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  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 08:45

 

 

 

 

"Ô Dieu Saint, Ô Dieu Fort, Ô Dieu Immortel"

 

Refrain

Ô Dieu Saint,

Ô Dieu Fort,

Ô Dieu Immortel,

aie pitié de nous !

 

1. Ô Toi le longanime qui fais sans fin miséricorde,

fais-nous grâce en Ton Amour ;

en Ta tendresse guéris-nous !

 

2. Nous n’avons porté ni le poids du jour,

ni la brûlure du soleil :

à la onzième heure, nous venons à Toi :

sauve-nous, prends pitié de nous !

 

3. Qui nous rendra la beauté du premier jour,

où Tu nous façonnas à Ton image ?

Toi, le Créateur de l’Eglise, sauve-nous !

 

4. Nous avons péché contre le Ciel et contre Toi,

et comme le prodigue nous Te supplions :

en Ton pardon, accueille-nous !

 

5. Ô Christ, ne nous laisse pas engloutir par les Enfers,

de Ta Chair et de Ton Sang souviens-Toi :

Ils ont nourri nos âmes et nos corps.

 

6. J’ai entendu Ta grâce dire aux païens :

frappez et l’on vous ouvrira !

Comme la pécheresse et le publicain,

vers Toi je supplie !

 

7. Nous nous prosternons devant Ta Croix glorieuse,

nous implorons, Ô Christ, le pardon de nos péchés ;

Tu as tout rempli de joie, Ô notre Sauveur,

en sauvant le monde.

 

8. Gloire au Père Tout-Puissant,

Gloire à Son Fils Jésus-Christ le Sauveur,

Gloire à l’Esprit, le Consolateur !

 

Note : auteur : A. Gouzes, compositeur : D. Bourgeois et J.-P. Revel (répons de Carême - Vêpres de semaine). Année 1983, éditeur : Syvanès, cote Secli : SYLK834 (ancienne cote : GX834).

 

 

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 08:45

 

 

 

"Ô Dieu Saint, Ô Dieu Fort, Ô Dieu Immortel"

 

Refrain

Ô Dieu Saint,

Ô Dieu Fort,

Ô Dieu Immortel,

aie pitié de nous !

1. Ô Toi le longanime qui fais sans fin miséricorde,

fais-nous grâce en Ton Amour ;

en Ta tendresse guéris-nous !

2. Nous n’avons porté ni le poids du jour,

ni la brûlure du soleil :

à la onzième heure, nous venons à Toi :

sauve-nous, prends pitié de nous !

3. Qui nous rendra la beauté du premier jour,

où Tu nous façonnas à Ton image ?

Toi, le Créateur de l’Eglise, sauve-nous !

4. Nous avons péché contre le Ciel et contre Toi,

et comme le prodigue nous Te supplions :

en Ton pardon, accueille-nous !

5. Ô Christ, ne nous laisse pas engloutir par les Enfers,

de Ta Chair et de Ton Sang souviens-Toi :

Ils ont nourri nos âmes et nos corps.

6. J’ai entendu Ta grâce dire aux païens :

frappez et l’on vous ouvrira !

Comme la pécheresse et le publicain,

vers Toi je supplie !

7. Nous nous prosternons devant Ta Croix glorieuse,

nous implorons, Ô Christ, le pardon de nos péchés ;

Tu as tout rempli de joie, Ô notre Sauveur,

en sauvant le monde.

8. Gloire au Père Tout-Puissant,

Gloire à Son Fils Jésus-Christ le Sauveur,

Gloire à l’Esprit, le Consolateur !

 

Note : auteur : A. Gouzes, compositeur : D. Bourgeois et J.-P. Revel (répons de Carême - Vêpres de semaine). Année 1983, éditeur : Syvanès, cote Secli : SYLK834 (ancienne cote : GX834).

 

 

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 08:45

 

 

 

"Ô Dieu Saint, Ô Dieu Fort, Ô Dieu Immortel"

 

Refrain

Ô Dieu Saint,

Ô Dieu Fort,

Ô Dieu Immortel,

aie pitié de nous !

1. Ô Toi le longanime qui fais sans fin miséricorde,

fais-nous grâce en Ton Amour ;

en Ta tendresse guéris-nous !

2. Nous n’avons porté ni le poids du jour,

ni la brûlure du soleil :

à la onzième heure, nous venons à Toi :

sauve-nous, prends pitié de nous !

3. Qui nous rendra la beauté du premier jour,

où Tu nous façonnas à Ton image ?

Toi, le Créateur de l’Eglise, sauve-nous !

4. Nous avons péché contre le Ciel et contre Toi,

et comme le prodigue nous Te supplions :

en Ton pardon, accueille-nous !

5. Ô Christ, ne nous laisse pas engloutir par les Enfers,

de Ta Chair et de Ton Sang souviens-Toi :

Ils ont nourri nos âmes et nos corps.

6. J’ai entendu Ta grâce dire aux païens :

frappez et l’on vous ouvrira !

Comme la pécheresse et le publicain,

vers Toi je supplie !

7. Nous nous prosternons devant Ta Croix glorieuse,

nous implorons, Ô Christ, le pardon de nos péchés ;

Tu as tout rempli de joie, Ô notre Sauveur,

en sauvant le monde.

8. Gloire au Père Tout-Puissant,

Gloire à Son Fils Jésus-Christ le Sauveur,

Gloire à l’Esprit, le Consolateur !

 

Note : auteur : A. Gouzes, compositeur : D. Bourgeois et J.-P. Revel (répons de Carême - Vêpres de semaine). Année 1983, éditeur : Syvanès, cote Secli : SYLK834 (ancienne cote : GX834).

 

 

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 08:46

 

 

Puget-Théniers, le 10 novembre 2014

 

 

Poème « Par la puissance de Saint-Michel »

 

Cessez angoisses mortelles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez peines perpétuelles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez larmes continuelles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez réclusions éternelles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez pathologies nouvelles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez fausses hirondelles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez cruelles coccinelles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez immondes ritournelles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez persécutions pestilentielles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez paroles pleines de fiel, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez pensées infidèles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez doutes démentiels, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez tentations torrentielles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez paradis artificiels, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez illusions et faux ciels, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez calomnies criminelles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez accusations irrationnelles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez insensés sensationnels, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez dépressions résiduelles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez Gargantua et Pantagruel, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez encenseurs d’Azazel, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez Asmodées qui ensorcellent, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez mauvais sorts habituels, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez châtiments occasionnels, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez plaies sempiternelles, par la puissance de Saint-Michel !

Cessez solitudes officielles, par la puissance de Saint-Michel !

 

Par le Saint Nom de Jésus, Notre Seigneur Immortel,

Le Grand Prêtre Éternel, le Rédempteur providentiel ;

Par le Cœur Immaculé de Marie et Sa Tendresse Maternelle,

Qui écrase la tête de satan et nous revêt d’une aube nouvelle,

Que tristesses et tourments disparaissent aux pieds de l’autel !

 

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 16:35

Ricardo Baliardo

"Manitas de Plata"

né le 7 août 1921 à Sète (Hérault)
mort le 5 novembre 2014 à Montpellier (Hérault)
 
 
 

 

 


Manitas de Plata - Sangre Flamenco

 

 

Prières à Sainte Sara

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 21:26

 

 

 

 

 

 

Prières en occitan

 

 

 

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 18:05

 

Biographies du Vatican de

Mgr de Laval et Marie de l'Incarnation

 

Saint François de Montmorency-Laval

premier Évêque de Québec

 

