Blog Parousie de Patrick ROBLES (Sausses, Alpes-de-Haute-Provence - FRANCE)

Prions :
Dieu, qui as suscité le Bienheureux Frédéric Ozanam,
brûlant de Ton Esprit de Charité,
pour promouvoir des associations de laïcs
en vue d'assister les pauvres,
accorde-nous de suivre, à son exemple,
Ton Commandement d'Amour
pour être un ferment dans le monde où nous vivons.
Par Jésus-Christ, Ton Fils,
notre Seigneur et notre Dieu,
qui vit et règne avec Toi et le Saint-Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
Prière d'ouverture de la messe de béatification de Frédéric Ozanam, Notre-Dame de Paris, 22 août 1997.
"C'est le commencement du cantique d'Ezéchias : je ne sais si Dieu permettra que je puisse m'en appliquer la fin. Je sais que j'accomplis aujourd'hui ma quarantième année, plus que la moitié du chemin de la vie. Je sais que j'ai une femme jeune et bien aimée, une charmante enfant, d'excellents frères, une seconde mère, beaucoup d'amis, une carrière honorable, des travaux conduits précisément au point où ils pourraient servir de fondement à un ouvrage longtemps rêvé. Voilà cependant que je suis pris d'un mal grave, opiniâtre et d'autant plus dangereux qu'il cache probablement un épuisement complet. Faut-il donc quitter tous ces biens que vous-même, mon Dieu, vous m'aviez donnés ? Ne voulez-vous pas Seigneur, vous contenter d'une partie du sacrifice ? Laquelle faut-il que je vous immole de mes affections déréglées ? N'accepterez-vous point l'holocauste de mon amour-propre littéraire, de mes ambitions académiques, de mes projets même d'étude où se mélait peut-être plus d'orgueil que de zèle pour la vérité ? Si je vendais la moitié de mes livres pour en donner le prix aux pauvres et, me bornant à remplir les devoirs de mon état, je consacrais le reste de ma vie à visiter les indigents, à instruire les apprentis et les soldats, Seigneur, seriez-vous satisfait et me laisseriez-vous la douceur de vieillir auprès de ma femme et achever l'éducation de mon enfant. Peut-être, mon Dieu ne le voulez-vous point ? Vous n'acceptez pas ces offrandes intéressées ; vous rejetez mes holocaustes et mes sacrifices. C'est moi que vous demandez. Il est écrit au commencement du livre que je dois faire votre volonté et j'ai dit : Je viens Seigneur. Je viens si vous m'appelez et je n'ai pas le droit de me plaindre. Vous m'avez donné quarante ans de vie... Si je repasse devant vous mes années avec amertume, c'est à cause des péchés dont je les ai souillées ; mais quand je considère les grâces dont vous les avez enrichies, je repasse mes années devant vous, Seigneur, avec reconnaissance. Quand vous m'enchaîneriez sur un lit pour les jours qui me restent à vivre, ils ne suffiraient pas à vous remercier des jours que j'ai vécus. Ah ! si ces pages sont les dernières que j'écris, qu'elles soient un hymne à votre bonté !"
Pise, 23 avril 1853 (le jour de ses 40 ans).



Tombeau du Bienheureux Frédéric Ozanam