiles. Je crois aussi que les Juifs avaient deux fois dans l'année des mois de vingt et un de vingt-deux jours ; j'ai entendu quelque chose à ce sujet à propos des jours de fête, mais je n'en ai qu'un souvenir confus. J'ai vu aussi que, plusieurs fois, on fit des changements dans le calendrier : ce fut au sortir d'une captivité, quand on travailla au temple. J'ai vu l'homme qui changea le calendrier, et j'ai su son nom.

 

Ou peut-être ce fut le mort du second Hérode, touchant lequel elle dit quelque chose de semblable et qu'elle paraissait confondre quelquefois avec celui-ci.

 

 

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LVI - Adoration des bergers.

 

(Le dimanche, 25 novembre). Aux premières lueurs du crépuscule, les trois chefs des bergers vinrent de la colline à la grotte de la Crèche avec les présents qu'ils avaient préparés. C'étaient de petits animaux qui ressemblaient assez à des chevreuils. Si c'étaient des chevreaux, ils différaient de ceux de notre pays : ils avaient de longs cous, de beaux yeux fort brillants ; ils étaient très gracieux et très légers à la course. Les bergers les conduisaient avec eux attachés à des cordes menues. Ils portaient aussi sur leurs épaules des oiseaux qu'ils avaient tués, et sous le bras d'autres oiseaux vivants de plus grande taille.

 

Ils frappèrent timidement à la porte de la grotte de la Crèche, et Joseph vint à leur rencontre. Ils lui répétèrent ce que les anges leur avaient annoncé, et lui dirent qu'ils venaient rendre leurs hommages à l'enfant de la promesse et lui présenter leurs pauvres offrandes. Joseph accepta leurs présents avec une humble gratitude, et il les conduisit à la sainte Vierge, qui était assise près de la Crèche et tenait l'Enfant-Jésus sur ses genoux. Les trois bergers s'agenouillèrent humblement, et restèrent longtemps en silence, absorbés dans un sentiment de joie indicible ; ils chantèrent ensuite le cantique qu'ils avaient entendu chanter aux anges, et un psaume que j'ai oublié. Quand ils voulurent se retirer, la sainte Vierge leur donna le petit Jésus, qu'ils tinrent tour à tour dans leurs bras ; puis ils le lui rendirent en pleurant, et quittèrent la grotte.

 

(Le dimanche, 25 novembre, dans la soirée.) La soeur avait été toute cette journée dans de grandes souffrances physiques et morales. Le soir, à peine endormie, elle se trouva transportée dans la terre promise. Comme, indépendamment de ses contemplations sur la Nativité, elle avait, en outre, une série de visions sur la première année de la prédication de Jésus, et, précisément à cette époque, sur son jeûne de quarante jours, elle s'écria avec un étonnement naïf : "Combien cela est touchant ! Je vois, d'un côté, Jésus, âgé de trente ans, jeûnant et tenté par le diable dans la caverne du désert, et de l'autre côté, je le vois, enfant nouveau-né, adoré par les bergers dans la grotte de la Crèche". Après ces paroles, elle se leva de sa couche avec une rapidité surprenante, courut à la porte ouverte de sa chambre, et, comme ivre de joie, elle appela les amis qui se trouvaient dans la pièce antérieure, leur disant : "Venez, venez vite adorer l'enfant, il est près de moi". Elle revint à son lit avec la même vitesse et commença, le visage rayonnant d'enthousiasme et de ferveur, à chanter, d'une voix claire et singulièrement expressive, le Magnificat, le Gloria in excelsis, et quelques cantiques inconnus, d'un style simple, d'un sens profond, et en partie rimés. Elle chanta le second dessus d'un de ces airs. Il y avait en elle une émotion de joie qui était singulièrement touchante. Voici ce qu'elle raconta dans la matinée suivante :

 

"Hier soir, plusieurs bergers, avec leurs femmes et même leurs enfants, sont venus de la tour des bergers, qui est à quatre lieues de la Crèche. Ils portaient des oiseaux, des oeufs, du miel, des écheveaux de fil de différentes couleurs, des petits paquets qui ressemblaient à de la soie brute, et des bouquets d'une plante ressemblant au jonc et qui a de grandes feuilles. Cette plante avait des épis pleins de gros grains. Quand ils eurent remis leurs présents à Joseph, ils s'approchèrent humblement de la Crèche, près de laquelle la sainte Vierge était assise. Ils saluèrent la mère et l'enfant, et, s'étant agenouillés, ils chantèrent de très beaux psaumes, le Gloria in excelsis, et quelques cantiques très courts. Je chantai avec eux. Ils chantèrent à plusieurs parties, et je fis une fois le second dessus. Je me souviens à peu près des paroles suivantes : "O petit enfant, vermeil comme la rose, tu parais, semblable à un messager de paix" ! Quand ils prirent congé, ils se courbèrent au-dessus de la Crèche, comme s'ils embrassaient le petit Jésus.

 

(Le lundi, 26 novembre.) J'ai vu aujourd'hui les trois bergers aider tour à tour saint Joseph à tout disposer plus commodément dans la grotte de la Crèche et dans les grottes latérales. Je vis aussi, près de la sainte Vierge, plusieurs femmes pieuses qui lui rendaient divers services. C'étaient des Esséniennes, qui demeuraient à peu de distance de la grotte de la Crèche, dans une gorge située au levant de la colline. Elles habitaient, les unes près des autres, des espèces de chambres creusées dans le roc à une assez grande hauteur. Elles avaient de petits jardins près de leurs demeures, et instruisaient des enfants de leur secte. C'était saint Joseph qui les avait fait venir. Il connaissait cette association depuis sa jeunesse ; car, lorsqu'il fuyait ses frères dans la grotte de la Crèche, il avait plus d'une fois visité ces pieuses femmes. Elles venaient tour à tour près de la sainte Vierge, apportaient de petites provisions et s'occupaient des soins du ménage pour la sainte Famille.

 

(Le mardi, 27 novembre.) Je vis aujourd'hui une scène très touchante dans la grotte de la Crèche. Joseph et Marie se tenaient près de la crèche et regardaient l'Enfant-Jésus avec un profond attendrissement. Tout à coup, l'âne se jeta sur ses genoux et courba sa tête jusqu'à terre. Marie et Joseph versèrent des larmes.

 

Le soir, il vint un message de la part de sainte Anne. Un homme âgé vint de Nazareth avec une veuve, parente d'Anne et qui la servait. Ils apportaient différents petits objets pour Marie. Ils furent extraordinairement touchés à la vue de l'enfant. Le vieux serviteur versa des larmes de joie. Il se remit bientôt en route pour porter des nouvelles à sainte Anne. La servante resta près de la sainte Vierge.

 

(Le mercredi, 28 novembre.) Je vis aujourd'hui la Sainte Vierge avec l'Enfant-Jésus et la servante quitter la grotte de la Crèche pendant quelques heures.

 

À ceci se rapporte ce qu'elle dit le 29-30 décembre 1820 : Je vis aujourd'hui Marie avec l'Enfant-Jésus dans une autre grotte que je n'avais pas remarquée auparavant. Elle s'ouvrait dans l'entrée a gauche, près de l'endroit où Joseph faisait le feu. On descendait un peu sur un étroit passage assez incommode. La lumière y pénétrait par des trous faits dans la voûte. Marie était assise près de l'Enfant-Jésus qui était devant elle sur une couverture. Elle s'était retirée là pour se dérober a certaines visites. Je vis plusieurs personnes près de la Crèche, Joseph leur parla.

 

Je la vis se cacher dans la grotte latérale où avait jailli une source après la naissance de Jésus-Christ. Elle resta environ quatre heures dans cette grotte, où plus tard elle passa deux jours. Joseph, dès le point du jour, l'avait arrangée pour qu'elle pût s'y tenir sans trop d'incommodité.

 

Ils allèrent là par suite d'un avertissement intérieur, car quelques personnes vinrent aujourd'hui de Bethléhem à la grotte de la Crèche. Je crois que c'étaient des émissaires d'Hérode. Par suite des propos des bergers, le bruit s'était répandu que quelque chose de miraculeux avait eu lieu en cet endroit, lors de la naissance d'un enfant. je vis les hommes échanger quelques paroles avec saint Joseph, qu'ils trouvèrent devant la grotte avec les bergers, et le quitter en ricanant lorsqu'ils eurent vu sa pauvreté et sa simplicité. La sainte Vierge, après être restée environ quatre heures dans la grotte latérale, revint à la Crèche avec l'Enfant-Jésus.

 

La grotte de la Crèche jouit d'une aimable tranquillité. Il n'y vient personne de Bethléhem : les bergers seuls sont en rapport avec elle. Du reste, on ne s'inquiète guère, à Bethléhem, de ce qui s'y passe, car il y a beaucoup de mouvement et d'agitation dans la ville, à cause du grand nombre d'étrangers qui s'y trouvent. On vend et on tue beaucoup d'animaux, parce que plusieurs arrivants payent leur impôt en bétail ; il y a aussi beaucoup de païens qui sont employés comme domestiques.

 

Ce soir, la soeur, étant endormie, dit tout à coup : "Hérode a fait mourir un homme pieux qui avait un emploi important au temple. Il l'a fait inviter amicalement à venir le trouver à Jéricho et l'a fait assassiner en route. Cet homme s'opposait aux empiétements d'Hérode dans le temple. On accuse Hérode de ce meurtre, mais cela ne fait qu'augmenter son influence dans le temple". Elle dit ensuite qu'Hérode avait fait donner à deux de ses bâtards deux emplois considérables dans le temple, qu'ils étaient saducéens, et que tout ce qui s'y passait lui était révélé par eux.

 

(Le jeudi, 29 novembre) Le matin, l'hôte de la dernière auberge où la sainte Famille avait passé la nuit, a envoyé à la grotte de la Crèche un serviteur avec des présents. Lui-même est venu dans la journée pour rendre ses hommages à l'enfant. L'apparition de l'ange aux bergers à l'heure de la naissance de Jésus est cause que tous les braves gens des vallées ont entendu parler du merveilleux enfant de la promesse ; ils viennent maintenant pour honorer l'enfant.