"François de Laval, issu d’une famille seigneuriale, naît le 30 avril 1623 à Montignysur-Avre, dans le diocèse de Chartres, en France.
Il étudie chez les Jésuites, au collège de La Flèche, où éclôt son intérêt pour les missions du Canada. Il poursuit ses études au collège de Clermont à Paris. Au décès de son père et de ses deux frères aînés, il assume la gestion du patrimoine familial dont il devenait l’héritier. Il est ordonné prêtre en 1647. Il poursuit son perfectionnement spirituel, prend soin des malades et veille à l’instruction des enfants délaissés. Nommé archidiacre du diocèse d’Évreux, il visite plus de 150 paroisses qu’il réforme dans l’esprit du concile de Trente. En 1653, après l’échec d’un projet missionnaire au Tonkin (Viet-Nam), renonçant à la pension à laquelle il avait droit, il démissionne de l’archidiaconat d’Évreux et cède à son frère son patrimoine et ses droits d’aînesse.
À Caen, il vit à l’Ermitage de Jean de Bernières, un des grands mystiques de son temps. Joignant à la prière les oeuvres de charité, il s’occupe aussi de la réforme d’un monastère et des affaires d’une communauté d’hospitalières.
Le 3 juin 1658, François de Laval est nommé vicaire apostolique au Canada, contre les prétentions de l’archevêque de Rouen qui veut y exercer sa juridiction. Il est sacré évêque secrètement à Paris le 8 décembre et arrive à Québec le 16 juin 1659. Prenant en charge la colonie qui ne compte que 5 paroisses et moins de 2 500 personnes, il doit imposer son autorité contre l’archevêque de Rouen qui favorisait le supérieur des sulpiciens de Montréal, et aussi contre les tendances gallicanes d’une partie de la colonie. Il a des ennuis avec les gouverneurs : querelle de préséance, mais surtout, opposition au trafic de l’eau-de-vie avec les Amérindiens, source de revenus pour la colonie mais cause de meurtres, viols et autres actes de violence.
En 1663, Mgr de Laval fonde le Séminaire de Québec destiné à être le coeur de l’Église du Canada: lieu de formation des prêtres, centre d’affiliation pour les ecclésiastiques, chapitre diocésain, lieu de réserve d’où l’èvêque pourrait « tirer des sujets pieux [...] pour les envoyer [...] dans les paroisses, [...] afin d’y faire les fonctions curiales », centre de distribution des dîmes. En 1668, il fonde un petit séminaire et, plus tard, une école d’arts et métiers. Nommé évêque de Québec par Louis XIV en 1663, Mgr de Laval sera confirmé par Rome dans cette fonction en 1674.
Mgr de Laval consacre des sommes élevées pour aider les pauvres et instruire les enfants. Il administre la confirmation aux colons et aux Amérindiens et encourage les associations de piété. En 1681, il entreprend sa dernière visite pastorale et remet sa démission en 1684.
En 25 ans, le nombre de paroisses passe de 5 à 35, celui des prêtres de 25 à 102, celui des religieuses de 32 à 97 ; 13 prêtres et 50 religieuses sont nés au pays. De retour à Québec en 1688, Mgr de Laval se retire au Séminaire. Il se consacre à la prière et au soin des pauvres.
Malgré la maladie, il remplace son successeur durant ses absences et meurt dans l’exercice de ces fonctions le 6 mai 1708. Il est proclamé bienheureux par Jean-Paul II le 22 juin 1980 et canonisé par décret du pape François le 3 avril 2014."
 
 
 
Prière à Mgr de Laval

 

Dieu, notre Père,

Béni sois-Tu pour François de Laval,

premier pasteur de l’Église

en Amérique du Nord ;

qu’il nous guide vers Ton Royaume !

 

Témoin de la Bonne Nouvelle de Ton Fils

en parcourant les espaces de ce continent,

qu’il nous aide à marcher ensemble avec audace

à la suite du Christ, notre Seigneur.

 

Homme de prière et d’attention à Ton Mystère,

qu’il nous apprenne à recevoir et à méditer Ta Parole

dans la fidélité à Ton Esprit.

 

Apôtre de l’unité et de la paix,

qu’il nous inspire les gestes du pardon mutuel,

dans le respect des personnes.

 

Attentif au bonheur de chaque famille,

qu’il nous fasse découvrir dans Ton Alliance

la source et le sommet de nos amours.

 

Dieu notre Père,

Béni sois-Tu pour François de Laval !

Gloire à Toi pour les siècles des siècles !

Amen !

 

"Messe d'action de grâce célébrée par le Pape François, après la canonisation "équipollente" (sans miracle et sans célébration formelle) de deux missionnaires français au Québec au 17e siècle, Marie Guyart (en religion Soeur Marie de l'Incarnation), et Mgr François de Montmorency-Laval, ainsi que d'un 3e missionnaire, le jésuite espagnol José de Anchieta." (diffusée le 12 octobre 2014, durée : 90 mn. Source : Ktotv.com).

 

 
 
"Marie Guyart naît à Tours, en France, le 28 octobre 1599. À sept ans, elle répond « oui » au Seigneur qui, dans un songe, lui demande d’être à lui. À 17 ans, malgré son attrait pour le cloître, elle épouse Claude Martin, maître ouvrier en soie, pour respecter
la volonté de ses parents. Veuve à 19 ans, avec un fils de six mois, elle liquide le commerce de son mari voué à la faillite. Dépouillée, elle retourne chez son père et voit à l’éducation de son fils Claude.
À compter de cette époque, elle est favorisée de grâces mystiques qui intensifient son union avec Dieu à qui elle parle « avec une grande privauté ». Elle mène une profonde vie contemplative tout en déployant ses talents pour l’administration. En 1621, son beaufrère
lui confie la direction de son entreprise de transport. Elle passe ses jours dans l’écurie qui sert de magasin et d’abri pour les débardeurs. On la trouve encore debout à minuit, sur les quais, à faire charger et décharger les marchandises.
Poursuivie par son appel à la vie religieuse, elle confie à sa soeur la charge et l’éducation de son fils de 12 ans et entre au monastère des Ursulines de Tours en 163l. Elle y prend le nom de Marie de l’Incarnation.
En 1639, elle répond à l’appel de Dieu de venir au Canada pour « y faire une maison à Jésus et à Marie » et s’embarque à Dieppe le 4 mai, avec deux autres Ursulines et trois Hospitalières. Les accompagne Madeleine Chauvigny de la Peltrie qui a choisi de mettre sa fortune au service d’une fondation en Nouvelle-France. Arrivée à Québec, Marie de l’Incarnation écrit : « La première chose que nous fîmes fut de baiser cette terre en laquelle nous étions venues pour y consommer nos vies pour le service de Dieu et de nos pauvres sauvages ». Elle ne retournera jamais en France.
Elle bâtit et rebâtit un petit monastère pour loger la communauté ainsi que les Indiennes et Françaises que les Ursulines reçoivent et éduquent ensemble. Elle accueille et nourrit les Hurons et les Algonquins qui frappent à sa porte, les instruit et les encourage à partager la Bonne Nouvelle avec leurs tribus. Sa porte est ouverte aux gouverneurs, aux notables, aux habitants du pays comme aux coureurs de bois, aux Français comme aux Indiens. Tous y trouvent conseil, soutien et, au besoin, nourriture et refuge.
Elle rédige les Constitutions et Règlements des Ursulines de Québec (1647), puis entreprend d’écrire des dictionnaires et grammaires, des catéchismes et prières dans les principales langues indigènes.
À la demande de son fils et à son intention, elle rédige une relation autobiographique de « ses états d’oraison et de grâce », qui la placent parmi les grands maîtres de vie spirituelle. On a aussi conservé d’elle un recueil des enseignements aux novices de Tours. La qualité mystique de ses écrits a amené Bossuet à la surnommer « la Thérèse de la Nouvelle France ».
Au coeur de ces activités, elle entretient avec ses parents, amis et bienfaiteurs de France une correspondance d’intérêt historique et spirituel dont près de 300 lettres ont été retrouvées et conservées.
Marie de l’Incarnation meurt à Québec le 30 avril 1672. Elle est déclarée bienheureuse par le pape Jean Paul II le 22 juin 1980 et sainte par le pape François le 3 avril 2014."
 
 
 
 
Source des photos : sainte-rita.net
 
 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:34

Alphonsine Anuarite Nengapeta

Sœur Marie-Clémentine

Maria Klementina Anoalite Nengapeta en Lingála

 
née le 29 décembre 1939 à Wamba
(ancien Congo belge, puis Zaïre)
 
martyrisée le 1er décemre 1964 à Isiro
(anciennement Paulis, Rungu - RDC)
 
Béatifiée le jeudi 15 août 1985 à Kinshasa
 
"in defensum castitatis"
(en défendant sa virginité)
 
 
 
"...Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font..."

