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  • : IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
  • IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
  • : Prières, neuvaines, poèmes, religion chrétienne
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  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

Translation. Traduzione

 

 

 

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Recueil Poèmes chrétiens de Patrick ROBLES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 10:00

 

 

 

 

 

 

 

"Ó Maria concebida sem pecado, rogai por nós que recorremos a vós! 🙏🙏🙏

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 10:31

Interview de Marie-Josée TA LOU par Nelson Monfort

sur France 2 juste après le 100 m

 

 

Le dimanche 6 août 2017, veille de la date anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, Marie-Josée Ta Lou obtient la médaille d'argent sur le 100 m aux mondiaux d'athlétisme de Londres, 1/100e derrière l'américaine Tori Bowie. Elle dit "Merci à Dieu et à tous...".

Sa compatriote Murielle Ahouré termine 4e.

 

 

news.abidjan.net

 

 

 

 

 

 

Hommage du Ministre des Sports ivoirien

Albert François Amichia

 

 

 

 

Interview en anglais de Marie-Josée Ta Lou

 

 

 

 

Le vendredi 11 août 2017 à Londres, Marie-Josée Ta Lou décroche une seconde médaille d'argent sur le 200 m avec 22.08 (nouveau record de Côte d'Ivoire !), 3/100e derrière la championne du monde néerlandaise Dafne SCHIPPERS.

"C’était un peu juste car j’ai fait un départ catastrophique. Je l’ai rattrapée jusqu’à la fin mais j’ai essayé de passer bien avant, c’est pour cela. Mais tout ce que Dieu fait est bon"... "Je suis contente, mais un peu déçue parce que j’aurais pu faire mieux", a-t-elle déclaré après la course.

 

 

Diaporama de photos AFP

 

 

 

 

 

Playlist de chansons chrétiennes ivoiriennes

 

 

 

 

"L'Abidjanaise", hymne national de Côte d'Ivoire chanté par Adjouah

 

 

 

 

 
 
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 17:27

Pierre "Ange" Le Proust

né le 3 décembre 1624 à Châtellerault (Vienne)

mort le 16 octobre 1697 à Paris

Fondateur de la Congrégation des Sœurs

de Saint-Thomas de Villeneuve

 

 

 

 

Acte de Foi du Père Ange

 

Jésus, mon adorable Seigneur,

je crois fermement que c’est à Vous à qui je vais rendre mes très humbles services en vos pauvres,

et que Vous résidez en eux par une admirable union d’intérêt et d’amour, et que Vous y recevez mes faibles assistances.

Je le crois parce que Vous l’avez dit, et que Vous avez promis de le dire au jour du Jugement,

et parce que Vous l’avez fait connaître très souvent à Vos Saints par de très miraculeuses apparitions.

Comme je crois que ce serait à Vous que je refuserais mes services si je négligeais de les rendre.

Amen.

 

 

 

 

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu,

le Père Ange Le Proust

 

Seigneur notre Dieu, nous Te rendons grâce pour le témoignage de foi rendu par le Père Ange.

Très tôt, il s’est donné à Toi et il a aimé la Sainte Eucharistie.

Il s’est laissé transformer par Ton Amour dans la pratique des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance.

Il a fait en sorte que « devant toutes choses, Dieu soit aimé, et, ensuite, son prochain. »

Tu l’as rendu spécialement attentif aux malades et à tous les exclus de son temps.

Il a mis en pratique une joyeuse charité qui s’est faite contagieuse

et a mis en route des jeunes femmes vivant un cœur et une âme en Dieu

pour emprunter comme lui la voie du service humble et persévérant.

Imprègne-nous, Seigneur, de la force dont Tu l’as comblé dans l’amour généreux de son prochain,

afin que, comme lui, nous puissions travailler sans cesse pour Ton Royaume de Justice, d’Amour et de Paix.

Par son intercession, accorde-nous, Seigneur, selon Ta douce Volonté,

les grâces que nous implorons, dans l’espérance que le Père Ange compte bientôt au nombre de tes saints.

Amen.

 

 

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 08:50

 

Litanies à Notre-Dame de la Délivrance

 

Seigneur, prenez pitié.

Ô Christ, prenez pitié.

Seigneur, prenez pitié.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père du Ciel, Seigneur Dieu, prenez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, Seigneur Dieu, prenez pitié de nous.

Saint-Esprit, Seigneur Dieu, prenez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui est un seul Dieu, prenez pitié de nous.

 

Sainte Marie, Notre-Dame de la Délivrance, priez pour nous.

Sainte Marie, Notre-Dame des Victoires, priez pour nous.

Sainte Marie, sur qui a reposé la Puissance du Très-Haut, priez pour nous.

Sainte Marie, plus vaillante qu’Esther et Judith, priez pour nous.

Sainte Marie, dont le Fils a écrasé la tête de Satan, priez pour nous.

Femme revêtue du soleil, invulnérable aux attaques de Satan, priez pour nous.

Sainte Marie, qui nous protégez contre le dragon furieux, priez pour nous.

Sainte Marie, Refuge des pécheurs, priez pour nous.

Sainte Marie, Libératrice et Salut des infirmes, priez pour nous.

Sainte Marie, Espérance des désespérés, priez pour nous.

Sainte Marie, qui avait fait tressaillir Jean-Baptiste d’allégresse, priez pour nous.

Sainte Marie, qui avait procuré à Élisabeth une heureuse délivrance, priez pour nous.

Sainte Marie, Protectrice des femmes enceintes, priez pour nous.

Sainte Marie, bonne délivrance des femmes en travail, priez pour nous.

Sainte Marie, Consolatrice des enfants avortés, priez pour nous.

Du pouvoir et des tentations de Satan, Vierge Marie, délivrez-nous.

De la séduction des idoles et des fausses doctrines, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des possessions démoniaques, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des illusions pernicieuses, de l’esprit des ténèbres, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des attaques des sorciers et des maîtres occultes, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des pactes diaboliques qui rendent esclave de Satan, Vierge Marie, délivrez-nous.

De l’idolâtrie, du spiritisme et du satanisme, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des sectes, de la sorcellerie, et des sociétés secrètes, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des pièges de la divination et des fausses prédictions, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des fausses visions et des rêves trompeurs, Vierge Marie, délivrez-nous.

De toutes les malédictions, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des envoûtements, des sortilèges et des maléfices, Vierge Marie, délivrez-nous.

De l’esprit de mort qui pousse au suicide et au meurtre, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des maladies provoquées par les sortilèges, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des fléaux dévastateurs, Vierge Marie, délivrez-nous.

De la faim, de la violence et de la guerre, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des accidents mortels, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des maladies contagieuses, Vierge Marie, délivrez-nous.

De la stérilité d’origine maléfique, Vierge Marie, délivrez-nous.

De toute menace contre les enfants dans le sein maternel, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des traumatismes de notre enfance, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des perversions dont sont victimes les enfants, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des angoisses de l’âme et des maux du corps, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des liens des défunts qui affectent les vivants, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des disparitions mystérieuses de nos proches parents, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des blocages de la vie sentimentale et de nos facultés mentales, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des ravages de l’impiété, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des progrès de l’incroyance et de la civilisation de la mort, Vierge Marie, délivrez-nous

De la tentation contre la foi, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des communions indignes et sacrilèges, Vierge Marie, délivrez-nous.

