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  • : IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
  • IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
  • : Prières, neuvaines, poèmes, religion chrétienne
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  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 10:54

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Dans ce monde déchristianisé et de plus en plus matérialiste, en plein vide spirituel, des « nouveaux croisés de la Foi » ont pris les armes de l’Amour du Christ en se servant des nouvelles technologies, et notamment d’Internet.

Jean-Baptiste Maillard est une illustration de cette nouvelle évangélisation, dans la droite ligne des préceptes de la Sainte Église . Il s’est très tôt intéressé, de façon instinctive, à la « cyber-évangélisation ». VRP du Seigneur, il n’hésite pas à faire du porte-à-porte sur le Net, aussi à l’aise sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, qu’avec son avatar de Second Life. Il interpelle les internautes, leur partage la Bonne Nouvelle, leur offre Jésus, répond sans faiblir à leurs arguments sceptiques et désabusés, angoissés ou provocateurs.

« Missionnaire immobile », « chevalier des e-apôtres », « porte-flambeau de la contre-offensive de la Croix », Jean-Baptiste Maillard ose, partage, témoigne, combat avec des armes nouvelles, et crie sur tous les toits que Dieu n’est que Miséricorde, Amour et Paix, Espérance et renaissance.

Blogueur, écrivain, conférencier, il multiplie les témoignages et les chroniques, en se ressourçant dans la Sainte Eucharistie, et son action fait boule de neige, et le buzz abuse les athées et résonne sur la Toile mondialisée, même aux antipodes.

La « reconquista » est en marche, notamment sur le Web, 6ème continent d’une ampleur exponentielle, où l’autisme de l’homme l’enferme chaque jour davantage devant son écran, son téléphone portable, sa tablette numérique, avec tous les risques et les dangers du côté obscur d’Internet, et l’illusion d’un bonheur virtuel aussi faux que frustrant, aussi désespérant que trompeur. L’esclavage insidieux de la recherche d’adrénaline procure une joie éphémère, mais la descente est aussi brutale que douloureuse. Seul notre Seigneur peut combler cet abîme spirituel, ce néant, ce chaos, cette recherche éperdue de joie et de paix, d’amour et de bonheur. Jésus, quand on le découvre, quand on le redécouvre, devient une sainte addiction, la seule qui ne déçoit jamais ; et Ses Saints et Ses Anges s’avèrent être de vrais amis fidèles qui ne trahissent jamais.

 

Patrick, le 11 novembre 2012

 

 

 

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LETTRE APOSTOLIQUE

EN FORME DE MOTU PROPRIO

"PORTA FIDEI"

 

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XIIIème ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE

DU SYNODE DES ÉVÊQUES (7-28 OCTOBRE 2012)

 

 

II

AU SUJET D'INTERNET

 

7. Internet possède un certain nombre de caractéristiques frappantes. Internet est instantané, immédiat, mondial, décentralisé, interactif, il peut être développé à l'infini dans son contenu et sa portée, et possède un remarquable degré de flexibilité et de faculté d'adaptation. Il est égalitaire, dans la mesure où quiconque disposant du matériel nécessaire et d'un minimum de capacités techniques peut avoir une présence active dans l'espace cybernétique, déclarer son message au monde et exiger d'être entendu. Il permet de rester anonyme, de jouer un rôle, de développer son imagination, permet un sens de communauté et de partage. Selon les goûts de chaque personne, il se prête aussi bien à la participation active qu'à l'absorption passive « dans un monde de stimulations narcissiques et centrées sur soi, dont les effets s'assimilent à ceux des narcotiques ».15 Il peut être utilisé pour briser l'isolement des personnes et des groupes ou pour l'accroître.

 

8. La configuration technologique qui sous-tend Internet est étroitement liée à ses aspects éthiques: les personnes ont eu tendance à l'utiliser de la façon dont il avait été projeté, et à le projeter de façon à l'adapter à ce type d'utilisation. En effet ce « nouveau » système date de l'époque de la guerre froide, dans les années 60, lorsqu'il fut projeté pour déjouer les attaques nucléaires en créant un réseau décentralisé d'ordinateurs contenant des données vitales. La décentralisation était la clé du projet, car de cette façon, pensait-on, la perte d'un ou même de plusieurs ordinateurs n'entraînerait pas la perte de toutes les données.

 

Une vision idéaliste du libre échange d'informations et d'idées a joué un rôle considérable dans le développement d'Internet. Toutefois, sa configuration décentralisée et le projet également décentralisé du « World Wide Web » de la fin des années 80 se sont également révélés être le fruit d'une mentalité libertaire opposée à tout ce qui touche de près ou de loin la règlementation légitime en vue de la sécurité publique. Un individualisme exacerbé est donc apparu en ce qui concerne Internet : voilà ; disait-on, un nouveau royaume, le merveilleux pays de l'espace cybernétique, où toute sorte d'expression était autorisée et où la seule loi était la liberté individuelle totale de faire ce que l'on voulait. Bien sûr, cela signifiait que la seule communauté dont les droits et les intérêts étaient véritablement reconnus dans l'espace cybernétique était la communauté des libertaires radicaux. Cette façon de penser a conservé une influence dans certains milieux, soutenus par les arguments libertaires familiers utilisés pour défendre la pornographie et la violence dans les médias en général.16

 

Bien que les individualistes radicaux et les entrepreneurs représentent certes deux groupes très différents, il existe une convergence d'intérêts entre ceux qui veulent qu'Internet soit un lieu pour quasiment toute sorte d'expression, quelque ignoble et destructive qu'elle soit, et ceux qui veulent qu'Internet soit un vecteur d'activité commerciale libre, fondé sur un modèle néo-libéral « qui considère le profit et les lois du marché comme des paramètres absolus au détriment de la dignité et du respect de la personne et du peuple ».17

 

9. L'explosion de la technologie de l'information a multiplié les possibilités de communication de certaines personnes et groupes favorisés. Internet peut servir les personnes dans leur utilisation responsable de la liberté et de la démocratie, étendre la gamme de choix disponibles dans divers domaines de la vie, accroître les possibilités éducatives et culturelles, briser les divisions, promouvoir le développement humain d'une multitude de façons. « Le libre afflux des images et des mots à l'échelle mondiale est en train de transformer non seulement les relations entre les peuples au niveau politique et économique, mais aussi la compréhension même du monde. Ce phénomène offre de multiples potentialités, autrefois impensables ».18 Lorsqu'il se fonde sur des valeurs partagées, ancrées dans la nature de la personne, le dialogue interculturel rendu possible par Internet et d'autres moyens de communication sociale peut être « un instrument privilégié pour édifier la civilisation de l'amour ».19

 

Mais ce n'est pas tout. « Paradoxalement, les forces mêmes qui peuvent conduire à une meilleure communication peuvent également conduire à l'augmentation de l'égocentrisme et de l'aliénation ».20 Internet peut unir les personnes, mais peut aussi les diviser, en tant qu'individus et que groupes que des soupçons mutuels séparent au niveau des idéologies, de la politique, de la richesse, de la race, de l'ethnie et de la religion. Il a déjà été utilisé de façon agressive, presque comme un arme de guerre, et on parle du danger d'un « terrorisme cybernétique ». Il serait tristement ironique que cet instrument de communication, ayant une si grande capacité de réunir les personnes, retourne à ses origines lors de la guerre froide et devienne la scène d'un conflit international.

 

 

IV 

RECOMMANDATIONS ET CONCLUSION

 

... Internet peut apporter une contribution extrêmement précieuse à la vie humaine. Il peut promouvoir la prospérité et la paix, la croissance intellectuelle et esthétique, la compréhension mutuelle entre les peuples et les nations à l'échelle mondiale.

 

Il peut également aider les hommes et les femmes dans leur recherche séculaire de la connaissance de soi. À toute époque, y compris la nôtre, les personnes se posent la même question fondamentale : « Qui suis-je ? D'où viens-je et où vais-je ? Pourquoi la présence du mal ? Qu'y aura-t-il après cette vie ? ».42 L'Eglise ne peut imposer ses réponses mais elle peut — et elle doit — proclamer au monde la réponse qu'elle a reçue ; et aujourd'hui, comme toujours, elle offre l'unique réponse ultimement satisfaisante aux questions les plus profondes de la vie — Jésus-Christ qui « manifeste pleinement l'homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation ».43 Comme le monde contemporain lui-même, le monde des médias, y compris Internet, a été introduit par le Christ, de façon incomplète mais vraie, au sein du du Royaume de Dieu et mis au service de la Parole de salut. Pourtant, « l'attente de la nouvelle terre, loin d'affaiblir en nous le souci de cultiver cette terre, doit plutôt le réveiller : le corps de la nouvelle famille humaine y grandit, qui offre déjà quelque ébauche du siècle à venir ».44

 

(15) Ethique dans les communications sociales, n. 2.

(16) Conseil pontifical pour les communications sociales, Pornographie et violence dans les médias : une réponse pastorale, n. 20.

(17) Ecclesia in America, n. 56.

(18) Message pour la Journée mondiale de la paix 2001, n. 11.

(19) Ibid., n. 16.

(20) Jean-Paul II, Message pour la XXXIIIe Journée mondiale des communications sociales, n. 4, 24 janvier 1999.

(42) Jean-Paul II, Lettre encyclique Fides et ratio, n. 1.

(43) Gaudium et spes, n. 22.

(44) Ibid., n. 39.

 

CONSEIL PONTIFICAL POUR LES COMMUNICATIONS SOCIALES, "ÉTHIQUE EN INTERNET", Cité du Vatican, le 22 février 2002 ; John P. Foley, Président ; Pierfranco Pastore, Secrétaire.

 

 

 

CONSEIL PONTIFICAL

POUR LES COMMUNICATIONS SOCIALES

"L'ÉGLISE ET INTERNET"

 

 

 

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SYNODE DES ÉVÊQUES 2012

LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION

POUR LA TRANSMISSION DE LA FOI CHRÉTIENNE

INSTRUMENTUM LABORIS

 

 

Biographie de Jean-Baptiste Maillard

sur amazon.fr

 

Né le 20 juin 1979 à Toulon (Var), Jean-Baptiste Maillard a conjugué de bonne heure son goût de l'écriture et sa passion d'Internet. Il commence ces deux activités dès 1991, à Moscou, où son père a été nommé attaché naval juste avant la chute de l'URSS (Cf chroniques moscovites, Place de Kalouga, Editions AkR, Madeleine Maillard, septembre 2004). En Russie, après une époque fondée sur l'athéisme, un retour du religieux est largement pressenti et les églises se remplissent, souvent sous l'oeil des caméras du KGB. Cette expérience moscovite le marquera profondément, comme il l'expliquera lors de son passage dans l'émission Chemin de vie sur KTO en 2006 (Emission Chemins de vie, présentée par Frédéric Jakovlev, KTO, 11 septembre 2006). De retour en France, Jean-Baptiste croit que le retour de Dieu est également possible dans son pays.

 

L'évangélisation sur le net

Jean-Baptiste Maillard crée son premier site Internet en 1998. Croyant au potentiel de ce média qu'il découvre, il passe de longues heures à parler du Christ dans les forums de discussion. En 2002, suite à la sortie au cinéma du film peu historique Amen de Costa-Gavras, il rédige une critique du film très documentée (cf Une critique du film Amen) et lance un site Internet pour ouvrir un débat sur l'affiche, qui amalgame la croix nazie et la croix du Christ. L'équipe de Christicity.com, alors le 1er portail chrétien francophone, relaye l'initiative. Il rejoint ensuite leur équipe. Cette aventure voit naître un nouveau site, Catholique.org.

 

 

 

dieuetinternet.com

 

 

 

Jean-Baptiste-Maillard-Dieu-est-de-retour-parousie.over-blo.jpg

"Dieu est de retour : La nouvelle évangélisation de la France"

Jean-Baptiste Maillard

Éditions de l'Oeuvre

380 pages (25 mai 2009)

 

 

 

SYNODE DES ÉVÊQUES 2011

LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION POUR LA

TRANSMISSION DE LA FOI CHRÉTIENNE

LINEAMENTA

 

 

 

"Parmi les devoirs spécifiques du Conseil figurent :"

 

"1. l’approfondissement du sens théologique et pastoral de la nouvelle évangélisation ;

 

2. la promotion et l’encouragement, en étroite collaboration avec les Conférences épiscopales concernées, qui pourront avoir un organisme ad hoc, de l’étude, la diffusion et la mise en œuvre du Magistère pontifical relatif aux thèmes liés à la nouvelle évangélisation ;

 

3. la divulgation et le soutien des initiatives liées à la nouvelle évangélisation déjà en cours dans les différentes Eglises particulières et la promotion de la mise en œuvre de nouvelles initiatives, en sollicitant également la participation active des ressources présentes dans les Instituts de vie consacrée et dans les Sociétés de vie apostolique, ainsi que dans les rassemblements de fidèles et dans les communautés nouvelles ;

 

4. l’étude et l’encouragement de l’utilisation des formes modernes de communication, comme instruments pour la nouvelle évangélisation ;

 

5. la promotion de l’utilisation du Catéchisme de l’Eglise catholique, comme formulation essentielle et complète du contenu de la foi pour les hommes de notre temps."

 

LETTRE APOSTOLIQUE SOUS FORME DE MOTU PROPRIO "UBICUMQUE ET SEMPER", Article 3, BENOÎT XVI, INSTITUANT LE CONSEIL PONTIFICAL POUR LA PROMOTION DE LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION ; donné à Castel Gandolfo, le 21 septembre 2010. 

 

 

ainsisoientils.com

 

 

 


Jean-Baptiste Maillard auteur de "Dieu et... par Editions_Beatitudes

 

 

 

linquisitionpourlesnuls.com

 

 

 

Jean-Baptiste-Maillard-Dieu-et-internet-parousie.over-blog-jpg

"Dieu et Internet"

"40 questions pour mettre le feu au web"

Jean-Baptiste Maillard

Éditions des Béatitudes

299 pages (6 octobre 2011)

 

 

 

padreblog.fr


 

 

 

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Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Charismes d'aujourd'hui
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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 16:46

Marguerite-de-Baviere-huile-sur-bois-16e-siecle-anonyme--.jpg

Duchesse et comtesse Marguerite de Bavière

épouse de Jean 1er de Bourgogne, dit Jean sans Peur, duc de Bourgogne

entrée dans le Tiers Ordre de Saint-François

probablement née en 1363 à La Haye (Den Haag - Pays Bas)

morte le 23 janvier 1423 à Dijon (Côte-d'Or - Bourgogne)

Huile sur bois, XVIème siècle (anonyme)

 

 

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"Le Rosaire – Les Équipes du Rosaire"

"La prière du Rosaire est née à Marienfloss, en Moselle"

article publié le 18 mai 2004 (archives du Diocèse de Metz)

 

 

Origine de la prière du Rosaire

En Occident, dès le VIIIème siècle, la liturgie de l’Avent a réuni en une seule prière les deux versets de l’Évangile de Saint-Luc : La salutation de l’ange Gabriel et la salutation d’Élisabeth. La première partie du « Je Vous salue » est constituée.

Cette prière à la Vierge s’est progressivement élaborée au Moyen- Âge. Elle a été popularisée au XIIème siècle par Saint-Bernard, puis au XIIIème siècle par Saint-Dominique. Il prescrivit même à ses religieux de porter un chapelet à leur ceinture.

 

MARIENFLOSS : Le berceau du Rosaire

Vers 1415, à MARIENFLOSS, à Sierck-lès-Bains (Moselle), 3 personnages se trouvent réunis au couvent des Chartreux :

Alfred d’Essen, recteur du couvent, Dominique de Prusse* et Marguerite de Bavière, l’épouse du Duc de Lorraine.

En 1398, Marguerite de Bavière, jeune princesse palatine, épouse Charles II, duc de Lorraine.

Rapidement, la jeune duchesse découvre que son mari la trompe. Humiliée, elle se résout à quitter le palais et cherche refuge au château de Sierck. Seule, abandonnée dans un château fort à vocation militaire, elle éprouve le besoin d’un soutien. La prière ? Sa jeunesse insouciante et dorée ne l’a guère préparée à cette démarche de dévotion.

Elle se rappelle qu’elle avait rencontré naguère, à la cour, un jeune noble promis à une brillante carrière, mais qui, à l’étonnement de tous, avait préféré revêtir la bure des Chartreux. Il se nomme Adolphe d’Essen, alors prieur au Couvent des Chartreux à Trèves ; celui-ci accepte de devenir son directeur spirituel et s’installe au Couvent de Marienfloss.

Il y emmène Dominique de Prusse, entré dans la Communauté des Chartreux après des années d’errance, et qui était devenu un collaborateur apprécié.

Pour aider la duchesse à surmonter ses épreuves, Adolphe d’Essen lui propose la prière à Marie. Jésus n’a-t-il pas confié ses disciples à sa Mère ?

Mais quelle prière faire pour s’adresser à Marie ?

La plus belle, celle que Marie préfère entre toutes : l’Ave Maria !

« Personne, dit la Sainte Vierge, n’a encore trouvé et ne trouvera de paroles plus belles que celles prononcées par l’ange Gabriel : Je te salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ! Personne pour m’honorer ne s’est mieux exprimé que ma cousine Élisabeth : Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni ! »

Pour éviter le reproche adressé autrefois à Israël ("Ce peuple m’honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi !"), Adolphe d’Essen suggère d’unir le Chapelet à l’Évangile.

La duchesse se remémorera les événements de la vie de Jésus auxquels Sa Mère, la Vierge Marie, était si intimement associée, pendant que ses lèvres murmureront les Ave.

Un Ave relié à l’Évangile est aux yeux du moine une rose offerte à Notre-Dame. Les 150 Ave du Psautier plantent autour d’elle un superbe jardin, une roseraie, un Rosaire.

Rosaire, voilà le nouveau nom donné désormais au « Psautier de Marie » par Adolphe d’Essen.

 

Les Mystères du Rosaire

Dominique de Prusse est le troisième personnage clé. Éprouvant des difficultés pour se concentrer pendant la prière, Dominique inscrit noir sur blanc cinquante formules (ou clausules). Comme chaque clausule résume un passage d’Évangile, toute la vie de Jésus défile pendant la prière. Ainsi, il dispose d’un aide-mémoire qui lui permet de prier avec profit le Rosaire. Dominique de Prusse vient d’inventer les mystères du Rosaire.

À partir de 1460, sous l’impulsion d’un Dominicain breton, Alain de la Roche, le Rosaire prend une dimension communautaire. Des confréries se multiplient et le peuple transforme petit à petit les 150 Ave qui se présentaient à la file, sans interruption, en les groupant en 15 dizaines, chacune séparée par un « Gloire au Père » et un « Notre Père ». Des clausules inventées par Dominique de Prusse, la piété populaire n’en retient qu’une pour chacune des 15 dizaines et prend désormais le nom de « Mystère » :

 

Les Mystères Joyeux :

(Voir les références dans la Bible)

- L’Annonciation : l’Ange Gabriel annonce à Marie qu’Elle aura un fils, texte : Luc 1, 26-38

- La Visitation : visite de Marie à Sa cousine Élisabeth, texte : Luc 1, 39-56

- La Nativité, texte : Luc 2, 1-20

- La Présentation de Jésus au Temple: Marie et Joseph emmènent Jésus au Temple de Jérusalem pour Le présenter au Seigneur, comme tous les garçons premiers-nés de son époque, texte : Luc 2, 22-35

- Le Recouvrement : Marie et Joseph ont cherché Jésus pendant trois jours. Il était au Temple avec les docteurs de la Loi, texte : Luc 2, 41-52

 

Les Mystères Douloureux :

- L’Agonie : prière de Jésus au mont des Oliviers, la veille de Son arrestation, textes : Matthieu 26,36-46 ; Marc 14,32-42 ; Luc 22,40-46

- La flagellation : après Son arrestation, Jésus est flagellé, textes : Matthieu 26,67-68 ; Marc 14, 65 ; Luc 22, 63-66

- Le Couronnement d’épines, textes : Matthieu 27, 27-31 ; Marc 15, 16-20 ; Jean 19, 2-3

- Le Portement de la Croix, textes : Matthieu 27,32-33, Marc, 15, 16-20 ; Luc 23,26 ; Jean 19,17

- La Crucifixion et la mort de Jésus : les soldats crucifient Jésus au Golgotha, textes : Matthieu 27, 32-43 ; Marc 15, 21-27 ; Luc 23, 33-34 ; Jean 19, 17-24

 

Les Mystères Glorieux :

- La Résurrection, textes : Matthieu 28, 1-8, Marc 16,1-8 ; Luc 24, 1-10 ; Jean 20,11-18

- L’Ascension, textes : Marc 16, 19 ; Luc 24, 50-52 ; Actes 1,3-14

- La Pentecôte, textes : Actes 2, 1-13

- L’Assomption de Marie : Apocalypse 12, 1

- Le Couronnement de Marie au Ciel : Apocalypse 12, 1

Mais il manque encore au « Je Vous salue » sa seconde partie : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ».

Le 15 septembre 1569, une Bulle du Pape Pie V ajoute ce complément et confère au Rosaire sa consécration officielle. Ainsi, le Rosaire est devenu une prière d’Église.