Luc 23 : 34 (Louis Segond)

(Paroles d'Anuarite durant son agonie)

 

 

Biographie

"Elle était née en 1941 (note de Parousie : 1939) à Wamba, de Amisi Badjulu et Isude Julienne. On l'appela "Nengapeta", ce qui signifie en langue budu La richesse trompe. Mais lorsqu'elle se rendit pour la première fois à l'école, on l'inscrivit sous le nom de sa sœur aînée, qui l'accompagnait, "Anuarite", Il se moque de la guerre.
Selon la coutume d'allonger le crâne aux petits-enfants que le groupe ethnique des Wabudu avait adopté des Mangbetu, l'oncle paternel d'Anuarite donna à sa mère l'ordre "de lier la tête de la fille, afin qu'elle apparaisse comme toutes les autres filles du village".
Au baptême Anuarite choisit le nom d'Alphonsine. À 16 ans, elle décida d'entrer dans la Congrégation diocésaine "Jamaa Takatifu", la Sainte Famille. Elle venait d'obtenir son D3. Admise au noviciat, elle fit sa première Profession le 5 août 1959, avec le nom de Marie-Clémentine. L'année suivante elle obtint le diplôme D4. 
"Anuarite était enseignante. Une bonne partie de sa courte vie fut consacrée à l'apprentissage de ce métier. Ce qui frappe, c'est son enthousiasme et sa bonne volonté, même si la santé ne suivait pas toujours. Elle jouissait d'une grande popularité auprès de ses élèves. L'enseignement était pour elle un véritable apostolat. Son zèle la portait toujours vers les élèves en danger, les "mauvaises filles". Elle puisait son idéal dans l'Évangile où l'on voit Jésus fréquenter les pécheurs. Parfois, l'on pouvait constater qu'une de ces filles avait changé de conduite.
En communauté, sœur Marie-Clémentine remplit divers offices dont celui de sacristine et de cuisinière. Sa devise était: 
"Servir et rendre heureux". Elle était toujours disposée à donner un coup de main, mais souvent, à cause de son tempérament excessif, elle le payait de maux de tête.
Anuarite n'était pas parfaite. Elle avait une intelligence moyenne; les études lui demandèrent toujours beaucoup d'efforts. Elle avait également un tempérament nerveux. Elle s'emportait parfois. Cependant, elle fit des progrès. Tout au long de sa vie, en effet, on la sent désireuse de dépasser ses limites et de dominer son caractère".
Lors des événements qui allaient bouleverser le nord-est du pays, Anuarite était enseignante à Bafwabaka. Le 29 novembre 1964 les Simba firent irruption à Bafwabaka et, sous le prétexte de les "défendre contre les Américains", amenèrent les trente-quatre religieuses africaines, en camion, à Isiro. Le voyage fut extrêmement pénible; plus particulièrement lorsque, à un arrêt, les soldats les obligèrent à se séparer de tous leurs objets de piété, chapelets... qui furent piétinés, au milieu de paroles et de gestes obscènes.
Olombe Openge, colonel simba interviewé 20 ans plus tard, acteur ou tout simplement complice du meurtre de Sr. Anuarite, a raconté: 
"Avec un camion, je me suis rendu à la mission de Bafwabaka, dans la zone de Wamba, où j'ai embarqué toutes les religieuses. Je les ai emmenées à Isiro où je les ai internées dans une maison qui me servait de résidence, maison qui était située à proximité des bureaux de la Compagnie nationale Air Congo. Je leur ai ensuite servi de la nourriture, à laquelle elles ont refusé de toucher, ce qui me mit dans une grande colère et m'incita à les engueuler vigoureusement. Le soir, le colonel Ngalo me rejoignit. Après avoir jeté un regard inquisiteur sur tous les prisonniers, il pointa du doigt une des religieuses et me lança: "Je veux cette fille".
Quelques instants après le retour du colonel Ngalo au poste de commandement, j'ai transmis son message à la religieuse qui venait de retenir son attention et dont on m'apprit qu'elle s'appelait Anuarite. Mais à ma grande surprise, celle-ci me rétorqua: "Je ne peux pas aller chez votre colonel".
Par la suite, le colonel Ngalo que j'informai du refus de la jeune fille, m'ordonna d'aller prendre Anuarite et de l'amener auprès de lui par tous les moyens possibles et imaginables. Anuarite, que je contactai une nouvelle fois, refusa catégoriquement. 
"Si tu ne veux pas partir chez le colonel de ton propre gré, lui dis-je, je vais user de moyens forts qui t'obligeront à le faire même malgré toi. Je pourrai même aller jusqu'à te battre sans tenir compte de quoi que ce soit". Pour l'intimider et pour la persuader, je lui administrai trois coups de crosse et lui ordonnai, ensuite de monter dans la voiture qui l'attendait. Devant son refus obstiné, je lui lançai:
"Pour qui te prends-tu? Tu crois que tu es plus jolie que mon épouse Angélique que j'ai laissée à Wamba? En tout cas, elle est plus belle que toi". "Si tu savais que ta femme est plus jolie que moi, me répondit Anuarite, pourquoi ne l'as-tu pas amenée avec toi ici?" Fou furieux, je me mis à l'abreuver d'injures: "Motu molayi (tête allongée), imbécile, sauvage..."
Je suis rentré informer le colonel Ngalo du nouveau refus d'Anuarite. Le colonel me donna l'ordre d'aller prendre Anuarite de force, tout en me disant que si elle persistait à refuser, j'avais carte blanche pour agir. 
"Si vous osez ne pas vous exécuter, me signifia-t-il, vous serez liquidé en lieu et place de cette fille écervelée".
Ne voulant pas mourir à la place d'Anuarite, je pris celle-ci de force, la rouant même de coups. Mais en vain. Elle demeura insensible à mes arguments. C'est à ce moment que le colonel Ngalo décida qu'on la tue. Pour moi, ce fut un ordre…"
Cette version doit être complétée par les nombreux témoignages des Sœurs présentes. 
Nous nous limiterons à celui de Sr. Mélanie: 
"Alors Olombe commença à crier et à appeler avec force les Simba. Deux jeunes Simba forts arrivèrent. Le Colonel Olombe leur demanda: "Avez-vous un fusil?" Ils dirent: "Non, nous n'en avons pas!" Il leur demanda: "Quelle arme avez-vous?" Ils dirent: "Deux longs couteaux (baïonnettes)". Le colonel leur dit: "Transpercez cette Sœur". "Cette Sœur, c'est laquelle?" "C'est la Sœur Anuarite". Pendant que les Simba transperçaient la Sœur Anuarite dans les côtes, le colonel disait: "Enfoncez le couteau dans son cœur". Au moment où le premier Simba s'apprêtait à la transpercer, le colonel répéta: "Enfoncez le couteau dans le cœur". Et au moment où le deuxième Simba s'apprêtait à la transpercer, le colonel dit: "Enfoncez le couteau dans son cœur". Ils continuèrent à la transpercer ainsi, chacun d'eux quatre ou cinq fois. À chaque coup, la Sœur faisait: "Ouh! Ouh! Ouh!".… Olombe prit enfin son revolver et lui (à Anuarite) tira une balle dans la poitrine"
Le procès de béatification d'Anuarite fut officiellement ouvert le 13 janvier 1978. Jean-Paul II la proclama Bienheureuse le 15 août 1985, à Kinshasa. Sa fête a été fixée au 1er décembre, jour anniversaire de son martyre. 
"Elle a préféré mourir martyre pour préserver sa pureté. C'est notre modèle. Elle a ainsi donné la preuve d'un amour suprême de Dieu qu'elle a placé au-dessus de sa propre vie. La béatification d'Anuarite, fille de notre race, constitue une grande grâce pour l'Afrique. Cela nous montre clairement que Dieu appelle tout le monde à devenir saint."

 
Source : archives du site afriquespoir.com

 

 

"Première fille martyre de notre peuple,

elle est la gloire de la Sainte Église Catholique,

elle fait la fierté de notre race, la joie de notre peuple tout entier"

 

Cardinal Joseph-Albert Malula, Archevêque de Kinshasa.

Cérémonie de béatification. Kinshasa, le 15 août 1985

 

 

Blog du Diocèse d'Isiro-Niangara

 

 

Béatification de Marie-Clémentine Anuarite

Homélie du Pape Jean-Paul II

Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie
Kinshasa, le  jeudi 15 août 1985

 

"1. Aujourd'hui, l’Eglise regarde les cieux ouverts: “Le Temple qui est dans le ciel s’ouvrit, et l’arche de l’Alliance du Seigneur apparut dans son Temple” (Apoc. 11, 19).