Du désespoir et du découragement, Vierge Marie, délivrez-nous.

De l’esprit de peur qui tue la foi en Dieu, Vierge Marie, délivrez-nous.

De la tiédeur dans le service de Dieu, Vierge Marie, délivrez-nous.

De l’esprit d’orgueil et de domination, Vierge Marie, délivrez-nous.

De l’endurcissement dans le péché, Vierge Marie, délivrez-nous.

Du péché contre l’Esprit Saint, Vierge Marie, délivrez-nous.

Du refus de pardonner à nos ennemis, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des pensées de haine et des pensées impures, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des embûches du démon à l’heure de la mort, Vierge Marie, délivrez-nous.

Des souffrances du Purgatoire, Vierge Marie, délivrez-nous.

De la damnation éternelle, Vierge Marie, délivrez-nous.

 

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, pardonne-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, exauce-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, prends pitié de nous, Seigneur.

 

Jésus-Christ, vainqueur de la mort, écoutez-nous.

Jésus-Christ, vainqueur de Satan, exaucez-nous.

Esprit Saint, Libérateur, écoutez-nous.

Esprit Saint, Consolateur, exaucez-nous.

Dieu le Père Tout-Puissant, écoutez-nous.

Dieu le Père Tout-Puissant, délivrez-nous du Mauvais.

 

Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous.

Priez pour nous, Notre-Dame de la Délivrance,

Afin que nous soyons affranchis de toutes nos tribulations.

 

Prions :

Nous Vous louons, Ô notre Dieu, pour Votre Amour, Votre Miséricorde, Votre Puissance, pour la Victoire du Sang de l’Agneau de Votre Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Nous Vous louons pour notre Mère, la Vierge Marie. Accordez à tous ceux qui se réfugient sous Sa maternelle protection, la délivrance des maux qui les affligent, libérez-les de la puissance des ténèbres, afin qu’ils vivent dans la liberté des enfants de Dieu, dans le cortège triomphal du Christ Ressuscité. Amen !

 

 

 

 

 

Prière à Notre Dame de la Délivrance

du Père Louis Dattin, S.J.

 

Marie, notre maman, nous savons qu’une mère est capable de tout

pour délivrer son enfant de tout mal, de tout danger, de toute menace.

Tu es cette maman qui veille sur moi. Tu connais ce qui peut me faire du mal,

aussi bien à mon corps et à mon esprit, à mon âme et à mon cœur.

Notre-Dame de la Délivrance, guéris mon corps de toute maladie, de tout mal physique ;

protège-moi de tout ce qui m’empêche de vivre pleinement pour te rendre grâce.

Guéris aussi mon esprit de toute erreur, de tout mensonge, de tout mauvais jugement.

Notre-Dame de la Délivrance, guéris aussi mon cœur. Délivre-le de tout égoïsme,

de toute méchanceté, de tout orgueil, de toute jalousie.

Guéris surtout mon âme : qu’elle soit la maison de ton Fils, comme toi,

lorsque tu attendais Jésus avant Noël… Depuis mon baptême, moi aussi,

je suis ton enfant, comme Jésus à Nazareth. Veille sur moi, protège moi, délivre moi.

Fais-moi grandir dans la Foi, dans l’Amour, dans l’Espérance.

Ô Notre-Dame, que je sois délivré de tout mal, libéré de tout esclavage.

Arrache tous les liens qui me retiennent encore dans le mal et donne-moi ton bonheur.

Amen.

 

Père Louis DATTIN (92 ans, né le 7 août 1925), s.j., Vicaire à la paroisse Notre-Dame de la Délivrance de Saint-Denis de la Réunion.

 

 

 

 

Prière à Notre Dame de la Délivrance

de Monseigneur Gilbert Aubry

 

Ô très sainte Vierge Marie, digne Mère de Dieu,

nous vous supplions  davoir pitié de nous,

dobtenir de votre très cher Fils, notre Seigneur Jésus-Christ,

la santé du corps et de l’âme, et tout ce qui sera convenable

pour sa plus grande Gloire et pour notre salut.

Comme Sa Divine Providence nous a permis de vous honorer et de vous invoquer,

nous avons recours à vous avec votre nom : Notre Dame de la Délivrance !

A de nombreux pécheurs désespérés de leur salut vous avez obtenu la conversion !

A de nombreuses personnes affligées de maladies vous avez obtenu la santé !

A tant de justes vous avez obtenu la persévérance et la fidélité à Dieu !

Vous n’avez rejeté aucun de ceux qui vous ont humblement invoquée avec ferveur,

quelque misérable qu’il ait été. Nous vous supplions ainsi avec grande confiance

de nous secourir dans nos épreuves et de nous obtenir un cœur humble et pauvre.

Nous nous ferons un devoir d’annoncer par toute notre vie le pouvoir que vous avez auprès de Dieu.

Enfin, nous espérons, ô Vierge Sainte, que vous nous accorderez les grâces

que nous vous demandons si elles sont conformes à la volonté de Dieu.

Assistez-nous durant le pèlerinage de notre vie et à lheure de la mort.

Amen.

 

Prière de Mgr Aubry lors de sa Bénédiction de l’église Notre-Dame de la Délivrance (La Réunion) après sa rénovation intérieure totale, le dimanche 25 septembre 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Bonne Délivrance

Neuilly-sur-Seine

 

 

 

 

 

Prière à Notre-Dame de Bonne Délivrance

 

Je Vous supplie, ô Très Sainte Vierge Marie, digne Mère de Dieu, d’avoir pitié de moi, de m’obtenir de Votre très cher Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, la santé du corps et de l’âme, ainsi qu’il sera convenable pour Sa plus grande Gloire et pour mon salut. Et comme Sa Divine Providence nous a permis de Vous honorer et de Vous invoquer sous divers titres, j’ai recours à Vous sous celui de Notre-Dame de Bonne Délivrance, ô Très Sainte Vierge, Mère de Dieu !

Je Vous supplie, avec toute l’humilité et la confiance qu’il m’est possible, de me secourir dans mon extrême nécessité, et de m’obtenir principalement une véritable douleur, contrition et rémission de tous mes péchés.

Je me ferai un devoir de publier toute ma vie le pouvoir que Vous avez auprès de Dieu. A combien de pécheurs désespérés de leur salut avez-Vous obtenu la conversion ? A combien de personnes affligées de maladies incurables avez-Vous obtenu la santé ? A combien de justes avez-Vous obtenu la persévérance dans la grâce ?

Et enfin, on n’a jamais entendu dire que Vous eussiez rejeté aucun de ceux qui, avec confiance, Vous ont humblement invoquée, quelque misérable qu’ils aient été.

J’espère aussi, ô Vierge Sainte, que Vous m’accorderez les grâces que je Vous demande, que Vous m’obtiendrez le remède de toutes mes peines spirituelles et temporelles, que Vous m’assisterez durant ma vie, et principalement à l’heure de ma mort. Amen.

