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  • : IHS. Parousie, blog de Patrick ROBLES
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  • Patrick ROBLES le Franc-Comtois
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)
  • O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Have mercy upon me, O God, according to thy lovingkindness: according unto the multitude of thy tender mercies blot out my transgressions. Ps 51 (50)

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 13:11

Elias-Peter-Hoayek-1919-parousie.over-blog.fr.jpg

Sa Béatitude Elyās Buţros Al-Ḩwayek

(ou Hoyek, Hwayek, Huayek, Juayek, Hawayek)

إلياس بطرس الحويك

"Elias Peter" ou "Élie Pierre"

Patriarche maronite d'Antioche

(Primat de l'Église maronite)

 

ELY-S-BU-ROS-AL--WAYEK-parousie.over-blog.fr.png

 

né le 26 décembre 1843 à Helta (حلتا)

(Batroun البترون, Gouvernorat du Nord - Liban)

mort le 24 décembre 1931 à Bkerké (بكركي)

(Kesrouan, Gouvernorat du Mont-Liban - Liban)

 

Cofondateur de la Congrégation des

Sœurs Maronites de la Sainte Famille (S.M.S.F.)

جمعيّة راهبات العائلة المقدّسة المارونيات

Maronite Sisters of the Holy Family (M.S.H.F.)

 

Armoiries Patriarcat Maronite,parousie.over-blog.fr

 

"Gloria Libani data est Ei"

Devise choisie par le Patriarche et Cardinal

Paul Pierre Méouchi (بولس بطرس المعوشي)

"مجد لبنان أعطي له"

"La gloire du Liban Lui sera donnée"

"The glory of Lebanon shall be given unto it"

 

Elias-Pierre-Hoayek-parousie.over-blog.fr.jpg

 

"La gloire du Liban lui sera donnée"

Ésaïe 35 : 2 (Louis Segond)

 

"The glory of Lebanon shall be given unto it"

Isaiah 35:2 (King James Version)

 

"Gloria Libani data est ei"

Liber Isaiae 35:2 (Nova Vulgata)

 

"سَتُعْطَى مَجدَ غاباتِ لُبنانَ"

(Arabic Bible: Easy-to-Read Version) 2:35 ﺃﺷﻌﻴﺎء

 

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Le Patriarche Elias Hoyek (1843-1931)

http://www.saintefamille.org

 

1843 né à Hilta

1859 entre au séminaire de Ghazir

1866 est envoyé par le Patriarche Boulos Massad à Rome pour poursuivre ses études

1870 est ordonné le 5 Juin

1870 obtient son doctorat en théologie le 9 août et rentre au Liban

1872 est désigné secrétaire du Patriarche Massad à Bkerké

1875 l'idée de fonder une Congrégation religieuse féminine apostolique commence à germer dans sa tête

1889 est sacré évêque le 14 décembre, archevêque d'honneur de Araka et vicaire patriarcal

1892 est envoyé par le Patriarche à Istambul et le sultan le reçoit avec les honneurs dus

1893 représente le Patriarche à Rome lors de la célébration du jubilé du grand Pontife. Etablit à Jérusalem un siège patriarcal.

1893 rencontre Mère Rosalie Nasr à Kfifane

1895 fonde la Congrégation des Soeurs Maronites de la Sainte famille avec Mère Rosalie Nasr et Soeur Stéphanie Kardouche à Jbeil

1896 la nouvelle Congrégation s'établit à Ebrine.

1896 part pour la France en emmenant avec lui sa nièce, future Mère Joséphine, pour qu'elle y poursuive ses études

1897 prend la direction de l'Ecole Maronite à Rome à la demande du Pape Léon XIII.

1899 est élu Patriarche le 7 Décembre

1899 apprend l'assassinat de Mère Rosalie Nasr advenu la nuit du 22-23 août

1908 érige le sanctuaire de Notre Dame du Liban à Harissa le 3 Mai

1913 consacre la chapelle de la Sainte Famille à Ebrine

1915 rencontre Jamal Bacha à Sofar

1916 donne l'ordre d'ouvrir les portes des couvents et monastères aux affamés de la guerre

1919 représente le Liban dans la Ligue des Nations réclamant l'indépendance du Liban après avoir gagné la confiance de tous les libanais.

1920 en sa présence, le Général Gourot déclare l'Etat du Grand Liban le 1er septembre

1927 apprend le décès de la seconde supérieure générale, Mère Stéphanie Kardouche

1928 approuve les Constitutions de la Congrégation des Soeurs Maronites de la Sainte Famille

1931 fait paraître sa lettre apostolique « L'Amour de la patrie »

1931 repose en paix le 24 décembre, la veille de Noël

Quelques mois avant sa mort, il écrit dans sa dernière lettre à ses filles les religieuses « Béni soit Dieu Père de notre Seigneur Jésus Christ, Dieu de toute consolation, Dieu qui nous a consolés en établissant cette Congrégation et en la faisant croître sous son regard, en nous prodiguant le plaisir de la voir de nos propres yeux travaillant sans cesse à le satisfaire et à accomplir sa volonté ».

Homme de grande envergure, chef et pasteur attentif à son Eglise, sensible aux besoins de la société, constamment à l'écoute de son peuple, ainsi fut le Patriarche Hoyek dont le souvenir et la présence ne meurent jamais.

 

Elias-Howayek-parousie.over-blog.fr.jpg

 

La Fondatrice

 

Mère Rosalie Nasr et son mandat (1895-1899)

1840 Née Takla, fille de Hanna Nasr et Esther Touma Fleifel, à Kleiat- Kessrouan

1848 fait sa première scolarité à l'école du village

1850 est envoyée par un père lazariste chez les sours de charité à Beyrouth où elle continue ses études et est d'une aide précieuse pour Mère Gilas auprès des élèves

1860 entre chez les soeurs de Nazareth et fait son noviciat en France

1884 se joint à la Congrégation des soeurs du Rosaire à la demande du prêtre Youssef Tannous, leur fondateur

1893 rencontre le Patriarche Elias Hoyek à Kfifane

1895 s'adonne à la fondation de la Congrégation des Soeurs Maronites de la Sainte Famille à Jbeil

1896 déménage à Ebrine où elle commence les travaux de restauration de la future Maison Mère

1899 est assassinée au couvent de la Maison Mère à Ebrine, la nuit du 22-23 août à l'âge de 59 ans

 

Femme d'une trempe rare, Mère Rosalie Nasr a su joindre la douceur à la force, le réalisme à la spiritualité, la vision prophétique au courage de la réalisation.

Le Patriarche-Fondateur reconnaît en elle l'étoffe d'une fondatrice accomplie.

 

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Prière quotidienne du Patriarche

Élie Pierre Hoayek

 

Mon Dieu,

faites que je vive et meure dans

l'accomplissement de Votre bon plaisir.

Seigneur,

daignez m'accorder la grâce de Vous plaire ;

cette grâce est mon bien, mon trésor,

ma gloire, ma vie, mon Espérance,

mon bonheur, mon but et tout pour moi.

Dirigez-moi, Seigneur, guidez-moi.

Éclairez mon intelligence

par la Lumière de Votre Sagesse infinie.

Car toute ma confiance est,

uniquement, en Votre Miséricorde.

Et tout ce que je désire,

c'est de Vous plaire.

Je ne désire rien d'autre.

Amen.

 

Source : saintefamille.org

 

Les-Maronites-Ray-Jabre-Mouawad-parousie.over-blog.fr.jpg

"Les Maronites - Chrétiens du Liban"

Ray Jabre Mouawad (éd. Brepols 2009, 268 p.)

 

"C’est en 1919, année où le patriarche Elias Hoayek a réclamé à la Conférence de la Paix de Versailles la proclamation de l’État du Grand Liban, que le destin des Maronites a pris une tournure exceptionnelle. Pour la première fois depuis des siècles, des Chrétiens d’Orient accédaient au pouvoir à part égale avec les Musulmans qui en avaient eu jusque-là l’exclusivité, et de l’Iran à l’Égypte, les regards se tournaient vers leur pays, le Liban, symbole d’un Moyen-Orient pluri-religieux et pluri-culturel. L’histoire des Maronites avait commencé au 7e siècle en Syrie lorsque les moines du monastère de Saint-Maron affirmèrent leur singularité en élisant leur premier patriarche au siège d’Antioche. Au 10e siècle, ils adoptèrent définitivement les montagnes du Liban et ses vallées pour y établir leur patriarcat et y vivre pleinement leur identité et leur vocation monastique.

 

"L’existence des Maronites fut désormais liée aux développements historiques et économiques qu’a traversés le Mont-Liban à l’époque des Croisades, des Mamelouks et des Ottomans jusqu’à la Première Guerre Mondiale. Au fil des siècles, ils ont dû leur survie à plusieurs facteurs, dont le plus spectaculaire est le maillage de leur territoire de monastères et d’ermitages. De nos jours encore, avec le clergé séculier, le moine et la religieuse maronites encadrent solidement les fidèles au Liban, en Orient et dans le monde. Parallèlement, la communauté maronite a pu constituer une société civile distincte de sa hiérarchie religieuse, dans un Orient où souvent les deux se confondent. Le patriarche y demeure cependant le véritable pôle de la communauté. Comme chez ses voisins druzes, cette autonomie précoce d’une société civile a été l’un des facteurs déterminants de la participation de la communauté maronite à l’Histoire. S’impliquant toujours dans l’événement, parfois au prix du martyre, ses options fondamentales sont observées attentivement aussi bien au Proche-Orient que sur le plan international. L’Église Maronite a su également établir des liens privilégiés avec l’Église catholique romaine dès l’époque des croisades, liens culturels qui ont mis deux mondes en contact à travers elle, celui de l’Orient syriaque et arabe auquel elle appartient et celui de l’Occident latin, plus tard francophone, vers lequel elle s’est constamment tournée. En témoignent les œuvres de ses orientalistes publiées dès le 16e siècle à Rome, et les nombreuses écoles et universités maronites du Liban. De nos jours, nombre de Maronites largement dispersés dans la diaspora vivent au rythme d’autres cultures, que ce soit en Amérique du Sud ou dans les pays anglo-saxons. Ils restent néanmoins fidèles à leur langue liturgique des premiers siècles, l’araméen syriaque, qui fut la langue du Christ. Sur un autre plan, l’un des principaux défis auxquels doit faire face la communauté est l’émigration et la dispersion de ses fidèles, ainsi que le relâchement de son rapport exclusif à la terre du Liban.

 

Ray Jabre Mouawad est professeur à la Lebanese American University de Beyrouth et chercheur au Centre d’Études des Civilisations Antiques et Médiévales, Louis Pouzet (Université Saint-Joseph). Ses recherches sur la littérature syriaque et arabe chrétienne et sa vie au Liban contribuent à sa connaissance approfondie de la communauté maronite.

 

Revue

"Malgré la complexité de l'histoire du Proche-Orient, cet ouvrage réussit à offrir une excellente présentation de l'Église maronite, essentielle et claire, où l'on trouvera une mine de renseignements."

 

(D. Attinger, Proche-Orient Chrétien 60/1-2, 2010, p. 230)"

 

 

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Elias Howayek (Patriarch 1899-1931)

 

"Elias Hoyek was born at the village of Helta, Batrun, in December 1843. He did his primary and elementary studies in the Seminary College of St. John Maron, in Kefar-Hay near Helta. He was admitted to the seminary of Ghazir, run by Jesuit, priests, in October 1859. There he studied French, Arabic, Syriac, Latin, Greek and Philosophy.

In November 1866 he entered the College of Propaganda in Rome, where he studied theology. He was ordained priest in Rome in 1870 and returned to Lebanon. His father had died when he was in Rome. He spent sometime at home to take care of his mother and his young brothers. He spent two years teaching theology at the Seminary of St. John Maron. In 1872 he was appointed patriarchal secretary and moved to the patriarchal residence. Of great integrity and fearless character, he was revered and respected by all. He was consecrated Archbishop of Arqa and Patriarchal Vicar on December 14th, 1899.

He left Lebanon on May 8, 1890 for Rome for the purpose of reviving the Maronite college there, destroyed by Napoleon in 1799. This task made great demands on all his qualities of initiative, courage, perseverance and diplomacy. He met Pope Leo XIII in the Vatican on June 15th, July23rd, August 2nd, and August 10th of the year 1890. During these visits the Pope and Archbishop Hoyek elaborated plans to reactivate the Maronite College in Rome.

On August 12th 1890, archbishop Hoyek left Rome for France, bearing a letter of recommendation from Pope Leo XIII, in order to collect contributions for the college. He spent nine months in France (August 24th, 1890- May 24th, 1891), where he visited the minister of Foreign Affairs, the President of the Republic, the speaker of the Parliament, the speaker of the Senate, the Minister of Defense and many Cardinals and archbishops. He travelled all over France, spending his energy day and night for the realization of his project. He acquired in Paris a church and a community center for the Maronite Community in the street " rue d’Ulm". Furthermore, he obtained from the French government subsidies for the education of eight Maronite students at the seminary of St. Sulpice in Paris. He visited Poitiers, Lille, Grenoble, Limoges, Rouen, and other cities, preaching in churches, mobilizing friends, and persuading various societies and institutions to help his undertaking. Finally he returned to Rome with the necessary money. From Rome he went back to Lebanon via Austria, where he met Emperor Francois-Joseph, and Istanbul, where he met the Sultan, the Prime Minister and many prominent figures. With the Sultan and the Turkish government he succeeded in settling many problems concerning Lebanon and the Maronite community. He showed an apostolic fervour and a readiness to face the highest authorities in Europe and Turkey.

He combined diplomacy with zeal, integrity and practical sense. He landed at Beirut on May 13, 1892. He left Lebanon again on April 28, 1893, for Rome via Jerusalem and Alexandria. He met the Pope on June 8, and July 9, 1893. He spent two months searching for a suitable site for the future new Maronite college. Finally he bought the building at 18, Via Porta Pinciana, on August 17, 1893.

The new college was opened on January 1st, 1894, to receive twelve students from the Maronite dioceses of Besharry, Aleppo, Tripoli, Gebayl-Batrun, Ehden, Ba’albeck, Damascus, Cyprus, Beirut, Tyre and Sidon. Thus were rewarded years of gigantic efforts and sacrifices.

The founding of the congregation of the Holy Family: Great as was the triumph of Monsignor Hoyek in completing the new Maronite college in Rome, his activity did not stop in reaching this goal. He was always launching new undertakings. He was not one to be satisfied with the exterior pomp of his office and with preaching & presiding ceremonies. Inspired by the examples of the apostles Peter and Paul he led a life of self denial for the building of the kingdom of Christ. Once the Maronite churches and community centers in Paris and Jerusalem, and the Maronite college in Rome, successfully completed, he engaged in a yet another major project, that of the creation of a new religious order for nuns, the Congregation of the Holy Family with the help of mother Rosali Nasr who first joined the French Congregation of the sisters of Nazareth, and then founded the Congregation of the Holy Rosary. She met Monsignor Hoyek in Lebanon in the summer of 1895 and they decided together to found a congregation of nuns for the Christian education of village girls in Mount Lebanon. The nucleus of the new congregation consisted of Mother Nasr and two other nuns, Estephany Kardush and Orsella Lahud. The new congregation was launched at Jebayl-Byblos in that same summer of 1895. In 1896 the motherhouse moved to ’Ebrine near Batrun.

During his episcopate Mgr. Hoyek was animated by two main desires the solid Christian education of the young Maronites for the strengthening of the family, and the education of priests. The first ambition was embodied in the creation of the congregation of the Holy Family and the second in the revival of the Maronite college in Rome and in the support given to many clerical institutions.

Hoyek undertook a third journey to Rome to inspect the running of the Maronite College. He remained in Rome from April 1897 to January 1899. Within ten years then, Hoyek undertook three journeys from Lebanon to Rome and back in order to found and administer the Maronite College, at a time when travelling between Lebanon and Rome was an exhausting ordeal. To get the necessary support, he visited Italy, France, Belgium, Austria, Istanbul, Palestine, Egypt and other countries of the Orient and Occident.

Such was his devotion and self-denial as apostle of Christ, and his Holy Church. The Episcopal and patriarchal honor spurred him to act with greater zeal rather than to rest on his laurels.

