1. À genoux 2. Vivant 3. Oui je crois 4. Choisissez 5. Je servirai mon Seigneur 6. J'élève la voix
7. When I am weak 8. Tu me relèves 9. Auprès de Toi 10. À l'Agneau 11. À Toi la Gloire 12. Allez plus haut.
1. Aussi longtemps que je vivrai 2. Emporte-moi 3. Père 4. Tous les peuples 5. Nous entrerons
dans Ta Présence 6. Mon deuil en allégresse 7. Dans Ta Présence 8. Règne en moi 9. Je T’exalterai mon Dieu 10. Je fléchis le genou 11. Embrase-moi 12. Plus près de Toi 13. Plus de Ta Présence 14.
Ton Nom est Grand.
"Il n'est pas difficile de s'apercevoir que le dessein de l'impie Buonaparte et de son infâme
gouvernement est de détruire entièrement la religion catholique dans les Etats qu'il a usurpés. L'attachement du plus grand nombre des peuples opprimés à la foi de leurs pères lui paraissant
un obstacle pour la prompte exécution de l'exécrable projet qu'il a conçu comme devant être utile à son infernale politique, il semble s'être réduit à en attendre la réussite du temps et des
moyens qu'il emploie, en attendant, pour parvenir à ses fins.
Celui de tous les moyens sur lequel il compte le plus, c'est de démoraliser la jeunesse.
Le succès de ses mesures est effrayant. Déjà la surface de la France est couverte de lycées, d'écoles
militaires et d'autres établissements où l'impiété est encouragée, les mauvaises mœurs pour le moins tolérées, le matérialisme inspiré et applaudi.
Toutes ces horribles écoles se peuplent de jeunes gens que l'avarice des parents sacrifie à l'appât d'une
place gratuite ou d'une demi-bourse, à l'espérance d'un avancement qui n'est promis qu'aux adeptes. Les vides sont remplis par de malheureuses victimes que le tyran arrache impitoyablement du
sein de leurs familles pour les forcer de boire à cette coupe empoisonnée où ils doivent trouver le germe de leur inévitable corruption. Déjà l'œuvre est en grande partie consommée. Un lycéen
de 15 ans, un élève d'une école préparatoire, d'une école militaire, de l'école polytechnique, un page, etc. [p. 2] sont autant d'impies dépravés qui ne laissent presque plus d'espoir à leur
retour aux bonnes mœurs, aux bons principes religieux et politiques. Ils sont élevés à ne reconnaître d'autre Dieu que Napoléon. La volonté de cette nouvelle Providence qui leur promet
impunité pour leurs vices, et avancement pour leur ambition est l'unique règle de leur conduite, l'unique mobile de toutes leurs actions. Aussi les voit-on au moindre signe de leur Idole
voler où sa voix les appelle, disposés à commettre tous les crimes qu'il lui plaira d'exiger de leur sacrilège dévouement.
Ce tableau est effrayant, mais il est vrai, et je pourrais le rembrunir encore sans craindre d'être taxé
d'exagération. Outre ce qui est sensible à tous les yeux et qui peut être aperçu de tout le monde, j'ai par devers moi mille preuves de ce que j'avance.
Le mal est à son comble et nous marchons à grands pas vers une dissolution totale si Dieu ne vient pas au
plus tôt à notre secours, car l'exemple a gagné parmi la jeunesse, parmi ceux mêmes qui vivent sous les yeux de leurs parents, et on ne voit que trop souvent l'impiété forcenée du fils faire
un effrayant contraste avec les principes du père dont l'impuissante autorité, ou la coupable faiblesse est obligée de céder et souvent même de conniver à ses désordres et à son apostasie.
Mais comment déplorer assez la malheureuse rencontre qui devient tous les jours plus commune de jeunes pères élevés dans la Révolution qui ne valent pas mieux que leurs fils élevés par
Buonaparte!
Fallait-il, triste spectateur de ce déluge de maux, se contenter d'en gémir en silence sans y apporter
aucun remède? Non certes; et dusse-je être persécuté, dusse-je échouer dans la sainte entreprise d'opposer une digue à ce torrent d'iniquité [p. 3], du moins je n'aurai pas à me reprocher de
ne l'avoir pas tenté. Mais quel moyen employer pour réussir dans une aussi grande entreprise? Point d'autres que celui que met en œuvre le séducteur lui-même. Il croit ne pouvoir parvenir à
corrompre la France qu'en pervertissant la jeunesse, c'est vers elle qu'il dirige tous ses efforts. Eh bien! ce sera aussi sur la jeunesse que je travaillerai; je tâcherai, j'essaierai de la
préserver des malheurs dont elle est menacée, qu'elle éprouve même déjà en partie, en lui inspirant de bonne heure l'amour de la vertu, le respect pour la religion, le goût pour la piété,
l'horreur pour le vice.
Ce moyen, quelque excellent qu'il soit, paraîtra faible et inefficace si on le considère isolément, mis
en œuvre par moi seul, j'en conviens, mais quel effet ne produirait-il pas s'il était exécuté en même temps sur tous les points de notre malheureuse France!
L'entreprise est difficile, je ne me le dissimule pas, elle n'est même pas sans danger puisque je ne me
propose rien moins que de contrarier de tout mon pouvoir les vues sinistres d'un Gouvernement soupçonneux qui persécute et détruit tout ce qui ne le seconde pas; mais je ne crains rien, parce
que je mets toute ma confiance en Dieu, que je ne cherche que sa gloire, et le salut des âmes qu'il a rachetées par son Fils Notre Seigneur Jésus-Christ à qui seul honneur et gloire et
puissance dans tous les siècles des siècles."
"117. Journal des délibérations, lois et coutumes de l'Association de la Jeunesse
Chrétienne, établie à Aix sous les auspices de la très s[ain]te Vierge, le 25 avril 1813. [1]"
"[1] Orig.: Rome, arch. de la Post. DM VIII-2a, pp. 1-3. Nous conservons quelques
centaines de pages écrites par Eugène de Mazenod au sujet de l'Association de la Jeunesse chrétienne d'Aix: le Règlement et les Statuts (rédactions de 1813 et de 1815-1816), Acte de
consécration des Congrégationistes et Journal des délibérations... Nous publions ici les pages de l'introduction de ce Journal et, plus loin, quelques extraits où Eugène parle de lui-même,
cf. [mai] 1814 et 23 juin 1818."
"18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il
m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé,"
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