 

 

 

 

 

Ancien Couvent des Hospitalières de Saint-Thomas de Villeneuve

25-27, rue de Sèvres à Paris

(Vierge Noire, Notre-Dame de la Délivrance au centre)

avant expropriation et démolition en septembre 1908

Nouveau Couvent à Neuilly-sur-Seine

 

 

 

Prière à Notre-Dame de Bonne Délivrance

en langue malgache (Malagasy)

 

 

 

Prayer to Our Lady of Good Deliverance

 

 

 

Gebet zu Unserer Lieben Frau zur guten Erlösung

 

 

 

Oración a Nuestra Señora del Buen Librar

 

 

 

Preghiera a Nostra Signora della Buona Liberazione

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 14:31

 

 

Prière à Notre-Dame de Vailankanni

Notre-Dame de la Bonne Santé

Our Lady of Good Health

ஆரோக்கிய அன்னை தேவாலயம்

வேளாங்கண்ணி

 

Vierge Marie, Notre-Dame de Vailankanni, c’est avec confiance que je tourne vers Vous mon regard.

Je sais et je crois que Vous m’accompagnez dans ma maladie et dans mes épreuves, comme Vous l’avez fait pour Jésus, Votre Fils, sur le chemin du Calvaire.

Quand ma croix sera trop lourde, aidez-moi à la porter et à ne pas perdre courage.

Vierge Marie, Notre Mère, priez pour moi ainsi que pour tous ceux qui me manifestent leur affection.

Que par Votre intercession, Jésus Votre Fils, nous comble tous de Sa Paix et nous garde dans l’Espérance !

 

 

Basilica of Our Lady of Good Health

Basilique Notre-Dame de la Bonne Santé de Velankanni

(ou Velanganni, ou Vailankanni)

Tamil Nadu (Inde)

 

 

 

Sanctuaire Notre-Dame de Vailankanni

Our Lady of Good Health Shrine

 

 

 

Notre-Dame de Vailankanni

Eglise Notre-Dame de la Délivrance

Petite Île, Saint-Denis (La Réunion)

 

 

 

 

 

 

Prayer to Our Lady of Velankani

 

O Mary ! Our Mother of Health, and our Heavenly Queen,

seated on your throne of mercy and compassion in your Holy Shrine at Velankanni,

we praise and honour you to be our refuge and our relief.

Numberless are the sick who have recovered health through your intercession.

Relying on your power and goodness, we come to you and implore you

to heal our infirmities and to obtain for us perfect health of body and soul,

that we may better be able to serve you and your divine Son.

At all times, you have been the help and consolation of the infirm.

You obtain for them health when it is conducive to their salvation.

You assist them at the time of their death. Help us then, O most amiable Mother

and obtain for us cure from all our sufferings, or patience to endure them

in the spirit of resignation agreeable to God’s Holy Will,

so that all our trials and sufferings may help to purify our souls

and help us to detach ourselves from all earthly ties. Amen.

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 14:23

Jean Bouchaud

Prêtre dans "Manon des Sources" (1986)

2ème partie de "Jean de Florette"

 

 

 

Sermon du Prêtre dans

« Manon des Sources » (1986)

 

« Mes frères, je suis bien content ; oui, bien content de vous voir tous réunis dans notre chère petite église. Il y a là toute la paroisse, et je vois même un petit groupe de gens intelligents, trop peut-être, qui d’habitude passe(nt) le temps de la Sainte Messe à la terrasse d’un café. Je (ne) dirai pas quel café, d’autant qu’il (n’)y en a qu’un, et je ne nommerai pas ces personnes, vu que tout le monde les regarde, ce qui devrait les remplir de confusion, si l’endurcissement de leur cœur (1) ne les portait pas à rigoler !

Vous arrivez tous les mains jointes, le regard ému, tout estrancinés (2) de foi et de repentir, mais le Bon Dieu, Il sait très bien que vous êtes tous là parce que la source ne coule plus. Et ces prières que vous avez la prétention de Lui adresser, ce sont des prières pour les haricots, des oraisons pour les tomates, des "Alléluia » pour les topinambours, des « Hosanna » pour les coucourdes !

Maintenant, cette source, il faut que je vous en parle sérieusement. Je me pose sans cesse la même question : cette eau si pure, si abondante, si constante jusqu’ici, pourquoi s’est-elle tarie, et dans le moment de notre besoin ?

J’ai lu autrefois dans un ouvrage profane, une tragédie grecque : l’histoire de la malheureuse ville de Thèbes qui fut frappée d’une peste dévorante parce que son roi avait commis des crimes. Et je me suis posé la question : y aurait-il parmi nous un criminel ?

Oh, mais c(e) (n)’est pas tout à fait impossible ! Les plus grands crimes ne sont pas ceux qu’on voit dans les journaux, beaucoup échappent à la justice des hommes ! Mais le Bon Dieu, Il les connaît tous ! Et c’est à ce criminel inconnu, s’il existe, que je veux d’abord m’adresser. Et je veux lui dire : mon frère, il n’est pas de faute qui ne puisse être pardonnée, pas de crime qui ne puisse être racheté ! Le repentir sincère efface tout, et notre Seigneur Jésus-Christ a dit cette phrase surprenante :

« Il y aura plus de place au paradis pour un pécheur repenti que pour 100 justes ! » (3)

Quelle que soit ta faute, aussi grande soit ton offense, essaie de la réparer ! Repens-toi : tu seras sauvé ! Et notre source coulera, plus belle qu’avant ! »

 

Texte retranscrit d’après le film « Manon des Sources » (1986), le lundi 31 juillet 2017 par Patrick ROBLES.

 

 

(1) Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

Ezéchiel 36 : 26 (Bible Louis Segond)

 

 

 

19 Je leur donnerai un même cœur, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de leur corps le cœur de pierre, et je leur donnerai un cœur de chair,

20 Afin qu'ils suivent mes ordonnances, et qu'ils observent et pratiquent mes lois ; et ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu.

Ezéchiel 11 : 19-20 (Bible Louis Segond)

 

 

(2) estrancinés

 

 

(3) « De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. »

Luc 15 : 7 (Bible Louis Segond)

 

 

 

 

 

Sacrement de Pénitence et de Réconciliation

(Confession)

 

 

 

Henri Vilbert

1904-1997

Prêtre dans "Manon des Sources" (1952)

 

 

Sermon du Prêtre à partir de 21:23

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 08:56

 

 

Historique de la « Bixby Letter »

 

La "Lettre à la veuve Bixby" ("Bixby Letter"), écrite le 21 novembre 1864 par Lincoln, a sans doute été reçue par Lydia Bixby le 24 novembre 1864. Cette lettre est reconnue comme l’un des plus beaux écrits en langue anglaise du Président Abraham Lincoln, avec le "Discours de Gettysburg" ("Gettysburg Address") prononcé le 19 novembre 1863, et le "Deuxième Discours Inaugural" ("Second Inaugural Address"), prononcé le 4 mars 1865.

La « Bixby Letter » est une lettre de condoléances (« consoling message »), reçue par Lydia Parker Bixby, veuve de son mari cordonnier Cromwell Bixby (né le 13 mai 1803 à Hopkinton, Middlesex County, Massachusetts ; mort le 22 décembre 1854 dans sa ville de naissance) qu’elle avait épousé le 26 septembre 1826 à Hopkinton (Massachusetts), et mère d’au moins six fils et trois filles

Lydia Bixby serait née en 1801 à Hopkinton (Massachusetts) selon certaines archives ou dans le Rhode Island selon d’autres archives. Elle est morte le 27 octobre 1878 à Boston au « Massachusetts General Hospital ». Elle est enterrée dans une tombe anonyme, portant le n° 423, dans le cimetière « Mount Hope Cemetery » (Suffolk County, Massachusetts).