 

Hoyek Patriarch

Patriarch Yuhanna el-Haj died on December 24th, 1898; Mgr. Hoyek left Rome for Lebanon on December 27th, and reached Bkerke in January 5th, 1899. On January 6th, he was elected Patriarch. Thus started a new era for Lebanon and the Church.

In his private life as Patriarch Mgr. Hoyek practiced both the ascetical and contemplative aspects of the spiritual life.

Patriarch Hoyek’s apartment in Bkerke was simple and austere, consisting of three rooms, one serving as a bedroom and office, the second as a reception room, and the third as a chapel. In this chapel he used to say Mass early in the morning and to spend many hours every day in prayer and meditation. He fasts every Saturday his whole life through, even in time of illness. His favorite books for meditation were the New Testament, the confessions of St. Augustine, the eternal Maxims and the Imitation of Christ. He strictly followed his routine of spiritual exercises, whenever and wherever he was, and he was an example to all in the way he carried out his duties as pastor, priest patriarch and national leader.

 

 

PASTORAL AND SPIRITUAL ACTIVITY OF PATRIARCH HOYEK

Patriarch Hoyek was born and raised in Helta- Kefar-Hay Batrun in the vicinity of the headquarters of the first Maronite Patriarch, Saint John Maron whom Patriarch Hoyek resembled with his strong and energetic character, his ardent apostolic zeal, his intellectual power, his solid evangelical virtues and his wise leadership.

His strength and sympathy were reflected in his keen gaze and leonine face.

The Maronite Patriarch is the successor of the chief of the Apostle, Saint Peter, as head of the church of Antioch, including historically and canonically the entire Roman province of the Orient. To his own name, the Maronite Patriarch adds that of St. Peter, to signify that he is the successor of St. Peter, the first Apostle, founder and first Bishop of Antioch.

Thus the complete name of Patriarch Hoyek is "Elias (personal name) Butros (St. Peter) Hoyek, Patriarch of Antioch and all the East".

In fact, his zeal for the Kingdom of Christ made Patriarch Hoyek a worthy success of St. Peter. He was an active pastor, visiting his patriarchal diocese regularly, promoting its spiritual life and progress and providing for its needs, examining the situation of the priests, churches, monasteries and convents, giving encouragement and helping the sick, the orphans and the poor. He organized regular yearly spiritual exercises for every parish of the Patriarchal diocese. He encouraged such western institutes as the Jesuit order, the Brothers of the Christian schools, the Marist Brothers, the Lazarists and others to open new schools in his diocese.

Among the churches that he helped build by generous financial contributions, let us mention those of the Cedars, Belaouza, Douma, Shatine, Tannurine, Mejdel ’Aqura, Ram, Batrun, Bejjeh, Kefar-Seghab, ’Aqura, Qartaba, Ehmej, Abdelly, Qenat, Bar-Halyun, Mughr-el-Ahwal, Torza, Caïfa, Hasbaya, Khartum in the Sudan and Larnaka, Famagosta and Nicosia in Cyprus.

One of his greatest achievements was the erection in cooperation with the apostolic Delegate, of the church, statue and center of Our Lady of Lebanon in Harissa, in 1906-1908, in honor of the fiftieth anniversary of the declaration by the Holy see of the dogma of the Immaculate Conception Mary Mother of Christ. The statue of the Blessed Virgin erected on the hill of Harissa, is one of the most striking statues in the world, erected on the top of one of the most beautiful hills.

Patriarch Hoyek showed special solicitude for the seminaries for clerical education, such as Deir-al-Koraym, ’Ain- Warqa, Mar’Abda Her-Haraya, Rayfun, Qolai’at, St. John Maron, and the Roman College. The monastic foundations too received an important share of his attention.

The Maronite College in Rome remained the object of his unflagging concern and he succeeded in doubling the number of its students. The building of the college, consisting of three floors and thirty rooms was completed in 1903 and it was inaugurated on February 7th, 1904.

 

HOYEK and the diasporia

Plans were made for the creation in Egypt of a Patriarchal Vicariate to care for the spiritual, social and material welfare of the Maronites in Egypt and for the expansion of Maronite missionary activities. Archbishop Hoyek drew up these plans when he visited Egypt in 1894-1895. But the plans were realized when he was Patriarch in 1904.

In 1902, Patriarch Hoyek delegated the Rev. Shikralla Khury and Rev. Butros Shebly to visit the Maronites of Cyprus. They visited the Maronites of Limassol, Larnaca, Nicosia, Kurmagit, Karpacia, Gamblin, Merkin, Asomathos, Aya Marina, Mar-Romanos (Qono), Mar Antonios (Kefryat), Varucia, Mersine, Adana and Tarsus. During their visit, the Patriarchal delegates spent a considerable amount of money in helping needy Maronites and their institutions in the island. They presented the Patriarch with an exhaustive written report about the situation of the Maronites in Cyprus from the spiritual, social and material standpoints.

In 1920, Patriarch Hoyek sent a delegation to visit the Maronites in the United States of America, in Argentina and in other parts of the New World.

Following this visit, Patriarch Hoyek took the necessary steps to create independent dioceses for the Maronites of North and South America.

 

Patriarch Hoyek in Rome.

The Patriarch left Bkerke for Rome on May 20th, l905, going via Jaffa in Palestine, where he blessed the foundation stone of the building of Saint Anthony’s Maronite church. In Alexandria of Egypt he exchanged visits with the Orthodox Coptic Patriarch. He reached Rome on June 9th, and resided at his beloved Maronite College. His audiences with Pope Pius X took place on June 15th and July 11th. He spent the summer with the students of the Maronite College. While in Rome Patriarch Hoyek reviewed and settled the financial situation of the Maronite College and dealt with administrative matters.

In both finance and administration, he obtained relative independence for the college, strengthening its links with the Maronite hierarchy and its Maronite liturgy and traditions. A Maronite priest was appointed as rector instead of a Latin one. Another Maronite priest, Fr. Elias Shedid, was appointed as financial administrator.

 

Patriarch Hoyek in Paris.

He left Rome on September 18th, 1905, for Paris, which he reached two days later. In Paris he exchanged visits with the Archbishop of Paris, Cardinal Richard, the President of the Republic, Mr Lobe, and the prime minister Mr. Rouvier. They dealt with matters concerning Lebanon, the Maronites and the Orient.

 

Patriarch Hoyek in Istanbul.

Patriarch Hoyek left Paris for Istanbul and passed through Munich, Vienna and Budapest. He reached the Ottoman Capital on October 17th, and remained there from October 17th to November 2nd, 1905. In dealing with the Sultan and Turkish authorities he was assisted by two prominent Maronites, Selim Pasha Malhame and his brother Nagib.

Selim was the minister of agriculture in the Turkish government, and was highly esteemed and favored by the Sultan and the government. The Patriarch had an audience with Sultan on October 20th, and 31st. He succeeded in obtaining from the Sultan and the Turkish authorities many improvements in the handling of Lebanese affairs and in the administration of the country.

It was imperative in these days for the Patriarch and the Maronites to maintain a certain wise balance in their relations between France on one hand and those with Turkey on the other. Turkey was the ruling power in Lebanon, while France provided protection and help. Thus it was necessary while maintaining friendly relations with France not to excite Turkish suspicion, jealousy or anger. Patriarch Hoyek with his wisdom was providential for Lebanon in such circumstances.

 

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FIRST WORLD WAR

The first world war was an opportunity for the Turks to venge themselves without restraint on the Christians: A million and half of Armenians were killed by the Turks in the first years of the war, for no other reason than their Christian religion and superior education and ability in the sciences, arts, industry, commerce and other fields of the civilization; but Lebanon had its share of Turkish cruelty during the war.

Turkey entered the war on October 28th, 1914 on the side of Germany; on the same date, the Constitutions of 1860-1864 guaranteeing Lebanon’s autonomy were abolished by the Turkish government, and on November 28th, 1914, the Turkish army entered Mount Lebanon, mistreated the Lebanese people and expelled them from their homes, exposing them to exceptionally severe winter weather. Houses were occupied by Turkish soldiers.

Because of the Turkish blockade, a third of the Lebanese population died of famine and starvation. Very many people, were sent into exile or killed because they were suspected by the Turks, often with no justification, of relations with France and the allied nations. Jamal Pasha was appointed military governor of Lebanon. He attempted to exile Patriarch Hoyek, but failed in his attempt:

On July 13th, 1915, Jamal Pasha requested the Patriarch to meet with him in Sawfar. The Patriarch was then at the residence of Dimane, one hundred and fifty kilometers away; at that time the Patriarch was seventy years old and there were no automobiles in Lebanon; thus the journey was long and exhausting; but the Patriarch complied with the desire of the military governor, in order to avoid any vindictive measures on the part of Jamal Pasha against the Lebanese people.

The meeting between the Patriarch and the Pasha took place at Sawfar on July 21st, 1915. The Turkish governor criticized the Patriarch’s friendship withFrance. The Patriarch replied that France was the Maronites benefactor and that it was natural and fitting that they should be grateful to her and maintains consistent good and friendly relations with her. Furthermore France had been the friend of Turkey since Francois I (1494-1547).

Jamal Pasha repaid the visit on July 31st, 1915.

In the second half of 1915, the stocks of food and vital necessities were exhausted in Mount Lebanon and exceptionally large swarms of locusts consumed the crops. This in addition to the blockade deprived the population of every means of subsistence.

The Patriarch spent all the money that belonged to him personally and to the Patriarchal treasury helping and feeding the poor. The patriarchal residence was thronged day and night with huge crowds coming to eat and take food from the Patriarchal provisions for themselves and their families. The situation remained unaltered until the beginning of 1919. The Patriarch got some financial help from the Lebanese emigrants and the French government sent through the commander of the French army on the island of Arwad, General Trabot. A courageous priest, Father Boulos ’Aql (later made Bishop) took it upon himself to serve as a courier between the French army in Arwad and the Patriarch. His was a most periculous task in those days, because he was suspected of spying by the Turkish authorities; and the journey between the island and the coast was within the reach of Turkish guns. Jamal Pasha and Patriarch Hoyek.

Jamal Pasha directed a second invitation to Patriarch Hoyek to meet him in Beirut in May 1916 and the patriarch complied with the governor’s request.

The Turkish governor to the Patriarch addressed A third invitation, this time for a meeting at Behamdoun in July 1917. Further, Jamal Pasha asked the Patriarch to stay for some time in Behamdoun. The Patriarch accepted. A few days later, the Pasha requested the Patriarch to leave Behamdoun for Sawfar. The patriarch accepted once again, and stayed at Sawfar from July 25th to August 14th, 1917.

The Pasha again addressed a letter to the Patriarch, requesting him to leave Sawfar and to join him at Zahle in the Beka’. It is clear that the intention of Jamal Pasha was to induce the Patriarch to move gradually from one place to another in the direction of Damascus or some other city out of Lebanon and to keep him in exile there. The Patriarch, when he received Jamal’s invitation to join him in Zahle, presented excuses on account of his health, and proposed placing himself at the disposal of the governor at the Residence of the Maronite Archbishop of Cyprus in Qornet Shehwan. The governor accepted and released the Patriarch after the intervention of the Vatican and the Emperor of Austria.

Jamal Pasha was dismissed from his office of governor of Lebanon, Syria and the Arabian countries at the beginning of 1918.

The famine continued during 1917 and 1918, causing the death of many thousands of Lebanese. The patriarch sent priests to distribute food and money throughout the patriarchal vicariates and other regions of Lebanon, to alleviate the misery of his people.

 

THE TRIUMPH

In the afternoon of September 29th, 1918, a terrific earthquake that caused extensive damage and claimed many victims shook Lebanon. At the same time the British army entered Damascus and the Turkish and German forces fled from Lebanon and Syria.

Thus ended four hundred and two years of Turkish cruel oppression in Lebanon, and the triumph of the allies marked the dawn of a new era for Lebanon and the whole of mankind.

A temporary governing body was appointed for Lebanon by the allied British and French occupation Forces, the advice of the Patriarch being always respected.

 

The Patriarch at the Peace Congress in Versailles (1919):

The Lebanese people delegated patriarch Hoyek to express Lebanese aspirations and defend Lebanon’s interests before the Peace Congress in Versailles, and before the French government. The main danger to Lebanon came from King Faisal son of the Hashmit Sherif of Mecca, who was attempting to create an Arab kingdom including in one state: Lebanon, Syria, Irak, Palestine and the Arabian Peninsula. The Lebanese people saw its independance threatened and opposed the project of Faisal in so far as Lebanon was concerned.

Lebanon was now free from the Muslim Ottoman Empire and had no desire to become part of another Muslim Empire, an Arab one. Arab and Ottoman empires were in practice forms of one and the same thing, the Muslim Empire ruled by harsh, rigid and discriminatory Islamic laws.

In the face of this threat the Administrative Council of Lebanon representing all Lebanese communities formulated Lebanese aspirations as follows:

The extension of the frontiers of Lebanon to include the cities of Beirut, Tyre, Sidon, Tripoli and the districts of ’Akkar, Beqa’, and Southern Lebanon. These cities and districts were natural parts of Lebanon and had been unjustly separated from it by Turkey.

The recognition of Lebanon’s full independence and of its natural rights to exercising self determination and choosing a suitable form of government.

The institution of a Parliament to represent the different communities.

The assistance of France in consolidating Lebanon’s independence. Patriarch Hoyek was delegated by the representatives of the Lebanese communities to obtain from France and the Peace Congress of Versailles the recognition of Lebanon’s independence from Faisal’s Arab Kingdom and from any other Arab state, and their assistance in achieving Lebanon’s independence according to the four principles stated.

Patriarch Hoyek left Lebanon for France and met President Clemenceau on October 5th, 1919; on October 27th he presented the assembly of Peace Congress with a memorandum in fifteen pages demonstrating the right of Lebanon to independence and its ability to exercise national sovereignty. The claims of the Patriarch were recognized and approved by Clemenceau in an official document issued and delivered to the Patriarch on November 10th ,1919.

 

LEBANON INDEPENDENT

Finally the efforts of Patriarch Hoyek were crowned with success when General Gouraud, in the name of France, proclaimed on September 1st, 1920, an independent Lebanon including the entire territory bounded by Ras-al-Naqurah in the South, by Nahr-el-Kabir in the North, by the summits of Anti-Lebanon in the East and by the Mediterranean in the West.

In brief, Patriarch Hoyek, a man of strong and courageous personality, deep spirituality and original mind, exerted a real personal influence on the events of his time. Unlike some prelates, he was not a passive observer of events but sought to influence their course.

Patriarch Hoyek was well aware of the cynicism engendered among the faithful by religious leaders who repeat pious platitudes and expressions of personal grief before tragic events and remain helpless and inactive. He dealt vigorously with the problems of his people in times of disaster, instead of wringing his hands, referring to the example of Christ who cured the sick and did not merely express pity.

When sections of the Maronite community were torn by dissension, he was always able to reconcile protagonists. When Lebanon was in danger of being absorbed by King Faisal and the united Arab kingdom, Patriarch Hoyek obtained unanimity first among the Maronites themselves and then between the Maronites and the other Lebanese communities. Strengthened by this united stand, he persuaded France and other nations at the Peace Congress of Versailles to favor the Lebanese cause. With the military defeat of Faisal by Gouraud at Maysalun near Damascus, the independence of Lebanon was materialized.

With Fakhr-ad-Din II the Great, Bashir II the Great and Yusif Bey Karam, Patriarch Hoyek must be considered one of the four founders of independent Lebanon. He left this world on December 24th, 1931, not possessing any money, but owing the Rev. Boulos To’me the sum of three pounds. His house in his native town Helta Batrun, is compared by visitors to the Grotto of Bethlehem, on account of its poverty."

 

 

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Published by Patrick ROBLES le Franc-Comtois - dans Liban d'Amour
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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 12:58

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Mariam Baouardy

Sœur Marie de Jésus Crucifié

"La petite arabe", "Le lys de Palestine" ("de Galilée", "de l'Orient")

مريم بواردي , الطوباوية مريم بواردي

פרח המזרח , מרים בוארדי , מרים של ישוע הצלוב

מרים מאעבלין , הערביה הקטנה

née le 5 janvier 1846 à Abellin (I'billinאעבלין , إعبلين)

(Galilée, District du Nord, Israël-Golan)

morte le 26 août 1878 à Bethléem (Cisjordanie, Palestine)

Cofondatrice du 1er Carmel en Inde et en Terre Sainte

 

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"L’âme qui espère en Dieu sera, par sa miséricorde,

changée en un beau diamant."