 

(Le vendredi, 30 novembre.) Aujourd'hui plusieurs bergers et d'autres braves gens vinrent à la grotte de la Crèche et honorèrent l'Enfant-Jésus avec beaucoup d'émotion. Ils étaient en habits de fête et allaient a Bethléhem pour le sabbat. Parmi ces gens, je vis la femme qui, le 20 novembre, avait réparé la grossièreté de son mari envers la sainte Famille en lui offrant l'hospitalité. Elle aurait pu aller pour le sabbat à Jérusalem qui était près de chez elle ; mais elle fit un détour jusqu'à Bethléhem, pour voir le saint enfant et ses parents. Elle se sentit tout heureuse de leur avoir donné cette marque d'affection.

 

Je vis aussi, dans l'après-midi, un parent de saint Joseph près de la demeure duquel la sainte Famille avait passé la nuit le 22 novembre, venir à la crèche et saluer l'enfant. C'était le père de Jonadab, qui, lors du crucifiement, porta à Jésus un drap pour se couvrir. Il avait su que Joseph avait passé près de chez lui et avait entendu parler des miracles qui avaient signalé la naissance de l'enfant ; et comme il allait à Bethléhem pour le sabbat, il était venu à la Crèche porter des présents. Il salua Marie et rendit hommage à l'Enfant-Jésus. Joseph le reçut très amicalement, mais il ne voulut rien recevoir de lui ; seulement il lui emprunta de l'argent et lui remit en gage la jeune ânesse, à condition de pouvoir la reprendre quand il le rembourserait. Joseph avait besoin de cet argent à cause des présents à faire et du repas à donner lors de la cérémonie de la circoncision de l'enfant.

 

Comme je méditais sur cette jeune ânesse, mise en gage pour fournir aux frais de la circoncision, et que je pensais que dimanche prochain, jour où aura lieu cette cérémonie, on lirait l'Évangile du dimanche des Rameaux (en allemand et en latin dimanche des Palmes), qui raconte l'entrée à Jérusalem de Jésus, monté sur un âne, je vis le tableau suivant, mais je ne sais plus où je le vis, et je ne puis plus bien m'en expliquer le sens. Je vis sous un palmier deux écriteaux tenus par des anges. Sur l'un, je vis représentés divers instruments de martyre, et au milieu une colonne sur laquelle était un mortier avec deux anses ; sur l'autre écriteau se trouvaient des lettres ; je crois que c'étaient des chiffres indiquant des années et des époques de l'histoire de l'Église. Au-dessus du palmier était agenouillée une vierge qui semblait sortir de sa tige et dont la robe flottait autour d'elle. Elle tenait dans ses mains, au-dessous de la poitrine, un vase de la forme du calice de la sainte Cène, duquel sortait une figure d'enfant lumineux. Je vis ensuite le Père éternel sous la forme où il m'est montré ordinairement, s'approcher du palmier sur des nuées, en détacher une grosse branche qui avait la figure d'une croix et la placer sur l'enfant. Je vis aussitôt l'enfant comme attaché à cette croix de palmier, et la Vierge présenter à Dieu le Père cette branche avec l'enfant crucifié, tandis qu'elle tenait de l'autre main le calice vide, qui m'apparut aussi comme étant son coeur. Comme je voulais lire les lettres qui étaient sur l'écriteau au-dessous du palmier, je fus réveillée par une visite. Je ne sais pas si je vis ce tableau dans la grotte de la Crèche, ou si ce fut ailleurs. On peut comparer cette description avec celle de la figure que les rois mages virent dans les étoiles à l'heure de la naissance de Jésus, et aussi avec les apparitions qui ont été racontées à l'occasion de la présentation de Marie au temple.

 

Quand tout ce monde fut parti pour la synagogue de Bethléhem, Joseph prépara dans la grotte la lampe du sabbat, qui avait sept mèches, l'alluma, et plaça au-dessous une petite table sur laquelle étaient les rouleaux qui contenaient les prières. Ce fut sous cette lampe qu'il célébra le sabbat avec la sainte Vierge et la servante de sainte Anne. Deux bergers se tenaient un peu en arrière de la grotte. Des Esséniennes étaient aussi là.

 

Aujourd'hui, avant le sabbat, les Esséniennes et la servante préparèrent des aliments. J'ai vu qu'elles faisaient rôtir des oiseaux à une broche placée au-dessus du feu. Elles les roulaient aussi dans une espèce de farine faite avec des grains qui viennent en épis sur une plante semblable au roseau ; on la trouve à l'état sauvage dans les endroits humides et marécageux du pays. On la cultive dans plusieurs lieux ; elle vient souvent sans culture près de Bethléhem et d'Hébron ; je ne la vis pas près de Nazareth. Les pâtres de la tour des bergers en avaient apporté à Joseph. Je vis ces femmes faire aussi avec les grains une espèce de crème blanche assez épaisse et pétrir des gâteaux avec la farine. La sainte Famille ne garda pour son usage qu'une très petite quantité des nombreuses provisions que les bergers avaient apportées ; le reste fut donné en présents, et surtout distribué aux pauvres.

 

(Le samedi, 1er décembre.) Je vis aujourd'hui, dans l'après-midi, plusieurs personnes venir à la grotte de la Crèche, et le soir, après la clôture du sabbat, je vis les Esséniennes et la servante de Marie apprêter un repas dans une cabane de feuillage devant l'entrée de la grotte. Joseph l'avait dressée avec l'aide des bergers. Il avait aussi vidé la chambre située dans l'entrée de la grotte, y avait étendu des couvertures par terre, et avait tout arrangé comme pour une fête, autant que le comportait sa pauvreté. Il avait ainsi disposé les choses avant l'ouverture du sabbat ; car le lendemain était le huitième jour depuis la naissance du Christ, lequel devait être circoncis ce jour-là, conformément au précepte divin.

 

Joseph était allé vers le soir à Bethléhem, et il en avait ramené trois prêtres, un homme âgé et une femme qui paraissait une sorte de garde ou d'assistante, employée ordinairement dans cette cérémonie. Elle apportait un siège dont on se servait en pareille circonstance, et une pierre plate, fort épaisse et de forme octogonale, où se trouvaient les objets nécessaires. Tout cela fut placé sur des nattes, à l'endroit où la cérémonie devait se faire, c'est-à-dire dans l'entrée de la grotte, entre le réduit de saint Joseph et le foyer : le siège était un coffre avec des espèces de tiroirs, qui, mis à la suite les uns des autres, formaient comme un lit de repos avec un appui d'un côté : on y était plutôt étendu qu'assis. La pierre octogonale avait plus de deux pieds de diamètre, au milieu était une cavité également octogonale, recouverte d'une plaque de métal, et où se trouvaient, dans des compartiments séparés, trois boîtes et un couteau de pierre. Cette pierre fut placée à côté du siège, sur un petit escabeau à trois pieds, qui jusqu'alors, était toujours resté sous une couverture à la place où était né le Sauveur.

 

Quand on eut fait ces arrangements, les prêtres saluèrent la sainte Vierge et l'Enfant-Jésus ; ils s'entretinrent amicalement avec Marie, et ils prirent dans leurs bras l'enfant, dont la vue les toucha. Ensuite le repas eut lieu dans la cabane de feuillage ; une quantité de pauvres gens, qui avaient suivi les prêtres, comme il arrivait toujours dans de semblables occasions, entourèrent la table, et, pendant le repas, reçurent des présents de Joseph et des prêtres, en sorte que tout fut bientôt distribué. Je vis le soleil se coucher ; son disque paraissait plus grand qu'il ne paraît dans notre pays. Je le vis s'abaisser à l'horizon ; ses rayons pénétraient jusque dans la grotte par la porte ouverte."

 

Source : "Vie de la Sainte Vierge d'après les méditations d'Anne Catherine Emmerich" (Traduction de l'Abbé de Cazalès, 1854), d'après les notes de Clemens Wenzeslaus Brentano de La Roche.

 

 

 

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 11:19

Marguerite-Rutan--Beatification-le-19-juin-2011--parousie-jpg

Marguerite Rutan

Fille de la Charité

née le 23 avril 1736 à Metz

guillotinée le 20 germinal an II (9 avril 1794) à Dax  

 

 

 

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"... Bien que non déclarée bienheureuse encore, nous avons tenu à ajouter Marguerite Rutan, sœur de la Charité, au panégyrique des saints landais. Première supérieure de l’hôpital de Dax, elle fut guillotinée le 9 avril 1794.

A travers elle, nous rendons hommage aux sœurs de la Charité qui furent guillotinées à Arras et Angers et aux autres martyrs de Dax pour lesquels la cause a été introduite depuis longtemps. Nous étendons notre louange à tous ceux et celles qui périrent pour leur foi, pendant la Révolution française, y compris lors du génocide vendéen.

Enfin, nous saisissons l’occasion pour remercier et féliciter les filles de la Charité de St Vincent de Paul, notre bon saint landais, dont le Berceau se trouve dans notre diocèse !

Marguerite Rutan naquit à Metz le 23 avril 1736. Sa famille, nombreuse (15 enfants) était fort modeste. Entrée chez les filles de la Charité, elle fut envoyée à Dax avec cinq autres sœurs, sur la demande de l’évêque, pour diriger l’hôpital qu’il construisait dans sa ville.

Lorsque la Révolution éclata et que certains réclamèrent l’expulsion des sœurs, l’évêque constitutionnel, Saurine, se prononça énergiquement pour leur maintien.

Après la suppression des ordres religieux, les sœurs de St Vincent de Paul changèrent leur nom en celui de dames de la Charité et continuèrent avec le même dévouement le service des pauvres. Le 3 octobre 1793, les religieuses eurent à choisir : prêter serment à la Constitution ou être expulsées ? Toutes refusèrent de jurer. Les services qu’elles rendaient aux pauvres et aux malades de la ville étaient tels qu’on n’osa pas tout d’abord demander leur renvoi. La Terreur cependant, s’était installée à Dax : la maison des Capucins et celle des Carmes avaient été transformées en prison.