 

Dans cette lettre d'un anglais châtié, Lincoln console Lydia Bixby de la mort de cinq de ses six fils tombés au champ d’honneur de la Guerre Civile Américaine.

Certains historiens ont remis en question, non seulement la véracité de la mort de ses cinq fils en déclarant qu’au moins deux des fils Bixby auraient survécu à la Guerre de Sécession, mais aussi la paternité supposée de l’écriture par Lincoln de la « Lettre Bixby ». En effet, des chercheurs, notamment l’historien Michael Burlingame, attribuent plutôt la rédaction de cette lettre à John Hay, secrétaire privé et assistant de Lincoln (qui s’en serait vanté de son vivant avant de dire le contraire).

Cette Lettre de Lincoln a néanmoins une lourde portée historique, car elle a contribué à la « Sole Survivor Policy » ("Politique de l’Unique Survivant") mise en œuvre aux Etats-Unis en 1948, visant à préserver les membres d’une même fratrie de la conscription militaire ou du service actif au combat s’ils ont déjà perdu plusieurs membres de leur famille. Cette Politique est née notamment lors de la mort des cinq frères Sullivan (de Waterloo, Iowa) sur l’USS Juneau (CL-52), un navire de guerre américain coulé le 13 novembre 1942 (687 morts) par la Marine Impériale Japonaise à la Bataille Navale de Guadalcanal :

- George Thomas Sullivan, 27 ans

- Francis "Frank" Henry Sullivan, 26 ans

- Joseph "Joe" Eugene Sullivan, 24 ans

- Madison "Matt" Abel Sullivan, 23 ans

- Albert "Al" Leo Sullivan, 20 ans

De la même façon, quatre des six frères Borgstrom de Thatcher (Utah) : Elmer, Clyde, et les jumeaux Rolon et Rulon furent tués au combat en 1944 à quelques mois d’intervalle. De même, les frères Charles et Joseph Butehorn de Bethpage (New York) furent tués au combat entre 1944 et 1945, et le Ministère de la Guerre Américain décida de renvoyer à la maison le troisième frère Henry, aviateur. Il en fut également ainsi pour trois des quatre frères Niland de Tonawanda (New York) tombés au champ d’honneur, et le film de 1998 « Saving Private Ryan » (« Il faut sauver le soldat Ryan ») de Steven Spielberg fut largement inspiré de la tragique histoire des frères Niland.

Pour conclure, je tiens également à rendre hommage aux cinq frères français Léon, Armand, Joseph, Aristide et Paul Jardot, héros de la guerre de 14, originaires d’Évette-Salbert dans le Territoire de Belfort, morts pour la France entre septembre 1914 et juin 1915. Le sixième et dernier frère soldat « Aimé » fut retiré du front, grâce à l’intercession de l’instituteur de son village auprès des autorités. La pire tragédie fut celle des frères Ruellan : Julius, Louis, Bernard, André, Henri et Berchmans, de Paramé (ancienne commune d'Ille-et-Vilaine aujourd'hui rattachée à Saint-Malo), dont six des dix frères au front de 14-18 furent tués entre 1915 et 1918.

 

Patrick ROBLES, administrateur du blog « Parousie ».

 

 

Lydia Parker Bixby

 

 

"LETTRE BIXBY"

 

« Executive Mansion

Washington, le 21 novembre 1864

 

À Madame Bixby, Boston, Mass(achusetts),

 

Chère Madame,

Je viens de voir dans les dossiers du Ministère de la Guerre un rapport de l'Adjudant Général du Massachusetts disant que vous êtes la mère de cinq fils, lesquels sont tous morts au champ d'honneur. J'imagine combien serait vain et inutile le moindre mot de ma part pour essayer de vous distraire du chagrin causé par une aussi terrible perte. Mais je ne peux toutefois m'empêcher de vous rappeler la consolation que vous pourrez trouver dans la gratitude de la république pour laquelle ils sont morts. Je prie pour que Notre Père qui est au Ciel apaise la douleur de votre affliction et vous laisse seulement le tendre souvenir de vos chers disparus et la fierté solennelle qui doit être la vôtre d'avoir offert un si précieux sacrifice sur l'autel de la liberté.

Votre très sincère et très respectueux

A.Lincoln »

 

 

 

 

Lettre Bixby lue à partir de 7:31

 

 

 

 

Bixby Letter

 

« Executive Mansion

Washington, Nov. 21, 1864

 

To Mrs Bixby, Boston, Mass,

 

Dear Madam,

I have been shown in the files of the War Department a statement of the Adjutant General of Massachusetts that you are the mother of five sons who have died gloriously on the field of battle. I feel how weak and fruitless must be any word of mine which should attempt to beguile you from the grief of a loss so overwhelming. But I cannot refrain from tendering you the consolation that may be found in the thanks of the republic they died to save. I pray that our Heavenly Father may assuage the anguish of your bereavement, and leave you only the cherished memory of the loved and lost, and the solemn pride that must be yours to have laid so costly a sacrifice upon the altar of freedom.

Yours, very sincerely and respectfully

A.Lincoln »

 

 

 

 

 

 

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 18:55

Père Joseph Tiên

béatifié le 11 décembre 2016

avec ses 16 compagnons martyrs

dans la Cathédrale du Sacré-Cœur

de Vientiane, capitale du Laos

 

 

 

Prière pour la glorification du Père Joseph Tiến

et de ses 16 compagnons martyrs du Laos

 

Seigneur notre Dieu, Tu as donné au Père Joseph Tiến

et à ses compagnons, laïcs, catéchistes et missionnaires,

le courage de transmettre la foi chrétienne en toutes circonstances.

Ils ont obéi, avec une fidélité inébranlable

aux consignes reçues du successeur de Pierre.

Ils ont aimé les pauvres, les malades et les petits au risque de leur vie.

Afin que naisse et grandisse au Laos

un peuple de croyants joyeux dans l’adversité,

ils ont voulu donner leur vie en union avec celle de Jésus,

offerte pour nous sur la Croix.

Nous voulons suivre et faire connaître aux jeunes générations

l’exemple qu’ils nous ont laissé.

Nous T’en prions, Seigneur :

puisse l’authenticité de leur vocation à la sainteté

et au martyr être bientôt reconnue.

Et par leur intercession, accorde-nous Ta grâce

que nous Te demandons maintenant avec confiance.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

 

 

 

Prière aux 17 martyrs du Laos

 

Dieu de providence infinie,

Tu as choisi le Bienheureux Joseph Tiến,

prêtre, et ses compagnons, martyrs,

pour établir ton peuple parmi les Laotiens.

Accorde, nous T'en prions, qu'en nous mettant au service

du plus petit parmi nos frères, nous puissions aussi,

à leur intercession, mériter de posséder le royaume des cieux.

Par Jésus-Christ.

 

 

 

 

Les dix-sept Martyrs

de l’Église du Laos

 

1. Le Père Joseph Tho Tiến, né le 5.12.1918 à Muang Xôi (Houaphan). Prêtre diocésain taï-deng du Vicariat de Thanh Hóa mort le 2.6.1954 à Ban Talang (Houaphan), vicariat de Vientiane.

 

2. Le Père Jean-Baptiste Malo, né le 2.6.1899 à La Grigonnais, diocèse de Nantes (France). Société des Missions Étrangères de Paris, envoyé en Chine puis au Laos, mort le 28.3.1954 à Yên Hi (Vũ Quang, Hà Tĩnh), diocèse de Vinh (Viêt-nam).

