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  • : In hoc signo vinces. Parousie by ROBLES Patrick
  • : Blog Parousie de Patrick ROBLES (Montbéliard, Franche-Comté, France)
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  • Patrick ROBLES
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)
  • Dominus pascit me, et nihil mihi deerit. Le Seigneur est mon berger : je ne manquerai de rien. The Lord is my shepherd; I shall not want. El Señor es mi pastor, nada me falta. L'Eterno è il mio pastore, nulla mi mancherà. O Senhor é o meu pastor; de nada terei falta. Der Herr ist mein Hirte; mir wird nichts mangeln. Господь - Пастырь мой; я ни в чем не буду нуждаться. اللهُ راعِيَّ، فلَنْ يَنقُصَنِي شَيءٌ (Ps 23,1)

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 16:53

Sacre-Coeur--eglise-de-Hochst--Vorarlberg---parousie.ove.jpg

 Sacré-Coeur de Jésus 

Église de Höchst (Vorarlberg - Autriche)

 

 

 

 

Puget-Théniers, le 20 janvier 2012

 

 

 

Poème « coeur à coeur »

 

J’ai un cœur qui bat, un cœur qui se bat constamment pour être un cœur,

Pour réprimer mes peurs et mes envies d’ébats, sans débats, et sur l’heure,

Pour tendre la main à l’autre et détruire en moi la colère qui nuit au bonheur,

Pour apprendre à être humain sans attendre le lendemain avec l’âme sœur,

Pour tendre à la bonté et rendre captive l’animalité qui n’occasionne que pleurs,

Un cœur en or qui jamais ne dort, embrasé du feu ardent de l’Amour du Seigneur,

Un cœur doux pour apprivoiser la haine qui noircit la face de la terre de stupeur,

Un cœur humble pour m’abaisser devant les pauvres et les malades qui se meurent,

Un cœur pur pour y faire demeurer le Christ, comme un tendre cœur à cœur,

Un cœur lumineux pour communiquer le bien et en contaminer les créatures sans cœur,

Un cœur souffrant qui saisit aussitôt avec compassion toute lancinante douleur,

Un cœur priant, en communion avec les Saints, qui incite mes frères à la ferveur,

Un cœur sacrifié afin de sauver une foule d’âmes avant d’être saisies de terreur,

Un cœur sans rancœur, un cœur d’enfant qui transforme autrui et le sort de sa torpeur,

Un cœur qui console avec labeur la pâleur des hommes sans en attendre des honneurs,

Un cœur dont chaque pulsation sera une offrande éternelle pour notre Sauveur.

 

 

 


Jésus de Nazareth - Le Sermon sur la Montagne

 

 

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 23:23

roblesjy.com--aquarelle-grenades--Pomegranate-watercolor--p.jpg

Grenades

Aquarelle de Jean-Yves Roblès

 

 

 

 

 

Métaphores de mort et métamorphoses d’amour

 

Aux armes ! Aux armes de l’amour pour essuyer les larmes des orphelins et des veuves éplorées par des guerres fratricides et des actes d’une cruauté sans nom, d’une barbarie inimaginable.

Aux armes les croisés de l’Amour, revêtus de l’armure rutilante de Dieu et du Saint Nom de Jésus.

Priez pour changer les loups en agneaux, pour que cessent les atrocités de ceux qui échafaudent le plan de destruction massive dicté par Satan lui-même, priez pour ceux qui sont en théorie voués à l’enfer et qui s’en vantent, pour ceux qui exécutent les basses besognes sans foi ni loi, sans Dieu ni maître, sans cœur et sans pitié, et qui perpètrent des crimes abominables, priez pour ceux qui tuent le corps et l’esprit par un harcèlement machiavélique et qui exercent une funeste emprise sur les plus vulnérables, dans le but de tuer l’âme même.

Plantez des graines d’amour qui grandiront éternellement et contrecarreront les plans du Grapin, qui persécutait le Saint Curé d’Ars, et qui ne cherche qu’à diviser pour mieux régner en semant la haine, la destruction et la mort.

Semez la vie, la bienveillance, l’unité et la tolérance, la solidarité et la confiance, le pardon et l’espérance, et vous récolterez pour le monde entier, et pour l’éternité, l’Amour pur et vrai tout droit venu du Ciel, et qui se déverse en cascades étincelantes sur les âmes, même les plus froides ou tièdes.

Irradiez la lumière du Christ, devenez la transparence du Père, faites suinter l’Esprit Saint par tous les vaisseaux de votre corps et par les pores de votre peau, et vous voguerez alors sur le vaisseau du Ciel qui arrive à bon port, sur le navire qui jamais ne chavire, en chemin vers la Patrie Céleste !

Bombez le torse de votre Foi, transformez les bombes à neutrons en bombes de neutralité, les sombres tombes en beautés sans nombre.

Métamorphosez les missiles Tomahawk en calumets de la paix, les faucons en colombes, les adeptes du casus belli en zélés pacificateurs, en fervents repentis, en ardents convertis.

Semez encore et encore des semences d’amour dans le jardin d’Éden en les arrosant chaque jour, et le chiendent de la haine n’aboiera plus et sera aboli, l’homme sera transfiguré, les fruits seront innombrables et ne seront plus interdits ni pervertis, et les anges se demanderont si la terre n’est pas devenue un autre Ciel !

Évitez les torpilles du sous-marin maudit en lançant vos contre-mesures indestructibles, portant le sceau de la Sainte Vierge, de la Bienheureuse Marie Immaculée qui écrase la tête de satan.

Gravez Saint Michel Archange dans votre cœur et il vous protégera perpétuellement des légions malfaisantes par son bouclier très saint.

Offrez d’énormes géraniums aux pauvres exterminés par l’uranium appauvri des bombes assassines.

Gardez le Cap du Saint-Siège encore garant de la Vérité du Très-Haut et Dieu merci, fidèle vigile de la morale et de la vertu, envers et contre tout depuis plus de deux millénaires, et malgré la laideur des diviseurs et des libertins à la solde de l’ennemi.

Lancez des grenades à fragmentation d’amour, dont les éclats convertiront instantanément la multitude, des grenades quadrillant le monde entier de la Tendresse du Seigneur à travers vous.

Demeurez des sentinelles sans ailes, avant de rejoindre la cohorte des anges célestes, en emmenant à votre suite une kyrielle d’âmes qui rendront grâce à Dieu avec vous d’avoir été sauvés et bienheureux à perpétuité.

Propulsez des missiles d’amour avec des sous-munitions de joie et d’espérance pour consoler le peuple de Dieu désespéré et sans repères, qui erre sans spiritualité ni respect pour notre Créateur Miséricordieux.

Apprenez l’humilité à autrui avec patience et murmurez aux oreilles des jeunes et des enfants avec douceur, pour ne pas les brusquer et réveiller leur cœur endormi ou endurci.

Répandez la nouvelle Pentecôte d’Amour, devenez des apôtres de la paix, suppliez le Ciel afin de devenir de saints temples vivants agréables à Dieu, et de vos anciennes chrysalides jailliront des êtres surnaturels transcendés par l’amour pour la Sainte Trinité et pour autrui, et alors, conformément aux Saintes Écritures, en gardant la Parole de Dieu et Ses Commandements, et avant Son dernier Avènement, vous serez appelés fils de Dieu et vous verrez Dieu !

 

Patrick, l’auteur de ce blog

 

 

 

www.sousmunitions.fr--BSM--bombe-a-sous-munitions--parousi.jpg

 

 

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 11:41

1913-La-Sacristine--par-Celine-Soeur-Genevieve-de-la-Sain.jpg

Thérèse de Lisieux "La Sacristine"

Tableau de sa soeur Céline (1869-1959)

1913

 

 

 

 

"23 Jésus lui répondit : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui.

 

24 Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.

 

25 Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous.

 

26 Mais le consolateur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

 

27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s'alarme point."

 

Jean 14 : 23-27 (Louis Segond)

 

 

 

Image-ancienne-STEJSF--parousie.over-blog.fr.jpg

Portrait de Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus

d'après un tableau de sa soeur Céline Martin

(Sœur Geneviève de la Sainte-Face)

 

 

"Ce qui m'attire vers la patrie des cieux

c'est l'appel du Seigneur, c'est l'espoir de l'aimer enfin

comme je l'ai tant désiré, et la pensée que je pourrai le faire aimer

d'une multitude d'âmes qui les béniront éternellement."


(écriture de la petite Thérèse)

 

 

 

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"Vivre d'amour !"

 Air du cantique : Il est à moi !

 

"Au soir d'amour, parlant sans parabole,

Jésus disait : « Si quelqu'un veut m'aimer,

« Fidèlement qu'il garde ma parole,

« Mon Père et moi viendrons le visiter ;

« Et, de son cœur, faisant notre demeure,

« Notre palais, notre vivant séjour,

« Rempli de paix, nous voulons qu'il demeure

« En notre amour. »

 

Vivre d'amour, c'est te garder toi-même,

Verbe incréé ! Parole de mon Dieu !

Ah! tu le sais, divin Jésus, je t'aime !

L'Esprit d'amour m'embrase de son feu.

C'est en t'aimant que j'attire le Père,

Mon faible cœur le garde sans retour ;

O Trinité ! vous êtes prisonnière

De mon amour.

 

Vivre d'amour, c'est vivre de ta vie,

Roi glorieux, délices des élus !

Tu vis pour moi caché dans une hostie...

Je veux pour toi me cacher, ô Jésus !

A des amants il faut la solitude,

Un cœur à cœur qui dure nuit et jour ;

Ton seul regard fait ma béatitude,

Je vis d'amour!

 

Vivre d'amour, ce n'est pas sur la terre

Fixer sa tente au sommet du Thabor ;

Avec Jésus, c'est gravir le Calvaire,

C'est regarder la croix comme un trésor !

Au ciel, je dois vivre de jouissance,

Alors l'épreuve aura fui sans retour :

Mais, ici-bas, je veux dans la souffrance

Vivre d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est donner sans mesure,

Sans réclamer de salaire ici-bas ;

Ah! sans compter je donne, étant bien sûre

Que lorsqu'on aime on ne calcule pas.

Au Cœur divin, débordant de tendresse,

J'ai tout donné ! légèrement je cours...

Je n'ai plus rien que ma seule richesse :

Vivre d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est bannir toute crainte,

Tout souvenir des fautes du passé.

De mes péchés je ne vois nulle empreinte,

Au feu divin chacun s'est effacé.

Flamme sacrée, ô très douce fournaise,

En ton foyer je fixe mon séjour ;

Jésus, c'est là que je chante à mon aise :

Je vis d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est garder en soi-même

Un grand trésor en un vase mortel.

Mon Bien-Aimé ! ma faiblesse est extrême !

Ah ! je suis loin d'être un ange du ciel.

Mais, si je tombe à chaque heure qui passe,

Me relevant, m'embrassant tour à tour,

Tu viens à moi, tu me donnes ta grâce,

Je vis d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est naviguer sans cesse,

Semant la joie et la paix dans les cœurs ;

Pilote aimé ! la charité me presse,

Car je te vois dans les âmes, mes sœurs.

La charité, voilà ma seule étoile :

A sa clarté, je vogue sans détour ;

J'ai ma devise écrite sur ma voile :

« Vivre d'amour ! »

 

Vivre d'amour, lorsque Jésus sommeille,

C'est le repos sur les flots orageux.

Oh! ne crains pas, Seigneur, que je t'éveille,

J'attends en paix le rivage des cieux...

La Foi bientôt déchirera son voile,

Et mon Espoir ne comptera qu'un jour ;

La Charité gonfle et pousse ma voile,

Je vis d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est, ô mon divin Maître !

Te supplier de répandre tes feux

En l'âme élue et sainte de ton prêtre ;

Qu'il soit plus pur qu'un séraphin des cieux !

Protège-la ton Eglise immortelle,

Je t'en conjure à chaque instant du jour.

Moi, son enfant, je m'immole pour elle,

Je vis d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est essuyer ta Face,

C'est obtenir des pécheurs le pardon.

O Dieu d'amour ! qu'ils rentrent dans ta grâce,

Et qu'à jamais ils bénissent ton Nom !

Jusqu'à mon cœur retentit le blasphème ;

Pour l'effacer je redis chaque jour :

O Nom sacré ! je t'adore et je t'aime,

Je vis d'amour !

 

Vivre d'amour, c'est imiter Marie

Baignant de pleurs, de parfums précieux

Tes pieds divins, qu'elle baise ravie,

Les essuyant avec ses longs cheveux ;

Puis, se levant, dans une sainte audace,

Ton doux Visage elle embaume à son tour :

Moi, le parfum dont j'embaume ta Face,

C'est mon amour !

 

« Vivre d'amour, quelle étrange folie !

Me dit le monde, ah ! cessez de chanter ;

Ne perdez pas vos parfums, votre vie ;

Utilement, sachez les employer ! »

—T'aimer, Jésus, quelle perte féconde !

Tous mes parfums sont à toi sans retour.

Je veux chanter en sortant de ce monde :

Je meurs d'amour !

 

Mourir d'amour, c'est un bien doux martyre,

Et c'est celui que je voudrais souffrir.

O Chérubins ! accordez votre lyre,

Car, je le sens, mon exil va finir...

Dard enflammé, consume-moi sans trêve,

Blesse mon cœur en ce triste séjour.

Divin Jésus, réalise mon rêve :

Mourir d'amour !

 

Mourir d'amour, voilà mon espérance !

Quand je verrai se briser mes liens,

Mon Dieu sera ma grande récompense ;

Je ne veux point posséder d'autres biens.

De son amour je suis passionnée ;

Qu'il vienne enfin m'embraser sans retour !