 

"Il n’y a que l’amour qui peut remplir le cœur de l’homme !"

 

"J’ai soif, j’ai soif de Jésus seul ! Bienheureuses les âmes

qui souffrent en secret, connues de Dieu seul !

Comme j’aime une âme souffrant

avec patience, cachée en Dieu seul !

Une fois que tu as donné quelque chose à Dieu,

tu ne dois jamais le reprendre !"

(traduit de l’anglais le 28 août 2013)

 

Sœur Marie de Jésus Crucifiée

 

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Prières de la Bienheureuse

Marie de Jésus Crucifié

à l'Esprit Saint

 

Esprit-Saint, inspirez-moi ;

Amour de Dieu, consumez-moi ;

Au vrai chemin, conduisez-moi ;

Marie, ma Mère, regardez-moi ;

Avec Jésus, bénissez-moi ;

De tout mal, de toute illusion,

De tout danger, préservez-moi.

 

Venez, ma consolation, venez, ma joie,

venez, ma paix, ma force, ma lumière.

Venez, éclairez-moi pour trouver la source

où je dois me désaltérer.

Une goutte de Vous me suffit

pour me montrer Jésus tel qu’Il est.

 

Source de paix, Lumière, venez m’éclairer.

J’ai faim, venez me nourrir ;

J’ai soif, venez me désaltérer ;

Je suis aveugle, venez m’enrichir ;

Je suis ignorante, venez m’instruire...

Esprit-Saint, je m’abandonne à Vous.

 

Blason-Eglise-grecque-catholique-melkite-parousie.over-blo.jpg

Église grecque-catholique melkite

Melkite Greek Catholic Church

كنيسة الروم الملكيين الكاثوليك

הכנסייה המלכיתית היוונית-קתולית

 

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Louange à Dieu de

Sœur Marie de Jésus Crucifié

 

Allons , allons réveiller l’univers !

À l’Amour, mon Amour !

Venez, ô rois de la terre,

Venez , adorons-Le !

Je chante les grandeurs,

La puissance de notre Créateur ;

Venez , adorons-Le !

Car nous sommes l’ouvrage de Ses mains,

Le prix de Son Sang :

Venez, adorons-Le !

Il n’y a pas un Dieu semblable à Lui :

Venez, adorons-Le !

Ne vous arrêtez pas à ce qui est de la terre,

Car tout est néant.

Venez, adorons-Le !

Venez, vous tous qui êtes sur la terre ;

Ne vous arrêtez pas à ce qui est de la terre ,

Car tout n’est que vanité

Et finira en un instant :

Venez, adorons-Le !

Nous ne sommes que voyageurs

Et exilés sur cette terre :

Venez, adorons-Le !

C’est notre Roi , c’est notre Père :

Venez, adorons-Le !

C’est Lui qui a tout créé sur la terre :

Venez, adorons-Le !

Prosternons-nous à Ses pieds,

Donnons-Lui nos cœurs,

Venez, adorons-Le !

Venez Le louer, Le bénir,

Disons de bouche et de cœur :

Il n’y a pas de Dieu semblable à Vous :

Venez, adorons-Le !

Adorons la Trinité qui n’est qu’Un Dieu.

Ô mystère incompréhensible !

Venez, adorons-Le !

Ô Trois immenses qui ne font qu’Un !

Ô puissance !

Venez, adorons-Le !

Car Sa colère est terrible :

Venez, adorons-Le !

L’animal, la bête sauvage

tremblent devant Lui ;

Sa colère fait trembler la terre !

Méchants, venez, adorons-Le !

Sa bonté, sa Miséricorde

Sont pour les justes :

Venez, adorons-Le !

Toute la terre, les bêtes

Se réjouissent dans un profond respect :

Venez, adorons-Le !

 

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Prière à Marie de Sœur Marie de Jésus Crucifié

 

Aux pieds de Marie, ma Mère chérie,

j’ai retrouvé la vie.

Ô vous qui souffrez, venez à Marie !

 Aux pieds de Marie , j’ai retrouvé la vie.

Votre salut et votre vie

sont aux pieds de Marie.

Vous qui dites que je suis orpheline, voyez :

une Mère au plus haut des Cieux.

Heureuse enfant d’une telle mère !

Aux pieds de Marie, j’ai trouvé la vie.

J’habite dans les entrailles de ma Mère ;

j’y trouve mon Bien-Aimé :

Suis-je orpheline ?

Dans le sein de Marie, j’ai trouvé la vie.

 

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Jean-Paul II et Mariam Baouardy

 

"...Cette “petite Arabe” a été un témoin privilégié de Jésus, de l’amour de l’Eglise, de l’action pour la paix. Et vous comprendrez mieux encore le prix que l’Eglise attache à la vie de vos communautés chrétiennes en Terre Sainte et autour de la Terre Sainte.

 

Mariam est le fruit de cette Terre Sainte. En elle, tout nous parle de Jésus. Et d’abord les lieux où elle a vécu : Nazareth, près de laquelle elle est née, Bethléem où elle a consommé son sacrifice, le Mont Carmel, symbole de la vie de prière solitaire qui a fourni le cadre de sa vie religieuse. Mais surtout, elle nous rend proches du Calvaire, puisqu’elle n’a cessé de porter dans sa vie la croix de Jésus, tout en choisissant son nom de crucifié. Les béatitudes trouvent en elle leur accomplissement. A la voir, on croit entendre Jésus nous dire : bienheureux les pauvres, bienheureux les humbles, bienheureux ceux qui ne cherchent qu’à servir, bienheureux les doux, bienheureux ceux qui font la paix, bienheureux ceux qui sont persécutés. Toute sa vie traduit une familiarité inouïe avec Dieu, l’amour fraternel des autres, la joie, qui sont les signes évangéliques par excellence.

 

Sœur Marie de Jésus Crucifié se montre en même temps une fille hors pair de l’Eglise. Elle reflète les différents visages de l’Eglise : l’Eglise grecque-melkite dans laquelle elle a été baptisée et élevée, l’Eglise latine où elle a été initiée à la vie carmélitaine. En dehors de son pays natal, elle s’est insérée dans les communautés chrétiennes du Liban, de l’Egypte, de la France, de l’Inde. Elle a partagé l’ardeur missionnaire de l’Eglise, sa soif d’unité, l’attachement à ses Pasteurs et notamment au Pontife romain Pie IX.

 

Car l’Eglise doit être une dans la diversité et dans la richesse des langues, des cultures et des rites.

 

Enfin, elle qui a été souvent malmenée par les événements et par les gens, elle n’a cessé de semer la paix, de rapprocher les cœurs. Elle se voulait “la petite sœur de tous”. Comme son exemple est précieux dans notre monde déchiré, divisé, qui sombre si facilement dans l’injustice et la haine, sans tenir compte des droits des autres à une existence digne et paisible !..."

 

Extrait du discours du Pape Jean-Paul II aux pèlerins venus pour la béatification de Sœur Marie de Jésus Crucifié, le lundi 14 novembre 1983.

 

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Prière à Sœur Marie de Jésus Crucifié

 

Seigneur, Père de Miséricorde et de toute consolation,

Tu as élevé la Bienheureuse Marie, l’humble fille de Terre Sainte,

à la contemplation des mystères de Ton Fils,

et tu l’as fait témoigner de l’amour et de la joie de l’Esprit Saint.

Accorde-nous, par son intercession,

de partager les souffrances du Christ

afin de pouvoir nous réjouir à la révélation de Ta Gloire.

Nous Te le demandons par Jésus-Christ, notre Seigneur.

 

Traduit d’une prière en anglais, le mercredi 28 août 2013.

 

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MARYAM BAWĀRDĪ

BLESSED MARY OF JESUS CRUCIFIED

"The Little Arab", "the Lily of Palestine"

 

 

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"I thirst, I thirst for Jesus alone! Happy the souls who suffer in secret, known to God alone! How I love a soul suffering with patience, hidden with God alone! Once you have given God something, you must never take it back!"

Blessed Mary of Jesus Crucified

 

 

Mariam the Little Arab

 

 

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Prayers to the Holy Spirit by

 Blessed Mary of Jesus Crucified

 

Holy Spirit, inspire me.

Love of God, consume me.

Along the true road, lead me.

Mary my Mother, look upon me.

With Jesus, bless me.

From all evil, from all illusion,

from all danger, preserve me.

 

Source of peace, Light,

come and enlighten me.

I am hungry, come and nourish me.

I am thirsty, come and quench my thirst.

I am blind, come and give me light.

I am poor, come and enrich me.

 

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Prayer to Blessed Mary of Jesus Crucified

 

God, Father of mercy and all consolation,

you raised Blessed Mary, the humble daughter of the Holy Land,

to contemplation of the mysteries of your Son

and made her witness to the love and joy of the Holy Spirit.

Grant us, through her intercession,

so to share in the sufferings of Christ

that we may rejoice in the revelation of your glory.

We ask this through Christ, our Lord.

 

Louis Massignon and Mariam Baouardy, Blessed Mary of Jesus Crucified

 

 

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BEATIFICAZIONE DI SUOR

MARIA DI GESÙ CROCIFISSO

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Domenica, 13 novembre 1983

 

« “Ascolta, figlia” . . . (Sal 45, 11).

 

1. Oggi la Chiesa applica queste parole del Salmo a suor Maria di Gesù Crocifisso, Carmelitana Scalza, nata nella terra che vide lo svolgersi della vita di Gesù di Nazaret; terra che è situata in una regione che anche in questi giorni continua ad essere al centro di gravissime preoccupazioni e dolorose tensioni.

 

“Ascolta, figlia”. Ecco, nella memoria del Popolo di Dio viene profondamente iscritta la via di suor Maria verso lo Sposo divino. Oggi la Chiesa la incorona con l’atto di beatificazione. Tale atto vuole rendere testimonianza alla speciale “bellezza” spirituale di questa figlia della Terra Santa; una “bellezza” che è maturata nel bagliore del mistero della Redenzione: nei raggi della nascita e dell’insegnamento, della croce e della risurrezione di Gesù Cristo.

 

La liturgia dice alla nuova Beata: “Egli è il tuo Signore: prostrati a lui” (Sal 45, 12).

 

E allo stesso tempo con le parole del medesimo Salmo la liturgia manifesta la gioia per l’elevazione agli altari dell’umile Serva di Dio.

 

“La figlia del re è tutta splendore / gemme e tessuto d’oro è il suo vestito . . .” (Sal 45, 14): tessuto d’oro della fede, della speranza e dell’amore; delle virtù teologali e morali che essa esercitò in grado eroico come figlia del Carmelo.

 

2. In quest’Anno che la Chiesa vive come Giubileo straordinario della Redenzione, molte volte ci siamo riuniti attorno a figure che hanno raggiunto la gloria degli altari. È un segno particolare della inesauribile potenza della Redenzione, che opera nelle anime dei Servi e delle Serve di Dio, permettendo loro di proseguire tenacemente sulla via della vocazione alla santità.

 

Questa vocazione ha il suo eterno inizio nel disegno salvifico della santissima Trinità, di cui parla la seconda lettura della Messa: “Poiché quelli che egli da sempre ha conosciuto li ha anche predestinati ad essere conformi all’immagine del Figlio suo, perché egli sia il primogenito tra molti fratelli; quelli poi che ha predestinati li ha anche chiamati; quelli che ha chiamati li ha anche giustificati; quelli che ha giustificati li ha anche glorificati” (Rm 8, 29-30).

 

In questa grandiosa visuale paolina noi penetriamo, per così dire, nell’intimo stesso del pensiero divino, cogliendo in qualche modo la “logica” del piano della salvezza, nel concatenarsi delle misteriose azioni che conducono alla sua piena attuazione. Così dunque la vocazione alla santità è l’eterno disegno di Dio nei riguardi dell’uomo: nei riguardi, oggi, della nostra sorella Maria di Gesù Crocifisso.

 

3. La vocazione alla santità, inoltre, è un frutto della rivelazione e della conoscenza. Ne parla con parole penetranti l’odierno Vangelo. Dice Gesù: “Ti benedico o Padre, Signore del cielo e della terra, perché hai tenuto nascoste queste cose ai sapienti e agli intelligenti e le hai rivelate ai piccoli. Sì, o Padre, perché così è piaciuto a te. Tutto mi è stato dato dal Padre mio; nessuno conosce il Figlio se non il Padre, e nessuno conosce il Padre se non il Figlio e colui al quale il Figlio lo voglia rivelare” (Mt 11, 25-27).

 

La vera sapienza e intelligenza suppone la “piccolezza”, intesa come docilità allo Spirito Santo. Con essa sola è possibile, nel Figlio, per il Figlio e col Figlio, conoscere i misteri del Padre, che restano invece ignoti ai sapienti e intelligenti di questo mondo, accecati dalla stoltezza e superbia (cf. 1 Cor 1, 18-21).

 

La vocazione alla santità viene attuata da quei “piccoli” del Vangelo che con tutto il cuore accettano la Rivelazione divina. Grazie a ciò “conoscono il Figlio”, e grazie al Figlio “conoscono il Padre”.

 

Tale conoscenza infatti è, al tempo stesso, l’accettazione della vocazione: “Venite a me . . . Prendete il mio giogo sopra di voi e imparate da me . . .” (Mt 11, 28-29).

 

Ed ecco che si va a Cristo proprio come a lui è venuta suor Maria di Gesù Crocifisso, cioè prendendo sopra di sé il suo giogo, imparando da lui, perché è mite e umile di cuore, e trovando ristoro per la propria anima (cf. Mt 11, 28-29).

 

4. E tutto ciò è opera dell’amore. La santità si appoggia, prima di tutto, sull’amore. È il suo frutto maturo. E nella liturgia odierna, in modo particolare, è esaltato l’amore:

 

- “l’amore, forte come la morte”;

 

- “l’amore che le grandi acque non possono spegnere”;

 

- “l’amore, in cambio del quale bisogna dare tutte le ricchezze della propria casa” (cf. Ct 8, 6-7).

 

Così ne parla l’autore del Cantico dei cantici. E san Paolo, nella lettera ai Romani, insegna che “tutto concorre al bene di coloro che amano Dio” (Rm 8, 28). Proprio questa cooperazione traccia la via della santità, direi, giorno per giorno, per tutta la vita. Su questa via si realizza la santità come eterna vocazione di coloro “che sono stati chiamati secondo il disegno di Dio” (cf. Rm 8, 28).

 

5. Le letture della Liturgia odierna sono uno splendido commento alla vita di suor Maria, nata vicino a Nazaret e morta nel Carmelo di Betlemme a 33 anni. Il suo amore per Cristo è stato forte come la morte; le prove più dolorose non lo hanno spento, ma al contrario lo hanno purificato e irrobustito. Essa ha dato tutto per questo amore.

 

L’intera vita della piccola araba, colma di straordinari doni mistici, è stata, nella luce dello Spirito Santo, la risposta cosciente e irrevocabile ad una vocazione di santità, vale a dire a quel progetto eterno di salvezza, di cui parla san Paolo, che la misericordia divina ha stabilito per ciascuno di noi.

 

Tutta la sua vita è frutto di quella suprema “sapienza” evangelica della quale Dio si compiace di arricchire gli umili e i poveri, per confondere i potenti. Dotata di grande limpidezza d’animo, di una fervida intelligenza naturale e di quella fantasia poetica caratteristica dei popoli semitici, la piccola Maria, non ebbe l’opportunità di accedere ad alti studi, ma ciò non le impedì, grazie alla sua eminente virtù, di essere ripiena di quella “conoscenza” che ha il massimo valore, e per donarci la quale Cristo è morto in croce: la conoscenza del Mistero Trinitario, prospettiva tanto importante in quella spiritualità cristiana orientale, nella quale la piccola araba era stata educata.