 

3. Le Père René Dubroux, né le 28.11.1914 à Haroué, diocèse de Nancy (France). Prêtre diocésain de Saint-Dié (France), puis des Missions Étrangères de Paris, mort le 19.12.1959 à Palay, vicariat de Paksé.

 

4. Le catéchiste hmong Shiong Tho [Thoj Xyooj, Khamsè], né en 1941 à Kiukatiam (Louang Prabang). Mort le 1.5.1960 à Muang Kasy (aujourd’hui Province de Vientiane), vicariat de Louang Prabang.

 

5. Le Père Mario Borzaga, né le 27.8.1932 à Trente (Italie). Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort le 1.5.1960 à Muang Kasy (aujourd’hui Province de Vientiane), vicariat de Louang Prabang.

 

6. Le Père Louis Leroy, né le 8.10.1923 à Ducey, diocèse de Coutances (France). Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort le 18.4.1961 à Ban Pha (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.

 

7. Le Père Michel Coquelet, né le 18.8.1931 à Wignehies, diocèse de Cambrai (France). Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort vers le 20.4.1961 à Sop Xieng (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.

 

8. Le catéchiste Joseph Outhay Phongphumi, veuf, né en 1933 à Kham Koem, diocèse de Tharè – Nongseng (Thaïlande). Mort le 27.4.1961 à Phalane (Savannakhet), vicariat de Savannakhet.

 

9. Le Père Noël Tenaud, né le 11.11.1904 à Rocheservière, diocèse de Luçon (France). Société des Missions Étrangères de Paris, envoyé au Siam puis au Laos, mort le 27.4.1961 à Phalane (Savannakhet), vicariat de Savannakhet.

 

10. Le Père Vincent L’Hénoret, né le 12.3.1921 à Pont l’Abbé, diocèse de Quimper (France). Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort le 11.5.1961 à Ban Ban / Muang Kham (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.

 

11. Le Père Marcel Denis, né le 7.8.1919 à Alençon, diocèse de Séez (France). Société des Missions Étrangères de Paris, mort le 31.7.1961 à Kham Hè (Nhommarath, Khammouane), vicariat de Savannakhet.

 

12. Le Père Jean Wauthier, né le 22.3.1926 à Fourmies, diocèse de Cambrai (France). Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort le 16.12.1967 à Ban Na (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.

 

13. L’élève catéchiste lavên Thomas Khampheuane Inthirath, né en mai 1952 à Nong Sim (Champassak), vicariat de Paksé. Mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.

 

14. Le Père Lucien Galan, né le 9.12.1921 à Golinhac, diocèse de Rodez (France). Société des Missions Étrangères de Paris, envoyé en Chine puis au Laos, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.

 

15. Le Père Joseph Boissel, né le 20.12.1909 au Loroux, archidiocèse de Rennes (France). Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort le 5.7.1969 à Hat I-Et (Bolikhamsay), vicariat de Vientiane.

 

16. Le catéchiste kmhmu’ Luc Sy, père de famille, né en 1938 à Ban Pa Hôk / Kung Hrông Tnéc (Xieng Khouang). Mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.

 

17. Le saravat Maisam ‘Kèo’ Pho Inpèng, laïc kmhmu’, père de famille, né vers 1934 près de Sam Neua (Houaphan). mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.

 

Nota Bene : Le catéchiste hmong Thoj Xyooj et le Père Mario Borzaga, o.m.i., ont fait l’objet d’une enquête diocésaine séparée, instruite dans l’archidiocèse de Trente (Italie).

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 15:24

Bogdan Ivan Mandić

Frère Léopold (de Castelnuovo) en religion

Prêtre capucin croate (O.F.M. Cap.)

né le 12 mai 1866 à Herceg Novibouches de Kotor

(Херцег НовиMonténégro actuel)

mort le 30 juillet 1942 à Padoue, Vénétie - Italie (Padova, Veneto)

 

 

 

 

Neuvaine au Père

Saint Leopold Mandić

 

Ô Dieu Tout Puissant, qui as enrichi Saint Léopold de l’abondance de ta grâce, accorde-nous par son intercession de vivre dans l’abandon à ta volonté, dans l’espoir de ta promesse, dans l’amour de ta présence.

Gloire au Père...

 

Ô Dieu, qui manifestes ta toute-puissance, surtout dans la miséricorde et le pardon, et qui as voulu que Saint Léopold soit ton fidèle témoin ; accorde-nous, par ses mérites, de célébrer dans le sacrement de la réconciliation, la grandeur de Ton Amour.

Gloire au Père...

 

Ô Dieu notre Père, qui dans ton Fils mort et ressuscité, as sanctifié notre douleur, et qui as voulu que Saint Léopold soit une paternelle présence de consolation, répands dans nos âmes la certitude de ta présence et de ton secours.

Gloire au Père...

 

Ô mon Dieu, source de communion pour tous tes fils, et qui as voulu le Christ comme unique Pasteur de ton Eglise ; par l’intercession de Saint Léopold, silencieux prophète de l’œcuménisme, remplis-nous de ton Esprit, afin que nous sachions prier et donner notre vie pour l’unité de tous ceux qui croient en toi.

Gloire au Père...

 

Ô Dieu, qui as voulu que Marie soit la Mère du Christ et de l’Eglise, et qui as réjoui la vie de Saint Léopold d’une tendre dévotion à la Vierge, console notre vie avec la grâce de sa bonté maternelle.

Je vous salue, Marie...

 

Ô Dieu, Seigneur glorieux et Père de la vie, nous confions à ton amour nos espoirs et nos prières ; par l’intercession de Saint Léopold, garde tes fils avec bienveillance et exauce nos humbles prières.

Gloire au Père...

 

 

 

PREGHIERA A SAN LEOPOLDO MANDIĆ

DEL CARD. ANGELO COMASTRI

Vicario Generale di Sua Santità per la Città del Vaticano

 

 

 

 

 

 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 12:35

 

 

Acte de consécration au Sacré-Coeur de Jésus

de la ville et du diocèse de Marseille

prononcé par Mgr de Belsunce

lors d’une messe le 1er novembre 1720

 

Ô Cœur Sacré et Adorable du Sauveur de tous les hommes,

je Te consacre de nouveau cette ville et ce diocèse,

mon cœur et ceux de mes diocésains.

Nous offrons, sans réserve et sans retour tous nos cœurs à Ton service :

Viens, Ô Dieu de Bonté, viens en prendre possession ;

Viens y régner seul ; chasses-en tout ce qui Te déplaît ;

Orne-les de toutes les vertus qui peuvent rendre nos cœurs selon le Tien,

doux, humbles et patients ;

qu’ils n’oublient jamais les saintes résolutions qu’ils ont formées

dans ces jours de deuil et de larmes !

Fortifie leur faiblesse, sois leur guide, leur consolateur, leur défenseur !

Que rien ne soit jamais capable de les séparer de Toi pendant la vie,

Et surtout au moment de la mort !

Qu’ils ne vivent plus que pour Toi, afin que nous T’aimions !

Nous Te bénissions pendant toute l’Eternité.

Amen.