Nous célébrons l’Assomption de Marie, la Mère de Dieu, la Vierge, la Mère de notre Rédempteur.

Et c’est elle précisément que l’Eglise reconnaît dans le signe grandiose qui parait dans le ciel: “Une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles” (Ibid. 12, 1). Oui, Marie est signe du monde nouveau. Du monde rassemblé en Dieu, dumonde transfiguré en Dieu. Transfiguré par le Christ.

En effet, comme “c’est en Adam que meurent tous les hommes; c’est dans le Christ que tous revivront” (1 Cor. 15, 22): tous auront la vie éternelle en Dieu même. La première qui entre dans cette vie en plénitude, c’est Marie.

2. Et c’est pourquoi aujourd’hui, jour de l’Assomption, l’Eglise fait mémoire du moment où Marie a chanté le “Magnificat”, sur le seuil de la maison de Zacharie.

“Mon âme exalte le Seigneur / mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur . . . / Le Puissant fait pour moi des merveilles; / Saint est son nom!” (Luc. 1, 46-47. 19).

Ce jour-là, à l’occasion de sa visite à sa parente Elisabeth, Marie a manifesté par ces parolesl’allégresse de son âme devant le mystère de la Maternité divine qui était son destin par la grâce de la Très Sainte Trinité.

Aujourd’hui, par les mêmes paroles, elle exprime l’allégresse de son âme face au mystère de l’Assomption, fruit définitif de sa Maternité divine par la grâce de la Très Sainte Trinité.

Marie adore Dieu, Marie proclame les “merveilles” de Dieu que le Puissant a accomplies en elle et par elle.

3. Aujourd’hui, avec Marie montée aux cieux, l’Eglise adore Dieu, dans l’Eglise qui est en votre pays, au Zaïre. A Kinshasa, la capitale, et dans toutes les provinces, au Kasai, au Shaba, au Kivu, au Bas-Zaïre, en Haut-Zaïre, où vécut Anwarite.

Je suis heureux de prier avec vous tous, avec tous les chrétiens des diocèses du Zaïre, des paroisses, des monastères contemplatifs, des communautés religieuses. Et je suis particulièrement uni à l’Archevêque de Kinshasa, le Cardinal Malula et à tous mes frères dans l’épiscopat. Je les remercie aussi du zèle avec lequel ils ont préparé la béatification.

Voici que Dieu “s’est penché sur son humble servante” (Cfr. Luc. 1, 48) et sur l’amour sans partage d’une fille de cette terre. Et il lui permet aujourd’hui de participer à la gloire de la Mère de Dieu, à la gloire de tous les saints et de tous les bienheureux.

Un jour, Anwarite avait noté sur son carnet personnel ces mots: “Aimer le Seigneur, parce qu’il a fait pour moi de grandes choses, combien grande est sa bonté”. Elle exprimait là le sens de sa vie, en reprenant la prière même de Marie.

Il est heureux que ce soit ici, dans son pays, votre pays, et le jour où est célébrée la gloire de la Vierge Marie, que l’Eglise proclame bienheureuse sa fille Marie-Clémentine Anwarite. Nous pouvons l’admirer et la prendre pour modèle d’autant plus volontiers qu’elle est proche de nous dans le temps; elle est vraiment représentative de votre communauté chrétienne qu’elle illustre par ses mérites et sa sainte fidélité au Seigneur.

Anwarite a passé toute son existence dans le Haut-Zaïre, entre Wamba et Bafwabaka. Elle ne paraissait pas pourvue de dons sortant de l’ordinaire. Enfant modeste, acceptant ses limites, mais travaillant avec persévérance à les dépasser, elle avait un tempérament parfois vif, enjoué; et à d’autres moments elle connaissait l’inquiétude et la souffrance. Très spontanément, elle se montrait disponible aux autres, aimant tout simplement rendre service et accueillir avec délicatesse.

Enfant, elle avait reçu le baptême en même temps que sa mère. La foi grandit en elle et devint un motif puissant dans l’orientation de sa vie. Très jeune, elle voulut consacrer sa vie au Seigneurcomme religieuse: elle apporta dans la communauté de la Jamaa Takatifu, la Congrégation de la Sainte-Famille vouée particulièrement à des taches d’éducation, sa constance au travail, son sens du service, l’amour de ses jeunes élèves, son attention aux pauvres et aux malades, la joie qu’elle savait partager, son désir de progresser spirituellement. Aujourd’hui présents, les membres de sa famille et de sa congrégation sont heureux de pouvoir témoigner de ses qualités.

Sans réserve, Anwarite s’était engagée à suivre le Seigneur; elle lui avait donné sa fidélité et consacré sa virginité. Et, jour après jour, avec affection et profondeur, elle priait la Mère du Christ; on la voyait comme plongée dans la prière près de l’image de Notre-Dame, ou attentive à dire le chapelet avec ses sœurs ou avec les enfants dont elle s’occupait. Marie éclairait sa foi, la soutenait, l’entraînait. Anwarite, tout simplement, aimait la Mère du Seigneur. Un signe émouvant fut son attachement à la statuette qu’elle garda sur elle jusque dans la mort.

Quand arrive le temps de l’épreuve, cette jeune religieuse y fait face: la foi, le sens de l’engagement pris, la valeur primordiale qu’elle accorde à la virginité, une prière intense et le soutien de la communauté lui permettent de rester inébranlable. Dans la terrible anxiété de voir sa pureté atteinte, devant la menace pour sa vie même, Anwarite dit: “Mon âme est inquiète maintenant”. Parole qui rappelle celle de Jésus , et qui montre combien l’Evangile pénètre la vie de cette jeune fille consacrée. Elle surmonte l’ébranlement de l’angoisse; son courage est sans faiblesse, soutenu par la présence affectueuse de ses supérieures et de ses sœurs.

Anwarite a montré une audace digne des martyrs qui, depuis Etienne à Jérusalem, jalonnent l’histoire de l’Eglise par leur imitation héroïque du Christ. Elle ose dire, pour défendre sa supérieure menacée à cause de son propre refus: “Vous me tuerez moi seulement”. Quand les coups mortels l’atteignent, ses sœurs l’entendent clairement adresser ces mots à celui qui la frappe: “Je vous pardonne, car vous ne savez pas ce que vous faites”; et aussi: “C’est ainsi que je l’ai voulu”. De la manière la plus directe, Anwarite suit le Christ auquel elle s’est donnée: comme lui, elle pardonne, comme lui, elle accomplit son sacrifice; et moi-même au nom de toute l’Eglise, je pardonne de tout cœur.

4. Dans l’Evangile, quand Marie arriva au seuil de la maison de Zacharie, Elisabeth “s’écria d’une voix forte: . . . Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur” .

Elle aussi, la fille de votre terre, Anwarite Nengapeta, a cru à l’accomplissement de la promesse de Dieu à son égard: elle était une de celles qui ont choisi de ne pas se marier pour le Règne de Dieu. Elle avait médité l’exemple des vierges martyres anciennes, elle avait été impressionnée par le sacrifice de Maria Goretti et par celui des Martyrs d’Ouganda. Anwarite savait le prix que pouvait lui coûter sa fidélité Elle a entendu la parole du Christ “il n’y a pas d’amour plus grand que de donner sa vie” (Cfr. Io. 15, 13).

A l’heure de la menace, elle n’hésite pas à mettre au-dessus de tout la valeur de sa consécration au Christ dans la chasteté parfaite. Au soir de sa mort, dans la maison bleue d’Isiro, elle avait dit: “J’ai renouvelé mes vœux, je suis prête à mourir”. Anwarite est un ferme témoin de la valeur irremplaçable d’un engagement pris envers Dieu et soutenu par sa grâce.

Bienheureuse celle qui, très près de nous, a montré la beauté du don total de soi pour le Royaume.La grandeur de la virginité, c’est l’offrande de toutes ses capacités d’aimer, afin que, libre de tout autre lien, tout l’être sache aimer le Seigneur comme un époux et ceux que le Seigneur aime. Il n’y a là aucun dédain de l’amour conjugal, nous savons qu’Anwarite se souciait d’aider les couples proches d’elle à garder la fidélité de leur propre engagement dont elle louait la beauté.