 

6. Come si legge nel Decreto canonico di beatificazione, “l’umile serva di Cristo, Maria di Gesù Crocifisso, appartenendo per stirpe, rito, vocazione e peregrinazioni ai popoli dell’Oriente ed essendone in qualche modo rappresentante, è come un dono fatto alla Chiesa universale da coloro che, nelle misere condizioni di lotta e di sangue nelle quali stanno versando, specialmente ora ricorrono con grande fiducia dell’animo alla sua fraterna intercessione, nella speranza che anche grazie alle preghiere della Serva di Dio vengano finalmente restituite la pace e la concordia in quelle terre, dove “il Verbo si è fatto carne” (Gv 1, 14), essendo egli stesso la nostra pace”.

 

La Beata Maria è nata in Galilea. Per questo il nostro pensiero orante vuole andare oggi in modo speciale alla Terra dove Gesù ha insegnato l’amore ed è morto perché l’umanità avesse la riconciliazione. “Quella Terra - come ricordavo già in altra occasione - vede, da decenni, due popoli contrapposti in un antagonismo finora irriducibile. Ognuno di loro ha una storia, una tradizione, una vicenda propria, che sembrano rendere difficile una composizione” (Giovanni Paolo II, Allocutio occasione oblata orationis dominicae Angelus Domini habita, 5, domenica 4 aprile 1982: Insegnamenti di Giovanni Paolo II, V/1 [1982] 1110).

 

Oggi più che mai le minacce che incombono ci sollecitano a fare dell’amore e della fratellanza la legge fondamentale dei rapporti sociali e internazionali, in uno spirito di riconciliazione e di perdono, prendendo ispirazione dallo stile di vita, del quale la Beata Maria di Gesù Crocifisso è di esempio non solo per il suo popolo, ma per il mondo intero. Questo nuovo stile di vita possa darci una pace fondata non sul terrore, ma sulla reciproca fiducia.

 

7. Ci rallegriamo oggi presso l’altare della Confessione di san Pietro per la beatificazione di suor Maria. Iscriviamo questa gioia della Chiesa nel conto dell’Anno Giubilare della Redenzione. Lodiamo insieme con Cristo il Padre perché agli occhi dell’anima di suor Maria di Gesù Crocifisso ha rivelato il mistero della verità e dell’amore e l’ha resa partecipe della gloria del suo Regno.

 

Preghiamo col Salmista la nuova Beata perché il Signore conceda pace alla sua terra: “Domandate pace per Gerusalemme: sia pace a coloro che ti amano, sia pace sulle tue mura, sicurezza nei tuoi baluardi. Per i miei fratelli e i miei amici io dirò: “Su di te sia pace!”. Per la casa del Signore nostro Dio, chiederò per te il bene” (Sal 122, 6-9). »

 

© Copyright 1983 - Libreria Editrice Vaticana.

 

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Beata María de Jesús Crucificado

"La arabita"

 

La cicatriz tenía un largo de 10 cm y una profundidad de 1 cm, examinada por un prestigioso médico, este le había dicho a la Maestra de Novicias que desde un punto de vista natural ella no podía estar viva". Esta cicatriz en su cuello se convirtió en el signo exterior de su amor por la Santa Iglesia.

 

VOCACIÓN

Mariam se pone a servir primero en Alejandría, después en Jerusalén, en Beirut, aquí conoce a las monjas de San José que la llevarán a Marsella, en esta ciudad en mayo de 1865 ingresa en las Hermanas de San José de la Aparición, pero en 1867, siendo aún postulante y por los hechos extraordinarios de su vida, la juzgaron más apta para la vida contemplativa, por lo que la despidieron. Esto la llevará al Carmelo. Así se cumple lo que le dijo la Virgen: "Serás primero hija de San José y después de Santa Teresa de Jesús". El 29 de marzo de 1867 por primera vez tuvo los estigmas.

 

Al Carmelo ingresará junto con la Maestra de Novicias de las Hijas de San José que la acompaña en su entrada (esta madre se quedó admirada y prendada de Mariam), viste el hábito en el Carmelo de Pau (Francia) el 27 de julio de 1867.

 

Su profesión la hará como hermana lega, su humildad es verdaderamente impresionante. Van a ser continuos los éxtasis, raptos, visiones, profecías. Pero la batalla fue muy grande. Llega a estar oprimida por el diablo. Ella se aclama al Señor y Dios permite que su Angel de la Guarda se "posesione" de ella. Tiene desde muy niña una gran familiaridad con su Angel de la Guarda al que llama Juan Jorge. Este, en cierta ocasión, se le aparece junto al Santo Sepulcro en Jerusalén y la invita para que haga junto con él un voto de virginidad al Señor (Aquí vemos como nuestro Angel Custodio nos invita siempre para que hagamos buenas cosas en la santificación de nuestras almas y en el servicio de Dios). El Angel de Mariam la acompañará siempre a lo largo de su vida, haciéndose visible muchas veces como un joven hermoso y admirable que la invita a la virtud.

 

El 21 de Agosto de 1870 partió para Mangalore (India), donde el vicario apostólico Efrén M. Garrelon quería fundar el primer monasterio de clausura en la India. En Mangalore, Mariam hará su profesión el 21 de noviembre de 1871 y tomará como director espiritual al mismo vicario apostólico.

 

Mariam, al entrar al Carmelo, toma el nombre religioso de MARIA DE JESUS CRUCIFICADO, nombre que contiene sus grandes amores: Jesús, María y la Cruz. Esta cruz la acompañará todos los días de su vida y se hará especialmente pesada en la India. Su alma va a ser probada y purificada por Dios. Como su Santo Padre Juan de la Cruz, va a sufrir la "persecución de los hombres".

 

La persecución se origina a consecuencia de algunas gracias extraordinarias que se manifiestan y que escapan a toda explicación humana. Nadie comprende y entiende lo que le ocurre a Mariam, piensan que esta movida por el Poder de las Tinieblas, esta tormenta es tan fuerte que Mariam, en septiembre del año 1872, debe regresar a su Carmelo de Pau (Francia). Mariam no juzga a sus semejantes, ve que el Señor los utiliza como un suave instrumento para hacerla más grata a Dios.

 

Nuestro Señor le pide un Carmelo en Tierra Santa, en Belén, donde David pastoreaba su rebaño de ovejas. El Señor le revela hasta las medidas y proporciones del monasterio. Tendrá 3 torreones circulares en honor de la Stma. Trinidad. La adquisición de terreno es providencial, igual que la construcción, en todo se ve que la mano de Jesús está allí, en esa fundación. El Señor le promete que todo lo que las Carmelitas pidan en ese "Palomarcito de la Virgen" (Así llamaba Santa Teresa a sus monasterios), se concederá... Ese Carmelo tiene una fuerza especial. Se inaugura en 1876 y Mariam trabajó personalmente en la construcción.

 

Tenía en proyecto fundar otro Carmelo en Nazaret pero, trabajando en las obras del Carmelo de Belén, tiene una caída que la llevará a la muerte pocos meses antes de cumplir los 33 años de edad.

 

En presencia del Obispo pide perdón por sus faltas a la comunidad, ya en la última noche le traen la comunión, la invocación "Mi Jesús misericordia" le fue sugerida. Ella responde : "Oh sí, misericordia". Estas fueron sus últimas palabras. Besa la Cruz, le dan la absolución y muere. Fallece el 26 de agosto de 1878 en medio del dolor de sus hermanas de comunidad. Pero desde el Cielo asistirá a la fundación del Carmelo de Nazaret, que tanto la ilusionaba.

 

El 13 de octubre de 1983 Juan Pablo II la eleva a la gloria de los altares.

 

Actualmente parte de sus restos descansan en el Carmelo de Belén, así como también los restos de su Director Espiritual, el Padre Estrate y los de su bienhechora.

 

Dones extraordinarios

Recordamos que los dones extraordinarios no son el fundamento de la santidad. Pero vale mencionarlos ya que demuestran las maravillas que Dios puede hacer en un alma.

 

-Los éxtasis comenzaron a suceder desde pequeña y desde su entrada en la vida religiosa fueron más frecuentes. Ella dijo: "hay veces que no puedo hacer absolutamente nada, no importa lo que haga para prevenirlos, soy transportada cuando menos lo pienso, en otros momentos, puedo distraerme un poco en orden a no irme"; "siento como si el corazón se me abriera, como si hubiera una herida y tengo la certeza y la impresión de que Dios se mueve en mí"; " prestemos atención a las pequeñas cosas, todas las cosas son grandes ante Dios, denle a El todas las cosas". A la simple palabra de la Superiora para que retornara del éxtasis lo hacía inmediatamente.

 

- Levitaciones fueron verificadas por primera vez el 22 de junio del año 1873 en el jardín del Carmelo de Pau, notando su ausencia en la cena, la Maestra de novicias comenzó a buscarla, otra Hermana escuchó una canción: "¡Amor, Amor!", miró hacia arriba y vio a la "pequeña" balanceándose sin ayuda en la cima de un árbol de lima. A la simple palabra de la Maestra, por obediencia descendió con "un rostro radiante". Fueron ocho las levitaciones contadas

 

- Estigmas. Los recibió cuando era postulante en el Convento de San José, en Mayo del año 1867. El Padre Lazare, Carmelita y su director en Mengalore, examinó los estigmas. De su reporte sacamos lo siguiente: "Las manos estaban inflamadas en la parte de las palmas y las heridas estaban abiertas, alrededor de las heridas había sangre coagulada, ya que la herida comenzaba a abrirse días antes… lo mismo sucedía en los pies". Nos cuenta la Maestra de Novicias del Carmelo de Belén respecto a este fenómeno, en el año 1876: "Estaba quejándose y temblando en lo profundo de su cuerpo, partía el corazón verla de esta manera, usualmente repetía estas palabras: "¡Mi Dios, no me abandones, mi Dios ofrezco todo esto por Ti! ¡Perdón, mi Dios, perdón! A las 2.15 comenzaba la dolorosa agonía… después de las 3.15 hablaba nuevamente: "¡Ten piedad de mí, llámame hoy, llámame así puedo dejar esta tierra!

 

- Don de Profecía (Tiene muchas profecías sobre la Iglesia, sobre Francia, incluso anunció un atentado contra S.S. León XIII que gracias a ella fue evitado).

 

- Experimentó la Transverberación del Corazón (como su Madre Santa Teresa de Jesús), herida de amor en el Corazón por su Esposo. Cuando murió sacaron el corazón de Mariam para llevarlo al Carmelo de Pau, y vieron la herida física. (El corazón de Mariam, que se encontraba incorrupto, fue robado de su relicario en la capilla del Carmelo de Pau y fue lanzado al río, por lo que hemos perdido esta preciada reliquia. El Carmelo de Pau cerró en la década de 1960.)

 

- Tiene una preciosa doctrina sobre el Espíritu Santo. A pesar de que ella no tenía estudios y en sus escritos aparecen muchas faltas de ortografía, su doctrina del Espíritu Santo parece que la ha escrito el mejor de los teólogos. Sin duda es inspiración Divina.

 

- Otros muchos dones y carismas como visiones de su Angel de la Guarda, etc.

 

Destaca en su personalidad su gran humildad y sencillez. Tenía un gran don para aconsejar a las almas y explicar la teología con una cristalina transparencia, fruto de su fe y sobre todo del amor que la consumía.

 

Se ejercitó de continuo en las virtudes más sólidas y seguras, como son la humildad y la obediencia. Así venció al obsesivo poder que el demonio que quería dominarla.

 

Como Carmelita lleva una vida de ocultamiento, imitando a la Virgen en su silencio... Esto have que para no llamar la atención en 1876 le pide al Señor con mucha insistencia que las señales externas de los estigmas desaparezcan, aunque no la participación interna en los dolores del Señor que provocan estos estigmas y que la ocasionarán muchos dolores, tanto físicos como morales (estos últimos son siempre más duros y difíciles de llevar).

 

Fuentes: Vidas Santas.

 

Icone-Soeur-Marie-de-Jesus-Crucifie-parousie.over-blog.f.jpg

 

Beata María de Jesús Crucificado

"La arabita"

 

Nacida en Abellin, Galilea, cerca de Nazaret, árabe.

Es agredida por su fe y la dan por muerta.

 

Beatificada por Juan Pablo II en el año 1983.

 

Mariam es un extraordinario ejemplo de los cristianos del Medio Oriente que oran y sufren con una fe inquebrantable en Jesús. Su mensaje y espiritualidad es para todos.

 

El Padre Brunot, en su libro "Mariam, la pequeña Arabe", sintetiza las claves de su santidad: "La vida de María fue marcada por tres consignas muy importantes, que en realidad son las que constituyen el milagro de su vida: la conciencia de su miseria, el ardiente deseo de la Voluntad Divina, la primacía del amor."

 

Nacimiento

Ya su nacimiento tiene mucho de "prodigioso". Sus padres ancianos viven muy cerca de Nazaret, en Abellin, y desean tener descendencia pero no pueden. Son de raza árabe, profundamente católicos del rito Greco-Católico (no todos los Arabes son musulmanes, existe una pequeña minoría de Cristianos Arabes en Israel, el Líbano, Siria, Irak y Egipto). Su fe es inquebrantable. Tienen una gran devoción a San José y, siendo ya ancianos, van en peregrinación a Belén pidiendo a San José que les conceda descendencia. Los Santos nunca desatienden nuestras peticiones, sobre todo cuando son justas, las hacemos con profunda fe aceptando siempre en último término la Voluntad de Dios, y son para mayor gloria de Dios y bien de las almas. San José no se deja vencer en generosidad y no sólo dará un hijo a este matrimonio sino dos: Mariam y Pablo.

 

En muchos países es en la Epifanía (Reyes Magos) que nos hacemos regalos. Pues Mariam vino como un regalo, naciendo el 5 de enero de 1846 (Víspera de la Epifanía del Señor, fiesta muy celebrada en Oriente). Ella es el gran regalo de Dios a su Iglesia y a sus padres. Nace en Abellin, Galilea, pueblo pequeño entre Nazaret y Jaffa. En la pequeña Iglesia parroquial de rito Greco-católico se conserva la pila donde fue bautizada.

 

Su vida va a ser todo un prodigio de la providencia divina. Si no fuera por la seguridad que nos da el hecho de que esta beatificada, pensaríamos que son increíbles las cosas que de ella nos cuentan sus biógrafos y las personas que con ella convivieron, especialmente sus hermanas religiosas.

 

Cuando Miriam tenía solo 3 años de edad queda huérfana con su hermanito Pablo. Como es costumbre entre las familias del Medio Oriente, los niños son repartidos entre sus parientes. Mariam irá con unos tíos a Alejandría de Egipto y ya no volverá a ver nunca más a su hermano. En Alejandría hará su primera comunión.

 

JUVENTUD

Los prodigios y las señales extraordinarias empiezan a producirse en la vida de Mariam. Durante el tiempo que está en casa de sus tíos se da el caso de que envían unos pescados con veneno, Mariam lo anuncia y no le hacen caso, pero ella insiste y pide que se lo den a un perro para hacer la prueba y el perro se muere. En Mariam todos van descubriendo que existe algo que atrae y es sobrenatural.

 

Mariam va creciendo junto a sus tíos y va surgiendo en ella un impulso muy fuerte de consagrarse a Dios. Sus tíos tienen para ella otros pensamientos, como es costumbre en Oriente (los familiares son los que eligen el estado de vida y el cónyuge. Prometen a Mariam con un joven, pero ella, para no comprometerse con otra persona más que Jesucristo, se corta el pelo. Esto es una ofensa en Oriente contra la familia del prometido. El día en que van hacer oficial el compromiso aparece Mariam en este estado, su tío se enfada profundamente con Mariam, el joven y su familia se marchan. Desde entonces se have muy difícil para Mariam la convivencia en casa de sus tíos, lo que have que huya de la casa sin dar noticia de su paradero.

 

Una familia amiga de Mariam, de religión musulmana, la acoge en su casa al huir de la de su tío. El padre de familia le dice que los cristianos son malos, que mire lo que han hecho con ella sus tíos, que se convierta a la religión musulmana. Entonces Mariam have una confesión de fe diciendo que Jesucristo es el Dios Verdadero, que existe desde siempre, Señor de la historia y del mundo, el Unico que nos salva. El musulmán, en un arrebato de ira, le corta el cuello con una cimitarra y, dándola por muerta, la tiran en un descampado fuera de la ciudad.

