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  • : IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
  • IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
  • : Prières, neuvaines, poèmes, religion chrétienne
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  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 17:03

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 "Via Dolorosa"

Jon McNaughton

 

 

 

Prière à Marie Médiatrice

 

"Refuge Maternel, Ô Reine de l'Univers et Médiatrice entre les hommes et Dieu, Mère d'Amour, de Douleur et de Miséricorde, Consolation et Refuge de tous nos espoirs, qui, bien qu'ayant le Coeur brisé par tant de mépris et d'outrages, daignez encore nous être propice. Obtenez pour nous, fils indignes et ingrats, nous Vous en prions, avec une grande Foi et une filiale confiance, la Grâce d'être délivrés du péché qui tue les âmes et conduit le monde à la ruine.

Ô Clémente et Miséricordieuse Mère, nous reconnaissons avoir couronné d'épines Votre Divin Fils, Jésus, notre Rédempteur, et avoir déchiré par d'innombrables blessures Votre tendre Coeur. De ce fait, nous avons mérité les fléaux de la Justice Divine ; mais, maintenant repentants, nous invoquons Votre protection et Votre aide en nous réfugiant dans Votre Coeur Maternel, seul abri dans le tourbillon qui ravage le monde.

Avec la prière pour notre salut, acceptez avec bienveillance notre fervente supplique de réparation pour les nombreuses offenses que commettent à toutes les heures du jour et de la nuit tant de fils ingrats afin que, éclairés et attirés par Votre Maternel Amour, ils puissent trouver, eux aussi, refuge et salut.

Ô Marie, Reine du Ciel et de la Terre, Mère de Dieu, notre Mère et notre Médiatrice, Vous qui êtes Toute-Puissante auprès de Dieu et qui voulez notre salut, en cette heure triste et sombre qui submerge cette misérable humanité tourmentée, parmi les forces croissantes et menaçantes du mal, faites descendre, nous Vous en prions avec toute notre Foi, la Lumière de Votre Amour Maternel sur le monde entier, et en particulier, dans les coeurs infidèles et endurcis par le péché, afin que tous unis comme en un seul coeur dans la Foi et dans l'amour du Divin Coeur de Jésus, nous puissions chanter sur toute la terre le triomphe de Votre Miséricorde Maternelle. Ansi soit-il."

 

 (Indulgence 100 jours) Approvaz. Ecc. ca. Curia di Mileto, 21-2-1955.

 

Dites souvent, avec les bras en croix :

 

"Reine de l'Univers, Médiatrice des hommes, Refuge de tous nos espoirs, faites-nous Miséricorde !"


      Christ-mis-au-tombeau--Rubens--1615---Eglise-Saint-Gery--C.jpg

 Christ mis au tombeau

Rubens

1615

Église Saint-Géry, Cambrai

 

 

 

 

Benoît XV a institué, le 21 janvier 1921, la fête universelle de "Marie Médiatrice de Toutes Grâces". La fête officielle est aujourd'hui fixée le 31 août, même si elle était traditionnellement fêtée le 31 mai (dernier jour du mois de Marie) ; ou le  8 mai, comme en Italie (Solennità liturgica di Maria SS. Mediatrice di Tutte le Grazie, l'otto Maggio). Est-ce un hasard si la reddition allemande a été signée le 8 mai 1945, et que le premier village français libéré s'appelait Sainte-Mère-Église, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 ?

 

Patrick, l'auteur du blog

 

 

 

Carlo-Dolci--1616-1686---Gesu-con-una-corona-di-fiori--Mus.jpg

"Gesù con una corona di fiori"

Jésus avec une couronne de fleurs

Carlo Dolci

Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid

 

 

 

 

Marie, Mère de la grâce

 

"À partir du consentement qu’elle apporta par sa foi au jour de l’Annonciation et qu’elle maintint sous la croix dans sa fermeté, cette maternité de Marie dans l’économie de la grâce se continue sans interruption jusqu’à la consommation définitive de tous les élus. En effet, après l’Assomption au ciel, son rôle dans le salut ne s’interrompt pas : par son intercession multiple, elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel [185]. Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n’est pas achevé, et qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu’à ce qu’ils parviennent à la patrie bienheureuse. C’est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l’Église sous les titres d’avocate, auxiliatrice, secourable, médiatrice [186], tout cela cependant entendu de telle sorte que nulle dérogation, nulle addition n’en résulte quant à la dignité et à l’efficacité de l’unique Médiateur, le Christ [187] .

Aucune créature en effet ne peut jamais être mise sur le même pied que le Verbe incarné et rédempteur. Mais tout comme le sacerdoce du Christ est participé sous des formes diverses, tant par les ministres que par le peuple fidèle, et tout comme l’unique bonté de Dieu se répand réellement sous des formes diverses dans les créatures, ainsi l’unique médiation du Rédempteur n’exclut pas, mais suscite au contraire une coopération variée de la part des créatures, en dépendance de l’unique source.

Ce rôle subordonné de Marie, l’Église le professe sans hésitation ; elle ne cesse d’en faire l’expérience ; elle le recommande au cœur des fidèles pour que cet appui et ce secours maternels les aident à s’attacher plus intimement au Médiateur et Sauveur."

 

[185] Cf. Kleutgen, textus reformatus De mysterio Verbi incarnati, chap. IV : Mansi 53, 290. – Cf. Saint André de Crète, in nat. Mariae, Sermon 4 : PG 97, 865 A. – Saint Germain de Constantinople, In annunt. Deiparae, PG 98, 321 BC ; In dorm. Deiparae, III : col. 361 D – Saint Jean Damascène, in dorm. B. V. Mariae, hom. 1, 8 : PG 96, 712 BC – 713 A.

[186] Cf. Léon XIII, Encycl. Adiutricem populi, 3 septembre 1895 : ASS 15 (1895-1896) p. 303. – Saint Pie X, Encycl. Ad diem illum, 2 février 1904 : Acta, I, p. 154 ; Denz. 1978 a (3370). – Pie XI, Encycl. Miserentissimus, 8 mai 1928 : AAS 20 (1928), p. 178. Pie XII, Message radioph., 13 mai 1946 ; AAS 38 (1946), p. 266.

[187] Saint Ambroise, Épître 63 : PL 16, 1218.

 

Source : CONSTITUTION DOGMATIQUE SUR L'ÉGLISE "LUMEN GENTIUM", chapitre 62 "Marie, Mère de la grâce".

 

 

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Lettre de Son Éminence le Cardinal Mercier

aux Évêques du monde entier

 

 "ARCHEVÊCHÉ DE MALINES, Avril 1921. 


