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  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 06:52

Maria Nault

Mère Marie de la Croix

Fondatrice en 1939 de la Congrégation des

Petites Soeurs de Marie, Mère du Rédempteur

née le dimanche 21 avril 1901 à Saint-Aignan-sur-Roë (Mayenne)

morte le Vendredi Saint 9 avril 1999 à Saint-Aignan-sur-Roë

 

 

Difficultés des Soeurs et SOUTIEN à la Congrégation

des Petites Soeurs de Marie, Mère du Rédempteur

 

 

Chanoines réguliers inspirés de Mère Marie de la Croix

appelés Petits Frères de Marie, Mère du Rédempteur

 

Paroles de Mère Marie de la Croix

 

Présentation de Jésus au Temple

« Cette fête du 2 Février est notre fête Patronale. Ce vocable de la Présentation de Jésus au Temple nous enseigne que nous devons reproduire la fidélité exemplaire de Marie à la loi, alors qu'Elle aurait pu légitimement s'en dispenser. Qu'avait-elle à faire avec cette loi de la Purification, Elle qui était Immaculée ? Et le Sauveur, qu'avait-il à racheter pour Lui-même, Lui qui venait racheter les âmes ? Marie a fait sienne la pensée de Jésus de sauver toutes les âmes […] Les cierges de la Chandeleur sont le symbole du don de soi, de l'oblation et de la fidélité…. La flamme lumineuse brûle en silence, c'est un silence priant, sous le regard de Dieu. Voilà l'amour de Dieu en nous, qui nous purifie et nous rend saints. Dieu voit tout, Il sait ce qu'il veut, Il sait pourquoi Il a voulu cette œuvre Mariale, et Il ne peut pas permettre qu'on atteigne le centre même de cette spiritualité. Il faut être unies à Lui, et tendre à la perfection d'amour. Dieu seul peut toucher les cœurs, mais à nous de nous tenir continuellement unies à Lui. »

Mère Marie de la Croix © - B 1 – 2 février

 

 

« Regardons et méditons la profondeur du mystère de la Présentation de Jésus au Temple. A celui qui contemple ce grand mystère, Jésus communique cette soif de communier à son oblation dans un acte perpétuel d’adoration et d’action de grâce. »

 

 

 

 

Vieillards et malades

« Soyons avec Notre Seigneur, et comme Lui, les bras tendus, les mains toujours ouvertes pour soutenir, en étant en même temps des âmes de compassions…, sachant nous mettre à la place des autres, des malades et des vieillards, nous donnant à eux comme Notre Seigneur, qui est venu au milieu de nous en se faisant l’un de nous, partageant notre pain de souffrance. »

 

Douceur et délicatesse

« Nous devons nous conduire dans la voie du bien suivant notre nature humaine. Il nous manque quelque chose au point de vue naturel si nous n’aimons pas humainement, parce que nous n’aimons pas selon ce que Dieu a mis en nous.

Gardons notre sensibilité, et laissons-la paraître dans l’expression de notre physionomie, dans le ton de la voix. Laissons-la paraître dans notre empressement à toujours rendre service, dans notre industrie à trouver un mot aimable, une parole délicate qui relèvera l’âme, presque à son insu. »

 

 

Prêtres

« Nous sommes appelées à être le soutien de la vie paroissiale et à collaborer avec le clergé paroissial dans son ministère de prière et d’apostolat, à l’exemple de la Très Sainte Vierge Marie… Il faut aider les prêtres à promouvoir la sainteté des âmes. »

 

 

Eucharistie

« Il faut centrer notre vie sur la Sainte Eucharistie, comme Marie et avec elle, par une vie d’adoration, d’immolation et de réparation. L’Eucharistie, c’est le Seigneur présent, d’une présence sacramentelle, signifiée sous la forme d’une nourriture nécessaire. En centrant notre vie sur l’Eucharistie, nous donnerons le témoignage que l’Eucharistie est pour tous les temps, le cœur de la vie de l’Eglise. »

 

« Être marial, c’est être près de Jésus-Eucharistie. »

 

 

 

Marie

« Nous devons imiter et vivre Marie particulièrement dans le mystère de la Présentation de Jésus au Temple. »

« Nous sommes sur terre pour reproduire la vie de Marie, pour la faire re-vivre, nous ne sommes que son prolongement. »

« Restons bien dans les bras de Marie, sur le Cœur de Notre Seigneur et avançons au pas de Dieu dans le Fiat, dans l’Ecce, et le Magnificat. Puisse-t-elle mettre en nos cœurs, cette ardente flamme d’amour vrai, tendre et agissant pour les âmes qui nous les fera aimer en Dieu et pour Dieu. »

 

 

« De toute éternité, Marie a été destinée à être la fille aimée, l’Épouse de l’Esprit Saint, et Mère du Verbe Incarné. C’est la raison qui justifie l’incomparable privilège de la Vierge Immaculée. Il n’y a pas de vie aussi frappante que la sienne. Être au-dessus de toute la création, l’idéal de sa beauté intacte, et pure et plus sainte que toutes créatures, sauf de Dieu. Elle a été l’âme éprise de Vérité. "Une âme qui fait la vérité, va toujours vers la lumière", St Jean le dit. Qu’a dit aussi Notre Seigneur ? "Si vous faites ce que je vous dis, vous ferez l’expérience que c’est vrai." Marie a été établie dans la sainteté à un très haut degré. »

Mère Marie de la Croix ©

Entretiens religieux et Évangile – B 12 (b) 2

 

 

« Puisse Jésus élever notre âme au sommet de l’Amour, et que la Très Sainte Vierge nous enveloppe des rayons de sa tendresse et de son amour et qu’Elle nous fasse goûter, par avance, un peu de ce ciel dont Elle est enivrée. »

 

Amour et Charité

« Quelle force sera la nôtre : elle sera la force de Dieu qui est l’unité dans la charité.

Quelle fécondité sera alors la nôtre : elle sera celle de Dieu même, produite par l’amour.

Tout part de la charité, tout aboutit à la charité.

Marie a eu la vertu d’attirer en elle le Verbe de Dieu.

Elle a ravi le Cœur de Dieu.

Qu’il soit touché de notre bonne volonté.

Offrons-lui un cœur plein d’amour.