 

El martirio tomó lugar el 7 de septiembre del 1858. Años más tarde a Mariam se le revela en una visión que estuvo clínicamente muerta: "Me encontré en el Cielo. Vi a la bendita Virgen Maria, a los ángeles y los santos recibiéndome con gran amabilidad, también vi a mis padres en su compañía. Vi el brillante trono de la Santísima Trinidad y a Cristo Jesús en su Humanidad. No había sol, ni lámparas pues todo era brillante, con luz. Luego alguien me dijo: "Tu eres una virgen, pero tu libro no ha terminado".

 

Al volver en sí se encontró en una gruta, allí fue asistida por una mujer celestial de hábito azul (La Virgen María). La Virgen le profetiza que será primero hija de San José y después de Santa Teresa de Jesús. Le manda a un sacerdote que la orienta... Mas tarde, en 1874, en la Fiesta de Nuestra Señora de la Natividad, dijo en un éxtasis: "En este mismo día estuve con mi Madre. En este misma día consagré mi vida a María. Alguien me cortó el cuello, y al día siguiente María cuidó de mí."

 

Fuentes: Vidas Santas.

 

Statue-Marie-de-Jesus-Crucifie-parousie.over-blog.fr.png

 

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 19:08

Saint-Estephan-Nehme--parousie.over-blog.fr.jpg

Frère Youssef Estéphan (ou Estéfan) Nehmé, O.L.M.

الأخ اسطفان

né le 8 mars 1889 à Lehfed (Liban)

mort le 30 août 1938 au Monastère

 Saint-Cyprien-et-Sainte-Justine

de Kfifane (Liban)

 

 

 

 

Bienheureux Estéphan Nehmé, prie pour nous !

Bien-aimé et bien-nommé Estéphan Nehmé, prie pour nous !

Ô Frère Estéphan, saint libanais, exauce-nous, amen !

 

 

lebanon.gif

صلوات للأخ إسطفان

Prière au Bienheureux Frère Estéphan Nehmé

 

Priere-prayer-Estephan-Nehme-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

 

 

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 21:32

Monastere-Vallee-de-Qadisha-parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 


Afficher Kadisha Valley sur une carte plus grande

 

 

 

"Liban, la Vallée Sainte"

Documentaire "Le Jour du Seigneur"

Réalisation : Philippe Fusellier

Production : © CRFT - France 2 (2001)

Durée : 28'11''

 

 

Vallee-de-Qadisha-Kadisha-Valley-parousie.over-blog.fr.jpg

Kadisha Valley - وادي قاديشا

Vallée de Qadisha

(Vallée de Kadisha, Wadi Qadisha, Ouadi Qadisha)

"Vallée Sainte", "Forêt des cèdres de Dieu"

 

 

"Charbel, moine et ermite libanais"

 

 

"L'Église maronite"


 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 11:53

Eglise-du-Sacre-coeur-de-Hitiaa-Tahiti--parousie.over-blog.jpg

Église du Sacré-Cœur

Hitia’a (Hitiaa)

Tahiti Polynésie française

 

 

 

 

"Acclamez le Seigneur" (Ihtifou Li Rabb)

Psaume 100 chanté par Léna Farah

100 ﺍﻟﻤﺰﺍﻣﻴﺮ

 

 

Maronites

 

 

 

 

 

Litany of the Blessed Virgin Mary (Maronite Church)

Litanies de la Sainte Vierge Marie (Liturgie maronite)

طلبة العذراء المجيدة

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 17:26

Maria-Callas--parousie.over-blog.fr.jpg

Maria Callas

née le 2 décembre 1923 à New York

morte le 16 septembre 1977 à Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

diffusée sur France 2 le 14 juin 2011
16ème édition du
le 9 juin 2010

 

 

Musiques du monde sur mondomix.com

 


Découvrez mondomix.com, le magazine des musiques en couleurs !

 

 

 

Fairouz-Feyrouz-Fairuz--parousie.over-blog.fr.jpg

Nouhad Wadi Haddad (نهاد حداد)

Fairuz ou Fairouz ou Fayrouz

فيروز

née le 21 novembre 1935 à Jabal al Arz (Liban)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 11:24

 Lena-Farah--Maronite-Mass--parousie.over-blog.fr.jpg

      Léna Farah Ghaoui (Liban)

لينا فرح

 

 

 

ﺍﻟﻤﺰﺍﻣﻴﺮ 100

Psalm 100 (KJV)


مَزْمُورُ اعْتِرَافٍ بِحَمْدِ الرَّبِّ

 

1 اهْتِفُوا لِلرَّبِّ يَاسُكَّانَ الأَرْضِ جَمِيعاً

 

2 اعْبُدُوا الرَّبَّ بِبَهْجَةٍ، وَامْثُلُوا أَمَامَهُ مُتَرَنِّمِينَ

 

3 اعْلَمُوا أَنَّ الرَّبَّ هُوَ اللهُ . هُوَ صَنَعَنَا وَنَحْنُ لَهُ، نَحْنُ شَعْبُهُ وَقَطِيعُ مَرْعَاهُ

 

4 ادْخُلُوا أَبْوَابَهُ حَامِدِينَ، دِيَارَهُ مُسَبِّحِينَ. اشْكُرُوهُ وَبَارِكُوا اسْمَهُ

 

5 فَإِنَّ الرَّبَّ صَالِحٌ، إِلَى الأَبَدِ رَحْمَتُهُ وَأَمَانَتُهُ دَائِمَةٌ مِنْ جِيلٍ إِلَى جِيلٍ

 

Arabic Life Application Bible

 

 

Zaboor - Psaume 100 en arabe mp3

 

 

 

 

Liban, parousie.over-blog.fr

 

 

Léna Farah est musicologue, chanteuse, et notamment professeur de chant dans une école de musique : le Centre Sainte Rafqa de Musique Sacrée (CSRMS), où elle est chef de section de chant oriental. Dans cette école, on y trouve aussi des professeurs comme Soeur Marana Saad O.L.M., directrice du Centre, compositeur et chef d'orchestre, et Abir Nehmé, elle aussi chanteuse avec une voix angélique.

Léna Farah et Abir Nehmé, ainsi que Wael Kfoury et Carla Ramia, ont eu comme professeur de chant la célèbre chanteuse populaire Aida Chalhoub Ziade (عايده شلهوب زيادة), née en 1951, Doyenne de Chant oriental, depuis 1997, du Haut Conservatoire de Musique National Libanais (Lebanese National Higher Conservatory of Music, "LNHCM"), où elle enseigne, de même qu'à l'Université du Saint-Esprit de Kaslik (Holy Spirit University of Kaslik, "USEK"). Dans cette Université, Aida est professeur de Chant arabe et directrice de Choeur oriental à la Faculté de Musique. Elle a été honorée à l'USEK le 13 juin 2008 dans l'amphithéâtre Jean-Paul II.

 

 

Messages de Medjugorje en arabe

 

 

 

Psaume 100

 

"1 Psaume de reconnaissance. Acclame le SEIGNEUR, terre entière !

2 Servez le SEIGNEUR avec joie, entrez en sa présence avec des cris de joie !

3 Sachez que le SEIGNEUR (YHWH) est Dieu : c'est lui qui nous a faits, et nous lui appartenons ; nous sommes son peuple, le troupeau qu'il fait paître.

4 Entrez par ses portes avec reconnaissance, entrez dans les cours de son temple avec des louanges ! Célébrez-le, bénissez son nom !

5 Car le SEIGNEUR est bon : sa fidélité est pour toujours, sa constance de génération en génération."

 

La Nouvelle Bible Segond

 

 

Psaume 100 mp3 version Darby

 

 

Lena-Farah--Maronite-Mass--3---parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

 

 

Messages de Vassula en arabe

 

 

 

 

 

 

Moise-en-arabe--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

Les Béatitudes en arabe

Matthieu 5 : 3-12

 

3 طُوبَى لِلْمَسَاكِينِ بِالرُّوحِ، فَإِنَّ لَهُمْ مَلَكُوتَ السَّمَاوَاتِ

 

4 طُوبَى لِلْحَزَانَى، فَإِنَّهُمْ سَيُعَزَّوْنَ

 

5 طُوبَى لِلْوُدَعَاءِ، فَإِنَّهُمْ سَيَرِثُونَ الأَرْضَ

 

6 طُوبَى لِلْجِيَاعِ وَالْعِطَاشِ إِلَى الْبِرِّ، فَإِنَّهُمْ سَيُشْبَعُونَ

 

7 طُوبَى لِلرُّحَمَاءِ، فَإِنَّهُمْ سَيُرْحَمُونَ

 

8 طُوبَى لأَنْقِيَاءِ الْقَلْبِ، فَإِنَّهُمْ سَيَرَوْنَ اللهَ

 

9 طُوبَى لِصَانِعِي السَّلاَمِ، فَإِنَّهُمْ سَيُدْعَوْنَ أَبْنَاءَ اللهِ

 

10 طُوبَى لِلْمُضْطَهَدِينَ مِنْ أَجْلِ الْبِرِّ، فَإِنَّ لَهُمْ مَلَكُوتَ السَّمَاوَاتِ

 

11 طُوبَى لَكُمْ مَتَى أَهَانَكُمُ النَّاسُ وَاضْطَهَدُوكُمْ، وَقَالُوا فِيكُمْ مِنْ أَجْلِي كُلَّ سُوءٍ كَاذِبِينَ

 

12 اِفْرَحُوا وَتَهَلَّلُوا، فَإِنَّ مُكَافَأَتَكُمْ فِي السَّمَاوَاتِ عَظِيمَةٌ. فَإِنَّهُمْ هَكَذَا اضْطَهَدُوا الأَنْبِيَاءَ مِنْ قَبْلِكُمْ

 

ﻣﺘﻰ 5 (Arabic Life Application Bible)

 

 

Matthieu 5 en arabe mp3

 

 

 

 

 

 

 

 

www.de-vrouwe.info--la-Dame-de-tous-les-Peuples-en-arabe--p.gif

Prière à la Dame de Tous les Peuples

 

www.de-vrouwe.info--la-Dame-de-tous-les-Peuples-en-arabe-2-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soeur-Marana-Saad-a-Rome--parousie.over-blog.fr.jpg

Soeur Marana Saad à Rome

 


 

 

 

 

 

 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 15:16

Patriarche Estefan Duwayhi, parousie.over-blog.fr

Al-Batrīyark Istifānūs al-Duwayhī

أسطفان الدويهي‎

Estéphan Boutros El Douaihy

ou Etienne Douaihi,

Stefano Douayhy,

Istifan Ad Duwayhy,

Stephane Al Doueihi

né le 2 août 1630 à Ehden (Liban)

mort le 3 mai 1704 à Qannoubine (Liban)




Drapeau Liban 'mixeur', parousie.over-blog.fr




Prière pour la béatification du

Patriarche Estéfan Douaihy

 

 

“Le Saint Patriarche”

“le Saint des Patriarches”

“le Père de l’Histoire Maronite”

“le Pilier de l’Église Maronite”

“le second Saint-Jean Chrysostome

“la Splendeur de la Nation Maronite”

“la Gloire du Liban et des Maronites”

 


Ô Seigneur Jésus, Vous avez accordé beaucoup de Vos Grâces au Patriarche Estéfan Douaihy. Comme un vrai disciple, il y a répondu, désireux d’imiter son Maître, pour Votre Amour et Votre Gloire.

Vous avez dit : « Laissez donc les petits enfants venir à moi » (1). Il a recherché les enfants du Liban, pauvres et orphelins, et leur a enseigné les paroles de Vérité.

Vous avez voyagé à travers villes et villages, prêchant le Royaume de Dieu. Par ses prêches et ses écrits, il a annoncé Votre Bonne Nouvelle comme prêtre, puis comme Évêque et, plus tard, comme Patriarche.

Vous avez dit : « N'aie pas peur, petit troupeau ! » (2). Votre âme choisie, le Patriarche Estéfan Douaihy, a pris ces Paroles pour lui-même et les a transmises à tous ses enfants, en les encourageant, en les renforçant et en défendant leur Foi.

Vous avez aimé Votre Église et donné Votre Sang pour La racheter. Il a supporté toutes sortes d’épreuves par amour pour l’Église et pour Son salut.

Nous Vous demandons maintenant, Ô Seigneur, de révéler l'abondance de Vos Grâces sur lui, et de nous montrer avec quelle grandeur il y a répondu, afin que la Sainteté de sa vie puisse briller devant nous.

Accordez-nous de voir Votre Patriarche Estéfan Douaihy élevé au rang de Vos Saints pour qu’il puisse briller comme un phare sur notre terre du Levant.

Par son intercession, accordez-nous de construire Votre Église avec connaissance, Foi, dévotion et courage, afin de pouvoir devenir Vos vrais témoins et des phares d'amour et de paix.

À vous seul tout Honneur et toute Gloire soient rendus, maintenant et pour l’éternité. Amen.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prière traduite de l’anglais.

 

(1) « 13 Des gens amenèrent à Jésus de petits enfants pour qu'il pose les mains sur eux, mais les disciples leur firent des reproches.


14 Jésus le vit, et s'en indigna.

Laissez donc les petits enfants venir à moi, ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent.

15 Vraiment, je vous l'assure : celui qui ne reçoit pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n'y entrera pas.


16 Là-dessus, il prit les enfants dans ses bras, posa les mains sur eux et les bénit. »


Marc 10 : 13-16.



(2) « 32 N'aie pas peur, petit troupeau ! Car il a plu à votre Père de vous donner le royaume. »


Luc 12 : 32.


Drapeau Liban 'tourbillon', parousie.over-blog.fr



Processus de béatification :


1.  Décret de la Congrégation pour la cause des Saints, le 3 juillet 2008, précisant les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Estéphan Douaihy :


« ... - le virtù eroiche del Servo di Dio STEFANO DOUAYHY, Patriarca di Antiochia dei Maroniti; nato ad Ehden (Libano) il 2 agosto 1630 e morto a Qannoubine (Libano) il 3 maggio 1704;... »


(PROMULGAZIONE DI DECRETI DELLA CONGREGAZIONE DELLE CAUSE DEI SANTI , 03.07.2008).



2.  ESŢFĀN AL-DWAYHĪ [اسطفان الدويهي]


Patriarch of Antioch of the Maronites

Born: 02 August 1630 in Ehden, Jabal Lubnān (Lebanon)


Competent eparchy: Antioch of the Maronites

CCS protocol number: 2145

Type of cause: heroic virtues


Nihil obstat: 05 December 1996

Submission of Positio to CCS: 2006

Session of historical consultants: 24 January 2006

Congress of theological consultants: 12 February 2008

Ordinary congregation of cardinals and bishops: 17 June 2008

Promulgation of decree on heroic virtues: 03 July 2008


Petitioner: Patriarcat Maronite, Bkerké, LEBANON


Note: In several Arabic circles, the baptismal name is variably Romanized as “Estefan,” “Estephan,” etc., and the family name as “Douaihy,” “Duwayhi,” etc.

 

Patriarche Estefan Duwayhi


 

 

حياة البطريرك اسطفان الدويهي

بقلم الأب إيلي حنا

 

 

 

 

 

Le Patriarche Estéfan El Douaihy,

notice biographique par Dr. Tanyos F. Njeim

 

 

I. Vie

 

Estéfan est né à Ehden le 2 août 1630, jour de la fête de Saint-Etienne le premier martyr. Par son père Mkhayel, il appartient à une lignée de diacres de la famille Douaihy remontant de père en fils, au diacre Mussa, à Yussef el-Daqiq, au diacre Mussa, au curé Ya'qub, au Hage Ibrahim Douaihy. Il n'est pas besoin de présenter son village natal Ehden, ni son ascendance familiale qui ont sans doute marqué son enfance et sa personnalité. Ehden est une perle rayonnante au milieu des bourgs et des villages du Liban nord, et l'un des foyers maronites les plus importants par sa position géographique et l'histoire honorable de ses habitants. Les Douaihy représentent, quant à eux, l'une des nobles familles d'Ehden ; tout au long de l'histoire, ils ont doté la communauté d'une pléiade d'hommes illustres dans les carrières de robe et d'épée. On compte, tout au cours de l'histoire de cette famille : trois patriarches, dix-sept évêques, bon nombre de moines et de religieuses… Les cheikhs Douaihy sont les premiers notables féodaux à avoir gouverné Ehden. L'un des leurs, cheikh Gergis Bulus Douaihy, a été le premier à en avoir repoussé les Hamadés. Jusqu'à présent, ils ne cessent de s'illustrer sur la scène nationale en tant que professeurs, universitaires, artistes, députés et ministres…

 

Enfance au village

 

Dans ce milieu familial et villageois, Estéfan acquit les premières notions des langues arabe et syriaque, ainsi qu'une formation chrétienne certaine, morale et liturgique. Génie précoce, il attira l'attention de l'évêque Elyas et du patriarche Gergès 'Amira. Les deux prélats, originaires d'Ehden, le choisirent et l'envoyèrent au collège maronite romain, fondé en 1584 par le pape Grégoire XIII.