Voilà mon ciel, voilà ma destinée :

Vivre d'amour !..."

 

"25 février 1895."

 

 

Source : "HISTOIRE D'UNE ÂME ÉCRITE PAR ELLE-MÊME" (The Story of a Soul), "POÉSIES", "Première partie" (2ème poème), Imprimatur le 18 février 1911, Bayeux (Calvados) ["Bajocis, 18ª Februarii 1911", "A. QUIRIÉ, vic. gen."].

 

 

 

 

 

 

Septembre-1894--Therese-avec-ses-soeurs-parousie.over-blo.jpg

Septembre 1894

 


 

 

 

 

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:13

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Livre ou Rouleau d'Esther

 

 

 

 

"Ce dimanche 8 janvier *, Mgr Louis Sankalé a été officiellement reçu à la grande synagogue de Nice. C’est la première fois qu’un tel événement se produit dans l’histoire de notre diocèse ! Mgr Sankalé a été reçu par le président du consistoire israélite, M. Maurice Niddam et par les rabbins Abittan et Teboul. MM. Les vicaires généraux, les responsables des services diocésains et les représentants des religions monothéistes participaient à cette cérémonie, au cours de laquelle, Mgr Sankalé remis à la synagogue de la rue Deloye, un parchemin du XVIIIème siècle, appelé rouleau d’Esther, puisqu’il relate l’histoire d’Esther, femme de l’ancien testament honorée lors de la fête de Pourim, pour sa piété, son courage, sa prudence et son sens du devoir. Ce rouleau conservé depuis 60 ans par le diocèse avait été remis à Mgr D’Oreye par une famille juive en signe de reconnaissance pour son action continue lors de la seconde guerre mondiale en faveur de nombreuses familles du peuple de la première alliance, qu’il aida – au péril de sa vie ! - à fuir en Suisse, via Saint Martin Vésubie. Quelques photos de la cérémonie à la grande synagogue."

 

* 2012

 

Source : Diocèse de Nice

 

 

 

Nice Matin-Lundi 9 janvier 2012, page 24, parousie.over-blo

Quotidien "Nice Matin"

Lundi 9 janvier 2012

Page 24

 

 

 

 

 

JT 12/13 France 3

Lundi 9 janvier 2012

 

 

 

 

Livre d'Esther

 

 

 

 

Mgr-Sankale-remet-le-Rouleau-d-Esther-aux-chefs-de-la-Comm.jpg

 

Tanach (Hebrew): Psalms (Tehilim) Chapter 23

Psaume 23 en hébreu

23 תהילים   

 

1 ‏מִזְמ֥וֹר לְדָוִ֑ד יְהוָ֥ה רֹ֝עִ֗י לֹ֣א אֶחְסָֽר׃

 

‎2 ‏בִּנְא֣וֹת דֶּ֭שֶׁא יַרְבִּיצֵ֑נִי עַל־מֵ֖י מְנֻח֣וֹת יְנַהֲלֵֽנִי׃

 

‎3 ‏נַפְשִׁ֥י יְשׁוֹבֵ֑ב יַֽנְחֵ֥נִי בְמַעְגְּלֵי־צֶ֝֗דֶק לְמַ֣עַן שְׁמֽוֹ׃

 

‎4 ‏גַּ֤ם כִּֽי־אֵלֵ֨ךְ בְּגֵ֪יא צַלְמָ֡וֶת לֹא־אִ֘ירָ֤א רָ֗ע כִּי־אַתָּ֥ה עִמָּדִ֑י שִׁבְטְךָ֥ וּ֝מִשְׁעַנְתֶּ֗ךָ הֵ֣מָּה יְנַֽחֲמֻֽנִי׃

 

‎5 ‏תַּעֲרֹ֬ךְ לְפָנַ֨י׀ שֻׁלְחָ֗ן נֶ֥גֶד צֹרְרָ֑י דִּשַּׁ֖נְתָּ בַשֶּׁ֥מֶן רֹ֝אשִׁ֗י כּוֹסִ֥י רְוָיָֽה׃

 

‎6 ‏אַ֤ךְ׀ ט֤וֹב וָחֶ֣סֶד יִ֭רְדְּפוּנִי כָּל־יְמֵ֣י חַיָּ֑י וְשַׁבְתִּ֥י בְּבֵית־יְ֝הוָ֗ה לְאֹ֣רֶךְ יָמִֽים׃

 

 

 

Version dans "The Westminster Leningrad Codex" (WLC)

 

 

 

Translittération

 

1 mizəmwōr ləḏāwiḏ yəhwâ rō‘î lō’ ’eḥəsār:

 

2 binə’wōṯ deše’ yarəbîṣēnî ‘al-mê mənuḥwōṯ yənahălēnî:

 

3 nafəšî yəšwōḇēḇ yanəḥēnî ḇəma‘əgəlê-ṣeḏeq ləma‘an šəmwō:

 

4 gam kî-’ēlēḵə bəḡê’ ṣaləmāweṯ lō’-’îrā’ rā‘ kî-’atâ ‘immāḏî šiḇəṭəḵā ûmišə‘anəteḵā hēmmâ yənaḥămunî:

 

5 ta‘ărōḵə ləfānay| šuləḥān neḡeḏ ṣōrərāy diššanətā ḇaššemen rō’šî kwōsî rəwāyâ:

 

6 ’aḵə| ṭwōḇ wāḥeseḏ yirədəfûnî kāl-yəmê ḥayyāy wəšaḇətî bəḇêṯ-yəhwâ lə’ōreḵə yāmîm:

 

 

-Therese--dis-nous-ton-secret---Mgr-Louis-Sankale--1998.jpg

 

 

 

 

Histoire d'une âme, avec gravures anciennes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 11:06

Saint Fulbert de Chartres, d'après peinture sur vélin d'A

Fulbertus Carnotensis

Saint Fulbert de Chartres, Évêque de Chartres

Disciple et élève de Gerberti Aureliacensis

(Gerbert d'Aurillac, futur Pape Sylvestre II)

né vers 960 dans le Diocèse de Laudun (Ancienne Aquitaine)

mort le 10 avril 1028 à Chartres (Eure-et-Loir)

Image d'après une peinture sur vélin d'André de Mici (1028)

 

 

 

Blason-de-Chartres---Coat-of-arms--parousie.over-blog.frg.png

 

 

 

Hyperdulie :

 

"Nom féminin (latin médiéval hyperdulia, du grec huperdoulos, plus qu'esclave)."

"Culte d'hyperdulie, culte réservé à la Vierge Marie en raison de sa prééminence parmi les saints."

 

Source : http://www.larousse.fr

 

 

 

"Dans le catholicisme, le culte d'hyperdulie (du grec ancien υπέρ / hyper, au-dessus, et δουλεία / douleia, servitude), est le culte rendu à la Vierge Marie, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges (dulie). Ce terme est à distinguer de celui d'adoration (ou latrie) qui ne convient que pour Dieu.

La distinction entre cultes de latrie, de dulie, et d'hyperdulie a été introduite par le concile de Trente au xvie siècle."

 

Source : http://fr.wikipedia.org

 

 

 

Pentecote--eglise-ancien-hopital-d-Innsbruck--Tyrol---pa.jpg

Pentecôte, église de l'ancien hôpital d'Innsbruck

Tyrol - Autriche

 

 

 

 

"Je suis le très petit évêque d'une très grande Église."

"Je suis un homme rempli de misères,

incapable de me conduire moi-même et néanmoins

chargé de conduire les autres dans les voies du salut."

 

Saint Fulbert de Chartres 

 

 

 

 

La Sainte Vierge d'après les Pères, tome 4, Abbé Jean-André Barbier (1867)

 

 

 

Notre-Dame-de-France--Rocher-Corneille--Le-Puy--12-sept-186.jpg

Notre-Dame de France

Rocher Corneille, Le Puy (Haute-Loire)

Statue érigée le 12 septembre 1860

par Mgr Joseph Auguste Victorin de Morlhon

 

 

 

 

Prière anonyme en l'honneur de la

Nativité de la Très-Sainte Vierge Marie

 

Ô Marie,

Vierge heureuse et bénie,

permettez-moi de m'approcher

de Votre berceau,

et de joindre mes louanges

à celles que Vous rendent les anges

qui Vous entourent, heureux d'être les témoins

des merveilles de Votre naissance.

Agenouillé devant Vous,

je Vous fais l'offrande de mon coeur ;

Reine du Ciel et de la Terre,

recevez-moi et gardez-moi.

 

Je Vous salue, Marie,

Ô fruit de pureté !

La terre maudite s'étonne

d'avoir pu Vous produire.

Ô Marie, pleine de Grâce,

Vous relevez l'espoir des enfants d'Ève

chassée du paradis,

et Vous ranimez leur confiance.

Au jour de Votre entrée dans le monde,

nous avons relevé nos fronts abattus :

Votre naissance annonce celle du Rédempteur,

comme l'aurore annonce la venue du jour.

 

Je Vous salue, Marie,

Ô étoile de Jacob !

Le soleil de Justice va se lever,

le jour de la Grâce va luire,

et c'est Vous qui avez hâté Sa venue.

Vos désirs, plus ardents que ceux

des patriarches et des prophètes,

attirent le véritable Emmanuel dans Votre sein,

et c'est à Vous qu'il appartiendra de nous donner

le Verbe fait chair.

 

Que Vos saintes mains, Ô Marie,

répandent dans mon coeur avec profusion

l'humilité, l'innocence, la simplicité,

la douceur et la Charité :

que ces vertus de Votre Coeur saisissent le mien

pour que j'appartienne avec Vous au Christ,

mon Seigneur, et qu'en Lui,

je sache offrir le bien que je fais

et le mal que je souffre,

pour la plus grande Gloire de Dieu,

qui est le salut des pécheurs.

 

 

 

Cathedrale-de-Chartres--parousie.over-blog.fr.jpg

 

 

 

Site officiel de la Cathédrale de Chartres

 

 

 

Association des Amis de la Cathédrale de Chartres

 

 

 

Chef-de-Saint-Yves--Salle-du-Tresor--Cathedrale-de-Tregu.JPG

Chef de Saint-Yves

Salle du Trésor

Cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier

 

 

 

 

Antiennes de Saint Fulbert de Chartres

 

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

 

Solem iustitiae, regem paritura supremum,

Stella Maria maris hodie processit ad ortum ;

Cernere divinum lumen gaudete, fideles.

Celle qui va engendrer le Soleil de Justice, le Roi suprême,

Marie, l’Étoile de la mer, s’avance aujourd’hui en Son jardin ;

Réjouissez-vous, fidèles, de contempler la clarté divine.

 

 

Stirps Iesse virgam produxit virgaque florem,

Et super hunc florem requievit spiritus almus ;

Virgo Dei genetrix virga est, flos Filius eius.

La souche de Jessé a produit une tige, et la tige une fleur,

Et sur cette fleur s’est posé l’Esprit fécond ;

La tige est la Vierge Mère de Dieu, et la fleur Son Fils.

 

 

Ad nutum Domini nostrum ditantis honorem

Sicut spina rosam genuit Iudae Mariam,

Ut vitium virtus operiret, gratia culpam.

Selon la Volonté du Seigneur d’accroître notre honneur,

La Judée engendra Marie comme l’épine la rose,

Pour que la vertu étouffe le vice, et la Grâce, le péché.

 

 

Icone-de-la-Mere-de-Dieu-Joie-inattendue--parousie.over-b.jpg

Icône de la Mère de Dieu

"Joie inattendue"

 

 

 

Magnificat 

Vêpres byzantines du 8 septembre

 

Nativitas tua, Dei Genetrix Virgo, gaudium annuntiavit universo mundo : ex te enim ortus est sol iustitiae, Christus Deus noster : qui solvens maledictionem, dedit benedictionem ; et confundens mortem, donavit nobis vitam sempiternam.

 

Votre Nativité, Vierge Mère de Dieu, a apporté au monde entier un joyeux message, car c’est de Vous qu’est né le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, qui, effaçant la malédiction, nous a donné la bénédiction, et qui, vainqueur de la mort, nous a donné la vie éternelle.

 

Source : "Diurnal monastique", Office Bénédictin de l’Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, p. 888.

 

 

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Archives du site officiel pour la Commémoration du

Millénaire de l'épiscopat de Saint Fulbert de Chartres

(Français - English)

 

 


Un manuscrit chartrain du XIe siècle : Fulbert, Evêque de Chartres (1893)

 

 

 

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« Priant Marie qu’elle fasse agréer à son Fils l’offrande que nous lui faisons de nous-mêmes et de ce qui nous appartient ; qu’elle nous obtienne la pureté de l’âme et du corps, la lumière des sciences divines, la ferveur de la foi et de la charité ; en sorte qu’étant embrasés du feu de sa sainte grâce, éclairés par le Saint-Esprit, nous puissions avec un cœur bien pur, nous produire en son saint Temple, par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il. »

 

Sermon de Saint-Fulbert dans « Histoire de la prédication, ou la manière dont la Parole de Dieu a été prêchée dans tous les siècles », « Par Joseph Romain Joly », page 301, Amsterdam, MDCCLXVII (1767).

 

 

 

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O Beata Virgo Maria


O BEATA Virgo Maria, quis tibi digne valeat iura gratiarum ac laudum praeconia rependere, quae singulari tuo assensu, mundo succurristi perdito? Quas tibi laudes fragilitas humani generis persolvat, quae solo tuo commercio recuperandi aditum invenit?

Accipe itaque quascumque exiles, quascumque meritis tuis impares gratiarum actiones, et cum susceperis vota, culpas nostras orando excusa. Admitte nostras preces intra sacrarium exauditionis et reporta nobis antidotum reconciliationis. Sit per te excusabile quod per te ingerimus; fiat impetrabile quod fida mente poscimus.