TOUT SE RAMÈNE À AIMER. »

 

Nativité et humilité

« Le Sauveur, dès le premier instant de sa vie terrestre, a voulu réparer pour nous. Il nous aime, Il nous a aimés de l’amour dont Il nous aimera toujours. À proportion de nos dispositions, Il fait part de sa Divinité. Il nous a apporté une participation à sa divinité. Nous la recevons selon nos dispositions. Revivons ce beau Mystère de Noël, le Sauveur a été fidèle à sa promesse, à sa parole. Son humilité a voulu de très humbles bergers ; sa simplicité n’a rebuté personne ; sa sollicitude était toujours pleine de délicatesse à l’égard de tous. Il remplit de joie tous ceux qui l’approchent, pour peu qu’ils aient le cœur ouvert à sa grâce. Il a voulu recevoir les premiers hommages, par des humbles. Or, si nous voulons être les premières appelées auprès de Lui avec Marie, faisons-nous bien petites, soyons très simples et humbles. »

Mère Marie de la Croix © IX Année 1967

« Dimanche, Octave de Noël ! Paix aux âmes de bonne volonté »

 

 

Homélie de Mgr Thierry Scherrer, Evêque de Laval

10e anniversaire de la mort de Mère Marie de la Croix

Saint-Aignan-sur-Roë

Colloque du samedi 2 mai 2009

 

"Il y a dix ans, au terme d’une existence toute abandonnée au bon vouloir de Dieu, Mère Marie de la Croix s’en est allé rejoindre Celui que, dès sa petite enfance, elle avait choisi de suivre et d’aimer quoi qu’il en coûte. C’était le vendredi de Pâques. Sa vie aura traversé en son entier le XX° siècle qui vient de s’écouler ; une vie de labeur intense et de grande souffrance qui, loin de l’avoir conduite au découragement voire même au désespoir ou à la révolte, n’aura fait au contraire qu’intensifier son amour pour le Seigneur et son désir de se donner à Lui tout entière. Au terme de cette journée de colloque qui lui a été consacrée, nous rendons grâce avec elle en célébrant l’Eucharistie, ce sacrement de l’Amour qui a été le cœur palpitant de sa vie.

La Providence a voulu que nous commémorions cet anniversaire en cette veille de la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. Les quelques versets du ch. 10 de saint Jean que nous venons d’entendre constituent la source principale de lumière à partir de laquelle s’éclaire toute vocation, celle de Mère Marie de la Croix et la nôtre après elle. « Je suis le bon Pasteur, le vrai berger, nous dit Jésus. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis ». Ces mots traduisent et résument pour nous la quintessence du message chrétien. Ils nous entraînent dans la dynamique même de l’Amour qui a conduit le Fils de Dieu à s’abaisser jusque à se faire l’un de nous et mourir pour nos péchés dans le dénuement absolu de la Croix.

À l’origine de toute vocation, il y a ce désir ardent de donner sa vie pour les hommes et pour Dieu. « Ma vie, je la donne de moi-même… J’ai le pouvoir de la donner et le pouvoir de la reprendre », dit Jésus. « J’ai le pouvoir de la donner ». C’est le choix auquel notre liberté personnelle se trouve elle-même affrontée en permanence : face à tel service demandé, telle aide sollicitée, face aussi à telle contradiction vécue, telle souffrance ou telle humiliation subies, chacun de nous peut, sur le champ, consentir à entrer dans la dynamique de l’amour ou bien au contraire s’y refuser. Les choix que nous faisons, les actes que nous posons ont une incidence considérable ; ils nous engagent au-delà de nous-mêmes.

À l’instar de tous ceux qui ont pris l’évangile au sérieux, Mère Marie de la Croix était habitée, hantée même par cette conscience que la vie chrétienne assumée jusqu’au bout était une participation à la rédemption universelle. Dieu se suffit à lui-même, bien évidemment. Mais dans son immense miséricorde, il veut en quelque sorte avoir besoin de nous ; il mendie notre pauvre amour pour nous associer gracieusement à son œuvre de salut. Toutes les valeurs d’offrande, d’immolation, de réparation, chères à Mère Marie de la Croix, sont à comprendre à partir de là. Dans la première lecture, précisément, nous voyons l’apôtre Pierre sommé d’expliquer devant le Grand Conseil le geste de la guérison d’un impotent. Loin d’en revendiquer l’origine, l’apôtre renvoie ses interlocuteurs à l’unique source de grâce que Dieu a fait jaillir pour le relèvement du genre humain, le Christ Jésus : « son nom donné aux hommes, dit-il, est le seul qui puisse nous sauver ». S’il est bien vrai que c’est le Seigneur seul qui sauve, notre baptême cependant, dans sa triple dimension prophétique, sacerdotale et royale, nous associe à la puissance du Nom de Jésus ; nous devenons par grâce coopérateurs du salut de l’homme par Dieu. Dieu compte en quelque sorte sur chacun de nous pour continuer de fonder son œuvre, en prenant uniquement appui sur le Seigneur de Gloire, « pierre qu’avait rejetée les bâtisseurs », mais qui est « devenue la pierre d’angle ». À la suite de Pierre qui s’est fait serviteur du relèvement de l’infirme dans la puissance du Nom de Jésus, l’Esprit veut nous rendre sensibles à toutes les infirmités de l’homme contemporain pour nous donner de participer concrètement à la grâce de son relèvement. C’est la vie même du ressuscité qui s’épanche ainsi en notre humanité quand nous consentons à lui prêter nos mains, nos pieds, notre bouche et notre cœur afin que s’accomplisse aujourd’hui encore la merveille du salut de nos frères.

En contemplant ce chemin d’abaissement du Fils de Dieu qui s’est fait serviteur de l’homme jusqu’au don de sa propre vie, en acceptant plus encore de suivre Jésus sur ce même chemin, nous pouvons nous écrier avec le disciple bien-aimé : « Voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés ! » Connaître l’amour « grand » que Dieu a pour nous ne pourra jamais, en ce sens, être quelque chose de purement théorique ; c’est une faveur et une grâce immédiatement attachées à notre capacité d’entrer à notre tour dans la logique du don gratuit et désintéressé de nous-mêmes. « La grandeur de la vie, c’est l’amour », disait Mère Marie de la Croix. Plus on se donne sans compter, plus on consent par toute sa vie à aimer et servir joyeusement son prochain, et plus on mesure alors, dans une jubilante action de grâce, à quel point est « grand l’amour dont le Père nous a comblés ».