 

Formation à Rome

 

Arrivé à Rome en Juin 1641, Estéfan ne tarda pas à briller, à l'instar de ses prédécesseurs maronites au collège : Ishaq Chidrawi, Yuhanna Hasruni, Gebrayel Sahyuni, Nesrallah Schialaq Aqurensis, Gergès 'Amira, Ibrahim Gergés al-Halabi qui entra dans la Compagnie de Jésus et mourut martyr, Ibrahim Haqlani, Merhej Namrun, al-Bani… Selon son biographe et contemporain, le patriarche Sem'an 'Awwad, Estéfan "ressemblait à l'aigle qui vole plus haut que tous les oiseaux… Il brillait parmi les élèves, tel le soleil parmi les planètes". Les limites de cet article empêchent de s'attarder sur les témoignages de ses professeurs et de ses collègues au Collège, concernant son intelligence et ses vertus, ainsi que l'estime et le respect qu'il suscita chez tous ceux qui le connaissaient.

 

Guérison miraculeuse

 

On ne peut toutefois passer sous silence un épisode mystérieux qui marqua toute la vie d'Estéfan… Au milieu de ses études, après avoir appris le latin, l'éloquence et les sciences logiques et mathématiques, il fut atteint d'une maladie aux yeux qui entrava ses études et faillit l'obliger à les arrêter et retourner au Liban, suivant les consignes des responsables du Collège, si ce n'était sa foi et l'intercession miraculeuse de la Vierge Marie à qui il s'attachait avec une pitié exceptionnelle : il Lui avait déjà fondé une confrérie ; il recourut à Elle, en Lui présentant un vœu qu'il observa durant toute sa vie. Il récupéra la vue ; et ses camarades qui l'avaient assisté auparavant en lui lisant ce qu'ils avaient écrit durant les cours, participèrent à sa joie et célébrèrent le miracle. Il continua ses études avec une application extraordinaire, montrant par les faits quelle importance il accordait à ce ressourcement culturel des Maronites en Occident, de manière à ce qu'ils puissent remplir leur vocation culturelle vis-à-vis d'eux-mêmes, ainsi que vis-à-vis de l'Orient et de l'Occident tout à la fois.

 

Engagement oriental

 

En 1650, il obtint le diplôme de doctorat en philosophie qui lui servit de base solide pour les études théologiques où il excella, joignant l'effort mental, le goût mystique, l'expérience liturgique et vitale. On lui offrit alors de demeurer en Europe et d'y travailler, soit comme professeur d'université, soit comme responsable de bibliothèque, soit enfin comme employé dans des cours princières ou royales, à l'instar de ses aînés du Collège qui avaient succombé aux tentations de rester en Europe au service des notables. Estéfan déclina toutes ces offres ; il refusa même d'intégrer les rangs de la Compagnie de Jésus et d'enseigner la philosophie et la théologie.

 

Il resta toutefois quelque temps pour achever ce qu'il avait entrepris de faire comme étudiant, à savoir, consulter toutes les bibliothèques de Rome et collecter les documents qui se rapportaient au Mont-Liban et aux Maronites, prévoyant d'en faire un jour usage en écrivant l'histoire de sa Communauté. Avant de retourner au Liban, il rédigea à Rome même un mémoire montrant qu'Ehden se trouvait à l'emplacement du paradis terrestre, selon les paroles du prophète Isaïe.

 

Une riche expérience de prêtre pasteur et enseignant

 

Ordonné prêtre le 25 mars 1656, au couvent de Mar Sarkis – Ehden, il se rendit au début du Carême 1657 à Alep, en Syrie, pour soutenir l'évêque des Syriaques Andrawus qui deviendra postérieurement le premier patriarche syriaque catholique. Par ce comportement, Estéfan inaugure ce qu'on pourrait appeler le rôle des Maronites à ressouder l'union des Eglises d'Orient avec l'Eglise Catholique. Avant cette mission à Alep, Estéfan avait commencé, aussitôt après son retour au Liban, le 3 avril 1655, à enseigner bénévolement aux enfants de son village. Après son retour d'Alep à la fin de 1657, il restaura le couvent Mar Ya'qub al-Ahbach. Considérant la tâche de l'enseignement comme primordiale, il y fonda une école pour les enfants, notamment les pauvres et les orphelins, et il se consacra, l'espace de cinq ans, à y enseigner. Dans le même esprit, il exigea plus tard, au moment où il deviendra patriarche, des anciens du Collège maronite de Rome, de retourner enseigner aux enfants de leurs villages respectifs, au moins pour une durée de 3 ans, clause que le Synode Libanais (1736) leur imposera officiellement. Cela montre l'importance qu'il accordait à l'acculturation de la communauté et à la tâche de l'Eglise dans ce domaine.

N'y aurait-il pas là peut-être l'une des causes de la promotion des Maronites et de leur contribution profonde à la renaissance arabe ?

 

En 1658, le prêtre Estéfan se rendit à Ayntura- Jéïta, Kisrawan, y ouvrit une école. Entre-temps, il obtint d'être considéré parmi les missionnaires de la "Propapaganda" Fide en Orient.

 

En 1660, il se rendit au Chuf, à Sayda, à la Békaa, à Bilad Bchara et à Marje'yun. Pendant deux ans, il s'acquitta, dans diverses paroisses, de ses charges pastorales avec un zèle exceptionnel. En 1662, il servit la paroisse d'Ardé et de ses environs, avec le même dévouement.

 

Patriarch Estephan Boutros El Douaihy

À la demande du patriarche Yuhanna Sefrawi, il se rendit une deuxième fois à Alep en 1663. La ville, qui jouissait d'une situation commerciale cosmopolite et florissante, était devenue un centre privilégié pour la diplomatie et les missions occidentales ; les Maronites y avaient émigré en grand nombre. Estéfan y brilla par l'éloquence de sa prédication, l'exemplarité de ses vertus et la profondeur de sa science. On lui conférait le surnom de "Chrysostome" pour toutes ses qualités. Il ramena à l'Eglise catholique nombre de chrétiens orientaux qui s'en étaient séparés : arméniens, syriaques, grecs… Il intervint même auprès de l'évêque d'Alep, Gebrayel Blawzani, afin que ce dernier facilite aux missionnaires latins de prêcher et d'accomplir leur mission. Ainsi, la présence des Maronites dans cette métropole orientale et leur efficacité aux plans culturel et religieux peuvent servir de modèle à l'engagement auquel ils sont toujours appelés pour être fidèles à leurs origines, accomplir leur raison d'être et se distinguer par l'excellence. Douaihy ne limite pas son action à Alep à un témoignage personnel auprès des membres de sa Communauté et des autres chrétiens. Il y fonde un collège qui prendra de plus en plus d'envergure avec Butrus Tulawi, qu'il enverra lui-même plus tard pour y poursuivre son projet académique. Il suffit de savoir que les fondateurs de l'Ordre Libanais : Abdallah Qara'li, Gabriel Hawwa, Joseph Bitn et Germanos Farhat, y ont été formés, pour prendre conscience de la portée de son action.

 

Elévation à l'épiscopat

 

Estéfan quitta Alep en 1668. En compagnie de sa mère et de son frère, le "hage" Mussa, il fit un pèlerinage aux Lieux Saints. Au retour, ses parents lui firent un accueil solennel. Le patriarche Gergés Besbe'li l'éleva à l'épiscopat sur la chaire de Chypre. En ce temps-là, les évêques vivaient groupés, à l'instar des moines, autour du patriarche. Le nouvel évêque fit une tournée pastorale entre les paroisses de Jebbé, de Zawiya et du Akkar. Il s'embarqua pour Chypre où il demeura jusqu'à l'année 1670. Il accomplissait sa tâche de bon pasteur, tout en examinant les livres et les documents relatifs aux Maronites.

 

Election de l'évêque Estéfan au patriarcat

 

Le 20 mai 1670, l'évêque Estéfan Douaihy fut élu patriarche de l'Eglise maronite. A l'instar de ses prédécesseurs, il n'avait pas besoin de solliciter le firman d'investiture de la Sublime Porte, montrant par là l'autonomie des Maronites vis-à-vis des pouvoirs politiques successifs dans la région.

 

Par contre, il ne pouvait pas agir de la même manière vis-à-vis des notables maronites : il devait conquérir l'approbation des notables qui n'avaient pas participé à la séance d'élection et commençaient à s'opposer à lui, tel le cheikh Nader el-Khazen Abi Nawfal. La modestie de Douaihy, son sens de la responsabilité et de l'unité dans la Communauté, l'entraînèrent à venir en personne au Kisrawan d'abord pour s'éloigner de la tyrannie des gouverneurs de Jebbé, mais aussi pour apaiser l'insatisfaction des chefs mécontents de son élection. Ayant accompli cette tâche, il écrivit, au monastère saint Arthème, le 24 août 1671, un message au Pape Clément X ; il l'envoya avec son légat Youssef al-Hasruni qu'il chargea d'exprimer sa soumission au Siège pontifical et de solliciter le pallium de confirmation : "Nous aurions aimé venir en personne pour avoir l'honneur de vous voir et de solliciter votre bénédiction ; mais les forces des tyrans nous ont assaillis de tous côtés ; elles ont dispersé nos fidèles et nous ont bannis loin de notre résidence". C'est là de l'aveu du patriarche lui-même une expression de l'attachement des Maronites à la chaire romaine et un rappel des vexations qu'ils subissaient dans la région de Jebbé.

 

Episodes majeurs de son patriarcat

 

De retour à Qannubine vers la fin de 1672, le patriarche Estéfan y reçoit en juillet 1974 le marquis de Noïntel, délégué de Louis XIV, le roi de France. La solennité de l'accueil et sa cordialité montrent l'ouverture des Maronites à l'Occident, notamment à la France. C'est un exemple de l'engagement distinctif qui leur vaudra certes des bénéfices notoires, mais aussi l'accusation d'une compromission permanente aux yeux des gouverneurs de la région.

 

Une deuxième fois, le patriarche quitta Qannubine entre la fin de 1674 et le début de 1675 ; il se rendit au monastère de Saint Arthème au Kisrawan, recherchant dans l'entourage de Cheikh Abi Nawfal la tranquillité dont il était privé sous l'autorité des Hamadés. Il convient de rappeler brièvement, ici, ce que les Maronites de Jbeyl, Batroun, Jebbé et Kisrawan ont enduré de la part des Hamadés. Le biographe de Douaihy, Mgr Butrus Chebli, raconte que le maître de Tripoli Hassan pacha pourchassa "les Hamadés qui s'étaient attardés à payer leur dû d'argent. Après les avoir poursuivis avec son armée jusqu'au sommet de la montagne au-dessus d'Afqa durant le mois de mai, il y eut un armistice entre eux ; il les convoqua le 27 juillet à un festin et il en tua quelques-uns parmi eux. Les Hamadés se déchaînèrent alors […] Ils se jetèrent sur les chrétiens de la région de Jbeyl, pillèrent ou brûlèrent et assaillirent tout ce qui tomba sous leurs mains. Puis ils pillèrent les villages de la région de Batrun et Jebbé ; les gens s'enfuirent alors vers les villes proches ; les chrétiens pâtirent d'une énorme oppression ; les Hamadés arrêtaient les notables des villages au Ftuh et dans la région de Jbeyl, les incarcéraient et leur demandaient de se faire libérer en payant les rançons qui rembourseraient l'argent dû à l'Etat. Durant ces calamités, la chaire patriarcale et ceux qui y résidaient essuyaient des dégâts énormes. Souvent, les Patriarches étaient obligés de s'enfuir loin des oppressions et d'implorer la justice de la Porte Sublime".

 

Douaihy lui-même évoque ces vexations dans une lettre de félicitations qu'il envoie au Pape Innocent XI à l'occasion de son élection le 8 septembre 1679 : "J'avais décidé de venir recevoir votre bénédiction et féliciter Votre Béatitude de l'ordre élevé et de la suprême autorité ; mais Dieu ne l'a pas permis à cause des nombreuses vexations et persécutions subies par votre peuple maronite, surtout ces trois années, ils ont éprouvé des malheurs et des difficultés que le peuple d'Israël n'a pas éprouvés à cause des Pharaons. De nombreux villages se sont vidés, certains monastères ont été incendiés, des églises abandonnées, un grand nombre de gens tués et le reste dispersé parmi les nations étrangères à cause du changement de gouvernemeurs et de leur tyrannie. Puis les sauterelles ont passé cette année et couvert la face de la terre et l'atmosphère ; les prix ont quintuplé. Mais les desseins du Créateur sont insaisissables, et quel que soit ce qui nous en advient, nous le recevrons avec plaisir".

 

De retour à Qannubine, il la quitta de nouveau en 1683 pour le Kisrawan et de là, à cause des dissensions entre les chefs, pour le Chuf où il loua de l'émir Ahmad Ma'n le village de Majdel-Me'uch. Il le fit prospérer, y reconstruisit l'église Notre-Dame et encouragea Cheikh Abi Saber de Rechmaya à achever la construction du monastère qu'il avait entreprise dans ce village. Après 3 ans, il retourna à Qannubine ; mais il prit la fuite pour le Kisrawan en 1695 pour les mêmes raisons de tyrannie et de persécution.

 

Il convient d'évoquer ici un épisode qui traduit un exemple des souffrances endurées par Douaihy. Le cheikh 'Issa Hamadé, vint à Qannubine avec ses hommes et demanda une somme d'argent au patriarche, en vue d'acquitter son dû au maître de Tripoli. Au refus du Patriarche, il lui donna un violent soufflet et le malmena. Lorsque le cheikh Dargham el-Khazen vint avec une escorte de cavaliers armés pour accompagner le patriarche au Kisrawan, 'Issa Hamadé présenta des excuses, suppliant ce dernier de demeurer à Qannubine. La réponse du patriarche fut très significative : "Je vous pardonne tout ce que vous avez fait à mon encontre ; je suis même prêt à supporter davantage de bon gré, par amour de Mon Seigneur qui souffrit et mourut pour moi. Mais mon peuple ne me laisse pas demeurer à Jebbé".

 

Mort à Qannubine

 

En fait, Douaihy se rendit au Kisrawan où il demeura trois mois. Mais à la demande du wali de Tripoli et de l'émir Béchir Chéhab I, ainsi qu'à la demande des Hamadés mêmes, transmise en un document écrit, il retourna à Qannubine où il mourut le 3 mai 1704, dans sa chaire, comme il l'avait souhaité, en priant sur la tombe de ses prédécesseurs avant de quitter ce lieu pour la dernière fois.

 


II. Personnalité de Douaihy

 

Quels traits pouvons-nous dégager de cette biographie ?

 

Durant son patriarcat, Douaihy n'a pas manqué de se déplacer d'un lieu à l'autre, de Qannubine au Kisrawan, au Chuf… On dirait qu'il résume, dans sa personne, l'histoire des Maronites et leur destinée. Malgré les difficultés et les tyrannies, il n'a jamais désespéré, ni perdu de temps.