A la fin de l’année, Sœur Marguerite fut accusée d’avoir « par son incivisme, cherché à corrompre et à ralentir l’esprit révolutionnaire et républicain » (des militaires en traitement à l’hôpital) et fut envoyée à la maison de réclusion des Carmes. Le 8 avril, la commission extraordinaire fit comparaître la religieuse, ainsi que le père Jean Eutrope de Lannelongue, curé de Gaube * et prêtre réfractaire. Tous deux furent guillotinés le lendemain. Marguerite chanta le Magnificat dans sa marche vers l’échafaud, repoussa le bourreau en disant « Aucun homme ne m’a jamais touchée » puis ôta elle-même son mouchoir de tête et ses fichus de cou.

Un an plus tard, le directoire du district déclarait : « La commune de Dax regrettera longtemps cette femme vertueuse qui, par caractère tenant à son opinion religieuse, a été inhumainement sacrifiée sur des motifs dont la preuve reste encore à acquérir ».

Le 9 avril 1905, date anniversaire de son exécution, un acte civil solennel de réparation fut adressé pour la respectable victime.

  Le jeudi 1er juillet 2010, le pape Benoît XVI a autorisé la publication du décret du martyr en haine de la foi de Marguerite Rutan. Cette décision, attendue depuis plus d’un siècle, est la dernière étape avant la béatification qui sera célébrée à Dax, le 19 juin 2011.

 

Découvrir le site de la Béatification"

 

* Voir commune actuelle de Perquie (Landes)

 

Source : Diocèse d'Aire et Dax

 

 

 

 

 

 

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Prière à la Bienheureuse Marguerite Rutan

martyre de la Foi 

 

 

Seigneur notre Dieu qui, pour le rayonnement de Votre Église, avez accordé à Votre Servante Marguerite Rutan la grâce de mourir pour la liberté de la Foi ; nous Vous en supplions, par son intercession, accordez-nous de supporter toute adversité par amour pour Vous, et de tendre de toutes nos forces jusqu'à Vous, qui êtes notre Vie. Accordez-nous enfin les Grâces que nous sollicitons par son intercession, afin que nous soit manifestée la puissance de son intercession. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

 

تطويب الأخت مارغريت روتان

راهبات المحبّة   

 

 

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 Hommage à Marguerite Rutan

Pièce de théâtre jouée par des lycéens

écrite par Gérard Lavayssière

 

 

 

Prières en Gascon landais

 

 

Prières en Gascon béarnais

 

 

 

 

 

 

Prières de l'Église en l'honneur des Martyrs

 

Accordez-nous, nous Vous en supplions, Dieu Tout-Puissant, qu'après avoir admiré la force de Vos glorieux martyrs, nous ressentions les heureux effets de leur pieuse intercession en notre faveur.

Ô Dieu, qui êtes glorifié dans l'assemblée de Vos Saints martyrs, faites, nous Vous en supplions humblement, que nous méritions la protection de ceux que nous invoquons.

Faites, s'il Vous plaît, Dieu Tout-Puissant, que les exemples de Vos Saints nous portent à une vie meilleure, et que nous imitions ceux que nous honorons.

Ô Dieu, qui voyez que notre faiblesse nous rend sujets à faillir, daignez nous fortifier dans Votre Amour par les exemples de Vos Saints.

Faites, s'il Vous plaît, Dieu Tout-Puissant, que, par l'intercession de Vos Bienheureux martyrs, nos corps soient délivrés de toutes sortes d'adversités, et nos âmes purifiées de toutes mauvaises pensées, nous Vous en supplions par Jésus-Christ notre Seigneur.

Pieuse Servante de Dieu, Marguerite Rutan, priez pour nous !

 

 

 

SOR MARGARIDA RUTAN BEATIFICADA NA FRANÇA:

Religiosa vicentina morreu guilhotinada

durante Revolução Francesa

 

 

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SCHWESTER MARGUERITE RUTAN

WIRD SELIG GESPROCHEN

 

 

 

 

 

 

BEATIFICACIÓN DE SOR MARGARITA RUTAN,

RELIGIOSA GUILLOTINADA

 

 

 

 

 

 

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Prayers of the Church

in honour of the martyr Saints

 

 

"Mercifully, look on our weakness, o almighty God, since the weight of our own evil deeds bears us down; may the glorious intercession of Thy blessed martyr be our protection." (from a prayer to San Sebastian, martyr).

O God almighty, as Thou art glorified in the assembly of Thy martyr Saints, we humbly pray Thee; let us be protected by those we ask intercession from.

Lord, as we admire Thy glorious martyrs' fortitude, we humbly pray to benefit from their intercession in order to lead a better life and be able to imitate Thy martyr Saints whom we admire.

Marguerite Rutan, pious Servant of the Lord, pray for us!

 

 

 

SUOR MARGUERITE RUTAN,

RELIGIOSA GHIGLIOTTINATA BEATIFICATA 

 

 

 

 

 

 

Beatification-de-Marguerite-Rutan-le-19-juin-2011--parousi.jpg

 

 

 

"GUILLOTINED RELIGIOUS BEATIFIED IN FRANCE"

 

"Sister Marguerite Rutan Was a Martyr for the Faith"

 

 

"DAX, France, JUNE 21, 2011 (Zenit.org).- A sister of the Daughters of Charity who was guillotined during the French Revolution for refusing to deny her faith in Christ and the Church was beatified last Sunday in Dax.

Cardinal Angelo Amato, prefect of the Congregation for Saints' Causes, presided at the beatification Mass in southwestern France, which was attended by some 5,000, including 1,000 Daughters of Charity and 10 bishops.

The cardinal represented Benedict XVI, who was visiting the Diocese of San Marino-Montefeltro.

Marguerite Rutan was born in 1736 in Metz, France, the eighth of 15 children. Her father was a stonecutter, master mason and architect, and her profoundly Christian mother gave each of her children a serious religious education and the example of a selfless life.

In 1757, at the age of 21, Marguerite began her novitiate in the motherhouse of the Daughters of Charity in Paris. In 1779, she was sent to serve in the Hospital of Dax. The sister soon became a pioneer of social action, opening a school and working to provide a home for abandoned girls.

 

In 1789, the French Revolution began, which ushered in a perior of social and political turmoil in the country.

In 1792, Sister Marguerite and her community of sisters were accused of theft, and on Christiamas Eve in 1793, Sister Marguerite was denounced and imprisoned.

At the height of the Reign of Terror (1793-1794), she was sentenced to death by the Revolutionary Tribunal on April 9, 1794, and guillotined on the same day for refusing to deny her faith. It is estimated that between 16,000-40,000 people were guillotined during this period of history.

A year later, the new government of the Directory lamented that Sister Marguerite was "sacrificed in an inhuman way for reasons which are yet to be proved."

Three-day celebration

The Diocese of Aire et Dax organized a three-day celebration to mark the martyr's beatification, which took place nearly 100 years after the sister's cause for canonization began.

The faithful were able to visit some of the places Sister Marguerite lived and worked in the city of Dax, as well as see a play on the life of the sister titled "Marguerite Rutan, a New Flower Opened for Us Under a More Beautiful Sky."

On Saturday, a prayer vigil was held in the cathedral, presided over by Cardinal Amato, and attended by bishops, Daughters of Charity, members of the Saint Vincent Family, and pilgrims.

Bishop Philippe Jean Louis Breton of Aire and Dax presided over the first Mass in honor of the new blessed on Monday, with the participation of the Saint Vincent Family and the diocese."

 

From zenit.org

 

 

 

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 09:24

Mere-Louise-Marguerite-Claret-de-la-Touche--parousie.over-.jpg

Mère Louise-Marguerite Claret de la Touche

stigmatisée française

née le 15 mars 1868 à Saint-Germain-en-Laye,

25 rue de Noailles

morte le 14 mai 1915 à Vische (Italie)

 

 

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Jésus prépara au cours de longues années la vénérable Louise Marguerite Claret de la Touche à son apostolat pour le renouveau du sacerdoce. Elle raconta que le 5 juin 1902, pendant l’adoration, le Seigneur lui apparut : « Je Le priais pour notre petit noviciat, je Lui demandais de me donner quelques âmes que je puisse former pour Lui. Alors Il me répondit : “Je te donnerai des âmes d’hommes.’’ Profondément étonnée de cette parole dont je ne comprenais pas le sens, je demeurais silencieuse cherchant à me l’expliquer. Et Jésus a repris : “Je te donnerai des âmes de prêtres.’’ Toujours plus étonnée je Lui dis : “Mon Jésus, comment feras-Tu cela ?’’ » … « Il m’a montré qu’Il a une œuvre à faire qui est de réchauffer le monde par l’amour. Et Jésus continua à expliquer Son Plan et pourquoi Il voulait s’adresser aux prêtres : "Il y a 19 siècles, douze hommes ont changé le monde ; ce n’étaient pas que des hommes seulement, c’étaient des prêtres ; maintenant encore, douze prêtres pourraient changer le monde. Mais il faut que ce soit de saints prêtres." » Par la suite, le Seigneur montra l’œuvre à Louise Marguerite. « C’est une union de prêtres, une œuvre qui englobe le monde entier », écrivit-elle. « Le prêtre qui veut remplir sa mission et proclamer la miséricorde de Dieu, doit d’abord posséder le Cœur de Jésus et être illuminé par l’amour de Son Esprit. Les prêtres devraient cultiver l’union entre eux, être un cœur et une âme, et ne jamais être une gêne l’un pour l’autre. »

 

Dans son livre “Le Sacré-Cœur et le Sacerdoce’’, Louise Marguerite décrivit le sacerdoce avec une telle clarté que quelques prêtres ont cru que son auteur était un de leur confrère. Un Jésuite osa même dire : « Je ne sais pas qui a écrit ce livre, mais une chose est sûre : ce n’est pas l’œuvre d’une femme. »

 

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Louise-Marguerite à 4 ans

 

 

 

Prière pour obtenir la béatification

de la Vénérable Mère

Louise-Marguerite Claret de la Touche

 

Ô Amour Infini,

Père et Saint-Esprit qui,

par l’intermédiaire de

Ton humble Servante,

Mère Louise-Marguerite,

as voulu dévoiler aux prêtres

les richesses de Ta Miséricorde

répandues dans le Cœur du Christ,

continue à Te révéler au monde

afin que chaque créature T’aime

comme Tu veux être aimé et

aime en Toi chacun de ses frères.