Cette action de grâce est la nôtre, ce soir, tandis que nous mesurons le chemin parcouru. Depuis 8 décembre 1939, date d’érection de la Pieuse Union par Mgr Saliège, jusqu’au jour de la naissance au ciel de Mère Marie de la Croix, le 9 avril 1999, soixante années se sont écoulées. Soixante ans de lutte et de souffrance, mais aussi de joie et de confiance pour voir reconnaître une œuvre qu’elle avait toujours tenue pour une œuvre voulue par Dieu. Qui aurait pu penser qu’au milieu de tant de ronces et d’épines, une fleur allait enfin pousser et s’épanouir, la famille religieuse des Petites Sœurs et des petits Frères de Marie Mère du Rédempteur ? La fleur de la gloire a poussé dans les épines de la croix. Dix nouvelles années sont passées depuis son retour à Dieu. Les épreuves n’ont pas manqué à chacune et chacun comme elles n’avaient pas épargné votre « bonne mère ». Mais l’histoire de la Congrégation continue de s’écrire aujourd’hui encore avec la liberté offerte à l’amour de ses nombreux enfants, ce fiat au quotidien que Frères et Sœurs religieux et laïcs Messagers sont appelés à redire joyeusement dans le Oui de Jésus et de Marie.  Comme parole conclusive, je reprendrais volontiers quelques mots de l’homélie qu’avait prononcée Mgr Billé il y a vingt ans, lorsque la Pieuse Union fut érigée en congrégation de droit diocésain. Il vous invitait, mes sœurs, à ne pas « refermer vos mains sur le précieux trésor qui était le vôtre ». Il vous appelait « à l’aventure, au discernement, à la vie ». « Je vous appelle à vivre en Église, disait-il. Cela veut dire que c’est l’Église qui doit bénéficier de la grâce que vous avez reçue et qui a inspiré aussi la fondation des Petits Frères de Marie Mère du Rédempteur ».

Cet appel est plus actuel et plus impérieux que jamais. Vous êtes dépositaires d’un don de grâces qui doit aujourd’hui encore profiter à notre Église de Mayenne, celle de Toulouse et, plus largement, de notre Pays et du monde tout entier. Puisse l’Esprit de Dieu vous donner de témoigner inlassablement du message de votre fondatrice, en ayant le souci de l’actualiser et de l’adapter aux besoins nouveaux de notre temps. En communion avec elle, unis aux cœurs de Jésus et de Marie, que jaillissent de notre bouche et de notre cœur ce soir ces trois mots de l’amour toujours neuf : Ecce ! Fiat ! Magnificat !"

Guérison miraculeuse de Maria Nault à Lourdes,

le mercredi 11 septembre 1929

 

 

 

 

 

Association "Les Messagers de Marie, Mère du Rédempteur"

 

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 09:29

Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame

Groupement de Gendarmerie Départementale de l'Aude

né le 18 avril 1973 à Étampes (Essonne)

grièvement blessé par Radouane Lakdim

le 23 mars 2018 au Super U de Trèbes (Aude)

mort de ses blessures le 24 mars 2018

à l’hôpital de Carcassonne (Aude)

Photo © La Gazette de la Manche

 

 

"Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis."

Jean 15:13 (Bible du Semeur)

 

"Greater love hath no man than this, that a man lay down his life for his friends."

John 15,13 (King James Bible)

 

Télégramme de condoléances en français du Pape François à Mgr Alain Planet, Evêque de Carcassonne et Narbonne, le 26 mars 2018 (Vatican)

"Ayant appris les tragiques attentats survenus à Carcassonne et à Trèbes, faisant plusieurs victimes, je vous fais part de ma tristesse et je confie à la miséricorde de Dieu les personnes qui ont perdu la vie, m’associant par la prière à la peine de leurs proches. Je salue particulièrement le geste généreux et héroïque du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame qui a donné sa vie en voulant protéger des personnes. J’exprime ma sympathie aux blessés et à leurs familles, ainsi qu’à toutes les personnes touchées par ce drame, demandant au Seigneur de leur apporter réconfort et consolation. Je condamne à nouveau de tels actes de violence aveugle qui engendrent tant de souffrances, et demandant avec ferveur à Dieu le don de la paix, j’invoque sur les familles éprouvées et sur tous les Français le bienfait des Bénédictions divines."

"François PP."

"Arnaud Beltrame, soldat pour la Vie"

Hommage de Mgr Antoine de Romanet

Evêque aux Armées françaises

24 mars 2018

 

"Un soldat, par définition, est prêt au sacrifice suprême. Vous ne pouvez lui demander d’engager sa vie qu’à la lumière d’une transcendance.

S’il est un mot qui revient en boucle depuis l’annonce de la mort du Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, c’est celui de sacrifice. S’il est un hommage, c’est sous les termes de héros, d’admiration, de respect, d’exemple, de générosité, d’engagement, de service, de sens de l’autre…

Son geste étonne, détonne, interpelle. Son geste renvoie aux questions les plus fondamentales de la vie et de la mort pour chacun d’entre nous. Qu’est ce qui mérite de donner sa vie ? Qu’est ce qui justifie de s’exposer à la mort ? Quel sens ? Quelle transcendance ?

Arnaud Beltrame était un militaire et un chrétien au plus profond de son être. Baptisé dans une famille non pratiquante, il découvre la foi il y a une dizaine d’année, lors d’un pèlerinage à Sainte-Anne-d’Auray, il fait sa première communion à l’âge de 34 ans, et s’engage à la suite du Christ tel saint Paul, avec l’amour brûlant d’un cœur qui a rencontré le cœur de son Seigneur.

Arnaud Beltrame venait de faire bénir sa maison. Il était dimanche dernier, comme chaque dimanche, à l’Abbaye de Lagrasse pour célébrer le Christ ressuscité, et il s’apprêtait à célébrer le 9 juin prochain son mariage religieux avec Marielle. Nous pensons à sa famille, à son épouse, à ses collègues, à ses amis. C’était un chrétien, explicitement, sereinement.

Arnaud Beltrame n’est pas la seule victime de la tragédie de ce 23 mars, et nos pensées et notre prière rejoignent également chacune des victimes et chacune de leurs familles et de leurs proches. Chaque mort est unique. Chaque mort est bouleversante.

Mais la mort d’Arnaud Beltrame a ceci d’exceptionnel que pour un chrétien ce sacrifice renvoie à celui du Christ, médiateur entre Dieu son Père et nous les hommes, prenant sur lui le péché du monde pour le salut de tous, affrontant la mort pour la réfléchir en source de lumière et de vie. Et quelle source extraordinaire d’Espérance dans le meilleur de l’homme nous est ici octroyée au milieu des ténèbres, face à une tragique volonté d’anéantir.