 

 

 

La Grande Peste de Marseille

 

« La personnalité religieuse la plus connue est l’évêque de Marseille, Mgr de Belsunce qui se signala notamment par son zèle et son dévouement à secourir les malades. Face à cette épidémie sans précédent, il décide de rendre visite aux malades en leur administrant les derniers sacrements. On le vit aussi distribuer d'abondantes aumônes afin de soulager ses ouailles. Sur les conseils d'Anne-Madeleine Rémusat, il décide le 1er novembre 1720 de consacrer la ville au Sacré-Cœur de Jésus au cours d'une cérémonie expiatoire sur le cours qui porte aujourd'hui son nom. L'évêque célèbre la messe tête nue, pieds nus et un flambeau à la main. Le 31 décembre 1720, il organise une procession générale sur les fosses communes situées pour la plupart à l'extérieur des remparts ; la bénédiction est donnée à chacune de ces fosses. Afin d'apporter une aide matérielle aux malades, il aliène une grande partie de son patrimoine. Sur plus de deux-cent cinquante religieux, un cinquième d'entre eux, comme le père jésuite Millet succombent à l'épidémie en soignant et portant secours aux pestiférés. Ces attitudes courageuses ne sont pas généralisées. Ainsi les moines de l'abbaye Saint-Victor se renferment derrière les murailles de leur monastère et se contentent d'envoyer quelques aumônes. De même les chanoines de l'église Saint-Martin, qui sera démolie au XIXe siècle pour la réalisation de la rue Colbert, se réfugièrent à la campagne. »

 

Source : « Peste de Marseille (1720) – Ecclésiastiques » sur Wikipédia

 

 

Vitrail dans la Basilique du Sacré-Coeur de Marseille

81 Avenue du Prado, 13008 Marseille

La Vénérable Anne-Madeleine Rémusat inspire à

Mgr de Belsunce de consacrer Marseille au Sacré-Coeur

afin d'enrayer l'épidémie de peste qui sévit en 1720

 

 

Actes de Consécration et de Réparation

au Sacré-Coeur de Jésus

 

 

Louanges littéraires de Mgr de Belsunce

 

« Dans un quartier dont tous les habitants avaient péri, on les avait murés à domicile, comme pour empêcher la mort de sortir. De ces avenues de grands tombeaux de famille, on passait à des carrefours dont les pavés étaient couverts de malades et de mourants étendus sur des matelas et abandonnés sans secours. (...) Sur l'esplanade de la Tourette, au bord de la mer, on avait, pendant trois semaines, porté des corps, lesquels, exposés au soleil et fondus par ses rayons, ne présentaient plus qu'un lac empesté. Sur cette surface de chairs liquéfiées, les vers seuls imprimaient quelque mouvement à des formes pressées, indéfinies, qui pouvaient avoir été des effigies humaines. »

(…)

« Quand la contagion commença de se ralentir, M. de Belsunce, à la tête de son clergé, se transporta à l'église des Accoules : monté sur une esplanade d'où l'on découvrait Marseille, les campagnes, les ports et la mer, il donna la bénédiction, comme le pape à Rome, bénit la ville et le monde : quelle main plus courageuse et plus pure pouvait faire descendre sur tant de malheurs les bénédictions du ciel ? »

François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, livre trente-cinquième, Ch. 14, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, 1951, deux volumes, tome II, p. 533-534.

 

 

 

« L'enseignement religieux véritable, celui devant lequel il faut se prosterner, le voici : c'est le Frère de la Merci rachetant l'esclave, c'est Vincent de Paul ramassant l'enfant trouvé, c'est la sœur de charité au chevet du mourant, c'est l'évêque de Marseille au milieu des pestiférés, c'est l'archevêque de Paris affrontant avec un sourire sublime le faubourg Saint-Honoré révolté, s'inquiétant peu de recevoir la mort pourvu qu'il apporte la paix. »

Discours de Victor Hugo prononcé à l’Assemblée Nationale le 15 janvier 1850 concernant le projet de loi sur la liberté de l’enseignement

 

 

 

Ode de Voltaire : « Sur le fanatisme »

1732 (peut-être 1736 ?)

 

(....)

« Malheureux, voulez-vous entendre La loi de la religion ?

Dans Marseille il fallait l’apprendre

Au sein de la contagion,

Lorsque la tombe était ouverte,

Lorsque la Provence, couverte

Par les semences du trépas,

Pleurant ses villes désolées

Et ses campagnes dépeuplées,

Fit trembler tant d’autres Etats.

 

Belzunce, pasteur vénérable,

Sauvait son peuple périssant ; »

(…)

 

Autel dans la Basilique du Sacré-Coeur de Marseille

 

 

Charles-Hubert Millevoye

1782-1816

« Belzunce, ou la peste de Marseille »

publié en 1808

 

J'allais redemander aux fastes de la guerre

Ces héros qu'en tremblant a révérés la terre ;

J'allais, des temps fameux interrogeant la voix,

Ressusciter l'honneur de l'antique pavois ;

Quand la Religion, reine longtemps bannie :

« Que mes rayons, dit-elle, échauffent ton génie ;

« De l'un de mes élus chante les saints travaux.

« Comme le champ d'honneur l'autel a ses héros ».

J'obéis, m'écriai-je, incliné devant elle ;

Mais daigne me prêter cette harpe immortelle

Qui jadis, racontant Babylone au cercueil,

D'un grand peuple exilé prophétisa le deuil.

Alors, fille des cieux ! si la corde sonore

Ne se dérobe point à ma main faible encore,

Si tu remplis mon sein de ta noble chaleur,

Je dirai la vertu protégeant le malheur.

Sous l'azur d’un beau ciel, de splendeur couronnée,

Marseille s'élevait puissante et fortunée.

Partout fleurit l'espoir : l'automne en souriant

Prodigue ses moissons, et le riche Orient

Couronne des présents de la terre et de l'onde

Ces champs que du Midi l'œil embrase et féconde.

Jamais dans nos climats des soleils plus heureux

Ne vinrent colorer des fruits plus savoureux.

Dans sa verte prison la figue recueillie,

Du frileux oranger la pomme enorgueillie

Étalaient à l'envi leur précoce trésor,

Et l'olive onctueuse épandait ses flots d'or.

Debout sur ces rochers, dont la cime hautaine

Voit accourir ta vague écumeuse et lointaine.

Plutus, l'œil sur les mers, implorait le retour

Des vaisseaux qui, voguant vers les portes du jour,

Vont ravir les toisons de l'ardente Lybie,

Ou les parfums si doux qu'enfanta l'Arabie,

Et reviennent, chargés de cent trésors divers,

Apporter aux cités le tribut des déserts.

Ils approchent….. Craignez leurs perfides promesses !

Craignez ce vaste amas d'homicides richesses !

L'horrible peste habite en ces tissus pompeux ;

Ses germes destructeurs voyagent avec eux ;

Et, se levant du fond des sables solitaires,

La mort étend vers vous ses ailes funéraires.

Tel, des champs de Cécrops aux murs de Pandion,

Courut le monstre affreux de la contagion ;

Hydre au souffle infecté, qu'en ses grottes profondes

Le Nil nourrit longtemps de ses fanges fécondes.

L'ange exterminateur a donné le signal.

Déjà l'oiseau des mers, loin de ce bord fatal,

Fuit en poussant des cris de lamentable augure ;

Déjà des corps nombreux peuplent la sépulture...

Insensés, que de l'or trompe le vil attrait !