Accipe quod offerimus, redona quod rogamus, excusa quod timemus, quia Tu es spes unica peccatorum. Per te speramus veniam delictorum et in te, beatissima, nostrorum est expectatio praemiorum. Sancta Maria, succurre miseris; iuva pusillanimes; refove flebiles; ora pro populo; interveni pro clero; intercede pro devoto femineo sexu: sentiant omnes tuum iuvamen, quicumque celebrant tuam sanctam commemorationem.

Assiste parata votis poscentium et reporta nobis optatum effectum. Sint tibi studia assidua orare pro populo Dei, quae meruisti, benedicta, Redemptorem ferre mundi, qui vivit et regnat in saecula saeculorum. Amen.

 

Écrit par Saint Fulbert de Chartres dans le Sermon IX : "De Annuntiatione Dominica". Ce texte est attribué, à tort, à Saint-Augustin, dans le Livre 10, Sermon 18 : "De Sanctis", parce que le sermon de Saint Fulbert est apparu, à une certaine époque, dans certains recueils d'ouvrages de Saint-Augustin. Il est maintenant avéré que ce sermon n'est pas de Saint-Augustin.

 

Source : http://www.preces-latinae.org

 

 

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O Blessed Virgin Mary


O BLESSED Virgin Mary, who can worthily repay thee thy just dues of praise and thanksgiving, thou who by the wondrous assent of thy will didst rescue a fallen world? What songs of praise can our weak human nature recite in thy honor, since it is by thy intervention alone that it has found the way to restoration?

Accept, then, such poor thanks as we have here to offer, though they be unequal to thy merits; and, receiving our vows, obtain by thy prayers the remission of our offenses. Carry thou our prayers within the sanctuary of the heavenly audience, and bring forth from it the antidote of our reconciliation. May the sins we bring before Almighty God through thee, become pardonable through thee; may what we ask for with sure confidence, through thee be granted.

Take our offering, grant us our requests, obtain pardon for what we fear, for thou art the sole hope of sinners. Through thee we hope for the remission of our sins, and in thee, O blessed Lady, is our hope of reward. Holy Mary, succor the miserable, help the fainthearted, comfort the sorrowful, pray for thy people, plead for the clergy, intercede for all women consecrated to God; may all who keep thy holy commemoration feel now thy help and protection.

Be thou ever ready to assist us when we pray, and bring back to us the answers to our prayers. Make it thy continual care to pray for the people of God, thou who, blessed by God, didst merit to bear the Redeemer of the world, who liveth and reigneth, world without end. Amen.

 

From the Raccolta #341. (Secret Mem., May 19, 1854; S. P. Ap., Feb. 5, 1932).

 

Written by Bishop Fulbert of Chartres (ca 951-ca 1029), it appears in his Sermo IX, De Annuntiatione Dominica. The prayer is sometimes attributed to St. Augustine, Book 10, Sermon 18, de Sanctis, since Bishop Fulbert's sermon appeared in the collected works of St. Augustine at one time. However, it is now known that the sermon is not Augustine's, but Bishop Fulbert's.

 

 

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Le roi Robert II de France dit le Pieux

et Saint Fulbert de Chartres

Grandes Chroniques de France (XIVème siècle)

 

 


« O Marie, vous étes une éleuë * insigne entre toutes les filles, vous qui avez toûjours été Immaculée dés le commencement de vôtre création, à cause que vous deviez enfanter le Créateur de toute Sainteté. »

 

* élue

 

Écrit par Saint Fulbert de Chartres dans « Conférences théologiques et spirituelles sur les grandeurs de la Très-Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu », Tome 1er, page 179, "par le P. Louis-François d'Argentan, Capucin" ; Rouen, MDCLXXX (1680).

 

 

 

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Saint-Joseph le Juste (صادق Tsadik צדיק)

et l'Enfant-Jésus

 

 

 

 

Guérison miraculeuse de Saint Fulbert par le

Très Saint Lait de la Vierge Marie

 

 

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Image d'après le livre "Conférences théologiques et spirituelles sur les grandeurs de la Très-Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu", page 521, "par le P. Louïs François d'Argentan, Capucin" ; Paris, MDCLXXXVII (1687).

 

 

 

 

Reliques du Saint-Lait de la Vierge Marie

 

 

 

 

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"Blessed Virgin Mary and Baby Jesus"

Sainte Vierge Marie et l'Enfant-Jésus

Mark Sanislo

 

 

 

« Saint Fulbert, évêque de Chartres, n’eût pas été aussi digne des hommages de ses enfants, si à l’éclat du savoir il n’eût joint celui de la sainteté. Ses écrits nous révèlent avec quelle prudence il gouverne son Eglise, avec quelle douceur il reprend les réfractaires, avec quelle charité il console les affligés et sustente les pauvres. Ses éminentes vertus lui obtinrent du Ciel le don des miracles. N’était-il pas à la source même, au pied du temple de Marie, d’où elle répandait l’onde bienfaisante de la grâce sur tous les maux de son peuple ? Sa dévotion était si grande pour cette Dame de Chartres, qu’il a célébrée si souvent dans ses chants poétiques, qu’elle devait leur faire partager son pouvoir divin sur toutes les souffrances physiques et morales. Mais surtout il semble qu’après la reconstruction de son sanctuaire elle devait commencer, en faveur de ce pontife de prédilection, cette longue série de prodiges dont le Ciel mieux que la terre a enrichi ses divines annales.

Dieu permit qu’une maladie cruelle vînt éprouver la vertu de Fulbert, ou plutôt il envoya la souffrance à celui qu’il aimait, afin d’opérer en sa faveur une guérison éclatante. Un mal intérieur consumait de jour en jour le saint évêque ; l’art devenait impuissant contre les ravages de la maladie, et déjà les craintes de le perdre avaient jeté l’affliction et le deuil sur toute la cité. Mais cet apôtre de Marie ne devait pas encore mourir ; cette bouche éloquente devait encore exalter la Reine des vierges et chanter sa naissance.

Une nuit la douleur devient plus aiguë, la fièvre plus ardente ; des symptômes de mort se produisent… C’est l’heure de l’épreuve ; celle de la guérison va suivre. On prie pour le pontife vénéré, dans tous les asiles où veille la pénitence… Tout-à-coup, raconte l’historien de sa vie, une Dame lui apparaît, éclatante de beauté, parée comme une reine, douce comme une mère : c’était Marie. Elle s’approche de la couche douloureuse, et de sa main bénie elle lui donne un remède mystérieux ; il humecte le palais desséché du malade, rafraîchit sa langue ulcérée par la fièvre, circule dans ses veines comme un baume réparateur, et opère une guérison instantanée. La Dame s’évanouit et remonte au ciel.

Fulbert, rendu à son troupeau par un prodige si frappant de la bonté de Marie, voulut lui témoigner une éternelle reconnaissance. Il institua, ou du moins il fit célébrer avec plus de pompe qu’autrefois, la fête de la Nativité de la Sainte-Vierge, et voulut que tous les ans le 8 septembre fût une des plus grandes solennités de son Eglise. »

 

Source : « Le pouvoir de Marie en exemples ou nouveaux témoignages de la puissance et de l’amour de la Très-Sainte-Vierge », "par le R. P. (Jean-Joseph) Huguet", 1860, pages 73 à 75.

 

 

 

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Ex-voto anonyme à la Vierge Noire d'Einsiedeln (1781)

 

 

 

 

 

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 07:26

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Make my life a Prayer

 

Today Lord, let my life be a Prayer.

Let me be so close to You

That You become a part of

My every conversation.

Let me be open to Your Presence,

So that I sense Your Power at work

In the world You created.

Let me be so filled with Your Love,

As it flows out to others.

Today Lord, today…

Make my life a Prayer.

 

 

 

 

 

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Fais de ma vie une Prière

 

Aujourd’hui, Seigneur, que ma vie soit une Prière.

Laisse-moi être si proche de Toi

Que Tu deviennes une partie de

Chacune de mes conversations.

Laisse-moi être ouvert à Ta Présence,

Afin que je sente Ta Puissance à l’œuvre

Dans le monde que Tu as créé.

Laisse-moi être si rempli de Ton Amour

Qu’Il se déverse sur les autres.

Aujourd’hui, Seigneur, aujourd’hui…

Fais de ma vie une Prière.

 

Prière traduite de l’anglais

 

 

 

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En ce 1er janvier, jour béni de la fête de Marie, Mère de Dieu, qui a disparu des calendriers ; en ce jour béni où mon fils unique Baptiste va souffler ses 7 bougies à midi pile !... Je voudrais vous parler d’un enfant de Dieu doublement touché par la Grâce de la conversion et celle d’une voix angélique. Keith Gordon Green, au nom prédestiné (green signifie vert, comme l’Espérance) est un auteur-compositeur américain d’origine juive, pianiste et chanteur de gospel contemporain. Il a appris à jouer du ukulélé à l’âge de 3 ans, de la guitare à 5 ans, du piano à 7 ans. En février 1965, à 12 ans, il avait déjà composé 4 chansons originales.

En pleine période hippie, il succombera aux pièges de la drogue, de l’amour libre, de la spiritualité ésotérique ou orientale, du scepticisme, juqu’à ce que la Grâce de Dieu le touche et qu’il se convertisse à Jésus et chante la parole de Dieu. À 19 ans, il rencontre une musicienne, Melody, qu’il épouse en 1973. Elle aussi, d’origine juive, va se convertir au christianisme.

Né le 21 octobre 1953 à Brooklyn (Sheepshead Bay, New York, USA), Keith Green est mort le 28 juillet 1982, à même pas 29 ans, à Garden Valley (Texas, USA), dans un accident d’avion (Cessna 414), où 2 de ses enfants trouveront également la mort.

Trois anges sont montés au Ciel, directement dans le Chœur des Anges. Keith Green, l’étoile filante, a planté avec sa femme une graine d’amour en fondant Last Days Ministries (« Les Pasteurs des derniers jours »), « un organisme qui vient en aide aux toxicomanes, aux prostituées et aux sans-abris » (Wikipédia).

 

Patrick, l’auteur de ce blog

 

 

 

 

King James Version: Psalms - Chapter 23

 

"1 The LORD is my shepherd; I shall not want.

2 He maketh me to lie down in green pastures: he leadeth me beside the still waters.

3 He restoreth my soul: he leadeth me in the paths of righteousness for his name's sake.

4 Yea, though I walk through the valley of the shadow of death, I will fear no evil: for thou art with me; thy rod and thy staff they comfort me.

5 Thou preparest a table before me in the presence of mine enemies: thou anointest my head with oil; my cup runneth over.

6 Surely goodness and mercy shall follow me all the days of my life: and I will dwell in the house of the LORD for ever."

 

 

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Psaume 23 (Louis Segond)

 

1 Cantique de David. L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien.

2 Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles.

3 Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom.

4 Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent.

5 Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; Tu oins d'huile ma tête, et ma coupe déborde.

6 Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie, et j'habiterai dans la maison de l'Éternel jusqu'à la fin de mes jours.

 

 

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Keith Green - Make my life a prayer to You

No compromise

 

Make my life a prayer to You,

I wanna do what You want me to,

No empty words and no white lies,

No token prayers, no compromise.

 

I wanna shine the light You gave

Thru Your Son You sent to save us,

From ourselves and our despair,

It comforts me to know You're really there.

 

Chorus:

Well, I wanna thank You now

For being patient with me,

Oh it's so hard to see

When my eyes are on me,

I guess I'll have to trust

And just believe what You say,

Oh you're coming again,

Coming to take me away.

 

I wanna die and let You give

Your life to me so I might live,

And share the hope You gave to me,

The love that set me free.

 

I wanna tell the world out there

You're not some fable or fairy tale,

That I've made up inside my head,

You're God the Son, You've risen from the dead.


Chorus


I wanna die and let You give

Your life to me so I might live,

And share the hope You gave to me,

I wanna share the love that set me free.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 15:21

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Songe de Jacob

Marc Chagall

Марк Захаравiч Шагал

1887-1985

 

 

 

« 73. Je dis que nous devons être à Jésus-Christ et le servir, non seulement comme des serviteurs mercenaires, mais comme des esclaves amoureux, qui par un effet d'un grand amour, se donnent et se livrent à le servir en qualité d'esclaves, pour l'honneur seul de lui appartenir. Avant le baptême, nous étions esclaves du diable ; le baptême nous a rendus esclaves de Jésus-Christ : ou il faut que les chrétiens soient esclaves du diable, ou esclaves de Jésus-Christ. »

 

Saint Louis-Marie Grignion de Monfort, « Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge », 73.

 


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Rénovation des promesses du Baptême

 

Mon Dieu, prosterné devant vous, je viens aujourd'hui renouveler les promesses qu'il y a quelques années vous ont faites pour moi mon parrain et ma marraine. Je m'engage à continuer à exécuter tout ce qui a été promis en mon nom par ceux qui ont répondu pour moi.

Je renonce à Satan, qui est l'ennemi de Dieu et de l'Église Catholique.

Je renonce à toutes ses oeuvres qui sont les actions du péché.

Je renonce à toutes les vanités du démon, à tous les attraits du monde et à tous les plaisirs dangereux et vicieux.

Je crois en Dieu le Père Tout-Puissant, Créateur du Ciel de la Terre.

Je crois en Jésus-Christ, Son Fils unique, notre Seigneur, qui est né et qui a souffert.

Je crois au Saint-Esprit, à la Sainte Église Catholique, à la Communion des Saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair et à la Vie éternelle.