Arnaud Beltrame s’est présenté en médiateur, il a fait don de sa vie en se substituant à un otage. Il a sauvé des vies en offrant la sienne. Ceci ne peut se comprendre que dans une dimension de surplomb, de transcendance, de vie éternelle, qui pour un chrétien a le visage du Christ en croix offert pour que le monde ait la vie : « Nul n’a de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis », « Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne ».

A la suite du Christ et de tant d’autres, Saint Maximilien Kolbe, abîmé dans la détresse et la déshumanisation la plus folle d’Auschwitz a révélé avant lui l’exemple du don de sa vie. Il a transfiguré l’agonie de ceux qu’il est venu rejoindre - en se substituant à un père de famille - jusqu’à une mort cruelle d’épuisement et de faim, ne cessant de prier et d’intercéder pour que la paix règne dans les cœurs en une offrande consentie : il fut une lumière dans la nuit, une étoile qui éclaire à jamais l’humanité jusque dans ses plus sombres replis.

Pour les chrétiens, la semaine sainte qui s’ouvre ce 24 mars au soir par les Vêpres des Rameaux est éclairée par le sacrifice et la mort d’un homme habité par le Christ. Un geste d’offrande, de don, de paix, d’humanité, de dépassement.

Arnaud Beltrame a fait vendredi avec le sacrifice de sa vie descendre un rayon du ciel sur la terre. Et il a élevé le monde, en semence d’éternité."

"+ Antoine de Romanet Evêque aux Armées françaises"

 

 

 

 

 

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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 15:44

Czesława Kwoka

née le 15 août 1928 à Wólka Złojecka (Pologne)

assassinée d'une injection de phénol dans le coeur

le 12 mars 1943 à Auschwitz

 

Photographie de Wilhelm Brasse (1917-2012)

Colorisation de la brésilienne Marina AMARAL

 

 

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 11:51

 

 

Prière d’intercession commune

Conférence de Beyrouth

25-26 mars 2013

« La finalité humaine de l’économie »

 

Ô notre Seigneur, Toi qui règnes sur toute chose,

gloire à Toi, le bienfaiteur.

Toi qui as envoyé Gabriel pour annoncer la bonne nouvelle,

à la Madone des femmes, sur terre comme au Ciel,

la Vierge Marie, Ton humble servante,

dont l’humilité a traversé les âges,

Tu es celui qui nous entend et qui répond à notre appel,

Tu es le bienfaiteur et le miséricordieux.

Donne-nous, Seigneur, de T’aimer

ainsi que Tes anges, Tes prophètes et Tes apôtres.

Donne-nous d’aimer la Sainte Vierge Marie, Notre-Dame.

Fais, Seigneur, qu’Elle soit pour nous un exemple à suivre.

Que Ton Amour soit ce que nous avons de plus cher.

Fais que nous n’ayons de crainte plus grande que celle de T’offenser.

Ô Seigneur, c’est dans Ton infinie Miséricorde

que nous cherchons le salut.

Sauve-nous et répare de Ta clémence nos imperfections,

ainsi que celles de nos dirigeants et de ceux qui veillent sur nous.

Prends soin aussi de notre patrie et de tous ceux qui l’habitent,

fussent-ils musulmans ou chrétiens.

Ô Seigneur, toi qui règnes sur les Sept Cieux,

du haut de Ton Trône divin,

comme Tu as choisi la Vierge Marie,

l’élevant plus haut que toutes les femmes du monde,

nous Te prions de prendre le Liban et notre pays,

avec ses chrétiens et ses musulmans,

sous Ton aile bienveillante.

Pays de la convivialité islamo-chrétienne,

que le Liban soit un message adressé

à toutes les nations du monde !

Purifie nos cœurs, et délivre-nous de toute rancune.

Donne-nous de triompher de nous-mêmes,

et d’aller au-delà de nos intérêts personnels,

pour n’œuvrer que pour le bien commun.

Seigneur, Toi qui entends tout, Toi qui réponds à notre appel,

nous Te prions de raviver en nous la mémoire de ce grand jour*,

aussi sacré pour les musulmans que pour les chrétiens,

au Liban comme ailleurs dans le monde.

Amen.

 

* Le 25 mars, jour de l’Annonciation

 

2anoun

 

Mar Maroun

 

Ihtifou Li Rabb
Acclamez au Seigneur (Psaume 100)
Léna Farah

 

 

3oud

 

3ale3mayyim

 

Sughito - Ayyu chawqin

 

Mazamir il Masa2

 

Shrou2i

 

Lmalkut rawmu - 'al turo moran

 

Bta3lim il 2iddisinn

 

'inda aqdami salibika

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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 17:38

 

 

Pain de Vie

 

 

Refrain :

Nous rendons grâce par Jésus-Christ, le Pain de Vie,

Et nos prières chantent Dieu, Eucharistie.

 

1. Aux jours d’école, aux heures de jeux,

Ton rendez-vous commence là ;

Que je sois triste ou très heureux,

A chaque instant, reste avec moi.

 

2. Dans une Eglise, Eglise en joie,

Je vais retrouver Tes amis ;

Tes amis chantent Alléluia,

Tu es vivant, Ô Jésus-Christ !

 

3. Comme un cadeau, Tu as choisi,

Dans ce repas, un peu de pain,

Un peu de pain que Tu as pris

Et partagé entre Tes mains.

 

4. Prenez, mangez, voici Mon Corps,

Livré pour vous, Je suis la Vie ;

Tu es la Vie, j’y crois très fort,

Trésor d’Amour à l’infini.

 

5. Un peu de pain entre nos mains,

Allume en nous un très grand feu,

Un feu d’amour qui ne s’éteint

Ni au travail ni dans nos jeux.

 

 

 

Accueillir Ta Lumière

 

Refrain :

Accueillir Ta lumière, savoir ouvrir les yeux ;

Accueillir Ta Lumière, c'est Toi le Fils de Dieu.

 

1. Dans chaque vie, dans tous les cœurs,

C'est Toi qui viens, Jésus Sauveur ;

Dieu se donne à tous les hommes,

Bonne Nouvelle de l'Amour !

 

2. En nos pays plein de couleurs,

C'est Toi qui viens, Jésus Sauveur ;

Dieu se donne au cœur du monde,

Bonne Nouvelle au grand jour !

 

3. Jour après jour et à toute heure,

C'est Toi qui viens, Jésus Sauveur.

Dieu nous donne Sa présence,

Bonne Nouvelle pour toujours !

 

 

Nous voici chez Toi

 

Refrain :

Nous voici chez Toi, dans Ta maison,

Nous venons vers Toi, apprends-nous Ton Nom

 

1. Quand nous sommes rassemblés,

Si nombreux, si différents,

Un seul nom peut tout changer,

Et c'est Ton Nom, mon Dieu.