C’est la valeur primordiale de la fidélité qui l’a conduite au martyre. Le martyre, précisément, cela veut dire être témoin: Anwarite fait partie de ces témoins qui entraînent et soutiennent la foi et la générosité des frères et sœurs. Quand, dans la nuit du 30 novembre 1964, toutes les religieuses de la communauté sont menacées, battues et blessées, le sacrifice d’Anwarite, loin de les effrayer, les encourage dans leur fermeté et les aide à traverser l’épreuve dans la paix. C’est là un signe éloquent du témoignage d’espérance qu’a été la mort de l’une d’entre elles. Rappelons-nous la lecture de saint Paul: “Le Christ est ressuscité d’entre les morts pour être parmi les morts le premier ressuscité . . . C’est dans le Christ que tous revivront” (1 Cor. 15, 20-22).

5. C’est pourquoi, elle - cette fille de votre terre - peut chanter aujourd’hui avec Marie le “Magnificat”, comme ses sœurs l’ont chanté au moment où elle livrait sa vie au milieu d’elles.

Dans son sacrifice, la puissance de Dieu s’est manifestée, les “merveilles” de Dieu se sont renouvelées. A juste titre, elle peut chanter:

“Le Puissant fit pour moi des merveilles . . .

Déployant la force de son bras . . .

il élève les humbles . . .

Saint est son nom . . .

Désormais toutes les générations me diront bienheureuse” (Luc. 1, 49. 51-52. 49. 48).

6. Ce cantique d’action de grâce et de louange, vous pouvez tous le chanter avec Anwarite, chers Frères et Sœurs: voici en effet, pour le centenaire du Baptême de votre patrie, que nous avons célébré ensemble il y a peu de temps, le premier fruit; le fruit parfait de la grâce du saint baptême, la première Zaïroise que l’Eglise proclame solennellement bienheureuse, martyre de la foi parmi vous!

C’est un grand événement dans l’histoire de l’Eglise en votre terre. Je me réjouis de pouvoir être présent parmi vous - comme successeur de Pierre - en ce jour marquant. Et de pouvoir chanter, avec vous et avec votre Bienheureuse, le Magnificat marial en la solennité de l’Assomption.

Oui, la puissance de Dieu se manifeste dans la “merveille” qu’est Marie, la Mère de Dieu, entrée dans la gloire du Royaume. Première parmi les saints, elle éclaire la route de tous les hommes et de toutes les femmes.

Anwarite avait répondu à la vocation de la virginité librement offerte. Et voici qu’elle se joint au long cortège de ces vierges qui, depuis l’époque romaine, au commencement du premier millénaire, avaient donné leur vie pour le Christ, Blandine, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile, Pélagie, Solange . . . Avec les vierges martyres qui l’ont précédée, la bienheureuse Anwarite encourage ceux qui s’engagent à la chasteté en répondant à leur vocation religieuse.

7. Mais c’est en toute condition, en tout lieu, en tout temps, que le Seigneur appelle ceux pour lesquels il a donné son Fils à le suivre sur les voies de la sainteté. La vocation des époux consiste à vivre un amour exigeant et généreux dans leur union, car la voie de leur perfection passe par le don de toute leur personne à leur conjoint, par la transmission de la vie aux enfants et le dévouement que demande leur éducation. Vivant leur mariage comme une réponse active à l’amour du Seigneur, les époux se joignent à l’action de grâce: “Le Seigneur a fait pour moi des merveilles”.

Frères et Sœurs, reprenons ensemble cette prière, car il nous est donné à tous d’accueillir le Christ, “la vraie lumière qui éclaire tout homme”. “A tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu” (Io. 1, 9. 12). “Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi” (Rom. 6, 4).

Jeunes ou vieux, connus ou inconnus, humbles ou puissants, à nous tous le Christ permet chaque jour de partager avec générosité les biens de la terre et de la vie, de dépasser nos faiblesses et nos divisions, d’avancer avec enthousiasme vers un monde renouvelé, car la force de l’amour brise les chaînes de l’égoïsme et de la haine. Jour après jour, dans la foi et l’amour que Dieu met en nos cœurs, nous pouvons entendre l’appel à suivre Jésus. Avec humilité et avec joie, chacun peut offrir les peines et les réussites des hommes, uni avec le Fils de Dieu qui livre son Corps et son Sang pour la multitude, en rémission des péchés. En cette Eucharistie, que l’Esprit du Seigneur nous rassemble en un seul Corps dans la sainteté du Christ! Qu’il nous entraîne dans son offrande! Qu’il nous rende fermes dans l’espérance et capables d’annoncer à nos frères la bonne nouvelle que le monde sauvé reçoit la sainteté de Dieu!

8. Ainsi donc l’Eglise voit aujourd’hui, sur la belle et riche terre du Zaïre, “le ciel ouvert”:

grâce à la solennité de l’Assomption de la Mère de Dieu,

en même temps grâce à cette première béatification d’une fille de votre terre,

grâce à l’engagement généreux de fils et de filles de ce peuple dans le service du Seigneur et l’amour de leurs frères.

Le peuple de toute votre terre se réjouit. L’Afrique noire se réjouit. Toute l’Eglise catholique se réjouit et rend grâce pour le témoignage de ses frères d’Afrique.

Que la joie de cette grande journée ouvre un chapitre nouveau dans l’histoire du peuple de Dieu sur cette terre sanctifiée et bienheureuse!

Amen."

 

Prières à la Bienheureuse Anuarite

"Ô Dieu, Père de miséricorde et de tendresse, tu nous as créés à ton image et tu as fait de nous tes enfants en Jésus, ton Fils Bien-aimé. Saisis par la souffrance et la maladie, nous venons à toi. Par l’intercession de la Bienheureuse Anuarite, prends pitié de nous, donne-nous la guérison du corps et de l’esprit pour qu'à son exemple  nous puissions te servir avec amour, parmi nos sœurs et frères.                                                        
Nous te le demandons par Jésus le Christ, ton Fils notre Seigneur, qui est Dieu et qui règne avec toi et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen."

 
"En elle, tu nous as offert un exemple lumineux de sainteté.
Nous te prions, Père : par l’intercession de notre sœur, la Bienheureuse M. Clémentine Anuarite, renouvelle tes merveilles et guéris nos frères (et sœurs) malades. Montre ta miséricorde en exauçant nos prières.
À nous qui sommes tes enfants, donne la joie de voir sa sainteté proclamée dans l’Église et que son nom soit inscrit parmi les saints du ciel.
Nous te prions Père, par l’intercession de la Bienheureuse Anuarite, guéris nos frères et sœurs malades. Nous te prions pour ………………………………………. (Ici on dit le(s) nom(s) de ceux dont on demande la guérison)  qu’il(s) reçoive(nt) par ta sollicitude la santé du corps et la paix du cœur. Qu’il(s) puisse(nt) te rendre grâce à jamais.
Nous te le demandons par Jésus ton Fils, notre Seigneur et Sauveur pour les siècles des siècles. Amen."
 
Prières extraites de la neuvaine pour les malades
 
 

"La Bienheureuse Marie Clémentine Anuarite Nengapeta 
a combattu jusqu’à la mort pour être fidèle à son Dieu ; 
elle n’a pas craint les menaces des impies : 
elle était fondée sur le roc."

 

"Ô Dieu, force de notre faiblesse, 
tu as révélé aux hommes les merveilles de ta grâce 
en la personne de la Bienheureuse 
Marie Clémentine Anuarite Nengapeta 
qui a versé son sang par amour pour le Christ. 
Nous qui marchons encore sur le chemin de la croix 
donne nous, par son exemple et son intercession, 
un aide et un réconfort salutaire, 
afin que nous parvenions à la gloire de la résurrection. 
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, 
qui règne avec toi et le Sant esprit, 
maintenant et pour les siècles des siècles."