Je m'attache à Jésus-Christ pour le suivre saintement, en m'appliquant avec plus de soin à étudier les Évangiles.

Père Éternel, qui m'avez adopté en Jésus-Christ comme un de Vos enfants, et appelé à Votre héritage, ressuscitez en moi la Grâce de l'adoption divine, afin que je ne vive que pour Votre Gloire, que je ne travaille que pour l'autre vie, et que la Foi et l'amour des biens invisibles se renouvellent en moi de jour en jour.

Jésus, Fils unique du Père, qui m'avez reçu dans Votre Corps Mystique, lavé dans Votre Sang et sanctifié par Vos mystères, faites que je ne m'écarte jamais du droit chemin, et délivrez-moi de tout mal, pour que je puisse pratiquer la Charité, l'Humilité et toutes autres vertus qui me rendront digne de Vous. Ainsi soit-il.

 

Credo, Pater Noster et Ave Maria.


 

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Vitrail avec le tétragramme "YHWH"

prononcé Yahvé [iave], parfois Yohva [io:va]

Église épiscopalienne Grace (Iowa - USA)

Grace Methodist Episcopal Church (Waterloo, Iowa)

 

 

 

 

Rénovation des voeux du Baptême

    

Très Sainte Trinité,

Père, Fils et Saint-Esprit,

Un seul Dieu en trois personnes,

Je Vous renouvelle aujourd'hui

Les promesses de mon Baptême.

Je renonce à Satan,

À ses oeuvres et à ses pompes,

Et je me consacre entièrement à Vous,

Pour Vous servir tous les jours de ma vie,

Par la Foi, l'Espérance et la Charité,

Et par une parfaite obéissance

À tous Vos Commandements

Et à ceux de la Sainte Église, notre Mère.

Ainsi soit-il.

 

 

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Liturgie de la Rénovation de la

Profession de Foi baptismale 

 

"Frères bien-aimés, nous aussi, par le Mystère Pascal, nous avons été mis au tombeau avec le Christ dans le Baptême afin qu'avec Lui, nous vivions d'une Vie Nouvelle.  

Renouvelons donc la renonciation à Satan que l'on fait lors du Baptême.

Renouvelons notre Profession de Foi au Dieu Vivant et Vrai et à Son Fils Jésus-Christ, dans la Sainte Église Catholique. Ainsi donc :

 

- Pour vivre dans la liberté des enfants de Dieu, rejetez-vous le péché ? 

R/ OUI, NOUS LE REJETONS !

 

- Pour échapper au pouvoir du péché, rejetez-vous ce qui conduit au

mal ? 

R/ OUI, NOUS LE REJETONS !

 

- Pour suivre Jésus-Christ, rejetez-vous Satan qui est l'auteur du péché ? 

R/ OUI, NOUS LE REJETONS !

 

- Croyez-vous en Dieu le Père Tout-Puissant, Créateur du Ciel et de la Terre ? 

R/ OUI, NOUS CROYONS !

 

- Croyez-vous en Jésus-Christ, Son Fils Unique, notre Seigneur, qui est né de la Vierge Marie, a souffert la Passion, a été enseveli, est ressuscité d'entre les morts, et qui est assis à la droite du Père ? 

R/ OUI, NOUS CROYONS !

 

- Croyez-vous en l'Esprit Saint, à la Sainte Église Catholique, à la Communion des Saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, et à la Vie Éternelle ? 

R/ OUI, NOUS CROYONS !

 

Que Dieu Tout-Puissant, Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a fait renaître par l'eau et l'Esprit-Saint, et qui nous a accordé le pardon de tout péché, nous garde encore, par Sa Grâce, dans le Christ Jésus notre Seigneur pour la Vie Éternelle" 

R/ AMEN !

 

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Yahvé en

phénicien,

araméen ancien

et en hébreu carré

 

 

  

Symbolum Apostolorum

Credo Apostolorum

 Symbole des Apôtres (Credo)

 

Credo in Deum Patrem omnipotentem,

Creatorem caeli et terrae.

Et in Iesum Christum,

Filium eius unicum, Dominum nostrum,

qui conceptus est de Spiritu Sancto,

natus ex Maria Virgine,

passus sub Pontio Pilato,

crucifixus, mortuus, et sepultus,

descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis,

ascendit ad caelos,

sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis,

inde venturus est iudicare vivos et mortuos.

Credo in Spiritum Sanctum,

sanctam Ecclesiam catholicam,

sanctorum communionem,

remissionem peccatorum,

carnis resurrectionem et vitam aeternam.

Amen.

 

 

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Symbolum Nicaenum

Symbolum Niceno-Constantinopolitanum

Symbole de Nicée-Constantinople

 

Credo in unum Deum. Patrem omnipoténtem, factórem cœli et terræ, visibílium ómnium et invisibílium. Et in unum Dóminum Iesum Christum, Fílium Dei unigénitum. Et ex Patre natum ante ómnia sǽcula. Deum de Deo, lumen de lúmine, Deum verum de Deo vero. Génitum, non factum, consubstantiálem Patri: per quem ómnia facta sunt. Qui propter nos hómines et propter nostram salútem descéndit de cœlis. (Hic genuflecitur) Et incarnátus est de Spíritu Sancto ex María Vírgine: Et homo factus est. Crucifíxus étiam pro nobis: sub Póntio Piláto passus, et sepúltus est. Et resurréxit tértia die, secúndum Scriptúras. Et ascéndit in cœlum: sedet ad déxteram Patris. Et íterum ventúrus est cum glória iudicáre vivos et mórtuos: cuius regni non erit finis. Et in Spíritum Sanctum, Dóminum et vivificántem: qui ex Patre Filióque procédit. Qui cum Patre et Fílio simul adorátur et conglorificátur: qui locútus est per Prophétas. Et unam sanctam cathólicam et apostolicam Ecclésiam. Confíteor unum baptísma in remissiónem peccatórum. Et expécto resurrectiónem mortuórum. † Et vitam ventúri sǽculi. Amen.

 

 

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Trinité Chrétienne

Jerónimo Cósida 

 

 

 

Symbole d'Athanase

 

« Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité. 

Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté. 

Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs. 

Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré ; le Fils n'est issu que du Père, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n'y a donc qu'un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n'est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité. Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Trinité. 

Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité. Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne. Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts. A sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. 

Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé. »

 

 

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Symbolum Quicumque

Symbolum Sancti Athanasii

 

"Quicumque vult salvus esse, ante omnia opus est, ut teneat catholicam fidem:  

Quam nisi quisque integram inviolatamque servaverit, absque dubio in aeternam peribit.

Fides autem catholica haec est: ut unum Deum in Trinitate, et Trinitatem in unitate veneremur.

Neque confundentes personas, neque substantiam seperantes.

Alia est enim persona Patris alia Filii, alia Spiritus Sancti:

Sed Patris, et Fili, et Spiritus Sancti una est divinitas, aequalis gloria, coeterna maiestas.

Qualis Pater, talis Filius, talis Spiritus Sanctus.

Increatus Pater, increatus Filius, increatus Spiritus Sanctus.

Immensus Pater, immensus Filius, immensus Spiritus Sanctus.

Aeternus Pater, aeternus Filius, aeternus Spiritus Sanctus.

Et tamen non tres aeterni, sed unus aeternus.

Sicut non tres increati, nec tres immensi, sed unus increatus, et unus immensus.

Similiter omnipotens Pater, omnipotens Filius, omnipotens Spiritus Sanctus.

Et tamen non tres omnipotentes, sed unus omnipotens.

Ita Deus Pater, Deus Filius, Deus Spiritus Sanctus.

Et tamen non tres dii, sed unus est Deus.

Ita Dominus Pater, Dominus Filius, Dominus Spiritus Sanctus.

Et tamen non tres Domini, sed unus est Dominus.

Quia, sicut singillatim unamquamque personam Deum ac Dominum confiteri christiana veritate compelimur: ita tres Deos aut Dominos dicere catholica religione prohibemur.

Pater a nullo est factus: nec creatus, nec genitus.

Filius a Patre solo est: non factus, nec creatus, sed genitus.

Spiritus Sanctus a Patre et Filio: non factus, nec creatus, nec genitus, sed procedens.

Unus ergo Pater, non tres Patres: unus Filius, non tres Filii: unus Spiritus Sanctus, non tres Spiritus Sancti.

Et in hac Trinitate nihil prius aut posterius, nihil maius aut minus: sed totae tres personae coaeternae sibi sunt et coaequales.

Ita ut per omnia, sicut iam supra dictum est, et unitas in Trinitate, et Trinitas in unitate veneranda sit.

Qui vult ergo salvus esse, ita de Trinitate sentiat.

Sed necessarium est ad aeternam salutem, ut incarnationem quoque Domini nostri Iesu Christi fideliter credat.

Est ergo fides recta ut credamus et confiteamur, quia Dominus noster Iesus Christus, Dei Filius, Deus et homo est.

Deus est ex substantia Patris ante saecula genitus: et homo est ex substantia matris in saeculo natus.

Perfectus Deus, perfectus homo: ex anima rationali et humana carne subsistens.

Aequalis Patri secundum divinitatem: minor Patre secundum humanitatem.

Qui licet Deus sit et homo, non duo tamen, sed unus est Christus.

Unus autem non conversione divinitatis in carnem, sed assumptione humanitatis in Deum.

Unus omnino, non confusione substantiae, sed unitate personae.

Nam sicut anima rationalis et caro unus est homo: ita Deus et homo unus est Christus.

Qui passus est pro salute nostra: descendit ad inferos: tertia die resurrexit a mortuis.

Ascendit ad caelos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis: inde venturus est iudicare vivos et mortuos.

Ad cuius adventum omnes homines resurgere habent cum corporibus suis: et reddituri sunt de factis propriis rationem.

Et qui bona egerunt, ibunt in vitam aeternam: qui vero mala, in ignem aeternum.

Haec est fides catholica, quam nisi quisque fideliter firmiterque crediderit, salvus esse non poterit. Amen."

 

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 12:35

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Naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ

d'après les visions de la Bienheureuse

Anna Katharina Emmerick

 

 

 

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"LII - La sainte Famille entre dans la Grotte de la Crèche.

 

(Le vendredi, 23 novembre.) Il était déjà tard quand ils arrivèrent devant l'entrée de la grotte. La jeune ânesse, qui, depuis qu'ils étaient entrés dans la maison paternelle de Joseph, avait couru de côté et d'autre autour de la ville, vint alors à leur rencontre et se mit à sauter joyeusement auprès d'eux. Alors la sainte Vierge dit à Joseph : " voyez, c'est certainement la volonté de Dieu que nous entrions ici ". Joseph mit l'âne sous l'espèce de toit qui était en avant de l'entrée de la grotte ; il prépara un siège pour la sainte Vierge, et elle s'y assit pendant qu'il se procurait de la lumière et entrait dans la grotte. L'entrée était un peu obstruée par des bottes de paille et des nattes posées contre les parois. Il y avait aussi dans la grotte même divers objets qui l'encombraient, Joseph la débarrassa de manière à préparer à la sainte Vierge une place commode du côté oriental de la grotte. Il attacha une lampe allumée à la paroi, et fit entrer Marie, qui se plaça sur le lit de repos qu'il lui avait préparé avec des couvertures et quelques paquets. Il s'excusa humblement de n'avoir pu lui procurer qu'un si mauvais gîte ; mais Marie, intérieurement, était contente et joyeuse.

 

Quand elle se fut installée, Joseph sortit avec une outre de cuir qu'il portait avec lui, et alla derrière la colline, dans la prairie où coulait un petit ruisseau ; il remplit l'outre d'eau et la rapporta dans la grotte. Il alla ensuite dans la ville, où il se procura de petits plats et du charbon. Le sabbat était proche, et, à cause des nombreux étrangers auxquels manquaient les choses les plus indispensables, on avait dressé au coin des rues des tables sur lesquelles étaient les aliments dont ils pouvaient avoir besoin. Je crois qu'il y avait là des gens qui n'étaient pas Juifs.

 

Joseph revint, portant des charbons allumés dans une espèce de botte grillée, il les plaça à l'entrée de la grotte, et alluma du feu avec un petit fagot de morceaux de bois sec ; il apprêta ensuite un repas, qui se composait de petits pains et de quelques fruits cuits. Quand ils eurent mangé et prié, Joseph prépara une couche pour la sainte Vierge. Il étendit sur une litière de jonc une couverture semblable à celles que j'avais vues dans la maison de sainte Anne, et plaça une autre couverture roulée pour appuyer la tête. Après avoir fait entrer l'âne et l'avoir attaché dans un endroit où il ne pouvait pas gêner, il boucha les ouvertures de la voûte par où l'air venait, et disposa la place où lui-même devait reposer dans l'entrée de la grotte.

 

Quand le sabbat commença, il se tint avec la sainte Vierge sous la lampe, et récita avec elle les prières du sabbat ; il quitta ensuite la grotte et s'en alla à la ville. Marie s'enveloppa pour se livrer au repos. Pendant l'absence de Joseph, je vis la sainte Vierge prier à genoux. Elle s'agenouilla sur sa couche ; puis elle s'étendit sur la couverture, couchée sur le côté. Sa tête reposait sur son bras, qui était posé sur l'oreiller. Joseph revint tard. Il pria encore, et se plaça humblement sur sa couche à l'entrée de la grotte.