Et glorifie Ta fidèle Servante

en nous accordant les Grâces

que nous Te demandons

par son intercession.

Amen.

 

Les personnes qui reçoivent des Grâces

par l’intercession de Louise-Marguerite,

sont priées de les communiquer à :


Betania del Sacro Cuore

10030 VISCHE (TO) ITALIE.

 

 

Note : Le 26 juin 2006, le Pape Benoît XVI a approuvé le décret de l'héroïcité des vertus de Louise-Marguerite, présenté par la Congrégation pour les Causes des Saints.

 

 

Mere-Louise-Marguerite-Claret-de-la-Touche-a-17-ans--paro.jpg

Louise-Marguerite à 17 ans

 

 

 

Prière pour la béatification de

Mère Louise-Marguerite

Autre version

 

Ô Amour Infini, vivant au Cœur de Jésus, fais-Toi connaître aux hommes afin qu’ils T’aiment comme Tu veux être aimé.

Puisqu’il a plu à Ta Divine Bonté de Te servir de la Mère Louise-Marguerite pour dévoiler aux prêtres les abîmes de Ton Amour et de Ta Miséricorde, et pour attirer les âmes vers le sacerdoce chrétien, nous Te supplions d’achever Ton œuvre en glorifiant Ton humble Servante.

Daigne, par son intercession, nous accorder les Grâces que nous sollicitons et réaliser dans le monde, sous la conduite des pasteurs de Ton Eglise, l’unité des esprits et des cœurs, dans la lumière de Ta Vérité et la Paix de ta Charité. Amen.

 

 

Mere-Louise-Marguerite-Claret-de-la-Touche-a-22-ans--paro.jpg

Louise-Marguerite à 22 ans

 

 

 

Prière à Jésus, Prêtre éternel

 

"O Jésus, Prêtre éternel, qui, dans ton grand amour pour les hommes tes frères, as institué le Sacerdoce chrétien, daigne combler tes prêtres de ton Amour.

Fais-les vivre toujours plus abondamment de Toi, rends-les par ta grâce, instruments de tes miséricordes, afin que, par la force de ton Esprit, ils continuent ta mission pour le salut du monde.

Divin Rédempteur des hommes, vois combien grande est la multitude de ceux qui sont loin de Toi! Regarde la foule des pauvres, des affamés, des ignorants et des faibles qui sont abandonnés.

Viens à nous par tes prêtres! Par eux, sois présent dans le monde, enseignant, pardonnant, consolant, renouant les liens de l'amour entre le Coeur de Dieu et le coeur de l'homme. Amen."


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Père Alfred Charrier, s. j.,

directeur spirituel de

Louise-Marguerite de 1896 à 1910

 

 

 

Acte d'adoration et de donation

à l'Amour Infini

 

"O Amour Infini, Dieu éternel, principe de vie, source de l'être,

je t'adore dans ton Unité souveraine

et dans la Trinité de tes Personnes.

Je t'adore dans le Père,

Créateur tout-puissant qui a fait toutes choses.

Je t'adore dans le Fils, Sagesse éternelle par qui tout a été fait,

Verbe du Père, incarné dans le temps au sein de la Vierge Marie,

Jésus-Christ, Rédempteur et Roi.

Je t'adore dans le Saint-Esprit,

Amour substantiel du Père et du Fils,

en qui sont la lumière, la force et la fécondité.

Je t'adore, Amour Infini,

caché dans tous les mystères de notre foi,

rayonnant dans l'Eucharistie,

débordant sur le Calvaire,

vivifiant la sainte Eglise

par les sacrements, canaux de la grâce.

Je t'adore palpitant dans le Cœur du Christ,

ton ineffable tabernacle et me consacre à Toi.

Je me donne à Toi, sans crainte, dans la plénitude de ma volonté;

prends possession de mon être,

pénètre-le tout entier.

Je ne suis qu'un néant

impuissant à te servir, il est vrai,

mais ce néant c'est Toi

Amour Infini qui l'as vivifié et qui l'attires à Toi.

Me voici donc, ô Jésus,

pour faire ton œuvre d'amour,

pour répandre, autant que j'en serai capable,

dans l'âme de tes prêtres

et, par eux, dans le monde entier,

la connaissance de tes miséricordes infinies

et des sublimes tendresses de ton Cœur.

Je veux accomplir ta volonté, quoi qu'il m'en coûte

jusqu'à l'effusion de mon sang

si mon sang pouvait n'être pas indigne

de couler pour ta gloire.

O Marie, Vierge immaculée

que l'Amour Infini a rendue féconde,

par tes mains virginales

je me donne et me consacre.

Obtiens-moi d'être humble et fidèle,

et de me dévouer sans réserve

aux intérêts de Jésus-Christ, ton adorable Fils

et à la gloire de son Cœur Sacré!

Amen."

 

Reliques-de-Mere-Louise-Marguerite-Claret-de-la-Touche--pa.jpg

 

 

Petite formule de consécration

 

"O Cœur Sacré de Jésus, Cœur du Verbe incarné,

tabernacle vivant de l'Amour Infini,

Vous qui, avec une largesse sans pareille,

répandez les richesses de votre divine charité sur vos prêtres,

daignez accepter l'offrande et le sacrifice

que je vous fais aujourd'hui.

Je me confie totalement

et me consacre à Vous sans aucune réserve.

A vous, je donne pour toujours,

mon corps, mon cœur, mon âme,

tout ce que j'ai et tout ce que je suis.

O Amour Infini, je me donne à Vous,

par la très sainte Vierge, votre Mère immaculée,

avec tous mes frères dans le sacerdoce,

employez-moi à quelque chose que ce soit,

selon votre bon plaisir.

Je suis tout vôtre, pour le temps et pour l'éternité.

Amen."

 

A-l-Ecoute-du-Coeur-du-Christ-Vie-et-Mission-de-Mere-Lou.jpg

 

« Jésus, dis-moi, pourquoi ton Coeur renferme-t-il tant d'Amour et pourquoi l'épanches-tu ainsi sur ton indigne créature ? Et Jésus répond ; Mon Coeur est le tabernacle vivant de la Divinité, il la renferme dans sa plénitude et la divinité est Amour ; ne comprends-tu pas que l'Amour, toujours actif, comme un fleuve aux eaux abondantes, a besoin de s'écouler et de se précipiter ?

- Oui, l'Amour doit se répandre, mais pourquoi sur ma misère ?

- Ta misère m'attire, parce que je suis la Miséricorde ; ta faiblesse me captive, parce que moi, je suis le Tout-Puissant ; tes fautes me réclament, parce que moi, je suis le Pur et que je me suis sanctifié pour toi.

- Mon Jésus, mon Sauveur, que veux-tu donc de moi ?

- Aime-moi, et laisse-moi t'aimer. Laisse-moi verser dans ton coeur le débordement du mien. Laisse-moi faire de toi une créature si chérie de son Dieu que nul, en te voyant, ne puisse douter des empressements de l'Amour Infini pour l'homme.

- Jésus, pourquoi moi et pas une autre plus digne ?

- Pourquoi ? Parce que le souvenir de tes faiblesses et des ombres de ton passé, en te faisant connaître ton néant, t'empêcheront d'attribuer à ta propre vertu les prédilections de mon Coeur.

- O Jésus, dis-moi encore quels sont les désirs de ton Coeur ?

- Le monde se glace, l'égoïsme étreint les coeurs, les hommes se sont détournés du foyer de la Charité et ils pensent être éloignés de leur Dieu ; et cependant je suis là, Moi, l"Amour Infini, tout proche, et le sein de la Charité divine, gonflé d'amour, a besoin de s'ouvrir. Laisse-moi t'aimer, Marguerite, et par toi descendre vers le monde.

- Mon Jésus, que puis-je faire au monde, puisque j'en suis séparée ; comment pourrais-je t'y conduire, puisque je n'ai point de commerce avec lui ?

- Marguerite, ce mystère qui dépasse ton intelligence, je veux te l'expliquer, [...] Je prends des âmes, je les investis de moi-même, je continue ma Passion en elles, je les sépare des autres pour mon Œuvre, je leur découvre les mystères de mon Amour et de ma Miséricorde, et faisant d'elles comme des canaux purifiés, je verse par leur moyen sur le monde une affluence nouvelle de grâces et de pardons.

- Mon Sauveur, je suis à toi, fais de moi selon ta volonté !

- Oui, je prends possession de toi. Je fais de ton âme le canal de mon Amour Infini et, quoique obscure et cachée, elle fera mon Œuvre ; tout ce que je verse d'amour en toi ira au monde, mais n'en retiens rien, ne cherche jamais ton intérêt, mais le mien. Sois fidèle, et chéris la souffrance ! »

 

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Tableau de Jésus Miséricordieux peint par

Mère Louise-Marguerite de la Touche (1902-1903),

exposé dans la chapelle de la fondation de

Béthanie du Sacré-Cœur, à VISCHE (Turin)

 

 

 

« MISERICORDIAM VOLO »

Je désire la Miséricorde

 

 

 

Après avoir vu la Plaie du côté de Jésus dans une de ses visions mystiques, Mère Louise-Marguerite de la Touche en a parlé à son directeur spirituel, le Père Alfred Charrier, qui lui a demandé d'en faire une peinture. Louise-Marguerite savait bien peindre, et on peut remarquer des similitudes de cette histoire avec celle de Sainte Faustine Kowalska.

Au-dessus du portrait de Jésus est écrite l'inscription : "MISERICORDIAM VOLO", ce qui pourrait être traduit par "Je désire la Miséricorde", ou par de nombreuses traductions bibliques : "Je prends plaisir à la Miséricorde".

 

 

Références bibliques :

 

Matthieu 9 : 13

 

« 13 Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Louis Segond).

 

« 13 Allez donc apprendre quel est le sens de cette parole: Je désire que vous fassiez preuve d'amour envers les autres plutôt que vous m'offriez des sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (La Bible du Semeur).

 

"13 Euntes autem discite quid est: Misericordiam volo, et non sacrificium. Non enim veni vocare justos, sed peccatores." (Vulgate, Mt 9 : 13).