 

"« Pour le témoignage éclatant des martyrs, rendons grâce au Père ».
Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, 
de t’offrir notre action de grâce
toujours et en tout lieu, 
à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout puissant. 
nous reconnaissons dans le martyre de la Bienheureuse 
Marie Clémentine Anuarite Nengapeta, 
un signe éclatant de la grâce : 
en donnant sa vie comme le Christ, 
elle a glorifié ton nom. 
C’est ta puissance qui se déploie dans la faiblesse 
quand tu donnes à des êtres fragiles 
de te rendre témoignage
par le Christ, notre Seigneur. 
C’est pourquoi avec les anges dans le ciel, 
nous pouvons te bénir sur la terre
et t’adorer en chantant : 
Saint, Saint …"

 
"Seigneur, tu as donné à la Bienheureuse 
Marie Clémentine Anuarite Nengapeta : 
d’être parmi les saints du ciel, 
au double titre de vierge et de martyre. 
Par la force de cette communion, 
fais nous sortir vainqueurs de toute épreuve 
pour obtenir un jour la gloire du Royaume. 
par Jésus, le Christ, notre Seigneur."
 

Prières extraites de la Solennité de la Bienheureuse Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta

 

Source des prières : site du Sanctuaire de la Bienheureuse Anuarite

 

 

 

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Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Sainte Afrique
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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 16:17

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Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Iberia
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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 17:12

 

Né à Dibo (Godjam, au nord de l'Ethiopie), en 1791 (ou en 1788 ?). C'est dans le monastère de Mertule Maryam, en 1816, qu'il fit sa profession, comme moine orthodoxe. 
Après avoir longuement réfléchi et prié, Ghébré Michaël prit, en 1844, la décision de se convertir au catholicisme et de s'unir à la petite communauté de
Mgr Justin de Jacobis. Il enseigna dans les séminaires de Guala et d'Alitena.
Lorsqu'éclata la persécution contre les catholiques,
Ghébré Michaël refusa de se cacher ou de fuir. Il fut arrêté, emprisonné à Gondar, en mai 1854, et soumis à de grands tourments: jeûne, flagellations, guend (tronc d'olivier plein d'aiguilles) et humiliations de toutes sortes. Déçu dans son espoir de le voir abjurer, l'empereur décida d'en finir avec lui. 
C'était à Liguama, dans la province de Wollo, le 28 août 1855, fête de Saint Georges pour l'Église Éthiopique. Il est mort en martyr 
in odium fidei. On croit qu'il a été enterré à Were Ilu, à 80 km sud-ouest de Desie.
Il a été béatifié le 3 octobre 1926 et sa fête est célébrée le 30 août. Il est le Patron des prêtres diocésains.

Ghébré Michaël signifie "serviteur de Saint Michel Archange"
 
Source : inspirée des archives du site afriquespoir.com
 
 
 
 
Prière au bienheureux Ghébré Michaël
 
Dans Ta Miséricorde, Seigneur, Tu as conduit le bienheureux martyr Ghébré Michaël à la connaissance de la vraie Foi et Tu lui as donné un courage admirable pour lui rendre témoignage ; accorde, à ses mérites et par sa prière, que toutes les nations Te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu et celui que Tu as envoyé, Jésus-Christ, Ton Fils, Notre Seigneur, Lui qui vit et règne avec Toi et le Saint Esprit !
 
 
 
 
 
 
 
 
 

JUSTIN DE JACOBIS AND GHEBRE-MICHAEL

Thomas Davitt CM

*****

"Vincent de Paul was canonised as a confessor, that is, someone who was not a martyr but who lived a life of heroic holiness. The only other confrere who has been canonised as a confessor is Justin De Jacobis.

If we are to understand and appreciate what he did we need to know at least a minimum  about the political and religious context in which he worked, as well as the differences between his own culture and that of the people among whom he ministered. Justin spent the final twenty years of his life in what was then referred to as Abyssinia, and which today is split between the separate nations of Ethiopia and Eritrea. The local politics of the time affected his ministry. Also, this was territory of the schismatic Ethiopian Orthodox Coptic Church, which, in its leaders especially, was fiercely opposed to Latin Rite Catholicism.

In the first place, then, we can say that for a confrere who is ministering in a place where the language and culture are different from his own, Justin can be a significant example. Secondly, the same is true for a confrere working in an area where the Orthodox Church exists.

Justin was born on 9 October 1800 in a little village called San Fele south of Naples. His family went back 500 years and was quite wealthy. Later on, in a letter, Justin mentions that he was disappointed in his father, but does not say why. There seems to be some indication that his father did not manage the family finances very well, and the family suffered as a result. They certainly had to move from their ancestral home in the country and take up residence in the city of Naples, dropping to a lower standard of living.

When Justin was coming to the end of his secondary education he told a Carmelite priest, a friend of his mother’s, that he wanted to be a priest. The Carmelite decided that the Vincentians would be a community  which would suit him, and he followed this advice. As far as is known, he had not had any previous contact with the Vincentians in Naples.

He was ordained in 1824 and sent to Oria, in southern Italy, to give missions and retreats. Five years later he was sent as one of a group of confreres to open a new house in Monopoli  for the  same ministry.  Here he had problems with the superior, who hassled him and interfered with his work. After another five year period he was changed to Lecce, further south, as superior, but  he continued to give missions and retreats. By this time, ten years after ordination, he had built up quite a reputation as a preacher and confessor. As superior in Lecce he showed that he was also an able administrator, and he quickly cleared the debt on the house and had repairs to the house undertaken which had been postponed because of lack of funds.

Two years later he was appointed director of the seminarists in Naples. Those who had been seminarists during his time as director remembered later his emphasis on personal prayer. In late 1836 and into 1837 there was a cholera epidemic in the city and, like other priests, Justin was deeply involved in ministry to the sick and dying. 30,000 people died in the epidemic, sometimes seven or eight hundred in one day. He mentioned in a letter written at the time that he and the other confreres were out all day, and well into the night. He says he is writing the letter in a barber’s shop at midnight.

After two years he was appointed superior of the Provincial House in Naples, and once again resumed the ministry of missions and retreats. In the Provincial House the retreats were often for specific professional groups, such as doctors, surgeons, judges, or for the Neapolitan nobility.

At that time Italy was not yet united and Naples was the capital of the Kingdom of the Two Sicilies. King Ferdinand II heard of Justin’s reputation as a preacher of missions and retreats, and of his ministry during the cholera epidemic. He came to appreciate that Justin was also a man of great personal holiness, so he thought that he would make a good bishop. Justin heard rumours that this was likely, and he was sufficiently realistic to know that it could happen; three Vincentians had already been made bishops in the Kingdom of the Two Sicilies. He decided to take steps to prevent himself becoming the fourth. His practical sense of reality also led him to admit that he would be prepared to become a bishop in some missionary territory where there was a real need for a bishop.

He had previously thought of going on the foreign missions, so he wrote to the Vincentian Procurator at the Holy See to ask what were the chances of his going on the missions. He was told that there was a chance that Algeria, recently occupied by the French, would be assigned as missionary territory to the Vincentians. He wrote to the Superior General, Jean-Baptiste Nozo, who told him that thinking about Algeria was premature as it had not in fact been offered to the Congregation. 

In the summer of 1838 Justin heard that there was to be an attempt to launch a Catholic mission in Ethiopia. He wrote once again to the Vincentian Procurator at the Holy See to offer himself, but he made it clear that he wanted to be sent by the Congregation of the Mission and not by the Cardinal Prefect of Propaganda. Because of this the cardinal officially requested Jean-Baptiste Nozo, the Superior General, to authorise Justin to go to the new mission. Nozo was not too enthusiastic about this. One reason was that another Italian Vincentian, Giuseppe Sapeto, had departed, without authority, from his mission in Syria and had gone to Ethiopia and had started mission work there, without any official ecclesiastical authority from either the Holy See or the Superior General. From Nozo’s point of view it seemed as if the Holy See, by sending another Italian Vincentian to Ethiopia, was somehow endorsing the irregular conduct of Sapeto. But there was also a second reason for Nozo’s lack of enthusiasm; Justin was not French. The Vincentian authorities in Paris would have preferred that a new mission territory like Ethiopia should have been under the control of French missionaries. For all the rest of his life, during the generalship of Nozo’s successor Jean-Baptiste Etienne, Justin would be made to feel resentment from Paris at his not being French.