 

(Le samedi, 24 novembre.) Ce jour-là, la soeur était très malade et ne put dire que peu de choses ; elle communiqua pourtant ce qui suit :

 

La sainte Vierge passa le sabbat dans la grotte de la Crèche, priant et méditant avec une grande ferveur. Joseph sortit plusieurs fois ; il alla probablement à la synagogue de Bethléhem. Je les vis manger des aliments préparés les jours précédents et prier ensemble. Dans l'après-midi, temps où les Juifs font ordinairement leur promenade le jour du sabbat, Joseph conduisit la sainte Vierge à la grotte du tombeau de Maraha, nourrice d'Abraham. Elle resta quelque temps dans cette grotte, qui était plus spacieuse que celle de la Crèche, et où Joseph lui arrangea un siège ; elle se tint aussi sous l'arbre qui était auprès, toujours priant et méditant jusqu'après la clôture du sabbat. Joseph alors la ramena. Marie avait dit à son époux que la naissance de l'enfant aurait lieu ce jour même, à minuit ; car c'était à cette heure que se terminaient les neuf mois écoulés depuis que l'ange du Seigneur l'avait saluée. Elle l'avait prié de faire en sorte qu'ils pussent honorer de leur mieux, à son entrée dans le monde, l'enfant promis par Dieu et conçu surnaturellement. Elle lui demanda aussi de prier avec elle pour les gens au coeur dur qui n'avaient pas voulu lui donner l'hospitalité. Joseph offrit à la sainte Vierge de faire venir pour l'assister deux pieuses femmes de Bethléhem qu'il connaissait. Elle ne le voulut pas, et lui dit qu'elle n'avait besoin du secours de personne.

 

Joseph alla à Bethléhem avant la fin du sabbat, et aussitôt que le soleil fut couché, il acheta quelques objets nécessaires, une écuelle, une petite table basse, des fruits et des raisins secs, qu'il rapporta à la grotte de la Crèche ; il alla de là à la grotte de Maraha, et ramena la sainte Vierge à celle de la Crèche, où elle s'assit sur la couverture. Joseph prépara encore des aliments. Ils mangèrent et prièrent ensemble. Il établit alors une séparation entre la place qu'il avait choisie pour y dormir et le reste de la grotte, à l'aide de quelques perches auxquelles il suspendit des nattes qu'il avait trouvées là ; il donna à manger à l'âne qui était à gauche de l'entrée, attaché à la paroi de la grotte ; il remplit ensuite la mangeoire de la Crèche de roseaux et d'herbe ou de mousse, et il étendit par-dessus une couverture.

 

Comme alors la sainte Vierge lui dit que son terme approchait et l'engagea à se mettre en prières dans sa chambre, il suspendit à la voûte plusieurs lampes allumées, et sortit de la grotte parce qu'il avait entendu du bruit devant l'entrée. Il trouva là la jeune ânesse qui, jusqu'alors, avait erré en liberté dans la vallée des bergers ; elle paraissait toute joyeuse, et jouait et bondissait autour de lui Il l'attacha sous l'auvent qui était devant la grotte et lui donna du fourrage.

 

Quand il revint dans la grotte, et qu'avant d'entrer dans son réduit, il jeta les yeux sur la sainte Vierge, il la vit qui priait à genoux sur sa couche ; elle lui tournait le des et regardait du côté de l'orient. Elle lui parut comme entourée de flammes, et toute la grotte semblait éclairée d'une lumière surnaturelle. Il regarda comme Moïse lorsqu'il vit le buisson ardent ; puis, saisi d'un saint effroi, il entra dans sa cellule et s'y prosterna la face contre terre.

 

 

 

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LIII - Naissance du Christ.

 

Je vis la lumière qui environnait la sainte Vierge devenir de plus en plus éclatante ; la lueur de la lampe allumée par Joseph n'était plus visible. Marie, sa large robe sans ceinture étalée autour d'elle, était à genoux sur sa couche, le visage tourné vers l'orient.

 

Quand vint l'heure de minuit, elle fut ravie en extase. Je la vis élevée de terre à une certaine hauteur. Elle avait les mains croisées sur la poitrine. La splendeur allait croissant autour d'elle ; tout semblait ressentir une émotion joyeuse, même les êtres inanimés. Le roc qui formait le sol et les parvis de la grotte étaient comme vivants dans la lumière. Mais bientôt je ne vis plus la voûte ; une voie lumineuse, dont l'éclat augmentait sans cesse, allait de Marie jusqu'au plus haut des cieux. Il y avait là un mouvement merveilleux de gloires célestes, qui, s'approchant de plus en plus, se montrèrent distinctement sous la forme de choeurs angéliques. La sainte Vierge, élevée de terre dans son extase, priait et abaissait ses regards sur son Dieu dont elle était devenue la mère, et qui, faible enfant nouveau-né, était couché sur la terre devant elle.

 

Je vis notre Sauveur comme un petit enfant lumineux, dont l'éclat éclipsait toute la splendeur environnante, couché sur le tapis devant les genoux de la sainte Vierge. Il me semblait qu'il était tout petit et grandissait sous mes yeux ; mais tout cela n'était que le rayonnement d'une lumière tellement éblouissante que je ne puis dire comment j'ai pu la voir.

 

La sainte Vierge resta encore quelque temps dans son extase. Puis, je la vis mettre un linge sur l'enfant, mais elle ne le toucha pas et ne le prit pas encore dans ses bras. Après un certain intervalle, je vis l'Enfant-Jésus se mouvoir et je l'entendis pleurer ; ce fut alors que Marie sembla reprendre l'usage de ses sens. Elle prit l'enfant, l'enveloppa dans le linge dont elle l'avait recouvert et le tint dans ses bras contre sa poitrine. Elle s'assit ensuite, s'enveloppa tout entière avec l'enfant dans son voile, et je crois qu'elle l'allaita. Je vis alors autour d'elle des anges, sous forme humaine, se prosterner devant le nouveau-né et l'adorer.

 

Il s'était bien écoulé une heure depuis la naissance de l'enfant, lorsque Marie appela saint Joseph, qui priait encore la face contre terre. S'étant approché, il se prosterna plein de joie, d'humilité et de ferveur. Ce ne fut que lorsque Marie l'eut engagé à presser contre son coeur le don sacré du Très-Haut, qu'il se leva, reçut l'Enfant-Jésus dans ses bras et remercia Dieu avec des larmes de joie.

 

Alors la sainte Vierge emmaillota l'Enfant-Jésus. Marie n'avait que quatre langes avec elle. Je vis ensuite Marie et Joseph s'asseoir par terre l'un près de l'autre. Ils ne disaient rien et semblaient tous deux absorbés dans la contemplation. Devant Marie, emmailloté ainsi qu'un enfant ordinaire, était couché Jésus nouveau né, beau et brillant comme un éclair. "Ah ! me disais-je, ce lieu contient le salut du monde entier, et personne ne s'en doute."

 

Ils placèrent ensuite l'enfant dans la Crèche. Ils l'avaient remplie de roseaux et de jolies plantes sur lesquels était étendue une couverture ; elle était au-dessus de l'auge creusée dans le roc, à droite de l'entrée de la grotte, qui s'élargissait là dans la direction du midi. Quand ils eurent mis l'enfant dans la Crèche, tous deux se tinrent à côté de lui versant des larmes de joie et chantant des cantiques de louange. Joseph arrangea alors le lit de repos et le siège de la sainte Vierge à côté de la Crèche. Je la vis avant et après la naissance de Jésus habillée d'un vêtement blanc qui l'enveloppait tout entière. Je la vis là pendant les premiers jours, assise, agenouillée, debout ou même couchée sur le côté et dormant, mais jamais malade ni fatiguée.

 

 

 

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LIV - Gloria in excelsis. La naissance du Christ annoncée aux bergers.

 

Je vis en beaucoup de lieux, jusque dans les pays les plus éloignés, une joie inaccoutumée et un mouvement extraordinaire pendant cette nuit. Je vis les coeurs de beaucoup d'hommes de bien animés d'un désir joyeux, et ceux des méchants pleins d'angoisse et de trouble. Je vis beaucoup d'animaux faire éclater leur allégresse par leurs mouvements, des fleurs relever la tête, des plantes et des arbres reprendre comme une nouvelle vie, et répandre au loin des parfums. Je vis aussi des sources jaillir de terre. Ainsi, au moment où le Sauveur naquit, une source abondante jaillit dans la grotte qui était dans la colline au nord de la grotte de la Crèche. Joseph la vit le lendemain et lui prépara un écoulement. Au-dessus de Bethléhem, le ciel était d'un rouge sombre, tandis que sur la grotte de la Crèche, sur la vallée voisine de la grotte de Maraha et sur la vallée des bergers, on voyait une vapeur brillante.

 

Dans la vallée des bergers, à une lieue et demie environ de la grotte de la Crèche, s'élevait une colline où commençaient des vignes, qui s'étendaient de là jusqu'à Gaza. Contre cette colline étaient les cabanes de trois bergers, qui étaient les chefs des familles de pasteurs demeurant alentour. À une distance double de la grotte de la Crèche se trouvait ce qu'on appelait la tour des bergers. C'était un grand échafaudage pyramidal en charpente, ayant pour base des quartiers de rocher, placé au milieu d'arbres verdoyants, et s'élevant sur une colline isolée au milieu de la plaine. Il était entouré d'escaliers, de galeries avec des espèces de tourelles couvertes, et tout était comme tapissé de nattes. Il avait quelque ressemblance avec ces tours de bois au haut desquelles on observait les astres dans le pays des trois rois mages, et cela faisait de loin l'effet d'un grand vaisseau avec beaucoup de mâts et de voiles. De cette tour, on avait une vue étendue sur tout le pays d'alentour. On voyait Jérusalem et même la montagne de la Tentation dans le désert de Jéricho. Les bergers avaient là des veilleurs pour surveiller la marche des troupeaux et les avertir, en sonnant du cor, dans le cas d'une invasion de voleurs ou de gens de guerre qu'on pouvait voir de là à une grande distance.

 

Les familles des bergers habitaient alentour dans un rayon de plus de deux lieues ; elles occupaient des métairies isolées, entourées de jardins et de champs ; près de la tour était le lieu où ils se rassemblaient ; c'était là que se tenaient les gardiens chargés de veiller sur le mobilier commun. Le long de la colline où la tour s'élevait étaient des cabanes, et à part de celles-ci un grand hangar à plusieurs compartiments, où les femmes des gardiens demeuraient et préparaient les aliments. Je vis cette nuit les troupeaux près de la tour ; une partie était en plein air ; une autre partie était sous un hangar, près de la colline des trois bergers.

 

Quand Jésus naquit, je vis les trois bergers, frappés de l'aspect inaccoutumé de cette nuit merveilleuse, se tenir devant leurs cabanes ; ils regardaient autour d'eux et considéraient avec étonnement une lumière extraordinaire au-dessus de la grotte de la Crèche. Je vis aussi s'agiter des bergers qui étaient près de la tour ; je les vis monter sur l'échafaudage et regarder du côté de la grotte de la Crèche. Comme les trois bergers avaient les yeux tournés vers le ciel, je vis une nuée lumineuse s'abaisser vers eux. Pendant qu'elle s'approchait, j'y remarquai un mouvement, j'y vis se dessiner des formes et des figures, et j'entendis des chants harmonieux, d'une expression joyeuse, et qui devenaient de plus en plus distincts. Les bergers furent d'abord effrayés, mais un ange parut devant eux, et leur dit : "Ne craignez rien ; car je viens vous annoncer une grande joie pour tout le peuple d'Israël. C'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une Crèche." Pendant que l'ange annonçait ceci, la splendeur devint de plus en plus grande autour de lui, et je vis cinq ou sept grandes figures d'anges, belles et lumineuses. Ils tenaient dans leurs mains comme une longue banderole où était écrit quelque chose en lettres hautes comme la main, et je les entendis louer Dieu et chanter : "Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté".

 

Les bergers de la tour eurent la même apparition, mais un peu plus tard. Les anges apparurent aussi à un troisième groupe de bergers, près d'une fontaine située à trois lieues de Bethléhem, à l'est de la tour des bergers.

 

La mention d'une banderole dans les mains des anges pourrait faire supposer que la soeur s'est souvenue d'avoir vu pareille chose dans quelque tableau, et que ce souvenir s'est confondu avec son intuition intérieure. Mais on pourrait se demander qui a peint le premier de pieuses banderoles dans les mains des anges ; qui, en général, a eu la première idée de placer des banderoles où des paroles sont écrites dans la bouche ou dans les mains des personnages qui sont représentés parlants ? Nous ne voyons pas là une invention des peintres, mais une tradition qui leur est venue de l'antiquité, et cela par des tableaux où des hommes contemplatits avaient représenté ce qui leur était apparu à eux-mêmes dans leurs visions. Il est donc possible que les bergers avaient vu une semblable banderole dans les mains des anges.

 

Je ne vis pas les bergers aller immédiatement à la grotte de la Crèche, dont ils étaient éloignés, les uns d'une lieue et demie, les autres du double ; mais je les vis se consulter pour savoir ce qu'ils porteraient au nouveau-né, et préparer leurs présents avec toute la promptitude possible. Ils n'arrivèrent à la Crèche qu'à l'aurore.

 

 

 

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LV - La naissance du Christ annoncée en divers lieux.

 

Au moment de la naissance de Jésus, mon âme fit d'innombrables voyages dans toutes les directions pour voir divers événements miraculeux qui annonçaient la naissance de notre Sauveur ; mais, comme j'étais malade et fatiguée, il me sembla souvent que les tableaux venaient à moi. J'ai vu un grand nombre de choses arrivées à cette occasion ; mais les souffrances et les dérangements m'en ont fait oublier la plupart : je ne me souviens guère que de ce qui suit.