 

"13 πορευθέντες δὲ μάθετε τί ἐστιν, ἔλεος θέλω καὶ οὐ θυσίαν· οὐ γὰρ ἦλθον καλέσαι δικαίους ἀλλὰ ἁμαρτωλούς."

 

“13 But go ye and learn what that meaneth, I will have mercy, and not sacrifice: for I am not come to call the righteous, but sinners to repentance.”

 

 

Osée 6 : 6

 

"6 Car j'aime la piété et non les sacrifices, Et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes." (Louis Segond).

 

« 6 Car je prends plaisir à l'amour bien plus qu'aux sacrifices, à la connaissance de Dieu bien plus qu'aux holocaustes. » (La Bible du Semeur).

 

"‎6 ‏כִּ֛י חֶ֥סֶד חָפַ֖צְתִּי וְלֹא־זָ֑בַח וְדַ֥עַת אֱלֹהִ֖ים מֵעֹלֽוֹת׃"

 

"6 Quia misericordiam volui, et non sacrificium; et scientiam Dei plus quam holocausta." (Vulgate, Hosea 6 : 6).

 

“6 For I desired mercy, and not sacrifice; and the knowledge of God more than burnt offerings.”

 

 

Matthieu 12 : 7

 

"7 Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n'auriez pas condamné des innocents." (Louis Segond).

 

" 7 Ah ! si vous aviez compris le sens de cette parole: Je désire que vous fassiez preuve d'amour envers les autres plutôt que vous m'offriez des sacrifices, vous n'auriez pas condamné ces innocents." (La Bible du Semeur).

 

"7 Si autem sciretis, quid est: Misericordiam volo, et non sacrificium: numquam condemnassetis innocentes:" (Vulgate, Mt 12 : 7).

 

"7 εἰ δὲ ἐγνώκειτε τί ἐστιν, ἔλεος θέλω καὶ οὐ θυσίαν, οὐκ ἂν κατεδικάσατε τοὺς ἀναιτίους."

 

“7 But if ye had known what this meaneth, I will have mercy, and not sacrifice, ye would not have condemned the guiltless.”

 

 

 

Bibliographie

 

"À l’Ecoute du Cœur du Christ - Vie et Mission de Mère Louise-Marguerite Claret de la Touche", Monseigneur Pier Giorgio Debernardi (ancien vicaire général du diocèse d’Ivrea, Evêque de Pinerolo). Préface du Père Edouard Glotin, s. j. Traduction par Philippe Audibert. L’Artésienne, Liévin, 2003, 763 pages.

 

En italien : "Ho incontrato l’amore - Vita, carisma, missione di Madre Luisa-Margherita Claret de la Touche", presentazione di Mons. Luigi Bettazzi, vescovo di Ivrea, Torino, 1999, 696 p.

 

 

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The Painting

 

Mother Louise–Marguerite Claret de la Touche was fond of drawing and painting: a popular pastime in Visitation monasteries of the last century. She left a number of pictures of landscapes, animals, flowers, and still–lifes. It is, however, her inspired painting of the Merciful Jesus, that continues to touch hearts and move them to prayer.

Father Charrier, S.J., Louise–Marguerite’s confessor, ordered her to execute the painting after she related to him a vision in which Our Lord manifested Himself revealing His wounded side. (The similarities with the experience of Saint Faustina Kowalska are striking.)

 

 

Meekness and Majesty

 

Louise–Marguerite painted the image at the end of 1902 and the beginning of 1903. It is unlike other pictures of the Sacred Heart dating from the same epoch. The Face of Christ resembles that of the Holy Shroud of Turin. The eyes of Christ seem to search the soul of the one meeting His gaze. Around the head of Christ the artist painted a double halo: the first represents a crown of thorns; the second, adorned with three stylized lilies, bears the inscription, Misericordiam volo, “It is mercy that I desire” (Mt 9:13).

Contemplating the image, one discovers at the same time the meekness of Jesus and His majesty. Meekness and majesty are inseparable in Him. Gesturing with His hand, Our Lord indicates His pierced Side. The opening in His tunic has, in effect, the shape of a heart.

 

 

The Sacred Side

 

The image represents the fulfillment of Zechariah’s prophecy: “They shall look on Him whom they pierced” (Jn 19:37). The pierced Side of Christ reveals the infinite love of His Heart; it is the wellspring of His mercy.

 

 

Call Me Mercy

 

Mother Louise–Marguerite’s own writings tell of what inspired her in painting the image:

“One day, prostrate at the feet of Jesus, I was calling Him my soul’s one and only Good, the sovereign love of my heart, the infinite treasury of all riches. In the end I said to Him, ‘My Jesus, how do You want me to address you?’ And He answered, ‘Call me Mercy!’ O my sweet Mercy, O Jesus who died of love upon this Cross, grant that, brought back to you by the appeal of Your Mercy, we may live from Your love and for your love’! (Diary, Good Friday, 13 April 1900)

 

 

Priest, Temple, and Door

 

Notice that the image represents the majesty of the “Eternal High Priest,” of the “Divine Sacrificer” Who, from His open Side, continues to pour out “life–giving torrents of Infinite Love” upon humanity and, in particular, upon priests. The lanced pierced His right side: an evident allusion to the vision recounted in Chapter 47 of the prophet Ezekiel. Christ is, at once, the “High Priest” (Heb 4:14) and the Temple (Jn 2:21). Saving water streams out from below the right side of the Temple, and swells to become “a river” producing life in abundance wherever it flows. In this light, the wound in the Side of Christ is revealed also as “the door” (Jn 10:7) through which one enters the Holy of Holies to “obtain mercy and gind grace” (Heb 4:16).

 

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"The devotion to the Blessed Eucharist and the devotion to the Sacred Heart are not only two sister devotions. In reality, they are only one and the same devotion. They complete each other and develop each other; they blend so perfectly together that one cannot stand without the other, and their union is absolute."


“The Book of Infinite Love,” Second Part, Section XII Copyright © Publishers Tan Books North Carolina USA.

 


“God is Love, He is Infinite Love. This divine essence in itself has no form. It is a vast, limitless sea, a light confined by no obstacle, but outside Itself, Infinite Love takes different forms in order that we may be able to recognise It. One of the forms of Love, the most attractive for our sinful souls, is Mercy. Mercy is a form of Love adapted to us sinners, but it is truly Love, Infinite Love, always the same, uncreated, eternal, living, and operating.

Thus in the Upper Room, in an instant, Infinite Love effected two marvellous creations: the Eucharist and the priesthood.” “The Priest, the Creation of Infinite Love."


From “The Sacred Heart and the Priesthood,” Copyright © Publishers Tan Books North Carolina USA.


The Little Book of the Work of Infinite Love

 

 

Prayer to Jesus the Eternal Priest


"O Jesus eternal High Priest, divine Offerer of Sacrifice, Who, in an incomparable transport of love for men, Thy brethren, didst allow the Christian priesthood to issue from Thy Sacred Heart, deign to continue to pour out on Thy priests the life-giving streams of Infinite Love. Live Thou in them, transform them into Thyself; render them by Thy grace the instruments of Thy mercies; act in them and through them, and grant, that, having been completely clothed with Thee by the faithful imitation of Thy adorable virtues, they may perform in Thy Name and by the strength of Thy Spirit, the works which Thou Thyself hast accomplished for the salvation of the world.

Divine Redeemer of souls, see how great is the multitude of those who still sleep in the darkness of error; count the number of those unfaithful sheep that are walking on the edge of the eternal abyss; consider the crowds of the poor, the hungry, the ignorant and the weak, who are groaning in their state of abandonment. Return to us by Thy priests, live again in very truth in them; act through them and pass again through the world teaching, pardoning, consoling, offering sacrifice, renewing the sacred bonds of love between the Heart of God and the hearts of men. Amen."

 

lndulgences: 300 days once a day. A plenary indulgence on usual conditions, if recited daily for a month. (Pius X, Recript in his own hand March 3 1905. Raccolta 1937).

 

This prayer, O Jesus Eternal High Priest was composed by Mother Louise Margaret in December, 1903. Father Charrier had it printed It was soon translated into nine of the European languages; and in February, 1905, Monsignor Henri, Bishop of Grenoble, presented the original and the nine translations to Pope Pius X, with a petition to His Holiness to grant an indulgence for its recitation. The prayer, which was written before the Encyclical of Pius X on the Priesthood had appeared, contains ideas identical with those of the Encyclical. His Holiness was pleased to see that it expressed ideas so dear to his heart and granted an indulgence of 300 days once a day, and a plenary indulgence once a month for reciting it daily.

 

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Act of Consecration and Donation

of oneself to Infinite Love


"O Infinite Love, Eternal God, Principle of life, Source of being, I adore Thee In Thy sovereign Unity and in the Trinity of Thy Persons.

I adore Thee in the Father, omnipotent Creator Who has made all things. I adore Thee in the Son, eternal Wisdom by Whom all things have been made, the Word of the Father, incarnate in time in the womb of the Virgin Mary, Jesus Christ, Redeemer and King. I adore Thee In the Holy Ghost, substantial Love of the Father and the Son, in Whom are light, strength and fruitfulness.

I adore Thee, Infinite Love, hidden in all the mysteries of our Faith, shedding Thy beneficent rays in the Blessed Eucharist, overflowing on Calvary and giving life to the Church by the channels of the Sacraments, I adore Thee throbbing in the Heart of Jesus, Thine ineffable Tabernacle, and I consecrate myself to Thee.

I give myself to Thee without fear with the fullness of my will; take possession of my being, penetrate it entirely. I am but a nothing, powerless to serve Thee, it is true, but it is Thou, Infinite Love, Who hast given to this nothing and Who dost draw it to Thee.

Behold me then, O Jesus, come to do Thy work of love to labour to the utmost of my capacity in bringing to Thy priests, and through them to the entire world, the knowledge of Thy mercies and of the sublime and tender love of Thy Heart.

I wish to accomplish Thy will, whatever it may cost me; even to the shedding of my blood, if my blood be not unworthy to flow for Thy glory.

O Mary, Immaculate Virgin whom Infinite Love has rendered fruitful, It Is by thy virginal hands that I give and consecrate myself.

Obtain for me the grace to be humble and faithful, and to devote myself without reserve to the interests of Jesus Christ Thy adorable Son and to the glory of His Sacred Heart!"