The Holy See appointed Justin Prefect Apostolic of Abyssinia and all the Neighbouring Territories. The purpose of this title was specifically to remove him and his mission from the jurisdiction of any Vicar Apostolic in the region. He was given another Italian confrere, Luigi Montuori, as his assistant. Montuori had been with Justin on many missions in Italy. They departed for Ethiopia in May 1839.

Ethiopia was not like most missionary territories. It was not a country with a pagan population who had to be converted to Christianity. It had been Christian since the 4thcentury, but had slipped into schism and heresy. There had been several previous attempts to establish the Catholic Church there but none of them had succeeded. At the time of Justin’s arrival there was not even one Ethiopian Catholic in the country.

Justin and Montuori quickly made contact with Giuseppe Sapeto, the confrere who had left Syria and gone to Ethiopia without any official ecclesiastical authority. The three of them discussed what their best approach to the work would be. Sapeto was already accepted by the people of the area where he had settled, even though they knew that he was a Catholic priest. In theory, Catholic priests were liable to immediate execution if discovered. For this reason the three Vincentians decided that they would not, at least for the present, let themselves be seen celebrating Mass or praying the breviary.

Right from the start they decided to adopt the Ethiopian style of dress and accommodate themselves to Ethiopian food. They set about learning three languages: Amharic, the national language, Tigrina the local language of the area where they were, and Ghe’ez the liturgical language. There is plenty of contemporary evidence that Justin acquired a very good knowledge of these languages, and later on he even wrote some books in Amharic. He did not participate in religious services in the local church, but did spend long periods in the church praying by himself. He followed the Ethiopia liturgical calendar for seasons and feastdays. He visited the sick, and when people, laity and clergy, came to him in his house of their own accord, he would discuss religious matters with them. He began catechism classes for the children. It was not long before he came to the realisation that Rome’s idea that Ethiopia could be quickly converted to Catholicism was very far from the truth.

One of Justin’s great hopes was that some of the Ethiopian clergy would become Catholics. The first one to do this was a deacon. Then gradually others followed his example, as well as a young man who wanted to be prepared for the Catholic priesthood. Justin insisted that all converted clergy, as well as those studying for the Catholic priesthood, remain in the Ethiopian Coptic Rite; they were not to be Latinised. In this way of thinking  Justin was alone; none of the other missionaries agreed with him. It took a century, until Vatican II, for the Church to see and accept that Justin was correct in his understanding of the missionary apostolate.

He had one very serious problem, though, and that was where to find a bishop to ordain those whom he was forming for priesthood. The solution arrived providentially, in the following manner. An Italian Capuchin bishop, Guglielmo Massaia, was travelling through Ethiopia to take up his mission in an area of the country far from Justin’s territory. The Congregation for the Propagation of the Faith, Propaganda, in Rome ordered Massaia to make a stop in the important port city of Massawa, on an island just off the Red Sea coast of Ethiopia,  and there ordain any candidates whom Justin had ready. He did this, but he realised that this was only a temporary remedy, since in a very short time Justin would have more students for ordination. Massaia’s solution was to suggest to the Holy See that Justin himself would make an excellent bishop for the region. Justin was hesitant and reluctant, but Massaia overcame his reluctance by suggesting that pride was what was behind Justin’s professed reluctance. Justin gave in and was ordained bishop in secret in Massawa in January 1849, and then returned to his own area.

For the remaining eleven years until his death in 1860 Justin’s life was a series of problems, harassment,  persecution,  and even a spell of imprisonment, all originating in the opposition of the Orthodox Coptic bishop. With the exception of one young  confrere, Carlo Delmonte, all Justin’s fellow-Vincentians disagreed with Justin’s missionary methods, especially with regard to indigenous clergy. Even the confrere who was to be his coadjutor bishop, Lorenzo Biancheri, who had the right of succession, said openly that when he succeeded Justin he did not intend to continue Justin’s missionary  methods, especially in the matter of building up a body of indigenous clergy. However, as I mentioned a moment ago, Justin was proved right. He had anticipated by more than a century what Vatican II and Paul VI’s Evangelii nuntiandi  would say about missiology.

You have probably wondered why I have not so far made any mention of Ghebre-Michael. My reason for this was to give an outline picture of Justin and his ideas and then insert Ghebre-Michael into it. That is what I start doing now.

Ghebre-Michael differs in three ways from the other canonised and beatified members of our Congregation: First, he was African, not European; second, he was not a born Catholic, but an adult convert; and third, he was not actually a confrere.

He was a disciple of Justin for many years, and eventually decided, with Justin’s consent, to become a Vincentian. A date was fixed for him to begin his intern seminary but when the fixed day arrived he was under arrest, and he died before he could carry out his intention. In a letter to the Superior General, Jean-Baptiste Etienne, Justin explained all this but said that he called Ghebre-Michael a Vincentian “because in his heart he already belonged to the Congregation”.

In a certain sense, too, he was not, strictly speaking,  a martyr. He was not actually put to death for the faith. He died as a result of the long harsh treatment he had received.

The prefix Ghebre means “the servant of” and is always followed by the name of a saint; this combination is a very common form of name in Ethiopia and Eritrea. “Ghebre” cannot be separated from “Michael” and used as if it were a first name.

Ghebre-Michael was born about 1790. At an early age he lost one eye in an accident, and in his culture that rendered him unfit for most types of work. He received some education and then entered a monastery, where he showed himself to be a gifted student. He was not, however, preparing for ordination to the priesthood as most Ethiopian monks were not priests. His great interest was the history of monasticism. He saw, from his own experience, that there had been a great lowering of standards in Ethiopian monasteries, and he wished to do further research into the reasons for this, and his superiors commissioned him to do so. This gave him the authority to travel around the country visiting various monasteries and studying their practices and doing research in the manuscripts in their libraries. In each monastery which he visited he formed a small group of monks who had the same outlook as himself and he instructed them, and when he left to continue his travels they remained as a nucleus of monastic reform. As his research progressed he gradually came to see that the real problem behind the deterioration of monastic standards was the poor theological formation of the monks.

This  realisation led him to the conclusion that the answer to the theological problems would not be found in Ethiopia, and he decided that he would have to go to Jerusalem to continue his research. He intended to make this journey alone, because no one else was going for the same purpose as himself. But just at the time he was thinking about this an unexpected thing happened.

In Ethiopia in those days there was always only one Orthodox bishop, appointed by the Coptic Patriarch of Alexandria. The position was vacant in 1840-41 and a delegation was being formed to go to Alexandria and request the Patriarch to give them a new bishop. The delegation intended to visit Jerusalem and because of that Ghebre-Michael joined the group.

A most extraordinary thing about this delegation is that Justin was invited to be part of it, which indicates the esteem in which he was held by that time. He was reluctant to accept, since the purpose of the journey was to bring back a new Orthodox bishop. He compromised by agreeing to go if the delegation agreed to visit Rome on the way back; he thought that this might lead to a lessening of the opposition which the Orthodox Ethiopians had to the Catholic Church. This condition was agreed to. The delegation arrived in Alexandria and to their annoyance and amazement they were given a most unsuitable new bishop, who had been educated by Protestants. He would cause Justin and the Catholics a huge amount of trouble and be responsible for the death of Ghebre-Michael. After Alexandria the group went to Rome, and then to Jerusalem on their way back to Ethiopia.

Some years ago, when I was doing some research in the archives of the archdiocese of Dublin on something completely different I came across a letter referring to the arrival of this delegation in Rome. The letter was written to the Archbishop of Dublin by the rector of the Irish College in Rome,  Paul Cullen, who would himself later become Cardinal Archbishop of Dublin. The letter is dated 19 August 1841 and contains the following paragraph:

Since I last wrote to Your Grace, a deputation of Abyssinians arrived in Rome for the purpose of making their submission, and that of their prince, to the Holy See. The deputation consists of twenty-three persons, all blacks, and it is accompanied by a Lazarist missionary Sig, de Jacobis, who was prefect of the missions in Abyssinia. Here in Rome they do not seem to attach much importance to the deputation, as the Abyssinians have the character of being fickle and perfidious. However, the Pope received them with his usual kindness, and four or five young men who are in the party are to remain in Rome to study at the Propaganda. The others, after receiving some presents from his Holiness are to return to their own country.