 

Je vis cette nuit, dans le temple, Noémi, la maîtresse de la sainte Vierge, ainsi que la prophétesse Anne et le vieux Siméon, à Nazareth sainte Anne, à Juttah sainte Élisabeth, avoir des visions et des révélations sur la naissance du Sauveur. Je vis le petit Jean-Baptiste, près de sa mère, manifester une joie extraordinaire. Tous virent et reconnurent Marie dans ces visions, mais ils ne savaient pas où le miracle avait eu lieu, Elisabeth même l'ignorait ; sainte Anne seule savait que Bethléhem était le lieu du salut.

 

Je vis cette nuit, dans le temple, un événement merveilleux. Tous les rouleaux d'écriture des saducéens furent plusieurs fois jetés hors des armoires qui les contenaient, et dispersés çà et là. On en fut très effrayé : les saducéens l'attribuèrent à la sorcellerie, et donnèrent beaucoup d'argent pour que la chose restât secrète. (Elle raconta ici quelque chose d'assez peu clair sur les fils d'Hérode qui étaient saducéens, et qu'il avait placés dans le temple, parce qu'il était en lutte avec les pharisiens, et cherchait à prendre de l'influence dans le temple.)

 

J'ai vu bien des choses se passer à Rome pendant cette nuit ; mais d'autres tableaux m'en ont fait oublier une grande partie, et il est possible que je fasse quelque confusion. Voici à peu près ce dont je me souviens. Je vis, lorsque Jésus naquit, un quartier de Rome situé au delà du fleuve, et où habitaient beaucoup de Juifs (ici, elle décrivit un peu confusément un lieu qui ressemblait à une colline entourée d'eau et qui formait une sorte de presqu'île) ; il y jaillit comme une source d'huile, et tout le monde en fut fort émerveillé.

 

Une statue magnifique de Jupiter tomba en morceaux dans un temple dont toute la voûte s'écroula. Les païens, effrayés, firent des sacrifices et demandèrent à une autre idole, celle de Vénus, à ce que je crois, ce que cela voulait dire. Le démon fut forcé de répondre par la bouche de cette statue : "Cela est arrivé parce qu'une vierge a conçu un fils sans cesser d'être vierge, et qu'elle vient de le mettre au monde". Cette idole parla aussi de la source d'huile qui avait jailli. Dans l'endroit où elle est sortie de terre, s'élève aujourd'hui une église consacrée à la Mère de Dieu'.

 

Je vis les prêtres des idoles consternés faire des enquêtes à ce sujet. Soixante-dix ans auparavant, lorsqu'on revêtit cette idole d'ornements magnifiques, couverts d'or et de pierreries, et qu'on lui offrit des sacrifices solennels, il y avait à Rome une bonne et pieuse femme : je ne sais plus bien si elle n'était pas Juive. Son nom était comme Serena ou Cyrena ; elle avait une certaine aisance ; elle eut des visions à la suite desquelles elle prophétisa ; elle dit publiquement aux païens qu'ils ne devaient pas rendre de si grands honneurs à l'idole de Jupiter, ni faire de si grands frais pour elle, parce qu'elle devait un jour se briser au milieu d'eux.

 

Sainte Marie au delà du Tibre porte aussi le nom de Sancta Maria in Fonte Olei, par suite d'une tradition conforme à cette vision de la soeur Emmerich. (Note du traducteur)

 

Les prêtres la firent venir et lui demandèrent quand cela arriverait ; et, comme elle ne pouvait pas alors fixer l'époque, on l'emprisonna et on la persécuta jusqu'à ce qu'enfin Dieu lui fit connaître que l'idole se briserait quand une vierge pure mettrait un fils au monde. Lorsqu'elle fit cette réponse, on se moqua d'elle et on la relâcha comme étant folle. Mais lorsque le temple, en s'écroulant, mit réellement l'idole en pièces, ils reconnurent qu'elle avait dit la vérité, et s'étonnèrent seulement de ce qui avait été dit pour fixer l'époque où la chose arriverait, parce que naturellement, ils ne savaient pas que la sainte Vierge eût mis le Christ au monde.

 

Je vis aussi que les magistrats de la ville de Rome prirent des informations sur cet événement et sur l'apparition de la source d'huile. L'un d'eux s'appelait Lentulus ; il fut l'aïeul de Moïse, prêtre et martyr, et de ce Lentulus qui devint plus tard l'ami de saint Pierre à Rome.

 

Je vis aussi quelque chose touchant l'empereur Auguste, mais je ne m'en souviens plus bien. Je vis l'empereur avec d'autres personnes sur une colline de Rome, à l'un des côtés de laquelle était le temple qui s'était écroulé. Des degrés conduisaient au haut de cette colline, et il s'y trouvait une porte dorée. On traitait là beaucoup d'affaires. Quand l'empereur descendit, il vit à droite, au-dessus de la colline, une apparition dans le ciel : c'était une vierge sur un arc-en-ciel, avec un enfant suspendu en l'air et qui semblait sortir d'elle. Je crois qu'il fut le seul à voir cela. Il fit consulter, sur la signification de cette apparition, un oracle qui était devenu muet, et qui pourtant parla d'un enfant nouveau-né auquel ils devaient tous céder la place. L'empereur fit alors ériger un autel à l'endroit de la colline au-dessus duquel il avait vu l'apparition ; et, après avoir offert des sacrifices, il le dédia au premier-né de Dieu. J'ai oublié une grande partie de tout cela.

 

Ce fut vraisemblablement la même apparition que virent les rois mages à l'heure de la naissance de Jésus, et qui est décrite plus loin.

 

Je vis aussi en Égypte un événement qui annonçait la naissance du Christ. Bien au delà de Matarée, d'Héliopolis et de Memphis, une grande idole, qui rendait ordinairement des oracles de toute espèce, devint muette. Alors le roi fit faire des sacrifices dans tout le pays afin que l'idole pût dire pourquoi elle se taisait. L'idole fut forcée par Dieu à répondre qu'elle se taisait et devait disparaître, parce que le Fils de la Vierge était né, et qu'un temple lui serait élevé en cet endroit. Le roi voulut là-dessus lui élever, en effet, un temple près de celui de l'idole. Je ne me souviens plus bien de tout ce qui arriva ; je sais seulement que l'idole fut retirée, et qu'on dédia là un temple à la Vierge annoncée et à son enfant ; on l'y honora à la manière païenne.

 

Je vis à l'heure de la naissance de Jésus une apparition merveilleuse qu'eurent les rois mages. Ils étaient adorateurs des astres, et avaient sur une montagne une tour en forme de pyramide, où l'un d'eux se tenait toujours avec plusieurs prêtres pour observer les étoiles. Ils écrivaient leurs observations et se les communiquaient mutuellement. Pendant cette nuit, je crois avoir vu deux des rois mages sur cette tour. Le troisième, qui demeurait à l'orient de la mer Caspienne, n'était pas avec eux. C'était une constellation déterminée qu'ils observaient toujours ; ils y voyaient de temps en temps des changements avec des apparitions dans le ciel. Cette nuit, je vis l'image dont ils eurent connaissance. Ce ne fut pas dans une étoile qu'ils la virent, mais dans une figure composée de plusieurs étoiles parmi lesquelles il semblait s'opérer un mouvement.

 

Ils virent un bel arc-en-ciel au-dessus du croissant de la lune. Sur cet arc-en-ciel était assise une vierge. Son genou gauche était légèrement relevé ; sa jambe droite était plus allongée, et le pied reposait sur le croissant. Du côté gauche de la Vierge, au dessus de l'arc-en-ciel, parut un cep de vigne, et du côté droit un bouquet d'épis de blé. Je vis devant la Vierge paraître ou monter la figure d'un calice, semblable à celui qui servit pour la sainte Cène. Je vis sortir de ce calice un enfant, et au-dessus de l'enfant un disque lumineux, pareil à un ostensoir vide, duquel partaient des rayons semblables à des épis. Cela me fit penser au saint sacrement. Du côté droit de l'enfant sortit une branche à l'extrémité de laquelle se montra, comme une fleur, une église octogonale qui avait une grande porte dorée et deux petites portes latérales. La Vierge, avec sa main droite, fit entrer le calice, l'enfant et l'hostie dans l'église, dont je vis l'intérieur, et qui alors me parut très grande. Je vis dans le fond une manifestation de la sainte Trinité ; puis l'église se transforma en une cité brillante, semblable aux représentations de la Jérusalem céleste.

 

Je vis dans ce tableau beaucoup de choses se succéder et naître, pour ainsi dire, les unes des autres pendant que je regardais dans l'intérieur de l'église dont j'ai parlé ; mais je ne me souviens plus dans quel ordre. Je ne me rappelle pas non plus de quelle manière les rois mages furent instruits que l'enfant était né en Judée. Le troisième roi, qui demeurait à une grande distance, vit l'apparition à la même heure que les autres. Les rois éprouvèrent une joie inexprimable. Ils rassemblèrent leurs trésors et leurs présents et se mirent en route. Ce ne fut qu'au bout de quelques jours qu'ils se rencontrèrent. Dès les derniers jours qui précédèrent la naissance du Christ, je les vis sur leur grand observatoire, où ils eurent différentes visions.

 

Combien a été grande la miséricorde de Dieu envers les païens ! Savez-vous d'où cette prophétie était venue aux rois mages ? Je vous en dirai seulement quelque chose, car tout ne m'est pas présent en ce moment. Cinq cents ans avant la naissance du Messie (Elie vivait environ huit cents ans avant Jésus-Christ), les ancêtres des trois rois étaient riches et puissants : ils l'étaient plus que leurs descendants, car leurs possessions étaient plus étendues et leur héritage était moins divisé. Alors aussi ils vivaient sous la tente, excepté l'ancêtre établi à l'orient de la mer Caspienne, dont je vois maintenant la ville. Elle a des substructions en pierre au haut desquelles sont dressés des pavillons, car elle est près de la mer qui déborde souvent. Il y a des montagnes très élevées : je vois deux mers, l'une à ma droite et l'autre à ma gauche.

 

Ces chefs de race étaient dès lors adorateurs des étoiles ; mais il y avait en outre dans ce pays un culte abominable. On sacrifiait des vieillards et des hommes mal conformés, on immolait aussi des enfants. Ce qu'il y avait de plus horrible, c'est que ces enfants, habillés de blanc, étaient mis dans des chaudières et qu'on les faisait bouillir tout vivants ; mais tout cela finit par être aboli. C'était à ces aveugles païens que Dieu, si longtemps d'avance, avait annoncé la naissance du Sauveur.

 

Ces princes avaient trois filles, versées dans la connaissance des astres : toutes trois reçurent en même temps l'esprit de prophétie, et connurent par une vision qu'une étoile sortirait de Jacob et qu'une vierge enfanterait le Sauveur. Elles avaient de longs manteaux, parcouraient le pays, prêchaient la réforme des moeurs, et annonçaient que les envoyés du Rédempteur viendraient un jour apporter à ces peuples le culte du vrai Dieu. Elles faisaient beaucoup d'autres prédictions, même relatives à notre époque et à des époques plus éloignées. Là-dessus, les pères de ces trois vierges élevèrent un temple à la future mère de Dieu, vers le midi de la mer, à l'endroit où leurs pays se touchaient, et ils y offrirent des sacrifices La prédiction des trois vierges parlait spécialement d'une constellation et de divers changements qu'on y verrait. Alors on commença à observer cette constellation du haut d'une colline, prés du temple de la future mère de Dieu, et d'après les observations qu'on faisait, on changeait continuellement quelque chose dans les temples, dans le culte et dans les ornements. Le pavillon du temple était tantôt bleu, tantôt rouge, tantôt jaune ou de quelque autre couleur. Ce qui me parut remarquable, c'est qu'ils transportèrent leur jour de fête hebdomadaire au samedi. C'était auparavant le vendredi : je sais encore comment ils appelaient ce jour. Ici elle balbutia quelque chose comme Tanna ou Tanneda, mais sans prononcer bien distinctement.