 

2. Quand nous venons écouter

La Parole qui donne vie,

Un seul chant peut tout changer,

Et c'est ton chant, mon Dieu.

 

3. Quand nous venons partager

Nos vies, nos joies, l'amitié,

Un seul pain peut tout changer

Et c'est Ton Pain, mon Dieu.

 

4. Quand nous sommes envoyés

Dans l'école ou le quartier,

Un seul pas peut tout changer,

Et c'est Ton pas, mon Dieu

 

 

Parole de Dieu

 

 

 

Refrain :

Elle est près de toi, cette Parole,

Elle est dans ta bouche et dans ton cœur,

Ecoute la voix du Seigneur !

 

1. Dans une longue, longue histoire,

Un très long temps avant le temps,

Le temps d'écrire milliers de pages,

Elle se dit avec le vent !

 

2. Elle se choisit la voix d'un peuple,

Lui donne un nom et pour toujours,

Elle fait alliance, elle pardonne,

Elle se dit en mots d'amour !

 

3. Au premier jour, elle est le Verbe,

Lumière de Dieu pour les nations.

C'est un murmure à l'aube claire,

Elle se dit Résurrection !

 

4. Au plus profond de ton silence,

Elle est trésor en notre vie.

Et la voici qui est présence,

Elle se dit pour aujourd'hui !

 

 

 

 

 

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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 09:58

 

 

Prière des familles à la Sainte Famille

 

Dieu notre Père,

Tu as voulu pour Ton Fils, le Verbe incarné,

une Famille dans laquelle Il puisse naître

et s’épanouir dans un climat d’amour.

A notre tour, Tu nous donnes la Sainte Famille

pour modèle et pour protectrice de nos foyers.

Nous Te consacrons aujourd’hui notre foyer,

afin que la paix et la joie qui en découlent

rayonnent sur nos enfants, et sur ceux qui les approchent,

afin que, comme la Sainte Famille de Jésus, de Marie et de Joseph,

nous remplissions pleinement notre mission

auprès de ceux qui nous sont confiés et qu’ainsi,

Ton Nom soit sanctifié dans nos vies et dans nos familles,

Ô Toi, Dieu, notre Père, qui veux notre bonheur avec Toi,

maintenant et pour l’éternité des éternités.

Amen.

 

 

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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 06:58

 

 

Prière pour les personnes âgées

 

Dieu notre Père, en cette étape de ma vie,

je Te demande d’être mon espérance.

Je suis quelquefois découragé(e)

en voyant mes forces décliner,

en pensant que, tout au long de ma vie,

j’aurais pu faire d’avantage…

Je reconnais mes faiblesses et mes péchés.

Je sais que, si je les regrette,

Toi qui es plein d’amour,

Tu me les pardonnes.

Aide-moi à comprendre que,

si je ne puis plus avoir les mêmes activités que jadis,

je dois toujours chercher à servir les hommes mes frères,

dans l’Église et dans la société.

Que jamais je ne cède à la tentation

de me replier sur moi-même !

Que mon bonheur soit de faire le bonheur des autres !

Et, lorsque mon heure sera venue,

que la présence maternelle de la Vierge Marie

me permette de quitter ce monde

dans la sérénité et dans la paix,

sûr(e) d’être accueilli(e) par Toi,

Père plein de Tendresse.

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 19:38

1943-2017

 

 

 

Hommage à Johnny Hallyday

 

Merci Johnny pour ta simplicité,

Merci Johnny pour ton humilité,

Merci Johnny pour ta disponibilité,

Merci Johnny pour ta longévité,

Merci Johnny pour ta spontanéité,

Merci Johnny pour ton authenticité,

Merci Johnny pour ta surhumanité,

Merci Johnny pour ton immensité,

Merci Johnny pour ton intemporalité,

Merci Johnny pour ta générosité,

Merci Johnny pour ton humanité,

Repose en paix, Johnny, pour l’éternité !

 

Écrit par Patrick ROBLES le 6 décembre 2017

 

 

Photo de Raymond Depardon (1967)

 

 

 

 

Site officiel de Johnny

 

 

Hommage de Michel Drucker à Johnny

sur France 2, le 6 décembre 2017

Extrait de l'émission

 

 

 

 

 

Happy st barth🌴happy family🌴❤️photo @yaelabrot

Une publication partagée par Johnny Hallyday (@jhallyday) le

 

 

 

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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 14:12

Eduardo Francisco Pironio

né le 3 décembre 1920 à Nueve de Julio

(9 de Julio, Province de Buenos Aires - Argentine)

mort le 5 février 1998 au Vatican

 

 

"Christus in vobis spes gloriae"

 

 

Prière au Serviteur de Dieu

le Cardinal Eduardo Francisco Pironio

 

Ô Dieu, Notre Père, qui as appelé Ton Serviteur Eduardo Francisco Pironio à servir Ton Église comme prêtre et évêque, réconforté par la sollicitude maternelle de la Vierge Marie, et qui l’as rendu heureux annonciateur de l’espérance et de la Croix, accorde-nous qu’en suivant son exemple, nous puissions proclamer notre foi et en témoigner avec un cœur miséricordieux et accueillant et, par son intercession, donne-nous la grâce que nous Te demandons avec confiance. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Avec approbation ecclésiastique

Conférence Épiscopale Argentine

Buenos Aires, le 12 décembre 2005

 

Pour toutes grâces reçues, prière d’informer la postulation de la Cause en béatification du Cardinal Pironio à l’adresse suivante (Vice-postulation de la Cause en Argentine) :

Vicepostulación (de la Causa en Argentina)

Av. de Mayo 621, 2º Piso

C1084AAB Buenos Aires

Argentina

 

Courriel et téléphone :

Beatriz Buzzetti Thomson

secretaria@accioncatolica.org.ar

TEL/FAX 011-4331/6323

 

 

Postulation à Rome :

Postulazione

Via della Conciliazione, 1

00193 Roma

Italia

 

Postulateurs de la Cause :

Dom Giuseppe Tamburrino, OSB

Padre Vito Tomás Gómez García, OP

 

Traduit de l’espagnol le dimanche 3 décembre 2017 par Patrick ROBLES.

 

 

« Magnificat », le Testament spirituel du cardinal Pironio

 

Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen ! Magnificat !