Le 16 octobre 2002, le Pape Jean-Paul II proclame l’année qui va d’octobre 2002 à octobre 2003 « Année du Rosaire ». Il publie la lettre apostolique « Rosarium Virginis Mariae » (« le Rosaire de la Vierge Marie »). Afin de donner une consistance nettement plus christologique, il ajoute un quatrième Mystère aux trois existants : Les Mystères Lumineux.

 

Les mystères Lumineux :

- Le Baptême au Jourdain, textes : Saint Paul aux Corinthiens 2 Co 5, 21, Matthieu 3, 17

- Les Noces de Cana, texte : Jean 2, 1-12

- L’Annonce du Royaume, textes : Marc 1,15 ; Marc 2, 3-13 ; Luc 7, 47-48 ; Jean 20, 22-23

- La Transfiguration, texte : Luc 9,35

- L'Institution de l'Eucharistie, texte : Jean 13,1

 

L’importance de cette prière

Grâce au Rosaire, des communautés chrétiennes ont gardé la Foi pendant de longues périodes de persécutions (Japon, Madagascar par exemple).

Le pape Jean-Paul II dit qu’elle est sa prière préférée, une prière merveilleuse de simplicité et de profondeur. « Prier le Rosaire, dit-il, n’est rien d’autre que contempler avec Marie le visage du Christ ; cheminer avec Marie à travers les scènes du Rosaire, c’est comme se mettre à « l’école » de Marie pour lire le Christ, pour en pénétrer les secrets, pour en comprendre le message… Par nature, la récitation du Rosaire exige que le rythme soit calme et que l’on prenne son temps, afin que la personne qui s’y livre puisse mieux méditer les mystères de la vie du Seigneur… Le Rosaire exerce sur celui qui prie une action pacificatrice qui le dispose à recevoir cette paix véritable qui est un don spécial du Ressuscité (Jean 14, 27 et 20, 21), et à en faire l’expérience au fond de son être, en vue de la répandre autour de lui ».

 

Les Équipes du Rosaire

Nous sommes les héritiers du Rosaire Vivant de Pauline Jaricot.

Cette jeune Lyonnaise a vécu de 1799 à 1862. Née dans un milieu chrétien aisé, elle fait à 17 ans le vœu de pauvreté, et le voeu de se consacrer entièrement au service de Dieu tout en restant dans le monde. Elle invente un système pour venir au secours des missions lointaines. Pour cela, elle organise des groupes de 10 filles qui, chaque semaine, recueillent un sou pour le soutien financier des missions. Cette méthode donne naissance à l’œuvre de la Propagation de la Foi (OPM).

À 22 ans, elle lance l’œuvre du Rosaire Vivant car elle sait que toute œuvre chrétienne est fondée sur la prière. Elle organise alors des groupes de 15 personnes. Chaque personne d’une quinzaine s’engage à prier une dizaine du Rosaire en méditant le Mystère qui lui échoit par tirage au sort, chaque mois. Pauline conseille de composer chaque groupe par « du bon, du médiocre et quelques autres personnes qui n’ont que la bonne volonté ». Ainsi, sur les 15 morceaux de charbon réunis, « un seul est bien allumé, 3 ou 4 le sont à demi, et les autres pas. Rapprochez-les, c’est un brasier ! ».

« Voilà le caractère propre de votre Rosaire Vivant », lui écrit le Provincial des Jésuites, le Père Ramière, enthousiaste. En 1862, à la mort de Pauline, le Rosaire Vivant compte plus de 150 000 quinzaines (soit 2 250 000 inscrits). Avec beaucoup d’humilité, elle disait : « Je ne suis que la première allumette pour allumer le feu ».

En octobre 1955, le Père Joseph Eyquem, Dominicain, eut l’intuition d’actualiser le Rosaire Vivant de Pauline Jaricot. Deux ans plus tard, avec la collaboration de Colette Couvreur (laïque), il crée « Les Équipes du Rosaire ». Déjà, la perspective est universelle. Ce n’est pas étonnant quand on sait que le Père Eyquem avait confié ce nouvel élan missionnaire.

 

Les Équipes du Rosaire dans le Diocèse de Metz

Membre de la Famille du Rosaire, ce Mouvement d’Église participe à la mission du peuple de Dieu tout entier. Il a trois missions : Annoncer la Bonne Nouvelle, Proposer la Foi, Vivre l’Évangile. C’est un Mouvement de spiritualité mariale et missionnaire.

En France, les Équipes du Rosaire comptent environ 108 000 membres, réunis dans plus de 10 000 équipes.

Dans notre diocèse, 790 membres se réunissent dans 75 équipes réparties en 6 secteurs.

 

Le présent et l’avenir ?

Il serait hautement souhaitable que, dans chaque paroisse de notre diocèse, une personne regroupe autour d’elle des voisins, voisines (4 à 15 personnes), qui se réuniraient une fois par mois. C’est la démarche communautaire.

Le lancement et l’animation d’une « Équipe du Rosaire » est un apostolat des laïcs, pour une « Nouvelle Évangélisation » dans la vie d’une paroisse.

La deuxième démarche est individuelle et quotidienne. Elle consiste tout simplement à prier, chez soi, à la maison ou ailleurs, seul, à n’importe quel moment de la journée. (1 « Notre Père », 10 « Je vous salue Marie » et 1 « Gloire au Père » en méditant l’un des 20 mystères, ceci à l’aide d’un calendrier d’équipe).

Ainsi, comme des petites lumières éparpillées à travers le monde, nous sommes une foule de priants, dont la louange et les prières d’intercession montent sans cesse vers le Trône du Dieu Vivant, pour Sa plus grande Gloire et le salut de tous les hommes.

 

Renseignements en Moselle

 

* Dominique de Prusse est aussi appelé Dominique de Trèves (Trier - Allemagne actuelle).

 

N.B. : "Marienfloss" est quelquefois orthographiée "Marienflos", parfois même "Marienfluss".

 

 

 

Histoire détaillée du Rosaire

 

 

 

Philippe-le-Hardi--au-fond--Jean-sans-Peur-et-Marguerite-de.JPGTombeaux de Philippe le Hardi (au fond) et de

Jean sans Peur et Marguerite de Bavière (au premier plan)

 Salle des Gardes du Musée des Beaux-Arts de Dijon


 

 

Château des Ducs de Lorraine

à Sierck les Bains

 

 

 

Note : 

"Des Pays-Bas bourguignons aux Pays-Bas espagnols"

"Les provinces formant actuellement les Pays-Bas furent progressivement rassemblées, par mariage, achat ou conquête par les ducs de Bourgogne. Cet ensemble passa par héritage aux Habsbourg, Marie de Bourgogne, la fille de Charles le Téméraire, ayant épousé l'empereur Maximilien Ier. La Frise, l'Utrecht, le Groningue et les Ommelanden, Drenthe et la Gueldre sont rattachés progressivement au domaine des Habsbourg après des décennies de relations conflictuelles avec le duc de Gueldre. Sous le règne de Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique et roi d'Espagne, la région faisait partie des 17 provinces des Pays-Bas espagnols qui comprenait également la Belgique et le Nord-Pas-de-Calais actuels."

 

Source : Wikipédia

 

 

Marguerite-de-Baviere--duchesse-de-Bourgogne--parousie.ove.jpg

Marguerite de Bavière, duchesse de Bourgogne

Margaret of Bavaria

spouse of John the Fearless, Duke of Burgundy

 

 

 

Le Père Jean-Jules-Marie Curicque,

né en 1827 à Sierck (Moselle),

"Un bâtisseur de mémoire"

 

 

 

Vie de la Bienheureuse Princesse Marguerite de Bavière, par l'Abbé Jean-Marie Curicque (1859)

 

 

 

L'Abbé Jean-Jules-Marie Curicque,

Curé de Haute-Kontz de 1866 à 1892

 

 

 

Marienfloss--parousie.over-blog.fr.jpg

Statue de la Vierge

Sanctuaire de Marienfloss

Sierck-les-Bains (Moselle)

anciennement Sierck-sur-Moselle

 

 

 

"Marienfloss,

source d'eau vive,

d'où jaillit le Rosaire"

 

 

 

Dominique de Trèves (Dominikus von Preußen) (v.1384-1461), chez qui le Cœur de Jésus apparaît comme le centre de la pratique de toutes les vertus. Il écrit : "C'est dans le Cœur très doux de Jésus que nous trouverons la force, la miséricorde, la justice, la paix, la vertu et le salut éternel. C'est de Lui que nous viendront la vie, la consolation, et aussi la lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde, mais surtout celui qui est dans la tribulation et le besoin, et qui recourt à Lui en toute confiance. […] C'est pourquoi vous baiserez fréquemment avec reconnaissance ce Cœur très pieux de Jésus inséparablement uni au Cœur divin, où sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science de Dieu, une image, dis-je, soit de ce Cœur, soit du crucifix. Vous aspirerez sans cesse à le contempler face à face, en lui confiant vos peines ; de là vous attirerez dans votre cœur son esprit et son amour, ses grâces et ses vertus ; à lui vous vous remettrez, dans les biens et dans les maux, en lui vous aurez confiance, à lui vous vous attacherez ; en lui vous habiterez…, afin que lui en retour daigne faire sa demeure en votre cœur ; là enfin vous vous endormirez doucement et reposerez dans la paix. Car quand les cœurs de tous les mortels vous tromperaient ou vous abandonneraient, ce Cœur très fidèle jamais ne vous trompera ni ne vous abandonnera… Vous ne négligerez pas non plus d'honorer dévotement et d'invoquer la glorieuse Mère de Dieu… et très douce Vierge Marie, afin qu'elle daigne vous obtenir du très doux Cœur de son Fils tout ce qui vous sera nécessaire. En retour, vous offrirez tout au Cœur de Jésus par ses mains bénies".

 

 

Benoit-XVI--Basilique-Saint---Paul-hors-les-murs-a-Ro.jpg

 

Voici le texte des 50 clausules de Dominique de Trèves :

 

1. Jésus, conçu de l'Esprit Saint à l'Annonce de l'Ange.

2. Jésus, qui avec toi qui le conçus, visita Sainte Élisabeth.

3. Jésus, que, vierge de corps et d'âme, tu as mis au monde avec joie.

4. Jésus, que tu as allaité de ton sein virginal, adorant en lui ton Créateur.

5. Jésus, que tu as enveloppé de langes et couché dans une crèche.

6. Jésus, que les Anges célébrèrent en chantant le Gloria in excelsis, et les bergers visitèrent à Bethléem.

7. Jésus, qui fut circoncis le huitième jour, et reçut le nom de Jésus.

8. Jésus, que les Mages adorèrent en le comblant de présents.

9. Jésus, porté par toi au Temple et présenté à Dieu, son Père.

10. Jésus, reçu dans les bras du vieux Siméon, et reconnu par la sainte veuve Anne.

11. Jésus, avec lequel tu fuis en Égypte, à cause de la persécution d'Hérode.

12. Jésus, avec lequel tu es retournée sept années après, à ta patrie, avertie par l'Ange.

13. Jésus, perdu à Jérusalem quand il avait douze ans, et retrouvé au Temple par toi après trois jours.

14. Jésus, qui croissait chaque jour en âge et grâce devant Dieu et les hommes.

15. Jésus, que Jean baptisa dans le Jourdain et désigna comme l'Agneau de Dieu.

16. Jésus, qui, ayant jeûné pendant quarante jours dans le désert, triompha des tentations de l'Ennemi.

17. Jésus, qui, après avoir choisi ses disciples, annonça le Règne de Dieu.

18. Jésus, qui ouvrit les yeux des aveugles, guérit les lépreux, releva les paralytiques et délivra les possédés du démon.

19. Jésus, dont les pieds furent baignés de larmes par Marie-Madeleine, séchés de ses cheveux, oints de son parfum.

20. Jésus, qui ressuscita Lazare et d'autres défunts.

21. Jésus, reçu en triomphe par le peuple au jour des Rameaux.

22. Jésus, qui à la dernière Cène institua le sacrement de son Corps et de son Sang.

23. Jésus, qui dans le jardin, après avoir longtemps prié, sua abondamment du sang.

24. Jésus, qui, allant à la rencontre de ses ennemis, se livra volontairement entre leurs mains.

25. Jésus, lié et attaché avec force par les envoyés des Juifs, et conduit ainsi au grand-prêtre.

26. Jésus, qui, accusé faussement, eut la face voilée, fut frappé et couvert de crachats.

27. Jésus, déclaré devant Caïphe et Pilate condamnable au supplice de la croix comme un malfaiteur.

28. Jésus, dépouillé de ses vêtements et flagellé cruellement par ordre de Pilate.

29. Jésus, couronné d'épines, revêtu d'un manteau de pourpre et salué comme un roi de farce par les soldats.

30. Jésus, condamné à une mort infâme et conduit au supplice entre deux larrons.

31. Jésus, cloué sur la croix et abreuvé de fiel et vinaigre.

32. Jésus, qui, priant pour ses bourreaux, dit : "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font."

33. Jésus, qui dit au larron crucifié à sa droite : "En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis."

34. Jésus, qui te dit à toi, sa Mère : "Mère, voici ton fils" ; et à Jean : "Voici ta Mère."

35. Jésus, qui du haut de la croix cria : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?"

36. Jésus, qui dit : "J'ai soif !", et après avoir goûté le vinaigre s'écria : "Tout est accompli."

37. Jésus, qui pour finir clama : "Père, entre tes mains, je remets mon esprit."

38. Jésus, qui pour nous autres, pauvres pécheurs, souffrit une cruelle et douloureuse mort.

39. Jésus, dont le côté transpercé par la lance fit jaillir le Sang et l'Eau pour la rémission de nos fautes.

40. Jésus, dont le sacré Corps descendu de la croix fut déposé dans tes bras selon une pieuse croyance.

41. Jésus, dont le corps enveloppé d'un linceul et parfumé d'aromates fut déposé au sépulcre par des hommes pieux.

42. Jésus, dont le sépulcre fut scellé et que les juifs ont fait gardé.

43. Jésus, dont la sainte âme descendit aux enfers, pour conduire au paradis les saints patriarches.

44. Jésus, qui ressuscita le troisième jour, te remplissant, sa douce Mère, d'une joie ineffable.

45. Jésus, qui après sa Résurrection apparut souvent à ses disciples et amis pour fortifier leur foi.

46. Jésus, qui, en ta présence et celle des saints apôtres, monta au ciel et s'assit à la droite du Père.

47. Jésus, qui, selon sa promesse, envoya sur ses disciples l'Esprit Saint au jour de la Pentecôte.

48. Jésus, qui t'a enfin appelée à lui, sa douce Mère, te plaçant à sa droite et te couronnant de gloire.

49. Jésus, qui veuille bien nous appeler aussi après cette misérable vie, nous ses serviteurs et les tiens, et nous placer dans le Royaume de son Père.

50. Jésus, qui règne avec le Père et le Saint Esprit, et avec toi sa très sainte Mère, triomphant et glorieux pour toujours.

 

 

Notre-Dame-des-Doms-a-Avignon--parousie.over-blog.fr.jpg

Notre-Dame-des-Doms (Avignon)

 

 

 

Sources principales de cet article :

 

Diocèse de Metz, archives

 

http://www.petit-patrimoine.com

 

http://www.chateau-sierck.com

 

http://www.otsierck.com

 

http://nominis.cef.fr

 

http://www.lepaysdesierck.info

 

http://www.siercklesbains.fr

 

http://www.histoire-genealogie.com

 

http://www.certosini.info

 

http://www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com

 

http://abbayes-de-france.asso-web.com

 

http://www.missa.org

 

http://www.academia.edu

 

http://www.patrimoine-histoire.fr

 

 

Vie d'Adolphe d'Essen,parousie.over-blog.fr

Adolf von Essen

 

 

 

"Fater unsēr thu in himilom bist giuuīhit sī namo thīn"

"Père notre toi dans cieux es sanctifié soit nom ton"

 

Extrait du Notre Père

en ancien haut francique rhénan méridional

 

 

Écrits en dialectes franciques

 

 

Dialectes-en-Moselle--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

Notre Père en Francique Luxembourgeois

 

 

 

Le-mecenat-bibliophilique-de-Jean-sans-Peur-et-de-Marguer.jpg

 

 

 

Le mécénat bibliophilique de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière - Delphine Jeannot (résumé de thèse)

 

 

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 09:45

Padre-Pio-Notre-Dame-des-Graces--parousie.over-blog.fr.jpg

Francesco Forgione, "Padre Pio"

Frère Capucin le 22 janvier 1903 à Morcone

Prêtre le 10 août 1910 (Cathédrale de Benevento)

Couvent de San Giovanni Rotondo du 4 septembre 1916 à sa mort

né le 25 mai 1887 à Pietrelcina (Benevento, Campania - Italie)

mort le 23 septembre 1968 à San Giovanni Rotondo (Foggia, Puglia - Italie)

 

 

Blason-San-Giovanni-Rotondo--parousie.over-blog.fr.png 

 

Supplique à Notre-Dame des Grâces

de San Giovanni Rotondo

 

1. Ô Céleste Trésorière de toutes les Grâces, Mère de Dieu et Marie ma Mère, Vous êtes la Fille du Père Éternel, Vous tenez en main Sa Puissance : je Vous en supplie, prenez en pitié mon âme et accordez-moi la grâce que je Vous demande si ardemment.

Je Vous salue, Marie

 

2. Ô Miséricordieuse Dispensatrice des Grâces Divines, Très Sainte Vierge Marie, Vous êtes la Mère de l'Éternel Verbe Incarné qui Vous a couronnée de Son immense Sagesse : regardez la grandeur de ma douleur et accordez-moi la grâce dont j'ai tant besoin.

Je Vous salue, Marie

 

3. Ô Très Aimante Dispensatrice des Grâces Divines, Épouse Immaculée de l'Éternel Esprit Saint, Très Sainte Vierge Marie, qui avez reçu de Lui un Cœur qui prend en pitié les malheurs humains, et qui ne peut s'empêcher de consoler les affligés, hâtez-Vous de Vous occuper de mon âme et accordez-moi la grâce que j'attends avec pleine confiance de Votre immense Bonté.

Je Vous salue, Marie

 

4. Oui, oui, Ô ma Mère, Trésorière de Toutes les Grâces, Refuge des pauvres pécheurs, Consolatrice des affligés, Espérance de ceux qui désespèrent et Aide très puissante des chrétiens, je mets en Vous toute ma confiance et je suis certain que Vous m'obtiendrez de Jésus la grâce que je désire ardemment, si elle doit servir au bien de mon âme.

Salve Regina

 

200 jours d’indulgences à ceux qui réciteront dévotement cette prière, vénérée dans l'église des Frères Mineurs Capucins de San Giovanni Rotondo (Foggia - Italie).

 

† Mgr Andrea Cesarano, Archevêque

Manfredonia, le 25 novembre 1946

 

 

Padre-pio-visitant-le-chantier-du-Sanctuaire-ND-des-Graces.jpg

Le Padre Pio visitant le chantier du

Sanctuaire Notre-Dame des Grâces

à San Giovanni Rotondo

 

 


"Abandonnez-vous totalement sur le Divin Coeur de Jésus

de même qu’un nouveau-né dans les bras de sa mère."

Saint Padre Pio

 

 

 

Notre-Dame-des-Graces--San-Giovanni-Rotondo--parousie.over.jpg

 

 

Le 1er Juillet 1959, Mgr Paolo Carta, Évêque de Foggia, consacra l'église originelle de Sainte Marie des Grâces de San Giovanni Rotondo ("Chiesa di S. Maria delle Grazie"), ainsi que le maître-autel, en la dédiant à Notre-Dame des Grâces ("S. Maria delle Grazie").

Mgr Cirillo Zohrabian, prélat capucin arménien, le même jour, consacra les autels latéraux et ceux se trouvant sur les matroneums.

Le lendemain, le Cardinal Federico Tedeschini couronna le cadre de Notre-Dame des Grâces.

 

 

ND-des-Graces--San-Giovanni-Rotondo--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

« ... Lors de ses funérailles, alors que son cadavre reposait déjà dans la crypte, la foule des fervents se rendit dans le terrain vague, à l’heure habituelle du "signe du mouchoir". Et, après un moment de prière vocale, ils chantèrent des cantiques particulièrement aimés du Padre. Soudain, on entendit des exclamations de joie : le Padre Pio apparaissait, souriant, le visage tourné vers la gauche, sur la vitre de ce qui avait été sa cellule ! On voyait nettement sa bure, jusqu’au ventre, et la cordelière, tels que je les avais vus. Aux cris de Miraculo de la foule, le père gardien du couvent dépêcha un moine sur les lieux. Et ce dernier revint avec l’information incroyable : le Padre apparaissait sur la vitre. Alors, pour donner une bonne leçon de réalisme à tous ceux qu’il pouvait considérer comme des exaltés, des fanatiques, il donna l’ordre d’ouvrir la fenêtre de la cellule du Padre et de tendre un drap blanc. Eh bien ! après un "Ah" de déception de la foule, retentirent soudain des "Oh ! Oh !" joyeux et amusés : la "photo vivante" du Padre apparaissait à la fois sur toutes les vitres de cette façade du couvent de Sainte-Marie-des-Grâces (1). »

 

(1) « Henri Bourdeau, le Dernier des fils du Padre Pio (ms. inédit), p. 18. »

 

Source : « Padre Pio - Le stigmatisé », Yves Chiron, collection Tempus, éditions Perrin (2004), pages 326-327.