Pope Pius XI granted the following indulgences to members for the recitation of this prayer: 300 days toties quoties; plenary once a month, if recited daily.


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Vow of Abandonment

 

St. Margaret Mary Alacoque tells us in her autobiography that early in her religious life, Our Lord demanded of her the sacrifice of her liberty and her whole being, and that she made it to Him Later on He demanded that this sacrifice be made in the form of a vow to do always what was most perfect; this vow she made, in greatest detail, after consulting her Superiors. He made similar demands from Sister Louise Margaret; first He demanded of her a vow of total abandonment to His will, and later on, He demanded a donation of her whole being to Infinite Love.

She made the vow of abandonment on the First Friday of August, 1895, with the consent of her confessor and her superiors, according to the following formula:

 

“O my God, prostrate in Thy presence, I adore Thy infinite perfection, I adore Thy sovereign dominion over all Thy creatures and, in order to recognise Thy dominion over me, I make a vow of total abandonment of my whole being into Thy hands, allowing Thee to dispose of me according to Thy good pleasure, for time and eternity,”

“O Jesus, I abandon myself without reserve to Thy divine Heart, giving Thy love entire liberty of action in me and around me, wishing to see only Thy action in all things and to adore every disposition of Thy will."


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Act of Consecration to the

Sacred Heart of Jesus

 

While Margaret was waiting to join the Visitation Convent in Romans she went on a pilgrimage to the Shrine of the Sacred Heart in Paray le Monial in France where Jesus had appeared to Saint Margaret Mary Alacoque. She composed and made the following Act of Consecration of herself to the Sacred Heart of Jesus.

 

“O adorable Heart of my divine Saviour, I offer and consecrate myself entirely to Thee: my soul which Thou has created to Thy image; my intellect which Thou has enlightened with the lights of Thy faith; my heart which, after loving creatures, now wishes to love only Thee and to beat for Thee alone; my body which has contributed to, and shared in the wandering of my soul, but which wishes by penance to sustain and contribute to its uplifting; all the higher powers of my soul and the lower powers of my body, I give and abandon entirely to Thee. For the future I wish to have no other will but Thine, no other desire but that of pleasing Thee, no other love but Thy pure love. Amen.”

 

 

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Mutter Louise-Marguerite Claret de la Touche

 

 

Louise-Marguerite Claret de la Touche, französische Nonne, Mystikerin

 

 

 

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Venerabile Madre Luisa Margherita Claret de la Touche

 

 

 

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"Eu quero imprimir o meu coração no coração dos meus sacerdotes e é através de você que eu vou fazer " (Jesus).


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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 22:35

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Prière à Saint-Raphaël

pour trouver son âme soeur

et fonder un foyer

 

Divin guide, Saint-Raphaël, vous qui avez trouvé une compagne de vie au jeune Tobie, conduisez-moi dans mes désirs et mes incertitudes. De nombreux dangers sont sur ma route, soyez ma lumière. Et que par votre puissante intercession, je trouve celui (ou celle) que Dieu me destine pour fonder avec lui (ou avec elle) un vrai foyer chrétien qui rende Gloire à Dieu et assure mon bonheur ici-bas et dans l'éternité.

 

 

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 21:11

Bienheureuse Marie de l'Incarnation 7

Barbe Jeanne Avrillot, épouse Acarie

"Madame Acarie"

Bienheureuse Soeur Marie de l'Incarnation

née le 1er février 1566 à Paris

morte le 18 avril 1618 à Pontoise

 

 

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Prière à la Bienheureuse Marie de l'Incarnation

 

Seigneur, Tu as accordé à la Bienheureuse Marie de l'Incarnation, propagatrice éclatante du Carmel Thérésien, une force extraordinaire pour Te servir dans les différents états de la vie chrétienne et surmonter toutes les difficultés ; fais que, nous aussi, nous sachions surmonter tous les obstacles et demeurions fidèles à Ton service, en T’aimant avec un cœur sincère. Amen.

 

Traduit de l’espagnol, d'après "Los Santos Carmelitas" de P. Rafael María López-Melús.


Note : Il ne faut pas la confondre avec la Bienheureuse Marie de l'Incarnation, Missionnaire Ursuline de Tours et de Québec, née Marie Guyart le 28 octobre 1599 et morte le 30 avril 1672.

Madame Acarie a introduit le Carmel Thérésien en France. Voir Carmel de Pontoise, le plus ancien Carmel en activité en France.

  Image-franciscains--Madame-Acarie.jpg

 

 

Paroles de Madame Acarie

 

À vingt-six ans, à l’occasion d’une confession, elle reçoit une blessure au coeur, signe d’un immense amour de Dieu. Bouleversée, elle s’écrie : "O amour, est-il possible que Vous m’ayez appelée avec tant d’amour ?"

 

 

 

Vision de Sainte-Thérèse d'Avila

 

' Le Père Manrique raconte en 1631 : "Un jour priant Dieu elle (Madame Acarie) apperceut une Religieuse venerable et ancienne en habit enfumé, mais entourée de rayons de gloire. Elle la recognût par ses portraicts, et en ce qu’elle luy dit, que Dieu vouloit qu’elle fit venir son Ordre en France"…

De son côté, le Père Coton précise : "Allant de sa maison ouïr la Sainte messe au petit saint Anthoine, il lui sembla tout à coup de veoir la gloire qui respondoit aux perfections de la bienheureuse mere Thérèse…" '

 

Voir la Thèse en Théologie de Jean-Marie Kroug, Université de Fribourg (Suisse), 2010 : "Le désir de l’amant divin - Le vocabulaire amoureux de quelques femmes au dix-septième siècle", pages 39-40.

 

 

"Verbe amoureux, mon doux Jésus

Espoux si beau, si noble et parfaict

Tout mon bien et ma félicité

Vous êtes une abysme de douceur souverainement plaisante

Et souverainement désirable.

Je vous embrasse joyeusement en mon âme,

Vous qui estes un torrent de plaisirs inestimables,

Une mer de joye ineffable.

Mon bien-aimé, si vous voulez que je vous regarde,

Regardez-moy, premièrement.

Tirez moy à vous

Pour me brusler de ce feu très ardent de vostre amour,

Dans lequel je sois toute consommée et anéantie.

Ouvrez, mon bien-aimé, les portes de vostre amour,

Et m’y cachez dedans vous.

Je ne désire posséder autre chose que vous

Je vous veux avoir vous mesme,

Je sens une langueur de vivre,

Le coeur me brusle, je n’en puis plus,

Ostez-moi les désirs ou m’en donnez l’effet !

Que tout mon intérieur se délecte et réjouysse seulement de vous…

Le plus beau de tous les enfans des hommes,

Celui qui m’a créé, a pris repos en mon tabernacle."

 

Paroles tirées de « Les vrays exercices de la bien-heureuse sœur Marie de l’Incarnation. Composez par elle mesme.». Voir la Thèse en Théologie de Jean-Marie Kroug : "Le désir de l’amant divin - Le vocabulaire amoureux de quelques femmes au dix-septième siècle", page 87.

 

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Vision de Sainte Thérèse d'Avila à Madame Acarie

dans la Basilique Saint-Nicolas de Port en 1602

 

 

 

"Les vrays exercices" de Madame Acarie

 

 

Prières de Madame Acarie

 

' Seigneur Jésus "conformez mon esprit à votre humain et bienheureux esprit, en remplissant mon intelligence d'une grande connaissance et ma mémoire d'un continuel souvenir de Vous, ma volonté d'une ardente affection pour votre Majesté, [conformez] mon âme à la vôtre très sainte...Eclairez mon intérieur de la lumière de votre Divinité, d'autant que par elle, je crois que vous êtes totalement en moi. Par ce moyen, je vous supplie très humblement de regarder désormais par mes yeux, parler par ma langue, et de réaliser par tous mes membres et mes sens, les choses qui vous sont agréables." '. V.E. f°19.

 

"O miroir sans tache, splendeur de la gloire éternelle, Verbe amoureux, mon doux Jésus, semblable au Père, image de la bonté de Dieu, idée éternelle de toutes choses, en qui reluisent et paraissent toutes créatures, en qui se voient et se contemplent tous les hommes, ne voyez-vous pas toutes leurs nécessités? Pourquoi ne les secourez-vous pas tous? O Vous, libéral donateur de tous biens, refuserez-vous vos grâces à ceux qui si instamment vous les demandent? AMOUR SANS FIN, DONNEZ-VOUS ET NOUS AURONS TOUT". V.E. f° 27v.

 

"Seigneur, je vous rends quinze mille louanges, quinze mille grâces et quinze mille bénédictions de ce qu'il vous a plu de me créer à votre image et ressemblance, de m'embellir et de m'enrichir de votre similitude, de m'avoir douée de raison et de me rendre capable de la béatitude éternelle."V.E. f°s 29v-30r.

 

"O mon Dieu, tirez-moi à Vous pour me brûler de ce feu très ardent de votre amour, et que j'y sois toute consummée...0 plus qu'admirable puissance, sagesse et bonté de mon Seigneur et mon Dieu, que ne puis-je à ma volonté faire de chaque créature une âme, et de chaque âme, spécialement de la mienne, vous bâtir un royaume des cieux, dans lequel Vous puissiez avoir joie et paix, en échange de toutes les douleurs et tristesses que vous avez endurées pour moi. Ouvrez-moi, je vous supplie, les grandes richesses de votre divinité plus qu'admirable, et cachez-moi en Vous..." V.A. p 479-480.

 

"O Vous qui connaissez toutes choses, en qui se meut tout homme, en qui toute créature a vie, qui sondez les coeurs et les reins de tous, [...] entre les mains de qui sont nos temps, nos âges et nos aventures, notre bien, notre salut, nous ne pouvons rien sans Vous qui connaissez fort bien toutes nos nécessités, subvenez à tous : tous vous invoquent,

POUR TOUS, SEIGNEUR, JE VOUS SUPPLIE, EXAUCEZ-MOI !" V.E. f° 24.