The reference to four or five young men staying on in Rome to study for the priesthood is interesting, and is not in Salvatore Pane’s thousand page biography of Justin when he deals with the delegation’s stay in Rome. It would seem to have happened because the young men had been impressed with what they saw of Justin during the long journey. I do not think that he had planned things to turn out in this way. Also, Cullen is not correct in thinking that the purpose of the delegation was to make their submission, and that of their prince, to the Holy See. Obviously some breakdown in communication had occurred if the Roman authorities thought that that was the purpose of the visit.

It was on this journey that Ghebre-Michael first came into contact with Justin. His initial reaction was the typical Orthodox one of suspicion and mistrust, simply because he was a Catholic priest. However, as he lived in his company day after day on the journey he gradually came to admire Justin for his obvious holiness, his prayer and his way of dealing with people and situations.

In his search for theological truth Ghebre-Michael had found that many Orthodox monks and priests became his opponents or even enemies. Because of this Justin advised him to separate himself from the main group for the return journey, and to travel home by a different route, alone. He took this advice. This was in mid-1843. His great dream had been to convert the new bishop to his own way of thinking about theological truth, and in that way lead the whole country back to the truth. After a meeting with the new bishop he saw clearly that this vision was not going to be realised. The bishop did not share his desire for theological truth, and as well as this he had a personal political agenda. The bishop saw that this monk was going to be a very dangerous opponent of his plans, and on one occasion some of the bishop’s followers tried to poison Ghebre-Michael. This plan failed because the monk had known that this would be a possibility and so he always had the antidote to the usual poison used on such occasions.

Since his meeting with the bishop was a total failure, as regards his vision of a wholesale return of the country to theological truth, Ghebre-Michael decided to seek another interview with Justin. Remember, the monk’s vision of truth was the original truth of the Orthodox Church, not that of the Catholic Church. The two men met in September 1843. The delegation had returned to the Red Sea port of Massawa in April 1842, and Justin was back in his own area in May. This means that it was more than a year after their return that Ghebre-Michael sought out Justin for a meeting. The main point of the meeting was that the monk told Justin that he had made up his mind to become a Catholic. At this time, September 1843, thirty-seven Ethiopians had been received into the Catholic Church, with ten more under instruction.

Justin and the monk had many discussions over a period of about six months, and they visited many monasteries together to study ancient manuscripts. Eventually, in February 1844 Justin received Ghebre-Michael into the Catholic Church. This led to about six other monks asking to be received as well.

At this time, 1844,  five years after his arrival, Justin did not have any permanent central residence, and he decided to establish one. He selected the village of Guala, and sent Ghebre-Michael and two other converts there to assess its suitability as a Catholic headquarters. The local people gave them a good welcome and in December 1844 they were able to acquire some land and build a residence. They arranged religion classes for the local people, with Ghebre-Michael being the contact man for monks and priests who wished to discuss religious matters or to become Catholics. The people also handed over the village church to them.

In the following years there was some persecution of Catholics, instigated by the new Orthodox bishop, and at one stage Ghebre-Michael was imprisoned for a few months.

In 1850, six years after Ghebre-Michael’s reception into the Church, Justin raised with him something he had been considering for quite a while, namely that the monk give some thought to the question of his becoming a priest. As I mentioned earlier, most Ethiopian monks were not priests. As the suggestion came from Justin, Ghebre-Michael agreed with it. He was ordained a Catholic priest by Justin on 1 January 1851.

Almost since his arrival in Ethiopia Justin had had doubts about the validity of sacraments administered by Ethiopian Orthodox priests. In fact, he was even doubtful about the validity of the ordination rite for diaconate and priesthood. He gave this matter a lot of thought and prayer, and also studied as much as he could the sources of Ethiopian sacramental theology. Later still he began to have doubts about the validity of Ethiopian baptism. In the specific case of Ghebre-Michael he had doubts about the validity of his baptism. If his baptism had not been valid, then neither had his ordination as it would have been conferred on an unbaptised man. He explained his doubts to Ghebre-Michael, who saw their significance. As a result of these reflections, Justin baptised and ordained Ghebre-Michael conditionally. “Conditionally” when referring to the administration of sacraments means they are administered with the condition “If you are not already baptised…, etc”. This conditional baptism and ordination took place early in 1854.

 In July of that year Justin, Ghebre-Michael and four other converts were arrested and imprisoned, Justin being kept separate from the others. The Ethiopians had their legs thrust through a hole in a log and kept there with wooden wedges. The prisoners were able to communicate with each other by writing. The purpose of this imprisonment and torture was to persuade the converts to renounce Catholicism. The Orthodox bishop was particularly anxious to get rid of Justin, and he had him sent into exile. On the last stage of the journey to the coast there was a change of soldiers guarding Justin. The new guards were Moslems and, unlike the previous guards, were able to read the letter which the bishop had written in Arabic. In the letter the bishop asked that Justin be killed. When the guards read this they released him. Justin went back, and resumed contact by letter with the other prisoners. Towards the end of 1854 the bishop made another fierce effort by torture to get the prisoners to apostatise, but was not successful.

A new emperor of Ethiopia was crowned in February 1855, and part of his policy was religious uniformity all over Ethiopia. This new ruler also tortured Ghebre-Michael in an attempt to get him to apostatise, but without success. The emperor kept him in chains and brought him along wherever he went. In May 1855 the British Consul visited the new emperor, and the emperor decided to put the monk on trial in the presence of the consul. Once again he refused to apostatise, and the court decided that he should be executed by being shot. The British Consul asked for his life to be spared, and the emperor agreed. However, he was still kept in chains and brought along with the emperor’s army. As a result of all the harsh treatment he died on 28 August 1855. He was buried where he died, at the side of the road under a cedar tree, but the exact spot has never been identified since

Some years later Justin sent a drawing of Ghebre-Michael to Jean-Baptiste Etienne, the Superior General. In the accompanying letter he wrote:

I beg you to accept the picture which I have the honour to send you. It catches the likeness of the subject so exactly that when you take into account the lack of skill in the matter of drawing on the part of the Abyssinian priest who did it you have to admit that it is really an extraordinary picture. To this picture of the Abyssinian martyr Ghebre-Michael I have added an inscription in Latin in which I refer to him as a Vincentian seminarist. In fact he was only a postulant because the time of his vocation could be counted only from the moment when he would have begun his intern seminary; by the date which had been arranged he was already in prison; however, in his heart he already belonged to the Congregation.

Ghebre-Michael was beatified as a martyr in 1926.

Justin himself had five more years to live after Ghebre-Michael’s death. In May 1855, some months before that event, he had had to go into enforced exile at Moncullo on the Red Sea coast. This town was on the mainland, opposite the island of Massawa which was the main point of entry to Ethiopia and a stopping place for many ships trading in that area. Justin had had the idea of building a Catholic church in Moncullo to cater for Christians who might come to the port. The area was under Turkish rule and a French Vincentian was negotiator with the government. Permission was given to build the church.

He returned to his own territory after a little over a year on the coast. The political situation in Ethiopia was deteriorating and complicated and Justin found himself in more trouble because he had met with French diplomats. He was not politically minded,  and his only interest was the safeguarding of his Catholics. His main worry was that after his death, which he knew could not be far off, his confrere coadjutor bishop, Lorenzo Biancheri, had stated openly that after Justin’s death he would discontinue the policy of building up an indigenous Ethiopian clergy. Justin knew that this would be disastrous and he tried to save something from the situation by asking Rome to divide the territory between himself and Biancheri, so that at least in some area his own policy would be continued. He did not succeed in getting Rome to do this. The only confrere who agreed with him was a recently arrived young Italian Carlo Delmonte. As Vincentian superior Justin appointed Delmonte as assistant superior and procurator, and as bishop he appointed him as his Vicar General. Unfortunately, Delmonte died quite soon after Justin, so these plans did not work out as he had hoped.

In January 1860 Justin was arrested and imprisoned for three weeks. Because of the worsening political situation it was decided that he should go down to the coast again, and stay in Moncullo. His health was deteriorating all the time and when the summer heat was at its fiercest on the Red Sea coast it was decided that he should make the attempt to get up into a cooler area. He left on 29 July with an escort of Turkish troops procured by the French Consul. On the 31st his condition was so bad that he had to stop at the side of the road. He received the last anointing and died there in the afternoon."

 

Source: famvin.org

 
 
 

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Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Sainte Afrique
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