 

 

Corps-Padre-Pio-crypte-chiesa-di-S.-Pio-S-G-Rotondo-parousi.jpg

 

 

Châsse du Saint Padre Pio dans la crypte

de l'église inférieure du Sanctuaire de Saint Pio

("Chiesa di Padre Pio", ou "Santuario di San Pio da Pietrelcina")

à San Giovanni Rotondo

 

 

Chasse-Padre-Pio-San-Giovanni-Rotondo-parousie.over-blog.f.jpg

 

 

Le Sanctuaire de Saint Pio ("Santuario di San Pio") est une église de conception moderne, construite en 1994 et inaugurée le 1er juillet 2004. Elle est située à San Giovanni Rotondo, a été commandée par l'Ordre des Frères Mineurs Capucins de la province de Foggia, et conçue par l'architecte italien Renzo Piano.

Elle accueille chaque année des milliers de pèlerins, venant pour honorer la mémoire de Padre Pio de Pietrelcina. L'oeuvre a été presque entièrement financée par les dons des pèlerins.

Avec une surface de 6000 m² , l'église peut contenir 7000 personnes ; elle est l'une des plus grandes églises d'Italie.

Elle a été inaugurée en présence de plus de 30 000 personnes, le 1er juillet 2004, avec une dédicace à Saint Pio de Pietrelcina.

Cette construction contemporaine a suscité de nombreuses critiques, tant par son style qui manquerait de qualité artistique, que par sa taille qui serait plus adaptée à un stade qu'à un lieu de culte, décevant les adeptes d'un édifice plus classique.

 

 

Padre-Pio-celebrant-la-Messe--parousie.over-blog.fr.jpg


 

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Supplica a Maria SS. delle Grazie

che si venera nella Chiesa dei Cappuccini di S. Giovanni Rotondo

 

1. O Celeste Tesoriera di tutte le grazie, Madre di Dio e Madre mia Maria, poiché sei la Figlia Primogenita dell'Eterno Padre e tieni in mano la Sua onnipotenza, muoviti a pietà dell'anima mia e concedimi la grazia di cui fervidamente Ti supplico.

Ave Maria.

 

2. O Misericordiosa Dispensatrice delle grazie divine, Maria Santissima, Tu che sei la Madre dell'Eterno Verbo Incarnato, il quale Ti ha coronata della Sua immensa Sapienza, considera la grandezza del mio dolore e concedimi la grazia di cui ho tanto bisogno.

Ave Maria.

 

3. O Amorosissima Dispensatrice delle grazie divine, Immacolata Sposa dell'Eterno Spirito Santo, Maria Santissima, Tu che da Lui hai ricevuto un cuore che si muove a pietà delle umane aventure e non può restare senza consolare chi soffre, muoviti a pietà dell'anima mia e concedimi la grazia che io aspetto con piena fiducia della Tua immensa bontà.

Ave Maria.

 

4. Si, si, o Madre mia, Tesoriera di tutte le grazie, Rifugio dei poveri peccatori, Consolatrice degli afflitti, Speranza di chi dispera e Aiuto potentissimo dei cristiani, io ripongo in Te ogni mia fiducia e sono sicuro che mi otterrai da Gesù la grazia che tanto disidero, qualora sia per il bene dell'anima mia.

Salve Regina.

 

Si concedono 200 giorni di Indulgenza a chi devotamente reciterà la suddetta preghiera.

 

Manfredonia, 25 novembre 1946. † Andrea Cesarano, Arcivescovo

 

 

Sanctuaire-Notre-Dame-des-Graces--S-G-Rotondo--parousie.ov.jpg

 

Il 1 luglio 1959, Mons. Paolo Carta, Vescovo di Foggia, consacrò la chiesa, insieme con l’altare maggiore, dedicandola a S. Maria delle Grazie. Mons. Cirillo Zohrabian, presule cappuccino armeno, lo stesso giorno, ne consacrò gli altarini laterali e quelli sui matronei. Il giorno dopo, il Card. Federico Tedeschini incoronò il quadro di S. Maria delle Grazie.

 

Chiesa di Padre Pio

 

 

Autel-Notre-Dame-des-Graces-S.G.-Rotondo--parousie.over-bl.JPG

 

 

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 18:55

Vble-Leon-Papin-Dupont--parousie.over-blog.fr.jpg

Léon Papin Dupont

"Mr Dupont"

"Le Saint Homme de Tours"

"L'Apôtre de la Sainte Face de Jésus"

né le 24 janvier 1797 au Lamentin (Martinique)

mort le 18 mars 1876 à Tours (Indre-et-Loire)

 

 

Blason-Martinique--parousie.over-blog.fr.png

 

"Je versais un torrent de larmes

et mon cœur fut inondé de joie."

Léon Papin-Dupont

Première Comunion

 

 

Sainte-Face-Adorable-de-Jesus--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Prière pour la béatification du

Vénérable Léon Papin-Dupont

 

Seigneur Jésus qui, par la dévotion à Votre Sainte Face, avez répandu tant de faveurs sur les corps et les âmes, dans la maison et grâce aux prières de Votre serviteur Léon Dupont ; Vous qui l’avez rendu si admirable par la vivacité de sa Foi et son grand esprit de réparation, accordez-nous que bientôt, par l’autorité de Votre Sainte Église, nous puissions l’invoquer comme bienheureux, afin de développer, par son culte, l’esprit d’apostolat chez les hommes et, chez tous les fidèles, l’amour et la pratique de la réparation.

 

« Notre Père », « Je Vous salue Marie ».

 

Saint-Martin, priez pour nous.

 

 

Diocèse de Tours

 

 

Leon-Dupont.jpg

 

 

Introduction de la cause en béatification :

Oratoire de la Sainte-Face

8, rue Bernard Palissy

37000 Tours

FRANCE

 

 

Oratory of the Holy Face

 

 

Triduum-de-la-Sainte-Face-Oratoire-Tours--parousie.over-blo.jpg

 

Note : Le nouveau Couvent de Tours est chargé, parmi beaucoup d'autres activités, d'animer l'Oratoire de la Sainte-Face. Cet Oratoire fut érigé en 1876 dans la maison de Léon Papin Dupont, le "Saint Homme de Tours", grand dévot de Saint Martin de Tours et de Sainte-Philomène.

Léon Papin Dupont a contribué au renouveau spirituel de la Touraine au milieu du XIXème siècle et a donné une grande impulsion aux pèlerinage martiniens.

Les Frères du Couvent de Tours, fondé en 1222, puis repris le 6 Juillet 1972, ont notamment la charge du Sanctuaire de la Sainte-Face.

L'Oratoire et le Couvent ont été rénovés récemment.

 

 

ST-de-la-Sainte-Face---parousie.over-blog.fr.jpg

 

Archiconfrérie de la Sainte Face de Tours

érigée canoniquement par le Pape Léon XIII

Le 26 avril 1885, Monsieur Louis Martin et toute sa famille :

Marie, Léonie, Céline et Thérèse,

s’étaient inscrits à l’Archiconfrérie de la Sainte Face de Tours

 

 

Jean-Paul-II-blog-Parousie.jpg

 

"La Sainte Face est ma vie"

Bienheureux Gaetano Catanoso

 

 

Positive-et-negatif-Saint-Suaire-de-Turin--parousie.over-b.jpg

Positive et négatif du Saint Suaire de Turin

 

 

 

"Par ma Sainte Face, vous ferez des prodiges."

Jésus à Soeur Marie de Saint Pierre

 

 

 

The-Holy-Man-of-Tours-The-Life-of-Leo-Dupont-Dorothy-Scalla.jpg

 

 

"Personne ne me donne un baiser d'amour sur ma Face,

pour réparer le baiser de Judas ?"

Jésus à Soeur Maria Perina

 

 

 

Dévotion à la Sainte Face de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

 

 

Devotion-Sainte-Face-Jesus-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

Vie de M. Dupont, tome 1 - Abbé Pierre-Désiré Janvier (1882)

 

 

 

Leon-Papin-Dupont-Tours--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

Vie de M. Dupont, tome 2 - Abbé Pierre-Désiré Janvier (1882)

 

 

 

L.-Papin-Dupont--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

The Life of Léon Papin-Dupont, the Holy Man of Tours (1882)

 

 

 

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 11:04

Marie-d-Agreda--parousie.over-blog.fr.jpg

María Coronel y Arana

Madre María de Jesús de Ágreda O.I.C.

Sœur Marie de Jésus, "l'abbesse d'Ágreda"

Fondatrice du Couvent de la Conception d'Agreda

Franciscaine Conceptionniste

(Ordo Immaculatæ Conceptionis, O.I.C.)

née le 2 avril 1602 à Ágreda (Espagne)

morte le 24 mai 1665 à Ágreda

 

Escudo-de-Agreda-blason-Agreda--parousie.over-blog.fr.png

 

Prière à Mère Marie de Jésus d’Agreda

 

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, la vie de Soeur Marie de Jésus de Agreda fut un chant de louange et d'amour à Ta Divinité, un acte continuel d'immolation généreuse pour féconder Ton Église, et un dévouement total à la contemplation du mystère de Marie Immaculée. Parce qu'elle nous sert d'exemple, d’exhortation et de guide, nous te demandons, Seigneur, sa béatification et sa glorification sur la terre. Amen.

V. Prie pour nous, Vénérable Mère Marie de Jésus.

R. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

(Demandez la grâce que vous désirez obtenir)

 

"Notre Père", "Je Vous salue Marie" et "Gloire au Père"

 

Traduit de l’espagnol, le 3 novembre 2012, d’après la prière finale du triduum à la Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agreda.

 

 

Cadre-Marie-d-Agreda-incorrompue---parousie.over-blog.fr.jpg

Corps incorrompu de Marie d'Agreda

Convento de la Concepción (Ágreda)

 

 

 

Prière pour la béatification de la Vénérable

Sœur Marie de Jésus d'Agreda

 

Seigneur et notre Dieu, glorifie sur la terre la Vénérable Sœur Marie de Jésus d'Agreda, par laquelle nous avons découvert les insondables trésors de Grâces accordés à la Mère Immaculée de Ton Fils.

Permets que, comme elle, nous aussi nous allions à Jésus par Marie, et accorde-nous tout ce que nous sollicitons par son intercession. Nous Te le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

 

"Notre Père", "Je Vous salue Marie" et "Gloire au Père"

 

 

Marie-d-Agreda-Convento-Concepcion--parousie.over-blog.fr.JPG

Statue au-dessus du corps incorrompu de la 

Vénérable Marie de Jésus d’Agreda

 

 

 

Vénérable Marie d'Agreda

La Cité Mystique de Dieu

Livre cinquième, deuxième partie, chapitre XI

 

 

CHAPITRE XI. La Très-Pure Marie eut l'intelligence des sept Sacrements que notre Seigneur Jésus-Christ devait instituer, et des cinq Commandements de l'Église.

 

830. Pour achever la beauté et mettre le comble aux richesses de la sainte Église, il fallut que son auteur Jésus-Christ établit dans son sein les sept sacrements comme un dépôt commun où seraient versés les trésors infinis de ses mérites, et où l'auteur même de toutes ces merveilles se trouverait sous les voiles eucharistiques, par un mystérieux mais réel et véritable mode d'assistance, afin que les fidèles se nourrissent de ses biens, et se consolassent par sa présence, qui leur est un gage de la vision dont ils espèrent jouir éternellement face à face. Il fallait aussi, pour la plénitude de la science et de la grâce que l'auguste Marie devait recevoir, que tous ces mystères et tous ces trésors fussent comme enregistrés dans son coeur magnanime, afin qu'autant qu'il se pourrait, toute la loi de grâce y fût mise en dépôt et imprimée, comme elle l'était en son Très-Saint Fils ; car c'est elle qui, en son absence, devait être la Maîtresse de l'Église, et enseigner à ses premiers enfants les dispositions scrupuleuses avec lesquelles on devait vénérer et recevoir tous ces sacrements.

831. Notre grande Dame découvrit tout cela par une nouvelle lumière dans l'intérieur de son Très-Saint Fils, y pénétrant chaque mystère en particulier. En premier lieu, elle connut que la dure loi de la circoncision serait ensevelie avec honneur, et que le très-doux et admirable sacrement du baptême prendrait sa place. Il lui fut manifesté que l'unique matière de ce sacrement serait l'eau élémentaire, et que sa forme consisterait dans les paroles par lesquelles il a été déterminé, avec la spécification des trois personnes divines sous les noms de Père, de Fils, et de Saint-Esprit, afin que les fidèles professassent la foi explicite de la Très-Sainte Trinité. Elle connut la vertu que notre Seigneur Jésus-Christ communiquerait au baptême, elle sut qu'il aurait une efficacité singulière pour purifier entièrement les hommes de tous leurs péchés, et les délivrer des peines qu'ils auraient méritées en les commettant. Elle vit les effets admirables qu'il produirait en tous ceux qui le recevraient, en les régénérant, en les faisant renaître comme enfants adoptifs et héritiers du royaume du Père céleste, en leur donnant par infusion les vertus de foi, d'espérance, de charité et plusieurs autres ; en imprimant par sa vertu dans leurs âmes un caractère surnaturel et spirituel, qui servirait comme d'un sceau royal pour marquer les enfants de la sainte Église ; en un mot, la bienheureuse Marie connut tout ce qui regarde ce sacrement et ses effets. Et aussitôt elle le demanda à son Très-Saint Fils, avec un très-ardent désir de le recevoir au moment convenable : sa Majesté le lui promit, et le lui donna plus tard, comme je le dirai en son lieu.

832. L'auguste Princesse eut la même connaissance du sacrement de confirmation, qui est le second : elle sut qu'on le donnerait dans la sainte Église après le baptême ; parce que celui-ci engendre premièrement les enfants de la grâce, et celui-là leur donne le courage et la force de confesser la sainte foi qu'ils ont reçue dans le baptême, leur augmente la première grâce, et leur en ajoute une particulière pour sa propre fin. Elle connut la matière, la forme, les ministres, les effets spirituels de ce sacrement, et le caractère qu'il imprime dans l'âme ; elle comprit que le chrême composé d'huile et de baume qui en fait la matière, représente la lumière des bonnes oeuvres, et la bonne odeur de Jésus-Christ (1), que les fidèles répandent par ces mêmes oeuvres en le confessant ; et que c'est aussi ce que signifient les paroles qui en constituent la forme, chaque chose en sa manière. Dans la perception de toutes ces notions, notre grande Reine faisait des actes sublimes de louange et de gratitude, qu'elle accompagnait de ferventes prières qui partaient du fond de son coeur, afin que tous les hommes vinssent puiser de l'eau de ces fontaines du Sauveur (2), et jouissent de tant de trésors incomparables, en le connaissant et le confessant pour leur Dieu véritable et pour leur Rédempteur. Elle pleurait amèrement la perte lamentable de tant de personnes qui, à la vue de l'Évangile, seraient privées par leurs péchés de tant de remèdes efficaces.

833. Quant su troisième sacrement, qui est la pénitence, notre divine Dame apprécia la convenance et la nécessité de ce moyen pour rétablir les âmes en la grâce et en l'amitié de Dieu, attendu la fragilité humaine, par laquelle on perd si souvent ce trésor inestimable. Elle connut les parties et les ministres que ce sacrement aurait, la facilité avec laquelle les enfants de l'Église pourraient en user, et les effets admirables qu'il produirait. Et pour témoigner sa reconnaissance de ce qui lui avait été découvert de ce bienfait, elle rendit, comme Mère de miséricorde et des fidèles ses enfants, de singulières actions de grâces au Seigneur, avec une joie incroyable de voir un remède si facile pour des maladies aussi fréquentes que les péchés ordinaires des hommes. Elle se prosterna, et au nom de l'Église elle reconnut et honora le saint tribunal de la confession, où le Seigneur avait résolu et ordonné dans sa clémence ineffable, que l'on terminerait une cause aussi importante pour les âmes, que le sont la justification et la vie, ou la condamnation et la mort éternelle, et laisse en conséquence aux prêtres le pouvoir d'accorder ou de refuser l'absolution des péchés (3).

834. Notre très-prudente Reine fut ensuite initiée à une connaissance toute particulière du sublime mystère et auguste sacrement de l'Eucharistie ; et dans cette merveille, elle pénétra profondément plus de secrets que les plus hauts séraphins, car elle y sut la manière surnaturelle en laquelle l'humanité et la divinité de son très saint Fils seraient sous les espèces du pain et du vin ; la vertu des paroles, pour consacrer son corps et son sang par le changement d'une substance en une autre ; le maintien des accidents en l'absence du sujet ; la simultanéité de la présence de son adorable Fils en tant d'endroits différents ; l'institution de l'auguste mystère de la messe pour le consacrer et l'offrir en sacrifice au Père éternel jusqu'à la fin des siècles ; le culte d'adoration et les hommages que la sainte Église catholique lui rendait dans un très-grand nombre de temples par tout le monde ; les favorables effets que cet adorable sacrement produirait en ceux qui, quoique plus ou moins bien disposés, le recevraient dignement, et combien ces effets seraient formidables pour ceux qui l'auraient reçu indignement. Elle connut aussi la foi avec laquelle les catholiques accueilleraient cet incomparable bienfait, et les erreurs que les hérétiques y opposeraient, et surtout l'amour immense avec lequel son Très-Saint Fils avait résolu de se donner en aliment de vie éternelle à chacun des mortels.

835. Toutes ces révélations et plusieurs autres fort relevées que la Reine du ciel eut sur le plus auguste des sacrements, allumèrent dans son chaste cœur de nouveaux brasiers d'amour dont l'ardeur dépasse l'intelligence humaine, et quoiqu'elle fit de nouveaux cantiques pour chacun des articles de foi et des autres sacrements qui lui avaient été manifestés, elle épancha encore plus largement son cœur sur ce grand mystère de l'Eucharistie ; de sorte que, se prosternant, elle redoubla ses effusions d'amour, ses hymnes de louange, ses témoignages d'humble vénération pour mieux reconnaître un si haut bienfait, et en même temps ses gémissements et les marques de sa douleur, à cause de ceux qui n'en profiteraient pas et qui s'en serviraient pour leur propre damnation. Elle eut des désirs si véhéments de voir l'institution de cet adorable sacrement, que si la force du Très-Haut ne l'eût soutenue, l'ardeur de ses sentiments aurait consumé sa vie naturelle, quoique la présence de son Très-Saint Fils la prolongeât et l'entretînt jusqu'au temps marqué, en étanchant quelque peu sa soif brûlante. Mais dès lors elle commença à s'y préparer, et demanda d'avance à sa Majesté la communion de son corps eucharistique pour le moment où en aurait lieu la consécration ; et dans cette occasion elle lui dit : « Mon souverain Seigneur et vie véritable de mon âme, pourrai-je mériter de vous recevoir dans mon sein, moi qui ne suis qu'un petit vermisseau et que l'opprobre des hommes ? Serai-je assez heureuse que de vous recevoir de nouveau dans mon corps et dans mon âme ? Est-il possible que mon cœur vous serve encore de demeure et de tabernacle, où vous reposerez, et où nous jouirons, moi, de vos doux embrassements, et vous, mon bien-aimé, de ceux de votre servante ? »

836. Notre divin Maître lui répondit : « Ma Mère et ma Colombe, vous me recevrez plusieurs fois sous les espèces sacramentelles, et vous goûterez cette consolation après ma mort et mon ascension, car je ferai mon habitation continuelle dans l'asile de votre très-chaste et très-amoureux coeur, que j'ai choisi pour ma demeure privilégiée et pour le lieu de mes complaisances. » À cette promesse du Seigneur, la grande Reine s'humilia de nouveau, et, baisant la poussière, elle en rendit des actions de grâces si ferventes, qu'elle causa de l’admiration à toute la cour céleste. Dès lors elle résolut de diriger toutes ses affections et toutes ses œuvres à cette fin de se préparer et de se disposer à recevoir à l'époque fixée la sainte communion de son Fils sous la forme sacramentelle ; de sorte qu'à partir de ce moment elle n'oublia ni n'interrompit jamais cette application des actes de sa volonté. Sa mémoire était (ainsi que je l'ai dit ailleurs) sûre et constante, comme aux esprits angéliques, et sa science était beaucoup plus sublime que la leur, et comme elle se souvenait toujours de ce mystère aussi bien que des autres, elle ne cessait d'agir d'après les pensées qui lui étaient toujours présentes. Elle supplia en outre instamment le Seigneur de donner la lumière aux mortels pour connaître et révérer cet auguste sacrement, et pour le recevoir dignement. Si nous parvenons quelquefois à le recevoir avec les dispositions convenables (veuille le Seigneur que ce soit toujours !), après l'obligation que nous en avons aux mérites de notre Rédempteur Jésus-Christ, qui est la source de toutes les grâces que nous recevons, nous devons cette faveur aux larmes et aux prières de sa Très-Sainte Mère, qui nous l'ont procurée. Et si quelqu'un pousse la témérité et l'audace jusqu'à oser le recevoir en mauvais état, il doit savoir qu'outre l'injure sacrilège dont il se rend coupable contre son Dieu et son Sauveur, il offense aussi sa Très-Pure Mère, parce qu'il méprise et qu'il perd en même temps les fruits de son amour, de ses désirs charitables, de ses prières, de ses larmes et de ses soupirs. Tâchons donc d'éviter un crime si horrible.