Sur les sanglants linceuls glisse votre œil distrait :

Tant l'homme est incrédule et refuse son âme

A ces hautes leçons que le cercueil proclame !

Seulement un vieillard, instruit par le passé,

Disait : « D'un grand fléau ce peuple est menacé ;

« Encore une journée, et l'hydre tient sa proie »

Hélas ! sa voix se perd dans la bruyante joie.

Il subit ton destin, prêtresse d'Ilion !

Et le mépris s'attache à sa prédiction.

Cependant les périls s'accroissaient d'heure en heure,

Et les morts se pressaient dans leur froide demeure.

Le monotone accent de l'airain solennel

Fatigue en vain les airs de son lugubre appel.

Des vulgaires humains en vain s'ouvre la tombe ;

On ne s'aperçoit pas que le pauvre succombe :

Mais quand le riche orgueil du luxe fainéant

Vient à passer soudain des grandeurs au néant,

Sa chute, qui longtemps retentit sur la terre,

Pénètre tous les cœurs d'un effroi salutaire ;

Comme si l'opulence avait droit ici-bas

De payer avec l'or la rançon du trépas !

Les yeux s'ouvrent enfin ; tout s'arrête immobile,

Et la douleur sans voix a parcouru la ville.

Ces chars de deuil voilés, qui vers le monument

Dans leur morne lenteur roulaient incessamment ;

Ces convois, qu'escortaient les pleurs et la prière,

Révélaient du fléau la course meurtrière ;

Et chaque citoyen, dans ce pressant danger,

Avide de savoir tremblait d'interroger.

Avez-vous quelquefois, alors que les orages

Annoncent aux vaisseaux l'approche des naufrages,

Entendu ces bruits sourds par degrés redoublés,

Ces confuses clameurs des matelots troublés ?

Du peuple dans l'effroi telle est la voix plaintive.

Les trésors d'Orient sont épars sur la rive ;

Le noir cordage flotte à demi détendu,

Et l'avide marchand, de terreur éperdu,

Regardant sa richesse avec indifférence,

Borne ses longs calculs et sa longue espérance.

Cité ! console-toi. Par le ciel envoyé,

Dans ton sein va descendre un ange de pitié ;

Le cri de tes douleurs frappe au loin son oreille,

Et Belzunce revole aux remparts de Marseille.

On s'écrie « Arrêtez ; où portez-vous vos pas ?

« Fuyez, fuyez la mort ». — « Non, je ne fuirai pas.

« Qu'une indigne frayeur lâchement me retienne !

« Non, ce peuple est mon peuple, et sa vie est la mienne

« Ma place est là, j'y cours ; ce fléau destructeur

« Doit avec le troupeau dévorer le pasteur ».

En achevant ces mots, intrépide il s'élance,

Et des murs consternés traverse le silence.

Pour son cœur paternel ô tableau douloureux !

Un peuple de mourants, au teint hâve, à l'œil creux,

Fantômes animés, errant de place en place,

Pâles, et frissonnant d'une sueur de glace,

Et soutenant à peine un corps défiguré

Que le brûlant ulcère a presque dévoré !

L'aigre douleur provoque et fatigue sans cesse

De leurs nerfs inquiets l'irritable faiblesse :

Tout leur pèse ; on les voit, incertains et troublés,

Sous un tissu de lin succomber accablés.

Interprète muet, leur langue desséchée

Reste sans mouvement au palais attachée.

L'eau monte avec effort dans leurs rauques gosiers,

Que la fièvre en fureur brûle de ses brasiers ;

Et la coupe tarit sous leurs lèvres avides,

Où tremblent de la mort les empreintes livides.

Ceux-ci tombent frappés d'une invisible main ;

Ceux-là vont au cercueil par un plus long chemin.

L'un, sur le bord des eaux, en gémissant se traîne;

L'autre, égaré, tantôt mord la poudreuse arène,

Tantôt, trompant ses maux par des maux plus ardents,

Sur sa hideuse plate imprime encor ses dents.

Quelques-uns, du trépas espérant fuir l'atteinte,

De leurs murs désolés abandonnent l'enceinte,

Et, prêts à s'élancer vers les pays lointains,

Vont au sombre Océan confier leurs destins ;

Mais du bronze enflammé les foudres meurtrières,

A la fuite opposant leurs tonnantes barrières,

Repoussent vers le port les fragiles canots ;

Et ce groupe effraye, qui gémit sur les flots,

S'élevant au-dessus de la plaine azurée,

Apparaît comme une île à la mort consacrée.

Entendez-vous frémir ces enfants des combats,

Qui perdent à la fois leur vie et leur trépas ?

Voyez-vous ces rochers, vieux habitants des ondes,

Jeter de longs regards sur les plaines profondes ?

« Nous, lentement périr, et périr dans le port !

« Mer ! ouvre-toi ; pour nous sois le lit de la mort ».

Mais déjà de la ville on entoure les portes ;

Le glaive menaçant des nombreuses cohortes

D'un peuple fugitif intimide les pas :

Le trépas se présente à qui fuit le trépas.

De citoyens armés une inflexible chaîne

Autour des murs s'étend, par devoir inhumaine.

Leur regard se détourne, et d'un objet sacré

Tremble de rencontrer le regard adoré ;

Et leurs aveugles coups, à regret homicides,

Ensanglantent leurs bras d'innocents parricides.

Le port désert, plongé dans un calme effrayant,

N'entend plus ni les cris, ni le marteau bruyant :

Les temples sont fermes. Dans ces douleurs publiques,

Des saints sur les autels on voit là les reliques ;

Le cierge consacré cessa de s'allumer,

Et l'encens pour les cieux oublia de fumer.

Voilà donc ces remparts, si fameux d'âge en âge,

Ce sol des troubadours, dont le ciel sans nuage

Semblait du ciel romain répéter les splendeurs !

Où sont, fille des mers, tes antiques grandeurs ?

Où sont ces nautoniers, de qui la foule active

Attachait le regard de l'Europe attentive ?

Emule de Sidon et rivale de Tyr !

L'oubli silencieux s'apprête à t'engloutir ;

Tu vas joindre au tombeau Babylone et Carthage.

Un jour le voyageur, égaré vers ta plage,

Sur ton havre désert jetant un œil surpris

Demandera Marseille à ses muets débris.

Ainsi Jérusalem, à Dieu longtemps si chère,

Quand sur elle eût soufflé le vent de la colère,

Fléchissant sous le poids de ses calamités,

Tomba dans un moment du trône des cités ;

Et du prophète roi l'héritière divine

Emplit tout l'Orient du bruit de sa ruine.

Mais l'envoyé du ciel à la terre a parlé,

Et le parvis du temple est soudain repeuplé.

Les ordres du prélat rouvrent le sanctuaire ;

De nombreux citoyens l'escortent vers la chaire.

Et s'arrêtent, saisis d'un saint frémissement.

Belzunce, devant Dieu, se recueille un moment ;

Et, s'armant tout à coup de la croix symbolique,

Élève avec ferveur sa voix évangélique :

« Aux doux de cette croix l'Homme-Dieu vint s'offrir,

« Disait-il ; comme lui ne sauriez-vous souffrir ?

« Adorons, inclinés, la volonté céleste ;

« Humbles de cœur, priez ; le ciel fera le reste ».

Il dit ; vers le Très-Haut la prière a volé :

Le malheureux qui prie est déjà consolé.