CHER ET VÉNÉRÉ SEIGNEUR, 

En 1913, le clergé du diocèse de Malines d'abord, les provinciaux de toutes les Congrégations religieuses résidant en Belgique ensuite, puis la Faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain et enfin tout l'Episcopat belge adressèrent au Souverain Pontife une supplique à l'effet d'obtenir de Sa Sainteté la reconnaissance dogmatique de la Médiation universelle de la Sainte Vierge. 

Dès le lendemain de la guerre, nous demandâmes à la S. Cong. des Rites de vouloir approuver une Messe propre et un Office propre de Marie Médiatrice et d'en soumettre le texte à Sa Sainteté. 
Le texte nous est revenu à la date du 12 janvier 1921 avec la haute approbation du Saint-Père, qui, Lui-même, daigna revoir l'Office et la Messe et y apporter de sa main auguste plusieurs améliorations. L'Office et la Messe sont accordés à tous les diocèses de Belgique. 
La fête est fixée au 31 mai, jour de la clôture du mois de Marie, veille du mois du Sacré Cœur. 

Avec une particulière affection, peramanter, le Saint-Père approuve l'Office et ratifie le choix de la fête, qu'il daigne élever au rite double de seconde classe. 
Il a bien voulu déclarer que l'Office et la Messe seront accordés à tous les évêques qui en feront la demande à la Congrégation des Rites. 
Déjà les évêques d'Espagne, nous écrit le cardinal Vico, préfet de la Congrégation des Rites, ont demandé et obtenu l'Office et la Messe de Marie Médiatrice de toutes les grâces. 
Benoît XV a eu la délicate attention de nous faire savoir que Lui-même inscrit dans son calendrier privé, au 31 mai, la fête de Marie Médiatrice de toutes les grâces. 

J'ai l'honneur de vous envoyer, cher et vénéré Seigneur, en même temps que ces lignes, un exemplaire imprimé de l'Office et de la Messe; J'ose vous inviter fraternellement, avec une humble et vive confiance, à vouloir solliciter pour votre Eglise la faveur que Sa Sainteté s'est spontanément déclarée désireuse de vous offrir. 

J'ai la conviction intime, dont je m'enhardis à vous faire part, que si nous pouvions obtenir par nos prières et par nos efforts communs la proclamation dogmatique de la Médiation universelle de Marie, notre Mère daignerait, en retour du joyau nouveau que nous aurions contribué à faire briller dans son diadème, obtenir à nos diocèses et à la société catholique des grâces de choix. 

Les temps troublés que nous traversons ne doivent-ils pas nous inciter tous à mettre notre confiance spéciale dans la protection de Celle que le Christ mourant nous a donnée pour Mère, que l'histoire a appelée Auxilium Christianorum, et que Notre Saint Père le Pape glorieusement régnant nous a appris à invoquer sous le vocable « Regina Pacis », Reine de la Paix ? 

L'empressement de l'Episcopat catholique à célébrer, à la veille du mois du Sacré Cœur, une fête spéciale en l'honneur de la « Vierge Marie Médiatrice de toutes les grâces » hâtera, nous n'en pouvons douter, le jour où il plaira à notre divin Sauveur de faire proclamer par son Vicaire l'universelle Médiation de sa Mère, notre Mère. 

Agréez, cher et vénéré Seigneur, avec l'expression anticipée de ma profonde gratitude pour l'accueil que Votre Grandeur daignera faire à mon appel, l'assurance de ma vénération et de mon religieux dévouement. 

† D. J. card. MERCIER, archev. de Malines."

 

 

Moise-brisant-les-Tables-de-la-Loi--Rembrandt--1659--Ex-32.JPG

Moïse brisant les Tables de la Loi

Rembrandt

1659

(Ex 32-19)

 

 

 

Neuvaine à Marie Médiatrice

 

Chaque jour de la neuvaine :

"Notre Père" + 3 "Je Vous salue Marie"

Parce que celui qui veut des Grâces doit se tourner vers la Sainte Mère de Dieu, Ô Marie, Reine du Ciel, Mère Médiatrice, Vous dont les mains reçoivent et distribuent toutes les richesses du Roi, tournez vers moi Vos yeux Miséricordieux. 
J'ai confiance en Votre Tendresse Maternelle à mon égard et c'est pour cela que j'entreprends cette neuvaine, persuadé(e) que Vous m'obtiendrez un miracle Divin. 
J'abandonne ma supplique entre Vos mains si pures car c'est à la mesure de cette confiance que je mets en Vous que Vous pourrez m'en obtenir l'exaucement auprès de la Très Sainte Trinité. 
Marie, Médiatrice de Toutes Grâces, je dépose dans Vos mains Saintes cette demande de Grâce à laquelle je tiens tant.....

Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous (3 fois).
Marie, Médiatrice de Toutes Grâces, intercédez pour moi (3 fois).
Amen.

 

 

Decalogue--parchemin-de-Jekuthiel-Sofer--1768--Ex-20--3-17.jpg

Décalogue

Parchemin de Jekuthiel Sofer

1768

Bibliothèque Rosenthal d'Amsterdam

(Ex 20, 3-17)

 

 

 

 

Le sermon des 12 étoiles

ou des 12 privilèges de la Vierge Marie

ou "Sur le signe grandiose"

par Saint-Bernard

 

Les douze prérogatives de la bienheureuse vierge Marie, d’après ces paroles de l’Apocalypse : « Il apparut un grand prodige dans le ciel ; c’était une femme revêtue du soleil, elle avait la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur la tête (Apoc. XII, 1). »

 

 

1. Mes bien chers frères, il est un homme et une femme qui nous ont fait bien du mal ; mais grâce à Dieu, il y eut aussi un homme et une femme pour tout réparer et même avec de grands avantages ; il n’en est point de la grâce comme du péché, et la grandeur du bienfait que nous avons reçu dépasse de beaucoup la perte que nous avions faite. En effet, dans sa prudence et clémence extrêmes, l’ouvrier qui nous a faits n’a point achevé de rompre le vase déjà fêlé, mais il le répara complètement, et si bien, que de l’ancien Adam, il nous en fit un nouveau, et transvasa Eve dans Marie. Il est certain que le Christ seul pouvait suffire, car tout ce qui nous rend capable du salut vient de lui (II Cor. III, 5) ; mais il n’était pas avantageux pour nous que l’homme fût seul, il valait mieux que les deux siècles concourussent ensemble à notre réparation, puisque l’un et l’autre avaient pris part à notre corruption. Sans doute, nous avons un médiateur aussi fidèle que puissant entre Dieu et les hommes, dans l’homme qui s’appelle Jésus-Christ, mais la majesté divine nous impose en lui. Il nous semble que l’humanité est absorbée tout entière dans la divinité , non pas que la substance humaine ait été changée, mais ses sentiments ont été déifiés. Il n’est pas seulement miséricordieux, il est aussi notre juge, car s’il a appris la compassion parce qu’il a lui-même souffert, et devint par là miséricordieux, il a cependant reçu aussi en main la puissance de juger. Après tout, notre Dieu est un feu qui dévore (Deut. IV, 24), comment le pécheur ne craindrait-il point, en approchant de lui, de périr devant sa face, comme la cire se fond et coule au feu (Psal. LXVII, 2) ?