837. Dans le cinquième sacrement de l'extrême-onction, notre incomparable Reine eut connaissance de la fin merveilleuse pour laquelle le Seigneur l'instituait, de sa matière, de sa forme et de son ministre. Elle apprit que la matière serait l'huile d'olive bénite, comme étant le symbole de la miséricorde ; la forme, une prière accompagnant l'onction des sens par lesquels nous avons péché, et que le ministre serait le seul prêtre, à l'exclusion de tous autres. Elle connut les fins et les effets de ce sacrement, destiné à secourir les fidèles dangereusement malades et aux approches de la mort, contre les embûches et les tentations du démon, qui sont terribles et multipliées dans ces derniers moments ; aussi l'extrême-onction communique-t-elle à celui qui la reçoit dignement la grâce pour recouvrer les forces spirituelles, affaiblies par les péchés qu'il a commis, et contribue-t-elle même à soulager ou à guérir les maux de son corps si la santé lui est avantageuse. Ce sacrement porte encore intérieurement le malade à une nouvelle dévotion et à des désirs ardents de voir Dieu, lui ménage le pardon des péchés véniels et de certains restes et effets des péchés mortels, et enfin marque son corps, non point d'un caractère ineffaçable, mais d'un signe apparent et comme d'un sceau, afin que le démon craigne de s'en approcher comme d'un tabernacle où le Seigneur a résidé par la grâce sacramentelle. Tel est le privilège en vertu duquel Lucifer est privé dans ce sacrement du pouvoir et du droit qu'il avait acquis sur nous par les péchés originel, et actuels ; afin que le corps du juste, marqué et embaumé par ce même sacrement, soit réuni un jour à son âme, ressuscite et jouisse de Dieu en cette même âme. Notre très-charitable Mère et Maîtresse connut tout cela, et en rendit des actions de grâces au nom des fidèles.

838. Touchant le sacrement de l'ordre, qui est le sixième, elle vit comment la providence de son Très-Saint Fils, l'habile Architecte de la grâce et de l'Église, établissait en cette même Église des ministres assez enrichis par les sacrements qu'il instituait, pour pouvoir sanctifier le corps mystique des fidèles et consacrer le corps et le sang de cet adorable Seigneur, et comment, afin de les élever à cette dignité, qui les mettrait au-dessus de tous les autres hommes et des anges mêmes, il établissait un autre nouveau sacrement de l'ordre et de consécration. Cette vue lui inspira un si grand respect pour les prêtres à cause de leur dignité, qu'elle commença dès lors à les honorer avec une profonde humilité, et à prier le Très-Haut de les rendre de dignes ministres et très-capables de leur office, et de porter les autres fidèles à les révérer. Elle pleura les offenses que les uns et les autres commettraient contre Dieu ; mais comme j'ai parlé, ailleurs de la grande vénération que notre auguste Reine avait pour les prêtres, et que j'en dois dire encore davantage dans la suite de cette histoire, je ne m'y arrête pas maintenant. La sainte Vierge eut une connaissance distincte de toutes les autres choses qui regardent ce sacrement, comme de ses effets et des ministres qu'il aurait.

839. À propos du sacrement de mariage, le septième et dernier, notre illustre Dame fut aussi informée des hautes fins que le Rédempteur du monde eut en instituant un sacrement par lequel serait bénie et sanctifiée, dans la loi évangélique, la propagation des fidèles, et serait symbolisé avec plus d'efficacité qu'auparavant le mystère du mariage spirituel de ce même Seigneur avec la sainte Église (4). Elle apprit comment ce sacrement devait être perpétué, sa forme, sa matière, et les grands biens qui en reviendraient aux enfants de l'Église ; aussi bien que tout le reste qui regarde ses effets, le besoin qu'on en avait, et la vertu qu'il renferme ; elle fit en conséquence des cantiques de louange et des actes de reconnaissance au nom des catholiques qui recevraient ce bienfait. Ensuite elle connut les saintes cérémonies dont l'église se servirait dans les temps à venir pour le culte divin et pour l'ordre des bonnes moeurs. Elle connut aussi toutes les lois qu'elle établirait dans ce but, entre autres les cinq commandements : savoir, d'ouïr la messe les jours de fête, de confesser ses péchés au temps prescrit, de recevoir le Très-Saint corps de Jésus-Christ dans l'eucharistie, de jeûner les jours qui sont marqués, de payer les dîmes et les prémices des fruits que le Seigneur fait croître sur la terre.

840. L'auguste Marie découvrit les hautes et mystérieuses raisons qui justifiaient ces préceptes ecclésiastiques, les effets qu'ils produiraient dans les fidèles, et le besoin que la nouvelle Église en aurait, afin que ses enfants observant le premier de tous ces commandements, eussent des jours destinés pour s'occuper de Dieu, et assister au Très-Saint sacrifice de la messe, qui serait offert pour les vivants et pour les morts ; qu'ils renouvelassent en cet auguste mystère la profession de leur foi et la mémoire de la passion et de la mort de Jésus-Christ, par lesquelles nous avons été rachetés ; qu'ils coopérassent en la manière possible à la grandeur et à l'offrande de ce souverain sacrifice ; et qu'ils y participassent à tous les fruits que la sainte Église en reçoit. Elle comprit aussi combien il nous importait de ne pas négliger de recouvrer la grâce et l'amitié de Dieu par le moyen de la confession sacramentale, et de nous confirmer dans cette amitié par la Très-Sainte communion : car outre le danger où l'on s'expose, et le dommage que l'on souffre en retardant l'usage de ces deux sacrements, on fait une autre injure à leur auteur, parce qu'on résiste à ses désirs et à l'amour avec lequel il les a institués pour notre salut ; et comme cette négligence suppose nécessairement un grand mépris tacite ou manifeste, les personnes qui y tombent offensent grièvement le Seigneur.

841. Elle eut une égale connaissance des deux derniers préceptes, qui ordonnent de jeûner et de payer les dîmes, sachant combien il était important que les enfants de la sainte Église travaillassent à vaincre les ennemis qui peuvent les empêcher de faire leur salut, comme il arrive à tant d'infortunés, à tant d'imprudents, parce qu'ils ne mortifient et ne domptent pas leurs passions, qui sont d'ordinaire excitées par le vice de la chair ; et celui-ci est mortifié par le jeûne, dont le Maître de la vie nous a donné particulièrement l'exemple, quoiqu'il n'eût pas à vaincre comme nous la concupiscence rebelle. Pour ce qui regarde les dîmes, elle découvrit que c'était un ordre spécial du Seigneur, que les enfants de l'Église lui payassent ce tribut des biens de la terre, qu'ils le reconnussent pour le suprême Seigneur et créateur de l'univers, et le remerciassent des fruits que sa providence leur donnait pour la conservation de leur vie ; enfin que ces dîmes ayant été offertes à sa divine Majesté, servissent à la subsistance et au profit des prêtres et des ministres de l'Église, afin qu'ils fussent plus reconnaissants au Seigneur, à la table duquel ils reçoivent une si abondante nourriture, et qu'ils connussent par là l'obligation qu'ils ont de s'occuper continuellement du salut et des besoins spirituels des fidèles, puisqu'ils ne tirent leur entretien de la sueur du peuple que pour consacrer toute leur vie au culte divin et à l'utilité de la sainte Église.

842. J'ai dû beaucoup me restreindre dans cette succincte exposition des profonds et sublimes mystères qui furent opérés dans le coeur magnanime de notre grande Reine, par la connaissance que le Très-Haut lui donna de la nouvelle loi et de l'Église évangélique. C'est la crainte qui m'a empêchée de m'étendre davantage, et surtout celle que j'avais de ne pas bien exprimer ce qui m'en a été manifesté ; les lumières de la sainte croyance que nous professons, accompagnées de la prudence et de la piété chrétienne, dirigeront les âmes catholiques qui s'appliqueront attentivement à la respectueuse méditation de sacrements si augustes, et qui sauront considérer avec une vive foi l'accord merveilleux des lois, des sacrements, de la doctrine et de tant de mystères que l'Église catholique renferme, dont elle s'est servie admirablement pour sa conduite dès son origine, et dont elle se servira jusqu'à la fin du monde sans que rien puisse l'ébranler. Tout cela se trouva uni d'une manière ineffable dans l'intérieur de notre Princesse, et ce fut là que le Rédempteur du monde s'essaya pour ainsi dire à établir la sainte Église, en en modelant par avance toutes les parties en sa Très-Pure Mère, afin qu’elle fut la première à jouir de ses trésors avec surabondance, et que dans cette jouissance elle opérât, aimât, crût, espérât et rendît des actions de grâces au nom de tous les autres mortels, et qu'elle pleurât en même temps leurs péchés, pour que le genre humain ne fût point privé du torrent de tant de miséricordes. Ainsi cette incomparable Dame devait être comme le registre public où tout ce que Dieu opérerait pour la rédemption des hommes serait écrit, et lui-même allait se trouver comme obligé de l'accomplir, en la prenant pour coadjutrice, et en gravant dans son coeur le mémorial des merveilles qu'il voulait opérer.

 

Instruction que j'ai reçue de la Reine du ciel.

842. Ma fille, je vous ai représenté plusieurs fois combien est injurieux au Très-Haut, et funeste à tous les mortels, le mépris qu'ils font des oeuvres mystérieuses et admirables que sa divine clémence a disposées pour leur salut. Mon amour maternel me porte à vous rappeler en quelques mots ce souvenir, et la douleur d'un oubli si déplorable. Où est le jugement des hommes qui méprisent si imprudemment leur salut éternel et la gloire de leur Créateur et Rédempteur ? Les portes de la grâce et de la gloire sont ouvertes ; et non-seulement ils ne veulent point y entrer, mais la vie et la lumière sortant pour les prévenir, ils ferment les leurs, afin qu'elles n'entrent point dans leurs coeurs remplis des ténèbres de la mort. O pécheur, que ta cruauté envers toi-même est barbare, puisque ta maladie étant mortelle et la plus dangereuse de toutes, tu ne veux pas recevoir le remède que l'on t'offre si généreusement ! Quel serait le mort qui ne se crût pas fort obligé à celui qui lui aurait rendu la vie ? Où est le malade qui ne remerciât le médecin qui l'aurait tiré d'une grave maladie ? Or si les enfants des hommes sentent cela, et savent témoigner leur reconnaissance à un mortel qui leur rend une santé et une vie qu'ils doivent bientôt perdre, et qui ne servent qu'à les remettre dans de nouveaux dangers et dans de nouvelles afflictions, comment sont-ils si insensés et si endurcis, que de ne montrer que de l'ingratitude à Dieu, qui leur donne le salut et la vie du repos éternel, et qui veut les délivrer des peines qui ne finiront jamais, et qu'on ne saurait dépeindre ?

844. O ma très-chère fille, comment puis-je reconnaître pour enfants ceux qui méprisent de la sorte mon bien-aimé Fils et Seigneur, et qui font si peu de cas de sa bonté libérale ? Les anges et les saints la proclament dans le ciel, et sont surpris de la noire ingratitude et de l'effroyable témérité des vivants ; de sorte que l'équité de la divine justice se justifie en la présence de ces esprits bienheureux. Je vous ai découvert beaucoup de ces secrets dans cette histoire, et je vous en dis plus maintenant, afin que vous m'imitiez dans les larmes si amères que j'ai versées sur ce terrible malheur, par lequel Dieu a été et est encore grièvement offensé, et qu'en pleurant les injures qu'on lui fait, vous tâchiez autant qu'il vous sera possible de les empêcher et de les éviter. Je veux que vous ne laissiez passer aucun jour sans rendre d'humbles actions de grâces à sa divine Majesté de ce qu'elle a institué les sacrements, et de ce qu'elle souffre le mauvais usage que les méchants en font. Recevez-les avec un profond respect, et avec une foi et une espérance ferme ; et comme vous sentez un attrait particulier pour le sacrement de la pénitence, faites en sorte de vous en approcher avec les dispositions que la sainte Église et ses docteurs recommandent pour le recevoir avec fruit. Fréquentez-le tous les jours avec un coeur humble et reconnaissant, et toutes les fois que vous aurez quelque faute à vous reprocher, ne différez pas le remède de ce sacrement. Lavez et purifiez votre âme, car ce serait une négligence horrible de la voir souillée du péché, et de la laisser longtemps ou même un seul instant dans cette difformité.

815. Je veux surtout que vous sachiez l'indignation du Dieu tout-puissant (quoique vous ne puissiez pas vous en faire une juste idée) contre ceux qui dans leur folle témérité ont l'imprudence de recevoir indignement ces sacrements, et même le Très-Auguste sacrement de l'autel. O âme ! combien est affreux ce péché devant Dieu et devant les saints ! Et ce ne sont pas seulement les communions indignes, mais encore les irrévérences que l'on commet dans les églises et en sa divine présence. Comment certains enfants de l'Église peuvent-ils dire qu'ils croient cette vérité et qu'ils la révèrent, si, Jésus-Christ se trouvant dans le saint sacrement en tant d'endroits, non-seulement ils ne se mettent pas en peine de l'aller visiter et honorer ; mais qu'ils commettent en sa présence des sacrilèges tels que les païens ne les oseraient pas commettre dans les temples de leurs idoles ? C'est ici un sujet sur lequel il faudrait donner plusieurs avis et écrire plusieurs livres ; je vous avertis, ma fille, que les hommes irritent beaucoup la justice du Seigneur dans le siècle présent, et qu'ils empêchent par là que je ne leur apprenne ce que ma pitié souhaiterait leur apprendre pour leur remède. Mais ce qu'ils doivent savoir maintenant, c'est que son jugement, sera formidable et sans miséricorde, comme envers des serviteurs méchants et infidèles condamnés par leur propre bouche (5). C'est ce que vous pourrez dire à tous ceux qui voudront vous entendre, en leur conseillant d'aller au moins chaque jour dans une église pour y adorer Dieu dans le saint Sacrement, et d'assister autant que possible à la messe avec beaucoup de respect, car les hommes ne savent pas ce qu'ils perdent par leur négligence.

 

(1) 2 Corinthiens 2 : 15

(2) Ésaïe 12 : 3

(3) Matthieu 18 : 18

(4) Éphésiens 5 : 32

(5) Luc 19 : 22

 

 

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Couvent des Conceptionnistes à Ágreda

 

 

 

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Oraciones a la Madre Ágreda

mariadeagreda.org

 

 

ORACIÓN PARA PEDIR LA PRONTA BEATIFICACIÓN

DE SOR MARÍA DE JESÚS DE ÁGREDA

 

Señor y Dios nuestro, glorifica en la tierra a la Venerable Madre Sor María de Jesús de Ágreda, por cuyo medio descubrimos los insondables tesoros de gracias concedidos a la Inmaculada Madre de tu Hijo; concédenos que como ella, también nosotros vayamos a Jesús por María y cuanto te solicitamos por su intercesión. Te lo pedimos por Jesucristo nuestro Señor. Amén.

 

(Padrenuestro, Avemaría y Gloria)

 

 

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TRIDUO A LA VENERABLE MADRE

SOR MARÍA DE JESÚS DE ÁGREDA

 

Por la Señal

Acto de Contrición

 

Oración para todos los días

Señor, que nos dijiste por medio de Sor María de Jesús de Agreda: Pobres, desvalidos, pecadores, grandes, pequeños, enfermos y todos los hijos de Adán, venid por vuestro remedio a mi liberal e infinita providencia, por la intercesión de la que dio carne humana al Verbo, ya que sola esta intercesión es poderosa para solicitar vuestro remedio y alcanzarlo. Concédenos las gracias que hoy te pedimos, para emplearnos enteramente en tu santo servicio. Por Jesucristo, nuestro Señor. Amén.

 

Día primero

Santísima Virgen María, Sor María de Jesús escribió cosas grandes de Ti. Con sus mismas palabras, te suplicamos: Tú quieres y me mandas que te imite; estampa y graba en mí tu viva imagen. Tú sembraste la semilla santa de tu devoción en mi terreno corazón; guárdala y foméntala, Madre, Señora y Dueña mía, para que dé fruto centésimo. Encamíname hasta el fin, mándame como Reina, enséñame como Maestra y corrígeme como Madre. Amén.

 

Oración Final

Santísima Trinidad, Padre, Hijo, y Espíritu Santo, la vida de Sor María de Jesús de Agreda fue un canto de alabanza y amor a tu Divinidad, un acto continuo de inmolación generosa para fecundar tu Iglesia, y una dedicación total a la contemplación del misterio de María Inmaculada. Porque nos sirve de ejemplo, de estímulo y de guía, te pedimos, Señor, su beatificación y glorificación en la tierra. Amén.

V/: Ruega por nosotros, Venerable Madre Sor María de Jesús.

R/: Para que seamos dignos de alcanzar las promesas de Jesucristo.

 

(Pídase la gracia que se desee obtener)

 

Pater, Ave y Gloria

 

 

Día Segundo

El principio y Oración Final, como en el Día Primero.

 

ORACIÓN

Santísima Virgen María, que dijiste a Sor María de Jesús de Agreda, y nos dices también a nosotros: Tengo por mía esta Iglesia; el Muy Alto me mandó que cuidase de ella como Madre y Señora. Tú ámala también, respétala y estímala con todo tu corazón, goza de sus tesoros, logra las riquezas del cielo que con su mismo Autor están depositadas en la Iglesia. Procura unirla contigo, y a ti con ella. Por esta Iglesia santa quiero que trabajes siempre. Haz, Señora nuestra, que nos sintamos y obremos siempre como Iglesia que somos, y nos consuma el celo por la salvación de las almas, que tuvo la Venerable Madre. Amén.

 

 

Día Tercero

El principio y Oración Final, como en el Día Primero.

 

ORACIÓN

Santísima Virgen María, nos alegran y celebramos los dones y carismas que depositaste en el alma de Sor María de Jesús, y que adivinamos en estas sus palabras: Obró en mí la fuerte y suave fuerza de la sabiduría, manifestóme lo más oculto y a la ciencia humana más incierto. Púsome delante de los ojos a Ti, oh imagen especiosa de la divinidad y Ciudad Mística de su habitación, para que, en la noche y tinieblas de esta mortal vida, me guiases como estrella, me alumbrases como luna de la inmensa luz, y yo te siguiese como a Capitana, te amase como a Madre, te obedeciese como a Señora, te oyese como a Maestra y en Ti, como en espejo inmaculado y puro, me mirase. Danos, Señora nuestra, esos mismos sentimientos y deseos de la Sabiduría Infinita que es Cristo, y el amor hacia Ti que alimentó la preciosa vida de tu Sierva. Amén.

 

Con licencia eclesial

(Para uso privado)

 

 

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NOVENA PARA OBTENER GRACIAS

POR INTERCESIÓN DE LA VENERABLE

MADRE SOR MARÍA DE JESÚS DE ÁGREDA

(Para uso privado)

 

 

Oración preparatoria para todos los días

¡Oh Virgen Inmaculada, santuario de la divina Trinidad! Tú eres la reina y madre de todos los santos. Tú eres el ejemplar en el cual, por obra del Padre, del Verbo y del Espíritu Santo, todos los santos son contemplados amorosamente en el interior más hondo del ser divino. Tu Concepción Inmaculada, largos siglos sólo parcialmente revelada a la Iglesia, fue por fin, manifestada en todo su esplendor por una hija especialmente llamada a esta misión. Madre Inmaculada, tú eres junto con Jesús toda la razón de ser de la santidad extraordinaria y la sublime misión de la Ven. Sor María de Jesús de Agreda. A ti vengo en los días de esta novena a llenarme de lo que llenaba tu alma, a caminar siguiendo -¡aunque de lejos, muy de lejos!- tus huellas admirables. ¿Por qué has querido que un día cualquiera de mi vida llegase a conocerte? ¿Por qué has querido ponerme en contacto con tu vida? ¿Para qué has suscitado en mi interior esta inexplicable querencia por tu persona, tu obra, tu misión? Aunque nada entienda de lo que en mi vida sucede con tu persona, hoy me pongo ante tus plantas para iniciar esta novena. No sé a ciencia cierta lo que voy a pedirte, ni lo que voy a decirte, ni lo que de esta novena voy a obtener de ti. Sólo me siento impulsado/a a empezar estos nueves días de intimidad contigo en la Trinidad, por medio de tu Madre y Madre mía Inmaculada, la Virgen María. Tú que has hecho brotar en mi alma el deseo de comenzar esta novena, haz que sea constante para terminarla, y concédeme aquellas gracias para mí desconocidas, para cuya concesión tú me has inspirado para que comenzara tan inexplicablemente esta Novena en tu honor y en honor de la Virgen Inmaculada y de toda la Trinidad.

 

 

Oración final para cada día

¡Oh Santa Trinidad que os complacisteis en otorgar las más grandes muestras de gracia y de bondad para con vuestra fiel servidora la Ven. Sor María! Os doy las más rendidas gracias por los beneficios con que la distinguisteis a lo largo de su vida, y los prodigios con que habéis manifestado su santidad después de la muerte. También yo quiero beneficiarme de esa predilección vuestra con la admirable virgen de Agreda. Otorgadme también a mí la gracia de llegar a aquel grado de gracia y santidad a que me habéis predestinado. Que mis pecados y continuas infidelidades no impidan la realización de vuestros maravillosos designios sobre mi vida. Perdonad todos los pecados que he cometido a lo largo de mi vida, y concededme la gracia de que esta novena me ayude para la consecución de la eterna felicidad en el cielo. Amén.