 

Ici il y eut dans son discours une interruption soudaine d'une nature si particulière que nous la raconterons comme propre à caractériser son état. Ce fut le 27 novembre 1821, un peu avant six heures du soir, qu'elle dit ce qui précède, étant endormie. Il ne faut pas oublier que depuis plusieurs années, elle avait les pieds paralysés ; que, loin de pouvoir marcher, elle ne pouvait qu'à grand peine se mettre sur son séant, et qu'elle était alors, comme toujours, étendue sur son lit : la porte de sa chambre était ouverte sur une pièce antérieure où son confesseur était assis, disant son bréviaire à la lueur une lampe. Elle avait dit ce qui précède avec une telle vérité d'expression, qu'il était impossible de croire que toutes ces choses ne se passassent pas devant ses yeux. Mais à peine eut-elle balbutié le mot Tanneda, que tout d'un coup la paralytique endormie sauta de son lit avec la rapidité de l'éclair, se précipita dans la pièce antérieure, et remua vivement les pieds et les mains du côté de la fenêtre comme une personne qui lutte et se détend ; puis elle dit à son confesseur : "Ah ! le coquin ! il était bien grand, mais je l'ai chassé à coups de pied". Après ces mots, elle tomba comme en défaillance et resta par terré en travers de la fenêtre, dans une posture grave et modeste. Le prêtre, quoique aussi étonné que l'écrivain de cet incident extraordinaire, ne lui dit autre chose que ceci : "Au nom de l'obéissance, soeur Emmerich, retournez à votre couche." Aussitôt, elle se releva, rentra dans sa chambre et s'étendit de nouveau sur son lit. L'écrivain lui ayant alors demandé ce que c'était que cette singulière aventure, elle raconta ce qui suit, étant bien éveillée et en pleine connaissance. Quoique fatiguée, elle parla avec l'humeur joyeuse d'une personne qui vient de remporter une victoire : "Oui, c'était bien singulier : comme j'étais si loin, si loin dans le pays des rois mages, au haut de la chaîne de montagnes qui est entre les deux mers, et comme je regardais dans leurs villes formées de tentes de même qu'on regarde de la fenêtre dans la basse cour, je me sentis tout à coup rappelée à la maison par mon ange gardien. Je me retournai, et je vis ici, à Dulmen, devant notre maisonnette, passer une pauvre vieille femme de ma connaissance, revenant d'une boutique. Elle était exaspérée, pleine de malice ; elle grondait et jurait horriblement. Je vis alors son ange gardien s'éloigner, et une grande et sombre figure de démon se mettre en travers sur son chemin pour la faire tomber afin qu'elle se rompît le cou et mourut ainsi en état de péché. Quand je vis cela, je laissai les trois rois, priai ardemment le bon Dieu de secourir la pauvre femme, et me retrouvai dans ma chambre. Je vis alors que le diable furieux se précipitait vers la fenêtre et voulait entrer dans la chambre, ayant dans ses griffes un gros paquet de lacets et de cordes entortillées ; car il voulait, pour se venger, ourdir avec tout cela des intrigues et susciter ici toute sorte de troubles. Alors je me suis précipitée et lui ai donné un coup de pied qui l'a fait tomber en arrière : je crois qu'il s'en souviendra. Je me suis mise en travers devant la fenêtre pour l'empêcher d'entrer". C'est là assurément quelque chose de très étrange : pendant qu'elle regarde du haut du Caucase et raconte des choses arrivées cinq siècles avant Jésus-Christ comme d'elles se passaient sous ses yeux, elle voit en même temps le danger que court devant sa porte une pauvre vieille de son pays et s'empresse de voler à son secours. Il était effrayant de la voir se précipiter comme un squelette animé et se mettre en défense avec tant de vivacité, elle qui depuis le 8 septembre pouvait à peine faire deux pas sur des béquilles sans tomber en défaillance.

 

La soeur vit dans la nuit de la Nativité beaucoup de choses touchant la détermination précise du temps de la naissance du Christ ; mais son état de maladie et les visites qu'on lui fit le jour suivant, qui était la fête de sa patronne, Sainte Catherine, lui en firent beaucoup oublier. Cependant, peu de temps après, se trouvant en état d'extase, elle communiqua quelques fragments de ses visions, où il est à remarquer qu'elle voyait toujours les nombres écrits en chiffres romains, et qu'elle avait souvent de la peine à les lire ; mais elle les expliquait en répétant le nom des lettres dans l'ordre où elle les voyait ou en les traçant avec ses doigts. Cette fois, pourtant, elle dit les chiffres.

 

Vous pouvez le lire, dit-elle ; voyez, C'est marqué là. Jésus Christ est né avant que l'an 3907 du monde fût accompli ; on a oublié postérieurement les quatre années, moins quelque chose, écoulées depuis sa naissance jusqu'à la fin de l'an 4000 ; puis ensuite on a fait commencer notre nouvelle ère quatre ans plus tard.

 

Un des consuls de Rome s'appelait alors Lentulus ; il fut l'ancêtre de Saint Moïse, prêtre et martyr, dont j'ai ici une relique, et qui vivait du temps de saint Cyprien. C'est aussi de lui que descendait ce Lentulus qui devint l'ami de saint Pierre, à Rome. Hérode a régné quarante ans. Pendant sept ans, il ne fut pas indépendant, mais il opprima déjà le pays et exerça beaucoup de cruautés. Il mourut, si je ne me trompe, dans la sixième année de la vie de Jésus. Je crois que sa mort fut tenue secrète pendant un certain temps. Il fut sanguinaire jusque dans sa mort, et dans ses derniers jours, il fit encore bien du mal. Je le vis se traîner dans une grande chambre toute matelassée ; il avait une lance près de lui et voulait en frapper les gens qui l'approchaient. Jésus naquit à peu près la trente-quatrième année de son règne.

 

Deux ans avant l'entrée de Marie au temple, Hérode y fit faire des constructions. Ce n'était pas un nouveau temple qu'on faisait, c'étaient des changements et des embellissements. La fuite en Égypte eut lieu quand Jésus avait neuf mois, et le massacre des innocents quand il était dans sa deuxième année. Elle mentionna encore plusieurs circonstances et plusieurs traits de la vie d'Hérode, qui prouvaient combien elle voyait tout dans le détail ; mais il ne fut pas possible de mettre en ordre ce qu'elle avait raconté à bâtons rompus.

 

La naissance de Jésus-Christ eut lieu dans une année où les Juifs comptaient treize mois. C'était un arrangement analogue à celui de nos années bissextiles. Je crois aussi que les Juifs avaient deux fois dans l'année des mois de vingt et un de vingt-deux jours ; j'ai entendu quelque chose à ce sujet à propos des jours de fête, mais je n'en ai qu'un souvenir confus. J'ai vu aussi que, plusieurs fois, on fit des changements dans le calendrier : ce fut au sortir d'une captivité, quand on travailla au temple. J'ai vu l'homme qui changea le calendrier, et j'ai su son nom.

 

Ou peut-être ce fut le mort du second Hérode, touchant lequel elle dit quelque chose de semblable et qu'elle paraissait confondre quelquefois avec celui-ci.

 

 

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LVI - Adoration des bergers.

 

(Le dimanche, 25 novembre). Aux premières lueurs du crépuscule, les trois chefs des bergers vinrent de la colline à la grotte de la Crèche avec les présents qu'ils avaient préparés. C'étaient de petits animaux qui ressemblaient assez à des chevreuils. Si c'étaient des chevreaux, ils différaient de ceux de notre pays : ils avaient de longs cous, de beaux yeux fort brillants ; ils étaient très gracieux et très légers à la course. Les bergers les conduisaient avec eux attachés à des cordes menues. Ils portaient aussi sur leurs épaules des oiseaux qu'ils avaient tués, et sous le bras d'autres oiseaux vivants de plus grande taille.

 

Ils frappèrent timidement à la porte de la grotte de la Crèche, et Joseph vint à leur rencontre. Ils lui répétèrent ce que les anges leur avaient annoncé, et lui dirent qu'ils venaient rendre leurs hommages à l'enfant de la promesse et lui présenter leurs pauvres offrandes. Joseph accepta leurs présents avec une humble gratitude, et il les conduisit à la sainte Vierge, qui était assise près de la Crèche et tenait l'Enfant-Jésus sur ses genoux. Les trois bergers s'agenouillèrent humblement, et restèrent longtemps en silence, absorbés dans un sentiment de joie indicible ; ils chantèrent ensuite le cantique qu'ils avaient entendu chanter aux anges, et un psaume que j'ai oublié. Quand ils voulurent se retirer, la sainte Vierge leur donna le petit Jésus, qu'ils tinrent tour à tour dans leurs bras ; puis ils le lui rendirent en pleurant, et quittèrent la grotte.

 

(Le dimanche, 25 novembre, dans la soirée.) La soeur avait été toute cette journée dans de grandes souffrances physiques et morales. Le soir, à peine endormie, elle se trouva transportée dans la terre promise. Comme, indépendamment de ses contemplations sur la Nativité, elle avait, en outre, une série de visions sur la première année de la prédication de Jésus, et, précisément à cette époque, sur son jeûne de quarante jours, elle s'écria avec un étonnement naïf : "Combien cela est touchant ! Je vois, d'un côté, Jésus, âgé de trente ans, jeûnant et tenté par le diable dans la caverne du désert, et de l'autre côté, je le vois, enfant nouveau-né, adoré par les bergers dans la grotte de la Crèche". Après ces paroles, elle se leva de sa couche avec une rapidité surprenante, courut à la porte ouverte de sa chambre, et, comme ivre de joie, elle appela les amis qui se trouvaient dans la pièce antérieure, leur disant : "Venez, venez vite adorer l'enfant, il est près de moi". Elle revint à son lit avec la même vitesse et commença, le visage rayonnant d'enthousiasme et de ferveur, à chanter, d'une voix claire et singulièrement expressive, le Magnificat, le Gloria in excelsis, et quelques cantiques inconnus, d'un style simple, d'un sens profond, et en partie rimés. Elle chanta le second dessus d'un de ces airs. Il y avait en elle une émotion de joie qui était singulièrement touchante. Voici ce qu'elle raconta dans la matinée suivante :

 

"Hier soir, plusieurs bergers, avec leurs femmes et même leurs enfants, sont venus de la tour des bergers, qui est à quatre lieues de la Crèche. Ils portaient des oiseaux, des oeufs, du miel, des écheveaux de fil de différentes couleurs, des petits paquets qui ressemblaient à de la soie brute, et des bouquets d'une plante ressemblant au jonc et qui a de grandes feuilles. Cette plante avait des épis pleins de gros grains. Quand ils eurent remis leurs présents à Joseph, ils s'approchèrent humblement de la Crèche, près de laquelle la sainte Vierge était assise. Ils saluèrent la mère et l'enfant, et, s'étant agenouillés, ils chantèrent de très beaux psaumes, le Gloria in excelsis, et quelques cantiques très courts. Je chantai avec eux. Ils chantèrent à plusieurs parties, et je fis une fois le second dessus. Je me souviens à peu près des paroles suivantes : "O petit enfant, vermeil comme la rose, tu parais, semblable à un messager de paix" ! Quand ils prirent congé, ils se courbèrent au-dessus de la Crèche, comme s'ils embrassaient le petit Jésus.

 

(Le lundi, 26 novembre.) J'ai vu aujourd'hui les trois bergers aider tour à tour saint Joseph à tout disposer plus commodément dans la grotte de la Crèche et dans les grottes latérales. Je vis aussi, près de la sainte Vierge, plusieurs femmes pieuses qui lui rendaient divers services. C'étaient des Esséniennes, qui demeuraient à peu de distance de la grotte de la Crèche, dans une gorge située au levant de la colline. Elles habitaient, les unes près des autres, des espèces de chambres creusées dans le roc à une assez grande hauteur. Elles avaient de petits jardins près de leurs demeures, et instruisaient des enfants de leur secte. C'était saint Joseph qui les avait fait venir. Il connaissait cette association depuis sa jeunesse ; car, lorsqu'il fuyait ses frères dans la grotte de la Crèche, il avait plus d'une fois visité ces pieuses femmes. Elles venaient tour à tour près de la sainte Vierge, apportaient de petites provisions et s'occupaient des soins du ménage pour la sainte Famille.

 

(Le mardi, 27 novembre.) Je vis aujourd'hui une scène très touchante dans la grotte de la Crèche. Joseph et Marie se tenaient près de la crèche et regardaient l'Enfant-Jésus avec un profond attendrissement. Tout à coup, l'âne se jeta sur ses genoux et courba sa tête jusqu'à terre. Marie et Joseph versèrent des larmes.

 

Le soir, il vint un message de la part de sainte Anne. Un homme âgé vint de Nazareth avec une veuve, parente d'Anne et qui la servait. Ils apportaient différents petits objets pour Marie. Ils furent extraordinairement touchés à la vue de l'enfant. Le vieux serviteur versa des larmes de joie. Il se remit bientôt en route pour porter des nouvelles à sainte Anne. La servante resta près de la sainte Vierge.

 

(Le mercredi, 28 novembre.) Je vis aujourd'hui la Sainte Vierge avec l'Enfant-Jésus et la servante quitter la grotte de la Crèche pendant quelques heures.

 

À ceci se rapporte ce qu'elle dit le 29-30 décembre 1820 : Je vis aujourd'hui Marie avec l'Enfant-Jésus dans une autre grotte que je n'avais pas remarquée auparavant. Elle s'ouvrait dans l'entrée a gauche, près de l'endroit où Joseph faisait le feu. On descendait un peu sur un étroit passage assez incommode. La lumière y pénétrait par des trous faits dans la voûte. Marie était assise près de l'Enfant-Jésus qui était devant elle sur une couverture. Elle s'était retirée là pour se dérober a certaines visites. Je vis plusieurs personnes près de la Crèche, Joseph leur parla.

 

Je la vis se cacher dans la grotte latérale où avait jailli une source après la naissance de Jésus-Christ. Elle resta environ quatre heures dans cette grotte, où plus tard elle passa deux jours. Joseph, dès le point du jour, l'avait arrangée pour qu'elle pût s'y tenir sans trop d'incommodité.

 

Ils allèrent là par suite d'un avertissement intérieur, car quelques personnes vinrent aujourd'hui de Bethléhem à la grotte de la Crèche. Je crois que c'étaient des émissaires d'Hérode. Par suite des propos des bergers, le bruit s'était répandu que quelque chose de miraculeux avait eu lieu en cet endroit, lors de la naissance d'un enfant. je vis les hommes échanger quelques paroles avec saint Joseph, qu'ils trouvèrent devant la grotte avec les bergers, et le quitter en ricanant lorsqu'ils eurent vu sa pauvreté et sa simplicité. La sainte Vierge, après être restée environ quatre heures dans la grotte latérale, revint à la Crèche avec l'Enfant-Jésus.

 

La grotte de la Crèche jouit d'une aimable tranquillité. Il n'y vient personne de Bethléhem : les bergers seuls sont en rapport avec elle. Du reste, on ne s'inquiète guère, à Bethléhem, de ce qui s'y passe, car il y a beaucoup de mouvement et d'agitation dans la ville, à cause du grand nombre d'étrangers qui s'y trouvent. On vend et on tue beaucoup d'animaux, parce que plusieurs arrivants payent leur impôt en bétail ; il y a aussi beaucoup de païens qui sont employés comme domestiques.