2. Et maintenant donc, la femme qui a été bénie entre toutes les femmes, ne semblera point sans emploi, elle aura sa place dans l’œuvre de notre réconciliation. Il nous faut un médiateur, pour arriver à un médiateur, et je n'en vois pas de plus utile que Marie. Nous avons eu une cruelle médiatrice dans Ève, par qui l'antique serpent a fait pénétrer jusqu'à l'homme même son virus empesté, mais Marie est fidèle, et est venue verser l'antidote du salut à l'homme et à la femme en même temps. L'une a prêté son concours à une oeuvre de séduction, l'autre a donné le sien à une oeuvre de propitiation ; l'une suggéra à l'homme une pensée de prévarication, et l'autre lui apporta la rédemption. Pourquoi la faiblesse humaine craindrait-elle de s'approcher de Marie ? Il n'y a rien d'austère, rien de terrible en elle, elle est toute douceur, et ne nous offre à tous que le lait et la laine. Parcourez attentivement toute la suite de l'histoire évangélique, et si vous trouvez en Marie un mot de reproche, une seule parole dure, la plus petite marque d'indignation, je veux bien que vous la soupçonniez pour le reste, et que vous ayez peur d'approcher d'elle. Mais au contraire, si vous la trouvez en toute occasion, comme vous la trouverez en effet, plutôt pleine de grâce et de bonté, remplie de miséricorde et de douceur, rendez-en grâce à celui qui, dans son infiniment douce miséricorde, vous a donné une médiatrice telle que vous n'ayez jamais rien à redouter en elle. Après tout, elle s'est faite toute à tous, et s'est constituée, dans son immense charité, débitrice des insensés, aussi bien que des sages. Elle ouvre à tous les hommes le sein de sa miséricorde, afin que tous reçoivent de sa plénitude, le captif, la rédemption ; le malade, la santé ; l'affligé, des consolations ; le pécheur, son pardon ; le juste, la grâce ; les anges, la joie ; la Trinité entière, la gloire, et la personne du fils, la substance humaine, en sorte qu'il n'y eût personne qui échappât à sa chaleur (Psal. XVIII, 7).

3. N'est-ce point là la femme qui est vêtue du Soleil ? Je veux bien que la suite de la prophétie montre qu'on doit entendre ces mots de l'état présent de l'Église, mais on peut aussi fort bien les appliquer à Marie. En effet, elle semble s'être revêtue d'un autre Soleil, car, de même que le Soleil se lève indifféremment sur les bons et sur les méchants, ainsi Marie ne fait point une question de nos mérites passés ; elle se montre pour tous exorable, et pour tous très-clémente ; elle enveloppe d'un immense sentiment de commisération les misères de tous les hommes. Tout défaut se trouve placé au dessous d'elle, et, dans une sorte d'élévation très-excellente, elle dépasse toutes nos faiblesses, toute notre corruption, plus que toute autre créature, de manière qu'on peut dire avec raison que la lune est sous ses pieds. Autrement il ne semble pas que nous disions rien de bien grand, si nous plaçons la lune sous les pieds de celle dont il ne nous est pas permis de douter qu'elle est élevée au-dessus des chœurs des anges, plus haut que les séraphins, et que les chérubins. Ordinairement, la lune est le symbole, non-seulement de la corruption, mais même de la sottise, et parfois aussi de l'Église dans le temps présent ; de la sottise à cause de ses phases différentes, et de l'Église, probablement parce qu'elle n'a qu'une lumière empruntée. Eh bien, s'il m'est permis de parler ainsi, je dirai que c'est la lune, entendue dans ce double sens, qui se trouve sous les pieds de Marie, mais, l'une y est d'une manière, et l'autre de l'autre. En effet, « l'insensé est changeant comme la lune, et le sage est stable comme le soleil (Eccli. XXVII, 12). » Or, dans le soleil, la chaleur et l'éclat sont constants ; la lune au contraire brille seulement, encore sa lumière est-elle changeante et incertaine, elle ne demeure jamais dans le même état. C'est donc avec bien de la raison qu'on nous représente Marie, revêtue du Soleil, puisqu'elle a pénétré l'abîme de la sagesse divine à une profondeur tout à fait incroyable, au point que, autant que cela se peut pour une simple créature, en dehors de l'union personnelle, elle semble plongée tout entière dans cette lumière inaccessible, dans ce feu qui a purifié les lèvres du Prophète (Isa. VI, 6), et qui embrase les séraphins mêmes. C'est d'une manière bien différente, que sont les choses pour Marie ; elle n'a point mérité seulement d'être effleurée par cette lumière, mais d'en être recouverte de tous côtés, d'en être enveloppée de toute part, et de s'y trouver comme au milieu du feu. Si le vêtement de cette femme est on ne peut pas plus brillant, il est aussi on ne peut point plus chaud, tout est inondé de ses incomparables rayons, et on ne peut soupçonner en cette femme rien je ne dis point de ténébreux, mais même de tant soit peu sombre et obscur, ni même rien de tiède, rien, dis-je, qui ne soit extrêmement chaud.