 

 

Día Primero: El misterio del Padre

¡Padre que estás en el cielo! Tú fuiste el que desde toda la eternidad, en tu Hijo el Verbo igual a ti en esencia y atributos, escogiste a Sor María de Agreda para hacer en ella la más fiel reproducción de la imagen de la Virgen María. Tú la llamaste para ser la gran apóstol y doctora de la Inmaculada. Con gran fidelidad pasó toda su santa vida empleada en el cumplimiento de su difícil misión. A ti te rindo las más sinceras gracias por las maravillas que llevaste a cabo en la admirable vida de esta tu humilde hija. Dígnate ahora premiar los servicios prestados en tu servicio concediéndomela gracia de una vida santa, y otorgando a ella la glorificación en la tierra a que su santa vida la hizo acreedora.

(Tres Glorias a la Trinidad, y Siete Avemarías a la Virgen).

 

 

Día Segundo: El Hijo Eterno de Dios

¡Oh Verbo de Dios! que fuiste ejemplar perfecto en que el Padre predestinó a la gloria a tu hija bienamada Sor María de Jesús. Tú quisiste hacer de ella la gran escritora de los misterios de tu vida y de la vida de tu Santísima Madre. Para la realización de esta misión la llenaste de las más excelentes gracias y privilegios. Toda su vida fue un ejercicio continuo de virtudes las más perfectas. Por el mérito de su vida, te pido para mí y para todos los fieles cristianos, la gracia de conocer perfectamente el misterio de tu vida que se contiene en los Santos Evangelios, y de poner en práctica esas admirables enseñanzas. Dame el perdón del descuido con que hasta el presente he tenido la doctrina admirable de tu Evangelio. Dame la gracia de una conversión interior, perfecta, y a tu predilecta sierva concédele la gloria de los altares. Amén.

(Tres Glorias a la Trinidad, y Siete Avemarías a la Virgen).

 

 

Día Tercero: El Espíritu Santo

¡Oh Santo y Divino Espíritu! Tú, por tus dones maravillosos y por tus frutos santificaste de modo maravilloso a tu generosa servidora Sor María de Jesús. Tú realizaste en ella los admirables planes del Padre y del Verbo. Tú fuiste quien llenó su vida de santidad extraordinaria y de virtudes perfectas. Yo te doy gracias por el portento de santidad que formaste en tu generosa servidora. Por esta fuerza eficaz tuya con que así la santificaste, yo te doy las más rendidas gracias; te glorifico y te bendigo en la unidad de la naturaleza con el Padre y el Hijo. Por esos grandes misterios te pido, para mí y para todos los hombres, una perfecta santidad de vida, y para la sierva tuya Sor María de Jesús, la glorificación aquí en la tierra.

(Tres Glorias a la Trinidad, y Siete Avemarías a la Virgen).

 

 

Día Cuarto: La Virgen Inmaculada

¡Virgen santísima, Madre de Dios Inmaculada! Tú fuiste la que llamaste a la Venerable Sor María Jesús a la Orden de tu Concepción. Tú la preparaste para vivir en el monasterio prodigiosamente revelado a su madre Catalina, edificado en su propia casa paterna. Desde muy joven la llevaste por el camino del recogimiento perfecto, la abstracción de todo lo creado, la vida mística más elevada y semejante al cielo en la tierra. Tú la elegiste para revelar al mundo tu vida misteriosa, escribir el relato de tu existencia singular, y extender por todo el mundo el conocimiento y veneración de tu gran privilegio de Madre Inmaculada. ¡Cómo no darte gracias por la ejecución tan perfecta de tu plan en esta fiel hija tuya!. Por esa obra perfecta que tú realizaste en su existencia terrestre te pido para mí y para toda la Iglesia un amor grandísimo al misterio de tu Concepción Inmaculada. Te pido también para tu discípula admirable, el favor de una pronta glorificación ante los fieles de tu santa Iglesia, de la que eres Madre perfectísima.

(Tres Glorias a la Trinidad, Y Siete Avemarías a la Virgen).

 

 

Día Quinto: San José

¡Glorioso Patriarca San José! Tú fuiste admirable en la vida de Sor María de Jesús llevándola al conocimiento del misterio escondido en la persona de tu esposa Mana y de tu Hijo Jesús. Tú la acompañaste por los difíciles caminos de la santidad para que no se desviara, antes bien, caminara por las vías de la más elevada vida interior sin tropiezos y en perfecta obediencia a sus directores espirituales. De ti escribió ella maravillosas páginas en su gran Mística Ciudad de Dios. No puedo menos de agradecerte por la singular providencia con que siempre la llevaste por el camino de la vida santa. Por eso te pido para mí y para toda la Iglesia, el don de una asimilación perfecta de los misterios divinos de la vida de Jesús y de María; la gracia de una santa muerte; el don de la oración y de la perfecta interioridad. Para tu dócil sierva te pido la gloria de los altares, superadas las dificultades que al presente se oponen a esa glorificación.

(Tres Glorias a la Trinidad, y Siete Avemarías a la Virgen).

 

 

Día Sexto: San Miguel Arcángel

¡Santo y glorioso Arcángel, príncipe de las milicias celestes! Grande fue el amor y veneración con que te trató durante toda su vida la Ven. Sor María de Jesús. Tú le revelaste los misterios del mundo invisible. Tú la protegiste contra las innumerables asechanzas que amenazaban su vida extraordinaria. A ti se te debe el que esta extraordinaria mujer, en su fragilidad femenina, diera muestras de un temple superior de carácter, de inteligencia superior a las normales condiciones humanas, y una familiaridad con el mundo invisible que ha hecho de ellas una de las más grandes espirituales de la historia. Te doy gracias de todo corazón por el cuidado singular con que velaste por ella. Por eso me dirijo a ti con grande confianza para que me otorgues a mí y a todos los hombres una devoción grande a la Virgen Inmaculada y los ángeles que la sirven. Concede también a tu admirable protegida, la gloria de su exaltación a los ojos de los hombres en el seno de la Iglesia de Dios.

(Tres Glorias a la Trinidad, y Siete Avemarías a la Virgen).

 

 

Día Séptimo: Los Santos Ángeles

Cosas admirables y llenas de sabiduría divina escribió de vosotros la Ven. Sor María de Jesús. Secretos escondidos le revelasteis sobre la vida de Jesús y de María. Siempre la protegisteis, como ella relató que protegíais a Jesús y María en el curso de su humilde vida terrestre. En todas las páginas de su obra estáis presentes, desde la predestinación de María, hasta el día de su final glorificación en el día de su Asunción a los cielos. Ella como muy pocos autores espirituales ha subrayado la importancia de vuestra presencia en la vida de Jesús y de María. Vosotros le premiasteis esta fidelidad a vuestras consignas, con una singular vida más angélica que humana. Con toda humildad os rindo las debidas gracias por esa actuación vuestra en la vida de la Venerable, os pido también, para mí y para todas las almas, un conocimiento y familiaridad grande de las cosas del mundo invisible. Para Sor María os pido actuéis superando los obstáculos que se oponen a su glorificación en la tierra en el seno de la Iglesia a la cual tan eficazmente servís siempre y en todas partes.

(Tres Glorias a la Trinidad, y Siete Avemarías a la Virgen).

 

 

Día Octavo: Los Santos

Admirable fue la vida de Sor María de Jesús en el trato con los santos. Siempre recordó el día de su nacimiento que coincidió con la fiesta del gran San Francisco de Paula. Al Santo de Asís tributó siempre un culto muy cordial de veneración e imitación. Todos los santos eran para ella personas vivas y queridas. Ellos la protegían, la inspiraban, la ayudaban en sus dificultades y constituían la compañía habitual de su existencia más celestial que terrena. Yo os dirijo a todos vosotros el recuerdo más agradecido por los beneficios y gracias sobrenaturales que procurasteis con vuestra actividad superior a la virgen Sor María de Jesús. Os pido también para mí y para todos los mortales que pueblan el mundo la gracia de una vida semejante a la vuestra y a la de vuestra protegida Sor María de Jesús, y para ella os pido a todos, que unáis vuestra intercesión ante el trono de la Trinidad, para que acelere el día de su triunfo ante la Iglesia elevándola a la gloria de los altares.

(Tres Glorias a la Trinidad, y Siete Avemarías a la Virgen).

 

 

Día Noveno: Santa Beatriz de Silva

¡Grande Santa, fundadora de la admirable Orden de la Concepción Inmaculada de María! Tú fuiste siempre la madre querida que como tal orientaste y dirigiste la vida de tu privilegiada hija. A tu orden confió la Madre Inmaculada ese tesoro de santidad. Tú hiciste con ella de madre amorosa y de protección poderosa. En ti aprendió ella la devoción singular a la Concepción Inmaculada de la Madre de Dios. Tú la inspirabas y la ayudabas con tus inspiraciones en el difícil cargo de abadesa que tan ejemplarmente ejerció en el monasterio de Agreda. A ti se deben en gran parte la realización de los designios que la Virgen Inmaculada concibió para con esta gloria la más admirable de toda tu orden. Tú eres la fundadora y ella la doctora en el conocimiento y veneración del misterio de la Concepción Inmaculada de María. Todos te debemos bendecir por la obra maravillosa que llevaste a cabo en la vida de esta tu hija predilecta. Gracias a ti, madre y fundadora de la orden concepcionista. Y permite que también te formule con humildad y confianza mis peticiones. Otórgame a mi y a toda la Iglesia santa de Dios un espíritu firme de fe, esperanza y caridad; un amor grande a la Trinidad, a la Virgen, la Iglesia, el Papa y todos los sacerdotes y consagrados que forman esa Iglesia. Da a todos los fieles un poderoso impulso de santidad, y actúa con fuerza ante la divina Trinidad para que sea pronto glorificada esta tu hija, que será la más grande gloria de tu ya gloriosa familia concepcionista.

(Tres Glorias a la Trinidad, y Siete Avemarías a la Virgen).

 

 

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Prayer to Venerable

Mother Mary of Jesus of Agreda 

 

Our Lord and our God, glorify on earth the Venerable Mother, Sister María de Jesús of Agreda. She helped us to discover the magnificent treasures of grace bestowed on the Immaculate Mother of Your Son, so let us, like her, go to Jesus through Mary. We ask You in the Name of Jesus Christ, Your Son, and through the intercession of the Blessed Virgin Mary, our Mother. Amen. 

(Lord's Prayer, Hail Mary and Gloria)

 

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 18:45

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"Cristo Rey" - "Christ-Roi"

San Miguel Atlautla (Mexique)

 

 

 

"34 Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ;

car le lendemain aura soin de lui-même.

À chaque jour suffit sa peine."

 

Matthieu 6 : 34 (Louis Segond)

 

 

 

Toussaint--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Puget-Théniers, le 2 novembre 2012

 

 

 

Poème « Pauvre richesse »

 

Prosterné devant Votre Sainteté, pauvre pécheur à genoux face à Votre Sainte Face,

Doux Jésus, jetez un regard de compassion sur ma misère et mes tribulations ;

Je suis conscient de mon indignité, mais je désire scruter Votre Bonté face à face :

Si Vous reteniez nos péchés, qui serait sauvé ? Partout surgirait la désolation !

Aussi, sûr de Votre Charité, j’ose à peine attirer Votre attention sur mon indigence,

Et, particulièrement, sur mes peines temporelles quotidiennes et ma gêne matérielle.

Ne me laissez pas dégénérer et sombrer dans l’abîme de la faillite et de l’urgence,

Même si je sais que le trésor dont Vous nous faites Grâce est avant tout spirituel,

Mais je Vous supplie d’implorer de notre Père Éternel, en Votre Nom, Son indulgence,

Afin de ne plus avoir peur du lendemain et de recevoir Sa manne providentielle,

Qui solutionnera au plus tôt mes angoisses financières et mettra ma famille à l’abri.

À l’ombre de Votre Miséricorde, c’est avec mon action de grâce, misérable et contrit,

Que je Vous prie aussi de m’accorder une confiance absolue en Vous, tel l’oiseau du ciel,

Avec une Foi ferme en Votre Providence, et si Vous m’envoyez un jour richesse et prospérité,

Je n’oublierai jamais mes frères et sœurs de misère pour partager mes biens avec générosité.

 

 

Autel-Christ-Roi-eglise-Brescia-Cristo-Re-altare--parousie.JPG

Autel de l'église du Christ Roi - Brescia (Italie)

Chiesa di Cristo Re (Brescia)


 

 

"26 Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n'amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?

27 Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ?"

 

Matthieu 6 : 26-27 (Louis Segond)

  

 

 

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 18:27

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Puget-Théniers, le dimanche 28 octobre 2012

 


Poème « Jésus, mon Roi »

 

Ô Jésus mon Roi, dès que Tu as été engendré par notre Père Éternel,

Tu as déjà été sacré Roi, Très Sacré Roi des Rois au sceptre perpétuel ;

Tu étais déjà Roi quand Tu tressaillais dans les entrailles maternelles

De Marie, conçue sans péché, Reine et Mère de la Terre et du Ciel ;

Tu étais déjà Roi en naissant innocent et encensé en Terre Sainte d’Israël ;

Tu étais déjà Roi, incarné dans le Saint Enfant-Jésus d’or et de vermeil ;

Tu as annoncé la beauté de Ta Royauté avec une humilité surnaturelle

En proclamant la Bonne Nouvelle et en accomplissant des merveilles,

Et Tu as versé Ton Sang Royal qui le mystère de la Rédemption recèle ;

Sur le Bois de la Croix, Tu étais encore Roi, pardonnant les criminels,

Et Tu es devenu Roi dans la Gloire pour toutes les nations et les mortels.

 

En la Fête traditionnelle du Christ-Roi

 

 

 

 

 

Christus vincit,

Christus regnat,

Christus imperat.


Le Christ vainc,

Le Christ règne,

Le Christ commande.

 

 

 

 

 

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Puget-Théniers, le 30 mai 2012

 

 

Poème « Gloire à l'Agneau ! » 

 

Gloire à l'Agneau Immaculé !

Gloire à l'Agneau Immolé !

Gloire à Son Précieux Sang !

Gloire à Ses Saintes Plaies !

Gloire à Sa Sainte Croix !

Gloire à Son Amour !

Gloire à Sa Miséricorde

Pour les siècles des siècles !

Amen !

 

 

 

 

Agnus Dei qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

Agnus Dei qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

Agnus Dei qui tollis peccata mundi, dona nobis Pacem.

 

Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, prends pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, prends pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, donne-nous la Paix.


 

 

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 12:19

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"16 Et habet in vestimento et in femore suo scriptum:

Rex regum et Dominus dominantium."

Apocalypsis Ioannis 19:16 (Biblia Sacra Vulgata)

 

"16 Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit :

Roi des rois et Seigneur des seigneurs."

Apocalypse 19 : 16 (Louis Segond)

 

Vitrail-Sacre-Coeur-Co-Cathedral-of-the-Sacred-Heart--Hous.jpg

 © marylea

 

 

Hymne à Jésus

"Iesu, Dulcis Memoria"

Saint Bernard de Clairvaux

 

"Jésus, ô douce pensée, elle donne au coeur une vraie joie ; mais plus douce que le miel, plus agréable que tout est sa douce présence.

Il n'y a pas de chant plus doux, point de parole plus agréable, point de pensée plus charmante que Jésus, Fils de Dieu.

Jésus, espoir des pénitents, vous êtes bon à ceux qui vous cherchent, mais, que n'êtes-vous pas pour celui qui vous trouve ?

Jésus, charme des coeurs, fontaine vive, lumière des esprits, vous êtes au-dessus de toute joie, au-dessus de tout désir.

La langue ne peut le dire, ni la lettre ne peut l'exprimer, celui qui l'a goûtée peut seul croire ce que c'est que d'aimer Jésus.

Je chercherai Jésus dans ma couche, après avoir fermé la chambre de mon coeur ; en secret et en public, je le chercherai avec un ardent amour.

Dès le point du jour, avec Marie, je chercherai Jésus au tombeau, je le chercherai avec gémissement de coeur, du regard de l'âme, non de l'œil du corps.

J'arroserai de larmes son sépulcre, je remplirai le jardin de mes gémissements, je me jetterai aux pieds de Jésus et l'étreindrai de mes embrassements.

Jésus, roi admirable, noble triomphateur, douceur ineffable, unique objet de nos désirs.

Seigneur, restez avec nous, éclairez-nous de votre lumière, chassez les ténèbres de notre âme, remplissez le monde de votre douceur. Quand vous visitez notre âme, la lumière brille pour elle, la vanité du monde lui devient vile, et la charité s'enflamme au-dedans d'elle. L'amour de Jésus est très doux, il est vraiment délicieux, il est mille fois plus charmant que nous ne saurions l'exprimer.

Sa passion nous le montre ainsi que l'effusion de son sang, qui nous rachète et nous procure la vision de Dieu.

Ô, vous tous, connaissez Jésus, demandez son amour, cherchez Jésus avec ardeur, enflammez-vous de charité en allant à sa recherche. Aimez celui qui vous aime si ardemment, rendez-lui amour pour amour, courez à l'odeur de ses parfums et offrez-lui sentiments pour sentiments.

Jésus, auteur de la clémence, espérance de toute joie, source de grâce et de beauté, véritables délices du coeur.

Mon bon Jésus, que je sente en moi l'abondance de votre amour, donnez-moi de voir en face votre gloire.

Quoique je ne puisse parler dignement de vous, je ne veux point garder le silence ; l'amour me donne de la hardiesse, je ne trouve de joie qu'en vous.

Votre amour, ô Jésus, est un aliment sacré qui nourrit mon âme, sans lui causer la fatigue de la société ; il entretient la faim et le désir. Ceux qui vous goûtent sont encore affamés, ceux qui vous boivent ont encore soif et ne soupirent qu'après Jésus, l'objet de leur amour.

Celui que votre amour enivre connaît combien vous êtes doux, ô Jésus ; heureux celui qu'il rassasie, il n'a rien à désirer au-delà. Jésus, gloire des anges, vous êtes un doux cantique à l'oreille, un miel merveilleux à la bouche, un nectar céleste pour le coeur.

Mille fois je vous désire, mon Jésus, quand viendrez-vous ? Quand me rendrez-vous heureux ? Quand me rassasierez-vous de votre présence ?

Votre amour incessant est ma continuelle langueur, c'est pour moi un fruit de vie délicieux comme le miel, c'est le perpétuel fruit de vie. Jésus, bonté souveraine, merveilleux charme du coeur, bonté incompréhensible, que votre charité me presse.

Il m'est bon d'aimer Jésus, de ne rien chercher, hors de lui, de mourir entièrement à moi pour ne vivre que pour lui.

Ô mon très doux Jésus, espoir de l'âme gémissante, c'est vous que mes pieuses larmes et que le cri intime de mon âme réclament.

En quelque lieu que je sois, je veux avoir mon Jésus avec moi. Quelle joie, quand je l'aurai trouvé ! Quelle fortune, quand je le tiendrai !

Quels embrassements alors, quels baisers plus délicieux que mille coupes remplies de miel, quelle union pleine de bonheur avec Jésus-Christ, mais que ces délices durent peu !

J'aperçois ce que j'ai cherché, je tiens ce que j'ai désiré, je languis d'amour pour Jésus, et je suis tout enflammé des feux qui consument mon coeur.

Quand Jésus est aimé de la sorte, cet amour ne s'éteint pas, il ne languit ni ne meurt, il s'accroît et s'embrase et devient plus ardent. Cet amour brûle constamment, il fait éprouver une douceur merveilleuse, un goût délicieux, un bonheur charmant.

Tombé du haut des cieux, il s'attache à mes entrailles, il enflamme mon âme tout entière, mon esprit y trouve ses délices.

Ô heureux incendie ! Ô désir brûlant ! Ô doux rafraîchissement que d'aimer le Fils de Dieu !

Jésus, fleur épanouie de la Vierge mère, notre doux amour, à vous les louanges et l'honneur de la divinité, à vous le royaume de la béatitude !

Venez, venez, Roi excellent, Père de la gloire infinie, brillez plus clairement à mon âme, vous qui avez été si souvent attendu.

Jésus, plus brillant que le soleil, plus suave que le baume, plus doux que toute saveur agréable, vous êtes plus aimable que tout.

Son goût cause une telle impression, son parfum un tel plaisir que mon âme se sent défaillir tant il suffit à ceux qui l'aiment.

Vous êtes la jouissance du coeur, consommation de l'amour ; vous êtes ma gloire, Jésus, salut du monde.

Revenez, mon bien-aimé, vous qui partagez la gloire du Père, et qui êtes assis à sa droite ; vous avez heureusement triomphé de l'ennemi ; jouissez maintenant du royaume des cieux.

Je vous suivrai partout où vous irez, vous ne pourrez m'être ravi, puisque vous avez enlevé mon coeur, ô Jésus, la gloire de notre race.

Citoyens des cieux, accourez, ouvrez les portes de votre palais, criez au vainqueur : Salut, Jésus, roi puissant !

Roi des vertus, roi de gloire, roi de l'insigne victoire, Jésus qui donnez le pardon, vous êtes l'honneur de la céleste patrie.

Fontaine de miséricorde, lumière de la patrie véritable, chassez les nuages de la tristesse, donnez-nous la splendeur de la gloire.

Les chœurs du ciel vous exaltent, et redoublent vos louanges. Jésus est la joie de l'univers, il nous réconcilie avec Dieu.