 

 

Madame Acarie

 

 

Bienheureuse Marie de l'Incarnation 6

 

 

Prayers of Madame Acarie

Blessed Marie of the Incarnation

 

"Lord Jesus, conform my spirit to your blessed humanity, filling my mind with knowledge and my memory with a continual recollection of You, my will with an ardent affection for your Majesty, [conform] my soul to your very holy soul... Enlighten me inwardly with the light of your Divinity, all the more so as I believe, by it, that you are totally within me. By this means, I very humbly beg you to look from now on through my eyes, speak by my tongue, and accomplish by all my members and senses the things which are agreeable to you." V.E. f°19.

 

"O spotless mirror, splendor of the eternal glory, loving Word, my sweet Jesus, like unto the Father, image of the goodness of God, eternal Idea of all things, in which all creatures become visible and shine, in whom all men see and contemplate themselves, do you not see all their needs? Why do you not help them all? Oh You, generous giver of all goods, would you refuse your graces to those who so insistently ask you for them? LOVE WITHOUT END, GIVE YOURSELF AND WE WILL HAVE EVERYTHING." V.E. f°27v.

 

"Lord, I render you fifteen thousand praises, fifteen thousand thanks and fifteen thousand blessings because you have been pleased to create me in your image and resemblance, to embellish and enrich me with your likeness, to endow me with reason, and to make me capable of eternal bliss." V.E. f°s29v030r.

 

"O my God, draw me to You and burn me with the red-hot fire of your love, that I might be totally consumed in it... Oh more than admirable power, wisdom, and goodness of my Lord and my God, why can I not by my will make of each creature a soul, and from each soul, especially mine, build you a kingdom in heaven, where You might have joy and peace in exchange for all the pains and sadness that you have endured for me. Open to me, I beg of you, the great riches of your more than admirable divinity, and hide me in You..." V.A. p 479-480.

 

"Oh You who know all things, in whom all men and creatures live and move and have their being, who sound the hearts and minds of all, [...] between whose hands lie our every moment, our every year, our ventures, our goods, and our salvation, we can do nothing without You, who know very well all our needs, provide for all, all invoke you, FOR ALL, LORD, I BESEECH YOU, GRANT MY PRAYER!" V.E. f°24.

 

 

Beata-Maria-de-la-Encarnacion.jpg

 

 

Plegarias de Madame Acarie

Beata María de la Encarnación

 

"Señor Jesús, conformad mi espíritu a vuestro humano y bienaventurado espíritu, llenando mi inteligencia de un gran conocimiento y mi memoria de un continuo recuerdo de Vos, mi voluntad de un ardiente afecto hacia vuestra Majestad, [conformad] mi alma a la vuestra muy santa… Iluminad mi interior de la luz de vuestra Divinidad, puesto que por ella, yo creo que Vos estáis totalmente en mí. Por este medio, yo os suplico muy humildemente de mirar en adelante por mis ojos, hablar por mi lengua, y realizar por todos mis miembros y mis sentidos, las cosas que os sean agradables." V.E. fº 19.

 

"¡Oh espejo sin mancha, esplendor de la gloria eterna, Verbo amoroso, mi dulce Jesús, semejante al Padre, imagen de la bondad de Dios, idea eterna de todas las cosas, en quien relucen y se manifiestan todas las criaturas, en quien se ven y se contemplan todos los hombres! ¿No veis todas sus necesidades? ¿Por qué no los socorréis a todos? ¡Oh Vos generoso donador de todos los bienes! ¿Negaréis vuestras gracias a los que tan insistentemente os las piden? AMOR SIN FIN, DONAOS Y NOSOTROS LO TENDREMOS TODO." V.E. fº 27v.

 

"Señor, yo os entrego quince mil alabanzas, quince mil gracias y quince mil bendiciones por haberos gustado crearme a vuestra imagen y semjanza, por embellecerme y enriquecerme de vuestra similitud, por haberme dotado de razón y por hacerme capaz de la beatitud eterna." V.E. fºs 29v-30r.

 

"¡Oh mi Dios, tomadme para arder en el fuego muy ardiente de vuestro amor, y que en él sea yo completamente consumida…! ¡Oh más que admirable poder, sabiduría y bondad de mi Señor y mi Dios, que no puedo hacer por mi voluntad de cada criatura un alma, y de cada alma, especialmente de la mía, construiros un reino de los cielos, en el cual Vos podáis tener alegría y paz, a cambio de todos los dolores y tristezas que vos habéis soportado por mí! Abridme, os lo suplico, las grandes riquezas de vuestra más que admirable divinidad, y escondedme en Vos…" V.A. p 479-480.

 

"¡Oh Vos que conocéis todas las cosas, en las que se mueve todo hombre, en quien toda criatura tiene vida, que sondeáis los corazones y los riñones de todos, […] entre las manos de quien están nuestros tiempos, nuestras edades y nuestras aventuras, nuestro bien, nuestra salvación, nosotros no podemos nada sin Vos que conocéis muy bien todas nuestras necesidades, atendednos a todos : todos os invocan,

POR TODOS, SEÑOR, OS SUPLICO, ATIÉNDEME!" V.E. fº 24.

 

 

 

Oración a la Beata

María de la Encarnación de Pontoise

 

Señor, tú concediste a la Beata María de la Encarnación, insigne propagadora del Carmelo teresiano, una fortaleza singular para servirte en los diversos estados de la vida cristiana y superar todas las dificultades; haz que también nosotros sepamos vencer todo obstáculo y nos mantengamos fieles en tu servicio, amándote con corazón sincero. Amén.

 

From Los Santos Carmelitas by P. Rafael María López-Melús.

 

 

Madame-Acarie.jpg

 

 

Preghiere di Madame Acarie

Beata Maria dell'Incarnazione

 

"Signore Gesù, conformate il mio spirito al vostro umano e felice spirito, riempite la mia intelligenza di una grande conoscenza e la mia memoria di un continuo ricordo di Voi, la mia volontà di un ardente affetto per la vostra Maestà, [conformate] la mia anima alla vostra santissima … Rischiarate la mia interiorità della vostra Divinità, affinché con Essa, io creda che voi siete totalmente in me. Per questo mezzo, io vi supplico con grande umiltà di guardare ormai tramite i miei occhi, parlare con la mia lingua, e realizzare per tutto il mio corpo e i miei sensi, le cose che Vi sono gradite." V.E., f° 19.

 

"O specchio senza macchia, splendore della gloria eterna, Verbo amoroso, mio dolce Gesù, sembianza del Padre, immagine della bontà di Dio, idea eterna di tutte le cose, in cui risplendono e appaiono tutte le creature, in cui si vedono e si contemplano tutti gli uomini, non vedete voi tutte le loro necessità? Perché non li soccorrete tutti? O Voi, liberale donatore di tutti i beni, infondete le vostre grazie a quelli che insistentemente ve le chiedono? AMORE SENZA FINE, DONATEVI E NOI AVREMO TUTTO." V.E., f° 27v.

 

"Signore, io vi rendo quindicimila lodi, quindicimila grazie e quindicimila benedizioni perché vi è piaciuto di crearmi a vostra immagine e somiglianza, e di abbellirmi e di arricchirmi della vostra similitudine, di avermi dotato di ragione e di avermi reso capace della beatitudine eterna." V.E. f°s 29v-30r.

 

"O mio Dio, tiratemi a Voi per bruciarmi a questo fuoco ardentissimo del vostro amore, che ne sia tutta consumata … O più che ammirabile potenza, saggezza e bontà del mio Signore e mio Dio, che ne possa a mia volontà fare di qualsiasi creatura un’anima, e di qualsiasi anima, specialmente della mia, possa costruire a voi un regno dei Cieli, nei quali Voi possiate avere gioia e pace, in cambio di tutti i dolori e tristezze che voi avete sopportato per me. Apritemi – vi supplico – le grandi ricchezze della vostra divinità più che ammirabile, e prendetemi in Voi." V.A. p. 479-480.

 

"O Voi che conoscete tutte le cose, in cui ogni uomo si muta, in cui ogni creatura ha vita, che conoscete i cuori e le disponibilità di tutti, […] dentro le cui mani sono i nostri tempi, le nostre età e le nostre vicende, il nostro bene, la nostra salute, noi non possiamo niente senza Voi che conoscete molto bene le nostre necessità, venite in soccorso a tutti: tutti quelli che vi invocano,

PER TUTTI, SIGNORE, IO VI SUPPLICO, ESAUDITEMI !" V.E. f° 24.

 

 

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 Barbe Acarie, geborene Avrillot, Marie von der Menschwerdung

 


 

 


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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 08:44

Sainte-Therese-de-Lisieux-sur-son-lit-de-mort--parousie.o.jpgThérèse Martin

Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face

née le 2 janvier 1873 à Alençon (Orne)

morte le 30 septembre 1897 à 19h20 à Lisieux (Calvados)

 

 

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Litanies de Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus

et de la Sainte-Face

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère du Sauveur, priez pour nous.

Saint Jean-Baptiste, le Précurseur, priez pour nous.

Saint-Joseph, Patron de la Sainte Église, priez pour nous.

 

Thérèse, étoile lumineuse du Carmel, priez pour nous.

Thérèse, étoile des extrémités de la terre, priez pour nous.

Thérèse, étoile des races et des nations, priez pour nous.

Thérèse, étoile du Pontificat de Saint Pie XI, priez pour nous.

Petite reine du grand Roi, priez pour nous.

Enfant chérie de la Vierge Marie, priez pour nous.

Enfant guérie par le sourire de Marie, priez pour nous.

Docteur de la voie d'enfance, priez pour nous.

Amoureuse de l'Enfant-Jésus, priez pour nous.

Amoureuse de la Croix du Christ, priez pour nous.

Amoureuse de la Face du Christ, priez pour nous.

Amoureuse de la Parole de Dieu, priez pour nous.

Chantre de la tendresse du Père, priez pour nous.

Miroir du Coeur immaculé de Marie, priez pour nous.

Rose effeuillée pour l'Enfant-Jésus, priez pour nous.

Amour au coeur de l'Église, priez pour nous.

Parole de Dieu pour notre temps, priez pour nous.

Modèle de la pureté de coeur, priez pour nous.

Vivant ostensoir consumé d'amour, priez pour nous.

Immolée en silence près de l'Eucharistie, priez pour nous.