4. Pour ce qui est de la folie, elle est si loin sous ses pieds, qu'elle ne saurait jamais être confondue parmi les femmes insensées et les vierges folles. Bien plus, cet unique insensé, le prince de toute folie, dont on peut dire avec vérité qu'il a changé comme la lune, et qu'il a perdu tout son éclat, se voit maintenant foulé, écrasé par Marie, sous les pieds de qui il endure une affreuse servitude. Car c'est elle qui fut jadis promise de Dieu, comme devant écraser un jour, du pied de sa vertu, la tête de l'antique serpent, qui tentera, mais en vain, dans ses nombreux et dangereux replis, de la mordre au talon (Gen. III, 15). C'est elle seule, en effet, qui a écrasé toutes les têtes impies de l'hérésie. En effet, l'un dogmatisait qu'elle n'avait pas formé le Christ de sa propre substance ; un autre disait, avec le sifflement du serpent, qu'elle ne l'avait pas mis au monde, mais trouvé tout petit enfant ; un troisième avançait qu'elle avait usé du mariage au moins après son enfantement divin, un dernier, ne pouvant lui entendre donner le titre de mère de Dieu, lui refusait avec une incroyable impiété, le grand nom de Theotokos. Mais tous ces serpents se sont vus écrasés ; tous ces supplanteurs ont été supplantés ; tous ces contradicteurs se sont trouvés confondus ; et maintenant toutes les générations la proclament à l'envi bienheureuse. Mais que dis-je ? le dragon a tendu un piège, par la main d'Hérode, à la vierge mère, pour dévorer son enfant à sa naissance, à cause des inimitiés qui se trouvaient entre lui et la race de la femme.

5. S'il faut plutôt entendre l'Église par la lune, parce qu'elle ne brille point par elle-même, mais par Celui-là seul qui dit : « Sans moi vous ne pouvez rien (Joan, XV, 5)  », vous avez la médiatrice dont je vous ai parlé plus haut, bien clairement indiquée. En effet, il est dit : « Une femme apparut, vêtue du soleil, elle avait la lune sous les pieds (Apoc. XVII, 1) » Attachons-nous donc, mes frères, aux pas de Marie et, dans la plus dévote des supplications, roulons-nous à ses pieds bénis. Tenons-les bien et ne la laissons point partir qu'elle ne nous ait bénis, car elle est puissante la toison placée entre la rosée et le sable, la femme entre le soleil et la lune, c’est Marie entre Jésus-Christ et son Église. Mais peut-être vous étonnerez-vous moins de voir une toison humide de rosée qu'une femme vêtue du soleil, car ; non-seulement le rapport de la femme avec le soleil dont elle est vêtue est grand, mais leur rapprochement est bienfait pour surprendre. En effet, comment une nature si fragile peut-elle subsister dans une si grande chaleur ? Tu as raison de t'en étonner, ô Moïse, et de vouloir voir cette merveille de plus près ;  mais il faut auparavant que tu ôtes la chaussure de tes pieds ; et que tu laisses là toutes les enveloppes des pensées charnelles, si tu veux t'approcher davantage. « Il faut, dit-il, que j'aille reconnaître quelle est cette merveille que je vois (Exod. III, 3) » Oui, une vraie merveille, en vérité, que ce buisson qui brûle sans se consumer, un vrai miracle que cette femme qui demeure intacte au milieu du soleil qui lui sert de vêtement. Ce n'est point là le fait de l'homme, ni même de l'ange, il y a en cela quelque chose de beaucoup plus élevé. « Le Saint-Esprit, a dit l'Ange, surviendra en vous (Luc. I, 35) » C'est comme s'il disait, comme Dieu est esprit, et comme notre Dieu est un feu dévorant, « la vertu » ; non la science, non pas même, la vôtre ; mais « la vertu du Très-Haut, vous couvrira de son ombre. » Après cela, il ne faut plus s'étonner que, sous une telle ombre, une femme puisse supporter un tel manteau.

6. « Une femme vêtue du soleil, » dit le Prophète. Oui, toute vêtue de lumière, comme d'un manteau. Le charnel ne comprend peut-être point cela, c'est trop spirituel pour lui ; et ce me semble une folie. Mais il n'en était pas ainsi pour l'Apôtre, quand il disait : « Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ (Rom. XIII,14) » Comme vous êtes devenue familière au Seigneur, ô Notre Dame ! combien vous avez mérité de vous approcher de lui ; disons mieux, de lui devenir intime ; quelle grâce vous avez trouvée ; à ses yeux ! Il demeure en vous, et vous, vous demeurez en lui ; vous le revêtez ; et vous vous revêtez de lui ; vous lui donnez pour vêtement la substance de votre chair, et vous, il vous recouvre du manteau de gloire de sa majesté. Vous revêtez ce soleil d'un nuage, et vous, vous êtes revêtue du soleil même, car le Seigneur a opéré un nouveau miracle sur la terre, il a fait qu'une femme en ceignit un homme (Jerem. XXXI, 22), mais un homme qui ne fut pas autre que le Christ, dont il est dit : « Voici un homme, son nom est l'orient (Zach. VI, 12) » Il en a opéré également un nouveau dans le ciel, quand il a fait qu'une femme apparût vêtue du soleil. Ce n'est point tout encore, elle l'a couronné, et elle a mérité d'être à son tour, couronnée elle-même de sa main. Sortez donc, filles de Sion, et voyez le roi Salomon sous le diadème dont sa mère l'a couronné (Cant. III, 11). Mais nous reviendrons sur ce sujet, une autre fois ; en attendant, entrez plutôt et voyez votre Reine, avec le diadème que son propre fils lui a posé sur la tête.

7. « Sur sa tête, lisons-nous, était posée une couronne de douze étoiles. » Assurément, ce front, plus éclatant que les étoiles mêmes qu'il orne plus qu'il n'en est orné, était bien digne de recevoir une semblable couronne. Après tout, pourquoi les astres ne seraient-ils point la couronne de celle, dont le soleil même est le manteau ? Les roses en fleurs et les lis des vallées l'entouraient comme des jours printaniers, est-il dit quelque part. La main gauche de l'Époux est passée dans sa tête, et déjà sa droite la tient embrassée. Qui dira le prix des joyaux dont est couvert le diadème de Marie ? Décrire le dessin de cette couronne, en indiquer la composition, est une chose qui est au dessus de l'homme. Pour moi, toutefois, dans la faible mesure de mes forces, sans entrer dans la dangereuse recherche des secrets de Dieu, je dirai qu'il ne me semble pas qu'on s'éloigne de la vraisemblance, quand on voit dans les douze étoiles de la couronne de Marie, autant de grâces singulières dont elle est parée. En effet, on peut trouver dans la Vierge les prérogatives du ciel, celles de la chair, et enfin celles du coeur ; or, ces prérogatives étant au nombre de trois, si on les multiplie par quatre on a le nombre même des douze étoiles dont brille la couronne de notre Reine. Or, à mes yeux, il éclate une clarté singulière, premièrement dans la génération de Marie, secondement dans la salutation de l'ange, troisièmement dans l’acte par lequel le Saint-Esprit survient en elle, et quatrièmement dans l'inénarrable conception du fils de Dieu. Je vois encore les astres de sa couronne briller des rayons éclatants des prémices de la virginité de la fécondité sans corruption, de la grossesse exempte de fatigue, et de l'enfantement qui ne connut point la douleur. Je vois encore briller en Marie, d'un éclat tout particulier, la douceur dans la pudeur, la dévotion dans l'humilité, la magnanimité dans la foi, le martyre dans le coeur. Je laisse à votre perspicacité le soin de considérer chacun de ces brillants, pour moi, je me contenterai de les signaler en peu de mots, les uns après les autres, à votre attention.