Jésus règne dans une paix qui surpasse tout sentiment, c'est cette paix que mon âme désire, c'est d'elle qu'elle a hâte de jouir.

Jésus est retourné à son Père, il est entré dans le royaume des cieux, mon coeur est sorti de moi et s'en est allé avec Jésus. Accompagnons-le de nos chants de louanges, de nos voeux, de nos hymnes et de nos prières : qu'il nous accorde de jouir avec lui du séjour des cieux. Amen."

 

Cette Hymne "Jesu (ou Iesu), Dulcis Memoria" est attribuée à Saint Bernard de Claivaux (1090-1153). Sa longueur varie d’un manuscrit à l’autre, et va de 42 à 53 strophes. De fait, elle était divisée en trois parties, et employée dans trois offices différents de la Fête du Nom de Jésus (Sanctissimi Nominis Iesu). Le texte figure dans le Romanum Breviarium, le Bréviaire Romain de 1908, avec le découpage actuel en trois parties tel qu’il est donné plus bas, selon le site preces-latinae.org.

Cette fête se célébrait anciennement, dans le temps de Noël, au dimanche entre la Circoncision : 1er janvier et l’Epiphanie : 6 janvier, ou faute de dimanche telle année, le 2 janvier. Dans les plans de lectures protestants allemands actuels, elle est placée au 1er janvier.

 

Le chant de Saint- Bernard était réparti sur trois offices (15 strophes retrouvées) :

1ère partie : Jesu dulcis memoria (Vêpres), 5 strophes.

2ème partie : Jesu rex admirabilis (Matines), 5 strophes.

3ème partie : Jesu decus angelicum (Laudes), 5 strophes.

 

 

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Olive Danzé, Sœur Marie du Christ-Roi

et le Sanctuaire du Christ-Roi

16 rue Tournefort à Paris 5ème

 

 

 

JESU DULCIS MEMORIA

 

 

 

Vitrail-Christus-Rex--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

Titres et Noms de Jésus-Christ

d'après la Bible

 

 

 

 

 

 

Christ-Roi--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"Que le Christ soit Roi, ne le lisons-nous pas dans maints passages des Écritures ! C'est lui le Dominateur issu de Jacob (5), le Roi établi par le Père sur Sion, sa montagne sainte, pour recevoir en héritage les nations et étendre son domaine jusqu'aux confins de la terre (6), le véritable Roi futur d'Israël, figuré, dans le cantique nuptial, sous les traits d'un roi très riche et très puissant, auquel s'adressent ces paroles : Votre trône, ô Dieu, est dressé pour l'éternité ; le sceptre de votre royauté est un sceptre de droiture (7)."

 

(5) Nombres XXXIV 19. (Nombre 34 : 19)

(6) Ps. II(Psaume 2)

(7) Ps. XLIV (XLV) 7. (Psaume 45 : 6)

Psaume 44 : 7 dans la Vulgate :

 

"7 Sedes tua, Deus, in sæculum sæculi;

virga directionis virga regni tui."

 

Source : "QUAS PRIMAS", partie 6., LETTRE ENCYCLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE XI, "DE L'INSTITUTION D'UNE FÊTE DU CHRIST-ROI" ; à Rome, le 11 décembre 1925.

 

 

Couronne-du-Christ-Roi--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Litanies de Jésus Christ-Roi

 

 

Iesu, Dulcis Memoria

 

IESU, dulcis memoria,

dans vera cordis gaudia,

sed super mel et omnia,

eius dulcis praesentia.

Nil canitur suavius,

nil auditur iucundius,

nil cogitatur dulcius,

quam Iesus Dei Filius.

Iesu, spes paenitentibus,

quam pius es petentibus!

quam bonus te quaerentibus!

sed quid invenientibus?

Nec lingua valet dicere,

nec littera exprimere:

expertus potest credere,

quid sit Iesum diligere.

Sis, Iesu, nostrum gaudium,

qui es futurus praemium:

sit nostra in te gloria,

per cuncta semper saecula.

Amen.

 

 

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Iesu Rex admirabilis

 

IESU, Rex admirabilis

et triumphator nobilis,

dulcedo ineffabilis,

totus desiderabilis.

 

Quando cor nostrum visitas,

tunc lucet ei veritas,

mundi vilescit vanitas,

et intus fervet caritas.

 

Iesu, dulcedo cordium,

fons vivus, lumen mentium,

excedens omne gaudium

et omne desiderium.

 

Iesum omnes agnoscite,

amorem eius poscite;

Iesum ardenter quaerite,

quaerendo inardescite.

 

Te nostra, Iesu, vox sonet,

nostri te mores exprimant;

te corda nostra diligant

et nunc, et in perpetuum.

Amen.

 

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Iesu, decus angelicum

 

IESU, decus angelicum,

in aure dulce canticum,

in ore mel mirificum,

in corde nectar caelicum.

Qui te gustant, esuriunt,

qui bibunt, adhuc sitiunt;

desiderare nesciunt,

nisi Iesum, quem diligunt.

O Iesu mi dulcissime,

spes suspirantis animae!

Te quaerunt piae lacrimae,

Te clamor mentis intimae.

Mane nobiscum, Domine,

et nos illustra lumine;

Pulsa mentis caligine,

Mundum reple dulcedine.

Iesu, flos Matris Virginis,

amor nostrae dulcedinis,

Tibi laus, honor nominis,

regnum beatitudinis.

Amen.

 

Christ Roi Rex, parousie.over-blog.fr

 

 

 

 

 

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Iesu, Dulcis Memoria

Jesus, Sweet Memory

 

JESU, the very thought of Thee,

with sweetness fills my breast,

but sweeter far Thy face to see,

and in Thy presence rest.

Nor voice can sing, nor heart can frame,

nor can the memory find

a sweeter sound than Thy blest Name,

o Savior of mankind!.

O hope of every contrite heart

o joy of all the meek,

to those who fall, how kind Thou art!

how good to those who seek!

But what to those who find? Ah this

nor tongue nor pen can show:

the love of Jesus, what it is

none but His loved ones know.

Jesu, our only joy be Thou,

As Thou our prize wilt be:

Jesu, be Thou our glory now,

And through eternity.

Amen.

 

Iesu, Dulcis Memoria is a celebrated 12th century hymn attributed to St. Bernard of Clairvaux (1090-1153), Doctor Mellifluus. The entire hymn has some 42 to 53 stanzas depending upon the manuscript. Parts of this hymn were used for the Feast of the Holy Name of Jesus, which was formerly celebrated on the Sunday between the Circumcision and Epiphany, or failing such a Sunday, on January 2. The part below was used at Vespers. In the liturgical revisions of Vatican II, the feast was deleted, though a votive Mass to the Holy Name of Jesus had been retained for devotional use. With the release of the revised Roman Missal in March 2002, the feast was restored as an optional memorial on January 3. Similarly the Feast of the Holy Name of Mary was restored as an optional memorial on September 12 in the revised Missal.

Latin, Roman Breviary. Also see "My Prayer Book", Fr. Lasance, 1908, pp 535-536. Translation by Fr. Edward Caswall (1814-1878).

 

 

Jesus, Thou joy of loving hearts

 


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Iesu Rex admirabilis

O Jesus, King Most Wonderful

 

O JESUS, King most wonderful!

Thou Conqueror renowned!

Thou Sweetness most ineffable!

in whom all joys are found!

 

When once Thou visitest the heart,

then truth begins to shine;

then earthly vanities depart;

then kindles love divine.

 

O Jesu! Light of all below!

Thou font of life and fire!

surpassing all the joys we know,

and all we can desire.

 

May every heart confess Thy name,

and ever Thee adore;

and seeking Thee, itself inflame

to seek Thee more and more.

 

Thee may our tongues for ever bless;

Thee may we love alone;

and ever in out lives express

the image of Thine own.

Amen.

 

Iesu, Rex Admirabilis is part of the hymn Iesu, Dulcis Memoria which is attributed to St. Bernard of Clairvaux (1090-1153). This hymn was used at Matins for the Feast of the Holy Name of Jesus, which was celebrated on the Sunday between the Circumcision and Epiphany, or failing such a Sunday, on January 2. In the liturgical revisions of Vatican II, the feast was deleted, though a votive Mass to the Holy Name of Jesus had been retained for devotional use. With the release of the revised Roman Missal in March 2002, the feast was restored as an optional memorial on January 3.

From the Roman Breviary, see also the Raccolta; #117, (S. C. Ind., June 13, 1815; S. P. Ap., July 16, 1936). Translation by Fr. Edward Caswall (1814-1878).

 

When all Thy Mercies, O my God

 

 

Vitrail-Jesus-Bon-Pasteur--parousie.over-blog.fr.jpg

 

Iesu, decus angelicum

O Jesus, Thou the Beauty Art

 

O JESUS, Thou the beauty art

of Angel worlds above!

Thy name is music to the heart,

enchanting it with love!

Celestial sweetness unalloyed!

who eat Thee hunger still,

who drink of Thee still feel a void

which naught but Thou canst fill!

O my sweet Jesus! hear the sighs

which unto Thee I send!

to Thee my inmost spirit cries

my being's hope and end!

Stay with us, Lord, and with Thy light

illume the soul's abyss;

scatter the darkness of our night

and fill the world with bliss.

O Jesu! spotless Virgin flower!

our life and joy! to Thee

be praise, beatitude and power,

through all eternity! Amen.

 

This hymn is part of the hymn Iesu, Dulcis Memoria, which has some 42 to 53 stanzas depending upon the manuscript, and is attributed to St. Bernard (1090-1153). This hymn was used at Lauds for the Feast of the Holy Name of Jesus, which was formerly celebrated on the Sunday between the Circumcision and Epiphany, or failing such a Sunday, on January 2. In the liturgical revisions of Vatican II, the feast was deleted, though a votive Mass to the Holy Name of Jesus had been retained for devotional use. With the release of the revised Roman Missal in March 2002, the feast was restored as an optional memorial on January 3.

Latin sources: the Raccolta #116 (S. P. Ap., Nov. 22, 1934), Roman Breviary. Translation by Fr. Edward Caswall (1814-1878).

 

 

Jesus! the very thought is sweet

 

 

Vitrail Sacré-Coeur, parousie.over-blog.fr

 

 

Litanies de Jésus-Christ

Roi de France

 

 

Christ-Roi-St.-John-s-Anglican-Church--Ashfield--NSW--parou.png

Vitrail de l'église anglicane Saint-Jean

Ashfield, Nouvelle-Galles du Sud (Australie)

St. John's Anglican Church, Ashfield (NSW - Australia)

 


 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 11:41

Sainte-Julienne-de-Norwich--parousie.over-blog.fr.jpg

St. Julian of Norwich

Sainte Julienne de Norwich

recluse volontaire

(visitée parfois par Margery Kempe)

née ~ le 8 novembre 1342

dans la région de Norwich (Norfolk - Angleterre)

morte ~ 1416

 

 

Armoiries Arms of Norwich UK, parousie.over-blog.fr

 

 

L’Amour Divin paternel et maternel

 

"... Le thème de l’amour divin revient souvent dans les visions de Julienne de Norwich qui, avec une certaine audace, n’hésite pas à le comparer également à l’amour maternel. C’est l’un des messages les plus caractéristiques de sa théologie mystique. La tendresse, la solitude et la douceur de la bonté de Dieu envers nous sont si grandes que, à nous pèlerins sur la terre, elles évoquent l’amour d’une mère pour ses enfants. En réalité, les prophètes bibliques ont parfois eux aussi utilisé ce langage qui rappelle la tendresse, l’intensité et la totalité de l’amour de Dieu, qui se manifeste dans la création et dans toute l’histoire du salut et qui atteint son sommet dans l’Incarnation du Fils. Mais Dieu dépasse toujours tout amour humain, comme le dit le prophète Isaïe : « Une femme oublie-t-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles ? Même si les femmes oubliaient, moi, je ne t’oublierai pas » (Is 49, 15). Julienne de Norwich a compris le message central pour la vie spirituelle : Dieu est amour et ce n’est que lorsqu’on s’ouvre, totalement et avec une confiance totale, à cet amour et qu’on le laisse devenir l’unique guide de notre existence, que tout est transfiguré, que l’on trouve la véritable paix et la véritable joie et que l’on est capable de la diffuser autour de soi..."

 

Extrait de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du Pape BENOÎT XVI, en la Salle Paul VI, le mercredi 1er décembre 2010.

 

 

Sainte-Julienne-de-Norwich--Westminster-Cathedral-Manuscrip.jpg

 

 

"All shall be well"

"Tout sera bien"

Julienne de Norwich

 

 

"Révélations de l'Amour Divin"

Sainte Julienne de Norwich

13ème révélation

13th "shewing" (showing of love)

 

« Notre Seigneur me remit ensuite dans l'esprit l'ardent désir de le posséder ; et je vis que rien ne s'y opposait si ce n'est le péché. Je me dis que si le péché n'avait pas existé, nous aurions tous été purs et semblables à Dieu, tel qu'il créa nos premiers parents. » – « Je m'étais souvent demandé pourquoi la grande sagesse de Dieu qui prévoit tout n'avait pas mis obstacle au premier péché ; car, pensais-je, tout alors eût été bien. » – « Jésus m'y répondit : ''Il convient que le péché existe ; mais, sois sans inquiétude, tout ira bien, tout finira bien.'' »

 « Avec ce simple mot péché, Notre Seigneur me mit dans l'esprit tout ce qui n'est pas bon en général ; toutes les souffrances et douleurs, corporelles ou spirituelles, toutes les souffrances passées ou à venir, y compris la Passion. Mais je ne vis pas le péché ; je crois, en effet, qu'il n'a pas de substance, ni aucune sorte d'être ; on ne saurait le connaître autrement que par la souffrance qu'il cause. » – « On peut dire que la souffrance est quelque chose pour un temps donné, car elle nous purifie, nous amène à nous connaître nous-mêmes et à demander miséricorde. Notre bon Seigneur réconforte par ces paroles : ''Il est vrai que le péché est cause de toutes ces souffrances ; mais tout ira bien, oui, tout ira bien, aie confiance, tout finira bien.'' »

 « Ces paroles me furent adressées avec la plus parfaite tendresse, sans me montrer aucune sorte de blâme. C'était donc bien mal à moi et un grand manque de confiance filiale de me plaindre ou de m'étonner de la conduite de Dieu, alors que Lui ne m'inflige aucun reproche pour mes péchés. » – « Je vis dans ces paroles un merveilleux mystère, profondément caché en Dieu ; mystère qu'il nous révélera un jour. »

 « Dans mon anxiété pleine de tristesse, je disais à Notre Seigneur : ''Ah ! Mon bon Jésus, comment pourrait-il se faire que tout aille bien, étant donné le grand mal que le péché fait à la créature ?'' – « Notre Seigneur daigna me répondre tout à fait doucement et avec un air des plus tendres : ''Puisque j'ai réparé le plus grand mal, tenez pour certain que je réparerai aussi tout ceux qui sont moindres.'' – « L'enseignement qui me fut donné ici, c'est que nous devons mettre toute notre confiance en notre bien-aimé Sauveur et nous réjouir en lui seul. »

 

« Tout ira bien, tu le verras toi-même. »

 « Dans ces deux paroles, mon âme saisit plusieurs enseignements. Jésus veut que nous sachions qu'il ne fait pas seulement attention aux choses nobles et grandes, mais aussi aux petites, aux actions les plus humbles. La moindre chose ne sera ni oubliée ni perdue. C'est là ce que veut dire : Tout ira bienDans la seconde parole, il s'agissait des actions mauvaises à nos yeux et qui causent de si grands maux qu'il nous paraît impossible qu'elles arrivent jamais à une bonne fin. Nous le constatons, avec désolation et tristesse, sans pouvoir nous résigner à entrer dans les vues de Dieu comme nous le devrions. Cela vient de ce que notre raison est aveuglée, trop simple pour comprendre la suréminente Sagesse, la Puissance et la Bonté de la Trinité. Par ces mots, Notre Seigneur voulait dire : ''Pour le moment, sois seulement fidèle et confiante ; un jour viendra où tu verras cela en toute vérité, au sein d'une joie parfaite.'' »

 « Il y a une Oeuvre que la sainte Trinité accomplira au dernier jour. Quand et comment sera-t-elle faite ? Aucune créature ne saurait le dire avant son accomplissement. » – « Cette grande Oeuvre décidée par Dieu de toute éternité, profondément cachée dans son sein, connue seulement de lui, c'est celle où toutes choses seront par lui réparées. Car, de même que la Trinité a créé tout de rien, ainsi fera-t-elle que tout ce qui n'est pas bien le devienne. » – « La plénitude de la joie consiste à voir Dieu en tout. »

 

Source : reclusesmiss.org

 

 

Julienne-de-Norwich--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

"Dieu est notre Mère"

 

"C’est une caractéristique de Dieu de faire vaincre le bien sur le mal.

Ainsi Jésus Christ, qui a Lui aussi vaincu le mal par le bien, est notre véritable Mère : nous recevons notre “Être” de Lui - et c’est ici que commence Sa Maternité - et avec cela la douce Protection et Garde de l’Amour qui ne cesseront jamais de nous entourer.

Comme il est vrai que Dieu est notre Père, il est également vrai que Dieu est notre Mère.

Et Lui m’a montré cette vérité en chaque chose, mais spécialement dans ces douces paroles, lorsqu’ il dit : “Je le suis”.

C’est-à-dire, je suis la Puissance et la Bonté du Père ; je suis la Sagesse de la Mère ; je suis la Lumière et la Grâce qui est amour heureux ; je suis la Trinité ; je suis l’Unité, je suis la souveraine Bonté de chaque genre de chose ; je suis Celui qui te fait aimer ; je suis Celui qui te fait désirer ; je suis la satisfaction infinie de tous les vrais désirs. (...)

Notre Père céleste, Dieu tout puissant, qui est l’Être, nous connaît et nous aime depuis toujours : dans une telle connaissance, par Sa merveilleuse et profonde charité, et par le consentement unanime de toute la sainte Trinité, Il voulut que la Seconde Personne devienne notre Mère, notre Frère, Notre Sauveur.

Il est donc logique que Dieu, étant notre Père, soit aussi notre Mère. Notre Père veut, notre Mère opère, et notre bon Seigneur, l’Esprit Saint, confirme ; il nous convient donc d’aimer notre Dieu, en qui nous avons l’Être, de le remercier avec dévotion et de le louer pour nous avoir créés, de prier ardemment notre Mère pour obtenir miséricorde et pitié, et de prier notre Seigneur, l’Esprit Saint, pour obtenir aide et grâce.

Et je vis avec la complète certitude que Dieu, avant de nous avoir créés, nous a aimés, et son amour n’a jamais diminué et ne diminuera jamais. Dans cet amour, Il a fait toutes Ses oeuvres, et dans cet amour, Il meut toute chose pour notre bien ; et dans cet amour, notre vie est éternelle.

Par la création, nous avons eu un commencement, mais l’amour avec lequel Il nous a créés, était en Lui depuis toujours : et, dans cet amour, nous avons notre origine.

Et tout ceci nous le verrons en Dieu, éternellement."

 

Source : Site du Vatican, "Des "Révélations de l’amour divin" de Sainte Julienne de Norwich (1342-1416), (LIX, LXXXVI)."

 

 

Sainte-Julienne-de-Norwich--icone-de-Anna-Dimascio--parous.jpg

Sainte Julienne de Norwich

Icône d'Anna Dimascio

 

 

 

Révélations de l'Amour Divin - Sainte Julienne de Norwich

 

 

 

St Julian's Church and Shrine

 

 

 

Icone-Sainte-Julienne-de-Norwich--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

JULIAN'S SHOWING OF LOVE IN A NUTSHELL:

HER MANUSCRIPTS AND THEIR CONTEXTS

 

 

 

Revelations of Divine Love, by St. Julian of Norwich

 

 

MP3 Files for Revelations of Divine Love

by Julian of Norwich

 

 

Margery-Kempe--parousie.over-blog.fr.jpg

Margery Brunham, épouse Kempe

 née ~ 1373 à King's Lynn

(alors Bishop's Lynn, Norfolk - Angleterre)

morte ~ 1438

 

 

Margery Kempe

 

"Mystique anglaise, connue par le récit de sa vie, qu'elle a dicté à deux secrétaires différents (et en deux temps). Le manuscrit de Margery Kempe, dont des morceaux choisis avaient paru en 1901 à Londres sous la forme d'un « court traité », ne fut publié qu'en 1936 (version modernisée, sous le titre Margery Kempe) et 1940 (édition critique, établie par S. B. Meechet et intitulée The Book of Margery Kempe). Originaire du Norfolk, mariée à un homme politique, dont elle eut quatorze enfants, Margery raconte ses nombreux pèlerinages (à Rome, pour la canonisation de sainte Brigitte ; en Terre sainte, en 1414 ; à Norwich, pour rencontrer l'ermite Julienne) et ses expériences spirituelles. L'intérêt de cette autobiographie (la plus ancienne du genre en langue anglaise) vient de ce que Margery Kempe n'est pas une recluse, mais une femme du monde ; précieux comme document psychologique et historique, Le Livre de Margery Kempe est néanmoins un peu décevant sur le plan spirituel."

 

Source : universalis.fr

 

 

Mystique-Margery-Kempe-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

Le livre de Margery Kempe

 

« Le livre de Margery Kempe. Une aventurière de la foi au Moyen-Âge », traduit par Louise Magdinier avec avant-propos d'André Vauchez, collection "Textes", éditions du Cerf, Paris 1989, 373 p.

