Blog Parousie de Patrick ROBLES (Sausses, Alpes-de-Haute-Provence - FRANCE)
(Chlodovechus, Clovis Ier, Chlodowech, Chlodowig ou Chlodovigh)
Toile de Maître de Saint Gilles, peintre anonyme
XVème siècle
Neuvaine pour la France de
Monseigneur Paul-Marie Guillaume
"Père tout puissant et miséricordieux, Vous appelez toutes les nations divisées par le péché à se rassembler sous le joug très doux de Votre Fils bien-aimé, Jésus, le Roi de l’univers.
Nous croyons que, seul, Votre Esprit d’Amour et de Vérité peut renouveler la face de la terre et tout restaurer dans le Christ ; qu’Il vienne au secours de notre patrie qui Vous offense et s’éloigne de Vous. Faisant appel à votre miséricorde infinie, nous Vous demandons pardon pour elle.
Quant à nous, ayant une fois pour toutes remis à Notre-Dame ce que nous sommes et ce qui nous appartient, nous confessons nos infidélités et nous reconnaissons que la conversion de notre pays passe par notre propre conversion. Nous confions à Marie nos prières, nos pénitences, toutes nos actions. Qu ‘Elle nous garde du parjure et de toute faiblesse.
Père tout-puissant et miséricordieux, nous Vous en supplions, sauvez notre pays.
Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de nous qui mettons notre confiance en Vous.
Cœur Immaculé de Marie, intercédez pour nous."
Imprimatur : Épinal, 10 juillet 1990,
Paul-Marie Guillaume, Évêque de Saint-Dié.
Neuvaine notamment récitée lors d'une "neuvaine d'années pour la France", de Noël 1987 à Noël 1996, commémorant le 1500ème anniversaire du Baptême de la France à Reims.
Enluminure du Baptême de Clovis
par Saint Remi, Évêque de Reims
Grandes Chroniques de France de Charles V
Paris, XIVème siècle
Bibliothèque nationale de France
Le Baptême de Clovis Ier
selon Grégoire de Tours
« La reine fait alors venir en secret Remi, évêque de la ville de Reims, en le priant d’insinuer chez le roi la parole du salut. L’évêque l’ayant fait venir en secret commença à lui insinuer qu’il devait croire au vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre, et abandonner les idoles qui ne peuvent lui être utiles, ni à lui, ni aux autres. Mais ce dernier lui répliquait : « Je t’ai écouté très volontiers, très saint Père, toutefois il reste une chose ; c’est que le peuple qui est sous mes ordres, ne veut pas délaisser ses dieux ; mais je vais l’entretenir conformément à ta parole. »
Il se rendit donc au milieu des siens et avant même qu’il eût pris la parole, la puissance de Dieu l’ayant devancé, tout le peuple s’écria en même temps : « Les dieux mortels, nous les rejetons, pieux roi, et c’est le Dieu immortel que prêche Remi que nous sommes prêts à suivre ». Cette nouvelle est portée au prélat qui, rempli d’une grande joie, fit préparer la piscine. […] Ce fut le roi qui le premier demanda à être baptisé par le pontife. Il s’avance, nouveau Constantin, vers la piscine pour se guérir de la maladie d’une vieille lèpre et pour effacer avec une eau fraîche de sales taches faites anciennement.
Lorsqu’il fut entré pour le baptême, le saint de Dieu l’interpella d’une voix éloquente en ces termes : « Courbe doucement la tête, ô Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré ». Remi était un évêque d’une science remarquable et qui s’était tout d’abord imprégné de l’étude de la rhétorique. Il existe de nos jours un livre de sa vie qui raconte qu'il était tellement distingué par sa sainteté qu’il égalait Silvestre par ses miracles, et qu’il a ressuscité un mort. Ainsi donc le roi, ayant confessé le Dieu tout puissant dans sa Trinité, fut baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit et oint du saint chrême avec le signe de la croix du Christ. Plus de trois mille hommes de son armée furent également baptisés. […] »
— Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre II, chapitre XXXI.
Source : Wikipédia
La France, fille aînée de l'Église
Dans le livre "Le Baptême de la France"ci-dessous, faisant partie du 13ème Volume de "Les Fastes de l'Église", éditions Casterman, Imprimatur 1911 ; Louis Le Leu nous raconte le Baptême de Clovis dans le chapitre X, "L'EAU SAINTE", pages 68 à 73.
Le Baptême de la France, par Louis Le Leu (1911)