8. Quel brillant remarquons-nous dans la génération de Marie ? C'est qu'elle est d'une famille royale, de la race d'Abraham, de l'illustre maison de David. A cela si vous ne trouvez pas que ce soit assez encore, ajoutez que, à cause d'une sainteté unique et privilégiée, elle fut conçue, comme on sait, par l'effet d'une disposition particulière de la Providence, promise du ciel longtemps d'avance aux Patriarches préfigurée par des miracles mystiques, et prédite par des oracles prophétiques. C'est elle, en effet, que désignait d'avance la verge d'Aaron (Num. XVII, 8), quand elle se couvrait de fleurs, bien qu'elle n'eût point de racines ; (Judic. VI, 37) elle que représentait la toison de Gédéon, quand elle se mouillait de rosée, tandis que toute la terre des environs demeurait sèche ; elle que voyait Ezéchiel dans cette porte d'Orient, quine s'ouvrait pour personne (Ezech. XLIV, 1) ; c'était elle, enfin, que le Prophète Isaïe, entre tous, promettait, sous l'image de la tige issue de la racine de Jessé (Isa. XXI, 1), et un peu auparavant, en termes plus clairs encore, sous le nom de la vierge qui doit enfanter (Isa. VII, 14). Aussi, est-ce avec raison qu'il est écrit qu'une grande merveille a apparu dans les cieux, puisqu'elle était depuis tant de temps promise par eux. « Le Seigneur, a dit le Prophète, vous donnera lui-même un signe. Une Vierge concevra (Ibidem) » Oui, on peut bien dire que ce signe est grand, attendu que celui qui le donne est grand lui-même, et quels sont les yeux que l'éclat de cette prérogative n'a point éblouis ? Vient, après cela, le salut plein d'une humble déférence qu'elle reçut de la bouche de l'Archange qui semble la contempler déjà sur un trône royal, au dessus de tous les ordres d'esprits célestes, si bien qu'il s'en fallait de peu qu'il n'adorât une femme, lui qui jusqu'alors était habitué à recevoir les hommages des hommes. Il nous montre bien par là le mérite excellent de notre Vierge, et la grâce singulière dont elle est remplie.

9. Après ce joyau, j'en vois briller encore un autre dans le mode inouï de sa conception ; car ce n'est point dans l'iniquité, comme toutes les autres femmes, mais par la vertu du Saint-Esprit qui survint en elle, que seule et dans la sainteté, Marie conçut son fils. Qu'elle ait enfanté le vrai Dieu, le fils de Dieu, en sorte que le fils qui naquit de Marie, fût en même temps fils de Dieu et fils de l'homme, Dieu et homme tout ensemble, c'est là un abîme de lumière, et je n'oserais affirmer que l'oeil même de l'ange n'ait point été ébloui à l'éclat de cette lumière. D'ailleurs, la virginité de sa chair et son dessein de demeurer vierge reçoivent eux-mêmes un nouveau jour de la nouveauté même de son dessein de demeurer vierge, il est évident que c'est dans toute la liberté de son esprit que, s'élevant au-dessus des préceptes de la loi de Moïse, elle fit voeu de consacrer à Dieu tout à la fois la chasteté du corps et celle du coeur. Ce qui prouve, en effet, combien son dessein était inébranlable, c'est qu'aux paroles de l'Ange qui lui promettait un fils, en termes assurés, elle répondit : « Comment cela se fera-t-il, car je ne connais point d'homme  ? (Luc. I, 34) » Voilà peut-être d'où lui venait d'abord le trouble qu'elle ressentit en entendant les paroles de l'Ange, et pourquoi elle demandait ce que pouvait signifier le salut qu'il lui fait comme à une femme bénie entre toutes les femmes, quand elle n'aspirait qu'à être bénie à jamais parmi les vierges. Elle cherchait dans sa pensée quelle pouvait être cette salutation ; car elle lui paraissait suspecte, et lorsque la promesse d'un fils lui eut fait comprendre le péril qui menaçait manifestement sa virginité, elle ne put s'empêcher de s'écrier : « comment cela se fera-t-il, car je ne connais point d'homme ? » Aussi, mérita-t-elle de recevoir la bénédiction qui lui était annoncée, sans perdre la gloire de la virginité ; sa virginité reçut un accroissement de gloire de sa fécondité, de même que sa fécondité trouva un nouvel éclat dans sa virginité ; ces deux astres semblent réfléchir mutuellement les rayons l'un de l'autre. Il est grand d'être vierge, mais être vierge et mère en même temps, c'est ce qui dépasse toute mesure. Pour ce qui est des fatigues extrêmes que toutes les femmes ressentent dans la grossesse, seule entre toutes, elle ne les connut point, parce que seule elle ignora les émotions voluptueuses de la conception. Aussi, dès les premiers jours de sa grossesse, alors que toutes les femmes éprouvent les plus grands malaises, Marie, toute heureuse, traverse les montagnes pour aller offrir ses services à Elisabeth. Bien plus, on la voit monter à Bethléem à une époque où ses couches étaient imminentes, elle portait un dépôt infiniment précieux, c'était pour elle un léger fardeau, car elle portait celui qui la portait elle-même. Son enfantement est un astre brillant plein d'éclat, quand elle donna au monde, avec une joie nouvelle pour lui, un fruit également nouveau, seule exempte entre toutes les femmes de la malédiction commune qui pèse sur elles, et des douleurs de l'enfantement. Si nous estimons le prix des choses à leur rareté, on ne saurait trouver rien de plus rare que ce privilège, car, entre toutes les femmes, nulle n'en a joui avant elle, et nulle n'en jouira comme elle après elle. Si nous considérons toutes ces choses de l'œil de la foi, il est hors de doute que nous en ressentirons de l'admiration, du respect, de la dévotion et de la consolation.