 

Toujours muni de ses papiers et de ses documents, il écrivait même dans les couchettes des vallées ; partout, il s'acquittait de ses devoirs pastoraux, bâtissait et restaurait églises et couvents, ordonnait des diacres, des prêtres et des évêques, corrigeait les livres liturgiques, recevait les délégués de l'Occident et sollicitait de ses rois des grâces pour les notables de sa Communauté. Conscient de l'importance du Collège maronite de Rome et du rôle culturel de la Communauté en Orient et en Occident, il envoyait des élèves à ce Collège et réservait des tâches et des charges de grande responsabilité à ses anciens, à Alep, à Chypre et dans toutes les régions libanaises. Il défendait les droits de sa Communauté, sans oublier ceux des autres Communautés catholiques. Tel le Bon Pasteur il se comportait vis-à-vis de sa Communauté, à qui il assurait les conditions de la pérennité et de la prospérité, montrant ses racines historiques et son rôle culturel, veillant sur la formation de l'Ordre Libanais comme s'il y voyait une garantie pour sa sauvegarde et son authenticité.

 

Bref, nous pouvons distinguer trois aspects caractéristiques dans la personnalité de Douaihy : le savant et l'enseignant, l'aspirant à la sainteté, le pionnier du sentiment national libanais.

 

1. Le savant enseignant

 

L'histoire et le patrimoine maronite conservent de Douaihy, avant tout, son visage scientifique. Mis à part son titre patriarcal, il représente le savant, l'historien, le théologien et le liturgiste : durant son enfance, son intelligence et ses vertus lui ont valu d'être choisi par le patriarche 'Amira et l'évêque Elyas d'Ehden, et envoyé à Rome pour y suivre de hautes études. Il s'y appliqua de toutes ses forces. Il brilla en philosophie aussi bien qu'en théologie, infirmant dans les "disputes" académiques les points de vue opposés et suscitant l'admiration de ses professeurs et des responsables culturels en Occident, qui le pressaient d'y rester et d'y travailler dans des conditions très prometteuses.

 

Résistant à ces promesses, Douaihy n'a pas manqué de raffermir sa formation scientifique ; aux études profondes, il a joint des recherches systématiques de documents et de manuscrits dans les Bibliothèques et les centres célèbres. Il a consulté tout ce qui pouvait avoir trait à l'histoire de la Communauté, à celle de l'Orient en général et aux sujets théologiques et liturgiques dont les projets commençaient à s'ébaucher dans son esprit. Par la suite, il a organisé des campagnes de recherche similaires à Alep, à Chypre et au Liban, dans les sacristies, les églises et les monastères.

 

La formation de Douaihy, dans l'ambiance de la Renaissance occidentale, a sans doute marqué son esprit et développé ses aptitudes à la recherche scientifique. À son retour au Liban, la pastorale ne l'empêcha pas de se consacrer à l'enseignement, au sens propre, et à la composition d'ouvrages historiques, liturgiques et théologiques.

 

Douaihy a pratiqué l'enseignement en tant que mission, d'abord auprès des enfants de son village, ensuite auprès des jeunes gens d'Alep. Un ouvrage conservé dans les archives du diocèse maronite d'Alep l'évoque en ces termes : "… le maître vertueux et le savant laborieux, le philosophe spirituel, le second Chrysostome, le patron qui donne à son travail les meilleures orientations, le militant pour la vérité et la droiture […] le destructeur, par une clarté de raisonnements et d'arguments, des constructions intellectuelles erronées ; le maître dont les enseignements constituent une perle qui vivifie les âmes…". Rien d'étonnant d'ailleurs : la science de Douaihy et ses vertus lui ont valu d'être nommé patriarche à l'âge de 40 ans.

 

Patriarche Estefan Duwayhi 5

 

Du reste, le patriarche Douaihy ne s'est pas contenté de l'enseignement systématique de tous les enfants de sa Communauté ; il a expérimenté, en personne, l'importance du Collège maronite romain pour les élèves eux-mêmes, et postérieurement, pour leur Communauté. C'est pourquoi, dès qu'il accéda au patriarcat, il prit soin de bien choisir les élèves destinés à ce Collège ; il leur écrivit, souvent leur rappelant leur responsabilité future vis-à-vis de leur pays : "Il vous est demandé, mes chers enfants, de ne pas mésestimer le don que Dieu vous a accordé, ni ce à quoi vous êtes appelés. Le Seigneur vous a choisis parmi des milliers ; Il vous a transférés [au Collège] parmi les savants, aux meilleures classes ; il a subvenu à tous vos besoins pour que vous embellissiez vos âmes par le gain des vertus et des bonnes qualités, afin que vous soyez utiles à votre prochain par votre science et votre travail". Dans une autre lettre, il est encore plus explicite : "Il ne vous échappe pas que la moisson est abondante et les ouvriers peu nombreux ; nous ne vous avons envoyés à des pays lointains, par terre et par mer, que pour acquérir les sciences divines, revenir en faire profiter les autres, et faire fructifier vos talents afin d'obtenir le double de leurs gains, car l'Orient manque de personnes qui instruisent ses habitants et les orientent".

 

Telle était la politique culturelle de Douaihy : former des élèves maronites au Collège Maronite de Rome et leur confier à leur retour le soin de former leur propre Communauté et d'en assurer les charges de direction. Ajoutons à cela l'attention qu'il a consacrée aux fondateurs de l'Ordre Libanais Maronite pour fournir à la Communauté "des institutions sous le chêne" et des guides spirituels exemplaires par leur témoignage ; on peut comprendre pourquoi certains historiens veulent voir dans ces mesures une solide préparation à la renaissance arabe au XIXe siècle.

 

2. L'auteur savant

 

À côté de ses charges et occupations, Douaihy a trouvé du temps pour composer des ouvrages liturgiques, théologiques et historiques, qui ont enrichi la bibliothèque maronite et traité même des sujets relatifs à l'Orient.

 

a. Le Liturgiste

 

L'œuvre liturgique de Douaihy a divers aspects. Il a d'abord revu et corrigé la plupart des livres liturgiques maronites, prenant soin d'en examiner l'authenticité et d'en assurer la fidélité au patrimoine maronite et à la vérité catholique. Disons, à titre d'exemple, qu'il a composé de nombreux manuscrits du livre de l'Ordo, corrigé ce que les ignorants ont déformé, éliminé ce qui y avait été surajouté, restauré ce que les copistes avaient abandonné par un goût de résumé ; de sa main, il a copié le livre et l'a envoyé au pape Innocent XI, souhaitant qu'il ordonne de l'imprimer "car les livres que nous avons sont tous manuscrits ; à cause de la désorganisation des copistes, du voisinage des nations étrangères, de l'extension du temps, des erreurs et des transformations assez nombreuses y ont été introduites".

 

- Il a supervisé la correction du rite de consécration des églises, conformément aux copies anciennes.

- Il a recueilli et revu un livre qu'il appelle "Livre des prières" et qui serait probablement le livre du "Chehime".

- Il a recueilli les anaphores acceptées par l'Eglise maronite, les a revues et corrigées dans le Missel.

- Il a recueilli en un seul livre les Sacrements de l'Eglise (nous n'en possédons pas de copie).

- Il a recueilli, dans le livre des fêtes de l'année, les rites que l'Eglise accomplit lors des grandes fêtes.

- Il a commencé à revoir le livre des cérémonies funéraires sans pouvoir le terminer.

 

Soucieux de l'authenticité de sa Communauté, Douaihy s'est donc appliqué à en assurer l'authenticité liturgique et historique. Sa seconde tâche fut, après cela, l'explication des livres liturgiques :

 

- Il a poussé certains prêtres et évêques à transférer les récits hagiographiques du syriaque à l'arabe pour que les fidèles puissent les comprendre.

- Il a composé une explication des consécrations accomplies par les archevêques, avec des notices historiques et des rappels des traditions anciennes de sa Communauté.

- Il a écrit la biographie des auteurs d'anaphores.

- Il a recueilli dans un livret les préludes des chants syriaques, appelé "Richqolé" ; il les a analysés en vertu des règles de la métrique syriaque indiquant les harmonies propres à chaque mètre.

 

Parmi les grandes réalisations liturgiques et théologiques de Douaihy, citons enfin le livre des "Dix candélabres" ou "Candélabre des sanctuaires". Il y mêle l'histoire à la théologie et à la liturgie, compare les patrimoines des différentes Communautés en Orient aussi bien qu'en Occident. L'importance de l'œuvre liturgique de Douaihy est indéniable : elle forme la conscience collective de la Communauté assurant le ressourcement de ses membres à leurs origines spirituelles authentiques.

 

b. L'historien

 

Douaihy est également le père de l'histoire maronite. Son œuvre comporte deux veines principales. L'une est exclusivement maronite : elle reproduit l'histoire maronite de l'origine jusqu'à l'époque de l'auteur ; l'autre concerne l'histoire générale en Orient.

 

Dans l'histoire maronite, on peut citer :

 

"La Série des Patriarches de la Communauté maronite".

 

Cet ouvrage, qui a servi de référence à Assemani et Lequien Michel dans son livre "Oriens Christianus" 3 vol.… 1740, montre la légitimité juridictionnelle des patriarches maronites sur la chaire d'Antioche dès la fin du septième siècle.

 

- L'histoire maronite

 

Dans l'introduction de cette histoire, Douaihy précise les motifs qui l'ont poussé à l'écrire, ses références ou sa méthode et ses objectifs : "Le zèle nous a poussé dans cet abrégé à présenter une explication à propos de notre Communauté maronite, non pour l'éloge ou la fierté, ni pour en rechercher les louanges et décrire aux lecteurs l'honneur des prédécesseurs et des successeurs parmi ses chefs, mais plutôt pour la délivrer des médisances que les historiens lui ont imputées, avec leurs opinions fausses et prétentieuses […] Beaucoup de personnes étrangères et parentes, savants et amies, nous ont instamment sollicité de leur donner les informations correctes sur l'origine de notre Communauté maronite et sur son union avec l'Eglise universelle, vu que nous avons visité toutes les églises et tous les couvents, nous avons passé au crible tous les livres que nous y avons trouvés, nous avons collecté les lettres des papes et des responsables politiques adressées aux patriarches, nous avons examiné tous les livres liturgiques, commenté les histoires des pays de Damas, dès le début de l'Hégire jusqu'à notre temps, que nous avons lues dans les livres des chrétiens et des musulmans pour avoir les informations correctes. Depuis que nous étions dans les écoles, nous nous sommes particulièrement appliqués à collecter les contes et les histoires propres à cette Communauté".

 

Cette étude prend donc l'allure d'une œuvre de vie, une synthèse de recherches importantes, effectuée dans un cadre apologétique certes, mais l'objectif lointain n'en est pas moins un souci scientifique de découvrir l'histoire authentique des Maronites de manière à les préserver des erreurs à l'avenir et à sauvegarder leur identité.

 

Il est frappant de voir, en outre, qu'en relatant l'histoire maronite, Douaihy ne manque pas de la situer dans son contexte propre et de consacrer, par ailleurs, aux autres Communautés orientales, la part qui leur revient dans ses préoccupations. Il mentionne des Communautés minoritaires que les historiens officiels de l'Orient ignorent volontairement : les Chiites et les Druzes. Il n'oublie pas du reste, dans ses Annales, l'histoire musulmane aussi bien que chrétienne.

 

 

3. Le postulant de la sainteté

 

Une précision s'impose : nous ne nous prononçons nullement sur le sujet de la sainteté de Douaihy qui fait l'objet d'un examen par l'organisme compétent à Rome. Nous nous contentons de présenter certains traits saillants de sa biographie qui nous habilitent à affirmer qu'il recherchait, à l'instar de tout chrétien, la sainteté, tout en nous soumettant d'avance au jugement de l'Eglise à ce propos.

 

La science n'était pas pour Douaihy une fin en soi ; tout doit conduire l'âme à Dieu, seul capable d'en apaiser la soif. Dès son enfance, il a fait l'expérience de la foi vivante en Dieu. S'il s'est appliqué à acquérir la science, c'est par une conviction idéaliste d'utiliser toutes ses aptitudes et par une aspiration qui prend l'allure d'un appel à la perfection, à la réalisation des dimensions divines de la personne humaine ; la science constitue l'une de ces dimensions ; la pratique de l'ascèse et la recherche de la sainteté comme un mode de vie, la défense acharnée des droits de la Communauté maronite et de sa personnalité, et la contribution, par ce biais, à la construction de l'entité libanaise, telles sont les autres préoccupations de Douaihy.

 

On a souvent parlé de la science de Douaihy. Il est peut-être, avec Joseph Simonius Assemani, Ecchellensis et Sionite parmi les plus brillants des anciens du Collège Maronite de Rome, des historiens maronites, voire libanais, au XVIIe siècle. Mais personne n'a suffisamment explicité la valeur spirituelle de cet homme ivre de Dieu, voué à la Sainte-Vierge et engagé dans la voie de la sainteté. On ne met pas cependant de lampe sous l'escabeau. Du haut de son phare, Douaihy rayonne sur toute la maison maronite. La Providence Divine a enfin permis que le 3 mai 1982 "le Conseil des Evêques, tenu à Bkerké sous la présidence de sa Béatitude le Cardinal Antoine Pierre Khoreich, a approuvé la possibilité d'introduire la cause de Béatification du Patriarche savant E. Douaihy, devant les dicastères romains spécialisés. Le Conseil a approuvé que Son Excellence Monseigneur Igance Ziadé, archevêque de Beyrouth, s'occupe de cette question". Que Douaihy soit un savant, c'est certain. Mais qu'il soit un saint, c'est ce qui est examiné au niveau de l'Eglise Universelle.

 

Il convient de rappeler, ici, le mode de comportement maronite général du temps de Douaihy. Tous les Maronites de cette époque-là aspiraient à la sainteté comme on aspire à une vertu naturelle et distinctive à la fois. La vallée de Qadicha justifiait son nom de "vallée des saints"; Qannubine était réellement un Cenobium des "Cénobites ascètes" et Monaytira un monasterium d'ermites. Voyageurs et orientalistes s'émerveillaient devant la piété de nos évêques et leur humilité. Laurent d'Arvieux affirmait que leurs crosses étaient en bois alors qu'ils étaient des évêques en or. Autrefois les militants maronites bravaient la mort ; les laboureurs relevaient le défi du sol rocailleux : les uns et les autres luttaient et peinaient avec la certitude que le Seigneur devait récompenser au centuple leurs efforts grâce à l'intercession de leurs saints, aux pénitences de leurs ermites et à leurs prières. C'est dans ce contexte que Douaihy a grandi.

 

Douaihy a respiré, en quelque sorte, un air de sainteté depuis sa tendre enfance. La foi et la piété ne l'ont-elles pas guéri, au moment où la médecine s'est trouvée impuissante à le faire ? Mgr. P. Chebli déclare à son propos : "Le patriarche Estéfan Douaihy constitue une sorte de synthèse du peuple maronite. Dès son enfance, il a incarné le génie naturel maronite avec toutes ses qualités. Lorsqu'il accéda aux postes supérieurs et connut les nouvelles de ses prédécesseurs vertueux, il a puisé à leur exemplarité une voie pour pratiquer toutes les vertus ; il a ressemblé, par sa foi, à Abraham ; par sa confiance en la Providence et ses desseins, à Job le juste, par son amour du Christ, au disciple bien-aimé ; il s'est embelli de vertus évangéliques au point de passer pour le modèle des bons pasteurs".


Vallé de Qadisha

Vallé de Qadisha, "vallée des Saints"

 

 

Les camarades de Douaihy au Collège maronite de Rome sont unanimes à reconnaître qu'il a conquis l'estime de ses professeurs, non seulement par son application aux études, mais surtout par l'exemplarité de sa conduite. Cette estime n'était pas l'apanage de ses professeurs ; son directeur spirituel, son confesseur et tous ceux qui ont connu Estéfan témoignent de ses qualités morales ; et d'abord, l'humilité qui l'a distingué durant toute sa vie et dans les plus hauts postes de responsabilité. Il a certes brillé dans les "disputes" académiques ; mais cela ne l'a pas empêché de respecter les autres autour de lui et de les écouter avec attention. De retour au village, il n'a pas sollicité les honneurs ni les louanges ; il s'est retiré dans un couvent où il a adopté l'isolement monastique de plein gré, s'adonnant aux actions modestes et à l'enseignement des enfants. Après son élection à la chaire patriarcale, il s'est d'abord abstenu d'accéder à cet honneur, en se cachant. Il a fini par accepter ; mais ayant appris que des notables avaient émis des réserves quant à cette élection, il aurait rappelé l'émissaire qu'il avait envoyé à Rome pour lui obtenir le pallium et la bulle de confirmation ; il aurait écrit une lettre de démission sans réussir cependant à y apposer le cachet patriarcal, le sceau n'y laissant pas de traces, comme si la volonté divine n'approuvait pas son attitude. Son successeur, le patriarche Simon Awad témoigne qu'il était plus humble dans la chaire patriarcale qu'il ne devait l'être s'il avait été un serviteur dans la cuisine.