 

Ce soir, la soeur, étant endormie, dit tout à coup : "Hérode a fait mourir un homme pieux qui avait un emploi important au temple. Il l'a fait inviter amicalement à venir le trouver à Jéricho et l'a fait assassiner en route. Cet homme s'opposait aux empiétements d'Hérode dans le temple. On accuse Hérode de ce meurtre, mais cela ne fait qu'augmenter son influence dans le temple". Elle dit ensuite qu'Hérode avait fait donner à deux de ses bâtards deux emplois considérables dans le temple, qu'ils étaient saducéens, et que tout ce qui s'y passait lui était révélé par eux.

 

(Le jeudi, 29 novembre) Le matin, l'hôte de la dernière auberge où la sainte Famille avait passé la nuit, a envoyé à la grotte de la Crèche un serviteur avec des présents. Lui-même est venu dans la journée pour rendre ses hommages à l'enfant. L'apparition de l'ange aux bergers à l'heure de la naissance de Jésus est cause que tous les braves gens des vallées ont entendu parler du merveilleux enfant de la promesse ; ils viennent maintenant pour honorer l'enfant.

 

(Le vendredi, 30 novembre.) Aujourd'hui plusieurs bergers et d'autres braves gens vinrent à la grotte de la Crèche et honorèrent l'Enfant-Jésus avec beaucoup d'émotion. Ils étaient en habits de fête et allaient a Bethléhem pour le sabbat. Parmi ces gens, je vis la femme qui, le 20 novembre, avait réparé la grossièreté de son mari envers la sainte Famille en lui offrant l'hospitalité. Elle aurait pu aller pour le sabbat à Jérusalem qui était près de chez elle ; mais elle fit un détour jusqu'à Bethléhem, pour voir le saint enfant et ses parents. Elle se sentit tout heureuse de leur avoir donné cette marque d'affection.

 

Je vis aussi, dans l'après-midi, un parent de saint Joseph près de la demeure duquel la sainte Famille avait passé la nuit le 22 novembre, venir à la crèche et saluer l'enfant. C'était le père de Jonadab, qui, lors du crucifiement, porta à Jésus un drap pour se couvrir. Il avait su que Joseph avait passé près de chez lui et avait entendu parler des miracles qui avaient signalé la naissance de l'enfant ; et comme il allait à Bethléhem pour le sabbat, il était venu à la Crèche porter des présents. Il salua Marie et rendit hommage à l'Enfant-Jésus. Joseph le reçut très amicalement, mais il ne voulut rien recevoir de lui ; seulement il lui emprunta de l'argent et lui remit en gage la jeune ânesse, à condition de pouvoir la reprendre quand il le rembourserait. Joseph avait besoin de cet argent à cause des présents à faire et du repas à donner lors de la cérémonie de la circoncision de l'enfant.

 

Comme je méditais sur cette jeune ânesse, mise en gage pour fournir aux frais de la circoncision, et que je pensais que dimanche prochain, jour où aura lieu cette cérémonie, on lirait l'Évangile du dimanche des Rameaux (en allemand et en latin dimanche des Palmes), qui raconte l'entrée à Jérusalem de Jésus, monté sur un âne, je vis le tableau suivant, mais je ne sais plus où je le vis, et je ne puis plus bien m'en expliquer le sens. Je vis sous un palmier deux écriteaux tenus par des anges. Sur l'un, je vis représentés divers instruments de martyre, et au milieu une colonne sur laquelle était un mortier avec deux anses ; sur l'autre écriteau se trouvaient des lettres ; je crois que c'étaient des chiffres indiquant des années et des époques de l'histoire de l'Église. Au-dessus du palmier était agenouillée une vierge qui semblait sortir de sa tige et dont la robe flottait autour d'elle. Elle tenait dans ses mains, au-dessous de la poitrine, un vase de la forme du calice de la sainte Cène, duquel sortait une figure d'enfant lumineux. Je vis ensuite le Père éternel sous la forme où il m'est montré ordinairement, s'approcher du palmier sur des nuées, en détacher une grosse branche qui avait la figure d'une croix et la placer sur l'enfant. Je vis aussitôt l'enfant comme attaché à cette croix de palmier, et la Vierge présenter à Dieu le Père cette branche avec l'enfant crucifié, tandis qu'elle tenait de l'autre main le calice vide, qui m'apparut aussi comme étant son coeur. Comme je voulais lire les lettres qui étaient sur l'écriteau au-dessous du palmier, je fus réveillée par une visite. Je ne sais pas si je vis ce tableau dans la grotte de la Crèche, ou si ce fut ailleurs. On peut comparer cette description avec celle de la figure que les rois mages virent dans les étoiles à l'heure de la naissance de Jésus, et aussi avec les apparitions qui ont été racontées à l'occasion de la présentation de Marie au temple.

 

Quand tout ce monde fut parti pour la synagogue de Bethléhem, Joseph prépara dans la grotte la lampe du sabbat, qui avait sept mèches, l'alluma, et plaça au-dessous une petite table sur laquelle étaient les rouleaux qui contenaient les prières. Ce fut sous cette lampe qu'il célébra le sabbat avec la sainte Vierge et la servante de sainte Anne. Deux bergers se tenaient un peu en arrière de la grotte. Des Esséniennes étaient aussi là.

 

Aujourd'hui, avant le sabbat, les Esséniennes et la servante préparèrent des aliments. J'ai vu qu'elles faisaient rôtir des oiseaux à une broche placée au-dessus du feu. Elles les roulaient aussi dans une espèce de farine faite avec des grains qui viennent en épis sur une plante semblable au roseau ; on la trouve à l'état sauvage dans les endroits humides et marécageux du pays. On la cultive dans plusieurs lieux ; elle vient souvent sans culture près de Bethléhem et d'Hébron ; je ne la vis pas près de Nazareth. Les pâtres de la tour des bergers en avaient apporté à Joseph. Je vis ces femmes faire aussi avec les grains une espèce de crème blanche assez épaisse et pétrir des gâteaux avec la farine. La sainte Famille ne garda pour son usage qu'une très petite quantité des nombreuses provisions que les bergers avaient apportées ; le reste fut donné en présents, et surtout distribué aux pauvres.

 

(Le samedi, 1er décembre.) Je vis aujourd'hui, dans l'après-midi, plusieurs personnes venir à la grotte de la Crèche, et le soir, après la clôture du sabbat, je vis les Esséniennes et la servante de Marie apprêter un repas dans une cabane de feuillage devant l'entrée de la grotte. Joseph l'avait dressée avec l'aide des bergers. Il avait aussi vidé la chambre située dans l'entrée de la grotte, y avait étendu des couvertures par terre, et avait tout arrangé comme pour une fête, autant que le comportait sa pauvreté. Il avait ainsi disposé les choses avant l'ouverture du sabbat ; car le lendemain était le huitième jour depuis la naissance du Christ, lequel devait être circoncis ce jour-là, conformément au précepte divin.

 

Joseph était allé vers le soir à Bethléhem, et il en avait ramené trois prêtres, un homme âgé et une femme qui paraissait une sorte de garde ou d'assistante, employée ordinairement dans cette cérémonie. Elle apportait un siège dont on se servait en pareille circonstance, et une pierre plate, fort épaisse et de forme octogonale, où se trouvaient les objets nécessaires. Tout cela fut placé sur des nattes, à l'endroit où la cérémonie devait se faire, c'est-à-dire dans l'entrée de la grotte, entre le réduit de saint Joseph et le foyer : le siège était un coffre avec des espèces de tiroirs, qui, mis à la suite les uns des autres, formaient comme un lit de repos avec un appui d'un côté : on y était plutôt étendu qu'assis. La pierre octogonale avait plus de deux pieds de diamètre, au milieu était une cavité également octogonale, recouverte d'une plaque de métal, et où se trouvaient, dans des compartiments séparés, trois boîtes et un couteau de pierre. Cette pierre fut placée à côté du siège, sur un petit escabeau à trois pieds, qui jusqu'alors, était toujours resté sous une couverture à la place où était né le Sauveur.

 

Quand on eut fait ces arrangements, les prêtres saluèrent la sainte Vierge et l'Enfant-Jésus ; ils s'entretinrent amicalement avec Marie, et ils prirent dans leurs bras l'enfant, dont la vue les toucha. Ensuite le repas eut lieu dans la cabane de feuillage ; une quantité de pauvres gens, qui avaient suivi les prêtres, comme il arrivait toujours dans de semblables occasions, entourèrent la table, et, pendant le repas, reçurent des présents de Joseph et des prêtres, en sorte que tout fut bientôt distribué. Je vis le soleil se coucher ; son disque paraissait plus grand qu'il ne paraît dans notre pays. Je le vis s'abaisser à l'horizon ; ses rayons pénétraient jusque dans la grotte par la porte ouverte."

 

Source : "Vie de la Sainte Vierge d'après les méditations d'Anne Catherine Emmerich" (Traduction de l'Abbé de Cazalès, 1854), d'après les notes de Clemens Wenzeslaus Brentano de La Roche.

 

 

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:29

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Hymne ancienne de la Nativité

de Notre Seigneur

 

« Jésus, Rédempteur de tous les hommes, Fils Unique du Père, engendré par lui avant tous les temps, dans une gloire égale à la sienne ;

Vous êtes la lumière et la splendeur du Père, vous êtes l’éternelle espérance de tous : daignez écouter les prières que vos serviteurs vous adressent de toutes parts.

Souvenez-vous, ô Créateur de toutes choses, que vous avez pris autrefois, dans le chaste sein d’une Vierge, un corps comme le nôtre.

C’est le mystère attesté par ce glorieux jour, que chaque année ramène, et qui nous rappelle que vous êtes descendu seul, pour sauver le monde, du sein de votre Père.

Le ciel, la terre, les mers, et tout ce qui vit sous le firmament, célèbrent par leurs cantiques l’avènement de l’auteur de notre salut.

Et nous, qui avons été lavés par l’effusion de votre sang divin, nous voulons chanter un cantique pour honorer le jour de votre naissance.

 

Note de musique ailée, parousie.over-blog.fr O Jésus né d’une Vierge, soyez glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, dans toute la suite des siècles.

Ainsi soit-il.

 

 

Doxologie :

 

V. Demain l’iniquité de la terre sera effacée.

R. Et le Sauveur du monde règnera sur nous.

 

Magnificat.

 

Antienne :

Lorsque le soleil sera levé dans le firmament, vous verrez le Roi des rois qui procède du Père, semblable à un époux qui sort de sa couche nuptiale.

 

Oraison :

Faites, nous vous en supplions, Dieu tout-puissant, que la nouvelle naissance de votre Fils unique selon la chair affranchisse des captifs que le joug du péché tient depuis longtemps dans une continuelle servitude. Par le même Notre Seigneur Jésus-Christ. »

 

 

Source : « Hymne nouvelle », chapitre « La Nativité de Notre Seigneur aux Ières Vêpres » (« Propre du Temps »), pages 193 à 196, "PAROISSIEN ROMAIN", 8ème édition, approuvée par Son Éminence le Cardinal Donnet, Archevêque de Bordeaux ; Ad Mame et Cie, Imprimeurs-Libraires, TOURS, 1858.

 

 

 

 

 

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Vatican, parousie.over-blog.fr


 

 

 

"Jesu, Redemptor omnium,

Quem, lucis ante originem,

Parem paternae gloriae

Pater supremus edidit ;

Tu lumen et splendor Patris,

Tu spes perennis omnium :

Intende quas fundunt preces

Tui per orbem servuli.

Memento, rerum conditor,

Nostri quod olim corporis,

Sacrata ab alvo Virginis

Nascendo, formam sumpseris.

Testatur hoc praesens dies,

Currens per anni circulum,

Quod solus e sinu Patris

Mundi salus adveneris.

Hunc astra, tellus, aequora,

Hunc omne quod caelo subest,

Salutis auctorem novae

Novo salutat cantico.

Et nos, beata quos sacri

Rigavit unda sanguinis,

Natalis ob diem tui

Hymni tributum solvimus.

 

Note de musique ailée, parousie.over-blog.fr

Jesu, tibi sit gloria,

Qui natus es de Virgine,

Cum Patre et almo Spiritu,

In sempiterna saecula.

Amen.

 

 

V. Crastina die delebitur iniquitas terrae.

R. Et regnabit super nos Salvator mundi.

 

Magnificat.

 

Ant. Cum ortus fuerit sol de caelo, videbitis Regem regum procedentem a Patre, tamquam sponsum de thalamo suo."

 

Source : idem

 

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 09:23

Film Intouchables 2, parousie.over-blog.fr

 

 

 

Intouchables, le film réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache, est sorti en France le 2 novembre 2011, et il bat déjà tous les records d'entrées.

Face à des crises planétaires, le public cherche l'évasion, en se recentrant sur des valeurs humaines essentielles. Amitié, tendresse, complicité, compassion sur le ton de l'humour font de ce film, basé sur une histoire vraie, un remède contre tous les maux qui assaillent les Français et le monde au quotidien.

C'est un grand bol d'air frais, une réflexion sur les rapports humains, un coup de coeur dans un grand éclat de rire.

 

 

 

 

 

 

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Omar Sy et François Cluzet

 

 

 

 

 

 

Affiche film Intouchables, parousie.over-blog.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Second Souffle, Philippe Pozzo di Borgo, sept 2001, paro

 

 

 "Le Second Souffle"

Philippe Pozzo di Borgo

dont le film "Intouchables" raconte la vie

avec son ange gardien

Abdel Yasmin Sellou

 

 

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Paraplégie et Tétraplégie

Association des Paralaysés de France


 

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"Intouchables" : BFMTV a rencontré Philippe Pozzo di Borgo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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