Blog Parousie de Patrick ROBLES (Sausses, Alpes-de-Haute-Provence - FRANCE)
2° Nous devons faire du bien à tout le monde, du moins au-tant que nous le pouvons ; ce qui se fait en trois manières qui re-gardent les biens du corps, les biens de l'honneur, et les biens de l'âme. Par rapport aux bien du corps, nous ne devons jamais faire tort au prochain, ni lui empêcher de gagner quelque chose, quand même ce profit pourrait nous revenir. Il n'y a point de chrétiens si agréables à Dieu que ceux qui portent compassion aux malheu-reux. Voyez saint Paul : il nous dit qu'il pleurait avec ceux qui pleuraient, et se réjouissait avec ceux qui étaient dans la joie . Quant à l'honneur du prochain, nous devons bien prendre garde de ne jamais nuire à sa réputation par des médisances, et, encore bien moins, par des calomnies. Si nous pouvons empêcher ceux qui en disent du mal, il faut les en empêcher ; si nous ne pouvons pas, il faut les quitter, ou bien, dire tout le bien que nous savons de ces personnes, Mais pour les biens de l'âme, qui sont cent fois plus précieux que ceux du corps, nous pouvons leur procurer ces biens en priant pour eux, en les détournant du mal par nos conseils, et, surtout, par nos bons exemples ; nous y sommes spécialement obligés envers ceux avec qui nous vivons. Les pères et mères, maîtres et maîtresses y sont obligés d'une manière particulière, à cause du compte qu'ils auront à rendre à Dieu de leurs enfants. Hélas ! M.F., peut-on bien dire que les pères et mères aiment leurs enfants, quand ils les voient vivre avec tant d'indifférence pour tout ce qui regarde le salut de leurs âmes ! Hélas ! M.F., un père et une mère qui auraient la charité qu'ils devraient avoir pour leurs enfants, pourraient-ils vivre sans verser des larmes, nuit et jour, sur le malheureux état de leurs enfants qui sont dans le pé-ché, qui vivent, hélas ! en réprouvés, qui ne sont plus pour le ciel, qui ne sont plus que pour l'enfer ?... Hélas ! M.F., comment aime-ront-ils à leur procurer leur salut, Puisqu'ils ne pensent pas même à leur propre salut ? Hélas ! M.F., combien de pères et mères qui devraient gémir et prier continuellement sur l'état de leurs pauvres enfants, et qui les détournent du bien et les portent au mal ; en les entretenant des torts, des disputes, des injures que leur ont dites ou faits leurs voisins, de leur mauvaise foi, des moyens qu'ils ont employés pour se venger : ce qui porte souvent les enfants à vou-loir eux-mêmes se venger, ou, du moins, à conserver la haine dans le cœur.