Trésor de joie dans la souffrance, priez pour nous.

Martyre d'amour du Coeur Sacré de Jésus, priez pour nous.

Vaillant guerrier dans le champ de l'apostolat, priez pour nous.

Thérèse répandant des pluies de roses, priez pour nous.

Thérèse dispensant les grâces, priez pour nous.

Thérèse offerte à l'Amour Miséricordieux, priez pour nous.

Thérèse assise à la table des pécheurs, priez pour nous.

Ange des prisonniers et des malades, priez pour nous.

Petite soeur des pauvres dans l'Esprit, priez pour nous.

Recours des plus grands pécheurs, priez pour nous.

Ultime recours des condamnés, priez pour nous.

Protectrice des exilés, priez pour nous.

Trésor de tendresse pour tous les orphelins, priez pour nous.

Réconfort des missionnaires, priez pour nous.

Ardent modèle des consacrés, priez pour nous.

Petite soeur cachée de tous les prêtres, priez pour nous.

Apôtre de la Miséricorde, priez pour nous.

Apôtre de la confiance et de l'abandon, priez pour nous.

Apôtre de la simplicité de coeur, priez pour nous.

Patronne des Missions, priez pour nous.

Patronne de la France, priez pour nous.

Prophète des derniers temps, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

V. Priez pour nous, Sainte-Thérèse.

R. Afin que nous soyons dignes des promesses de notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Prions :

Ô Mon Dieu, qui nous avez donné pour soeur la petite Thérèse, Docteur de Votre Église, daignez Vous souvenir et nous garder ce coeur d’enfant, qu’il soit à la ressemblance de celui de Sainte-Thérèse qui ne vivait que pour Vous, pour Votre Gloire et Votre Royauté. Apprenez-nous à aimer comme elle Vous a aimé, comme Votre Fils nous a aimés. Par Jésus le Christ, notre Seigneur et notre Dieu, qui vit et règne avec Vous, dans l’Unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen !

 

 

Œuvres complètes de Sainte-Thérèse de Lisieux

 

 

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Litanies 2 de Sainte-Thérèse de Lisieux

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Sainte Marie du Mont Carmel, priez pour nous.

Saint-Joseph, priez pour nous.

 

Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, la plus grande Sainte des temps modernes, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, Patronne de toutes les missions, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, fleur du Carmel, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, É pouse bien-aimée du Christ, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, guérie par la Bienheureuse Vierge du Sourire, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, remplie de dévotion envers l'Immaculée Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, docteur et modèle de l'enfance spirituelle, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, colombe de simplicité, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, guide et maîtresse des petites âmes, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, cachée dans la Face du Seigneur, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, amante de la vie cachée, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, Patronne des noviciats, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, modèle d'obéissance, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, qui pour l'amour du Christ avez méprisé le royaume du monde, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, modèle de pauvreté, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, lys de chasteté, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, vierge sage, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, miroir de piété, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, qui avez été affamée de l'Eucharistie, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, qui avez beaucoup aimé l'Office divin, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, qui avez recherché le temps du silence, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, longtemps éprouvée dans votre Foi, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, apôtre de la confiance filiale, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, amour dans le coeur de l'Église, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, docteur de l'amour, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, d'une extrême Charité envers le prochain, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, secours des prêtres, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, secours des pécheurs, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, terrible aux démons, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, soulagement dans toutes les nécessités, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, illustre par d'innombrables miracles, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, pardonne-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, exauce-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, prends pitié de nous Seigneur.

 

Priez pour nous, Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus, et comme vous l'avez promis, répandez sur nous une pluie de roses !


 Sanctuaire Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus de Beauport au Québec


Therese-jouant-Jeanne-d-Arc--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Litanies 3 de Sainte-Thérèse de Lisieux

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

 

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte-Marie, Immaculée en Votre Conception, ayez pitié de nous.

Sainte-Marie, Mère de Jésus et notre Mère, priez pour nous.

 

Sainte-Thérèse, que Dieu combla de Grâces dès votre tendre enfance, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, pareille aux Anges par votre innocence, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, épouse choisie du Seigneur, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, nouvelle fleur du Carmel, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, insensible aux biens et aux délices de la terre, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, dont aucune faute n'a jamais terni la pureté, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, parfait modèle d'obéissance, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, très dévote au Sacré-Coeur de Jésus, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, humble Servante du Seigneur, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, victime de l'Amour Divin, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, pleinement confiante en Dieu, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, toute brûlante de zèle pour le salut des âmes, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, digne fille de votre mère spirituelle Sainte-Thérèse, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, petite fleur de notre Seigneur, épanouie éternellement dans les jardins célestes, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, qui faites descendre sur le monde une pluie abondante de bienfaits, que vous appelez les roses de votre amour pour les hommes, priez pour nous.

Sainte-Thérèse, très puissante protectrice de tous ceux qui vous invoquent, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

V. Priez pour nous, Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus.

R. Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

 

Prions :

Ô Dieu, qui avez orné Votre Servante, Sainte-Thérèse, du don des miracles, accordez, nous Vous en supplions, par son intercession, la Grâce de toujours Vous servir, à son exemple, en esprit de confiance et d'humilité. Par Jésus-Christ, Votre Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous, en l'Unité du Saint-Esprit, Dieu, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

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The Litany of St Therese of Lisieux

 

Lord, have mercy on us,

Christ, have mercy on us.

Lord, have mercy on us.

Christ, hear us.

Christ, graciously hear us.

God, the Father of heaven, have mercy on us.

God, the Son, Redeemer of the world, have mercy on us.

God, the Holy Ghost, have mercy on us

Holy Mary, Mother of God, pray for us.

Our Lady of Victory, pray for us.

Our Lady of Mount Carmel, pray for us.


St. Therese of the Child Jesus, pray for us.

St. Therese of the Holy Face, pray for us.

St. Therese, child of Mary, pray for us.

St. Therese, devoted to St. Joseph, pray for us.

St. Therese, angel of innocence, pray for us.

St. Therese, model child, pray for us.

St. Therese, pattern of religious, pray for us.

St. Therese, flower of Carmel, pray for us.

St. Therese, converter of hardened hearts, pray for us.

St. Therese, healer of the diseased, pray for us.

St. Therese, filled with love for the Blessed Sacrament, pray for us.

St. Therese, filled with angelic fervor, pray for us.

St. Therese, filled with an apostle's zeal, pray for us.

St. Therese, filled with loyalty to the Holy Father, pray for us.

St. Therese, filled with a tender love for the Church, pray for us.

St. Therese, filled with extraordinary love for God and neighbor, pray for us.

St. Therese, wounded with a heavenly flame, pray for us.

St. Therese, victim of divine love, pray for us.

St. Therese, patient in sufferings, pray for us.

St. Therese, eager for humiliations, pray for us.

St. Therese, consumed with love, pray for us.

St. Therese, rapt in ecstasy, pray for us.

Who desired always to be as a little child, pray for us.

Who taught the way of spiritual childhood, pray for us.

Who gave perfect example of trust in God, pray for us.

Whom Jesus filled with a desire for suffering, pray for us.

Who found perfection in little things, pray for us.

Who refused God nothing, pray for us.

Who sought bitterness in this life, pray for us.

Who told us to call you littleTherese, pray for us.

Who offered her life to God for priests and missionaries, pray for us.

Who gained countless souls for Christ, pray for us.

Who promised, after her death, a shower of roses, pray for us.

Who foretold: "I will spend my heaven doing good upon earth," pray for us.


Lamb of God, who takest away the sins of the world, spare us, O Lord.

Lamb of God, who takest away the sins of the world, graciously hear us, O Lord.

Lamb of God, who takest away the sins of the world, have mercy on us.


V. Pray for us, St. Therese.

R. That we may be made worthy of the promises of Christ.


Let us pray:

O Lord, who hast said: Unless you become as little children you shall not enter the kingdom of heaven; grant us, we beseech Thee, so to follow in humility and simplicity of heart, the footsteps of St. Therese, the virgin, that we may obtain everlasting rewards. Who livest and reignest forever. Amen.

 

Therese-malade-sous-le-cloitre--30-aout-1897--un-mois-a.jpg

 

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 09:10

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Saint Curé d'Ars

 

 


Litanies de Saint Jean-Marie Vianney

Curé d'Ars

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, prévenu de la Grâce dès votre enfance, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, modèle de piété filiale, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, dévot serviteur de Marie Immaculée, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, lys de pureté, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, imitateur des souffrances du Christ, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, modèle de mortification et de pénitence, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, abîme d'humilité, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, séraphin dans la prière, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, modèle d'union à Dieu, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, fidèle adorateur du Très Saint Sacrement, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, amant de la sainte pauvreté, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, pénétré de la crainte des jugements de Dieu, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, tourmenté par l'enfer, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, fortifié par les visions divines, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, modèle des vertus sacerdotales, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, pasteur ferme et prudent, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, dévoré de zèle, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, assidu au chevet des malades, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, catéchiste infatigable, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, prédicateur aux paroles de flamme, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, apôtre de la sanctification du dimanche, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, restaurateur de la vie chrétienne dans les familles, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, ministre admirable du Sacrement de pénitence, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, doué de l'esprit de conseil, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, éclairé de célestes lumières, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, qui avez fait progresser tant d'âmes dans le bien, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, qui avez reçu le don de convertir les pécheurs, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, compatissant à toutes les misères, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, tendre ami des pauvres, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, providence des orphelins, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, favorisé du don des miracles, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, qui avez goutté les délices d'une sainte mort, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, qui jouissez de la gloire du Ciel, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, secourable à ceux qui vous invoquent, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, "Patron de tous les curés de l'univers", priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

V. Jésus, doux et humble de Cœur.

R. Rendez notre cœur semblable au Vôtre.

 

Par Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec le Père Éternel, en l'Unité du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles.

 

Prions :

Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux, qui avez rendu Saint Jean-Marie Vianney admirable par son zèle pastoral et par son constant amour de la prière et de la pénitence, faites-nous la Grâce, nous Vous en supplions, de gagner au Christ, à son exemple et par son intercession, les âmes de nos frères et de parvenir avec eux à la gloire éternelle.

Ainsi soit-il.

 

 

 

Prières Curé d'Ars

 

 


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