10. Mais celles dont il nous reste à parler sont proposées à notre imitation. Il ne nous a point été donné d'être promis et annoncé du ciel avant notre naissance en tant de manières différentes, ni de recevoir de la bouche de l'archange Gabriel un salut aussi nouveau que respectueux. Quant aux deux autres nouveaux privilèges, nous les partageons encore moins que les précédents avec elle, ils sont un secret à elle, car il n' y a que d'elle qu'il a été dit : « Ce qui est né en elle est l'œuvre du Saint-Esprit (Matt. I, 20) » ; il n'y a qu'elle qui entendit de pareilles paroles : « Le fruit saint qui naîtra de vous sera appelé le fils de Dieu (Luc. I, 35) ». On peut présenter des vierges au roi, mais elles ne sauraient venir qu'après elle ; seule entre toutes, elle réclame le premier rang. Bien plus, seule elle a conçu sans souillure, elle a connu la grossesse sans fatigue, elle a mis un fils au monde sans douleur. Aussi, n'est-ce rien de semblable qui nous est demandé, mais pourtant il est certaines choses qu'on attend de nous. En effet, il ne faut pas croire que l'absence de ces dons singuliers sera pour notre négligence une excuse, si chez nous la pudeur va sans la douceur, si l'humilité du cœur, si la magnanimité de la foi, si la compassion de l'âme nous font défaut. C'est un joyau qu'on aime à voir briller dans un diadème, une étoile qui scintille au front, que le rouge de la pudeur. Vous viendrait-il à la pensée que cette grâce fit défaut à celle qui fut pleine de grâce ? Marie fut pleine de réserve, nous en avons la preuve dans l'Évangile. Où lit-on, en effet, qu'elle fut loquace ou hardie ? Un jour, qu'elle voulait parler à son fils, elle se tenait à la porte (Matt. XII, 46), sans s'appuyer sur son titre de mère pour l'interrompre dans son discours, ou pour entrer dans l'endroit où il parlait. Si j'ai bonne mémoire, les quatre évangiles ne nous font entendre que quatre fois la parole de Marie ; une première fois quand elle répond à l'Ange, encore ne se décide-t-elle à le faire qu'après qu'il lui eût parlé deux fois lui-même le premier ; une seconde fois à Élisabeth, quand sa voix fit tressaillir Jean dans le sein de sa mère, et lorsque les louanges de sa cousine la portèrent à glorifier à son tour, le Seigneur (Luc. I, 34). La troisième fois à son fils, alors âgé de douze ans, quand elle et son père le cherchaient avec inquiétude (Luc. I, 46) ; la quatrième fois, à son fils encore, aux noces de Cana et aux serviteurs (Luc. II, 48). Or, c'est surtout dans cette circonstance qu'a éclaté sa bonté naturelle, et que s'est montrée sa retenue virginale (Jean. II, 3). En effet, en se représentant par l'embarras qu'elle ressentait elle-même, celui que devraient éprouver les époux, elle ne peut le supporter plus longtemps, ni dissimuler à son fils que le vin manquait. Reprise par lui, elle se montra douce et humble de coeur, en ne répondant point un mot, et, sans cesser d'avoir confiance, elle recommande aux serviteurs de faire ce que Jésus leur dirait.

11. Ne voyons-nous point que, dès le principe, Marie est la première personne que rencontrent les bergers ? L'Évangéliste nous dit en effet : « ils trouvèrent Marie et Joseph avec l'enfant qui était posé dans une crèche (Luc. II, 16) ». Il en est de même des Mages, si vous vous en souvenez, qui ne trouvèrent point non plus l'enfant Jésus sans Marie (Matt. II, 11), et plus tard, quand elle porta le Seigneur dans son temple, elle entendit Siméon lui parler longuement de son fils et d'elle-même sans cesser de se montrer aussi peu pressée de parler qu'elle était avide d'écouter. Et même « Marie conservait toutes ces paroles et les repassait dans son coeur (Luc. II, 19) ». Mais, dans toutes ces circonstances, on ne trouve pas qu'elle ait dit un seul mot du grand mystère de l'Incarnation. Oh ? malheur à nous qui avons toujours la parole à la bouche, malheur à nous qui laissons un si libre cours à toutes nos pensées, « qui sommes percés partout », comme dit le comique. Que de fois Marie entendit son fils non-seulement parler à la foule en particulier, mais encore révéler à ses apôtres, lors des entretiens particuliers les mystères du royaume de Dieu. Que de fois le vit-elle opérer des miracles, puis elle le vit attaché à la croix, expirant, ressuscité et montant au ciel. Or, dans toutes ces circonstances, c'est à peine si on rapporté que notre pudique tourterelle éleva la voix. Enfin, nous lisons dans les Actes des apôtres, qu'en revenant du mont des Oliviers, ils persévérèrent, unanimement dans la prière. De qui est-il parlé ainsi ? Si : Marie se trouvait du nombre ; qu'elle soit nominée la première, puisqu'elle est plus grande que tous les autres, tant par la prérogative de sa maternité qu'à cause du privilège de sa sainteté. Or, l'historien sacré dit : « C'étaient Pierre et André, Jacques et Jean », et les autres. « Tous, ils persévérèrent unanimement dans la prière avec les femmes et avec Marie, mère de Jésus. » Est-ce donc ainsi qu'elle se montrait la dernière des femmes pour être nommée après toutes ? On peut bien dire que les disciples étaient vraiment charnels, alors que, n'ayant pas reçu le Saint-Esprit, parce que Jésus n'était pas encore glorifié, ils eurent une discussion pour savoir qui était le plus grand parmi eux. Marie, au contraire, s'humiliait non-seulement en toutes choses, mais encore plus que tous les autres, d'autant plus profondément qu'elle était plus grande. Aussi, est-ce avec raison que celle qui s'était faite la dernière de tous quand elle était la première, fût élevée du dernier rang au premier ; c'est avec raison qu'elle devient la maîtresse de tous, comme elle s'était faite la servante de tous ; c'est justice enfin qu'elle fût élevée au dessus des anges mêmes, après s'être placée avec une ineffable douceur, an dessous des veuves et des pécheresses pénitentes, au dessous trame de celle d'où sept démons avaient été chassés : Je vous en prie, mes enfants bien-aimés, cherchez à acquérir cette vertu si vous aimez Marie ; oui, si vous avez à coeur de lui plaire, imitez sa modestie. Il n'y a rien qui soit plus convenable à l'homme en général, rien qui siée davantage au chrétien en particulier ; mais surtout, il n'est pas de vertu qui convienne mieux que celle-là à des religieux.