Belzunce ouvre aux douleurs un asile propice ;

Sou palais se transforme eu un pieux hospice.

Les lits nombreux du pauvre, alignes tristement,

Du vertueux séjour sont l'unique ornement ;

Et l'or, qui décorait cette riche demeure,

Court chercher les besoins du malade qui pleure.

Temple sacré du deuil et de l'humanité !

Ta pompe douloureuse est dans ta nudité.

Le Prélat, revêtu de la bure grossière,

Et le front tout souillé de cendre et de poussière,

D'un bras infatigable écarte le trépas.

L'Aumône, ouvrant la main, vole devant ses pas.

Oh ! quels flots de bienfaits épanchés dans sa course

De son or généreux il épuise la source ;

Mais l'éternel lui garde un bien plus précieux :

Sa sainte pauvreté l'enrichit dans les cieux.

Suivi de ces mortels, dont la main révérée

Des courts destins de l'homme allonge la durée,

D'un pied muet, il entre au fond des noirs réduits

Où veille la douleur dans la longueur des nuits.

Et présente au mourant, qu'un feu secret consume,

Du breuvage ordonné la propice amertume.

Du mortel expirant il recueille les vœux,

Les derniers repentirs et les derniers aveux ;

Lui montre dans la mort le retour salutaire

D'un habitant des cieux exilé sur la terre ;

Et le guide, aux clartés de son divin flambeau,

Vers ce jour immortel qui commence au tombeau.

De moment en moment l'active maladie

Redouble les progrès de son vaste incendie ;

Tout meurt. On n'aperçoit que de vivants débris :

Les yeux n'ont plus de pleurs, la voix n'a plus de cris.

De leurs sinistres mains le Deuil et la Souffrance

Ont écrit sur ces murs : « Ici plus d'espérance ».

L'inévitable mort frappe à coups dévorants,

Et son niveau funèbre égale tous les rangs.

L'ami tombe et s'éteint sur l'ami qu'il regrette.

L'égoïste, au cœur dur, s'enferme en sa retraite ;

Là, seul, privé d'appuis, il meurt triste, isolé :

II ne consola point et n'est point consolé.

L'étranger, que rappelle une épouse chérie,

Succombe, le regard tourné vers la patrie.

Le vieillard oublié, sur sa couche étendu,

Appelle, appelle encore, et n'est point entendu !

Près de lui languissait la lampe solitaire,

De sa dernière nuit compagne funéraire.

Que cette nuit fut longue ! Enfin le jour parut,

La lampe s'éteignit et le vieillard mourut.

Plus loin, entre ses bras, une mère éplorée

Tient son fils qui n'est plus, et sa bouche égarée

S'attachant sur la sienne y puise avec effort

Le poison bienfaiteur qui lui promet la mort.

Mais des bords de la tombe un cri s'est fait entendre.

Les autels attendaient ce couple jeune et tendre ;

Déjà fumait l'encens. O changement fatal !

Le froid linceul….. tel est leur voile nuptial !

Attestant de l'hymen la majesté divine,

Belzunce étend ses mains sur leur front qui s’incline.

Morne flambeau ! Tu luis sur leurs derniers moments.

Et l'autel de la mort a reçu leurs serments.

Des secrets de la vie heureux dépositaire,

Laborieux martyr d'un noble ministère !

Le monstre impur te lance un farouche regard,

Et se venge sur toi des bienfaits de ton art.

Prêtre du Dieu vivant ! ta main appesantie

Se glaçant par degrés laisse échapper l'hostie.

Seul Belzunce est debout. En ces lieux destructeurs

Il ose encor porter ses pas consolateurs.

Quand Moïse, aux regards de la foule tremblante,

Franchit du haut Horeb la cime étincelante,

Israël éperdu, devant Dieu prosterné,

Pria, les yeux en pleurs et le front consterné.

Telle autour de Belzunce une foule éplorée

Recommandait au ciel cette tête sacrée.

Peuple ! cesse ta plainte et sors de ton effroi :

Le ciel veille sur lut pour qu'il veille sur toi.

Sous l'aile du Seigneur, le prélat vénérable

Dans le commun fléau demeure invulnérable.

Durant vingt nuits ses yeux ne se sont point fermés.

À la sombre lueur des fanaux enflammés

Il veille infatigable, et sa marche assidue

Parcourt de la cité la plaintive étendue.

Purifiant la terre où s'impriment ses pas,

Par sa seule présence il impose au trépas ;

Et, d'un peuple mourant apaisant la souffrance,

De la tombe entr'ouverte il trompe l'espérance.

Enfin, sous tant d'efforts il se sent accablé.

De succomber trop tôt lui-même il a tremblé.

L'intrépide nageur qui, sur les noirs abîmes,

A déjà ressaisi de nombreuses victimes,

Vers d'autres malheureux par le flot menacés

Se précipite, lutte, étend ses bras lassés,

Les saisit….. Mais, hélas ! sans force et sans haleine,

Pourra-t-il parvenir à la rive lointaine ?

Tel est Belzunce. Au ciel sa grande âme eut recours.

« Dieu, laissez-moi pour eux vivre encor quelques jours !

« Et nous que l'anathème a choisis pour victimes,

« Nous, pécheurs, qui portons la peine de nos crimes,

« Essayons d'émousser les flèches du courroux ;

« Mettons la pénitence entre la mort et nous.

« Peuple, suivez mes pas ». Et la foule troublée.

Autour de lui se presse en désordre assemblée.

Il était nuit. Belzunce, en ces pieux instants,

Humble, et le cou pressé du nœud des pénitents,

Le pied nu, l'œil au ciel, à l'entour des murailles

A voix basse entonnait l'hymne des funérailles.

Un reste d'habitants, faibles, et peu nombreux,

Traînaient avec effort leurs débris douloureux,

Et supportaient à peine, en leur main affaiblie,

Des flambeaux pâlissants, images de leur vie.

Lorsque devant leurs pas l'asile sépulcral

Offrit ses humbles croix et son tertre inégal,

Leur chant religieux, saluant cette enceinte,

Des ossements vieillis bénit la poudre sainte ;

Et la tombe entendit les ténébreux accords

Des mourants qui priaient sur la cendre des morts.

Ces tristes voix dans l'air sourdement retentirent,

Et de la sombre nuit les profondeurs gémirent.

On dit même qu'alors l'ange mystérieux

Qui s'assied aux confins de la terre et des deux,

Laissant un sillon d'or sur sa route étoilée,

Descendit lentement et la face voilée,

Recueillit les soupirs, et, saint médiateur,

Les porta sur son aile aux pieds du Créateur.

Faveur soudaine ! Il luit le jour de la clémence !

L'Éternel fait un signe, et le pardon commence.

L'air circule déjà plus limpide et plus pur ;

L'espace radieux a repris son azur,

L'automne sa guirlande, et la terre épuisée

Boit les molles vapeurs de la fraîche rosée.

L'appareil funéraire a fui de ce séjour ;

Le regret seul demeure et gémit plus d'un jour.

Ce peuple, si longtemps à l'infortune en proie,

Laisse à peine éclater sa douloureuse joie.

Mais, la reconnaissance étouffant les sanglots,

La foule tombe aux pieds du pontife héros,

Le porte vers le temple, et par un juste hommage,

Bénit le Tout-Puissant dans sa vivante image.

 

 

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Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Prières Paroisses
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