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Blog Parousie de Patrick ROBLES (Sausses, Alpes-de-Haute-Provence - FRANCE)

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Poème « Bonheur virtuel »

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Puget-Théniers, le 9 novembre 2011

 

 

 

 

Poème « Bonheur virtuel »

 

 

Devant ton écran, tu t’enfermes et tu t’enterres,

Tu t’entêtes à fuir la réalité et peu à peu, tu t’enferres,

Tu te crées un monde virtuel, un univers imaginaire,

Tu t’enivres de tout un cortège d’ombres et de chimères,

Tu en oublies même l’essentiel de tes tâches sur cette terre,

Tu te recroquevilles, tes chevilles enflent et guette l’adultère,

Tu te laisses griser par des pièges et des illusions délétères,

Ça commence à te submerger et à te faire perdre tes repères,

Le jour devient ténèbres, tes pensées sont plus sombres qu’un cimetière,

L’obsession t’assaille, l’esclavage t’asservit des chaînes de l’enfer,

Tu t’es changée en transfuge, affamée d’un subterfuge éphémère,

La Toile assassine et sournoise a tissé sur ton esprit une soie de fer,

Le mensonge hante désormais tes songes et tu en es presque fière.

Tu étais si tendre jadis, et c’est à présent la colère que tu vénères,

À la tendre créature que tu étais s’est substituée une virulente vipère,

À la famille et aux amis, c’est la sinistre solitude que tu préfères ;

La pieuse demoiselle prend maintenant pour modèle Lucifer,

Aux esprits, aux spirites, aux impies tu crois dur comme fer,

Dans ton pays de laids et de mails, la nuit entière tu déblatères

Des tirades sordides, nuisibles et altières qui irritent et exaspèrent.

En ayant pris ta liberté, tu cherches un prince charmant et prospère,

Celui à qui tu serais prête à te donner sans cœur pour fuir ta misère,

Mais c’est devant ton miroir que tu te retrouves et que tu désespères.

Tu courais après le bonheur, du moins le croyais-tu, avec tous ces mystères,

Finalement, ton sourire t’a quittée et tu es malheureuse comme une pierre,

Tu t’aperçois bien tard que c’est l’amour qui te manque, surtout celui d’un père ;

Prends quand même conscience de ceux qui t’aiment avec ton caractère,

Qui t’entourent avec patience et qui, pour toi, persévèrent dans la prière.

 

 

 

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Calogero - Pomme C

 

 

 

 

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