12. Mais, dans la Vierge, la vertu d'humilité reçoit manifestement un nouveau lustre de sa douceur même ; ce sont deux vertus qui ont sucé le même lait, que la douceur et l'humilité, elles se sont trouvées bien étroitement unies dans Celui qui disait : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur (Matt. XI, 19) ». De même, en effet, que la présomption naît de l’orgueil, ainsi la douceur ne peut procéder que d'une vraie humilité. Mais Marie ne nous a pas donné une preuve d'humilité seulement, en gardant le silence, elle nous l'a montrée plus clairement encore dans ses paroles. En effet, après avoir entendu l'Ange lui dire : « Le fruit saint qui naîtra, de vous sera appelé le Fils de Dieu (Luc. I, 35) », elle ne trouve rien autre chose à dire sinon qu'elle est la servante de Dieu. Peu après, Élisabeth la voit arriver chez elle, instruite, à l'instant même où elle entrait, de cette gloire singulière de cette vierge, elle s'écrie dans son étonnement : « D'où me vient ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne vers nous ? (Ibid. 43) ». Puis elle ajoute en faisant l'éloge de sa voix : « Dès que votre parole a frappé mon oreille, quand vous m'avez saluée, mon enfant a tressailli de joie dans mon sein (Ibid. 44) » ; elle continue ensuite en louant sa foi : « Heureuse, lui dit-elle, heureuse êtes-vous d'avoir cru, parce que les choses qui vous ont été dites de la part du Seigneur s'accompliront en vous (Ibid. 45) ». Ce sont là autant d'éloges magnifiques, mais la pieuse humilité de Marie n'en retiendra rien pour elle, elle les reportera tous à Celui de qui sont tous les biens qu'on loue en elle. Vous louez la mère de Notre-Seigneur, dit-elle à Élisabeth, mais pour moi, « mon âme glorifie le Seigneur lui-même (Ibid. 46) ». Vous me dites que votre enfant, à ma voix, a tressailli de joie dans votre sein, et moi « mon esprit est ravi de joie dans le Sauveur, mort Dieu ». Quant à votre enfant, il se réjouit et tressaille de bonheur comme l'ami de l’Époux en entendant sa voix. Vous me déclarez bien heureuse parce que j'ai cru ; mais la cause de ma joie et de mon bonheur est dans la bonté même de Dieu, et si désormais « toutes les générations me proclameront bienheureuse », c'est parce que le Seigneur a abaissé ses regards sur son humble et petite servante.

13. Mais allons-nous nous imaginer, mes frères, que sainte Elisabeth s'est trompée dans le langage que le Saint-Esprit lui-même lui inspirait de tenir ? Gardons-nous-en bien. Elle est, en effet, bienheureuse, tout à la fois parce que Dieu l'a regardée, et parce quelle a cru, car ce dernier bonheur est la conséquence et le fruit du regard qu'il a jeté sur elle. C'est par un artifice ineffable du Saint-Esprit qui survint en elle, qu'à cette excessive humilité vint s'ajouter, dans le secret de ce coeur de vierge, une telle magnanimité, et que ces deux vertus, comme je l'ai déjà dit de la virginité et de la fécondité, sont devenues comme deux étoiles qui se prêtaient un mutuel éclat, puisque tant d'humilité ne porta aucune atteinte à tant de grandeur d'âme, de même qu'une telle grandeur d'âme ne nuisit en rien à une si grande humilité. En effet, si elle se montre si humble dans l'estime qu'elle fait d'elle, elle ne s'en montre pas moins magnanime dans la manière dont elle croit à la promesse qui lui est faite, et, tout en ne se regardant que comme l'humble servante du Seigneur, elle ne fit aucune difficulté de se croire élevée à l'incompréhensible mystère, à l'admirable commerce, au sacrement insondable de la future maternité de l'homme Dieu. Tel est, en effet, le privilège de la grâce de Dieu dans le coeur des élus, c'est que, de même que l'humilité ne les rend point pusillanimes, la magnanimité ne les rend point arrogants ; au contraire, ces deux vertus se prêtent un mutuel appui, en sorte que, non-seulement la magnanimité n'engendre point l'orgueil, mais rend l'humilité même beaucoup plus grande. On devient par elle, en même-temps, bien plus timoré et bien plus reconnaissant envers le distributeur de la grâce, sans toutefois que par la porte de l'humilité, la pusillanimité puisse s'introduire dans l'âme. Mais, moins on présume de soi-même dans les plus petites choses, plus en même temps, on se confie en la puissance de Dieu pour les grandes.

14. Quant au martyre de la Vierge qui est, comme vous vous le rappelez, la douzième étoile de sa couronne, je le trouve dans la prophétie de Siméon, et dans toute l'histoire de la passion de Notre-Seigneur. En parlant de l'enfant Jésus, Siméon dit : « Cet enfant est destiné à se trouver en butte à la contradiction », puis, s'adressant à Marie, il continue : « Et vous, votre âme sera percée d'un glaive (Luc. II, 34) ». On peut bien dire, en effet, qu'un glaive a percé votre âme, ô heureuse mère, car ce n'est qu'en passant par votre coeur qu'il pouvait pénétrer dans la chair de votre Fils. Et même quand votre Jésus, le vôtre par excellence, en même temps que le nôtre, eut rendu l'esprit, ce n'est plus son âme qu'atteignit la lance qui, n'épargnant pas même dans les bras de la mort, la victime à qui elle ne pouvait plus faire de mal, perça son côté de son fer cruel, mais c'est votre âme elle-même qu’elle frappa. Car, pour lui, son âme n'était déjà plus là, mais la vôtre ne pouvait s'arracher de ces lieux. Sa douleur, comme un glaive violent, a donc traversé votre coeur, et nous pouvons vous appeler, avec raison, plus que martyr, puisque, en vous, le sentiment de la compassion l'emporta si fort sur celui de la passion endurée par le corps.