J’ai été baptisé au nom de la très sainte Trinité ; j’ai cru fermement en elle, par la miséricorde de Dieu ; j’ai goûté sa présence amoureuse dans la petitesse de mon âme (je me suis senti habité par la Trinité). Maintenant, j’entre « dans la joie de mon Seigneur », dans la contemplation directe - "face à face" - de la Trinité. Jusqu’à maintenant, venant de loin, j’ai marché comme un pèlerin vers le Seigneur, et maintenant « je le vois tel qu’il est ». Je suis heureux. Magnificat !

« Je suis sorti du Père et je suis venu dans le monde ; maintenant je quitte le monde et je vais au Père ». Merci, Seigneur et mon Dieu, Père de miséricorde, parce que tu m’aimes et tu m’attends. Parce que tu m’embrasses dans la joie de ton pardon.

Ne pleurez pas mon départ ! « Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père ». Je vous demande seulement de continuer à m’accompagner par votre affection et par vos supplications, et de prier beaucoup pour mon âme.

Magnificat ! Je te rends grâce, Père, pour le don de la vie. Comme il est beau de vivre ! Tu nous as faits, Seigneur, pour la vie. Je l’aime, je l’offre, je l’attends, tu es la vie, comme tu as toujours été ma vérité et mon chemin.

Magnificat ! Je remercie le Seigneur pour mon sacerdoce. Je me suis senti extraordinairement heureux d’être prêtre et je voudrais transmettre cette joie profonde aux jeunes d’aujourd’hui, comme mon meilleur testament et héritage. Le Seigneur a été bon pour moi. Que les âmes qui ont reçu la présence de Jésus à travers mon ministère sacerdotal prient pour mon repos éternel ! Je demande pardon, de toute mon âme, pour le bien que j’ai négligé de faire en tant que prêtre. Je suis pleinement conscient qu’il y a eu beaucoup de péchés d’omission dans mon sacerdoce parce que je n’ai pas été généreusement celui que j’aurais dû être devant le Seigneur. Peut-être que maintenant, en mourant, je vais commencer à être vraiment utile : « si le grain de blé tombé en terre... meurt, il porte beaucoup de fruit ». Ma vie sacerdotale a toujours été caractérisée par trois amours et présences : le Père, la très sainte Vierge Marie et la Croix.

Magnificat ! Je rends grâce à Dieu pour mon ministère de service dans l’épiscopat. Comme Dieu a été bon avec moi ! J’ai voulu être « père, frère et ami » des prêtres, des religieux et religieuses, de tout le peuple de Dieu. J’ai voulu être une simple présence du « Christ, espérance de la gloire ». J’ai toujours voulu l’être, dans les différents services que Dieu m’a demandés comme évêque : évêque auxiliaire de La Plata, administrateur apostolique de Avellaneda, secrétaire général et président du CELAM, évêque de Mar del Plata, puis nommé par le pape Paul VI préfet de la Congrégation pour les religieux et les instituts séculiers, et enfin, selon la volonté bienveillante du pape Jean-Paul II, président du Conseil pontifical pour les laïcs. Je regrette de ne pas avoir été plus utile comme évêque, d’avoir déçu l’espérance de beaucoup et la confiance de mes bienaimés pères, les papes Paul VI et Jean-Paul II. Mais j’accepte avec joie ma pauvreté. Je veux mourir avec une âme totalement pauvre.

Je désire exprimer mes remerciements au Saint-Père, Jean-Paul II, qui m’a confié, en avril 1984, l’animation des fidèles laïcs. C’est d’eux que dépend, de manière immédiate, l’édification de la « civilisation de l’amour ». Je les aime énormément, je les embrasse et je les bénis ; et je remercie le pape de sa confiance et de son affection.

Magnificat ! Je rends grâce à Dieu qui, à travers le Saint-Père Paul VI, m’a appelé à servir l’Église universelle dans le champ privilégié de la vie consacrée. Comme j’aime les religieux, les religieuses et tous les laïcs consacrés dans le monde ! Combien j’invoque la très sainte Vierge Marie pour eux ! Comme j’offre aujourd’hui ma vie avec joie pour qu’ils soient fidèles ! Je suis cardinal de la Sainte Église. Je rends grâce au bienaimé Saint-Père Paul VI pour cette nomination non méritée. Je rends grâce au Seigneur de m’avoir fait comprendre que le cardinalat est une vocation au martyre, un appel au service pastoral et une forme plus profonde de paternité spirituelle. Je me sens tellement heureux d’être martyr, d’être pasteur, d’être père.

Magnificat ! Je remercie le Seigneur pour le privilège de la croix. Je me sens très heureux d’avoir beaucoup souffert. Ce qui me déplaît, c’est uniquement de ne pas avoir bien souffert, et de ne pas avoir toujours savouré ma croix en silence. Je désire, au moins maintenant, que ma croix commence à être lumineuse et féconde. Que personne ne se sente coupable de m’avoir fait souffrir, parce que cela a été un instrument providentiel d’un Père qui m’aime beaucoup. Oui, je demande pardon, de toute mon âme, d’avoir fait souffrir tant de personnes !

Magnificat ! Je remercie le Seigneur parce qu’il m’a fait comprendre le mystère de Marie dans le mystère de Jésus et parce que la Vierge a été très présente dans ma vie personnelle et dans mon ministère. Je lui dois tout. Je confesse que c’est à elle que je dois la fécondité de ma parole. Les grandes dates de ma vie – de croix et de joie – ont toujours été des dates mariales.

Magnificat ! Je rends grâce au Seigneur parce que mon ministère s’est presque toujours déroulé, de manière privilégiée, au service des prêtres et des séminaristes, des religieux et des religieuses, et finalement des fidèles laïcs. Aux prêtres auxquels, dans mon long ministère, j’ai pu faire un peu de bien, je demande la charité de célébrer une messe pour mon âme.

Je les remercie tous pour le don de leur amitié sacerdotale. Je souhaite aux séminaristes – à tous ceux que Dieu a mis un jour sur mon chemin – un sacerdoce saint et fécond : qu’ils soient des âmes de prière, qu’ils savourent la croix, qu’ils aiment le Père et Marie ! Je demande à mes religieux et religieuses bienaimés, « ma gloire et ma couronne », de vivre avec une joie profonde leur consécration et leur mission. Je dis la même chose aux très chers laïcs consacrés dans la vocation providentielle des instituts séculiers. Je demande à tous de me pardonner les mauvais exemples que j’ai donnés et mes péchés par omission.

Magnificat ! Je rends grâce à Dieu d’avoir pu consumer mes pauvres forces et talents en me consacrant à mes chers laïcs, dont l’amitié et le témoignage m’ont enrichi spirituellement. J’ai beaucoup aimé l’Action catholique.