 

"Découvert par hasard en 1934, édité en vieil anglais dans les années 60, le livre de Margery Kempe va maintenant être connu en France par deux traductions, dont cette dernière, de Louise Magdinier, aux éditions du Cerf (1).

L'étrange ouvrage se situe entre autobiographie et hagiographie, comme le dit André Vauchez dans sa préface, puisque, dicté par la sainte femme (en 1431 ?), il fut relu et réécrit, non sans peine et miracle, par un prêtre ami, en 1436.

Quelle femme ! Née en 1373, « cette créature » — ainsi est-elle nommée dans le Livre — entre dans la vie comme fille d'un honnête bourgeois, notable de Lynn (King's Lynn), un port actif du Norfolk sur la côte est de l'Angleterre. A 20 ans, elle épouse John Kempe, autre notable de la même ville, s'engageant vers un destin semble-t-il tout tracé de riche bourgeoise, fidèle épouse et bonne mère. Mais non. Dans une Angleterre enfiévrée de passions sociales et religieuses, Margery, à peine relevée de ses premières couches et menacée de folie démoniaque, se laisse séduire par le Christ. Cette femme très charnelle, brillante, entreprenante, va renoncer au sexe, aux mondanités, aux affaires (2).

Le Christ lui parle dans un langage familier, sans craindre des images triviales de peau de morue collante ou de stock mangé aux rats. Par le don de vision qu'il lui donne elle fait son premier voyage, passant de la méditation à la contemplation puis à l'immersion dans l'histoire : elle accompagne Notre Dame à Bethléem puis en Egypte et il me semble que cette aventure primordiale (ch. 5 et 6) décide de sa vie. Elle confondra les temps en cher chant à les organiser et ne cessera de pleurer et hurler les souffrances du Christ qu'en toute occasion elle revit. Elle sera une femme des routes, dans son Angleterre d'abord, où elle va quérir la bénédiction des prélats pour se disculper des accusations d'hérésie, et surtout au loin, vers les grands lieux d'identification chrétienne, Jérusalem, Rome, Saint- Jacques-de-Compostelle.

Folle de Dieu, elle a inversé les lignes de la raison, comme celles du temps et de la réalité quotidienne. Elle suscite donc, sur la route agitée de sa vie, de grands dévouements — en tout premier celui de son mari conservé dans la chasteté — et des haines féroces qui la réduisent plusieurs fois à l'abandon en terre étrangère ou la portent presque au pied du bûcher.

Elle se place dans la lignée de ces femmes visionnaires, chargées de missions prophétiques, que la fin du Moyen Âge a vu fleurir, après Catherine de Sienne, Jeanne d'Arc et Brigitte de Suède qui est son modèle avoué (ch. 39).

Le Livre s'offre à de multiples lectures, dans l'ordre de la mystique et de la vie religieuse, ou des perceptions visuelles et temporelles, ou des usages quotidiens de la vie en Angleterre et ailleurs au XVe siècle."

 

"Odile Redon"

 

(1) Une première traduction en 1987 par Daniel Vidal aux éditions Jérôme Millon, sous le titre : Une mystique anglaise au temps de l'hérésie lollarde. 1436, précédé de « Margery Kempe ou la dévoration du temps » par Daniel Vidal.

 

(2) Dieu a empêché la réussite de sa brasserie puis de son moulin (livre 2).

 

 

parousie.over-blog.fr-Le-livre-de-Margery-Kempe--Une-aventu.jpg

 

 

"Redécouvert en 1934 ; jouissant en Angleterre depuis trente ans d'un intérêt accru, le « livre » se situe, comme le souligne A. Vauchez, « entre la vie de saint médiévale et l'autobiographie moderne » (p. vin). Singulière destinée que celle de cette aventurière de la foi ; née en 1373 dans l’East Anglia, qui consacrera au Christ un amour exclusif qui la pousse en 1413, à l'âge de quarante ans, à faire voeu de chasteté après avoir eu quatorze enfants. Le devoir conjugal lui était devenu « si abominable qu’elle aurait (...) préféré boire ou manger la vase et la fange du ruisseau plutôt que de consentir, sauf par obéissance, à quelque rapport sexuel » (p. 23). Le lecteur actuel découvrira ici le document brut d’une piété féminine exacerbée qui pousse parfois jusqu'à l’insoutenable la volonté mimétique de s’incorporer les mérites du Christ par le biais de l’imitatio. C'est dire tout l'intérêt que l'on prendra à suivre dans le détail le récit de vie d'une contemporaine de Jeanne d'Arc qui reçoit de son Seigneur l'assurance du salut : « Ma fille, tu auras avec Moi, grande récompense au paradis, pour tes loyaux services et les bonnes actions que tu as faites intentionnellement dans tes méditations... » (p. 292)."

 

"Bernard Cottret"

 

 

"Margery Kempe: A Case Study"

 

 

 

Margery-Kempe-and-her-world-Anthony-Goodman-parousie.over-b.jpg 

 

 

The Book of Margery Kempe

Excerpt

 

"1. Here begynnyth a schort tretys and a comfortabyl for synful wrecchys, wherin thei

2. may have gret solas and comfort to hem and undyrstondyn the hy and unspecabyl

3. mercy of ower sovereyn Savyowr Cryst Jhesu, whos name be worschepd and magnyfyed

4. wythowten ende, that now in ower days to us unworthy deyneth to exercysen hys nobeley

5. and hys goodnesse. Alle the werkys of ower Saviowr ben for ower exampyl and

6. instruccyon, and what grace that he werkyth in any creatur is ower profyth yf lak of

7. charyté be not ower hynderawnce. And therfor, be the leve of ower mercyful Lord

8. Cryst Jhesu, to the magnyfying of hys holy name, Jhesu, this lytyl tretys schal tretyn

9. sumdeel in parcel of hys wonderful werkys, how mercyfully, how benyngly, and how

10. charytefully he meved and stered a synful caytyf unto hys love, whech synful caytyf

11. many yerys was in wyl and in purpose thorw steryng of the Holy Gost to folwyn oure

12. Savyour, makyng gret behestys of fastyngys wyth many other dedys of penawns. And

13. evyr sche was turned agen abak in tym of temptacyon, lech unto the reedspyr whech

14. boweth wyth every wynd and nevyr is stable les than no wynd bloweth, unto the tyme

15. that ower mercyfulle Lord Cryst Jhesu havyng pety and compassyon of hys handwerke

16. and hys creatur turnyd helth into sekenesse, prosperyté into adversyté, worshep into

17. repref, and love into hatered. Thus alle this thyngys turnyng up so down, this creatur

18. whych many yerys had gon wyl and evyr ben unstable was parfythly drawen and steryd

19. to entren the wey of hy perfeccyon, whech parfyth wey Cryst ower Savyowr in hys

20. propyr persoone examplyd. Sadly he trad it and dewly he went it beforn. Than this..."

 

2 unspecabyl, unspeakable.

4 deyneth, deigns; nobeley, nobleness.

7 hynderawnce, hinderance; be, by.

9 sumdeel, somewhat.

10 charytefully, charitably; whech, which.

12 penawns, penance.

13 lech, like; reedspyr, reed stalk.

16 worshep, honor.

17 repref, reproof; this creatur, i.e., Margery.

18 gon wyl, become wayward; parfythly, perfectly; steryd, stirred.

20 trad, trod.

 

Source: "THE BOOK OF MARGERY KEMPE", Book I, Part I (1-20), edited by Lynn Staley, originally Published in The Book of Margery Kempe, Kalamazoo, Michigan: Medieval Institute Publications, 1996.

 


MARGERY AND JULIAN


 

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:24

Peinture-Philomene-de-Sainte-Colombe--parousie.over-blog.f.jpg

Filomena Ferrer i Galzeran, Sor Filomena de Santa Coloma

Soeur Minime Philomène de Sainte-Colombe

Née le 3 avril 1841 à Móra d'Ebre (Mora de Ebro)

(Catalogne - Espagne)

Morte, à 27 ans, le 13 août 1868 à Valls

(Tarragone, Catalogne - Espagne)

 

Escut Móra d'Ebre Escudo Mora de Ebro Ebre blason, parousi

 

« Je veux être sainte, coûte que coûte ! »

“¡Cueste lo que cueste, quiero ser santa!”

“I want to be holy at any cost!”

“Costi quel che costi, voglio essere santa!”

„Stuj co stuj, chci být svatou!“

Soeur Philomène de Sainte-Colombe

 

Vble-Soeur-Philomene-de-Sainte-Colombe--parousie.over-blog.jpg

 

- Baptisée le 4 avril en l’église de Mora de Ebro (Mora d'Èbre)

- Communion le 15 octobre 1853 (en la fête de Sainte Thérèse d’Avila), suivie d'une longue extase

- Corps retrouvé intact, souple et frais, en 1869, 1879 et 1880

- Déclarée Vénérable par un décret d’Approbation de Vertus Héroïques du Pape Jean-Paul II, le 7 septembre 1989

- Fille de Feliu (Félix) Ferrer et de Josefa Galzeran (Galcerán)

- Mourante, après avoir attrapé le choléra étant jeune, sa mère invoque Sainte-Philomène, homonyme de sa fille, et elle guérit instantanément

- Fondatrice du Couvent de Religieuses Minimes à Móra d'Ebre, à la demande du Seigneur

- Apparitions du Christ et locutions intérieures

- Persécutée par de nombreuses manifestations du démon

- Noces mystiques avec le Christ : voile nuptial reçu des mains de Saint-Joseph, et anneau mystique de la Foi

- « Incendium Amoris » : embrasement d’amour intérieur

- Noviciat au Monastère de Valls le 29 mars 1860

- Vœux perpétuels le 4 avril 1861

- Âme privilégiée (à l'instar de la Vierge Séraphique d'Avila), âme-victime d'immolation, modèle héroïque de vertus, de Foi, d'abandon, de virginité, de patience, de pénitence, d'expiation, d'union à la douloureuse Passion du Christ ; fervente apôtre du Sacré-Coeur de Jésus...

 

Venerable-Philomene-de-Sainte-Colombe-par-son-pere-Feli.jpg 

 

Prière au Sacré-Cœur de Jésus

pour demander des grâces par l’intercession de la

Vénérable Soeur Philomène de Sainte-Colombe

 

Ô Divin Cœur de Jésus,

qui avez daigné enrichir de grâces et de vertus

l’humble vierge Sœur Philomène de Sainte-Colombe

pour son grand amour et sa fidélité pour Vous ;

par son intercession, je vous supplie ardemment

de m’accorder la Grâce.....

Vous qui vivez et régnez pour les siècles des siècles.

Amen.

 

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

Traduit de l’espagnol d'après le site minimas.org, le 25 octobre 2012

 

 

Sr-Philomene-de-Sainte-Colombe-Maison-natale--parousie.ove.jpg

Maison natale de Soeur Philomène de Sainte-Colombe 

 

 

"Je me sentis appelée par le très glorieux Archange Saint-Michel, il me dit ces paroles : "Fais connaître aux hommes le grand pouvoir que j'ai du Très-Haut ; dis-leur de me demander tout ce qu'ils voudront, dis-leur que ma puissance en faveur de ceux qui me sont dévots est sans limites", et il ajouta cet ordre formel : "Fais connaître mes grandeurs". Et je compris bien qu'il ne me demandait pas cela pour sa propre gloire, mais pour la seule Gloire de Dieu dont il est si zélé."

Soeur Philomène de Sainte-Colombe

 

Source : prieresetdevotions.blogspot.fr

 

 

Pierre-tombale-Soeur-Philomene-de-Sainte-Colombe--parousie.jpg

 

« Dieu voulut, dès mon bas âge, mettre ma patience à l'épreuve par des accidents et des infirmités qui me réduisirent à une extrême faiblesse, au point d'inspirer des craintes pour ma vie. Je souffrais déjà de plusieurs maux, lorsque des humeurs malignes se formèrent sur mes bras, sur un pied et au côté, et me causèrent de très vives douleurs. Je les supportais avec une patience, dont le souvenir est la confusion de mon immortification d'aujourd'hui. Je crois me rappeler même que je regardais avec un certain plaisir la lancette qui servait à percer mes abcès, et qui, tant de fois, fit jaillir le sang de mes veines. Ces souffrances durèrent avec une violence intermittente jusqu'à l'âge de huit ans, et toujours, par la grâce de Dieu, je les supportais sans jamais me plaindre ni donner aucun signe d'impatience. »

« La Vénérable Philomène de Sainte-Colombe, Religieuse Minime Déchaussée - Sa Vie et ses Écrits », par le Père Pie de Langogne (Blaise-Armand de Sabadel), Paris, 1893, page 7 (Manuscrit du 10 novembre 1866).

Note : ce livre est la source principale des textes en français de cet article.

 

 

 

« Je te veux mortitiée et crucifiée en toutes choses » 

Jésus à Sœur Philomène de Sainte-Colombe (p. 104)

 

 

 

Prières de Soeur Philomène de Sainte-Colombe

 

« Ô divin Époux de mon âme ! Vous sur cette croix douloureuse, et moi sur un lit de fleurs ! L'Époux qui veille, quand l'épouse repose ! Ô mon Seigneur et mon Dieu ! Qui donc vous a cloué sur ce bois ? Pourquoi tous ces dards que lance le pécheur contre votre Coeur si aimable ? Et n'y aura-t-il donc aucune âme chrétienne pour s'associer à votre douleur, pour pleurer avec vous et par amour pour vous ? »

p. 103


 

« Ô mon Dieu, mon seul amour, pourquoi donc me donnez-vous le désir de la croix, et ne me clouez-vous pas les pieds et les mains sur cette croix ? »

p. 104


 

« Mon Dieu, vous êtes tout pour moi ! Oh, mon bien-aimé Jésus ! tout ce qui est amer et difficile, je le veux pour moi, et pour vous tout ce qui est doux et suave ! Oh ! combien douces seront pour moi ces croix et ces épines, portées d'abord par vous, mon souverain bien, el baignées de votre sang !

« Oh ! que douce sera pour moi la pensée de votre présence, quand bien même vous vous cacheriez ! »

« Ne retardez pas longtemps l'heureux moment de mon crucifiement : je l'attends avec anxiété. »

« Ô mon Aimé ! comme il me tarde de pouvoir étendre mes mains et mes pieds sur la Croix sacrée d'où me vient le salut et l'éternelle vie ! »

« Où sont donc, ô Seigneur mon Dieu, où sont ces chemins âpres que je vis et sur lesquels vous me commandiez de marcher ? Ah ! si je trouvais quelqu'un pour me les montrer de plus près ! »

« Que je meure en vivant, que je vive sans vivre : rien, je ne désire que Toi, et rien de rien pour moi-même. »

« Oh ! éternelle félicité, lorsque mon coeur sera une flamme d'amour ! »

p. 110


 

« Oh ! si je pouvais avoir les qualités du buisson ardent, je viendrais, en votre royale présence, brûler nuit et jour, et je voudrais ainsi rester jusqu'à la consommation des siècles.

« Que mon sang, ô mon Dieu, que tout mon être se transforme en baume le plus exquis, et que goutte à goutte, dans la lampe de votre Tabernacle, il ait l'heureux sort de se consumer d'amour. »

« Venez! venez, ô mon très chaste amour, prenez-moi dans vos bras sacrés, introduisez-moi au plus intime de votre très doux Coeur, et comme mon Maître céleste, apprenez-moi la science de l'amour. Oui, mon Jésus, enseignez-moi, dans ce sanctuaire, à être douce et humble comme Vous, obéissante et pauvre comme Vous, résignée et patiente comme Vous, pleine de charité et de mortification comme Vous : et qu'ainsi je vive de Vous, je meure avec Vous et je jouisse de Vous, si tel est votre désir à Vous ! »

p. 111

 

 

Offrande quotidienne à Jésus Crucifié

de Sœur Philomène Ferrer de Sainte-Colombe

 

Mon Jésus : Vous connaissez toute ma fragilité ; si votre bras ne me tient, je vous offenserai certainement par beaucoup de fautes ; car, sans votre aide, je ne puis absolument rien. Ne permettez donc pas, ô mon Bien, que je vous offense en ce jour. Arrachez-moi la vie, avant que je ne vous offense par le moindre manquement.

Unissez mes sens et mes facultés à vos plaies, afin que toutes mes actions soient dirigées vers Vous. Unissez ma tête à votre couronne d'épines, afin que toutes mes pensées soient pour Vous. Unissez ma vue à vos yeux aveuglés de votre propre sang, afin que je ne voie pas les vanités de ce monde trompeur. Unissez mon ouïe à la vôtre, blessée par tant de blasphèmes, afin que mes oreilles soient fermées à tout ce qui n'est pas Vous, et attentives à vos appels el à vos inspirations. Unissez ma bouche à vos lèvres abreuvées de fiel et de vinaigre, afin que je ne me laisse pas vaincre par la gourmandise, ni par aucune délectation. Clouez mes mains avec les vôtres sur la Croix, pour que je ne puisse vous offenser par mes oeuvres, et que toutes mes actions soient dirigées vers Vous. Percez mon coeur de la même lance qui traversa le vôtre, afin que je sois blessée d'amour et de douleur.

Clouez mes pieds du même clou qui transperça les vôtres, pour que mes pas suivent, sans jamais errer, le chemin de vos saints commandements. Unissez mon corps aux coups que reçut votre corps adorable, afin que toutes mes affections ne tendent qu'à vous, et que je conserve intacte ma pureté virginale. Enfin, mon Dieu, puisque vous êtes la tête qui dirige avec pleine puissance, et moi un membre qui doit se laisser diriger, faites que toutes mes actions soient agréables à votre divine majesté et dignes de vos yeux si purs. Amen. »

pages 154-155

 


La Vénérable Philomène de Sainte-Colombe, par le Père Pie de Langogne (1893)

 

 

 

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Catalunya

Filomena Ferrer i Galzeran

 

Filomena Ferrer i Galzeran (Móra d'Ebre, 3 d'abril de 1841 - Valls, 13 d'agost de 1868) fou una religiosa, monja mínima que va impulsar la fundació del convent mínim de Móra. Ha estat proclamada venerable per l'Església catòlica.

 

Taula de continguts

1 Biografia

2 Posteritat i veneració

3 Notes

4 Bibliografia

 

Biografia

Va néixer a Móra d'Ebre el 1841, filla de l'escultor Feliu Ferrer i de Josefa Galzeran.[1] La família vivia al carrer de la Vila, 7, i el matrimoni va tenir deu fills, cinc dels quals moriren en diverses epidèmies de còlera. Va rebre una educació profundament catòlica: un dels germans va fer-se sacerdot i Manuela, a més de Filomena, va fer-se monja. Molt devota, emmalalteix, potser de tuberculosi dels ganglis i la pell, i passa part de la seva infantesa malalta.

La família va anar a Maldà, on Feliu Ferrer havia rebut un encàrrec a l'església en 1853, i d'allí anaren a altres pobles fins tornar a Móra el 1855 i 1857-1858. Filomena va decidir en aquests temps la seva vocació religiosa i als tretze anys va tenir una experiència mística: un èxtasi en un dia de comunió en el qual se li va manifestar el misteri de la Immaculada Concepció de Maria. Va fer, llavors, vot de virginitat. La seva vocació va ser combatuda pels seus propis pares, que creien que Filomena, per la seva mala salut, no podria anar a un convent. Va ingressar, però, al monestir de monges mínimes de Valls el dia 29 de gener de 1860 quan tenia 19 anys, prenent el nom de Filomena de Santa Coloma.

Filomena va ésser al monestir un model de virtut, amb una fidelíssima observança de la regla i ocupant els oficis de mestra de cant, ajudant de robera, dispensera i segona infermera. Va treballar molt per la difusió de la devoció a la Immaculada i al Sagrat Cor de Jesús. Va escriure nombrosos textos: reflexions, oracions, cartes, així com capítols autobiogràfics.

Va tenir una visió i va voler fundar un convent de mínimes al convent de Móra i va començar a escriure al bisbe de Tortosa i al prior de Móra d'Ebre perquè hi col·laboressin. També va manifestar la necessitat de renovar certs punts de la regla. Va morir el 13 d'agost de 1868 a l'edat de 27 anys, després d'una llarga fase terminal de tuberculosi. A la seva mort, gaudia de gran fama de santedat dintre i fora del convent de Valls.

El 1972 es traslladen les restes de Sor Filomena des del Cementiri Municipal de Valls a l'església del monestir, on es conserven actualment, a un costat del presbiteri.

 

Posteritat i veneració

La fundació del convent de Móra d'Ebre es va portar a terme 26 anys després de la mort de Filomena, com ella havia predit. La seva germana Manuela, també monja, va continuar amb la tasca de la fundació, que es finançà principalment per donatius populars. La primera pedra es col·locà el 18 de novembre de 1883 i s'inaugurà el 5 d'octubre de 1894, quan hi ingressaren set monges mínimes. El 5 de juny de 1925 s'inaugurava el temple annex, el primer temple expiatori de tot Espanya.

La causa de beatificació de Filomena s'introduí el 1880, i el 1887 el procés va ser enviat a Roma; el papa Lleó XIII la proclamà venerable el 10 de juny de 1891. El 7 de setembre de 1989, Joan Pau II va donar el decret d'aprovació de les virtuts heroiques de Sor Filomena de Santa Coloma, continuant el seu procés de beatificació.