 

L'humilité ne résultait pas chez lui de la faiblesse ; au contraire, il était fort et courageux quand il s'agissait des droits de la Communauté. Il a subi pour cela beaucoup de souffrances physiques. Ses contemporains racontent qu'il a souvent accepté les insultes et la honte ; "il s'enfuyait devant ses persécuteurs d'une région à l'autre, se cachant dans les grottes, entre les rochers, sans se soucier de l'ardeur du soleil en été, du froid glacial et des tempêtes en hiver ; il endurait la faim de longues journées et touchait bien des fois à la mort à laquelle il n'aurait pas échappé s'il n'y avait la Providence divine pour le sauver".

 

Nombreux étaient les sacrifices et les exercices pénitentiels que Douaihy pratiquait depuis son enfance. Il mortifiait ses sens, la vue et le goût. Il n'a jamais goûté aux prémices des fruits nouveaux. Il a souvent dit qu'il ne s'est jamais levé de table rassasié, expliquant ce phénomène ainsi : "Ne veux-tu pas que nous mortifions un peu le corps pour gagner quelque chose d'utile à nos âmes".

 

Il s'est abstenu de manger de la viande tout au long de sa vie ; il n'en goûtait pas même durant ses maladies, si ce n'était par obéissance aux ordres de son directeur spirituel. Il s'abstenait également de manger des plats recherchés et se contentait de la nourriture des moines. Que de fois, il s'est retiré dans les cavernes au fond des vallées pour la prière et la méditation qui, avec la foi, le fortifiaient devant les difficultés !

 

Par cette sobriété et cet attachement à la pauvreté, Douaihy faisait preuve d'une vertu qui a profondément marqué les Maronites : l'ascèse, cet héroïsme monastique adopté par toute la Communauté, notamment par ses chefs, témoigne un détachement des richesses vaines et illusoires pour rechercher la richesse véritable, authentique et profonde : un renoncement au plaisir pour l'acquisition de la joie, un attachement au Créateur plutôt qu'aux créatures, une perte de soi selon la logique du monde pour le gain de l'âme selon la logique de l'Evangile. Douaihy a renoncé à tout hormis à Dieu et aux droits de la Communauté. Il a pu alors gagner les deux. En s'élevant à la première charge dans la Communauté, il n'a pas renoncé à son ascèse. Par sa conduite exemplaire, la force de sa personnalité et son humilité, il a pu conquérir l'estime de certains notables qui s'étaient opposés à son élection au patriarcat, et susciter l'hommage chez certains évêques qui avaient voulu le démettre de sa nouvelle charge. De plus, il a pu, par ses vertus, conquérir l'estime des Druzes au Chuf. Ses biographes font état de récits qui prennent l'ampleur de traditions populaires orales, relatant l'accomplissement de maints prodiges et miracles, grâce à ses prières et ses bénédictions.

 

Sans avoir la possibilité de juger de la véracité de ces exploits, nous avançons toutefois, sans crainte d'exagération, que la vie du patriarche et sa conduite exhalent un parfum de sainteté. Par son exemplarité, il a pu associer la science et la vertu, guider son peuple à la lumière et la vérité et le doter de l'estime et de l'accueil de ses partenaires libanais des autres Communautés. Nous souhaitons que le Comité chargé de suivre l'évolution du procès de sa béatification auprès des instances compétentes dans l'Eglise, mène cette cause à bonne fin.

 

4. Le défenseur de la distinction libanaise

 

Le rôle national de Douaihy se révèle à plus d'un niveau : dès son enfance, il s'est préoccupé du bien de sa Communauté en formant le projet d'écrire postérieurement son histoire dont il a commencé à collecter les documents très tôt. Cette préoccupation émane sans doute d'un amour scientifique de la vérité, mais aussi d'un souci de préserver d'une part sa Communauté des calomnies et de montrer d'autre part son apport au peuple libanais dans sa totalité.

 

Son sentiment national l'a empêché de succomber à la tentation de rester en Europe et de profiter de ses promesses. Ayant terminé ses études, il est vite rentré dans son pays pour se mettre au service de la Communauté. Il a préféré aux richesses de l'Occident, la vie austère et pauvre dans sa région ; à l'enseignement dans les milieux occidentaux célèbres, celui des enfants de son village et plus tard, celui des jeunes d'Alep. Il n'a pas voulu d'honneur pour lui-même. C'est pour les notables de sa Communauté qu'il le réclamait.

 

L'attachement de Douaihy à sa nation s'est traduit par des actes précis : l'enseignement sous toutes ses formes, le service pastoral avec toutes ses exigences de prédication, de témoignage et de zèle, la composition d'ouvrages historiques, liturgiques, théologiques… Ces ouvrages dénotent un sentiment national authentique : en liturgie, il retournait à la pureté de sources et épurait les textes des erreurs qui s'y seraient infiltrées au cours des siècles ; en histoire, il aspirait profondément à éveiller chez les membres de sa Communauté et leurs partenaires libanais la conscience d'appartenir à un pays et à un peuple déterminés. Même si cette conscience était en période d'éveil et de tâtonnement presque, elle ne manquait pas d'être pour Douaihy une réalité vécue. Son rôle national prend la dimension d'une conscientisation de son peuple : il est parmi les premiers à avoir jeté les semences d'un certain nationalisme libanais fondé essentiellement sur une vocation culturelle distincte.

 

Douaihy a eu surtout le mérite d'évoquer l'histoire des autres Communautés qui composent le peuple libanais : en plus des Sunnites, dont l'histoire était impliquée naturellement dans les histoires officielles de la région, celle des Chiites et des Druzes. La plupart des historiens oubliaient, volontairement ou non, ces minorités comme si elles n'existaient pas ou ne devaient pas avoir d'histoire. Quant à Douaihy, il a tracé naturellement leur histoire, leur rôle et leur interférence avec sa Communauté, comme s'il voulait par là "pré-dire" ce qu'était et comment devrait être consacrée la structure pluraliste de la société libanaise et par conséquent son histoire adéquate.

 

Douaihy ne s'est pas contenté de paroles en matière de nationalisme, il a joint l'opinion et le sentiment à l'action effective. On n'a jamais suffisamment interprété la valeur de l'estime qu'il a pu conquérir auprès des Druzes et qui a rejailli en réciprocité de respect, non seulement sur ses relations personnelles avec eux, mais aussi sur les relations de sa Communauté avec la Communauté Druze. Dans la même perspective, on n'a jamais suffisamment explicité la portée de la réponse qu'il a donné à Issa Hamadé, qui venait sous la pression des Khazen et des hommes du Kisrawan, lui présenter des excuses pour ses mauvais comportements et le solliciter de rester à Jebbé. Il lui a dit : "Je te pardonne ce que tu as fait avec moi. Je suis prêt et j'aspire à souffrir davantage par amour pour le Seigneur qui a souffert et est mort pour moi. Mais mon peuple ne me laisse pas demeurer à Jebbé". Combien grand est notre besoin de pareils chefs qui distinguent entre leurs droits personnels et leurs devoirs communautaires, et ne font aucune concession qui pourrait nuire à la Communauté.

 

Une mise au point s'impose, à ce niveau. Si Douaihy a souffert des exactions de certains gouverneurs chiites, parmi les Hamadés, cela ne signifie nullement qu'il s'est opposé à toute la communauté chiite ; bien au contraire, comme nous l'avons déjà mentionné, il en a tracé l'histoire, considérant que cette Communauté est, à l'instar de la sienne, persécutée en Orient, ce qui consolide son attachement au Liban, patrie et retranchement de minorités aspirant à l'autonomie et la liberté.

 

Par ailleurs, l'amertume de l'expérience de Douaihy avec Issa Hamadé n'a pas pu l'entraîner à isoler son peuple de son milieu oriental. Ses Annales révèlent sa conviction de la nécessité, pour sa Communauté, d'être présente, non seulement sur la scène libanaise, mais aussi sur la scène orientale, où elle doit avoir pour mission de jouer un rôle efficace et positif. L'harmonisation de ses relations avec les autres Communautés au sein du Liban fait la distinction de ce petit pays en Orient.

 

L'ouverture aux autres ne se limite pas aux frontières du Liban, ni à celles de l'Orient. Elle les transcende pour atteindre l'homme où qu'il soit. Il est vrai que Douaihy s'est appliqué à éveiller la conscience de la Communauté maronite et celle du monde, afin que soient aperçues la distinction de cette Communauté et l'originalité de sa personnalité. Mais l'une des constituantes fondamentales qui n'ont cessé de distinguer cette Communauté, demeure toujours son ouverture sur l'Occident sans que cela n'implique de réserve vis-à-vis de l'Orient : le ressourcement occidental des Maronites vise, en définitive, l'enrichissement de leurs aptitudes et, par conséquent, le renforcement de leur engagement oriental et son efficacité.

 

Il est vrai que Douaihy s'est appliqué à organiser sa Communauté et à la moderniser conformément aux prescriptions du Concile de Trente en Europe. Mais li n'a jamais manqué de mettre en relief l'originalité de cette Communauté en qui se marient intimement l'authenticité orientale et l'essor occidental.

Dans son Liber Brevis, ou l'histoire des Maronites, il s'applique à montrer l'originalité de cette Communauté orientale et catholique à la fois ; dans le Candélabre des sanctuaires, il montre sa réalité liturgique vis-à-vis des liturgies orientales et occidentales ; il a déployé des efforts énormes pour sauvegarder les droits de sa Communauté à Jérusalem face aux Franciscains de rite latin.




Monastère libanais Mar Elisha, vallée QadishaMonastère Mar Elisha



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Prayer for the Beatification of

Patriarch Duwayhi


O Lord Jesus,

You bestowed your many graces upon Patriarch Estefan Duwayhi.

As a true disciple, he responded to them, eager to imitate his

Master, for the love of you and your glory.

 

You said, “Let the children come to me.” (1)

He sought the children of Lebanon, poor and orphaned, and taught them the words of truth.

You traveled through cities and villages, preaching the Kingdom of God.

Through his preaching and writing, he announced your Good News as a priest, then as a bishop and later as a patriarch.

 

You said, "Do not be afraid, 0 little flock." (2)

Your chosen one, Patriarch Estefan, took on himself these words, and passed them to all his children, encouraging them, confirming them, and defending their faith.

 

You loved your Church and gave your blood to redeem her. He bore all kinds of hardships for the Church's love and salvation.

 

We now ask you, 0 Lord, to reveal the abundance of your graces to him, and to show us how great was his response to them, so that the holiness of his life may shine before us.

 

Grant us to see our Patriarch Estefan among the ranks of your saints, so that he may shine like a lighthouse in our land of the East.

 

Through his intercession, grant us to build up your Church with knowledge, faith, devotion and courage, so that we may become true witnesses to you and lighthouses of love and peace. To you only are due glory and honor, now and for ever. Amen.


Our Father... Hail Mary... Glory Be...

 

 

(1) Mark 10:14


(2) Luke 12:32

 

 

Biography of Patriarch Estephan Duwayhi

 

 


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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 10:36


       Saint-Maron, مارون
       IVe - Ve siècles



Liban



 

Prière à Saint-Maron


Ô grand Saint du Ciel, la Lumière des enseignements du Christ t’a donné la force et la persévérance pour résister aux éléments défavorables, et ton exemple me donne maintenant la force intérieure pour surmonter ma faiblesse. Ô toi, le plus suprême des ermites, qui aimes les arbres ornés de feuilles donnant une ombre réconfortante, tu me procures un refuge et tu me ressources. Comme tu es demeuré ferme tel un cèdre, je ne chancelle plus désormais ; comme tu as étendu tes bras telles de larges branches, ma tension s’estompe ; comme tu as ressenti la douce brise contre toi, j’ouvre mon cœur aux vents de l’Amour Divin.


Saint-Maron-2--parousie.over-blog.fr.jpg


Invocation à Saint-Maron


Ô Seigneur, accepte les prières que nous offrons

en mémoire de notre père Saint-Maron.

Bénis et protège le peuple qui porte Ton Nom.

Rends-nous dignes de son saint héritage

afin que nous puissions porter le message

de Ton Évangile à travers le monde.

Accorde fidélité à son peuple

et courage à ses héritiers.


Prières traduites de l'anglais.

 


Chanson MP3 à Saint-Maron


 

Vitrail de Saint-Maron

 

 


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Prayer to St. Maron


O Holy Saint of the open sky, the light of Christ's teachings gave you strength and perseverance to resist the adverse elements and your example now gives me inner strength to manage my weakness. Most supreme of the hermits, who like trees adorned with leaves afford comforting shade, you give me shelter and refresh me. As you stood firm as a cedar, my shakiness is settled; as you outstretched your arms like great branches, I unwind my tension; as you felt the fresh breeze against you, I open my heart to the winds of God's love.


Saint-Maron-3--parousie.over-blog.fr.jpg

Invocation to St Maron


O Lord, accept the prayers we offer

in memory of our Father, St. Maron.

Bless and protect the people who bear Your name.

Make us worthy of his holy legacy that we may carry

the message of Your Gospel throughout the world.

Grant faithfulness to his people

and courage to his inheritance.

 

 

 

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 21:21
Abuna Yaaqub par la peintre russe Natalia Tsarkova 80Khalil "Abouna Yaacoub" El-Haddad
Père Jacques

né à Ghazir le 1er février 1875

mort le 26 juin 1954

(Peinture de la russe Natalia Tsarkova)



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Fondateur de la Congrégation des

Sœurs Franciscaines de la Croix du Liban



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Amoureux de la Croix

"Ô Croix du Seigneur, Ô bien-aimée du cœur."



Bienheureux-Abouna-Yaacoub-el-Haddad-pa.jpg

 


Le "Saint-François de Ghazir",

le "Saint-Vincent de Paul du Liban."

 


Jacques de Ghazirالمكرّم أبونا يعقوب



Prière de demande de grâce par l’intercession

d’Abouna Yaacoub


Père Saint, Toi qui as appelé le Bienheureux Père Jacques Haddad, capucin, à être un prêtre zélé et un religieux pauvre vivant l’Evangile à l’exemple

de Saint-François d’Assise, Tu l’as rempli d’une Charité surabondante pour les malheureux, les malades et les prêtres âgés et, pour prendre soin d’eux, Tu lui as inspiré de fonder la Congrégation des Sœurs de la Croix.

Aussi, daigne nous accorder, par les mérites de Ton saint Serviteur le Père Jacques, la Grâce que nous Te demandons avec confiance (exprimez votre demande), par la Sainte Croix d’Amour et de Miséricorde de Ton Fils Bien-Aimé Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Bienheureux-Abouna-Yaacoub-el-Haddad-paro.jpg


"Mes Filles ! Comment puis-je vous quitter ! Mais n’ayez pas peur, Dieu est avec vous.

Mes Filles ! Honorez votre Congrégation à travers toutes vos actions.

Prenez l’esprit de votre Père et insufflez-le à vos sœurs.

Je n’ai d’autre souci que vous mes Filles, et votre sanctification.

Je veux que vous soyez parfaites ; ainsi me réjouirai-je.

Aimez-vous les unes les autres, telle est ma recommandation pour vous.

Si l’accord et la Charité règnent parmi vous, personne ne pourra vous faire du tort, et en cela réside le secret de votre réussite et de votre persévérance.

Je veux que chacune se sacrifie pour sa sœur."


Recommandation du Bienheureux “Abouna Yaacoub” confiée à ses Filles aux derniers jours de sa vie durant une réunion tenue avec les Supérieures et leur Conseil le 23 mai 1954, à Notre-Dame du Puits.


Bienheureux Abouna Yaacoub el Haddad par

 

 

المكرّم "أبونا يعقوب" في انتظار التطويب

 

 

Biographie d'Abouna Yaacoub

 

 

Abouna Yaacoub sur Facebook


Biography of Abuna Yaqub

 

 

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