Si je n’ai rien fait de plus, c’est parce que je n’ai pas su le faire. Dieu m’a accordé de travailler avec les laïcs à partir de la simplicité paysanne de Mercedes (en Argentine) jusqu’au Conseil pontifical pour les laïcs. Magnificat !

Je demande pardon à Dieu pour mes innombrables péchés, à l’Église de ne pas l’avoir servie avec plus de générosité, aux âmes de ne pas les avoir aimées de manière plus héroïque et concrète. Si j’ai offensé quelqu’un, je lui demande pardon : je désire mourir la conscience tranquille. Et si quelqu’un croit m’avoir offensé, je veux qu’il éprouve la joie de mon pardon et de mon accolade fraternelle.

Je remercie chacun pour son amitié et sa confiance. Je remercie mes parents bienaimés – que je vais maintenant retrouver au ciel – pour la foi qu’ils m’ont transmise. Je remercie tous mes frères pour leur compagnie spirituelle et pour leur affection, surtout ma sœur Zulema.

J’aime le pape Jean-Paul II de toute mon âme, je lui redis ma disponibilité totale, je lui demande pardon pour tout ce que je n’ai pas su faire comme préfet de la Congrégation pour les religieux et pour les instituts séculiers et comme président du Conseil pontifical pour les laïcs. Dieu est témoin de mon entier dévouement et de ma bonne volonté.

Je le remercie d’avoir voulu, avec bonté et délicatesse, me nommer cardinal évêque du diocèse suburbicaire de Sabina-Poggio Mirteto.

Aux bienaimées Servantes du Christ prêtre, qui m’ont accompagné pendant de nombreuses années, je renouvelle toute ma gratitude, mon affection paternelle et ma profonde vénération pour leur vocation spécifique, si providentielle dans l’Église. Je les aime beaucoup, je prie pour elles et je les bénis dans le Christ et dans la très sainte Vierge Marie.

Je remercie mon cher et fidèle secrétaire, le R.P. Fernando Vérgez, Légionnaire du Christ, pour son affection et sa fidélité, pour sa compagnie toujours proche et efficace, pour sa collaboration, sa patience et sa bonté.

Je demande que soient célébrées des messes pour moi et que l’on prie pour mon âme et pour toutes celles auxquelles personne ne pense. Je désire particulièrement que l’on prie pour la sanctification des prêtres, des religieux, des religieuses et de toutes les âmes consacrées.

Je désire mourir paisible et serein : pardonné par la miséricorde du Père, par la bonté maternelle de l’Église, par l’affection et la compréhension de mes frères. Je n’ai pas d’ennemis, grâce à Dieu ; je n’éprouve ni rancœur ni envie envers qui que ce soit. Je demande à tous de me pardonner et de prier pour moi.

À quand nous serons réunis dans la Maison du Père ! Je vous embrasse tous de tout cœur pour la dernière fois au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ! Je vous dépose tous dans le cœur de Marie, la Vierge pauvre, contemplative et fidèle. Ave Maria ! Et je lui demande : « Après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles ».

 

Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

 

Prière à Marie, Mère des pauvres et des petits

du Cardinal Eduardo Francisco Pironio

 

Marie, mère des pauvres et des petits,

De ceux qui n’ont rien, qui souffrent de solitude

Car personne ne cherche à les comprendre.

Merci de nous avoir donné le Seigneur.

Nous sommes heureux et désirons contaminer cette joie aux autres.

Crier aux hommes qui se haïssent que Dieu est notre Père et qu’il nous aime.

Crier à tous ceux qui ont peur : « Ne crains point ».

Et à ceux qui ont le cœur las : « Allons-y, Dieu nous accompagne ».

Mère de celui qui est en marche, comme toi, sans trouver accueil ni hospitalité.

Apprends-nous à être pauvres et petits. A ne pas avoir d’ambitions.

A sortir de nous-mêmes et à nous engager à être des messagers de paix et d’espérance.

Que l’amour vive à la place de la violence.

Que la justice soit présente entre les hommes et les peuples.

Que dans la vérité, la justice et l’amour

Naisse la vraie paix du Christ

Dont nous sommes, nous Eglise, le sacrement.

 

Traduction d’Océane Le Gall

 

 

 

 

Oración a Nuestra Señora de América

 

 

 

 

Oración al Siervo de Dios

Eduardo Francisco Cardenal Pironio

 

Oh Dios, Padre nuestro, que has llamado a tu Siervo Eduardo Francisco Pironio a servir a tu Iglesia como sacerdote y obispo confortado por la materna solicitud de la Virgen María y lo has hecho alegre anunciador de la esperanza y de la cruz, concédenos que siguiendo su ejemplo podamos proclamar y testimoniar nuestra fe con un corazón misericordioso y acogedor y, por su intercesión, danos la gracia que confiadamente te pedimos.

Por Cristo nuestro Señor. Amén.

 

Con aprobación eclesiástica

Conferencia Episcopal Argentina

Buenos Aires, 12 de diciembre de 2005

 

Quien reciba gracias se ruega informar a:

Postulación de la Causa en Argentina

Av. de Mayo 621, 2º Piso

Buenos Aires - C1084 AAB

Argentina

 

Beatriz Buzzetti Thomson

secretaria@accioncatolica.org.ar

TEL/FAX 011-4331/ 6323.

 

Postulación en Roma:

Via della Conciliazione, 1

00193 Roma

Italia

 

Postulador de la causa:

Padre Giuseppe Tamburrino OSB

Padre Vito Tomás Gómez García OP

 

 

 

Magnicat, el Testamento espiritual

del Cardenal Pironio

 

 

 

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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 09:29

 

 

Prière pour la béatification des Serviteurs de Dieu

Teresa Sivilli et Francesco Ugenti

 

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, nous Te remercions d’avoir fait naître dans l’Église d’aujourd’hui les époux Francesco et Teresa comme témoins de Ton Amour ineffable, dans le mariage et la vie de famille.

Par leur exemple, ils nous montrent la sainteté comme un niveau élevé de la vie chrétienne ordinaire.

Et ils sont pour toutes les familles d’aujourd’hui un beau défi pour accepter la vie et la garder avec amour, pour éduquer les enfants avec abnégation et responsabilité, pour promouvoir l’unité et la stabilité de la famille.

Accorde à nos familles, plus que jamais menacées par de fausses illusions, de découvrir la beauté de la Foi et de la vivre avec joie, afin de témoigner au monde de l’Amour de Dieu.