15. N'était-ce point une parole plus pénétrante qu'un glaive, qui perça, en effet, votre âme et atteignit jusque dans les replis de l'âme et de l'esprit (Hébr. IV, 12), que celle-ci : « Femme, voici votre fils ? (Jean. XIX, 26) ». Quel échange ! Jean substitué à Jésus ; le serviteur au Seigneur, le disciple au maître ; le fils de Zébédée au Fils de Dieu, un pur homme au vrai Dieu ! Comment ce langage n'aurait-il pas percé, comme d'un glaive, votre âme si aimante, quand son souvenir seul déchire nos coeurs de pierre et d'airain ? Ne vous étonnez point ; mes frères, si je dis que Marie fut martyre dans le coeur, il faudrait pour en être surpris que vous eussiez oublié que le plus grand crime que saint Paul ait reproché aux Gentils c'est d'avoir été sans affection (Rom. I, 31). Cette absence de sentiment était loin de se trouver dans les entrailles de Marie, puisse-t-elle être aussi étrangère à ses humbles serviteurs. Si vous me demandez si elle ne savait pas d'avance qu'il devait mourir ? Elle n'en doutait point, vous répondrai-je ; si elle ignorait qu'il dût ressusciter peu de temps après, je vous dirai qu'elle ne l'ignorait point, qu'elle l'espérait même avec confiance. Et, malgré cela, si vous voulez savoir si elle souffrit de le voir attaché à la croix, ma réponse est qu'elle souffrit beaucoup. Après tout ; qui êtes-vous, mon frère, et à quelle source puisez-vous votre sagesse pour vous étonner davantage de voir Marie compatir, que de voir le fils de Marie pâtir ? Il aurait pu souffrir la mort du corps, et elle n'aurait pu ressentir celle du coeur ? Ce fut une charité, en comparaison de laquelle nul ne saurait en avoir une plus grande, qui fit endurer l'une au fils ; ce fut une charité aussi à laquelle on ne saurait en comparer une autre, qui fit souffrir l'autre à la mère. Et maintenant, ô mère de miséricorde, au nom de l'affection de votre très-pure âme, la lune qui se tient à vos pieds vous invoque avec les accents de la plus grande dévotion comme une médiatrice entre elle et le Soleil de justice ; que dans votre lumière elle voie sa lumière, et que, par votre intercession, elle mérite la grâce du Soleil qu'elle a véritablement aimé par-dessus tout, et qu'elle a orné, en le revêtant d'une robe de gloire, et en lui mettant sur la tête une couronne de beauté. Vous êtes pleine de grâce, pleine de la rosée du ciel, appuyée sur votre bien-aimé et comblée de délices. Nourrissez aujourd'hui vos pauvres, ô vous notre Dame ; que les petits chiens eux-mêmes mangent des miettes de la table du Maître, et, de votre urne qui déborde, donnez à boire non-seulement au serviteur d'Abraham, mais encore à ses chameaux, Car c'est vous qui êtes, en vérité, la fiancée choisie et préparée pour le Fils du Très-Haut, qui est Dieu et béni par-dessus tout dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

SERMON POUR LE DIMANCHE DANS L’OCTAVE DE L’ASSOMPTION DE MARIE.

 

 

 

 

 

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PREGHIERA PER OTTENERE GRAZIE DA MARIA, MEDIATRICE DI TUTTE LE GRAZIE

Immacolata Concepita senza peccato originale, Madre di Dio e Onnipotente per Grazia,Regina degli Angeli, Avvocata e Corredentrice del genere umano, ti supplico di non guardare le mie indegnità, ma di volermi accogliere come tuo figlio peccatore addolorato e di non abbandonarmi mai.

Ave Maria…


Madre mia e fiducia mia,  chi altri potrò ricorrere per essere aiutato? Tu sola sei la Mediatrice di tutte le Grazie, Colei che nella Luce di Dio distribuisce a chi vuole, come vuole e quando vuole i frutti della Redenzione operata dal Tuo Dio e Figlio Gesù. Tu puoi aiutarmi in tutte le mie necessità, tu sola sei la Salute degli infermi, tu sei l’unica Madre che vuol salvare dalla dannazione eterna tutti i figli. 

Ave Maria…


Io ricorro a Te perché Gesù Ti ha eletta Mediatrice di tutte le Grazie,  Ti ha dato autorità universale sul mondo visibile ed invisibile, Ti ha arricchita della Sua Divinità, trattenendosi per nove mesi nel Tuo grembo.

Ave Maria…

Io mi consacro incondizionatamente a Te perché Tu faccia di me tutto ciò che vuoi. Mi abbandono al Tuo Amore di Madre del Signore Gesù, supplicandoti di accogliere unitamente a me, la mia famiglia, tutte le persone a me care e coloro che si affidano alle mie preghiere. 

Ave Maria…


Invoco il Tuo aiuto e la Tua protezione sull’unica Chiesa fondata dal Signore Gesù, quella Cattolica. Tu sei Madre di questa Chiesa! Per i poveri peccatori privi della Luce Divina Ti chiedo di convertirli. Sulle sante Anime del Purgatorio rivolgi il Tuo sguardo e conducile presto in Paradiso.

Ave Maria… 


Ti prego di sostenere, proteggere e guidare sempre la Tua Associazione Cattolica "Gesù e Maria", di preservare da pericoli e difficoltà tutti coloro che vi lavorano per la Gloria di Dio. Di aiutare e custodire tutti gli associati e quanti diffondono le pubblicazioni e lavorano con amore per far conoscere Gesù e Te. 

Ave Maria…


Tu sei stata Assunta in Cielo in Anima e Corpo e sei viva e vera. Sei Onnipotente per Grazia ed ascolti anche ogni mio sospiro e ogni mio pensiero. Sono assolutamente sicuro che Tu adesso mi stai ascoltando, Tu già conosci tutto di me perché mai mi perdi di vista. Tu mi sei stata sempre accanto, ma io sono stato distratto. Aiutami adesso e donami questa Grazia a me necessaria 

(chiedere la Grazia)

Ave Maria


O Madre Santissima, prostrato ai Tuoi piedi, a Te che riversi come un fiume le Grazie di Gesù e le distribuisci a coloro che Te le chiedono, O Madre Santissima, prostrato ai Tuoi piedi, a Te che riversi come un fiume le Grazie di Gesù e le distribuisci a coloro che Te le chiedono, per i Tuoi dolori, per i Tuoi meriti, per la Tua obbedienza ed umiltà, Ti chiedo in ginocchio di farmi questa Grazia 

(chiedere la Grazia)

Ave Maria…

Ti ringrazio o Madre mia, l’amore che ho per Te e l’affetto che Tu hai per me mi danno certezza che Tu questa Grazia me la farai. Io devo vivere da vero e buon Tuo figlio, pregare e perseverare ogni giorno, ma la Grazia che Ti ho chiesto -nonostante tutti i miei peccatime la farai 

(chiedere la Grazia)

Lo so, ne sono certo, è l’amore che ho per Te a dirmelo perché ho piena fiducia in Te, credo fermamente nel Tuo amore per me. 

Salve Regina…

Preghiera composta da padre Giulio

 

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Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Neuvaines
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