 

Notes

Les guerres carlines dels anys previs havien provocat moviments anticlericals a la zona i la destrucció del Convent de Sant Antoni de Pàdua de Móra d'Ebre i el saqueig de la parròquia en 1837.

 

Bibliografia

- Bellantonio. Filomena Ferrer, cueste lo que cueste!... Valls: Convent de Germanes Mínimes de Valls, 1977.

- Venerable Filomena Ferrer, fundadora del monestir de germanes mínimes.

 

Viquipèdia

 

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Venerable Filomena Ferrer

Fundadora del monestir de germanes mínimes

(1841, Móra d'Ebre - 1868, Valls)

 

Va néixer a Móra d'Ebre el 1841, filla de Feliu Ferrer (escultor il·lustre) i de Josefa Galcerán. Aleshores, el poble comptava amb unes 700 cases, 3800 habitants i 3000 finques; era un punt on el moviment civil i polític del moment era ben viu. Els anys compresos entre el 1830 i el 1840 foren els del domini del general carlista Cabrera: anys de sang, malaltia i guerra; amb el triomf de les idees laiques que havia abanderat la Revolució Francesa a l'altre costat dels Pirineus i el conseqüent moviment contra l'Església. Poc abans del naixement de la Venerable, del 29 de juliol al 31 d'agost del 1837, es documenta l'atac i destrucció del Convent de Sant Antoni de Pàdua de Móra d'Ebre, durant la primera guerra dinàstica, així com l'assassinat dels germans Manel Roca i Isidre Franch, fet que dividí i commocionà al poble. També el 1837 els lliberals van incendiar i saquejar l'Església Prioral, d'estil gòtic i orígens al segle VII (sent anomenat el nostre poble Morale, aleshores, i límit de la diòcesis de Hictiosa).

Els Ferrer eren una família d'escultors de talent, totes les generacions van residir a Móra d'Ebre, malgrat el treball molts cops els obligava a emigrar a altres ciutats ja sigui per esculpir al lloc on seria ubicada l'obra o per desenvolupar la seva vida professional definitivament. Aquest també era el cas de Feliu Ferrer, pare de Filomena Ferrer, la qual cosa també va marcar a la jove. El domicili morenc, així com l'estudi de Feliu Ferrer s'ubicava al carrer de la Vila nº7. Casat amb Josefa Galcerán (natural de Tivissa, resident a Móra la Nova) va tenir 10 fills. La família de la Venerable mantenia una classe social mitja gràcies a l'abundant treball de Feliu Ferrer. Cinc dels fills del matrimoni varen morir per les epidèmies de còlera i d'altres; Filomena en va ser una supervivent. Era una família creient, profundament catòlica, malgrat els temps que corrien i als quals us hem introduït. Així queda de manifest amb el sacerdoci d'un dels fills, que ocupà la parròquia de Móra la Nova, i la vocació de Filomena i la seva germana Manuela; així com en els treballs de Feliu Ferrer (cal destacar que es conservava la cuna de la Venerable amb les sigles IHS (monograma llatí de Jesús)) i els testimonis que han arribat sobre Josefa Galcerán. La casa dels Ferrer la presidia una Verge documentada com a de gran bellesa esculpida pel pare de la família, una imatge que impregnarà la infància i la vida de la Venerable. Filomena Ferrer va ser batejada el dia següent al seu naixement pel prior Juan Baptista Descarrega i creixeria en un ambient d'espontaneïtat i devoció sana e innocent vers les figures de Jesús i la Verge Maria:

"En la iglesia parroquial de Mora de Ebro a los cuatro días de Abril del año mil ochocientos cuarenta y uno: Yo el infra, Prior de ella bauticé solemnemente a Filomena Ferrer, hija legítima y natural de Félix y de Josefa Galcerán consortes y vecinos de la presente villa. Abuelos paternos Miguel e Inés Guasch. Maternos José y Francisca Brú. Naturales el padre de Benicarló, la madre de Móra la Nueva. Los abuelos paternos de Portell, el abuelo materno de la Espluga y la abuela de Tivisa. Fueron padrinos Francisco Lorant y Cándida Barceló advertidos del parentesco y obligaciones. Nació a las siete del día anterior.-Juan Bautista Descarrega, Prior Curado."

És intel·ligent, de ben petita resa a les imatges que esculpia el seu pare, medita sobre textos bíblics. Els Ferrer també eren una família caritativa amb els pobres. Teresa Serra va ser la seva mestra i està documentat que habitualment deia: "s'hauríeu de comportar tots com Filomena"; convertint, doncs, a la jove en un model exemplar. També Feliu, germà de Filomena, documenta el bon caràcter y les virtuts de Filomena Ferrer; així com nombrosos testimonis confirmen que quan Filomena rentava les verdures al riu renyava de ben petita als pescadors que deien males paraules. Poc va tardar a fer aparició a la seva vida allò que la faria màrtir: la malaltia. Es documenten escròfules o tumors freds (probablement es tractava de tuberculosis ganglionar i cutània en una malalta d'edat infantil i dèbil, cosa relativament habitual en el context històric i que lligaria amb la reactivació de la mateixa malaltia en una forma més agressiva i que la portaria a la mort de ben jove), que l'obliga a sotmetre's a la precària medicina del moment basada en els 4 humors d'Hipòcrates i, per tant, amb la sagnia i una poc evolucionada cirurgia com a únics remeis, que, si no mataven al pacient, per al poc que servien era per a exercir una selecció natural més forta.

 

El seu vincle de joventut amb Móra d'Ebre es trencaria després de la seva Confirmació i Comunió:

" A la visita pastoral que va fer a aquesta Parròquia (de Móra d'Ebre), el 10 de desembre de 1851, l'Ilustríssim senyor Bisbe d'aquesta Diòcesis, Damià Gordo Lay, confirmà a Filomena Ferrer, filla legítima i natural de Fèlix i de Josefa Galcerán, sent padrins José Pedrel i la seva esposa Antonia Traga. " El dia fou solemne, amb el repic de campanes que convidaven als feligresos a rebre al bisbe.

Feliu Ferrer va rebre un encàrrec a Maldà, per a l'Església, és per això que la família emigrà allà; abans però, el Prior de Móra d'Ebre va proposar a la família que Filomena rebés el Sagrament de la Comunió per primer cop a Móra d'Ebre. Així fou, el 15 d'octubre de 1853: " Als 12 anys, després de molt examinades les meves disposicions i coneixements em van comulgar per primer cop el feliç dia de Santa Teresa de Jesús, pels temors de la meva prudent i cuidadosa mare no em va ser permès fer-ho abans d'aquesta edat".

Després de Maldà, la família va de poble en poble, allà on sortia el treball a Feliu. Tornaren a Móra d'Ebre el 1855, per breu espai de temps, quan contragué el còlera; també hi estigueren el 1857-1858. Filomena creix en el camí a la santedat dia a dia, gràcies a la direcció del Pàrroc Don José Esqué. És a Maldà on rep la crida a la clausura, la virginitat,... cap als tretze anys va tenir una experiència mística: un èxtasi -en un dia de comunió-, en el qual se li va manifestar de forma molt clara el misteri de la Inmaculada Concepció de Maria, el seu amor maternal i la grandesa de la virginitat:

"Se'm comunicà amb tanta certesa i sublim altesa la Concepció de Maria Santíssima, la bellesa de la virginitat, i el molt que la apreciava a aquesta celestial Reina que, sense estar en mi altra cosa, ni poder resistir a la part superior que això em manava, li vaig prometre seguir les seves petjades, vull dir, li vaig consagrar molt gustosament la meva virginitat amb els afectes més sincers i aclamant-la per la meva dolça Mare, oferint-me per la seva sempre obedient filla amb els més cordials afectes del meu cor".

Sota l'influx d'aquesta experiència va fer vot de virginitat. En aquells dies va començar a manifestar els seus desitjos de consagrar-se a Déu en un convent dedicat a la Immaculada. La seva vocació va ser durament combatuda pels seus propis pares, que a pesar de ser bons cristians creien que Filomena, a causa de la seva fràgil salut, no era apta per al claustre. Finalment, va ingressar al Monestir de Monges Mínimes de Valls el dia 29 de gener de 1860 quan tenia 19 anys.

La Comunitat diu que es va adonar del tresor tan gran que Déu els donava en aquella jove, doncs era un model acabat de virtut. Des del principi es va distingir per la seva fidelíssima observança de la Regla. Al Monestir va ocupar amb tota perfecció els oficis de mestra de cant, ajudant de robera, dispensera i segona infermera, brillant en tot i sempre la seva ardent caritat. Déu la cridava, de continu, a una perfecció cada cop més elevada. El lluminós exemple de la seva vida santa, arrelada i cimentada a la més genuïna espiritualitat de l'Ordre Mínima brillava com una torxa; i les primeres beneficiades, diuen, van ser les Germanes que van conviure amb Ella.

Va treballar molt per la difusió d'aquesta devoció sobretot a la pròpia Comunitat i entre els sacerdots, als quals aconsellava vivament que es consagressin al Diví Cor de Jesús. Tenia el ferm propòsit de la Santedat: " el qui vulgui venir al meu darrere, que es negui a sí mateix, agafi la seva creu i em segueixi", un camí disposada a seguir "costi el que costi". Es va oferir a Déu com a víctima per l'Església, pel Papa i per la fidel observança de la Regla a la pròpia Comunitat. El Senyor va acceptar, complagut, la seva ofrena; l’ofrena de la vida martiritzada per la malaltia. Va escriure nombrosos textos, entre ells destaquen reflexions, oracions, cartes, així com capítols autobiogràfics.

"A la banda esquerra de l'Ebre, espera una gran barca amb càrrega humana, el barquer passador està absent, però en el seu lloc, i no sense perícia, disposada està per a traspassar a l'altre banda de riu una jove morenca. És una religiosa que ve de Valls. No es ni una desertora ni una fracassada, sinó una convençuda i valent, amb sang dels Ferrer a les seves venes. Més que per a ella mateixa, està allí per a conduir amb la barca a un grup de jovenetes cap a Móra. Tenen una missió a complir, i amb la seva guia segura, confiades en la força dels seus braços, es disposen a deixar l'embarcador i saltar a l'encontre del poble que les espera. La força del corrent empenta les aigües, fent-les amenaçants, però la jove i les nenes no s'espanten, i tranquil·les i segures, desembarquen, com si confiessin cegament en l'habilitat del més expert barquer". Aquesta va ser la visió que tant pertorbà a Filomena Ferrer des dels dos anys abans de la seva mort (1866) fins que aquesta va arribar: la visió de la fundació del Convent de Móra. La Venerable era una monja mínima, i temia que això fos una temptació d'ostentitat o afany de protagonisme, que això xoqués contra els vots i la Regla; d'altra banda, mitjançant les visions, sabia que això era la voluntat del Senyor, sabia que el poble necessitava aquest Convent i que ella era el barquer que ajudava a les quatre jovenetes a creuar el riu exaltat, amb l'ajuda de Santa Teresa de Jesús.

És així, doncs, com comença a escriure les epístoles al Bisbe de la diòcesi i al Prior de Móra d'Ebre que engegarien la maquinària per a que el Convent i el Temple s'ubiquessin al poble de Móra d'Ebre. En aquestes cartes, la Venerable es mostra predisposada a tot sacrifici per dur a terme la feina que li encomanava Déu, un cop superades les pors a les que hem fet referència; així mateix va definint els continguts interns de la fundació: un convent on les religioses haurien de ser devotes del Sagrat Cor, i on la màxima fos estimar cada dia més aquest Sagrat Cor; amb molts moments d'oració conjunta entre les integrants; donava el nom de dues de les germanes que l'acompanyarien en la tasca de la fundació; també va manifestar la necessitat de renovar certs punts de la Regla.

El 3 d'agost de 1868, prop de la seva mort, Filomena escriu al Prior de Móra d'Ebre: "Pot, sí, la meva mort retardar l'obra i parar-la, però no desfer que aquesta sigui la voluntat de Déu; perquè en mi sol la mort farà oblidar-me d'això, però el sentir la menor llàstima de no poder-ho dur a terme jo mateixa, en veritat li dic que no la sento, doncs ningun desig va néixer al meu cor de cosa similar, abans ben perdia el Senyor em lliurés d'això, malgrat ho vaig manifestar que era el que vaig prometre al meu Déu amb gran pena i sentiment." (llògicament, quan diu que accepta l'encàrrec amb pena i sentiment es refereix a la lluita interna que tingué per distingir si aquesta visió era una temptació de primacia o la Voluntat).

Va morir el 13 d'agost de 1868 a l'edat de 27 anys, després d'una llarguíssima fase terminal de malaltia tuberculosa on el dolor i la febre alta foren constants. A la seva mort, gaudia de gran fama de santedat dintre i fora del Convent de Valls. El 1972 es traslladen les restes de la Venerable Sor Filomena, des del Cementiri Municipal de Valls a l'església del Monestir, on es conserven actualment, a un costat del presbiteri, als peus del Cor de Jesús.

 

El Convent i el Temple expiatori de Móra d'Ebre.

La fundació de Móra d'Ebre es va portar a terme 26 anys després de la seva mort, complint-se la seva profecia. Sor Filomena va ser la inspiradora, la impulsora i va promoure amb la seva oració i la seva pròpia vida aquesta obra. Qui va heretar el lideratge de la fundació va ser seva germana, Manuela, que també estava ingressada al Monestir de Valls. El convent i el temple es finançà, en part, amb la voluntat popular. Magdalena Grau i de Gras i el seu cunyat, el Comte de Samitier, van donar el solar edificable, un ampli hort situat al darrere, diners i material per a la construcció. El Bisbe Francesc Aznar i Pueyo obrí una subscripció amb una aportació inicial molt important; també hi col·laboraren canonges de la catedral, altres estaments eclesiàstics i fidels, entre els quals es trobaven el pare i els germans de la Venerable. La primera pedra es col·locà el 18 de novembre de 1883 amb un solemne acte al qual acudí el Bisbe, així com múltiples personalitats i molts fidels. En aquesta primera pedra s'hi troba protegit: l'acta firmada pel Bisbe, per totes les autoritats i també per F. Ferrer, pare de la Venerable, monedes del Sagrat Cor, de la Corona Reial, i articles documentals de la premsa de l'època referents a la fundació. A l'acte es llegí el telegrama amb la benedicció del Papa. Dirigí el discurs Manuel Domingo Sol, fundador de la Germandat de Sacerdots Operaris Diocesans del Sagrat Cor de Jesús, el qual es referí a Filomena Ferrer com la "glòria de la seva Orde, estrella refulgent de Catalunya, timbre d'honor per a l'Església Catòlica". El monestir es construí en 11 anys. El 5 d'octubre de 1894 entraven les set monges mínimes, tres d'elles de Móra d'Ebre, acompanyades des del monestir de Valls, on estaven, pel Vicari General de la Arxidiòcesi de Tarragona i nou sacerdots. Va ser un gran dia de festa a Móra d'Ebre. El 5 de juny de 1925 s'inaugurava el Temple annex, centre de la vida mínima, contemplativa i reparadora, era el primer Temple Expiatori de tota Espanya, la seva finalitat: prestar un servei a tota l'Església, per a Espanya, per a Catalunya, per a Móra d'Ebre, per a la humanitat sencera: vida d'amor, missió d'amor, missatge d'amor,... el Sagrat Cor, el missatge reparador de la Venerable.

 

El procés de beatificació.

La seva causa de beatificació s'introdueix el 1880, i el 1887 el Procés va ser enviat a Roma. El 1889 es sol·licità al Papa el títol de Venerable, que li va ser concedit el 10 de juny de 1891 per Lleó XIII. El 7 de setembre de 1989, el Sant Pare Juan Pau II, donava el Decret d'Aprovació de Virtuts Heroiques de la Venerable Sor Filomena de Santa Coloma. Un Decret de les Virtuts Heroiques és un judici emès per la Congregació de les Causes dels Sants que decreta que un Servidor de Déu va viure una vida en profunda unió amb Ell i fidel als ensenyaments de la doctrina de l'Església. És un testimoniatge de virtuositat. El Decret és oficial quan és acceptat pel Papa. Quan és combinat amb aprovació d'un miracle per intercessió del Servidor de Déu, els requisits per a la beatificació han estat completats.

 

Bibliografia

Filomena Ferrer, cueste lo que cueste!... (p.a. Bellantonio, editat pel Convent de Germanes Mínimes de Valls - 1977)

 

http://www.moradebre.org (Arxiu - Archives)

 

 

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Oración al Sagrado Corazón de Jesús

para impetrar gracias por intercesión de la

Venerable Sor Filomena de Santa Coloma

 

¡Oh divino Corazón de Jesús!

que os dignasteis enriquecer de gracias y virtudes

a la humilde virgen Sor Filomena de Santa Coloma

por su gran amor y fidelidad a Vos,

concededme, por intercesión de la misma,

la gracia que fervorosamente os suplico.

Vos que vivís y reináis por los siglos de los siglos. Amén.

 

Padre nuestro, Ave María, Gloria

 

 

http://www.minimas.org

 

 

 

Venerable Filomena de Santa Coloma

 

 

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VIDA DE LA VENERABLE

SOR FILOMENA FERRER

 

 

Introducción a la Causa


CAUSA DE BEATIFICACIÓN DE SOR FILOMENA

La Comunidad vio desde el principio en Sor Filomena un alma extraordinaria que había llegado en muy breve tiempo a una gran santidad.

Fue toda una vida de auténtico contenido "mínimo" llevada a la cima de su máxima expresión. Vida que se contagiaba y propagaba, primero en la propia Comunidad, luego en toda la Orden, logrando que el espíritu de San Francisco se encarnara más y más en todos sus hijos.

Así pues se introduce su causa de beatificación en 1880 y en 1887 el Proceso fue enviado a Roma. En 1889 se solicita del Romano Pontífice el título de venerable, que le fue concedido el 10 de junio de 1891 por León XIII, con Decreto del que se extraen unos párrafos:

‘La insigne fama de virtudes y santidad en la cual la Venerable Sierva de Dios Filomena de Santa Coloma monja profesa de la Orden de Mínimas de S. Francisco de Paula resplandeció, viendo se ha extendido por todas partes después de su muerte sucediéndose también prodigios obrados por Dios por la intercesión de la misma según se refiere. De esto resultó que en la Curia eclesiástica de Tarragona se instruyó conforme el derecho por la autoridad ordinaria, proceso sobre la fama de santidad de vida, de virtudes y milagros de la predicha ínclita sierva de Dios y después presentada debidamente...

Por lo mismo como ya se hubiese concedido benignamente por nuestro santísimo señor el Papa León XIII que pudiera tratarse sobre la duda de la firma de la Comisión de la Introducción de la Causa en la Congregación Ordinaria de los sagrados Ritos sin intervención y voto de los Consultores aunque todavía no hubiera transcurrido el decenio desde el día de la presentación del Proceso informativo en las actas de la misma Sagrada Congregación, el Eminentísimo y Reverendísimo señor Cardenal ... a saber si ha de ser firmada la comisión e la Introducción de la Causa en el caso y para el efecto de que se trata. Los eminentísimo y Reverendísimos Padres encargados de defender los Sagrados Ritos, encaminado todo cuidadosamente y habiendo oído de palabra y de escrito al R.P. D. Agustín Caprara Promotor de la Santa Fe juzgaron que le había de responder. Afirmativamente o sea se ha de firmar la Comisión si fuera del agrado del Santísimo Papa día 2 de junio de 1891, hecha empero fiel relación de las anteriores cosas por el infrascrito Secretario al Santísimo Señor nuestro León Papa XIII, su santidad aprobando la instancia de la sagrada Congregación se dignó firmar con su propia mano la Comisión de Introducción de la Causa de la Venerable Sierva de Dios Filomena de Santa Coloma el día 10 de los mismos mes y año. C. Cardenal Luis Maselle Prefecto de la s. Congregaron de Ritos. L S. Vicente Nuia Secretario de la S. Congregación de Ritos”.

En 1972 se trasladan los restos mortales de la Venerable Sor Filomena, del Cementerio Municipal a la iglesia del Monasterio, donde se conservan actualmente, en un lado del presbiterio a los pies del Corazón de Jesús.

En 1981 se reemprende, la Causa de Beatificación detenida desde hacía varios años.

El 7 de septiembre de 1989, el Santo Padre Juan Pablo II, daba el Decreto de Aprobación de Virtudes Heroicas de la Venerable Sor Filomena de Santa Coloma.

 

 

FILOMENA FERRER GALCERÁN (FILOMENA OF SAINT COLUMBA)

professed religious, Minim Nuns

born: 03 April 1841 in Mora de Ebro, Tarragona (Spain)

 

diocese of competent bishop: Tarragona

CCS protocol number: 411

type of cause: heroic virtues

introduction of cause: 10 July 1891

antepreparatory congregation: 22 August 1911

submission of Positio to CCS: 1984

congress of theological consultants: 15 November 1988

congregation of CCS cardinals and bishops: 16 May 1989

promulgation of decree on heroic virtues: 07 September 1989

 

postulator: Rev. Ottavio Laino, o.m.

petitioner: Mínimes de Sant Francesc de Paula, Camí de la Verneda, s/n, 43800 Valls, SPAIN

 

 

Filomena Ferrer y el Corazón de Jesús

 

 

 

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Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Enfants et jeunes "Saints"
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