Aussi, au Nom de Jésus et par leur intercession, nous Te demandons la grâce qui nous tient le plus à cœur…

Par le Christ notre Seigneur. Amen.

« Gloire au Père… »

 

Prière traduite de l’italien par Patrick ROBLES, le mardi 5 décembre 2017.

 

Francesco UGENTI

né le 28 juillet 1913 à Toritto (Bari, Pouilles - Italie)

mort le 7 novembre 1998 à Grumo Appula (Bari)

 

 

Teresa SIVILLI, épouse UGENTI

née le 29 avril 1913 à Grumo Appula (Bari, Puglia - Italia)

morte le 21 mai 1984 à Rome (Latium - Italie)

 

 

 

 

 

 

Preghiera per la beatificazione dei Servi di Dio

Teresa e Francesco Ugenti

 

Santissima Trinità, Padre, Figlio e Spirito Santo, ti ringraziamo di aver suscitato nella Chiesa di oggi gli sposi Francesco e Teresa come testimoni del Tuo ineffabile Amore, nel matrimonio e nella vita familiare.

Con il loro esempio essi ci indicano la santità come misura alta della vita cristiana ordinaria.

E sono per tutte le famiglie di oggi un'amabile sfida ad accettare la vita e a custodirla con amore, ad educare i figli con impegno e responsabilità, a promuovere l'unità e la stabilità della famiglia.

Concedi alle nostre famiglie, mai come oggi cosi minacciate da false illusioni, di scoprire la bellezza della fede e di viverla con gioia, per testimoniare al mondo l'Amore di Dio.

E, in Nome di Gesù e per loro intercessione, ti chiediamo la grazia che ci sta più a cuore…

Per Cristo nostro Signore. Amen.

« Gloria al Padre... »

 

 

 

Per informazioni e richieste rivolgersi a:

Don Antonio Ugenti - Società San Paolo

Via Alessandro Severo, 56 - 00145 Roma

Tel 06.59786000

Fax 06.59786911

Cell 347.7803145

 

 

Teresa Sivilli

Teresa nacque a Grumo Appula (Bari) il 29 aprile 1913 da una numerosa famiglia artigiana, composta da sei figli e dai genitori, che ella adorava. Era la primogenita delle quattro sorelle. Come tale, si sentì in dovere di aiutare i genitori nella cura della casa e nell’educazione dei fratelli e delle sorelle minori. All’età di 29 anni si sposò con Francesco, con il quale si trovò sempre in perfetta sintonia spirituale e affettiva. Ai suoi sette figli ella diede il meglio di sé, con abnegazione e saggezza, educandoli alla preghiera, alla fede e alla responsabilità nelle loro scelte. Rivelò la sua profonda adesione alla volontà di Dio, in particolare nella perdita di due sue figlie, soprattutto di Mina che volò al cielo all’età di 15 anni. Accompagnò con grande cura il figlio Antonio al sacerdozio considerandolo come un grande dono di Dio. Visse insieme al marito 42 anni di matrimonio alimentandolo con la preghiera e con la comunione eucaristica, donde attingeva la forza per superare tutti gli ostacoli e le fatiche della vita quotidiana. Viveva costantemente nella serenità e nella gioia. Nel 1974, assieme al marito Francesco, entrò a far parte dell’istituto “Santa Famiglia”, sotto la guida spirituale di Don Stefano Lamera. Il 2 novembre 1978 essi emisero i voti perpetui di obbedienza, castità povertà e fedeltà al Papa, vivendoli fedelmente nel contesto della vita familiare. Fu una svolta decisiva nella loro vita. Essi compresero che la santità era possibile non solo nel matrimonio, ma anche mediante il matrimonio. Essi riscoprirono così il sacramento del matrimonio come via di santità che rende possibile la stabilità e la perfezione dell’amore. Devotissima alla Madonna, Teresa affrontò con serenità la dura prova della malattia che la portò alla morte. Un grave tumore ai polmoni la colpì nel 1981 che fu asportato all’ospedale Forlanini di Roma. Ma nel 1984 esso si ripresentò al cervello. E fu la fine. Il 21 maggio 1984 Teresa si spense dolcemente a Roma, con il sorriso sulle labbra, che le rimase sul volto, caratteristica di tutta la sua vita.

 

Francesco Ugenti

Francesco nacque a Toritto (Bari) l'8 Luglio 1912 da una famiglia contadina, povera e onesta, dignitosa e generosa. I suoi genitori erano profondamente cristiani. Egli era il secondogenito di due figli. Rimasto orfano di mamma all'età di circa sei anni, egli assecondò il desiderio del padre di seguirlo nei lavori di campagna. E divenne un provetto contadino. Fino a 30 anni trascorse una difficile giovinezza, tra sacrifici e fatiche. Nel contempo coltivò l'amicizia con alcuni compagni, che ebbe cari fino alla morte. Nel 1942, in piena guerra, si sposò con Teresa, dalla quale ebbe sette figli, che educò all'onesta e alla fede, soprattutto con l'esempio. Due figlie volarono al cielo in giovanissima età e uno divenne sacerdote paolino, con sua grande soddisfazione. Trasferitosi a Grumo Appula (Bari), fu assunto come impiegato presso l'Acquedotto Pugliese, dove lavorò con esemplare dedizione per vent'anni, apprezzato da tutti i concittadini per la sua gentile disponibilità e la puntuale precisione con cui compiva il suo dovere. Ritiratosi in pensione, dopo alcuni anni perse la moglie Teresa e rimase vedovo per 15 anni, nella fedeltà assoluta alla moglie che adorava. Continuò a dedicarsi attivamente alla campagna e alla cura dei suoi nipoti, che amava teneramente come i suoi figli. Dopo una vita così faticosa e tribolata, verso gli 80 anni, arrivò per lui anche la via crucis, scandita da 14 stazioni (ricoveri tra ospedali e case di cura) e dal calvario (la sedia a rotelle). Tre ictus cerebrali e tre cadute avevano minato il suo fisico. Francesco accettò con pazienza e dignità questo lungo periodo di sofferenze, durato cinque anni, ripetendo spesso quello che era il programma di tutta la sua vita: “Come Dio ce la manda, così ce la dobbiamo prendere”. Francesco si spense serenamente nella sua casa di Grumo Appula (Bari), con il sorriso sulle labbra, il 18 novembre 1998, lasciando dietro di sé il profumo di solide virtù e, in quanti lo conobbero, il ricordo di una vita pienamente realizzata nel compiere ogni giorno la volontà di Dio, in qualsiasi modo essa si rivelasse.

 

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